Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Tounnaouto so, la timido Bourgougno
par Tederic M. le 21 septembre 2012

Extrait de la chanson "A l’Armagnac" (paroles de G. d’Almeïda, musique de Mme A. Brigaudet) :

"Fier Armagnac, nosto bèro Gascougno
Qu’et diou à tu rede de soun renoun,
Tounnaouto so, la timido Bourgougno,
Qu’a de boun bin, mè nou baou pa lou toun.
Qu’éro dou toun qu’a noste Henri Quouate
Hascoun tyuca en d’ou seca las plous,
Taben jamai digun ou pousquout batte
Qu’aouè poupat de toun bin generous."

E adaro, a la critico !-)

- L’assimilation Armagnac-Gascogne ("Armagnac, nosto bèro Gascougno") réduit la Gascogne !

- La comparaison de la Gascogne avec la Bourgogne, "Tounnaouto so" (ton auta sòr / ton autre soeur) est pertinente, mais chauvine.

- Henri IV a donc "poupat" de l’Armagnac... d’autres disent que c’était du Jurançon.
Toujours cette référence à un roi qui a certes vécu une partie de ses jeunes années en Gascogne, mais n’a pas été un patriote gascon, même s’il a eu d’autres qualités, dont le courage, l’intelligence politique et une certaine tolérance (ses descendants n’ont pas été à la hauteur)...




  • par Tederic M. le 22 septembre 2012

    Il ne faut peut-être pas exiger trop de cohérence d’une chanson.
    Mais à la relecture, il semble que "Tounnaouto so" s’applique au "Fier Armagnac".
    Alors, la comparaison avec la Bourgogne parait disproportionnée, sauf si on réduit la Bourgogne à son vignoble.
    Et s’il y a une "aouto so", quelle est la "prumèro so" ?

  • par Vincent P. le 22 septembre 2012

    Il n’est pas certain que le texte réduise la Gascogne à l’Armagnac, on ne le dirait pas de quelque chose qui dirait "Ma belle Normandie, France éternelle" par exemple, l’Armagnac est sous-entendu comme étant l’incarnation de la belle Gascogne.

    Du reste, il faut exiger de belles paroles, il n’y a aucune raison de tolérer des mièvreries sous le prétexte du populaire.
    Il en va autrement de la cohérence des chansons populaires, car souvent le sens a pu se perdre, des paroles de chansons ont été fusionnées, ...

    Pour ma part, je suis en désaccord sur deux choses : le mépris pour la Bourgogne et la référence à Henri IV.

    Je ne comprends pas ce qui fait dire "timide" la Bourgogne. Il existe une vraie verve oïlique que trop souvent, nous, les gens du Sud hexagonal, méconnaissons.
    Pour ma part, j’ai toujours trouvé les Gascons, je fais un peu de la psychologie des peuples, beaucoup plus austères et durs que les gens d’oïl, du moins ceux de l’Est (Bourgogne, Franche-Comté, ...) qui ont une vraie volubilité, celle qu’on dit gauloise, et qui est absente de Gascogne. Mais tout ceci s’évanouit.

    Quant à Henri IV, si je comprends la chose, il s’agit tout de même des restes de la propagande de la Restauration, mais enfin, il est vrai que l’on tient la figure d’un roi gascon, et pas seulement béarnais. Tout comme Jeanne d’Albret, de Nérac à Pau.

  • par inconnu le 6 octobre 2012

    La Bourgogne n’est là que pour la rime. Le vin, ça tombe très bien, sans plus.

    Les représentations scolaires françaises ont complètement façonné l’imaginaire de nos régions. Le cliché régional devenu imagier national-étatique a complètement effacé ce qui restait des savoirs d’avant 1887. Henri IV a pris place dans la galerie. (Mais la France c’est d’abord Richelieu, Robespierre, L’abbé Grégoire, Gambetta et Clémenceau.)

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