Notre région, c’est la Gascogne !


Prononciation sur le site forvo.com

mercredi 28 juin 2017, par 32406465

[Gran de sau transformat en article, vista la longor deu hiu de discussion ligat.
Tederic, webmeste]

Je suis tombé sur un site de prononciation de mots de plusieurs langues mondiales.
Il suffit de s’inscrire sur le site et de proposer la prononciation d’un mot.
Le gascon n’est pas présent contrairement à l’occitan...
En "occitan" j’ai trouvé un locuteur qui prononce le gascon, qui plus est le gascon "noir"...
Pas besoin de savoir parler gascon, mon cas, pour reconnaitre la sonorité.

Cela me semblerait une excellente initiative de créer une entrée gascon sur ce site et de proposer des mots avec éventuellement une ou deux prononciations tirées du gascon.

https://fr.forvo.com/languages/

https://fr.forvo.com/languages/oc/

La variété des prononciations et des mots proposés montre que l’occitan est un peu un fourre-tout.


Voir en ligne : https://fr.forvo.com/languages/oc/



Grans de sau

  • Pour illustrer ce que je disais dans mon message, écouter par exemple femna et hemna sur le site :
    https://fr.forvo.com/search/hemna/
    https://fr.forvo.com/search/femna/

  • Hmmm... "Lo vedon qu’a le hemna mòrta" ne’m sembla pas tròp naturau. Sustot lo "h", mau prononçat en ua frasa atau, o tròp prononçat. Esternudir n’es pas bohar...

  • =) 61
    J’ai vainement cherché lo vedon dans des dicos mais bien que ne parlant pas gascon je trouve la prononciation de hemna identique à celle entendue dans mon enfance (parlar negre)

  • moi j’entends plutôt « lo béudo »

  • Non, vedon qu’es vedon : vedon, vedoa. Un mòt pròpi au landés, e’m pensi.

    Le h est exagérément soufflé, je ne sais pas si c’est par souci d’accentuer la particularité ou si c’est parce que la personne ne parle pas vraiment mais "quauquarré que i a".

  • Entà jo, que seré melèu quauqu’un dont ne sap pas prononçar com cau lo "h".......

  • =) 65
    exact : vedon = vedon

    Sur per noste veuf donne vedon mais vedon ne donne rien.

    La prononciation des autres mots de gascon maritime par le locuteur, dont celui de hemna, me semble excellente :
    https://fr.forvo.com/user/Mamisan40200/

    Je me répète mais il me semble que le site forvo est une occasion de faire apparaitre le gascon en tant que langue d’autant plus que l’on trouve par exemple sur le site le franco-provencal.

    Pour cela il suffit d’un micro

  • Bon... permèr, entà jo, nat interèst percè ua lenga qu’es hèita de frasas, pas de mòts isolats... E le multiplicacion deus sites que va començar de pèrder le gènt... Mes bon...

    Après, entà le prononciacion deus mòts, per lo qui a l’aurelha apracticada e que coneish plan lo parlar de Mamisan (e que s’escaid plan percè que’n sui tabé), qu’i a plan pro de fautas...

    "Hrèita" : r pas roulé ni doublé
    "gemèr", c’est "j" et pas "y" à Mimizan - c’est aussi "é" et pas "è" (gemé)
    "esporguit" : souffle un "h" imaginaire au début (on entend ça en anglais avec les francophones quand ils mettent des "h" quand il n’y en a pas)
    "tablèu" : le "bl" est beaucoup trop fort, prononciation française
    jolh : pas "y" mes "j"
    Baiona : accent tonique démesuré sur le "ou" de "Bayoune"
    Marsan : prononcé "Marsâ" comme en béarnais - c’est une vélaire claire normalement comme (pour le coup...) en français
    ce n’est pas "Labohèira" : mais "Lebohèira" - h est mal prononcé
    Mainatge = on entend "tch" à la fin, c’est soit "tge" soit "dye"
    hemna : h mal prononcé - on entend pas le "e" final du féminin (hemn)
    boha - idem
    vesia = doit être prononcé "beusî" - le "ia" final ne doit pas sonner - c’est un trait landais très répandu (prononciation abusive induite par la graphie ?)
    vesin - prononcé "beusî" comme pour "Marsâ", c’est une vélaire claire également
    nivèu - le "v" n’existe pas en gascon - c’est "nibèu" (d’ailleurs quel intérêt de l’écrire ainsi quand personne ne dit "niuèu" ?)
    sorelh - accent tonique mal placé (doit être sur la dernière syllabe, pas la première) - de toute façon, ne se dit pas, on dit "só"
    lua - pas la prononciation autochtone qui doit être "luwe"
    garia = même histoire que "vesia"
    endoman - le "an" final n’est pas franc, même histoire que Marsan et "vesin"
    augan = n’existe pas à Mimizan, c’est "enoan"
    arunan = idem, c’est une graphie savante que l’on ne prononce pas telle quelle : doit être dit "ariwan"
    content - pas de "e" noir normalement ici, c’est "contènt" (une irrégularité puisque l’on dit "moumën - moment)
    adishatz = on doit entendre "ts" à la fin, pas juste "t"
    ploja = pas "plouye", on dit "pluja" (pluye)
    conselhaire - le r n’est pas roulé
    Borret - double r pas roulé non plus

    Vedetz, n’es pas tan bien... Sonque dab lo "h", qu’aví notat quauquarré que truquèva...

