Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Gascogne médiane
Agen

Agen [commune] / Agen

L’application du critère lingüistique pour délimiter la Gascogne met Agen en dehors.
Mais l’Agenais était totalement gascon au sud de la Garonne, sauf peut-être au Passage d’Agen, et partiellement sur la rive droite (nord) de la Garonne.
Et la population d’Agen, chef lieu du Lot-et-Garonne, a dû largement provenir de l’Agenais gascon.
Finalement, ville mixte gasconne et guyennaise, et même un peu languedocienne suivant les caractéristiques de la langue d’oc agenaise, Agen peut être classée en "Gascogne médiane".
[Tederic M.]

prepausat per Vincent.P


  • par Vincent P. le 9 septembre 2012

    Le dernier état de la langue d’Agen montrait clairement des traits interférentiels gascons qui ne peuvent s’expliquer que par des relations matrimoniales et ethniques, en tout cas un contact intense avec la rive proprement gasconne de l’Agenais.
    Le cas d’Agen est à ce titre semblable à celui de Toulouse, même si un peu distinct (Agen n’a apparemment jamais rayonné sur une vaste zone comme Toulouse a pu le faire sur toute la Gascogne de l’Ouest).

    Une grande étude sur le peuplement de la ville du Moyen-Âge jusqu’à l’époque moderne devrait être menée.

    Au demeurant, le toponyme Aginnum est celte (cf Agen d’Aveyron), ce qui n’a rien d’étonnant en Agenais, gascon comme guyennais.

    De nos jours, de toute façon, il serait complètement factice de proposer un projet gascon sans réfléchir à la place d’Agen.
    On ne peut pas pour la peine exfiltrer cette ville comme Bordeaux ou Toulouse : Agen est partie prenante du réseau de villes moyennes de la vallée de la Garonne autour duquel on peut peut-être recréer quelque chose de plus local.
    Je ne fais pas vraiment de différence entre Marmande ou Agen par exemple.

    Mon opinion sur Agen est largement positive, je trouve que c’est une ville assez jolie, peu mise en valeur mais largement agréable, fonctionnelle. Le quartier de l’Ermitage en bord du Canal des Deux Mers est très sympathique, tout comme le sont les faubourgs qui ne se distinguent en rien de ceux des villes proprement gasconnes comme Dax ou Mont-de-Marsan (des vasconnes, ...).

    Surtout, quand j’ai pris cette photo depuis l’Ermitage, outre que je me suis dit que la ville avait fière allure (en face, les coteaux, c’est la Gascogne proprement dite), j’ai surtout constaté que débutait là une vallée de la Garonne bordelaise. Toulouse s’évanouit.

  • par Vincent P. le 10 septembre 2012

    Au niveau de la langue d’Agen, on sait qu’elle possédait le suffixe gascon -èr (généralisé depuis les textes médiévaux) ainsi que des palatisations type sh (voir le lieu-dit Coueche de l’Ermitage ou l’énigmatique ancienne rue Fon-de-Raché).

    Il est possible que la ville ait connu des formes gasconnes anciennes. Par exemple, la rue des Autas, citée déjà "dels Autas" en 1347. Il me semble qu’en languedocien, ce serait "altar" et non "autar" s’il s’agit bien d’autels : la vocalisation de l a peut-être été connue.

    On trouve également une rue Castéra nommée ainsi en 1962 au Sud de la ville, sans que l’ouvrage "Les rues d’Agen racontent leur histoire" n’identifie s’il s’agit d’un lieu-dit ancien ou d’une personnalité.

  • par Gaby le 10 septembre 2012

    Autar peut très bien être languedocien. On trouve altar vs autar.

  • par Vincent P. le 10 septembre 2012

    Il semble que ce soit vrai (une attestation à Saint-Léon en Lauragais), mais c’est le premier cas de vocalisation devant t que je connaisse en languedocien (devant s/ç c’est commun : cf Caussade).

    Cela étant, dès le 14ème siècle ... Soit.

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