Notre région, c’est la Gascogne !


 
Navèth nom !

 

"Langue gasconne"

Quand le Béarn se désoccitanise (?)

mercredi 8 novembre 2017, par Vincent P.

Comme un changement dans l’air, ici au rayon régional du Parvis du Leclerc de Pau. Il y a quelques années, jamais il n’aurait été mentionné "langue gasconne", cela aurait été impensable, le rayonnage aurait été dit "occitan".

L’on assiste petit à petit au délitement du tout-occitan en Béarn ... même si du coup, des ouvrages indubitablement languedociens sont classés sous ce titre ! L’énorme erreur d’avoir appelé Occitanie la grande région voisine joue pas mal sur les esprits, je trouve. Les Béarnais qui ont œuvré 40 ans autour de l’Occitanie sont cocus.


Voir en ligne : Le Parvis Espace Culturel E.Leclerc - Tempo le Centre à Pau



Grans de sau

  • Ou comment faire le malin parce qu’on vient de découvrir l’eau tiède...
    Ça fait des années que le rayon régional porte l’étiquette "langue gasconne". Et que 80% des livres qui y sont présentés sont écrits en français.
    Et que les rares bouquins en gascon sont toujours les mêmes.
    Encore plus surprenant, les deux exemplaires en vente de "L’amourousè" d’Alexis Arette, n’étaient pas exposés sur cette étagère.

    • D’une part, je fréquente le Parvis depuis 20 ans. Je ne l’avais jamais remarqué. Et j’ai même le souvenir net qu’il était mentionné occitan. L’étiquette est neuve en tout état de cause, suite à la réorganisation du magasin.

      D’autre part, concernant le manque de renouvellement des livres, c’est un fait. Il a des causes profondes, essentiellement la raréfaction du public (disparition des classes moyennes lectrices, à fibre régionale), et l’absence de jeunes pousses qui investissent ces sujets (l’effet d’absorption de la jeunesse dynamique par les métropoles joue à plein et prive les villes moyennes d’élites intellectuelles potentielles).

      Enfin, on peut parler de la langue gasconne en français. C’est même souvent le principe des méthodes d’apprentissage.

  • Adishatz,

    L’enganada n’ei pas d’aver dat per nom "Occitania" a la region centrala.
    La peca ei de non pas aver precisat "Occitania centrala". Nosautes Gascons qu’em en Occitania Oèst. E qu’i a Occitania Nòrd, Occitania èst...
    E se correm l’Occitania sancèra, comprenem la lenga pertot, que sii gascona o pas.

    Coraument.

  • 2.Non, qu’es benlèu de doù har mes n’es pas vertat:la supausada intercompreneson hens l’"Occitania sancera" n’existeix pas .Nosautes gascons que podem entener l’occitan lengadocian tocant a las nòstas termieras (lo lengadocian on e’s ditz "la lait es cuièta e cauda" ) mes pas briga delà o tan chic .O se comprenem o devinam a mieitat qu’es pramor tot aqueras lengas (occitan,castilhan,italian,etc...) que son lengas latinas e ... que l’occitan es parlat tan com lo gascon per gent passada per l’escòla francesa ... E lo sol problema per nosautes dab la region Miejorn Pireneus/Langadòc qu’es qu’i augin embarcat quasi la mieitat de la Gasconha (orientau ) qui n’a pas arren a har dab aquò.

  • Adishatz,

    S’avetz viatjat pertot, qu’avetz podut veder (e entender) que la lenga occitana se comprén pertot. Ne disi pas qu’i a pas nada diférencia. Més la comprenença qui ei.
    Per contra, ne compreni pas ni lo castilhan, li l’italian, ni lo portugués, ni l romanés que son lengas latinas...

    Coraument.

  • Ah bon...

    Jo, que sui, m’ac pensi, pro assabentat deu gascon, e de l’occitan en generau. Aquí, suu permèr ligam, que sui desolat mes ne compreni pas qu’un cincau de çò de dit. Pénsatz, de vrai, lo vielh lemosin dab le casqueta que parlaré de hiu dab lo deu dusau ligam e que lo tresau compreneré tot tabé ? Que vs’ic disi, e aquò per conéisher hòrt plan los locutors eretèrs, que dirén n’a pas arré a véder (e totun, qu’aurén tòrt)....

    http://www.octele.com/video-oc/clinha/Bestiaire03.html

    https://www.youtube.com/watch?v=csnlhC20V80

    https://www.youtube.com/watch?v=4n95mENNg8I

    E’m pensi irèias atau, "tot que’s vau", "tot que’s pòt compréner", "cadun que pòt parlar dab qui que singui on que singui" que hèn hòrt de mau a l’occitan... Jo, que m’espanta quèn arreconeishi un mòt o un tròç de frasa de’queth Zéphirin Castellon, que’m disi qu’es esmiraglant de véder que similaritats, ne pòt i aver dinc aquí. Mes qu’es percè qu’aimi les lengas occitanas que coneishi qu’i a plan pro de diferenças entre iras. E que l’intercomprenença qu’es un mite...

  • Bonsoir,

    Le critère d’intercompréhension n’est jamais suffisant pour différencier deux langues. De plus il faut compter avec le tempo (un castillan rapide est insaisissable sans entraînement : qu’ils parlent vite ! Mais un vrai auvergnat ou un vrai nissart aussi) et le niveau de conversation, etc.
    C’est grâce à notre connaissance du français écrit que nous pouvons comprendre un peu des autre dialectes romans du Sud (il est bien plus facile de lire que de parler). C’est notre outil d’interprétation, devenu inconscient.

    Le gascon, l’occitan, et le catalan sont par constitution (et pour le gascon ataviquement) trois langues distinctes (auxquelles ont pourrait ajouter le nord-occitan si La Montanha avait eu une fortune politique).

    Cela dit, que l’on considère le gascon comme une langue ou comme un dialecte de l’occitan, tant que la définition linguistique ne déborde pas sur le reste, cela ne doit pas nuire aux actions pour la langue, du moins en principe.

    En faisant allusion au "reste", je pense au trajet accompli par l’idée "occitane". On est passé de la parenté sud-romane des parlers à l’idée d’une même langue dialectalisée en six (P. Bec, dans son Que sais-je-PUF qui ne parvient pas à concilier la chèvre occitane et le chou gascon), puis on a réduit les dialectes à des "différences" (ce qui ne signifie rien) dans "une seule langue". Ce tour de passe-passe masque la réalité et porte atteinte même à l’idée d’un "occitan à six dialectes normés".

    Cette notion d’"une seule langue" d’oc ou occitane est venue renforcer l’idée d’une "nationalité méridionale", la France des Méridionaux, Le Sud comme on dit maintenant.
    Il est regrettable que la juste reconnaissance du fait nationalitaire dans les pays d’Oc, avec tous ses efforts militants et ses réussites, a mené à un abus d’identité au détriment des peuples réels : Gascons, Provençaux et Occitans proprement dits (entre Garonne et Rhône). (Les Catalans pour leur part se sont émancipés.)
    L’Occitanie fait maintenant écran. Contradiction interne : ce qui devait faciliter la prise de conscience est un degré de plus dans le brouillage identitaire.
    La région française dite Occitanie est le fruit aigre de ces embrouilles, et ne sert pas la Gascogne. Nous ne sommes plus ici dans le domaine de la / des langues.

    Mais il ne faut pas relancer inutilement de vaines querelles. il suffit d’être occitano-indifférent.

  • Boooo ! Be parla plan lo tipe !! Esmiraglant de sintèsa !!




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