Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Catalogne / Espagne
par Vincent P. le 25 septembre 2012

Alors que la tension entre la Catalogne et l’Etat central est à son comble en ce moment en Espagne (il s’agit là du nationalisme catalan bourgeois qui ne veut plus payer pour les feignants du Sud : remarquons que les Basques du PNV, en temps de crise, alors même que des élections approchent chez eux aussi, sont plus modérés), je crois qu’il faut rappeler ici même le rôle d’ingérence de la Catalogne depuis des années, notamment en favorisant le centralisme languedocien, ainsi que souligner l’hypocrisie de certains secteurs catalanistes à l’endroit du Val d’Aran, la vidéo suivante l’illustrant assez bien :

http://www.youtube.com/watch?v=_XNZs-I8BSY

Je dois dire que personnellement, je ne souhaite pour rien au monde un jour pour la France de tels débats d’apothicaires.




  • combat...arrides
    par miqueu le 3 octobre 2012

    adishatz comme Vincent n’a pas de contradiction le site devient très calme, alors je me décide a reprendre la plume... donc je ne pense pas d’abord que les 2 millions de catalans qui ont manifestés pour l’indépendance de la catalogne soient tous des bourgeois, ça une de fois de plus c’est une interprétation de notre cher érudit...
    par contre il est vrai que certains (les plus friquées) catalans prennent la vath d’Aran pour un terrain de jeux, pour ce qui du centralisme languedocien la tu extrapole un peu mon gars ... je sais que l’occitanisme t’irrite mais faut pas le mettre à toutes les sauces non plus...
    Moi n’étant pas un ultra franchouillard au contraire je rêve du jour ou l’on pourra en tant qu’autonomie Gasconne ou Occitane traiter d’égal à égal avec l’état français.. ’sauneilh,sauneilh...
    Pour ce qui est des basques en 1991 nous avions fait venir à Artics ici en béarn le premier président Basque issu de la branche modérée PNV, mR Garritcochea à l’occasion d’un meeting politique pour soutenir le parti que nous avions montés à l’époque (entau pais).
    Il disait déjà clairement à l’époque son hostilité a L’ETA mais expliquait que d’une manière économique le seul salut des autonomies en espagne et en particulier Euskadi devait aller vers l’indépendance.
    Atau adishatz a tots passatz ua bona vrespada.

  • par Vincent P. le 4 octobre 2012

    Probablement pas tous des bourgeois, non, mais le nationalisme catalan est profondément bourgeois, dans ses thématiques et revendications.
    Je n’ai rien contre au demeurant, il faut juste en faire état, cela n’a rien à voir avec notre revendication culturelle.

    Du reste, je ne comprendrai jamais qu’une partie des Catalans puissent désirer se séparer de l’Espagne, alors qu’ils bénéficient déjà de tous les oripeaux du pouvoir, mais que surtout ils abandonneraient de la sorte les autre populations catalanophones de Valence, des Baléares ou d’Aragon.
    Le catalanisme est un provincialisme un peu nouille.
    Il vaut mieux lutter à l’intérieur de l’Espagne pour un renouveau de la culture catalane, qui devrait être l’égale et la co-gestionnaire du pays (c’est l’ancien royaume d’Aragon en somme).
    En soutenant CiU, les occitanistes seraient incohérents puisque cela signifierait qu’ils acceptent pour la Catalogne ce qu’ils refusent à la Provence.

    Pour revenir aux Catalans qui défilaient, certainement pas des bourgeois non, mais en grande partie des xarnegos.
    Le nationalisme catalan a réussi le miracle de faire des descendants d’Andalous (la moitié de la population catalane et 75% de la population de Barcelone) des patriotes catalans, du fait de la puissance médiatique de TV3 et des pouvoirs de décider les programmes scolaires via la Generalitat.
    Je vais peut-être être un peu choquant, mais personnellement, moi, cela m’attriste assez tous ces Fernandez et Rodriguez qui vomissent leurs cousins restés à Malaga, il y a quand même quelque chose qui relève du lavage de cerveau, et de la trahison des racines.
    Je n’exigerai jamais des Français installés en Gascogne qu’ils renient leurs racines et vomissent d’où ils viennent.

  • par PJM le 5 octobre 2012

    Il n’était pas fatal que les revendications linguistiques, culturelles et institutionnelles dans l’Etat espagnol aboutissent à des tensions séparatistes.
    D’autant moins que les "nationalités historiques" du royaume d’Espagne, reconnues par la constitution, bénificient d’Etats régionaux qui ont de très larges prérogatives, aussi importantes que celles des Länder allemands ou des cantons suisses confédérés.
    L’Espagne contemporaine n’est pas allée dans le sens de la centralisation administrative, au contraire. Ce n’est pas la France.
    Ce qu’on perd de vue c’est la solidarité de fait de toutes les régions de la péninsule Hispanique, qui demeurera même s’il se crée de nouveaux Etats indépendants.
    L’’Hispanité’ de Camoëns. Les Catalans échapperont dfficilement à cette détermination géographique (le veulent-ils vraiment ?).

    On voit en Galice quelques slogans sur les murs, à peu près : "La langue c’est bien (c’est gagné), mais il y a aussi le reste du combat (i. e. vers l’indépendance). D’autres pensent maintenant à un rapprochement avec le Portugal, de langue proche.
    La réflexion sur l’Etat-nation reste ouverte, qu’avaient largement élargie les François Fontan, les Yann Fouéré (surtout), Les Robert Lafont et d’autres.

    Evidemment, l’existence d’une population urbaine, lettrée, soucieuse de sa représentation politique et produisant elle-même ses élites (dite un peu rapidement "bourgeoisie nationale") est une condition indispensable au maintien d’une nationalité, du moins en Europe du XVIe au XXe siècle. Sans ces milieux culturellement résistants et économiquement forts (mais l’économie n’est qu’un signe du pouvoir, jamais un moteur, et encore moins un argument décisif), le maintien de la nationalité et sa reconnaissance institutionnelle sont très difficiles.
    Les nations ethnographiques ont été longtemps protégées par leur mode de vie, mais celles qui ont manqué le coche de la renaissance nationale du XIXe s. auront du mal à se faire entendre.

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