Bordeaux à l'horizon 2015...
Se reconnecter à la Gascogne pour devenir une métropole européenne !
(Tederic Merger)
J'ai planché sur ce sujet, avec l'orientation suivante : Comment reconnecter Bordeaux à sa région, au monde Occitan et Gascon ?
Le destinataire supposé de cette réflexion est la
mairie de Bordeaux, mais aussi "la CUB" (Communauté Urbaine de Bordeaux).
Je partage cette idée que Bordeaux serait plus forte si elle était
davantage en symbiose avec la région qui l'entoure.
Et puis, quand on parle de Bordeaux et de sa région, se pose tout de suite
un problème de délimitation : Aquitaine administrative ? Grande Gascogne
lingüistique allant de Pointe de Grave au Val d'Aran ? zone d'influence
actuelle de Bordeaux ?
J'ai trouvé que cette dernière délimitation collait mieux à la question
: zone d'influence de Bordeaux, mais en visant plutôt une extension
de cette zone, puisque, si j'ai bien compris, il faut se montrer
conquérant...
Une objection survient de suite : cette zone, en gros dans un rayon de 100 à
200 km autour de Bordeaux n'est pas totalement occitane ; l'extrémité nord de
la Gironde, la Saintonge et l'Angoumois sont d'oïl, le Pays basque français
est basque. Dans la partie occitane, la Dordogne et le Nord du Lot-et-Garonne ne
sont pas gascons...
J'ai alors fait un autre choix, pas inattendu de la part du créateur de
Gasconha.com... : faire des propositions concernant la partiegasconne
de l'environnement de Bordeaux. Elle est légèrement majoritaire. Et
Bordeaux était bien gasconne dans le passé.
Aux autres, périgourdins, saintongeais, basques, de faire leurs
propositions.
En plus, si une ville peut s'imposer en 2015 comme "métropole
occitane", ce sera Toulouse, et non Bordeaux.
Bordeaux pourrait essayer "métropole aquitaine", mais je pense
qu'il faut pousser l'idée de "métropole gasconne", plus affective,
plus chaude, et qui permet à Bordeaux d'aller chasser dans la zone d'influence de Toulouse (Auch, Tarbes, Lomagne, et jusqu'au Val d'Aran...) en cultivant la complicité gasconne !-)
La Gascogne a déjà une réputation quasi-mondiale de pays où il
fait bon vivre. Bordeaux, prestigieuse mais réputée froide et altière, aurait
intérêt à s'associer au terroir gascon, dont l'image avenante est déjà
ancrée dans les esprits. C'est peut-être ça la combinaison gagnante pour 2015
!
Au terroir gascon, il faut d'ailleurs ajouter la côte gasconne, qui va du
Médoc à Bayonne. Ce pourrait être le troisième élément de la combinaison
gagnante, même si cette côte ne se vend pas encore beaucoup sous l'étiquette
"gasconne". Elle a bien tort, et devrait à mon avis faire le même
travail de reconnexion à la Gascogne que je propose pour Bordeaux.
Mès adara, siam concrets... Mais maintenant, soyons concrets... Quelques
propositions :
1. Communiquer l'idée "Bordeaux métropole gasconne" aux "communiquants"
de Bordeaux
Les "communiquants" qui sont au service de la municipalité
(Bordeaux magazine, site web, services culturels, Office du tourisme, chargés
de la communication...) ne connaissent pas tous la composante gasconne de
Bordeaux, et ont peu conscience qu'ils peuvent en tirer parti dans leur
communication.
2. Mettre en évidence les noms de lieu gascons à Bordeaux
Ce sont surtout les noms de rue du Vieux Bordeaux.
Action :
Ajouter des plaques explicatives ou des plaques en gascon, sur les lieux
dont les noms sont plus typiquement
gascons. Des plaques explicatives existent déjà, mais elles ne mettent pas
spécialement en avant l'aspect gascon.
Exemples :
- la rue du Puits Descazeaux la rue du "Putz deus Casaus" (Puits
des Jardins, en gascon),
- la rue du Hâ la rue du "Har" (phare ou tour de guet, en gascon),
Organiser des circuits sur le parcours fluvial et maritime Bordeaux-Le
Verdon-Arcachon-Capbreton-Bayonne. Tous ces ports sont gascons, au sens de la
grande Gascogne lingüistique et historique.
