Il n’est pas certain que le texte réduise la Gascogne à l’Armagnac, on ne le dirait pas de quelque chose qui dirait "Ma belle Normandie, France éternelle" par exemple, l’Armagnac est sous-entendu comme étant l’incarnation de la belle Gascogne.
Du reste, il faut exiger de belles paroles, il n’y a aucune raison de tolérer des mièvreries sous le prétexte du populaire.
Il en va autrement de la cohérence des chansons populaires, car souvent le sens a pu se perdre, des paroles de chansons ont été fusionnées, ...
Pour ma part, je suis en désaccord sur deux choses : le mépris pour la Bourgogne et la référence à Henri IV.
Je ne comprends pas ce qui fait dire "timide" la Bourgogne. Il existe une vraie verve oïlique que trop souvent, nous, les gens du Sud hexagonal, méconnaissons.
Pour ma part, j’ai toujours trouvé les Gascons, je fais un peu de la psychologie des peuples, beaucoup plus austères et durs que les gens d’oïl, du moins ceux de l’Est (Bourgogne, Franche-Comté, ...) qui ont une vraie volubilité, celle qu’on dit gauloise, et qui est absente de Gascogne. Mais tout ceci s’évanouit.
Quant à Henri IV, si je comprends la chose, il s’agit tout de même des restes de la propagande de la Restauration, mais enfin, il est vrai que l’on tient la figure d’un roi gascon, et pas seulement béarnais. Tout comme Jeanne d’Albret, de Nérac à Pau.