Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Manifeste pour la reconnaissance du béarnais et du gascon
par jmcasa le 4 juin 2012




  • par Vincent.P le 4 juin 2012

    Oui mais pourquoi "le béarnais et le gascon" ?
    Le béarnais n’existe pas ... Le Béarn parle gascon ... et est traversé par les grandes isoglosses de la langue.

  • per ua vets..
    par miqueu le 6 juin 2012

    Entièrement d’accord avec Vincens pour une fois !
    Le Béarnais linguistiquement n’existe pas, c’est bien du gascon dont on parle et si l’on s’en réfère aux grands linguistes de l’IBG, lequel Béarnais ? Celui parlé en Aspe, Barétous, Ossau, Garlin, Morlaas ?
    Allons un peu de sérieux, notre langue est du Gascon.

  • Pourquoi pour une fois ?
    par Vincent.P le 6 juin 2012

    Linguistiquement, j’ai toujours été en accord avec les occitanistes qui sont des linguistes éminents : il n’y a pas de langue béarnaise (sauf à appeler ainsi celle des fors ou la langue littéraire médiane de l’Escole Gastou Febus) et le Béarn parle diverses variétés de gascon (en Vic-Bilh, on parle comme en Astarac ; à Pontacq comme à Lourdes ; à Orthez comme à Saint-Sever ; ... ).

    En fait, j’irai même plus loin que la linguistique : je pense que le Béarn dans les faits n’existe pas, humainement parlant.
    C’est une construction politique qui induisait une fidélité juridique mais dans les faits de la vie réelle (mariages, foires, l’économie et le social en somme), le Béarn n’avait aucune existence concrète, il n’y a aucune frontière entre Garlin et le Tursan, entre Orthez et la Chalosse (pour cause, c’était le même évêché de Dax), ... Les Ossalois étaient tout autant les ennemis des Aspois que des Lavedanais.
    Je suis assez persuadé que le petit patriotisme béarnais est une reconstruction romantique d’intellectuels palois au XIXème siècle (Henri IV et tutti quanti) : je n’ai jamais rencontré de patriotisme béarnais parmi les paysans du NE du Béarn dont je suis familier. Ou alors toujours par opposition : par opposition des enclavés bigourdans (alors qu’ils étaient tous cousins) par exemple.

    Le Béarn, comme nombre d’entités politiques médiévales, n’a pas de réelle existence. Ce qui ne signifie pas qu’il faut s’interdire de vibrer pour ce pays.

    Pour finir, je suis en désaccord avec les occitanistes sur un point, mais crucial : sans remettre en cause les liens linguistiques existant entre le gascon et le reste des dialectes gallo-romans méridionaux de France, je ne pense pas que lesdits liens suffisent à caractériser l’existence d’une nation, d’un peuple ou je ne sais quoi qui mériteraient que l’on se batte, tant l’évidence gasconne me paraît à privilégier, d’autant plus que politiquement, c’est quand même plus rusé de se donner pour champ d’action le petit quart SO de la France que le tiers Sud de l’Hexagone.

    Et puis c’est comme ça, je ne me sens rien en commun avec les Provençaux ou les Limousins, avec les Languedociens et les Guyennais, si (mais Aquitaine et Midi-Pyrénées sont là), mais surtout en fait avec les Basques, les Aragonais, jusqu’aux Cantabres, et ça, l’occitanisme n’apporte pas de réponse.

  • par inconnu le 6 juin 2012

    En fait, c’est la quasi totalité du microcosme régionaliste méridional de France, qu’il soit occitaniste, béarniste ou gasconniste, félibréen ou autre qui est d’une médiocrité invraisemblable !


    Réponse de Gasconha.com :
    Mais la médiocrité n'est-elle pas dans tout groupe humain, si on a un regard noir, par la définition même du mot "médiocre" qui vient du mot latin qui veut dire "moyen" avec un suffixe "ocre" péjoratif ?
  • par PJM le 6 juin 2012

    Oui, c’est encore un cas de confusion entre l’appartenance territoriale historique et la description dialectale.
    Et pourquoi pas une langue par département ? Cela faciliterait la tâche des linguistes.