Ces circuits peuvent être touristiques, mais aussi éducatifs, pour les
scolaires (classes de mer...).
La réactivation de ce lien maritime a aussi un intérêt économique direct
il est question actuellement de réactiver le cabotage, notamment entre
Bordeaux, le Verdon et Bayonne, pour diminuer le transport de marchandises en
camion.
4. Opération "Bordeaux-Nérac. Rivière et fleuve gascons"
Organiser des circuits sur la Garonne, le canal du Midi et la Baïse. Cette
dernière est déjà aménagée pour la navigation de plaisance, au moins
jusqu'à Nérac.
Ces circuits peuvent être touristiques, mais aussi éducatifs.
Ce genre d'opération peut s'articuler à la fête du fleuve lancée
récemment à Bordeaux.
5. Opération "Bordeaux-Parc Naturel régional des Landes de
Gascogne."
Bordeaux participe déjà au financement du Parc (à vérifier), mais il
n'est pas certain que tout le bénéfice possible soit tiré de ce partenariat.
Actions :
- Organiser des circuits Bordeaux-Parc (en vélo, ou en "train + vélo"
la ligne de train Bordeaux-Dax traversant le Parc, avec des arrêts à
Facture-Biganos et Labouheyre).
Ces circuits peuvent être touristiques, mais aussi éducatifs.
- Etudier toutes les actions communes possibles et souhaitables entre
Bordeaux, le Parc et les communes du Parc, dans tous les domaines.
6. Réintroduire les spectacles de vaches landaises à Bordeaux
Bordeaux a intérêt pour son image et pour son plaisir à se raccorder au
monde des "festayres", et elle a des arguments pour cela : en plus
d'une forte population d'origine basco-gasco-landaise et hispanique, une
tradition tauromachique, interrompue avec la fermeture des arènes du Bouscat
dans les années 60 (pour cause d'effondement du bâtiment).
La réactivation des corridas avec mise à mort des taureaux susciterait des
protestations et rencontrerait des obstacles légaux (voir ce qui se passe à
Toulouse). Par contre, les spectacles de vaches landaises ne tuent pas
d'animaux, et seraient donc plus faciles à remettre en selle.
Et pour se faire une place à côté des férias de Dax, Mont de Marsan ou
Bayonne, Bordeaux a intérêt à tracer son propre chemin.
Il y a sûrement quelque chose à faire dans ce domaine précis pour
reconnecter Bordeaux à la Gascogne. Ce doit même être un domaine de
prédilection. Il faudrait que les producteurs gascons voient en Bordeaux un
relais normal pour la diffusion de leurs produits. L'accent mis sur la
gasconnité de Bordeaux (voir les autres actions), y contribuera déjà.
Mais pour en faire encore plus, appel aux idées !
8. Transports
Il y a sûrement quelque chose à faire dans ce domaine précis pour
reconnecter Bordeaux à la Gascogne. Desserte ferroviaire Bordeaux-Gasgogne à
améliorer, etc... Mais la municipalité de Bordeaux a peut-être une influence
limitée dans ce domaine ?
Appel aux idées !
9. Un label "BMG" (Bordeaux Métropole Gasconne) ou "BCG"
(Bordèu Capdulh Gascon = Bordeaux chef-lieu gascon) !
Ce label, qui devrait être expliqué et popularisé, pourrait être accordé
par la ville de Bordeaux à toutes les manifestations ou actions qui peuvent
reconnecter Bordeaux au monde gascon. Il serait accompagné d'une aide
matérielle aux organismes qui recevraient le label.
Annexes
Annexe 1. Communiquer l'idée "Bordeaux métropole gasconne" aux
"communiquants" de Bordeaux
- La Guyenne "anglo-gasconne", en fait très autonome par rapport
au roi d'Angleterre, et plus gasconne qu'anglaise. Bordeaux en était la
capitale, et le gascon y était parlé par toutes les classes sociales, langue
des écrits notariaux et d'une partie des délibérations de la Jurada
(Conseil Municipal de Bordeaux). Pey Berland, archevêque de Bordeaux et figure
importante à la fin de cette période anglo-gasconne, doit aussi être
raconté... Cette période peut sembler reculée, mais elle peut devenir
emblématique dès lors que Bordeaux veut "jouer dans la cour des
grands".
