Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, géographie, langue, chant, architecture...

Mots


horn

français : four

Prononcer "hourr".
dérivé : hornèra (prononcer "hournère, hournèro...") : fournière ?

  • par Philippe Lartigue le 30 avril 2005

    Le N final peut aussi être prononcé. Il n’y a pas toujours assimilation.

  • par Charles Latterrade le 30 avril 2005

    Sur toute la côte atlantique, la récolte de la résine et de ses sous-produits (notamment brais et goudrons) a entrainé l’établissement de nombre de fours permettant de "cuire" les souches et d’en tirer relativement aisément les goudrons.
    Vraisemblablement antérieur à l’époque romaine.


    Réponse de Gasconha.com :
    C'est cependant le latin "furnus" qui a donné en occitan central "forn", que le gascon a transformé en "horn".
  • par Txatti le 4 octobre 2007

    OUI mais la forme gasconne n’est pas passée par le languedocien avant de devenir "horn", puisque tout les philologues s’accordent à estimer que le gascon s’est formé avant les autres formes de ce qui deviendra l’occitan.


    Réponse de Gasconha.com :
    N'ei pas jamei dit que lo "hornèr" era passat peu "fornièr" !-)

    Tu abordes la question de la genèse du gascon. C'est très intéressant, aussi parce que l'histoire du gascon nous dit l'histoire de la Gascogne.
    Je persiste à penser que le gascon n'aurait pas pu devenir aussi proche du languedocien sans recevoir une couche "occitane".
    Et je pense que cette couche s'est posée entre l'an 1000 et l'an 1300 environ, quand la langue romane des troubadours était la langue de prestige en Gascogne.
    C'est ainsi que la "Costuma" de Montréal-du-Gers, donc en pleine Gascogne, est écrite (vers 1250) dans une langue romane sans aucun caractère gascon :
    "E si alguna persona de Montreial que sia del sagrament de Montreial se clama al baile de Montreial d'autra persona que no sia del sagrament de Montreial, que aquela persona done fizansas per aquel clam ; e si no o fa, ...]*
    Le paysan gascon n'aurait pas parlé comme ça, et loin de là, j'en suis sûr. Mais la langue des troubadours et des clercs, par son prestige, a pu influencer le gascon primitif.
    [Tederic]

    *"Les coutumes de l'Agenais" par Paul Ourliac et Monique Gilles, Ed. "Diffusion Picard"
  • par Tederic le 5 octobre 2007

    Adiu Txatti !

    Que legissi lo contexte deu ton gran de sau, e m’apercebi que la toa arremarca portava sus "occitan central "forn", que le gascon a transformé en "horn".

    Òc, que’s pòt plan que lo gascon "horn" e sia vengut directament deu latin, shens passar peu "lengadocian".

  • par Txatti le 6 octobre 2007

    Merci d’aver corrigit puix comprés eth perpaus, Mossur eth oèbmeste !
    Totun, era arremarca tua sus era lenga utilizada pera "costuma de Montrejau" n’en ei cap menx passionanta.
    A vista de nas, qu’en dirèi benlèu qu’es bastides d’Armanhac (atau que d’autes parçans de Gasconha) qu’an podut éster hèites per "non-gascons" o/e qu’era lenga legau dera citat causida enta que sia compresa pera populacion entera en ua lenga artificiau (en gros un "occitan" avant l’heure...).
    De mes, non soi pas segur qu’aqueres bastides eran abitades per "paysans" mes meslèu per borgesi en devénguer, artesans e comerçanti, dinca -en quauques casi- per arreligiosi :
    gents acostumades ara lenga latina ?
    Aquò estant sonqu’ua ipotèsi que lanci atau en tot ameritar un aprigondiment seriós.

  • par Hlo le 8 août 2008

    Apparemment "Horno" (Hoùrnou) en vallée d’Aspe.

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paloma

français : palombe

dérivés :
palomaire (souvent écrit "paloumayre" en français), palomèra (palombière)...
palomèir (palonnier) n’a apparemment rien à voir avec "paloma".