    Certains ’sociolinguistes’ estiment, comme l’a publié récemment M. Blanchet sur le site de l’IBG, que ’le béarnais’ pourrait bien se constituer en langue indépendante si telle était le désir de ses utilisateurs.
    Façon d’évacuer en douceur les micro-langues et de tourner le dos à la description objective. Et de sortir de la longue durée.
    En ce sens l’avenir d’une langue est aussi entre les mains de ceux qui la définissent (y compris ses ennemis !).
    C’est la question qui fâche : les langues ne sont pas des superstructures mais définissent des peuples. S’interroger sur les unes, c’est découvrir les autres...

    Langue et histoire sont liées : on constate ainsi que la notion de ’provençal’ déborde largement le cadre du provençal ’sud-occitan’ vu par l’IEO, puisqu’on la rencontre largement en Dauphiné (ex-’provençal alpin’).
    Ici, comme l’a vu M. Blanchet, le sentiment historique détermine le sentiment de langue.
    Confusion ? Non, simplement l’appartenance linguistique ne suffit pas à elle seule à définir un groupe ethnique.

    Et la Gascogne, qui est par excellence une aire ethnographique ? En distinguant béarnais et gascon, même sans intention perverse, on contribue effectivement à casser ce qui reste d’objectif dans la conscience d’appartenance gasconne.
    J’entends bien qu’il faut être explicite et que le mot ’béarnais’ n’est pas déplacé pour se faire comprendre, mais à la longue, l’effet est négatif parce que les représentations provincialistes, valables à leur niveau, détruisent leur objet en le réduisant, en l’enfermant.

    Tout dépend bien sûr de ce qu’on met sous le mot : une querelle graphique ? (encore !), un rapport épineux avec ’les pays d’Oc’ ? (je suis prudent).

    Normalement les parlers et la langue commune s’épaulent. Dans le cas du gascon les parlers sont en voie de disparition et la langue commune n’est qu’ébauchée.
    À ma connaissance Jean Lafitte défend bien ’la langue gasconne’ et les méthodes IEO se réfèrent au ’dialecte gascon’ (voir par exemple Grosclaude préfacé par Pierre Bec). On ne peut pas ignorer que les parlers de Béarn, Born, Aran, etc., sont du gascon et LE gascon). De quelque école qu’on se réclame on dispose de toute l’information nécessaire.
    Une erreur qui dure devient une faute.

    L’attachement à un Béarn quelque peu idéalisé, l’importance accordée à des traditions graphiques réputées béarnaises, doivent être équilibrés par la forme qui les justifie en dernière analyse.
    Le localisme doit trouver sa place à l’échelle appropriée, dans le temps et l’espace : la Gascogne et le peuple gascon, fût-il en voie d’effacement.

    Ce qui est derrière tout cela au fond, ce n’est pas du tout le Béarn, c’est le Département, c’est le cadre départemental incrusté par l’école, l’administration et le reste.

    Finalement, il y a plusieurs façons d’user de la référence locale. La bonne me paraît de jouer sur l’idée d’un gascon nourri par ses divers parlers mais assis sur une l’idée d’une grande langue partagée.
    Les Béarnistes pourraient concevoir autrement leur rôle dans la renaissance gasconne (s’il doit y en avoir une, et s’ils la souhaitent).

    Reconnaissons-le, le mot ’gascon’ est sous-employé. On parle ici de ’langue béarnaise’, là d’’occitan de Béarn’.
    Ce ne sont pas les mêmes qui abusent de ces expressions (on le sait de reste) mais le résultat est identique : barrer le chemin à une conscience d’identité gasconne, qui ne se fonde pas seulement sur la langue. C’est la question de fond.

    Positivement : Pourquoi ne pas dite ’manifeste pour la reconnaissance du gascon dans tous ses territoires’ ? ou ’en Béarn’ ? Trouver la formule ?

    Mettre en valeur Béarn, Comminges, Bordelais, Bigorre, c’est bien. Mais il faut oser parler de ’peuple gascon’, quitte à ne pas se faire aimer. Il n’y a pas d’autre voie.

  • par Vincent.P le 6 juin 2012

    Disons que les individualités qui ont mené le combat depuis quelques décennies ont été décevantes ... avec tout le respect qu’on leur doit.

    Je pense que cela s’explique facilement : Paris a aspiré nos élites locales depuis des siècles et de façon accélérée depuis les Trente Glorieuses.
    Il est assez manifeste que les militants régionalistes se soient trouvés être les enseignants du primaire et du secondaire, qui ne sont pas soumis à la mobilité. Inversement, on a vu débouler des enseignants venus d’ailleurs, qui ont profité de la vacance de l’intellect pour devenir des gourous.

