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Un "yert", qu’es aco ?

Tederic M.

jeudi 2 mai 2013, par Tederic Merger

En pays toy, on m’a dit qu’il y avait le mot "yèr" qui signifie une maison ou une grange, je ne sais plus.
Et maintenant je trouve chez l’IGN des toponymes Yert dans le sud des Landes (ex : Yert-de-bas à Lourquen) et aussi à Bettes (65)...



Grans de sau

  • Un yèrt est une lande, couverte de bruyères, un terrain en friche (Vincent Foix).
    Toponymes dans les Landes (Onesse, Pas de Yèrt), sud des Landes, région d’Orthez.

  • Et comment écrirait-on "yèrt" en alibertin ?
    Et les noms de lieu "Ger" ou "Jer" sont-ils en rapport ?

  • Pour confirmer et compléter cette recheche, une petit recherche dans le dictionnaire de Simin PALAY :

    *Ger ; n.p-On désignait, autrefois, ainsi, la partie du N.E ; du Béarn couverte de landes en majeure partie. La commune de Ger(B.P.) a seule conservé le vocable. V. palloung. Gerderest est une autre commune située dans ce territoire.
    *gèr ou jèr, gérs ; sm-Terrain gazonné sur la montagne ; on désigne, généralement sous ce vocable la grange et les priries qui l’entourent. N.de p. et de l. Ger, Deger, Dugert.
    *gère, gérle ;sf-Superficie herbeuse limitée ; grange et herbage environnant. V. gèr.N.de p. Gères, Lagerle, Layerle..
    *gèrm, gèrt, hèrm ;sm.-Nom générique ancien des terres de lande non cultivées en Béarn ni habitées. Lou landau dou Gert, l’étendue des landes du lieu dit Gert (Archives).
    *iérle, yérle, jérle ;sf.-Ile, terrain bordant l’eau et souvent inondé.N. de p et de l., Layerle, Lajerle, Lasyerles.V.iscle..
    *yér,-de (Mt Big) ;s.-Place, terrain herbeux.N. de l. V.Ger.

    Philadelphe de Gerde-Filàdelfà de Yèrda pourrait nous en dire davantage sur ce village de Gerde...

  • Merci JM pour ces compléments.
    Je me demande quand même s’il n’y a pas des intrus dans les mots fournis par Palay :
    "èrm" peut-il vraiment donner "yèrt" ?
    Par contre, on peut imaginer en "gèrm" un hybride des deux précédents.
    Quant à "iérle, yérle, jérle" et "gère, gérle", je suis circonspect aussi : une terminaison -le peut-elle remplacer un "t" final sous-jacent ? -de peut le faire ("Gerde").

  • On a èrba>gèrba (yèrbe), donc pourquoi pas èrm>gèrm (yèrm)
    Et on a totjorn "toudyour", donc gèrm "yèr" se comprend. Le "t" serait un ajout mais non prononcé.

  • S’il s’agit du yer propre à la haute Bigorre, germ en Comminges, le T ne doit ni s’écrire, ni se prononcer.
    Dans "Lo libe terrier sive sensuau de Gabarnie" de 1493 (ADHG HM Toulouse), il est énuméré ce que possède la mayso et hospitau de la gavernie (Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem) dans ce village et dans la vallée de Barèges avec la mention récurrente :« te u yerm ab borde et prats ».

    Ce sont des pâturages d’été avec un habitat sommaire qui peut abriter le berger, avec possibilité de culture d’un potager. On l’approvisionnait avec la mule au printemps en y menant les troupeaux.

    En 1980, à Luz, j’ai vu se prolonger et décliner sur l’Estiba cette pratique qui a certainement disparu.
    Au fur et à mesure que le yerm se vidait de ses herbages, on passait à un autre, même fonctionnement que les « bordes foraines » d’Aure et Louron.

    Exemple d’un article du document des ADHG : " Fortane de Berot te yerm a Gedre Dessus ab bordas, cabanes et prats sober lo yerm de Perisser, confronta los casaus de Esquieza e besiau.etc."




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