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Armagnac

Gascogne médiane

Montréal

La vallée du Larluzent / La vath deu Larlusent / La bat dou Larluzén

En "normalizat" :

La vath deu Larlusent
Prononcer "La bat dou Larluzén"

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Depuis la petite église de Luzanet, une vallée se dessine, c’est celle du Larluzent, un ruisseau, le "Lar luisant".

*lar(r) est un hydronyme fréquent en Gascogne méridionale : Laà, Larrus, ... Il doit probablement être tiré du basque larre "lande".

Selon mon analyse, c’est l’adjectif "luisant" qui est accolé à ce Lar : il est fréquent que les ruisseaux soient discriminés de la sorte, déjà en hydronymie celte.

prepausat per Vincent P.



Grans de sau

  • Une hypothèse que je caresse fortement depuis une demi-heure :
    Si le ruisseau de Larébuson à Lausseignan est en fait l’arriu de l’Arrebuson,
    Barbaste - Moulin sur l’Arrebuson
    "le Larluzent" pourrait être l’arriu de l’Arrelusent ou même tout simplement l’arriu arrelusent (l’arlusent pour les intimes !), donc le ruisseau qui brille.
    Palay donne relusén,-te pour reluisant et l’ajout du a prosthétique est normal en gascon.
    Et la chute du e de arre est possible, sur le modèle de arredon qui donne ardon.
    La présence d’un lieu "Luzen(t)" à 300 mètres au dessus du ruisseau pourrait bien être en rapport. Cassini ne mentionne pas ce lieu, donc il est relativement récent et pourrait avoir pris son nom du ruisseau.

    Une recherche par Google donne un vin de Gascogne nommé "L’Arluzen", qui vient du domaine de Caude*, à Montréal, justement sur ledit ruisseau, environ à 1,5 km en amont de Hountarràbi...

    *Plutôt Caudé, selon le cadastre napoléonien et mon intuition gasconne...

  • En somme :
    arredon > ardon
    arrelusent > arluzén
    arrazac > Arzac(q) (cf explication de V.P.)
    sauf que dans ce dernier nom on aurait ar-, pas -er
    mais ça marche.
    Autres mots en er( )-, ar( )- avec chute de la voyelle ?

    • Je t’en donne quelques uns en vrac. Le phénomène me parait courant, mais je ne sais pas du tout s’il est soumis à des variations locales.
      Maintenant, il faudrait que je cherche dans les noms de lieu.

      arrecardèr -> arcardèr
      arregüèit -> argüèit
      arromegar -> armugar
      arrapar -> arpar
      arrepastar -> arpastar

      Il me semble aussi :
      arrecastar -> arcastar
      arredalh -> ardalh

      et arnegar, arpunt...

      Et peut-être arrecuélher -> arcuélher ? (je m’avance un peu !)
      [Un an après, je pense que je ne m’avançais pas trop en disant que arcuelh vient de arrecuelh.
      Je ne vois pas quelle pourrait être sinon la formation de ce mot arcuelh,arcoelh qui d’ailleurs ne semblent pas exister dans les parlers d’oc non gascons.

      Confirmation par Marie-Claire, groupe Facebook Esprit gascon :
      "On lit dans le dictionnaire gascon/français de l’abbé Vincent Foix "arrecouélh, sub. masc, accueil, réception (Chalosse)"

      Tederic]

  • Je ne donnerais pas cette interprétation. Il y a beaucoup d’endroit où l’on ne dit pas "larèr" mais juste "lar" avec le "r" qui sonne. Jo que dirí donc

    Lar Lusènt => le foyer brillant.

  • Intéressant. Est-ce que cet abrègement se produit dans d’autres mots en -èr ? Ou est-ce qu’il suppose un étymon plus court que celui de larèr, qqch comme *laru- sans suffixe ?

  • Bouna questioûn... Nada irèia !! Que sabí aquest mes n’èi pas jamè calculat en’quest punt bè !


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