Intéressant et enrichissant.
Parmi les thèmes abordés ou simplement effleurés, j’ai relevé (mais pas de la part des mêmes intervenants, bien sûr. Parfois un ou deux seulement : se référer au document pour apprécier les proportions, les nuances et les divergences) :
une lente progression de l’usage signalétique et scolaire de la langue dans certains départements (avec par ex. la nomination d’un consultant), mais un constat inquiétant quand même.
l’extinction des parlers affaiblit la revendication pour la langue. Si rien n’est fait dans les dix ans, on sera à bout d’arguments.
la notion de transmission de la langue passe largement par l’école.
défaut de relations, parfois, entre derniers locuteurs et milieu occitaniste.
difficultés à relier la culture du Nord à celle de l’Occitanie méditerranéenne.
rapports difficiles, sinon impossible, entre l’imaginaire et la symbolique occitanistes et la réalité culturelle et géographique du Nord.
présence de lignes budgétaires pour la musique traditionnelle.
le nord-occitan tenu pour une "sous-langue" ?, une langue minorée volontairement ? (faits de "réécriture").
le manque de confiance en soi de certaines régions (ex. : l’auto-dérision en Limousin).
responsabilité de l’occitanisme dans le rejet des "localistes" (ex. : P. Bonnaud).
persistance des activités associatives sur le terrain, même dans des contextes difficiles.
fonctions et responsabilités de l’Université.
le rapport entre le poids respectif des régions d’Oc et la place qui leur est faite dans l’édition (contenu et marché). Quelles solutions pour améliorer la circulation des oeuvres ?
quelle sorte de manifestation pour la langue : un grand rassemblement ou des régionaux (impossibles ?).
limites d’une revendication sur les droits linguistiques : association très majoritaire avec les forces de la gauche politique et syndicale (manifestations publiques, etc.), mais pas d’autonomie des revendications linguistiques qui ne seraient pas comprises en tant que telles (un intervenant). Donc problème de l’insertion sociale des revendications.
nécessité d’un occitan unique au moins dans le cadre des relations inter-nationales. Amorce d’une discussion sur sa possibilité.
pas de remise en cause des régions administratives françaises mais mention des dialectes occitans selon la description conventionnelle.
intérêt et place des variantes subdialectales. Quels traits retenir ? (un exemple à propos du languedocien oriental.)
Le rapport affectif entre nord-occitan alpin (Dauphiné d’Oc) et provençal est évoqué mais ne semble pas retenu comme un moyen de relancer la langue locale. La Provence serait encore une "terre de mission" (pour la graphie ? la notion de langue occitane ou celle d’Occitanie ?).
Pas de remise en cause du cadre pan-occitan.
Venant de gens reconnus et très actifs, ces contributions et commentaires, assortis d’exemples, stimuleront la réflexion.