Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Mots


abelha

français : abeille

Prononcer... presque comme en français.
abelhèr (prononcer "abeillè") : apiculteur ou ruche, selon l’endroit)

JPEG - 51 ko
Saint Jean de Marsacq - route de l’Abelha
- Cet "Abelha" ne semble pas être un "lòc" ancien.
- Cette route semble être une création pour desservir un lotissement.
- Elle voisine avec la "route de l’Esquirou".
Aussi bien "abelha" (abeille) que "esquiròu" (écureuil) sont des mots gascons écrits en graphie alibertine.
Peut-être que de vieux habitants de Saint Jean de Marsacq pourraient nous dire si ces noms ont été donnés par une municipalité soucieuse de mettre une touche de gascon dans la viographie ?
Il est plus que probable que ces mots ne sont pas prononcés correctement par la population générale.
  • par inconnu le 4 juin 2007

    "abelhe" peut signifier soit abeille soit ruche (j’ai entendu des anciens dire "il a tant d’abeilles" pour dire "il a tant de ruches".
    "Abelhèy" correspond au rucher, mais il me semble que pour l’apiculteur c’est "abelhayre" que l’on emploie.

  • par Flò le 21 avril 2008

    Juste une remarque sur le "presque comme en français" et "(prononcer "abeillè)".
    Chez moi je trouve qu’il y a une sacrée différence entre le "lh" gascon et le "ill" français... donc je me demandais si c’était partout comme ça en Gascogne (donc la prononciation plus proche de "abelyo" que de "abeyo") ou si dans certains endroits le "lh" se prononce plutôt comme un "y" ?

  • par Comajea le 25 avril 2010

    Mon beau-père parlait des mouches à miel (mousques à méou).

  • Autre sens
    par mayer le 21 juillet

    Abeille est une francisation de beille ( le pin , sapin ( ?) ) exemple plateau de Beille

  • Autre sens
    par mayer le 24 juillet

    Comajea souligne à juste titre que le mot abeille est de création récente (19 e siècle). L’abeille est désignée par le terme de ’mouche à miel’. Ce sont des ’mouches à miel’ qui sauvent le château de Montgey durant le siège (Histoire de Montgey, Pierre Bouyssou). Je crois que c’est Emile Belloc qui cite Beille comme étant une désignation ancienne du sapin. Mais je pense que certains toponymes dérivent de la divinité Abellio qui faisait l’objet d’un culte répandu dans nos régions. Certains toponymes comme Port-Bieill pourraient d’ailleurs trouver la même origine.


    Réponse de Gasconha.com :

    Mais "Port-Bieill" peut s'expliquer très simplement par "port vieux (pòrt vielh).
  • Le dieu Abellio
    par mayer le 24 juillet

    Le commentaire de Flo va d’ailleurs bien dans le sens de la prononciation authentique, elle prononce abelyo. Ce ne peut être une coïncidence. Le culte de la divinité Abellio fait l’objet d’une épigraphie importante (Julien Sacaze Inscriptions antiques des Pyrénées Privat 1892)

  • Port -viehl
    par mayer le 24 juillet

    Tout à fait Gasconha.com, on peut traduire port Bieill par port vieux ou mieux col vieux. Mais c’est une traduction purement phonétique qui ne donne pas véritablement du sens, un col n’étant ni jeune, ni vieux. En revanche, une multitude de cols pyrénéens portent des noms de divinités, un col permet un passage et on ne franchit ce passage qu ’en remerciant la divinité topique par une offrande symbolique, une petite branche ou autre .


    Réponse de Gasconha.com :

    En fait, Gasconha.com avait cru à tort qu'il s'agissait d'un port pour les bateaux...
  • Por Bou
    par mayer le 24 juillet

    Casconha.com , je ne crois pas non ...
    Mais beaucoup pensent que Port-Bou est un port , il signifie en fait Port-Port , Bou signifiant Port ( col ) en berbère et sans doute aussi en ibère.