    Je pense de manière générale que la France du SO n’est pas mûre pour prendre son destin en main, il n’y a qu’à voir ce que la décentralisation a donné.
    Pire, la décentralisation a été pour le personnel politique parisien ou énarchique une façon de s’implanter dans des fiefs.
    Je respecte Alain Rousset mais qu’attendre du chef d’un exécutif local qui a fait le transfert de la fonction publique vers la politique après parachutage au sortir d’une grande école ? C’est ça notre élite locale ?

  • par lou Laugaà le 10 juin 2012

    Je reprends une partie de l’intervention de JPM : ‘c’est encore un cas de confusion entre l’appartenance territoriale historique et la description dialectale.’
    Pourquoi parler de confusion, il est écrit dans le manifeste ’Par exemple, dans l’ensemble gascon, le béarnais est écrit depuis le XIe siècle.’
    Puis : ’reconnaissent que le béarnais, et plus généralement le gascon’.
    Il est bien affirmé ici que le béarnais est du gascon.
    Je rejoins vincent P. :’le Béarn parle diverses variétés de gascon’, étant originaire du nord du département des PA, je ne vois aucune différence entre les parlers de mon père né dans le département, et de son beau-frère né à Castelner, canton d’Hagetmau.
    Par contre autant mon père va facilement dire qu’il parle béarnais, autant mon oncle dira qu’il parle patois.
    Que les différents parlers de la vicomté de Béarn aient été nommés à partir du XVIème siècle sous le vocable de béarnais et que les actuels habitants de ce territoire éprouvent (encore ?) une vague fierté à se nommer béarnais ne mérite t’il pas d’être souligné ?

  • IBG, le gascon et le béarnais
    par lou Laugaà le 10 juin 2012

    Nulle part l’IBG ne parle de différence linguistique entre le béarnais et le gascon.
    La seule référence au béarnais est dans sa légitimité historique sur l’ancien territoire de la vicomté de béarn. Mais quand on veut noyer son chien.........

    amistats à touts.


    Réponse de Gasconha.com :
    Il fut un temps pas du tout lointain où le site web de l'IBG donnait une liste de langues d'oc où le gascon et le béarnais figuraient au même niveau que le provençal.
    C'est ce genre d'énumérations qui créent la confusion auprès du grand public, même si leurs auteurs savent ce qu'il en est réellement.
    Certains occitanistes tombent maintenant aussi dans ce travers, en produisant par exemple des énumérations du genre "bigourdan, béarnais, gascon".
    Et aussi, "occitan pyrénéen, gascon, languedocien", comme la plaquette de "Tarba en canta"...

    Aquo dit, Moussu Laugaà, je comprends très bien la nécessité de se mettre à portée des gens, en tenant compte de leurs représentations parfois inexactes.
    C'est le problème de la vulgarisation des connaissances : comment simplifier, comment se faire comprendre, comment éviter un blocage psychologique en heurtant des croyances très ancrées, sans être inexact, sans perpétuer l'erreur ?
    La formulation "le gascon et le béarnais" pose problème parce qu'elle fait penser à deux langues certes proches parentes mais distinctes.
    Alors, que proposer à l'IBG, qui a cette formulation dans son appellation même, qui est ancré en Béarn, et qui doit se faire comprendre des béarnais ?
    Une idée : s'appeler tout simplement "Institut béarnais", parler de "langue béarnaise", mais habituer peu à peu les béarnais à voir le gascon comme un sur-ensemble du béarnais !
    Parler plus souvent de "gascon béarnais" n'est pas trop lourd et pourrait aller dans ce sens.
    [Tederic M.]
  • par Vincent.P le 10 juin 2012

    Ce que l’on sait peu, c’est que l’habitude des Béarnais de dire "parler béarnais" n’a pas toujours été évidente, c’est aussi le fruit du combat identitaire occitaniste des années 70 que d’avoir ressuscité le Béarn.

    C’est d’ailleurs l’un des reproches majeurs que je ferai à l’occitanisme orthézien : s’être plongé dans le mirage occitan pour élever le Béarn fantasmé, afin de sauter l’étape gasconne.

