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Còr de Bearn

Arthez-de-Béarn / Artés de Bearn

Le pastis d’Arthez / Lo pastís d'Artés / Lou pastís d'Artés


"D’ou pastis de Broussé que s’en mingé mati é sé." pastís
Du gâteau de Broussé on en mangeait matin et soir.

Que l’èi crompat... je vous en donnerai des nouvelles !
Peu après, j’ai vu que le Carrefour Express d’Orthez vendait un pastis venant d’Ozourt (Chalosse), et je me suis rappelé qu’aux dernières hèstes de Dax une voisine de table l’avait vanté.
Halip Lartiga a d’ailleurs écrit ici "A Ozourt, il y a le meilleur pastis des Landes. Avis aux amateurs.".

L’idée germe en moi d’une carte du pastís, appuyée sur nos dégustations...

prepausat per Tederic Merger



Grans de sau

  • Qu’ey boun !
    Bonne texture, pas du tout brioché, un goût original qui m’a surpris au premier nhac.

  • Le pastis béarnais est différent du pastis landais, il est presque rance en fait, du moins c’était ainsi qu’il était fait vers Morlaàs. L’apparition du pastis brioché était déplorée par mon grand-père dans les années 90.

    Il est très possible que le pastis landais, originellement, était bien moins brioché qu’il ne l’est actuellement.

  • Dans tous les cas, il y a autant de pastis que de fromages de brebis, ce n’est pas un produit standardisé, du moins pas tout à fait. Je suis bien partant pour une carte des pastis ! Et organiser chaque année une pastissade, avec concours.

  • Le vrai pastis landais n’est absolument pas brioché, sinon c’est une brioche et pas un pastis. Il doit être mangé un peu rance effectivement. Celui d’Ozourt (Laborde) était un des meilleurs mais ce n’est plus le cas. Celui fait à Souprosse et vendu chez Maïsadour (Gamm Vert) est le véritable pastis landais.

  • Je doute qu’il y ait un véritable pastis landais et je les ai toujours connus tous différents les uns des autres*.
    Mais c’est vrai que j’en ai gouté un il y a peu qui m’a déçu ; j’aurais eu du mal à le distinguer d’une brioche. "Lou pastis landais" (sic,hélas) du boulanger-épicier de Saint-Jean de Marsacq est bien, ni trop "mitiout" ni trop dense.

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    Enseigne d’une pastisserie à Saint-Jean de Marsacq
    de Saint Jean de Marsacq (Pays de Gosse), qui fait d’ailleurs du bon pastis.
    On aurait préféré "Lou pastis landés" ou même plutôt "landeus" (puisqu’on est dans le franco-phonétique) parce que le "ais" n’a pas de raison d’être en gascon, et qu’on risque du coup de prononcer "landais" comme en français...
    En gascon negue, on prononce "lou pastis landeus".

    Bonne idée, que cette pastissade concours à venir (avec un peu d’exercice physique en contrepartie, peut-être !).

    *après tout, pastis est un nom générique ; gâteau ...

    • Oui, c’est un peu comme pour la langue, qu’on reconnait toujours comme du gascon malgré ses légères variations de village en village.
      Du coup, je pense que l’appellation "pastis landais" est contestable, qu’elle est probablement une création tardive qui a intégré des limites départementales qui n’avaient rien à voir avec les recettes du pastís.
      La preuve avec ce pastís d’Arthez de Béarn... Et je suppose qu’il y a aussi un continuum avec le "gâteau basque" (euskal pastiz).
      Je sens que nous allons bientôt déboucher sur l’appellation "pastís vascon" !-)

      Je vais donc modifier la notice du mot pastís sur Gasconha.com pour en enlever les mots de "délicieuse brioche landaise" ; c’est moi qui avais dû écrire ça, et c’est maintenant indéfendable (sauf le qualificatif "délicieuse").

  • L’article Wikipedia est très incomplet sur la question :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastis_landais

    Il parle de "pastis d’Amélie", originaire du Béarn, qui serait moins brioché : on sent l’intervention du béotien sur l’article, qui ne parvient pas même à mettre en balance le fait que le pastis dit d’Amélie n’est qu’une marque commerciale parmi d’autres en Béarn, produisant du pastis.

    Le véritable nom du pastis semble bel et bien celui que j’entendais dans mon enfance, à savoir le "pastis bourit", ce qui permet de désigner correctement ce gâteau. Ensuite, il conviendrait de démêler les liens de cette recette avec celles d’autres pastis régionaux : le basque, la croustade dite aussi pastis (qui ressemble au pastis dit du Quercy, chez nos voisins de Guyenne).