  • J’ai écouté et c’est effectivement une bonne prononciation du gascon noir, sauf deux ou trois mots (vesia, par exemple, qui se prononce beuzi et pas beuziye). Mais ce n’est pas le parler de Mimisan car, par exemple, à Mimisan on ne prononce pas le J initial Y.
    En tout cas celui qui parle est compétent en gascon noir, ce qui est rarement le cas. C’est une bonne chose qu’ils aient choisi ce locuteur qui illustre bien notre dialecte.

  • Entà precisar totun, se i a quauques errors que nòti, e belèu sui un chic chincha merlincha mes que’m sembla se hèn les causas, les cau har com se diu, lo prononciar qu’es globaument bon.

  • Je n’avais pas tout écouté en fait, seulement quelques mots par ci par là. J’ai donc réécouté par rapport aux critiques de Renaud. Il a raison à 100% mais je persiste à dire que, par rapport à ce qu’on nous inflige habituellement, c’est moins pire. Ensuite, Renaud a encore raison, une langue ce n’est pas des mots isolés mais un continuum de parole, des phrases, un discours quoi. Il faudrait entendre parler cet homme pour vraiment le juger. Moi, généralement, je suis assez en colère quand j’entends par qui et comment est (très mal) illustré notre gascon noir. J’ai parfois ramené ma fraise, ce qui a fait de moi un con prétentieux (c’est parfois vrai mais pas toujours). J’étais samedi à Marquèze pour aller chercher une croix de la Saint-Jean (Merci Françoise !) et je suis tombé sur le guide traduit en "gascon". Dès la première page on demande aux gens de ne pas "humar" sur le site, au cas où certains seraient venus avec leur brouette de fumier... Le traducteur ne sait pas que fumer une cigarette c’est fumar ou pipar et que humar c’est répandre du fumier. Et tout est à l’avenant. A une époque il y avait aussi des panonceaux et c’était encore pire en matière de pseudo gascon. Quand je me souviens des efforts de traduction pour trouver le mot et la tournure justes et quel temps nous avons passé, avec Bénédicte Fénié, que j’ai d’ailleurs croisée, pour faire la version gasconne des cartels du pavillon et que je vois ce guide traduit mot pour mot, quasiment, du français. Je suppose qu’elle aussi doit être un peu (beaucoup ?) en colère de voir notre belle langue tellement maltraitée.
    Mais bon, c’est notre destin que ce gascon très franco et occitanocompatible. Pour le coup, je vais encore passer pour un con prétentieux. Tant pis pour moi mais tout ça m’énerve tellement que j’ai du mal à me taire, malgré tous les efforts que je fais depuis quelques années pour rester silencieux et ne plus polémiquer avec les occitanistes.

    • A propos de gascon occitanocompatible, je signale le Calendrier des langues régionales 2017 de la Région "Nouvelle-Aquitaine".

      Il reproduit cette carte assassine pour le gascon parce qu’elle l’ignore - elle ne connait que l’occitan - alors qu’elle fait la part belle au poitevin-saintongeais, érigé, lui, en "langue".
      Un ami poitevin-saintongeais, pour me consoler de cet outrage, m’avait signalé que ce calendrier mentionnait le gascon dans les étiquettes de ses textes ; c’est vrai : (pour faire passer la toux ?) il y a de petites pastilles "Occitan gascon", "Occitan limousin", "Occitan languedocien".

      Finalement, le gascon est, comme prévu, noyé dans "l’occitan".
      A la page du mois de février, consacrée au poitevin-saintongeais, c’est bien sûr FEBRIER qui figure comme version occitane du mois. Raté pour l’emblématique "HEURER" gascon (trop emblématique ?)...
      Au total (désolé de faire ce genre de compte - mais quand on n’aime pas, on compte !) :
      poitevin-saintongeais : 4 mois
      occitan limousin : 3 mois
      basque : 2 mois
      occitan gascon : 2 mois
      occitan languedocien : 1 mois

      J’entends déjà qu’on m’objecte qu’il faut rajouter 1 au gascon puisqu’il représente - dans une version de langue de bois calquée sur le français ("Vertadèr atot" = "Véritable atout" etc.) - l’occitan dans l’introduction traduite du président Rousset.
      Hélas ce texte gascon d’introduction commence par ces mots : "La Region Novèla Aquitània"... A ma connaissance "nouvelle" ne se dit en aucun cas "novèla" en gascon, mais majoritairement "navèra". De plus, il me semble que "Aquitània Navèra", avec donc l’adjectif en second, serait plus gascon.
      Mais apparemment, si on accepte en bon prince de donner un strapontin au gascon, quand on passe à la chose sérieuse, le nom de la nouvelle Région, n’ei pas mei la medisha cançon : on le remplace par l’occitan batua*, qui doit être le languedocien !

      * Pour les novices, batua = unifié en basque ; euskara batua = basque unifié

  • Chincha merlincha qu’en vau estar un chic tabé :perque Renaud e vòu escriver "vedon" e non pas "vedo"(dab aquèth accent agut qui non sèi pas trobar suu clavèr) ? L’etimologia qu’es lo latin viduus e pas un supausat vidunus) e hens la Gran Lana non se difontonga pas jamèi lo mot en "vedon" ;qu’es "beudou" dab l’accent suu "dou".

