Lòcs (toponymie, paysage...) de Sainte-Gemme-Martaillac

Queyran

Sainte-Gemme-Martaillac

Dupont

"Duponnet" chez Belleyme.

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
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Sainte-Gemme-Martaillac

Tareyre

en graphie alibertine :

(lo) Tarrèir, (la) Tarrèira
Prononcer respectivement "(lou) Tarreÿ", "(la) Tarreÿre".

terrèir, terrèr / tertre

Prononcer "terreÿ".
Variante : tarrèir ("tarreÿ")
Une forme non nord-gasconne terrèr ("terrè") semble exister, attestée par le nom de famille Terré surtout en Couserans.

Ce lieu semble avoir nommé le ruisseau de Tareyre, qui passe non loin et va jusqu’à Garonne.


 

 
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Sainte-Gemme-Martaillac

Le Marchand

en graphie alibertine :

(lo) Marchand
Prononcer "(lou) Martchan"...

marchand / marchand

Même mot qu’en français, mais la prononciation peut différer nettement : Marchann, Martchann, Martyann...


 

 
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Sainte-Gemme-Martaillac

bois et lande de Malacar

Figure sur le cad. napo. Labastide-Castel-Amouroux (A1) entre d’une part l’alignement Duprat, Tessié, Bernis, Maurice, (maintenant comme de Sainte-Gemme-Martaillac) et ce qui est maintenant pour l’IGN le Cap du Bos (maintenant commune de Grézet-Cavagnan).

Le FANTOIR écrit aussi VAC NORD et VAC SUD, ce qui dit signifier "vacant", ce qui est attendu pour un "bois et lande".

Comme nom approchant, le FANTOIR donne :
24487 Saint-Pierre-d’Eyraud MARAIS DE MALACART

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
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Sainte-Gemme-Martaillac

bois de Puch

en graphie alibertine :

(lo) Pui
Prononcer "(lou) Puÿ, Putch"...

pei, poei, poi, pui / colline, hauteur

Prononcer " puï ".

Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source inépuisable de noms propres, dans tout le domaine occitano-catalan.

variantes : poi (prononcer " pouï "), puèi, poèi, pèi (très fréquent en Bordelais et Médoc dans les noms de lieux, sous la forme "pey"), pèch (variante orthographique de "pèi").
"puch" semble être de la même famille, probablement une variante orthographique de "pui".
Signalons enfin puèg (languedocien) et puig (catalan), qui se prononcent plutôt "puech" et "poutch"...

Tout cela vient du latin "podium" (hauteur).
Dérivés :
pojòu, pujòu, qu’on retrouve sous les formes francisées "Poujeau" ou "Puyôo" et en languedocien sous les formes "poujol" et "pujol"
Berganton (p. 119) parle d’une "interchangeabilité" entre "puyau, puyèu, puyò" (pujau, pujèu, pujòu).
pojada (montée -fr. "poujade", "pouyade")

Cassini : Bois de Puech


 

 
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Bernis

en graphie alibertine :

Vernís
Ce nom se trouve ailleurs qu’en Gascogne. En Gascogne, la terminaison "ís" (...)

vèrn / vergne, aulne

Prononcer "bèrn".
Viendrait du gaulois "vernos".
dérivés :
Vernet, verneda, vernhet, vernheda
= aulnaie
Le masculin "vernet" désigne un bois plus petit que le féminin :
vernhet < vernheda
(explication de L. Vernhet)
Le "vèrn" était autrefois planté en bord de rivière pour bien le tenir par ses racines.
Et de son bois, on faisait des "esclòps " (d’où l’expression "arbre aux sabots").
"bois léger et imputrescible, il servit à confectionner jougs de boeuf et esclops. Avec l’écorce, on peut faire de la teinture brun-oranger et avec le bois un chauffage qui laisse très peu de cendres". [Guy Suire]

"Bois rouge, arbre de 25 à 30 m. Bois recherché en menuiserie, ébénisterie. Ecorce utilisée en décoctions contre l’angine et pharyngites."
[Gilles Granereau]


 

 
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Verduc


 

 
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Pichourret

en graphie alibertine :

(lo) Pichorret
Prononcer "(lou) Pityourrétt"...

pichòrra, pitòrra / grand pissat, cascade

« pichorre, pithorre (L.) sf. Grand pissat ; à Bay., purin humain ; par anal. cascade. » [Palay]
Multidiccionari francés-occitan

On remarquera que Palay, n’utilisant pas la graphie alibertine qui réserve le th à la fin d’un mot (castèth), l’utilisait ici à l’intérieur d’un mot, sans doute pour noter un t mouillé.

IGN : la Pitorre, 32800 Eauze

Y aurait-il eu dans l’usage de la langue une confusion entre la racine pishar et la racine chorrar ? pishar = pisserchorra = jet

Le diminutif est normalement pichorret, qu’on trouve bien en toponymie (on trouve aussi pitor(r)et)...

Palay :
« pichourlét, pichourrét sm. – Petit filet d’eau canalisé, qui sourd d’un rocher ou du flanc d’un coteau ; lou pichourlét de la hount. »

Palay fait les renvois suivants, mais a-t-il raison de nous faire passer dans un champ sémantique totalement distinct ? :
« pitourrét C. pitarrét, piton.
espitourrét,-e V. espitarrét. »
espitorret s’est vu donné un sens encore différent sur Gasconha.com...
L’Espitourret

Avec le espichorrà’s de Lespy, on revient dans le champ sémantique de pishar :
« ESPICHOURRA-S ne pouvoir se retenir de pisser, pisser dans ses culottes. » [Lespy]


 

 
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Peydebizot

en graphie alibertine :

Pelabusòc, Pelabisòc
Prononcer "Pélebuzòc", "Pélebizòc"...

pelar / peler, écorcher, éplucher

Prononcer "pélà".

Et même tuer (le cochon).

Origine probable :
la même que le français "peler" (faire la peau...)

busòc / busard, mâle de la buse, milan

Le "busòc", ce serait le busard.
Multidiccionari francés-occitan

Sobriquet pour un plumeur tout comme Pelletach ("pèle-blaireau") en est un pour un pelletier en Béarn.
[Vincent.P]

IGN : Pey de Bizoc
IGN 1950, FANTOIR : Pey de Bizoc
Cassini : Pelibissoc ; cette forme confirme l’impression que "Pey de Bizoc", "Peydebizot", sont des cacographies de Pélebisoc connu ailleurs.


 

 
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Le Grit

en graphie alibertine :

(lo) Grith, Gric

grith / grillon

gric existe aussi. Voir Gric de Prat (grillon de pré), chafre d’un écrivain du Sud-Médoc, le docteur de Romefort, et nom d’un groupe de musique traditionnelle actuel dans le Bordelais.