  • Quelques remarques pour M. Mayer
    par Gaby le 25 juillet

    Je crois bien qu’il s’agit de L’ABELHA écrit en graphie félibréenne... prononcer "l’abeillà" : le rucher. Nous avons aussi chez nous L’ABEILLEYRA, LES ABEILLERAS, etc.
    Mais ce n’est malheureusement pas sur le cadastre napoléonien.
    Je suppose que ce sont des vieux, au cours du XXe siècle, qui parlaient de "l’abeilla", le lieu où on élève des abeilles (il suffira de se renseigner !), et qu’on a repris cette appellation.
    Un farfelu qui aurait écrit en alibertin aurait écrit "rota de l’Abelha" (et puis pourquoi une seule abeille ?)

    D’autre part il n’y a pas de sapins en tant qu’espèces indigènes dans les Landes. Quand bien même quelqu’un en aurait planté, on aurait utilisé "sapin".

    Sur "bieil" : en toponymie, les mots ont parfois des sens particuliers. Dans ce cas (cf. Loc-Bieil, etc.), c’est selon D. Escarpit (spécialiste du gascon, université de Bx) un adjectif à connotation négative (abandonné, mal entretenu, isolé, mal fréquenté, escarpé, dangereux.....).
    On notera d’ailleurs qu’il y a un "i" après le "b".

    Et enfin, sur "abeille" : avant, on disait "mouche à miel" ? Oui mais... en français ! Le français a emprunté "abeille" à l’oc... et depuis 1268 !!
    Et "abeille" existait bien sûr en gascon au XVIIIe siècle : on retrouve des lieux-dits girondins L’ABEILLEY (le rucher) sur la carte de Cassini.

  • Abellio ou abeille ?
    par mayer le 26 juillet

    Il faut se garder de toute exclusion dans ces interprétations toponymiques, il est vraisemblable qu’elles cohabitent au sein d’une même région. Mais la trop forte ressemblance phonétique entre Abellio et abeille a fait disparaître celui-ci au profit de cette sympathique abeille, disons, plus connue. Pourtant il est impensable qu’Abellio qui dispose de documents archéologiques très nombreux n’ait pas marqué la toponymie puisque la plupart des vallées et montagnes gasconnes portent le nom de leurs dieux tutélaires.

  • Las Aps
    par Lo Pèir le 26 juillet

    On a le mot peu répandu : Las Aps : les abeilles.

  • Tentative de conciliation ?
    par Gaby le 26 juillet

    Bon, pourquoi pas, mais dans les Pyrénées alors.
    Important aussi : sur quelle syllabe est accentué Abellio ?

  • Port-Bou : port (col) bon : col aisé d’accès,...
    par Gaby le 26 juillet

    Port-Bou : port (col) bon : col aisé d’accès, sûr, etc.
    Port est un mot gascon, je ne suis pas sûr que les populations gasconnes aient compris en même temps l’ibère ou le berbère.


    Réponse de Gasconha.com :

    Attention, s'il s'agit du Port Bou en Catalogne du côté espagnol de la frontière, "bou" ne peut pas noter "bon", il contient une diphtongue "ou" qui renvoie à autre chose.
  • Oups, autant pour moi. En catalan, bou...
    par Gaby le 27 juillet

    Oups, autant pour moi.
    En catalan, bou (pron. bow)=boeuf. A creuser.

  • Prononciation d’Abellio
    par mayer le 27 juillet

    Il s’agit bien de Port Bou en Catalogne.
    Les populations gasconnes parlaient sans doute un dialecte ibéro-basque avant de parler gascon. Je pense même qu’elles écrivaient en ibère, j’avais en effet été frappé dans les HP par la ressemblance des marques faites sur les outils qui se transmettaient de génération en génération avec l’écriture ibère. Cela n’est bien entendu qu’hypothèse, puique l’épigraphie ibère reste rare ( cols d’amphores à Toulouse, pierre écrite relevée par Abelanet dans les PO, plombs d’Amélie).
    Quant à la prononciation authentique, d’Abellio, je pense que Flo dans son message plus haut en sait mille fois plus que moi.

Proposez un gran de sau !
Titre :

Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :


horat

français : trou

Prononcer "hourat".

  • par Bouilhet le 6 janvier 2007

    A Cazaubon (32), il y a une porte de ville qui se nomme "porte du hourrat".
    Lous bieilhs qué l’aperan "pourte dou traou dou can" les 2 mots sont ici reunis :
    hourrat et traou.