- Bordeaux a reçu depuis un flux migratoire continu venant des terres
gasconnes.
- Donner quelques exemples de noms de lieux gascons de Bordeaux, et LEUR
PRONONCIATION (l'oral est important).
- L'accent gascon, et l'accent "du midi" en général : ne plus le
bannir dans les messages vocaux ressortant du domaine municipal (répondeurs
téléphoniques, annonces de stations dans le tramway, etc...). C'est une
attitude provinciale de penser que pour briller, Bordeaux doit imiter Paris dans
tous les domaines. Il faut plutôt s'en affranchir psychologiquement et cultiver
la différence.
Annexe 2. Mettre en évidence les noms de lieu gascons à Bordeaux
Autres exemples
- rue du Maucoudinat : rue du "malcuisiné",
- rue Tombe l'Oly : rue "tombe l'huile",
- rue de la Sau : rue du sel,
- rue de Nadau : rue de Noël
- le pont du Guit est le pont du Canard (on le voit déjà sur certaines
cartes transformé en "pont du Gui")...
Est-il approprié d'ajouter systématiquement des plaques en gascon dans le
vieux Bordeaux ? Toulouse vient de s'engager dans cette voie, avec des plaques
en occitan. Cela peut renforcer chez les visiteurs, mais aussi chez les
bordelais, l'idée que Bordeaux se rattache au "Midi" de la France et
aussi au "Midi" de l'Europe (le monde ibérique).
L'effet de plaques de rues bilingues français-gascon est plus incertain
quant à ce qui nous intéresse ici directement : le renforcement du lien
Bordeaux - arrière-pays gascons. En effet, la Gascogne a elle-même, au cours
du dernier siècle, laissé perdre sa langue, et sauf retournement de tendance
spectaculaire d'ici 2015, on peut craindre que la vue de plaques de rue en
gascon, sans davantage d'explication, ne provoque pas d'effet spécifique chez
les visiteurs venant de l'arrière-pays gascon.
Ce genre d'opération peut s'articuler à la fête du fleuve lancée
récemment.
Concernant Bayonne la perception actuelle est que Bayonne est une ville
basque. En fait, la population et l'histoire de Bayonne sont largement
gasconnes. Les histoires de Bordeaux et Bayonne présentent des similitudes
frappantes, qu'il serait intéressant de remettre à l'honneur : appartenance
commune à la Guyenne anglo-gasconne, deux grands ports débouchés de fleuves,
installation de juifs ibériques chassés par l'inquisition, industrie du
chocolat...
L'élément basque est bien sûr plus fort à Bayonne qu'à Bordeaux, mais il
y a à Bordeaux une communauté basque importante. Si on veut l'associer à
l'opération "Bordeaux-Bayonne", on pourrait appeler cette dernière
"Bordeaux-Bayonne. Ports vascons".
Annexe 6. Réintroduire les spectacles de vaches landaises à Bordeaux
Vu le succès des fêtes de Bayonne, avec les effets économique induits
(notoriété du jambon de Bayonne, par exemple), il parait approprié de faire
quelque chose dans la même direction à Bordeaux, en y mettant une touche
bordelaise. C'est dans la définition de cette touche bordelaise que devra
s'exercer notre créativité.
A noter la présence à Bordeaux d'une banda réputée les
"Sans-soucis" http//www.sansoucis.org/ .
"Grans de sau" sur Bordèu 2015 :
(pour réagir vous-même, formulaire de bas de page !)
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Arr. <<<>>> Av.
Bordeaux gasconne, Toulouse plus méridionale qu'occitane...
Pourquoi dire que Bordeaux "était bien gasconne dans le passé" ?
Elle l'est, point !
La production littéraire gasconne bordelaise, vous connaissez ? Il n'y a pas que Verdié : Théodore Blanc, Guillaume Dador, Gric de Prat, sans compter les dizaines d'opuscules, pamphlets, noëls, chansons, les deux grandes mazarinades, le discours des Regrattières...
Et les environs ! Jean Vigé, André Goujas, Joseph Allain à St-André-de-Cubzac, l'abbé Bergey à Lesparre et St-Emilion, Barreyre, l'abbé Ferrand, Elie Boirac, Masson, les chrnoniqueurs anonymes des centaines de rebriques gasconnes des journaux à Arcachon, St-Loubès, La Réole, Bordeaux, Cubzac...
