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La vache gasconne

samedi 30 avril 2005, par Tederic Merger

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"La rusticité extrême acquise par des générations vouées à la traction, permet à ces vaches aussi bien de passer 5 mois en estive (en altitude, avec de fortes variations de températures), en vastes troupeaux, livrées à elles-mêmes, que de rentabiliser les zones intensives des plaines de la Garonne"...
La race gasconne...


Voir en ligne : La vache gasconne



Grans de sau

  • La vache gasconne ne mérite-t-elle pas mieux ? (la prochaine fois promis je vous le dirai dans la langue de mon grand père)

    Réponse de Gasconha.com :
    Mais bien sûr que si !
    Nous devons défendre la vache, mais aussi le porc gascon, et encore la poule gasconne*, et toutes nos espèces locales...

    *Handicapée sur le marché par la couleur de ses oeufs&nbsp !!! "Qu’alucini", coumo disen lous joens...


  • Défendre la poule gasconne, mais aussi la poule landaise encore plus méconnue :
    http://poules.landaises.free.fr

  • La Maison Lacube, avec son Restaurant A la Montanha est en Pays de Foix, donc légèrement hors Gascogne, mais elle pro-meuh la vache gasconne et mérite donc une mention de Gasconha.com !

  • Il y a une co-évolution des vaches et des hommes !

    La gasconne a la robe grise et des muqueuses noires. En génétique bovine, on est tenté de rattacher ce trait, singulier au sud-ouest de l’Europe, au rameau "gris des steppes", jadis présent parmi les peuples de l’actuelle Ukraine...

    Des troupeaux gris, aux cornes tombantes, possédant déjà la rusticité acquise dans les steppes, auraient accompagné les Goths lors de leur établissement dans la moyenne vallée de la Garonne au Ve siècle... et y auraient fait souche, moyennant un certain degré de métissage avec le bétail autochtone.

    Lequel semble avoir participé du rameau "blond", avec des muqueuses claires et des robes allant du fauve au froment, cornes hautes. Les races des pays vascons semblent en provenir, et accompagner ces peuples depuis un bon moment.
    Cela concerne les races anciennes de l’ouest des Pyrénées, sur les deux versants, de l’Océan au Tourmalet, ainsi que les pays de l’Adour et la majeure partie de la Lande.

    La Bazadaise, muqueuse claire et robe grise, semble le fruit de la rencontre entre le bassin Garonnais et le bassin Pyrénéen. La fille lointaine des Goths et des Vascons si l’on veut. Miam quelle réussite !

    A l’est des Pyrénées, à partir de la vallée d’Aure, on trouve des races allant du marron au noir, en lien avec l’Ibérie. La Casta des Pyrénées centrales en est un exemple.

    Je livre ces hypothèse à votre réflexion. Remarquable quand même de retrouver aux mêmes endroits des lignes de force constatées au niveau historique, vestimentaire, juridique, dialectal...

    Le maintien de bovins semi-sauvages, dans des zones échappant à l’agriculture, a donné la tradition tauromachique. A ce niveau, si la Camargue a conservé sa Camarguaise, les latifundias ibériques la Lidia... la Gascogne a perdu la quasi-totalité de ces troupeaux au cours des derniers siècles. La surpopulation en Gascogne centrale et ensuite la "mise en valeur" des Landes sont passés par là. La pratique de la Course se maintient toutefois... avec du bétail importé.

    Quant à la race complétement sauvage initiale, l’auroch, on ne sait dater précisément sa disparition en Gascogne. Les rois francs en chassaient encore en Lorraine à la veille de l’an mil, et le dernier fut abattu en Pologne au XVIIe siècle...

  • La science vachère d’Artiaque m’impressionne.Mais on aura beau dire tout ce qu’on voudra ,j’en tiens pour les blondes d’Aquitaine dont je suis positivement amoureux(bon, et j’ajouterais presque que les nôtres sont intelligentes si je ne voulais pas passer pour l’inepte macho de service) .Et bien que seulement aquitaines et pas gasconnes,elles sont tout de même autochtones , je suppose donc que personne ici ne protestera.

  • Moi qui fouille beaucoup les registres paroissiaux du diocèse de Saint-Flour en haute Auvergne et les registres notariés je suis frappée par le nombre de grandes distances que parcouraient les troupeaux de " bêtes à cornes" (comme ils disent des vaches) pour être vendues soit en Languedoc soit en Gascogne. De nombreux vachers sont morts en route et leur décès est rapporté par leurs compagnons et transcrit sur les registres.
    Ces vaches des hauts plateaux Aubrac du côté de Chaudes-Aigues, Planèze de Saint-Flour etc... ont bien du se mêler dans la plaine d’Aquitaine et le triangle gascon aux autochtones et donner ce que nous connaissons actuellement.
    Les "bêtes à cornes" comme les chaudronniers (!) auvergnats ont du se mélanger, mixer, fondre très trop dans nos aquitains et gascons il me semble ...

    • Les migrations en provenance du Massif Central (notamment autour des départements modernes du Cantal et de Corrèze), en tout sens en France, mais également vers la péninsule ibérique, sont probablement anciennes, et obéissaient à des réseaux de commerce ou de négoce qui m’échappent un peu mais sur lesquels je ne doute pas que l’on a écrit (par exemple, sur les compagnies de scieurs de long).

      Sur la question de la génétique bovine, des articles sont parus ces dernières années, dont celui-ci :

      Insights into the Genetic History of French Cattle from Dense SNP Data on 47 Worldwide Breeds

      Within EUR, grouping of the breeds on the NJ tree (Figure 4) was strikingly consistent with their geographical origin. Hence four main groups of breeds were found highly reliable (node bootstrap values equal to 100%) and lead to distinguish a) breeds from southwestern France (starting from the tips : AUB and SAL then BLO, GAS and LMS) ; b) breeds from Eastern French mountains (MON and ABO then TAR, VOS) ; c) breeds from the Channel Islands (JER and JE2 then GNS) and d) breeds from Northern European origin (ANG, RGU, HO2, HOL and NRC) together with the two French breeds MAN and PRP (see below).

      Bref, l’Aubrac (AUB), la Salers (SAL), la Limousine (LMS) et la Blonde d’Aquitaine (BLO) - cette dernière étant une fusion de races locales, autrement plus belles d’ailleurs (quand on voit la beauté d’une Béarnaise ou d’une Lourdaise, face à la Blonde ...) - sont vraisemblablement d’une même souche. Cela n’a rien d’étonnant quand l’on regarde ces spécimens, marqués notamment tous par des robes assez similaires et une tendance aux cornes en lyre sur les spécimens les plus archaïques.




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