  • Philippe, s’agissant de "humar/fumar" ,est-ce aussi radical que ça ? L’abbé Foix dans son dictionnaire landais ignorait complètement "fuma" et à la rubrique "huma" donnait comme acceptions possibles :
    - en intransitif,fumer,jeter (?) de la fumée:lou bois que hume,
    - en transitif, fumer la pipe (pourquoi seulement la pipe d’ailleurs alors que d’après lui c’est exactement ce que signifie "pipa" ?)
    - et aussi,bien sûr ,fumer un terrain.

  • l’intérêt du site pour apprendre une langue est limité sinon minime.
    Toutefois cela permet de faire apparaître une langue dans un moteur de recherche.
    Ainsi sur forvo le tatar offre 385000 mots devant le russe.
    Connaissant ce qu’on subit les tatars de la part des russes, je pense qu’il y a une revendication identitaire de la part des tatars.
    Pour en revenir au parler noir de forvo, je ne prononce pas peus (cheveux) comme indiqué par mamisan.

  • Rien n’est jamais aussi radical que ça mais en gascon de la Grande Lande humar signifie généralement fumer un champ avec du humè(i)r. Humar peut aussi vouloir dire fumer, mais pour une cheminée, faire de la fumée et pas dans le sens de fumer une cigarette et pipar n’est pas réservé à la pipe mais au tabac en général, y compris sous forme de cigarette ou de cigare. J’ai toujours entendu les vieux d’ici dire fumar pour fumer du tabac, ou bien pipar, jamais humar. Mes références sont : mon expérience du gascon local et les diccionnaires de Pierre Méaule et d’Arnaudin.
    Pour le reste, si je suis sévère et prétentieusement con pour certains, c’est que le public a tellement peu accès à notre langue qu’il faut que toutes les productions à destination de ce public soient irréprochables ou en tout cas tendent vers l’irréprochable. Sinon, nous donnons l’image d’un patois francisé et ça m’énerve vraiment beaucoup. C’est ce que nous avons tenté de faire avec Bénédicte Fénié au moment de traduire en gascon les cartels du Pavillon de Sabres. J’espère que nous n’y somme pas trop mal parvenus. Il n’y a en tout cas pas eu de critiques négatives depuis que ça a été fait, ni publique ni off (à ma connaissance). Et puis il s’agit tout de même de l’écomusée de la Grande-Lande, donc un musée ultra localiste. Ainsi, le gascon qui illustre ce musée se doit d’être le plus fidèle possible au dialecte local. Sinon on fait un écomusée de l’Occitanie.
    Voilà, il s’agit juste d’être très exigeant et de faire l’effort de produire de bonnes traductions en bon gascon dans tous les domaines et cesser de se contenter de ce pseudo gascon insupportable qu’on lit et entend un peu partout. Mais il est vrai que ça demande beaucoup beaucoup de travail et que, trop souvent, on se contente d’une espèce de facilo-gascono qui ne rend pas service à la dignité de notre langue. On mérite un peu notre sort finalement. Nous manquons de fierté et d’orgueil pour tolérer l’étalage de ce patois panoccitan francisé. En cela je suis tout à fait d’accord avec Gilbert Narioo qui fulmine contre ce naufrage linguistique de la part de gens qui tiennent le devant de la scène en ayant un si piètre niveau de langue, le tout contre monnaie sonnante et trébuchante, bien entendu. Voilà, maintenant je me tais et je retourne à ma conne prétention. C’était mon petit coup de gueule apaisant.

  • Jo, quèn entèni "interdit de humar", que vei quauqu’un dont es a préner huc e qu’a hum que’u sòrt per les aurelhas !

    Entà vedon, s’èi corregit aqueth "vedó" qu’es percè que’s dit "bedoun" dab un "n" velari a le fin... Que’s dit atau en le Grana Lana, si.
    sorti du dico d’Arnaudin "la forme féminine bedou continue directement le lat. vidua. Le masc. bedoun est analogique, avec un n parasite".

  • En grand-landais lou bedou et le bedou. Aucune différence

  • Qu’m brembi d’aver entenut "bedou" de lanusquets de Laboheire mes se l’as entenut atau ,Renaud, qu’ac vòli plan ...
    Mes que a totun quaquarren que non compreni pas atau :
    se lo diccionari d’ Arnaudin e ditz que "le masculin bedoun est analogique avec un n parasite" ,que serà perque non s’enten pas jamèi non ?

    E Foix que dona bedou e pas jamèi "bedoun"...mes bon, aquò rai !

    (chincha merlincha e un chic capborrut !).

  • Entièrement d’accord avec Halip (pour le bazado-garonnais) sur humar/fumar/pipar.

  • Les mots mal prononcés par Mamisan par rapport au parler de Mimizan :
    hrèita (R français), encantada (euncantade et pas éncantade), peuga (poewe ?), gemèr (pas Y), gema (pas Y), esporguit (pourquoi un H ?), murgueta (inconnu à Mimizan), ordenator (ordenatou et pas ourdénatou), jolh (pas Y), paire (inconnu à Mimizan), Bordèu (R français), Mont de Marsan (on dit Lou Mount à Mimizan et on prononce le N vélaire), Morcens (on prononce Moursoenx et pas Moursoenns), vedon (on prononce bedou), aolha et pas aulha (donc awoulhe), vriulon (N vélaire), boha (les H sont trop exagérés), vesia (prononcé beuzi et pas beuziye), vesin (N vélaire), sorelh (à Mimizan on dit sou), lua (proncé luwe à Mimizan et pas lue), garia (gari et pas gariye), l’endoman (l’eundoumang et pas l’éndouma), augan (eunouann à Mimizan), arunan (ariwann à Mimizan), uei (woueuy et pas uèy), vente (bènte et pas boente), hilh deu diable (se prononce hilh dou diabble), contènt (countènn et pas countoenn), adishatz (adichats et pas adichat), pluja (pas plouye mais pluye), conselhaire (prononcé cousselhayre et pas counselhayre), borret (R français).
    Bref, beaucoup trop d’erreurs pour illustrer le gascon de ce coin du Born. Ce locuteur n’est pas fiable.

