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Marensin

Pays negue

Landes de Gascogne

Soustons

Bathurt / Baturt

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Toponyme bien énigmatique, d’allure bascoïde pour dire la vérité.

prepausat per Vincent P.



Grans de sau

  • Maison du type dit "des Anglais", avec ses croisillons. On en trouve surtout en Maremne et Marensin mais aussi jusqu’au Nord du Born avec la maison du Préfet, aux Esleys, à Parentis (vue sur ce site).

  • L’appellation "des Anglais" pour ce type de maisons serait vraiment à éliminer, si nous en avions la possibilité médiatique : elle ne correspond à rien de tangible, sous-entend que des choses belles sont nécessairement d’exportation, et surtout passe sous silence qu’elle n’est qu’une itération de la maison à façade-pignon, si abondante en Gascogne.

  • A propos du toponyme Bathurt : il convient de constater autour de l’ancien étang de Tosse, devenu étrangement "Étang blanc" (cela sent son appellation du XIXème siècle, même si je peux me tromper) une densité importante de micro-toponymes basques (je ne parle pas des macro-toponymes basco-aquitains plus évidents que sont Seignosse ou Tosse).

    Il peut s’agir de patronymes devenus toponymes bien évidemment, mais la forme linguistique desdits toponymes me semble relever plutôt d’un vieux fond descriptif, qui aura suivi les mêmes évolutions que les toponymes plus au Sud, en Orthe ou Seignanx, ou encore en Pays de Gramont.

    Ainsi, au Bas Tosse, on trouve : Audios (toponyme basco-aquitain en -os), Artisson, Navachon, Naouas. Le nom du quartier Hardy de Soustons mériterait aussi une analyse poussée.

    Artisson, par exemple, ne me semble pas pouvoir être autre chose que le basque *artitzun, à savoir la base arte "pin" doublement suffixée par un collectif -itz puis un locatif -un, autrement une "pinède". Navachon, plus énigmatique, semble devoir être ramené à un hypothétique et obscur *nabaitzun, à moins que ce ne soit le diminutif roman du voisin Naouas (dans tous les cas, comme Nabas en Béarn, c’est vraisemblablement un toponyme basque).

    Dans tous les cas, ce sont des toponymes type Bidache (Bidaitzun, devenu Bidachon, Bidachen, Bidache), au plus près de l’environnement bascophone, qui fournissent la clé d’analyse. Et il serait intéressant de chercher dans la documentation ancienne des lieux-dits qui auraient disparu.

  • Les ouvrages de Pierre Toulgouat ont entériné quelques erreurs en ce qui concerne l’architecture traditionnelle landaise, notamment cette dénomination "maison des Anglais" qui semble être, à l’origine, une appellation populaire. C’est un travail remarquable sous bien des aspects mais il souffre de quelques lacunes et carences.
    D’autre part, des noms de lieux comme Bathurt, Soustons (South Town), Hardy ou Hossegor (Horse guard) ont entretenu et entretiennent cette anglomanie.
    Quand on sait qu’en Gascogne, trois toponymes à peine sont vérirablement dus aux Anglais (Libourne, Nicole et Hastingues).
    Quant aux toponymes de souche basque ou aquitaine, ils sont nombreux sur le littoral landais (Maremne, Seignanx, Marensin, Born et Buch). L’étude détaillée à l’aide de Géoportail est parlante.

  • Dans Bat(h)urt il y a Bat (le bat en patois = le val, la vallée). Reste à expliquer (h)urt. Les noms de lieux avec Bat + adjectif sont nombreux sur la frange littorale, de l’Adour au Bassin d’Arcachon.

    • Le problème vient plutôt de savoir quand le toponyme a été formé, car si l’hypothétique composé en vallem est ancien, à l’intervocalique, -ll- du latin devient -r- et l’on aurait Barurt (cf vraisemblablement Barousse, Barescou, et autres innombrables toponymes pyrénéens).

  • « Bathurt pourrait être la juxtaposition de deux mots proches par leur sens, l’un gascon (vath = vallée) et l’autre basque (urd=plateau) »
    Bathurt

  • Sur le site filae l’origine des noms de famille Dourthe et Ourthiague semblent posséder une racine commune basque en urt.

    - soit il provient de l’agglutination du mot urt et du suffixe aga qui signifie : à l’endroit (où les terres) sont inondées.
    - soit il provient de l’agglutination du préfixe d et du mot urte qui signifie : de ( l’endroit où les terres ) sont inondées

    Bathurt pourrait être la juxtaposition de bath et urt : val inondé.
    Cette explication n’est pas reprise dans ce document sur l’origine de Bathurt :
    http://www.soustons-noms-lieux.fr/wp-content/uploads/30b%20grandes%20notes/Bathurt-v7-gde-note-copie.pdf

    L’explication est peut simpliste...

  • Valant ce qu’elle vaut, une autre piste se trouve page 106 de l’ouvrage "Lacs, étangs et courants du littoral aquitain" (Au temps des galups et des vaches marines), par Jean-Jacques Fénié et Jean-Jacques Taillentou, Éditions Confluences, 2006.
    Il existe en effet un "étang de Batourtot au Porge, en Médoc...


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