Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Pau : non au scénario touristique
par Vincent P. le 12 septembre 2012

Si je suis d’accord avec la nécessité d’une alliance avec Tarbes ainsi que de voir de l’autre côté des Pyrénées, le scénario "touristique" me semble dramatique.
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/09/10/,1096923.php

"La situation géographique de Pau, au pied des Pyrénées, permettra d’attirer de plus en plus de retraités, à fort pouvoir d’achat. Pau retrouve alors sa vocation de ville anglaise et le pyrénéisme est remis à l’honneur. C’est donc une spécialisation accrue dans l’économie résidentielle avec de nouveaux emplois dans le tourisme, les services à la personne, la construction… Un peu à l’image du Périgord noir. Ce peut être une sorte de redécouverte du territoire. Ce n’est pas dramatique, c’est simplement autre chose qu’aujourd’hui."




  • par Tederic M. le 12 septembre 2012

    J’aime bien cette phrase : "Si j’étais Palois, je serais autonomiste."
    Et cet ensemble que Pau formerait avec Tarbes, le "troisième pied du trépied du grand sud-ouest", c’est tout simplement le noyau dur de la Gascogne, le lieu où l’influence de Bordeaux et Toulouse est résistible, le pôle qui peut rayonner à nouveau jusqu’à Dax, Mont de Marsan, Eauze, Mirande, Saint-Gaudens... (pas Auch, quand même, avant longtemps) !

    Quant à Pau de nouveau à la mode, et attractif pour les retraités ou les touristes, oui, ce serait bien, mais un pays ne doit pas vivre que comme une attraction touristique : il doit vivre par et pour lui-même, et s’il vit bien, l’attrait touristique vient en plus et ne tord pas tout.

  • par Vincent P. le 12 septembre 2012

    Fondamentalement, se redessine le projet des années 70 d’une région administrative "petite Gascogne" autour de Pau qui comprendrait 64, 65, 40 et 32. Les Pays de l’Adour dont parle Delfaud (accessoirement il a été mon prof d’éco à Bordeaux) qui semble aimer tant ce nom.

  • par Gérard S-G le 13 septembre 2012

    Ce modèle "Pays de l’Adour" est du reste le retour d’un cas de figure plus ancien : celui de la "petite Gascogne" (avec, il est vrai,le Béarn en plus), celle des Intendants basés à Auch au XVII et XVIIIè siècles.
    Leur oeuvre n’a pas été nulle, il s’en faut mais ce modèle abandonne pour la gasconité tous les territoires du Nord (Gironde, Agenais, sans doute nord des Lande), ce à quoi mon tropisme bien connu aquitano-gascon a du mal à se résoudre.
    Quant à l’hypothèse numéro 2 (Pau devenu asile de vieillards et réserve touristique de l’Europe), il fait carrément froid dans le dos à tous égards bien que J.P.Delfau (qui fut aussi mon professeur, il y a plus longtemps) la trouve pas si dramatique que ça : les économistes ont parfois de ces insensibilités plutôt inquiétantes ...

  • par Tederic M. le 14 septembre 2012

    Oui, on dirait qu’ils (les économistes) ne se rendent pas compte que ce serait désastreux que des pays comme le Béarn, le Gascogne, la France... ne sachent plus produire autre chose demain que la mise en scène de leurs paysages, et peut-être de leur culture passée.
    En tout cas pour la Gascogne, ne l’acceptons pas !-)
    Et quelle contradiction avec "l’autonomisme" défendu dans le même article par Delfaud !

  • par Vincent P. le 15 septembre 2012

    Encore faudrait-il que Pau soit attractive pour des retraités ... Il y a quand même des alternatives à Pau, je pense notamment à la façade atlantique.
    Il pleut la moitié de l’année à Pau, il ne s’y passe pas grand chose, la ville n’est absolument pas attractive pour les retraités ...

    De ce que je constate, Pau est une ville attractive pour les Parisiens et autres Français du Nord qui peuvent assez facilement faire leur trou dans une ville abandonnée des Béarnais autochtones qui vont faire leur vie à Bordeaux ou Toulouse. Je constate le phénomène un peu dans toutes les professions.

  • par inconnu le 17 septembre 2012

    Entre Pau d’un côté et Bayonne ou Bordeaux de l’autre, je pense que toute personne sensée a vite fait son choix.

  • par inconnu le 17 septembre 2012

    Et ce n’est pas la merveilleuse et malgré tout désespérément vide autoroute Langon-Pau qui va y changer quoi que ce soit.

Proposez un gran de sau !
Titre :

Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :


VIELH

Le drapeau de la Gascogne