  • Le locuteur dont le pseudonyme est Mamisan est peut-être originaire d’une commune plus au sud, tout simplement.

  • Sur le site forvo, Mamisan apparait dans la rubrique langue occitane puisque le gascon n’est pas présent sur ce site.
    Il ne déclare pas qu’il représente le parler de Mimizan.

    "la critique est aisée mais l’art est difficile" ; donc ceux qui possèdent un micro peuvent ajouter leur prononciation de mots gascon sur le site. Ou ne pas le faire...

    Je signale au passage cet appel aux dons pour le développement de l’occitan dans le département des Landes sur le site de l’ieo.

    Si vous voulez donc aider l’IEO a se construire dans les Landes, merci d’envoyer votre chèque au siège de l’IEO à Toulouse avant le 31 mars 2017. L’ensemble de l’argent collecté sera intégralement reversé à l’IEO 40.

    http://www.ieo-oc.org/Appel-aux-dons-pour-le

    Nul doute que la prononciation du parler noir de Mimizan sera réglé par la norme occitane !

  • Los qui pensan encoèra lo desvolopament deu gascon qu’es ligat a l’I.e.o, que’s hòrvian... De non créder, gènts que credin encoèra aquò.
    Francament, de véder aquò, que seré com un qui vorré aubrir ua navèra antena deu Partit Comuniste a le soa vila en pensants que va cambiar le societat...
    C’est périmé...

    Un moviment popular e completament associatiu que pòt ahiscar lo gascon. E n’arriba pas briga...

  • Bonjour à tous,

    Je vais le faire en français langue connue de tous, vous les commentateurs du site Forvo et moi la personne commentée ci-dessus Mamisan40200.

    Tout d’abord merci à ceux qui ne m’ont pas assassiné.

    Il va me falloir faire une mise au point quant à qui je suis et d’où je viens car comme j’ai pu le lire personne n’en sait rien mais vous vous faites des idées ou au moins vous faites des suppositions.
    Premièrement, je ne suis pas Mimizannais de souche, pas landais de souche non plus. Sur le site je n’ai jamais dit que les mots était de Mimizan même, comme la si bien dit 32406465. Mais Mimizan est ma ville de coeur depuis ma première année de vie. La ville des vacances au début puis la ville de ma vie pro depuis 1981.
    Pour avoir lu tes documents Philippe, et je continu de m’en imprégner au fur et à mesure, je sais très bien qu’il y a des différences ne serait-ce qu’à Aureilhan, Gastes, ou St Julien etc....très proche donc d’ici.
    Quant à toi Renaud ( de l’Ostau Comengés je suppose ), tu as baigné dedans tout petit, facile ! Si tu es bien celui à qui je pense là.
    Je sais votre travail fourni par tous les deux. Merci pour cela.

    Déjà cela devrait vous convaincre que les mots prononcés sur Forvo ( en 2016, important, voir la suite ci-dessous !) je les ai appris des gens du coin. Coin voulant dire Bòrn, mais pas forcément Mimizan.
    Les gens du coin se réunissent une fois par semaine et j’écoute bien comment ils prononcent, à la façon du Bòrn.
    Deuxièmement, Le gascon n’est pas ma langue maternelle, j’ai été élevé comme la plupart du monde vivant en 2017 en France par des personnes parlant exclusivement le français.
    Ceci devrait vous convaincre du fait que je suis encore apprenant de la langue gasconne.
    Troisièmement, cela ne fait que deux ans que je m’intéresse vraiment au parlar negue, aillant beaucoup bougé en Gasconha toute ma vie.
    Je suis né en banlieu parisienne, la faute à papa (gascon) et maman (parisienne). Là ça y est je suis grillé pour de bon ! Un estrangèr !
    Papa du Lot et Garonne (rive gauche) vous voyez là bien loin du parlar negue (ouille !), dont les deux parents étaient instituteurs de langue française ( aïe !).
    Jamais entendu un mot de gascon de mon enfance ! (dur !) Des dictées et des devoirs en français tous les jeudis apm chez mes anciens à moi.
    Donc voilà pour dire, c’est vrai je ne suis pas fiable comme dit l’autre pinpin, mais je m’y efforce tous les jours, oui tous les jours, sans entendre un seul mot de gascon negue à la maison, ni autrefois, ni maintenant et pas dans la rue non plus.
    J’ai passé un B1 l’an passé et un B2 cette année pour progresser dans notre langue.
    Donc des efforts j’en fais, pour notre langue gasconne.
    Si vous ne savez pas quoi faire, venez me sussurrer à l’oreille vos doux mots de parlar negue de Mamisan afin qu’ils ne se perdent pas, je les répèterai volontiers sur Forvo de belle manière.
    Quant aux critiques sur ceux qui bossent encore et toujours pour le gascon, parce-qu’ils sont sur les mêmes rails que les gens des autres régions proches, ça ça me gonfle ! Car au lieu de tirer tous dans le même sens pour avancer, faire soca-tira pour savoir qui va l’emporter des occitans ou des gascons, zut pet et merde et ranplanplan !
    Oui il faut re-donner une identité plus forte à la Gascogne mais pas en tirant sur les voisins proches.
    Il y a d’autres cibles bien plus importantes en face de nous.
    Si vous avez des solutions fiables ( avec les finances qui vont avec ) à mettre en avant pour que nous aillons plus visibilité je suis prêt à vous écouter.
    La critique est toujours simple..... la mise en oeuvre, moins.
    Sur ce, bonne continuation à tous pour et dans la promotion de notre belle langue gasconne.
    Sans rancune, aucune, juste une mise au point.....(chanson connue ) !

