Pas de boulangerie au delà de l’autoroute !
Midi approchant, il me faut du pain, pour pique-niquer.

(Estillac)
Allée de Rouzès
Ce n’est pas allée de Rouzès que je vais en trouver.

(Estillac)
Lescourre
Passé le centre officiel de la commune (mairie, bibliothèque...) et arrivant à Lescourre, je comprends qu’il y a peu d’espoir : nat comerci, ni de boca, ni d’arren ! [1].
Un piéton à qui je demande me répond en plaisantant qu’« ici on mange sans pain », et m’indique une boulangerie à Roquefort, deux rond-points plus loin ; ça finira par dévier ma trajectoire vers Roquefort !
Ce désert alimentaire d’Estillac est au delà de l’autoroute : en deça, à l’Agropole (avec ses milliers de salariés), il y a lo dequé, avec « L’enseigne aveyronnaise La Panetière ».
Et il y a eu un projet de Lidl, qui ne s’est pas fait, remplacé par un projet de padel...
« Au grand désarroi du maire d’Estillac, qui croyait concrétiser (...) entre rocade et autoroute A 62, son rêve d’enseigne alimentaire pour la commune. À défaut de Caddie, Jean-Marc Gilly aura des filets. Ceux des dix courts attendus dans le futur Olympus Padel. »
Sud-Ouest - Avec l’Olympus, le padel en Agenais entre dans une nouvelle dimension
🎾 L’Olympus Padel, complexe dernier cri et haut de gamme de 10 courts couverts, avec boutique, bar ou encore salle de séminaire, va ouvrir en septembre 2025 à Estillac
— Mathilde Curien (@mathildecurien.bsky.social) 11 décembre 2024 à 16:08
L’autoroute constitue pour l’instant une barrière.
Il y a quand même « l’espoir de l’installation d’une épicerie de proximité vers le centre bourg, entre halle et médiathèque »

(Estillac)
Peyrelong
Entà capsús !
Vers le sud, ou vers le dessus... ici ce ne sont pas les Pyrénées, mais les premiers coteaux de Gascogne, où se situe le vieil Estillac et son château (de Montluc ou Monluc).



(Estillac)
Couchillon
Avant le château, le hameau de Couchillon, dont Gasconha.com peine à expliquer le nom, mais qui a le bonheur de garder une maison vasconne...
Et derrière le château, et qui devait en dépendre, puisqu’elle n’a pas de nom propre, une autre maison vasconne, hélas peu visible depuis la route...


Estillac
Glèisa beròia tanben...
Redescente vers le monde urbain (et la boulangerie de Roquefort)


(Estillac)
Le Buscon
Après le Buscon, qui est un hameau ancien, ce sont surtout des lotissements récents, qui tolèrent des toits de tuiles grises.
Parfois, une borde ancienne subsiste, et peut donner son nom à un lotissement, comme "Les Prés de Lasbrugues".

(Estillac)
Plat de Carrère

(Estillac)
Champs de Lassalle

(Estillac)
Lasbrugues

(Estillac)
Rappetout
Une croissance urbaine (trop ?) rapide
Le maire partage la volonté de canaliser cette croissance...
« nous sommes en évolution très rapide et très brutale puisque nous sommes en permanence obligés de tout agrandir : locaux scolaires, accueil de loisirs… »
« Nous avons 90 ha de terrains économiques et de zones d’activité sur la commune avec près de 3000 salariés. Vu le contexte, l’augmentation des coûts de déplacement, les difficultés de circulation entre la rive droite et la rive gauche, les gens veulent habiter à proximité de leur travail. »
« Aujourd’hui nous révisons le PLUi et nous allons encore essayer de diminuer encore les surfaces à urbaniser pour les limiter à des besoins ponctuels de maillage routier ou d’organisation géographique des déplacements. »
« Nous avons une vision d’Estillac dans 10 ans qui passe nécessairement par une stabilisation de la population autour de 3000 à 3500 habitants. »
Quidam l’hebdo - Jean-Marc Gilly : « Nous sommes sans cesse obligé d’agrandir »
... tout en remarquant que des terres sanctuarisées pour l’agriculture, « personne n’en veut » :
« Lors du précédent [PLUi], nous avions 138 hectares à urbaniser, nous en avons gardé 34 », détaille le maire. Le problème, c’est que les 104 hectares de terres agricoles, personne n’en veut.
Estillac, petite ville qui a (presque) tout d’une grande
On peut comprendre que les agriculteurs ne sont pas motivés pour galérer sur des terres entrelardées de lotissements à l’esprit urbain, et qu’ils pourraient vendre à bon prix si le PLUi l’autorisait.








