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Navèth nom !

 

mercredi 22 février 2017, par Tederic Merger

gruèr

français : affiloir, arêtier de toit

En toponymie gasconne, on trouve des noms (le) Gruè et (la) Gruère.
Il doit donc y avoir un mot gruèr au masculin et sa forme féminine gruèra. Il y a peut-être des homonymes.
Multidiccionari francés-occitan

Palay :
- gruè sm. Arétier de charrette (Gers).
- gruè, gruét (G.) sm. Affiloir, affileur. N. de p. V. ahieloû.
- gruè,-sè,-soè,-re s. Grenaille, menus grains, fines parcelles. V. griualhe.

Tresor dóu Felibrige :
GRUÈ(g.), S. m. Affiloir, pierre à aiguiser, grès ; arêtier d’un toit, chevron d’arête, v. calaman ; enfaîteau, tuilée
Tèule grudiè, tuile faîtière




Grans de sau

  • En toponymie, gruèr, gruèra se rapportent à la notion de ’’marais’’. Cela a été étudié, je crois par Halip. Qu’il s’agisse de Lagruère (47) ou de l’île de Gruère (33), on voit bien que ce sont des terres alluviales.

  • E perque pas un ligam dab lo mòt "grua", l’auseth camalongs ?
    Grua : l’auseth
    Gruèra : loc on troven la Grua ?

  • A propos d’auseth, comment prononcez vous le mot ?

    Je ne parle pas gascon mais dans ma mémoire le s est prononcé comme un t mouillé.
    Et le th final se prononce comme un t ou comme un t mouillé.

    Soit je me trompe, soit c’est une variante locale.

    • La prononciation du s de ausèth par un t mouillé... m’estoune.
      Normalement, ça ne peut être que le son z.
      Ensuite, une variation bien connue fait que le son z est remplacé par le son d dans certaines zones. Mais l’usage est de rendre cette variation à l’écrit en écrivant audèth.

      Le th final est bien un t mouillé, lui.

    • Les parlers de la Grande Lande et de la Gironde (sud ?) font ce mot en "auchèth" que l’on pourrait écrire "autchét" ou "autyét" en effet.

      Après, le "th" final sera prononcé "mouillé" dans le sud de la Chalosse, le Béarn, le Comminge et le Couserans.

  • Lo ligam damb l’ausèth ne pareish pas impossible : grua -> gruèra, coma taishon -> taishoèra ("tachouère" = lieu où il y a des blaireaux), lop -> lobèra ("loubère" = lieu où il y a des loups)...
    Que’m demandi si la fòrma masculina e pòt foncionar tanben dens aqueth sens.

    Demora a jutjar si los lòcs aperats "gruèra" èran vertaderament lòcs de vita, de rencontre o de repaus de las gruas, a un punt sufisent entà crear toponimes... Soi pas especialista.

  • Un rapport avec l’oiseau serait à mon avis une étymologie populaire bien sympathique mais je n’y crois pas. C’est comme les Cantegrit, Cantelauze(tte)... D’ailleurs, une 2e étymologie est possible pour gruèr : la racine germanique *greot qui a donné aussi ’’grès’’, ’’groie’’, en gascon gresèra (cf La Grézère à Coimères) etc.

    Oiseau : en Gironde, audèth à l’ouest, ausèth à l’est, osèth en Bourgeais, pas d’auchèth chez nous.

  • Ma mémoire ne me jouait pas vraiment de tour !
    Je viens d’écouter, un peu par hasard, un enregistrement de gascon sur le site de per noste :
    Lo mainatge destruvant 1 (gascon Biscarròsse) (Halip Lartiga)
    http://www.pernoste.com/Modules/Audio/TextesLus.aspx

    Et il me semble bien que auseth est prononcé avec un t mouillé à 1 minute 50 secondes du début.
    Cela doit peut être être une variante de gascon maritime.

    Comme dans catiote (sorte d’insecte)


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