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FLBP - Front de Libération Bordeluche face au Parisianisme

Lutter avec humour contre le discours lénifiant contemporain autour de Bordeaux

dimanche 9 juillet 2017, par Vincent P.

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Ce qui se passe à Bordeaux est grave. Nous assistons, à grand renfort de propagande médiatique, au travestissement de l’histoire de la ville, et au rapt de cette dernière par une classe aisée mobile.

Nous avons suffisamment fait le constat que "nos" deux grandes métropoles excentrées, Bordeaux et Toulouse, étaient des freins à la réémergence d’un mouvement culturel gascon et en avons souvent déduit la nécessité d’agir dans les villes moyennes et la ruralité. Ce constat fait, ce n’est pas une raison pour ne pas défendre l’identité profonde de ces villes.

Le discours contemporain sur Bordeaux est littéralement à vomir. Tous les pires clichés, assénés au premier degré.

Un exemple parmi d’autres :

Valérie Marquis : à Bordeaux on sait prendre le temps de l’échange

Une "ville ensoleillée", où l’on fait son marché aux Chartrons, va boire des coups au Mama Shelter, où l’on mange vegan. Une ville extirpée de son arrière-pays, au profit de l’île de Ré, de la "Nouvelle Aquitaine". Bref, une ville dont l’identité est travestie sur l’hôtel des fantasmes des bobos parisiens.

Face à ce mouvement médiatique absolument dingue, des voix s’élèvent, sur le ton de l’humour dans un premier temps : c’est le cas du FLBP, le Front de Libération Bordeluche face au Parisianisme. Je vous invite à aller voir leur page Facebook.

[Note de Tederic :
Y a-t-il bien un "hôtel des fantasmes des bobos parisiens" (ça pousserait un peu loin !), ou est-ce seulement un autel (c’est déjà pas mal) ?]

[Note de Vincent P. : Et voilà quand on ne relit pas ! Mais ne corrigeons pas !]


Voir en ligne : FLBP - Front de Libération Bordeluche face au Parisianisme



Grans de sau

  • Bordeaux une ville française.

    J’aime bien voir cette maison de Bordeaux coincée entre un immeuble et une échoppe :

    https://tinyurl.com/ybfqgkpe

  • Un aveu dans l’interview de Valérie Marquis :
    « j’ai retrouvé ici un important réseau de picto charentais appelés à une mobilité liée à la réforme territoriale. »
    Grâce à la "Nouvelle-Aquitaine", Bordeaux "pique" bien des postes de travail à l’ex Poitou-Charentes !

    Une chose amusante dans l’interview d’Ingrid Berghman sur le même site "Invest in Bordeaux" :
    « Q : Un lieu bordelais très néo bordelais “friendly” ?
    R : Le Loginbar, sympa pour rencontrer du monde, les cadets sur les quais, on peut y jouer à la pétanque. »
    Les Cadets sur les quais, qui se veut un lieu gascon : "Estanquet, Pè tancat, nhacs"...
    Comme quoi il y a aussi une carte gasconne à jouer face aux nouveaux arrivants...
    Cependant, "Les Cadets" se plaignent sur leur site Facebook que "la clientèle change"...
    C’est donc compliqué, mais devrait jouer quand même une règle générale, qui vaut aussi pour la Gascogne : on attire quand on est "soi-même" et épanoui.

  • Le problème, c’est que Bordeaux n’attire pas pour ce qu’elle est mais pour les fantasmes qu’une catégorie sociale très particulière (mobile, mondialisée, urbaine, bohème) a de la ville, depuis 10 ans.

    Nous sommes vraiment devant un cas très particulier de bulle médiatique, où tout discours fondé sur la réalité du quotidien à Bordeaux n’a plus de prise.

    Je crois que nous allons au devant de désillusions personnelles immenses : tous ces jeunes couples qui achètent un taudis à Bacalan ou Bastide-Niel, qui ne trouvent pas forcément du boulot comparable à ce qu’ils pouvaient avoir à Paris, qui prennent en pleine poire tous les désagréments des grandes métropoles (transports chaotiques, coût de la vie, ...) sans les avantages de la capitale (vie culturelle riche, diversité, ...). Ce sont des drames familiaux en vue.

    Et puis en parallèle, la question très prégnante du déplacement des populations, poussées hors le centre-ville par l’implosion des loyers et des prix de l’immobilier. C’est particulièrement sensible dans certains quartiers comme Saint-Michel, Belcier ou La Bastide. Bordeaux devient fou.

  • Sur les 7 nouveaux Bordelais présentés en 1ère page de www.vivre-bordeaux.com, 3 n’ont pas choisi d’habiter au centre de Bordeaux, mais respectivement à Blanquefort, au Pian-Médoc, au Taillan-Médoc.
    C’est un indice à confirmer ; ça ne correspond pas à l’image du bobo de centre-ville.
    Je vois une orientation vers l’ouest, ça doit être l’appel de l’océan (Lacanau...) ; et peut-être la proximité de l’aéroport de Mérignac : ces gens là ne prendront pas forcément le TGV pour Paris, même avec un temps de trajet réduit. Maintenant, peut-être que la nouvelle LGV va entrainer une modification des choix d’habitation de ces nouveaux bordelais.

  • Lu dans le livre Souvenir d’un voyage à Bordeaux qu’a effectué Johanna Schopenhauer et son fils Arthur :

    On trouve ici l’authentique, le vrai Gascon. Adonné au plaisir jusqu’à l’exubérance la plus effrénée, il n’est cependant pas rétif au travail. Il peut tout supporter, sauf le calme et le silence. Il lui faut pouvoir tempêter, rire, crier, et il fait alors inlassablement ce qu’il doit......
    Un habitant du Nord, qui n’en a pas été témoin, ne peut se faire l’idée de la violence dans le ton et le geste des Gascons à la moindre occasion.......
    La langue du peuple-le patois gascon- a un son nasillard chantant et désagréable que le gosier rauque des gens rend encore plus ingrat. ............
    Mais jusque dans les classes plus élevées, on entend cette accentuation distinctive du gascon, de ce que on appelle le e muet, et de plus, bien des mots compréhensibles uniquement dans cette province.......
    La physionomie des classes supérieures à Bordeaux est ne outre aussi différente de celle du peuple que si elles étaient d’une tout autre origine

    Mon scan ne marchait pas, j’ai donc fait une impression écran :
    http://hpics.li/18ba88c




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