Toulouse est davantage une ville méridionale qu'une ville occitane.
Toulouse lorgne traditionnellement vers Paris. Le français règne à l'université de Toulouse depuis sa fondation forcée par le roi de France (en 1253, de crois).
Les Jeux Floraux, au temps de Godolin, excluaient les oeuvres en occitan !
Quant à l'environnement et à la coloration occitane du gascon de la région bordelaise, j'y vois richesse et non pas dilution.
Mais tout cela s'évanouit si vite. Je pense que l'occitanisme n'a pas suffisamment réédité ses oeuvres gasconnes du Bordelais, qui sont restées assez méconnues.
Auteur : Vincent.P
15/06/10
C'est vrai. On a l'impression d'un vide littéraire en région bordelaise, en ce qui concerne l'expression gasconne...
Et c'est dû à une négligence des occitanistes - à commencer par l'IEO - et lerefus ou l'ignorance du fait que Bordeaux soit en réalité une grande place-forte de la littérature populaire gasconne.
N'oublions pas que l'Eysinais Théodore Blanc (1840-1880), comme son successeur tardif Roger Romefort, dit Gric de Prat, originaire du Taillan-Médoc, ont tous deux composé et monté des pièces de théâtre en gascon à Bordeaux, au Grand-Théâtre (au moins une attestation pour Blanc).
Et manifestement, le succès était au rendez-vous. Gric de ¨Prat a fait les délices de générations de Bordelais, depuis la parution de ses oeuvres complètes en 1938, au Félibrige (il était bayle de l'Escolo Jaufré Rudel).
N'oublions pas non plus Charles Garraud, de Ste-Foy-la-Grande, qui illustra la production girondine d'expression... languedocienne !
Son livre Les Tastounemens d'un Abugle parut à Bordeaux en 1838, je crois... Un languedocien mêlé de gascon, un parler transdialectal absolument passionnant !
Si on peut mettre des pièces jointes, j'aimerais vous faire connaître le texte fondateur que Blanc composa en l'honneur de la langue gasconne, en 1871. De portée contestable, mais porteur d'un immense amour.
Auteur : David
27/06/10
Per jo, Bordèu n'a pas grand causa de gascon.
La lenga, òc, mès lo quite païsatge, las mentalitats benlèu, aquesta cultura de ribèira, de vinhas, me sembla resoludament guienesa.
Lo quite dialècte bordalés es tant pròishe, a còps, dau lengadocian e dau lemosin !
Per jo, la Gasconha comença damb las Lanas girondinas e damb lo a- prostetic (per se fixar una lemita). Donc : Vasadés, Lana girondina (Belin, St Sefrian, Vilandraut, Capsius), e Pais de Buc : son en Gasconha.
Per contra, Medòc , Entre 2 Mars, Gravas, Vath de Dordonha... : Bordalés, una region a part.
Auteur : Gaby
17/12/11
N'importe quoi ... Comme si une ligne isoglossique qui n'a pas 150 ans sur un détail linguistique signifiait quoi que ce soit ...
Comme si le Bordelais avait beaucoup en commun avec le Périgord, ce vaste pays de forêts aux maisons du Massif Central ...
Comme s'il y avait une différence entre Buch et le Médoc (estuaire excepté et dans ce cas-là, soyons logique, ce n'est pas de Guyenne dont il faut parler mais de convergences saintongeaises).
C'est franchement n'importe quoi Gaby ...
Je te conseille d'aller te promener dans le Gers et de constater combien le Bordelais a en commun avec la Gascogne centrale, celle des coteaux et de la vigne.
Ou d'aller vers Marmande ou Tonneins voir ce qu'est la vallée de la Garonne, sa profonde unité jusqu'au confluent avec la Dordogne.
Le plus ridicule dans ton propos, c'est sur les Graves ...
Gaby, tu propages une vision vieillotte de la "Gironde", celle du XIXème siècle, des châteaux viticoles et du snobisme bordelais, ou alors celle de Mauriac, par méconnaissance totale de ce qu'est la Gascogne, sentimentalement, politiquement, ...
Quant au dialecte bordelais, je suis désolé que l'ALF proposé en lien ici même fait montre qu'il montre des affinités avec le reste des parlers gascons, et qu'il est très éloigné des parlers guyennais (en son temps, l'abbé Lalanne avait montré que la différence linguistique entre le Libournais et le Périgord limousin était de 25% soit juste moitié moins qu'entre gascon et saintongeais frontière la plus abrupte de France entre deux parlers romans).