    Réponse de Gasconha.com :
    E bé o...
    Une petite correction : "hourat" se contente d'un seul "r" 
    c'est de la même racine que "forage" en français, qui n'a qu'un seul "r".
    Ce n'est pas du chipotage, parce que le gascon fait entendre la différence entre le simple et le double "r".
Proposez un gran de sau !
Titre :

Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :


indon

français : blé d'Inde, maïs

Prononcer "indoun".

L’indoun que tire un bèt cabelh = le maïs pousse un bel épi
[Dictionnaire gascon-français (Landes) de l’abbé Vincent Foix]

voir aussi :

milhòc / maïs

Prononcer "milloc".


digun

français : personne, quelqu'un
perpausat per : Tederic M.

I a pas digun ?* : Y a personne ? Y a quelqu’un ?

Le mot du même sens arrés existe aussi en Sud-Gascogne.

* Forme usuelle ; la forme correcte serait "n’i a pas digun"


poth

français : poulet, coq

Prononcer "pouth".
P. Morà : "poret, hasan, polòi, toi"
Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !

voir aussi :

poralha / volaille

Prononcer entre "pouraille" et "pouraillo".
De la même racine (pora/poure/pouro ou potha/poutche/poutcho = poule, qui ne semble plus utilisé) : poret (prononcer "pourét") = poulet.
Qu’aimi lo poret rostit...
polet se dit aussi (prononcer "poulét").

dérivés : porèr (prononcer "pourè"), poralhèr, poralhèra (prononcer entre "pouralyère" et "pouralyèro") : poulailler


Et bôlo

français : ?

Il doit s’agir de "eth bòlo" en graphie alibertine ("eth bòlou").


deluvi

français : déluge, inondation
perpausat per : Tederic M.

Prononcer "delubi" ou "délubi", avec l’accent tonique sur "lu".
Vient du latin "diluvium".


lutz

français : lumière
perpausat per : Tederic M.

alh

français : ail

Prononcer presque comme "ail" français.


universitat

français : groupe de villages
perpausat per : Artiaque

Prononcer "unibersitat".
Plutôt pyrénéen.

"Terme utilisé en droit foral vascon pour désigner un groupe de villages et ses habitants, souvent correspondant à une unité géographique (vallée, bassin, plateau...), en tant que personne morale détentrice de la souveraineté incontestée sur un territoire, plus grand que la "beziau" mais plus petit que l’Etat.
A l’échelle des nouvelles intercommunalités ?"

voir aussi :

vesin / voisin

Escotatz / Ecoutez : vesin_vesina.wav

Prononcer entre "bézi" et "bézing".
Féminin : vesina (prononcer "bézine" ou "bézino") ou vesia (prononcer "béziÿe" ou "béziÿo")
Le sens de "vesin" a dans le passé été celui d’un homme libre, citoyen.
En Béarn, la vesiau, c’était la communauté de vesins.
Le camp-vesiau était la place publique, le bòsc-vesiau était le bois communal.
"har ua vesiau", c’était participer à un travail en commun avec des voisins. [Palay]

autre dérivé :
vesiat : voisinage
Au nord de la Gascogne lingüistique, qui conserve le "n" intervocalique, on a "vesinau", "vesinat", "vesina" au lieu de "vesiau", "vesiat", "vesia".


tourrucou

français : ?
  • Inconnu au bataillon ! Par contre chez Palay...
    par GSG le 25 avril

    Inconnu au bataillon !
    Par contre chez Palay ou Mora("Tot en gascon" - 30 000 mots quand même -)on trouve "tarroc, tourroc,turroc" signifiant "motte de terre,petite ou grosse masse de certaines choses ",un "tarroucas" étant un terrain où l’on trouve beaucoup de ces mottes de terre.

  • tourrucoû chez Palay
    par joan-pèir le 26 avril

    Chez Palay on trouve aussi ceci :
    "tourrùc (G.) ; tourrucoû" ; sm. Monticule v. turoû, terrùc. N. de p., Tourrucou

Proposez un gran de sau !
Titre :

Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :


payoun

français : ?

0 | 12 | 24 | 36 | 48 | 60 | 72 | 84 | 96 | ... | 1668

Proposez un gran de sau !
Titre :

Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :
Proposez-nous un ou des mots gascons
(béarnais, commingeois etc.) !
mot(s) gascon(s) :

mot français correspondant :

Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :


VIELH

Le drapeau de la Gascogne