Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

[Vincent.P]

La graphie "Vernòs" suggère que l’origine du nom est "vèrn" (aulne)+"òs"(suffixe locatif aquitain), donc "lieu où il y a des aulnes", synonyme du "Bernède" si courant.
Le mélange d’un mot d’origine celte et d’un suffixe aquitain est très intéressant, puisqu’il suggère un mélange de deux langues différentes, avec une couche celte peut-être antérieure à la couche aquitaine.
[Tederic]

vèrn / vergne, aulne

Prononcer "bèrn".
Viendrait du gaulois "vernos".
dérivés :
Vernet, verneda, vernhet, vernheda
= aulnaie
Le masculin "vernet" désigne un bois plus petit que le féminin :
vernhet < vernheda
(explication de L. Vernhet)
Le "vèrn" était autrefois planté en bord de rivière pour bien le tenir par ses racines.
Et de son bois, on faisait des "esclòps " (d’où l’expression "arbre aux sabots").
"bois léger et imputrescible, il servit à confectionner jougs de boeuf et esclops. Avec l’écorce, on peut faire de la teinture brun-oranger et avec le bois un chauffage qui laisse très peu de cendres". [Guy Suire]

"Bois rouge, arbre de 25 à 30 m. Bois recherché en menuiserie, ébénisterie. Ecorce utilisée en décoctions contre l’angine et pharyngites."
[Gilles Granereau]



  • par Vincent.P le 15 octobre 2008

    Ce n’est d’ailleurs pas le seul exemple : Saligos dans les Pyrénées est sans nul doute formé sur le latin salica et le suffixe -os.

    Bernos possède un homonyme parfait à la diphtongaison près : Bernués dans la province de Huesca.

  • par Henri Portes le 16 août 2012

    J’ai enlevé les fils électriques à l’église de Bernos.

    JPEG - 51.2 ko
    L’église de Bernos sans les fils

    [sus Gasconha.com navèth sonque - cliquer pour voir une version aussi grande que la photo d’origine.]


    Réponse de Gasconha.com :
    Merci bien.
    Cas de conscience pour Gasconha.com : doit-on préférer l'esthétique à la vérité ?
  • par Vincent.P le 16 août 2012

    C’est plus beau sans, c’est clair ...

    Pour ma part, j’ai choisi de montrer les choses telles qu’elles sont, je crois dans la vertu pédagogique du laid.

    Une amie toulousaine à moi a visité Pau le week-end dernier. Elle a trouvé très laid, m’a-t-elle dit, gênée. Elle a raison. On ne veut plus voir les choses. A force de photos de lotissements jaunâtres entourant une pauvre ferme pyrénéenne, de trottoirs franciliens et de mobilier urbain post-moderne, de bariolage, de restaurations hasardeuses, à force de tout ça, si parallèlement la beauté émerge des maisons néo-basques de l’entre-deux-guerres ou des vénérables ruines romanes, alors il y a espoir.

  • par Un Bordelais qui vous veut du bien le 16 août 2012

    J’espère que votre amie toulousaine trouve aussi que Toulouse est une bien vilaine ville, centre et banlieues, parce que c’est un peu le cas tout de même.
    Et en plus c’est vraiment très sale, même l’hyper centre. Quant au métro et ses "Djouann Djaurrèsse" et autres "Marènngo essènnocéèfo", c’est parfois carrément répugnant de crasse.
    Bref, Toulouse est peut-être cool, méridionale et branchée mais c’est laid et sale.
    Et puis la place derrière la mairie, massacrée et en travaux perpétuels.
    Je préfère mille fois Bordeaux la ringarde, bourgeoise et nordique, mais propre et belle.
    Pour ce qui est de Pau d’accord, c’est laid, déprimant et ça se prend un peu pour autre chose, comme tout ce qui est béarnais d’ailleurs.
    La laideur et la saleté sont sans doute de gauche mais je préfère la beauté et la propreté, même si c’est de droite.

  • par Vincent P. le 18 août 2012

    Toulouse a beaucoup de défauts, mais cela reste une grande ville, et toute grande ville a l’avantage de son défaut, c’est que cela peut être laid, sale, tout ce qu’on veut, cela reste vaste et d’ampleur.
    Bilbao est une ville très laide par exemple mais elle vibre par sa taille.

    Pour ce qui est de Pau, le malheur de la ville est d’avoir été. Car Pau a été quelque chose à une époque. Une ville coquette et pyrénéenne. On ne peut pas nier qu’il y a un problème avec les municipalités de gauche pour ce qui est de la propreté et de l’esthétique de manière générale.
    Au demeurant je suis de gauche.
    Il y a comme une volonté chez certaines municipalités de tout niveler par le bas, la haine du goût bourgeois je crois.
    Autrefois, les valeurs fonctionnaient dans l’autre sens : le paysan se faisait construire son pavillon en imitant les maisons balnéaires des familles friquées.
    Aujourd’hui, les municipalités vont jusqu’à bousiller les quartiers bourgeois pour faire du populo.
    C’est de la démagogie, et une conception de la société, au fond très jacobine, on imagine que l’action publique peut tout, qu’elle change le monde.
    Moi je la crois contrainte par les grands mouvements de fond économiques sur lesquels elle n’a aucune prise.

    Enfin pour ce qui est du Béarn, oui, cette province se prend pour autre chose, car elle a été elle aussi.
    Il va falloir que nous-autres Béarnais cessions de vivre dans un passé fantasmé et que nous regardions en face le retard pris sur les voisins basques.
    Hier, à peine suis-je rentré en Béarn depuis la Soule, que je n’ai vu que chaos pavillonnaire, laideur des paysages, aménagement urbain déplorable, déliquescence totale de la culture locale en fait. Des hangars, des lotissements, ... Mais on a eu ce débat ailleurs ...

  • par Gaby le 12 décembre 2012

    C’est vrai que Bordeaux est une si belle ville... Mais on ne doit pas faire passer l’embellissement de façade avant le bien-être de la population.

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