en graphie alibertine :
Hasenvath

vath / vallée

Prononcer entre "bat" et "batch".

La fin du nom semble claire. Le début ("Hasen" ou "Hazem") l’est beaucoup moins.
Une piste : hasendura, terme ancien utilisé dans les baux, désignait le travail ou le prix du travail ("bail à fazendure") [Palay, Higounet].

Variante(s) graphique(s) :

Fazembat

Hazembat Fazenbat Azembat

Fasembat

Fazimbat

 
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Grans de sau

  • Au sujet de HAZENDAT, il y a du côté de Mongesty dans le Lot un endroit qui s’appelle FAZENDE, mais je ne connais pas la signification.
    Salut et merci

    Réponse de Gasconha.com :
    La racine pourrait bien être commune, et se rattacher au verbe far/har (faire). Voir aussi le castillan "hacienda"...
    Merci pour votre information.

  • Un rapòrt damb ASSEMAT ? (cf Adhémar ??)

  • Assemat semble exclusivement languedocien, donc pas de rapport.
    Je doute par ailleurs du lien entre "Assemat" et "Adhémar" (pourquoi un "t" apparaitrait-il à la fin - certes, on en a vu d’autres), mais ce n’est pas à Gasconha.com de s’en occuper, mais à http://lengadoc.com/ !-)

  • (En écartant, donc, Azémat / Assémat qui sont plutôt tarnais)

     déformation de *Hazendat ("mis en valeur [terrain], occupé, affairé, fait, formé...", puis le -mb- est resté, le sens original ayant été oublié ;

     lat. *fac(i)embatus ... bof : on aurait -m- et pas -mb- ;

     *hasent-vath (ou hasenda-vath) ... bof : construction bizarre
    Géographiquement, un premier relevé dans geneanet, non quantitatif, montre 2 foyers distincts (mais tous 2 garonnais) :

     entre Barsac et St Pey (pour Hazembat et Azembat)

     autour d’Auros (pour Fazembat)

     il existe aussi des attestations anciennes autour de Bordeaux
    ... À creuser.

  • Je suppose que le roman c’est celui de Robert Escarpit :
    "Hazembat marin de Gascogne" ?
    Lu par moi il y a bien longtemps à la bibliothèque d’Arcueil dans le val de Marne.
    Très bon souvenir !

    Réponse de Gasconha.com :

    Vous supposez bien.


  • Je pense finalement que c’est un nom d’origine germanique en -bard ou -bald. Mais reste à trouver la première partie du nom.

    • Une finale en -ard se maintient toujours en gascon. Une en -ald se vocaliserait, et l’on aurait Hazembaut. Cf Marimbault en Bazadais.

      Ce toponyme a toutes les apparences d’un composé sur -vath "vallée", comme indiqué par Tederic, qui sont abondants en Gascogne : Malabat (32), Marambat (32), Bellebat (33), Auribat (40), Auriébat (65), ... Sans oublier les doublets officiels basco-gascons de Basse-Navarre : Ostabat (64) et Lantabat (64), le premier ne connaissant pas de forme basque (c’est Izura en basque), le second étant Landibarre, où le basque ibar "vallée" est le strict équivalent du gascon vath, à savoir "vallée de la lande".

      Quant à l’élément initial, il reste à identifier, nettement, et il peut être, en effet, un NP à identifier, d’origine germanique même (ils semblent fréquents en Bazadais) et le toponyme aura également été formé sous influence germanique médiévale (inversion du déterminant et du déterminé, contrairement à l’ordre latin). Mais ce peut être tout aussi bien la même racine que dans Fezensac, autrement dit un dérivé du latin fidens "fidèle", utilisé comme nom propre. Il faut chercher dans les prénoms donnés au Moyen-Âge dans ces contrées.

  • Une finale en -ard peut devenir -at en gascon puisque... Bernard > Bernat !! Je mentionne aussi St Blancard > St Blancat, au passage, mais l’étymologie est peut-être différente.

    D’où vient Marambat ? Cela pourrait être une piste car la première partie du mot n’est apparemment pas un adjectif féminin en -a qualifiant ’’bat’’.

    Quant à fidens, d’accord mais là on aurait Fizembat ou Fézembat, pas Fazembat et encore moins Hazembat (d’ailleurs Fézensac n’est pas devenu Hézensac !)

