Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Attitude Rugby
par Gérard S-G le 26 février 2012

Dans le numéro 48 (janvier) de Rugby Attitude (un magazine publié à Paris et qu’on aimerait voir paraitre à Bordeaux...), quelques articles révélateurs de la liaison intime et encore mal expliquée entre rugby (à XV, bien sûr !) et peuple gascon (ou plutôt peuples vascons puisque le numéro fait la part belle à la région mixte du BAB) :

- le rugby de Capelle,

- le Vino griego : chanson vagabonde (dont l’article ne dit pas qu’il existe maintenant une version gasconne que nos avons chantée -n’est-ce pas, Tederic- aux dernières fêtes de Dax),

- Guy Accoceberry :un pur béglais (ça daille, ça daille !)

- Oloron-Tyrosse : un dimanche à la camagne (avec la figure fabuleuse du P.Coustié !)

- Greta Garbure : Yvonne Hégoburu, entre rugby, vin de Jurançon et mémoire familiale..

Du vrai bonheur, qui le serait encore plus avec du gascon dedans !




  • par Vincent.P le 27 février 2012

    Si l’imaginaire gascon fournit encore au rugby une partie de sa mythologie, la vérité de ce sport dans la France contemporaine est qu’il est devenu celui des métropoles, que les clubs gascons n’ont pas su survivre au virage du professionnalisme et que ceux qui survivent en Top 14 ou Pro D2 vont chercher leurs joueurs dans les pays anglo-saxons de l’hémisphère Sud, dans le Caucase ou dans les îles du Pacifique.
    Il n’y a plus rien de "communautaire" dans le rugby de Gascogne, sauf dans les plus petites divisions, celles du rugby des villages, mais là encore, il s’agit d’une branche plus ou moins raffinée de l’esprit feria hispanisant, que l’on peut cependant dresser à terme, en le gasconnisant, pour peu que l’on sache dans les années à venir, parler clairement et séduire.

  • par Gérard Sent-Gaudens le 28 février 2012

    Esprit feria hispanisant, je ne crois pas puisqu’au contraire, le rugby nous est venu des brumes d’Albion, mais en effet, comme la "culture feria" un substitut plus ou moins réussi d’identité culturelle pour une population qui se sait différente, mais ne repère plus très bien en quoi elle l’est et, ici ou là, cherche à reconnaitre dans les aliments culturels qui passent à sa portée, ce qui pourrait coller avec ses qualités propres, ses particularités plus ou moins enfouies.
    L’esprit communautaire sans doute, entre autres, qui le différencie probablement du supposé "individualisme français" (quoique là aussi, il y aurait à redire à ce type de généralisation...)
    Et c’est vrai qu’on le trouve assez pur dans le rugby de nos villages comme dans d’autres manifestations ludiques ou sportives.
    Que le rugby communautaire et "gratuit" soit menacé par l’argent et la "pipolisation", ce n’est hélas que trop clair et il faut aussi reconstruire, reconquérir ce monde là à partir du rugby communautaire dont restent des éléments, plus sans doute qu’on ne croit, dans nos villages et même dans les grands clubs.
    Mais comme le dit Vincent P, il faut nous savoir parler clair et séduire.
    Comment ? En entourant les clubs les plus sympathiques à la conservation collective des valeurs locales, en chantant avec eux (pas n’importe quoi, plutôt "vin grec" que des couillonnades dans l’air du temps), en écrivant sur ce thème qui n’est chasse gardée ni de Midi Olympiques de Rugby Attitude !
    Il ne doit pas manquer d’experts passionnés autour de nous ,non ?

Proposez un gran de sau !
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