Notre région, c’est la Gascogne !


 
Navèth nom !

 

Lòcs

Comminges

Gascogne toulousaine

Montaut

Saint-Pierre-de-Mont

En "normalizat" :

Sempèr + Sent Pèr
Prononcer "Sempè".

Pèir Pèira / Peÿ / Pierre

Prenom Pèir/Peÿ

Pèir Berland defenot la libertat de Bordèu !

Dérivés :

Dérivés ou variantes [Alis-Aiguillon] : Peyre Peyroton Peychot

Futurs parents amoureux de Bordeaux et de sa région, vous souhaitez que votre fils s’attache lui aussi à ce pays et défende ses couleurs...
Appelez-le Pey ou Pèir* !
C’est "Pierre" en gascon de la région de Bordeaux.
C’est le prénom de Pey Berland, homme d’Etat, homme du peuple, homme de coeur et homme de religion, qui a défendu la liberté de Bordeaux contre le roi de France.

*"Pèir" est la graphie occitane normalisée de "Pey".
Il s’agit d’un seul et unique prénom qui se prononce " Pèÿ ".

La forme "Pey" est plus connue, et attestée officiellement. Vous n’aurez aucune difficulté à la faire enregistrer par l’Etat Civil : sinon, il devrait suffire d’invoquer Pey Berland et les multiples "Saint Pey" de la région...

La forme graphique Pèir, plus moderne et audacieuse, est moins évidente à prononcer pour la majorité des gens.
Il vous faudra donc faire, si vous la choisissez, l’effort pédagogique pour qu’ils ne prononcent pas "Pèrr"...

Pèir est la version nord-gasconne (en gros, département de la Gironde nord du département des Landes) de "Pèr" (ne pas prononcer le "r") qu’on trouve dans le reste de la Gascogne (voir les multiples "Saint Pé...").

A noter pour finir : le gascon permet une forme féminine différente du masculin, "Pèira", à prononcer entre "Pèïre" et "Pèïro". Profitons-en ?-)

Lo Mont
Prononcer "Lou Moun"

border=0

Il n’y a pas de frontière plus étonnante en France que le seuil de Naurouze.

Toulouse était annoncée bloquée, au retour d’un séjour en Italie. Il convient de bifurquer au Sud de la ville, pour rallier le Béarn, et reprendre l’A64.

Jusqu’aux limites de la Haute-Garonne, dans l’Aude, une immense pampa, des villages rocailleux sur des pitons ponctuent ce paysage encadré par de lourdes montagnes, au Nord comme au Sud. La Montagne Noire et les Corbières. Le mirage artificiel de la Carcassonne de Viollet-le-Duc.

Et puis, l’entrée en Haute-Garonne, dans l’ancien évêché de Toulouse, la civitas de Tolosa. Les montagnes s’effacent. Sortie à Gardouch, quelques kilomètres après le seuil du Lauragais. Tout change alors. Je suis sur le versant atlantique.

La D622 "contourne" Toulouse au Sud par les coteaux, de vallée en vallée, qui moutonnent avec l’Ariège au milieu. L’on passe subtilement de pays de langue languedocienne toulousaine à des pays de langue gasconne ... également toulousaine.

Bref, après les paysages pelés de Provence et du Languedoc méditerranéen, qui ont leur beauté, l’entrée soudaine et abrupte dans ces paysages gras toulousains, qui annoncent la Gascogne, fait l’effet d’un paradis. C’est la sensation que j’ai eue quand j’ai pris cette photo, sur les hauteurs de la vallée de la Lèze (qui est gasconne).

prepausat per Vincent P.

 

Brulhois / Brulhés

Languedoc voisin

Auvillar

La Garonne à Auvillar

border=0

La Garonne était ici frontière, entre la Lomagne, rive gauche, et l’Agenais, rive droite. Néanmoins, la langue de la vallée était mêlée, avec, il semblerait, des influences gasconnes nettes dans le parler des communes agenaises autour de Valence.

JPEG - 248.4 ko

Je renvoie sur ce point à la discussion, désormais un peu ancienne, sous le lòc "Auvillar [commune]" : dès que je retrouve dans ma bibliothèque l’ouvrage "La langue occitane du Tarn-et-Garonne au début du XIXème siècle", je mettrai en ligne les paraboles de l’enfant prodigue pour cette zone frontalière.

La centrale de Golfech est rive droite. C’est un ensemble monumental très impressionnant, notamment par autoroute. Elle se situe sur les anciens lieux-dits Guinot, Caplong et Sabaros.

La perte par Agen de sa ville de Valence n’a pas grand sens, Agen étant au centre de son pays de Moyenne Garonne, ce qu’elle n’est plus, a fortiori quand la division administrative entre Aquitaine et Midi-Pyrénées est confirmée par la réforme territoriale.

prepausat per Vincent P.