    Au combat occitan, s’ajoutait celui des félibres jusqu’à Arette-Lendresse. En Béarn, félibres comme occitanistes ont toujours été en accord pour nier l’appartenance gasconne du Béarn (jusqu’aux élucubrations d’Arette qui a pondu un livre pour explique que les Béarnais n’ont pas les mêmes ancêtres que les autres Gascons, les Béarnais descendraient des Vaccéens).

    Dans ma famille béarnaise, je n’ai jamais constaté autre chose que l’usage du mot "patois".
    Et le "patois" du Béarn, qu’ils disaient, ça ressemble beaucoup à celui des Hautes-Pyrénées, du Gers et des Landes. Mais par contre, à Morlaàs on dit "you", à Thèze et Arzacq ils disent "jou". Bref, conscience linguistique que ledit patois s’étend assez loin mais que chaque village, chaque canton, a le sien, sans jamais qu’il n’y ait l’idée qu’il y aurait un patois commun au Béarn. D’ailleurs, le "Béar", on ne sait pas ce que c’est.

    Une partie de ma famille est originaire des environs de Lembeye. Nos terres faisaient et font encore face pour ce qu’on nous a pas expropriés pour faire un lac collinaire, à la Rivière-Basse, à Vidouze. Depuis Bassillon, le Béarn n’existe pas. A Vidouze, ils parlent la même langue, ils construisent les mêmes maisons, ils cultivent les mêmes vignes, d’ailleurs pour tout dire ce sont des cousins.

    L’étranger en l’espèce, c’était mon arrière-grand-père né à Salies, bien loin du canton de Lembeye. Il était "à moitié basque" pour les paysans du coin. On comprenait son patois, mais enfin, ce n’était pas la même chose.

    Je comprends aujourd’hui que le Béarn, réalité administrative et politique ancienne évidente, qui mérite qu’on la chérisse, ne doit cependant sa petite vivacité actuelle qu’aux efforts patriotes d’intellectuels.
    Bref, le patriotisme béarnais est intellectuel, absolument pas "naturel" au sens où la fidélité à la petite nation aurait échappé aux mutations des 18ème et 19ème siècles.

    D’ailleurs, c’est le peuple qui voulait faire le sacrifice du Béarn en 1789, les béarnisants de l’époque étaient déjà les Palois, qui voulaient rester capitale de quelque chose.
    Les écrits d’un Barère de Vieuzac à la même époque pour sa Bigorre montre la même chose, un chauvinisme de petits nobles.

    De toute façon, il suffit de voir comment les Basques appelaient les Béarnais : ils étaient des "kaskoinak", comme les autres.

  • par inconnu le 10 juin 2012

    Le Béarn ? Le béarnais ?
    Comme tout le reste, des Français du Sud-Ouest.
    Le Béarn et les Béarnais ça n’existe tout simplement plus, mis à part quelques vieillards nostalgiques qui n’ont jamais fait leur boulot patriotique de transmission de la langue et de la culture et qui osent la ramener aujourd’hui. Bouclez-là donc !!


    Réponse de Gasconha.com :
    Cher inconnu, nous avons tous le droit à l'erreur.
    Mais compte tenu de nos erreurs passées, vieux ou moins vieux, devons aussi rester humbles.
    Ensuite, c'est comme pour la Gascogne en général, il suffit qu'une nouvelle génération le veuille, et le Béarn existera, mais hélas probablement sans sa langue, ce qui enlève beaucoup de piment, mès rai...
    [Tederic M.]
  • par lou Laugaà le 10 juin 2012

    Je vous propose de venir à l’AG de l’IBG qui se déroule à Amou (40) à 10h30 samedi 16 juin pour en discuter autour d’une bonne bouteille de Côtes de Gascogne.

    Amistats Gascounes e Biarnèses.

  • par PJM le 10 juin 2012

    C’est vrai, M. Laugaà, entre la langue du nord du Béarn et celle d’Hagetmau, il n’y a guère de différence, tout au plus quelques particularités connues des uns et des autres.
    Les parlers du Béarn pyrénéen sont plus éloignés.
    Au temps de la société monolingue les nuances des parlers ne devaient pas faire obstacle à l’intercompréhension gasconne.
    Vers Garlin je n’ai jamais entendu nommer autre chose que ’le patois’ par la vieille génération (et sans aucune honte), y compris pour l’écrit (texte des cantiques, articles de journaux locaux).