    Pour revenir au "pastis bourit", il semble assez intuitif d’imaginer qu’il s’agit en tout cas de la même recette, en Béarn et dans les Landes, et que dans ce dernier département (à défaut d’un autre terme pour désigner l’ensemble landais où le pastis est préparé), il s’est trouvé devenir plus brioché au fur et à mesure des décennies.

    Il y a donc à creuser autour du "pastis bourit", et surtout à s’opposer aux appellations modernes de "pastis landais", ou pire, de "pastis d’Amélie", qui tend à s’imposer en Béarn, un peu comme sopalin ou frigidaire ...

    La pastissade peut être l’occasion de remettre les choses à plat ! Ce peut être un projet intéressant, il conviendrait de prendre attache avec les organisateurs de la garburade, pour savoir comment ils s’y sont pris, mais il semble net que se rattacher à un comité des fêtes est la seule possibilité.

  • Excellente idée.
    Parmi les partenaires d’un tel évènement qui pourrait se raccrocher à un évènement du type de celui qu’organise l"association Gasconh’à table à Samatan en novembre,figurerait naturellement la chambre de métiers et de l’artisanat des Landes et peut-être celle des PA(voir coordonnées ci-dessous).
    Je signale du reste la Fête de l’artisanat organisée dimanche prochain 23 septembre à Pau (université des métiers,34 avenue Léon Blum) par la CMA des PA ;si certains de nos amis sont disponibles pour y aller et tester l’idée,c’est sûrement une bonne occasion.

    www.cma-landes.fr tél 05 58 05 81 81
    et www.cma64.fr

  • Résultat de ma visite aux nouvelles Halles de Pau ce dimanche : j’ai acheté un "pastis d’Amélie".
    Vincent a raison d’insister sur le fait que "Amélie" est ici une marque de producteur, et qu’il faudrait éviter que cette marque devienne un nom commun selon le modèle Frigidaire et mobylette.
    "pastís bourit" est à préférer : totalement gascon, béarnais, et ne pose aucun problème de prononciation pour les francophones (sauf le roulage du r, mais on ne va pas être si exigeant !).

    Qu’ey boun ! Mais plus "passe-partout" que celui d’Arthez de Béarn. Je ne sens pas non plus tellement les arômes naturels et de vanille signalés par la notice.

  • Francament, per jo, aqueth pastís d’Amélie n’es pas aquò un pastís borit... Lo d’Ozourt, lo de Sopròssa (qu’i anèvan de Mamisan avant dab le mia gran mair especiaument per’quò) que’n son. Mes que n’èi descobèrt un navèth dont es excelent.

    Qu’es aqueth e que l’arrecomandi :

    https://www.tauzietnco.fr/producteur/49/Pastis-Mitchut-Patrice-Lubet

    Pastís mitchut ! A nòste, que disèn meilèu "mitche". D’un gâteau à moitié cuit : il est mitye.

  • Renaud, e sabes on es Tauziet a Ossegòr ? Non’u vedi pas hens las paginas blancas de l’anuari...Ni tapauc suu siti de Tauziet.

  • Be, non.... Que sèi que’n venden a St Delian (St Julien en Born). Francament, qu’es excelent.

  • Tout à fait d’accord avec Tederic "c’est un peu comme pour la langue, qu’on reconnait toujours comme du gascon malgré ses légères variations de village en village". Le pastis avait ses variantes de famille en famille.
    D’ailleurs Patrice Lubet en héritier de sa mère Christine l’a dénommé "michut". Il a raison, c’est ce qui faisait la différence d’une famille à l’autre : le fait qu’il soit "michut " avec une dominante "fleur d’oranger" ou "rhum" et un accompagnement à la crème "anglaise" … mais ça c’était avant !

  • Mon oncle, A. Suscosse de Nerbis qui était à l’époque un chef de cuisine connu, a fait dans les années 1930sqq des "démonstrations" de cuisine dans toute la France dans les cinémas et les salles de spectacles. Il s’agissait d’apprendre aux "ménagères" à faire de la cuisine "moderne" sur les cuisinières à gaz, jusqu’alors c’était l’âtre et les fours du boulanger , avec des produits eux aussi modernes, comme la levure (avant on faisait son levain soi-même) ...
    A la fin des démonstrations une tombola avait lieu et les assistants pouvaient gagner les plats.
    Le Tonton vendait aussi son livre "Notre table", et là où je veux en venir, c’est qu’il y a une recette de "pastis landais",dans le bouquin ce dont je me souviens pour en avoir mangé c’est que chez nous il y mettait des pruneaux .
    Donc le pastis "landais " a pu être gagné à Dijon comme à Boulogne sur mer (j’ai trouvé des articles de journaux locaux de ces années là qui signale la présence de cet oncle propagateur du pastis) il y a plus de 80 ans.


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