  • Entà acabar,

    A jo que m’agrada hòrt aqueth parlar negue, mès que lo clar !
    Donc que hèci l’esfòrç de’u parlar lo mélher que possible.
    Mes n’empaisharatz pas jamès d’aver en 2017, diferenças hòrt notablas entre lo parlar ancian vertadièr e lo parlar actuau aprés e non pas mairau.
    Dus ans i a, ne parlèvi pas, sonque quauquas mòts, n’escrèvi pas tanpauc.
    E lo pauc gascon entenut abans estó deu Bearn e deu país d’Òrta.
    Après, totaument en acòrd dab lo Halip quan e vòu lo mélher deu mélher entà sauveguardar lo son parlar. Qu’èi de trabalhar enqüèra.
    Sonqu’ua precision amicala.

  • A saber tanben qu’a Mamisan la vila n’es pas per "lo patoès" e ne coneishi pas sonqu’un joen de mensh de 30 ans que parla la lenga. Tot los auts qu’an mès de 60 ans... Dab aquò, on vam, on vau, solet ?

    Donc quan parli, parli dab los d’alhors, hens las amassadas d’alhors, Baish-Ador, Shalòssa, Maransin, Bearn.....etc

    Entà progressar en negue qu’es un chic mauaisit, quasi impossible.

    Qu’ac pensi, qu’èi merit,... las hlors, que las me balhi solet.....ah,ah...

    Que’n pensatz adara ?

  • Il manque mon premier commentaire avant les 25 et 26, donc pas de sens !

  • Mercés Tederic Merger, Que’ns hèm mancat a Pèirehorada, qu’i sui anat en çò deu Danièl Lafargue tà har la cantèra. A lèu pr’ací....Siatz hardit tanben.

  • E desencusatz-me de las pècas sus lo mon comentari en francés, pas plan tornat legir,....je continue, ayant, ayons, etc...trop assaisonné en ail, aïe, aïe mon texte. Trop vite envoyé comme souvent. Bonne continuation à tous !

  • J’avais validé les posts 26 et 27 en laissant le 25 de côté volontairement.Les 26 et 27 me semblaient parfaitement faire sens , sans le 25 qui me paraissait - et me parait toujours - destiné aux membres d’un forum Forvo (dont j’ai découvert l’existence à ce moment) et posté par erreur sur gasconha.com.

  • A Deu Brulh*

    Et bien je vais encore dire, comme je l’ai déjà dit dans mes premiers commentaires, sans savoir qui était Mamisan à ce moment, que ta prononciation est tout de même meilleure que ce qu’on nous donne généralement à entendre en matière de parler noir.
    Voilà. Ensuite, je pense qu’il ne faut pas trop te formaliser par rapport aux commentaires de Renault qui est un très fin connaisseur de son parler et qui est un puriste. Je le connais et je pense que son livre à paraître sur le parler noir sera d’une grande utilité pour tous ceux qui veulent apprendre et s’améliorer. Je sais d’ores et déjà que c’est un travail sérieux et très documenté.

    * J’ai rétabli le pseudo - donc "Deu Brulh" - considérant qu’il peut être litigieux de dévoiler le nom supposé réel d’un intervenant qui a choisi de signer par un pseudo.
    [Tederic M., validateur]

  • Je verserai mon obole à la cause du gascon maritime en achetant le livre à paraitre.
    Deu Brulh, dommage de ne pas avoir continué sur le site forvo.

    Comment écrit on en gascon normé le nom "catiote" (genre de scolyte) ?

  • @ 33-1
    Merci Gaby.
    Je ne sais pas pourquoi mais je l’aurais écrit cathòta.

    • Pendant longtemps j’aurais écrit "cathòta", mais l’âge venant, je me suis soumis à la norme alibertine qui refuse le th au milieu d’un mot, même s’il s’agit d’un t mouillé. Elle le réserve aux fins de mots (castèth, bedoth*...), je ne sais pas trop pourquoi.

      *bedoth : prononcer "bedouth" (bouleau)

  • C’est que le ’’th’’ prononcé ’’ty’’, ça ne concerne que les Pyrénées, et encore peut-être pas partout. Du coup : cathòta = catote => pas bon !

    • Pour résumer ce que je comprends :
      - En fin de mot, la graphie alibertine commande th pour englober les sons t, ty (t mouillé) et tch. Il s’agit de finales qui viennent du latin -ll : castellum -> castèth
      - Au début (chanca) ou à l’intérieur d’un mot (cachòta), elle commande ch pour englober les sons ty et tch mais pas le t ! Dans ce cas, le ty n’a pas la même origine étymologique que le ty de fin de mot.