    J’ai écrit qu’il fallait être explicite et je reconnais l’utilité du mot ’béarnais’ (et affectivement aussi).
    En ce sens on peut parfaitement nommer ’béarnais’ tout parler gascon du Béarn.
    Il n’en reste pas moins que le béarnais en soi n’existe pas comme dialecte du gascon, et que l’expression ’béarnais et gascon’ est ambiguë, même par rapport à l’écrit.
    Le lecteur a l’impression que le Béarn se distingue dans un ensemble gascon assez flou.
    Il en sort même convaincu que ’le’ béarnais n’est pas le gascon.
    Ce n’est pas clair.
    Puisque ’la seule référence au béarnais est dans sa légitimité historique sur l’ancien territoire de la vicomté de Béarn’, autant ne pas la reporter indûment sur la réalité linguistique.

    ’Béarnais et gascon’ ? Tout est dans ce "et"...
    La confusion se fera, se fait et se prolonge, dans l’esprit du grand public. L’intrusion de l’’occitan’ ne simplifie pas la donne.

    Il n’est pas question de noyer son chien, seulement d’appeler un chat un chat, (et sans arrière-pensées).
    Un amusant dicton bigourdan en passant : ’Carne de ca ne’s paga pas.’ (pour un repas de fortune).

    Ôter le mot ’gascon’ de l’intitulé de l’IBG serait ressenti comme une mutilation et restreindrait son influence, qui dépasse son ancrage béarnais.
    Pourquoi pas "Institut gascon de Béarn ?"

    Il n’y a pas de solution toute faite.
    Les mots ’gascon’ et ’Gascogne’ et les notions qui s’y attachent, encore minorés ou refoulés, doivent trouver leur juste place dans la conscience d’appartenance régionale et locale : la première.

  • par Tederic M. le 13 juin 2012

    Merci lou Laugaà pour l’invitation à Amou samedi prochain !
    J’aurais bien aimé vous rejoindre, mais Amou est trop éloigné et pas très commode pour moi.
    J’espère que nous nous créerons d’autres occasions.
    Adishatz/Adixat...

  • par PJM le 16 juin 2012

    Sur le blog de J.-L. Massourre au 30-5 on peut lire une lettre ouverte aux "Chers collègues linguistes" signataires du manifeste en question.

    Le ton est courtois, le texte mesuré et conciliant. On y trouve tous les arguments habituels en faveur de l’"occitan" : grande langue médiévale ; langue intercompréhensible malgé des variétés régionales plus ou moins étendues (ce dont témoigne l’usage très large dans le temps des mots ’limousin’, ’provençal’, ’langue d’oc’ et même ’gascon’ pour l’ensemble) ; refus de l’atomisation dialectale qui interdit toute renaissance ; confiance dans l’alternance politique actuelle et la signature de la Charte des langues régionales et minoritaires qui va permettre un nouvel essor ; protestation de respect de la diversité des grands dialectes de l’occitan par les universitaires signataires. Etc.

    Le texte conserve l’expression ’béarnais et gascon’, ne soulignant qu’au passage l’hétérogénéité dialectale du Béarn.

    Rien sur l’hétérogénéité des identités d’Oc, sur la notion de "peuple occitan", sur l’existence d’un éventuel peuple gascon. Ce n’est pas la question puisqu’il s’agit de langues et seulement de langues dans leur cadre institutionnel.

    Ce texte, que je vous invite à lire, ne répondra je le crains à aucune des interrogations autrement vivaces et pertinentes qui fleurissent sur Gasconha.com.
    Car la question de fond est celle de l’identité du peuple gascon.

    Aussi poursuivrez-vous votre lecture par la lecture des autres rubriques du blog de J.-L. Massourre, bien plus intéressantes que l’argumentaire occitanien.

  • par inconnu le 17 juin 2012

    La ’Charte des langues régionales et minoritaires’ joue un peu le même rôle dans l’imaginaire des régionistes que la Loi Deixonne autrefois.
    La plupart des Etats européens, signataires ou pas, ont déjà pris les mesures qu’elle préconise (sauf le Grèce et la France).
    Manière de donner un statut aux groupes linguistiques en apaisant les questions de minorités et de nations sans Etat.
    Façon aussi pour certains de se constituer une clientèle.
    Signer la charte n’ajoutera pas un locuteur aux langues concernées.
    A qui profitera une éventuelle distribution de crédits (i. e. nos impôts) ?

Proposez un gran de sau !
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