    Et puis, si Fazembat vient de vallis, il faudrait retrouver le toponyme d’origine.

    • Il semble y avoir dans le Gers toute une série de toponymes en -bat qui mériteraient un recensement : Martimbat à Roquebrune (32), Sarrembat à Caillavet (32). Je ne sais pas si Pimbat à Vic-Fezensac (32) est de la même série. A noter que ces toponymes sont tous concentrés autour de Vic.

      En tout cas, Martimbat ne peut pas être autre chose que Martin + vath, autrement dit la "vallée de Martin". On a la preuve qu’une formation NP + vath est possible.

  • Ne perdons pas de vue l’hypothèse émise ici par Gaby d’un Hasendat déformé sous l’attraction des noms en -vath !
    Il n’y a qu’une lettre de différence entre Hasendat et Hasenbat.
    Mais mes recherches par Google Books sur le mot Fazendat n’apportent aucun texte bordelais ou bazadais...

  • Ce nom me fait penser à HEDEMBAG qui est le nom d’une maison médiévale d’Anglet (64) citée en 1305 (seule et unique mention, ce nom s’est éteint).

    "bat" et "bag" semblent bien être le gascon "vath", vallée.

    Quant au premier terme... On connaît en gascon la variante d/s (díder/díser, véder/véser, créder/créser...).

    On aurait donc un premier terme "hasen" / "haden" ?

  • La maison HEDEMBAG est à Arancou et non Anglet ! Erreur de ma part.

  • Le cadastre napoléonien et l’IGN donnent la métairie de Fezembat à Castelnau de Montmirail (81 - près de Gaillac) et Geneanet donne des attestations de FEZEMBAT ou DE SOLIER DE FEZEMBAT (1683...) dans cette même localité.
    Antoine de Fesembat y est attesté parmi d’autres gentilhommes par un arrêt du Parlement de 1594.
    "Bernard de la Fite [...], seigneur d’Escaudamac, épousa [en 1537] noble demoiselle Françoise de Fezembat." Le contexte semble gascon oriental.
    Là, on n’est plus en Gascogne où on pourrait avoir un "vath" ; mais on peut toujours imaginer une migration de cette famille (noble ?) depuis la Gascogne qui arrive à une cinquantaine de km.

  • Le e de Fezembat et le bag de Hedembag ont fini par me convaincre que cela doit venir de Fidens+ vallis. Mais quelle est la forme latine déclinée correctement ?

    Reste aussi à trouver de quelle vallée il peut s’agir.

    On peut supposer que le nom originel est bien Fezembat (de la Gascogne orientale) et que les Fazembat/Hazembat bordelais en ont dérivé il y a très longtemps (XVe/XVIe s.?), et qu’ils sont donc tous de la même famille.

    Cette bat serait donc vers Toulouse, le Gers ou la Lomagne, par exemple.

    Mais n’excluons pas le fait qu’il aurait pu exister plusieurs vallées portant ce nom.

  • Moi aussi j’abandonne l’hypothèse d’un Hasendat déformé (mais une influence de Hasendat peut avoir favorisé la mutation du e en a).
    Avec Hazembat du Bordelais-Bazadais, Fezembat/Fesembat qui semble plutôt lomagnol, et les Hedenbag et Hedembaigt ouest-béarnais, semble émerger un nom pan-gascon, sous des habits variés.

  • Grâce au FANTOIR, dont j’ai mis une extraction gasconne sur le site, je continue la série de toponymes en -bat commencée par Vincent :
     Argonbat (Argoumbat, Argombat) à Sérignac (Lomagne) : Argon pourrait être un nom de personne (Nargon qui existe à Saramon peut être analysé en En Argon).
     Mayenbat à Barsac
     un curieux Chabreinbat hors Gascogne au sud de Foix, à St Paul de Jarrat (où je vois aussi un Labat !)

    Ambat (Agos-Vidalos) et Pechambat (Pouylebon 32) rentrent-ils dans la série ?

    J’insiste sur Marambat, que Vincent avait signalé précédemment, dont je trouve a priori 6 occurrences distinctes (Cazeneuve 32, Moncorneil-Gazan 32, Urgosse 32, Aussos 32... Mirambeau 31) ; et Barambat à Belhade.


Un gran de sau ?

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