      Au fait : "Dans le Pays de Buch, cachòta désigne également une petite voiture sans permis." cachòta marmaucha

  • Pardon Renaud de t’avoir affublé d’un nom d’automobile.
    Et aussi pardon pour le pseudo, je n’y avais pas pensé.

  • Et aussi, à l’attention de Deu Brulh, je n’ai jamais eu l’intention de froisser qui que ce soit dans ce fil auquel j’ai participé. Je pense même que si j’avais su que c’était toi, je me serais abstenu de tout commentaire puisque je n’ai que de la sympathie pour toi. Je n’ai fait qu’émettre une opinion, d’abord très positive, puis une autre plus nuancée après avoir lu Renaud, au sujet de Mamisan (dont je ne connaissais pas l’identité au début). J’ai cru qu’il voulait illustrer le parler de Mimizan donc, et je n’ai fait que donner raison à Renaud dont les critiques sont fondées, je ne peux pas dire le contraire.
    Depuis toutes ces années, j’ai déjà froissé suffisamment de monde pour ne plus en avoir envie aujourd’hui, même si ça m’arrive parfois. Toute cette colère (même s’il en reste encore un peu parfois) s’est progressivement transformée en déception, puis en résignation et puis, aujourd’hui, en acceptation de la réalité, aussi triste soit-elle. Voilà le mot, je suis simplement triste de voir tout s’effacer et d’assister, impuissant, à cet effacement qui s’accélère de plus en plus à cause du double phénomène du désintérêt des autochtones et de la submersion migratoire. Venez ici, à Biscarrosse. Allez au supermarché en dehors de la période touristique et promenez-vous dans les rayons. Ecoutez les gens parler. Non seulement vous n’entendrez quasiment jamais du gascon mais, en plus, vous n’entendrez pratiquement pas l’accent gascon.
    Je ne pense pas être particulièrement pessimiste en la matière, simplement réaliste. J’ai des yeux et des oreilles et je ne cherche pas à les contraindre à entendre ou à voir ce qui n’existe pas. Ce que je vois et ce que j’entends ne m’incite pas à beaucoup espérer pour l’avenir du gascon, noir ou ou clair.
    Comment reconquérir une société quasi totalement dégasconnisée aujourd’hui ? Et qui n’a pas envie de se regasconniser, autochtones inclus. Certains ont peut-être la solution. Moi je ne l’ai pas et je pense ne jamais la trouver.
    Ici, à Biscarrosse, j’ai essayé il y a 26 ans, et ce pendant sept ans (1991-1998). J’avais créé un cours de gascon qui survit aujourd’hui, bien des années après mon départ, grâce à des bénévoles pleins d’enthousiasme dont certains étaient déjà là en 1991 et ont repris le flambeau.
    A l’époque, j’ai fait plaisir à quelques autochtones, ceux qui venaient à mes cours, et qui étaient vraiment des amoureux de leur langue. Je suis très content de l’avoir fait et je garde un souvenir ému de cette époque, d’autant plus que bon nombre d’entre eux sont morts depuis, certains très récemment.
    Mais je dois avouer que je n’ai jamais réussi à attirer ni les nouveaux venus ni les jeunes. J’ai longtemps été plein d’espoir et, il faut le dire tout net, d’illusions. Je pensais vraiment que, au bout de quelques années, un autre public viendrait vers le gascon. Mais ce ne fut jamais le cas, malgré la population sans cesse croissante de ma commune. J’avais pensé bien naïvement que des jeunes gens et des jeunes filles nous rejoindraient et que cette synergie entre la vieille génération de locuteurs et la nouvelle génération désireuse d’apprendre ou de se réapproprier la langue créerait un cercle vertueux. Rien de tout cela ne s’est passé pendant ces huit années. Et encore aujourd’hui, 26 ans après les débuts du cours de gascon, rien de tel n’est advenu.
    Alors j’ai fini par me décourager, malgré toute la sympathie que j’avais et que j’ai toujours pour mes élèves.
    Aujourd’hui, alors que notre langue et notre culture sont à l’agonie, je ne vois toujours pas la moindre relève conséquente pointer son nez à l’horizon, malgré tous les efforts de ces bénévoles depuis toutes ces années. Il me reste statistiquement une trentaine, peut-être une quarantaine d’années à vivre (sans pépin), et je pense que je mourrai sans rien voir arriver. Si ce n’est la disparition des derniers locuteurs natifs (ce qui est l’affaire d’une décennie, quinze ans peut-être), sans qu’aucune relève générationnelle conséquente les remplace.
    Je suis navré, je n’arrive pas à dire ni à penser autre chose.

  • Philippe/Halip,
    Il y a longtemps que je m’accroche dans bien des domaines ,pas seulement pour la défense de la culture gasconne d’ailleurs (où je suis bien moins actif et productif que toi ce qui explique une moindre déception), sur le mot de Guillaume le Taciturne :"il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer".Et il me semble que malgré tes propos réalistement pessimistes, tu les mets en pratique de ton côté dans les faits.
    Autre proverbe(j’y tiens,décidément):le pire n’est jamais sûr ...bien qu’il y ait toujours quelque part un proverbe de sens contraire comme en gascon d’ailleurs (lo sordeix qu’es darrer la porta )...

