Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

[Vincent.P]

A Estampon, qui fait partie de la commune de Losse (avec Lapeyrade et aussi Lussole, je crois).
[Tederic]

Nom Lartigau (en graphie alibertine)

Prononcer "Lartigaou" (où "aou" est une diphtongue).

artiga / friche

Beaucoup de noms de lieu et de personne sont composés avec "artiga" francisé en "artigue" (ex : Artiguevieille).
Les lieux ainsi nommés ont parfois été défrichés au Moyen-Age pour faire face à une augmentation de population.
Le verbe "artigar" veut dire "défricher" en castillan, de même que "eishartigar" en gascon.

Ce mot appartient à une couche lingüistique très ancienne, peut-être ligure.



  • par Tederic M. le 5 janvier 2011

    Encore un emban avec une armature qui parait fantaisiste, comme au Coutrail à Baudignan.
    Mais ici, lamaison semble néo-landaise de 1900. C’est la première que je vois !

  • par Bouilhet le 6 janvier 2011

    Effectivement Lapeyrade et Lussole sont ratachés à Losse.
    Losse est une commune immense qui, fort peuplée au 19eme du fait de l’exploitation des metairies qui y etaient installées, s’est vidée d’une partie de ses habitants lors de l’effondrement de ce systeme d’exploitation du sol et du boisement extensif.

    Je connait bien le joli site d’Estampon, car c’etait la route que nous empruntions pour rallier Cazaubon avant que Estampon soit evité par le fameux IGG.

    J’ai de par ce fait connu Lartigau habité il y a tres longtemps par un couple de personnes agées.
    Derriere la maison se trouvait, je ne sais si elle est en ruine ou debout, une grange qui faisait office de scierie !
    Au devant de la maison se trouve un four à pain qui avait eté restauré bien apres le depart des derniers occupants.
    La maison et la grange etaient caracteristiques des "nouvelles" constructions du debut du 19eme dans le coin, quand on a pu plus facilement acheminer les pierres pour la construction en provenance des carrieres de Creon par exemple.
    L’appareillage de briquettes des ouvertures est lui tres representatif de la Gascogne armagnacaise, peut-etre des ouvriers de Cazaubon ou des environs les ont elevées a l’epoque.
    Les briques et tuiles proviennent peut-etre de la tuilerie de Dulor ou d’une autre des environs proches, celle de Gabarret par exemple a dû en fournir des "pleins tombereaux" sur tout le Gabardan.
    Malgré tout Lartigau reste quand meme une maison "inscrite" dans une continuité architecturale avec son emban et son grenier pour les grains, bien specifique des fermes gasconnes.
    Ce type de maisons a ete tres bien acceuillie par les occupants du fait de sa "modernité" : pieces plus grandes, plus hautes, mieux eclairées et plus salubre que les anciennes contructions en torchis qui du fait de leur ancienneté et de leur manque d’entretien commencaient à devenir de vrais cloaques pour les metayers.

    Derriere Lartigau se trouvait a l’epoque une autre metairie ou un meysouet en torchis qui, lui, semblait inoccupé. Existe t’il encore ?


    Réponse de Gasconha.com :
    Quelques précisions et commentaires :
    - IGG = Itinéraire à Grand Gabarit aménagé pour faire passer les convois du A380 entre Langon et Toulouse
    - "nouvelle construction du debut du 19eme" ? il doit s'agir du début du 20eme (les années 1900...).
    - l'inscription dans la continuité architecturale que souligne "Moussur Bouilhet" est remarquable.
    Il serait bien d'avoir d'autres lòcs de la même veine.
    Dommage que cette voie n'ait pas été plus suivie, et que les Landes aient finalement privilégié dans les années 1900 un style plus arcachonnais ou parisien.
  • par Vincent.P le 6 janvier 2011

    Le bâti de la région de Losse laisse entrevoir un certain nombre de maisons de l’époque Art-Nouveau tentant de s’inscrire dans une continuité régionale, précédant dans ce souci le mouvement Art-Déco.
    J’ai d’autres exemples en stock (sans emban par contre).

    Pour ce qui est de la briquette, elle est très présente dans le bâti récent de la région (XIXème, début XXème), notamment dans les petits châteaux de la fin du XIXème siècle, que l’on croirait sortis de Picardie.
    Dans un autre genre, les arènes de Gabarret.

  • par Vincent.P le 6 janvier 2011

    Parallèlement, on constate un phénomène similaire pour l’architecture pyrénéenne : mon arrière-arrière-grand-père fit ainsi construire une maison à Morlaàs (Béarn) à la fin du XIXème siècle qui s’inspirait de l’architecture vernaculaire béarnaise tout en faisant état d’influences plus éclectiques (anglaises, coloniales, ...).
    Je dois encore avoir les plans quelque part, j’ai également une photo de l’état moderne de cette pauvre maison.
    Malaye ! Il vaut mieux la ruine que la restauration mal comprise : ils sont allés jusqu’à la peindre en vert.

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