  • par Bernat le 18 janvier 2006

    En Langonnais, la paloumère = lou paloumey = la palombière.

  • par Claderes le 21 mai 2008

    paloumet=russule verdoyante
    quelle signification ? saison migratoire ? couleur ?
    que dire du bidaou ?

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verge

français : vierge
perpausat per : Tederic M.

"verge" est la forme retenue par Pèir Morà. Prononcer entre "bérye" et "bérje".
Prumèr diccionari tot en gascon : lo de Pèir Morà !
Certains textes attestent d’une forme alibertine "vierge" (comme en français), donc prononcée entre "biérye" et "biérje".
"estelle de lama"


muda

français : transhumance
perpausat per : Tederic M.

"muda" (mude, mudo...) m’a été transmis par une pyrénéenne toy gasconophone, donc c’est bon.
Il y a peut-être d’autres mots ?


soriguèr

français : faucon (crécerelle)
perpausat per : Tederic M.

Prononcer "souriguè".
soriguèir (prononcer "souriguèÿ") : forme nord-gasconne
Le mot "soriguèr" insiste sur l’aliment principal de ce type de faucon...
Voir aussi hauc.


hauc

français : faucon
perpausat per : Tederic M.

Prononcer "hàwk", " "hàwt" peut-être en Albret garonnais* ?
Variantes ou dérivés : hauquet,hauquina (prononcer "hàwkine") (émerillon), haucon (prononcer "hàwkou(ng)")...
Les formes avec un "f" au lieu du "h" initial semblent aussi connues en Gascogne, mais sur Gasconha.com, il est logique de privilégier les formes en "h".
hauc palomèr : lo hauc qui minja palomas

* Ce qui expliquerait enfin les noms de lòc "Pelahaut"...


?

français : baignade

calhiva

français : cheville

Semble une métathèse de cavilha.

Le plantoir de maraicher attesté "cahibot" en Bordelais doit être un calhivòt.
"Les mots d’ici" de Guy Suire


tasta

français : broussailles, hallier
perpausat per : Tederic M.

"Arnaut de Las Tastes : de l’ancien gascon tasta, « broussailles, hallier » (du latin médiéval tasta)."

dérivé : tastar (prononcer "tastà") :
"Guilhem deu Tastar : forme collective du gascon tasta, « hallier »."

http://manuscrits-drac.bnsa.aquitaine.fr/loccitan-dans-les-manuscrits-aquitains/une-galerie-de-portraits/les-exemples-tires-de-lobituaire-de-sainte-croix-de-bordeaux.aspx


seuga

français : forêt
perpausat per : Gaby

Divers lieux "la Séougue" en Gironde, au lieu de la "seuva" de Per Noste.

"La Sauve Majeure" se disait "la Seuga" (ALG)

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Cabanac : proposition d’une pancarte simplement gasconne
"Siougue" (d’ailleurs répertorié "Siouge" par l’IGN qui semble se tromper sur ce coup ci) doit vouloir dire "forêt" ("siuga" variante de"seuva ?"), et "bernet" (vernet) est un bois d’aulnes, une aulnaie.
Alors, évitons les pléonasmes !
JPEG - 41.7 ko
Cabanac : pléonasmes sur pancartes
voir aussi :

seuva / forêt

Escotatz / Ecoutez : seuva.wav

Prononcer entre "séwbe" et "séwbo".
Vieux mot qui vient du latin "silva", et qui a aussi donné "selva" en castillan.

synonyme : ahorest (prononcer "ahourest")


cadièra

français : chaise
perpausat per : Tederic M.

Prononcer entre "cadière" et "cadièro".

Mais aussi cadèira (sud-landais), chèira (nord-gascon)...


lat

français : large
perpausat per : Tederic M.

féminin : lada
Le mot semble désuet depuis longtemps, mais a formé beaucoup de toponymes (qui se termine en "lat" ou en "lade" dans leur graphie officielle française, comme par exemple Virelade).

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