  • Tederic :
    "Pour résumer ce que je comprends :
    - En fin de mot, la graphie alibertine commande th pour englober les sons t, ty (t mouillé) et tch. Il s’agit de finales qui viennent du latin -ll : castellum -> castèth
    - Au début (chanca) ou à l’intérieur d’un mot (cachòta), elle commande ch pour englober les sons ty et tch mais pas le t ! Dans ce cas, le ty n’a pas la même origine étymologique que le ty de fin de mot."

    Bouuuuh. E be au moins c’est simple. Je veux vraiment pas l’apprendre cette graphie ! be baderi pek !

    D’ailleurs, j’ai opté pour une solution radicale à mon illetrisme gascon : je suis en train d’apprendre l’alphabet phonétique international ! C’est génial, on peut noter toutes les nuances que l’on a dans l’oreille ! C’est assez fourni comme apprentissage du coup, mais je pense que ça vaut la peine.
    J’ai hâte de pouvoir communiquer par écrit avec vous sans batailler avec des équivoques graphiques. Si d’autres s’y mettent, de comparer les parlers, de préciser des choses que la/les graphies rendent obscures.
    Par exemple, les positions des voyelles, la force des consonnes...

    En attendant, buno nwèit !

  • Le constat d’H Lartigue ne me semble pas exagérément pessimiste.
    Sur tout le littoral des Landes, les lotissements fleurissent et ce sont assez souvent des retraités extérieurs à la région qui viennent s’installer.
    Le gascon n’est plus parlé ni appris (je suis dans ce cas).
    Contrairement au basque d’ailleurs qui fait preuve de vitalité.

    Montaigne a écrit :
    Au rebours, je pérégrine très saoul de nos façons, non pour chercher des Gascons en Sicile (j’en ai assez laissé au logis), je cherche des Grecs plutôt, et des Persans
    Les Essais, livre III, chapitre IX
    Il n’y a presque plus de gascons au "logis"
    L’accent lui même disparait.
    J’ai écouté une interview récente d’une avocate de Pau qui a conservé un léger accent gascon :
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pau-le-proces-d-un-medecin-radie-anti-vaccination-1452708792

  • La réponse à Halip, vous l’avez dans l’émission en langue basque sur télé pays aujourd’hui.
    Une petite dame, militante (Elle a passé du temps en prison) dit en substance (c’est vraiment à peu près, mais l’essentiel y est) : on peut ne pas être d’accord avec les militants de l’ETA ou d’Iparretarrak, mais s’ils n’avaient pas été là, les basques seraient aujourd’hui nettoyés, éliminés assimilés. On n’en parlerait plus (Et j’ajoute, bien sûr : ils ne parleraient plus leur langue)

  • Pour résister au rouleau compresseur français, il fallait - il faut toujours, entre autres :
    - ne pas vouloir imposer à tout prix une graphie (par ailleurs intelligente et utile dans certains cas) qui écrit "la lana" pour "la/le lane"... Les autochtones n’y comprennent rien, et c’est sur eux qu’on aurait dû compter pour "apprendre" les nouveaux arrivants ;
    - nommer la Gascogne et le gascon ;
    - participer aux fêtes en rouge et blanc, et d’ailleurs à toutes les fêtes, même si c’est parfois un peu agaçant...

  • Perdon preus comentaris belèu un chic tròp arreganhats, ne volí pas estar maishant dab digun... Los mots mons qu’an despassat le mia pensada e que m’an carrejat un chic tròp lunh.

    Mr Dubreuilh que hèi un bon tribalh a Mamisan dab lo club de gascon e dempuish qu’i es, que s’es plan desvolopat. Qu’es quauqu’un de dinamic que hèi causas per nosatis e que le’n cau laudar. Ne sabí pas qu’èra eth darrèr lo shafre, que’u prègui de desencusar le mia possibla rigiditat...

    Le mia gramatica deu parlar negue deu Bòrn que diuré sortir de’cí quauques jorns (per díser tot, n’èi pas nada novèla de l’editor e que’m hèi un chic por, qu’i a avut mantua version, qu’espèri qu’aurà editada le bona...) Se quauqu’un de vosatis l’a comandada o, mèma, recebuda, disetz m’ic ! Jo, n’èi pas arré e se’n vui aver ua, probable, me le diurèi pagar !

  • Renaud, tes remarques étaient justifiées et je les approuve. JJD les a mal reçues et c’est compréhensible car il fait du bon boulot là où l’immense majorité des fameux autochtones ne fait rien du tout, à part quelques gesticulations vaguement folklorico-touristiques.
    A 41 : Oui, tout est dit. Les Basques ne sont point gentils et ils ont bien raison de ne pas l’être. Etre "gentil", au mauvais sens du terme, ça n’attire pas le respect, au mieux une espèce de condescendance teintée de sympathique mépris amusé. Quant l’indigène donne au touriste l’image d’Epinal que ce dernier attend, alors il ne faut pas espérer être pris au sérieux.
    A Tederic : Il fallait surtout une réelle conscience nationale, une fierté linguistique et une volonté politique. Or, il n’y a rien de tout cela en Gascogne, ou alors plus depuis bien longtemps.
    A l’heure actuelle, malgré tous les efforts déployés par une poignée de passionnés, aucune condition n’est réunie en Gascogne pour une véritable renaissance. Si le peuple gascon n’en veut pas (où est-il d’ailleurs le peuple gascon ?), on ne peut pas le sauver contre sa volonté. Quant au peuple occitan, tout le monde sait ce que j’en pense.