 

Gascogne toulousaine

Merville

Cazassus

En "normalizat" :

Casassús
Maison du dessus (ou peut-être du Sud, dans les Pyrénées).

casa / maison

Mais dans la plus grande partie de la Gascogne, "maison" ou "ostau" ont remplacé "casa", sauf peut-être dans l’expression "a casa" (à la maison).

border=0

Il s’agit d’un toponyme gascon des Pyrénées tellement marqué, qu’il y a tout lieu de penser que dans le cas de cette maison du village de Merville, à un kilomètre des rives de la Garonne, le toponyme est tiré d’une famille Cazassus qui aura émigré là, probablement en provenance du Comminges où le patronyme est très fréquent.

prepausat per Vincent P.

 

Gascogne toulousaine

Seilh

Pavillon sur la D2 à la croix de Toulouse

border=0

Malgré sa proximité avec Toulouse, il ne semble pas que le village de Seilh ait jamais relevé administrativement du Languedoc, ni même de Toulouse : il ne faisait pas partie des paroisses de la rive gauche englobée dans la Toulouse médiévale puis moderne, autour de Blagnac. Il était en Rivière-Verdun, drôle de pays gascon étalé en diverses enclaves et exclaves entre Comminges et Lomagne.

En revanche, du point de vue religieux, cette rive gauche de la Garonne jusqu’à Grenade était dans l’évêché de Toulouse, probablement héritier des limites de la cité antique de Tolosa, de l’Isle-Jourdain à l’Ouest à Revel à l’Est, de Fronton au Nord au seuil de Naurouze au Sud, autrement dit une unité géographique indéniable autour de la confluence de la Garonne et de l’Ariège d’une part, de la vallée de l’Hers d’autre part, la fin de l’isthme gaulois qui pénétrait en Aquitaine.

Il est stupéfiant de constater qu’encore aujourd’hui, ce découpage religieux est la réalité de Toulouse, pour la simple et bonne raison qu’il correspond à une unité de vie (qui certes, était traversée d’influences contradictoires, dont le fait gascon à l’Ouest).

Aussi, Seilh est "toulousaine", sans que la paroisse n’ait jamais été languedocienne. C’est probablement dans le cadre de cette appartenance toulousaine que le propriétaire de cette maison, sur la départementale 2, qui longe la Garonne, rive gauche, a senti le besoin de faire mettre une croix de Toulouse au pignon de son pavillon des années 70.

Ce phénomène est différent d’un autre, qui lui est parallèle, à savoir l’extension de la croix de Toulouse, devenue occitane, bien au-delà du Toulousain.

C’est là un phénomène majeur de l’iconographie régionale récente, qui va de pair avec l’acculturation du Sud-Ouest français, ce via deux mouvements : l’allégeance à l’occitanisme des milieux régionaux après 1945 (qui étaient plus divers qu’ils ne le sont aujourd’hui) et la constitution de la région Midi-Pyrénées (la fameuse midi-pyrénéisation, identifiée sur ce site depuis de nombreuses années, qui touche avec force le Gers et les Hautes-Pyrénées).

prepausat per Vincent P.

 

Gascogne toulousaine

Merville

L’étalement urbain, à 40 minutes du Capitole ...

border=0

Toulouse est en France l’exemple le plus frappant d’étalement urbain chaotique.

Alors même que l’agglomération n’est pas suffisamment dense, et qu’il reste de la place pour une ville plus ramassée et plus rationnelle, l’on construit à 40 minutes de voiture (sans bouchons).

Rien de surprenant : Toulouse est une agglomération où par exemple, le nouveau maire de Balma s’est fait élire, en toute démagogie, sur le refus des immeubles. Toulouse ne joue pas son rôle de ville-centre. C’est une question très liée à la mentalité néo-toulousaine.

prepausat per Vincent P.

 

Gascogne toulousaine

Merville

Le Château

En "normalizat" :

Le Castèth
Prononcer "Lé Castèt"

border=0

Assez joli château classique au NO de Toulouse, rive gauche de la Garonne, en pays de langue gasconne (mais fortement teintée de languedocien toulousain), dans l’ancien pays de Rivière-Verdun, le long de la rive gauche de la Garonne, autour de Verdun et Grenade.

La région possède l’article masculin le (à prononcer : lé), que les occitanistes, pour des raisons normatives, ont censuré à Toulouse même, ce contre toute l’histoire de la langue à Toulouse et contre leur grand poète Godolin.

prepausat per Vincent P.

 

0 | 6 | 12 | 18 | 24 | 30 | 36 | 42 | 48 | ... | 150

Bastisses

Pour envoyer quelque chose à Gasconha.com sans passer par l' Espace privé...
Se connecter est facultatif mais utile.
modération a priori

Contributions et grans de sau sont soumis à validation des webmèstes.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document

Enregistrement

Vous inscrire sur ce site

Une fois enregistré (une fois pour toutes), vous pourrez vous connecter à l'Espace privé du site, ou Souillarde, pour proposer des lòcs, des ligams, des banèras, des articles..., leur associer des documents, etc.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.