    • Nous sommes dans des problèmes de dynamiques sociales, avec des inerties, des cercles vicieux, des cercles vertueux (concernant la Gascogne, on les cherche !), des interactions, des rétroactions...
      Donc difficile de dire si l’absence de peuple gascon est une cause ou un résultat ; un peuple, si ça n’existe pas, ça peut se construire... l’Etat français a bien patiemment construit le sien au fil des siècles... Et les basques font le tour de force de construire quelque chose qui ressemble bien à un peuple...
      Quand j’emploie (affectueusement et un peu ironiquement) l’expression "peuple gascon", je pense à tous les madurs et à quelques jeunes qui ont encore l’accent... Bien sûr ils ne se sentent pas clairement appartenir au peuple gascon, ou s’ils le sentent, ils en ont honte pour certains. C’est notre défi que de modifier leur sentiment ! Parce que sans eux, ce sera dur d’influencer les nouveaux venus !
      Nous avons depuis des siècles une marge de manoeuvre qui est mince : le système français vise à éliminer tout sentiment populaire autre que français.
      Nous devons tenter d’être intelligents (!) pour identifier des effets en chaîne vertueux.
      Nos devanciers occitanistes ont cru - et je les ai suivi - que la graphie alibertine et l’affirmation de l’appartenance à l’Occitanie pouvait redonner la dignité et la fierté de la langue, puis la fierté tout court. Ce n’était pas idiot : il cherchaient à créer un cercle vertueux ; mais c’était une erreur, une erreur d’intellos qui croient que toute la population réagit comme eux. Mais "Ostau de vila" ne redonne pas de fierté à quelqu’un qui n’y reconnait pas son "Oustaou de bilo" !
      Nous avons donc perdu quelques décennies - et la langue au passage (qui de toute façon était déjà condamnée par l’Etat français) - et devons chercher autre chose pour sauver ce qui est sauvable, et peut-être même inventer des trucs qui plaisent aux habitants du triangle gascon, et qui, en synergie, pourrait dans le meilleur des cas re-créer une communauté gasconne...

  • Sans relancer les disputes sur la graphie, on peut pointer les faiblesses et les avantages des systèmes concurrents. Voici cinq remarques non polémiques :

    ● L’adoption du y pour la diphtongue descendante serait utile : payr, mayr.

    ● Le v à l’initiale n’est pas justifié, sauf dans des mots étrangers. Il faut poser un « β gascon » (distinct du /b/ « constant », celui d’aborri-) qui trouve le plus souvent son origine dans un /b/ ou un /w/ latins. Il a plusieurs réalisations : /b/ à l’initiale (puisque //β// a rejoint //b// dans cette position) ; ailleurs /w, β, b/. C’est l’opposition bien connue abebo / awewo. Mais à l’initiale c’est toujours /b/.
    Il faut donc traiter ce phonème comme un "phonème historique" constant à l’initiale, mais réalisé autrement selon les parlers (diatop). Ce β a connu plusieurs graphies : v, b, v/u. En occitan ce phénomène (étendu au Languedoc) est marginal et l’on peut y traiter la distinction de b et de v initiaux comme une question de phonétique : viure, védel.
    Si l’on considère le diasystème gascon dans son ensemble, écrire b à l’initiale serait pertinent. On conserverait le v (ou le u) pour le "b/w dialectal", ailleurs. Cas particulier : que s’esmav, que’vs disi amènent une "règle" absurde : le v "se durcit" en b (mais un v durci serait f !) ; grammaticalisée, la graphie adéquate serait que s’esmap, comme dans le NL Marpaps.

    ● La finale -on, du latin -onem, surtout quand elle côtoie le -ou en signalisation toponymique censée bilingue, surprend le non-initié (comparer Barétous officiel et Varetons (qui sont des digraphes comme les Baretoos et Varatoos du XIVe s., le -oo étant alors sans ambiguïté). En raison de ses occurrences toponymiques ne pourrait-on pas rechercher un traitement graphique spécial de cette finale -on dont l’évolution fut spécifique, en la considérant comme un groupe morphologique (suffixe) et non une simple suite u+ŋ ?. Par exemple -ôns.

    ● Le x traditionnel a été exclu par Bourciez parce que trop distinct des conventions du français (qui s’imposait alors scolairement) puis par l’IEO car trop peu "occitan" (pour une fois, pas de tropisme "catalan", ce qui aboutit hors Gascogne même au digraphisme vicieux Foix / Foish. Rétablir x / ch en lieu de sh / ch.

    ● Employer à l’occasion, dans les mots à contenu identitaire, une graphie non ambiguë pour éviter les méprises. On peut alors écrire ces mots en italiques, ou entre guilements : coursayres, hestayres, Paloumayres pour échapper aux corsaires.
    Cette accommodation n’est due qu’a l’ignorance des conventions graphiques, mais il faut faire avec en l’absence d’une force de frappe indigène.

    Mais la graphie n’est pas tout...

  • Tiré d’un article du figaro sur les langues régionales :

    Le basque était parlé par 22% des habitants de la région âgés de plus de 16 ans en 2011, alors qu’ils étaient encore 27% en 1996.
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/09/04/01016-20170904ARTFIG00183-langues-regionales-o-et-comment-les-apprendre.php

    C’est bien mieux qu’en pays gascon mais ce n’est pas non plus énorme.

    Dans le même article l’occitan-langue d’oc est cité. J’ai d’abord cru à une erreur. Mais non l’occitan-langue d’oc figure sur le site du ministère de l’éducation :
    http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=115565




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