Il va falloir que tu argumentes un petit plus en tout cas, et surtout que tu définisses ta Guyenne. Podensac ou Targon, ce n'est ni Nontron, ni Bonaguil ...
Auteur : Vincent.P
18/12/11
Je précise ma vision :
pour la vallée de la Garonne, Marmande et Tonneins, pour moi, ont quelque chose en commun avec Bordeaux, en effet.
Je considère que les vallées de Garonne et Dordogne ont quelque chose de particulier qui les éloigne de la Gascogne profonde.
Mais même d'un point de vue linguistique :
- Los rius cantèren una musica per aquesta freida matinada (Bordelais)
- Los rius cantèron una musica per aquesta frecha matinada (~Languedocien)
- Los arrius que cantèn ua musica per aquesta hreda matiada (Gascon méridional)
....
Alors, qu'est-ce qui ressemble le plus au Bordelais ?
David Escarpit a dû l'expliquer, le Bordelais est riche en apports languedociens, périgourdins, etc. venus des 2 fleuves, et il explique également que le parler bordelais (de la ville) a de forts points communs avec celui de la ville d'Agen, par exemple.
Et puis on retrouvera dans toute la région bordelaise l'article 'dau' (cf. nord-occitan), le f- initial, la conjugaison en -èri, ères, èt..., l'article 'una', l'absence de 'que' énonciatif, le r- initial, ...
Et je ne parle que du Bordelais pas trop périphérique !
Parce qu'en Cubzagais, on a p.ex. canavèla, bèla... au lieu de canavèra , bèra... Le Libournais, lui, est absolument limousin. Et l'est de la Gironde n'a rien de gascon.
Donc je maintiens que le Bordelais est quasiment non-gascon, sauf, je l'admets, le Médoc landais qui fait partie de la Gascogne maritime, d'accord.
Guyenne, en effet, n'était pas le bon mot. Je dirais simplement le pays "ribeirin", ou bordelais. Mais ribeirin me plaît plus.
Je ne connais pas le Gers mais celui-ci, évidemment, n'est pas en contact avec le Périgord, la Charente, le Quercy...
En amont du Gers, il n'y a que les vallées des Pyrénées, n'est-ce pas ? Alors normal que dans le Gers, les anciens apports n'aient pas été autres que gascons.
Après, si on veut parler de maisons, le Bordelais et le Périgord n'ont probablement rien en commun, mais le Bordelais et le Pays Basque (la super référence pour les "Vasconistes")... non plus ! (Quoique... y a des maisons de style basque à Talence....)
Je ne connais pas, d'ailleurs, d'architecture rurale très typée en Bordelais....
Il m'avait semblé que la Gascogne était le pays délimité par la Garonne et les Pyrénées.... Podensac peut-être, mais pas Targon ! Enfin bon, ça se discute...
Auteur : Gaby
19/12/11
Réponse de Gasconha.com : Le triangle gascon mar-Garona-montanha est une approximation, très commode certes. La Gascogne a passé la Garonne en Entre-deux-mers, la toponymie en témoigne abondamment (Bellebat etc.).
Sur le caractère plus ou moins gascon du Bordelais, il faut avoir une approche géographique et diachronique (à travers le temps) : il se peut très bien que le Bordelais ait été fortement gascon à certains moments (par exemple à la fin du 1er millénaire avec le duché de Vasconie/Gascogne), et beaucoup moins à d'autres.
Tout au long du 2e millénaire, j'entrevois que la tendance a été à la dégasconnisation du Bordelais, sous l'effet conjoint de :
- la francisation (implacable à partir de la conquête française de 1453),
- la gabachisation (fait mystérieux qui semble massif sur plusieurs siècles ; des tests ADN sur les bordelais ou nord-gascons de souche pourraient permettre de comprendre ce qui s'est passé),
- la guyennisation, liée à l'importance des échanges est-ouest le long du Lot et de la Dordogne principalement, et aussi à la guyennisation administrative sous l'ancien régime, qui a placé en Guyenne de larges territoires au sud de Garonne, souvent très gascons de langue (jusqu'à Biscarrosse !).
Un mouvement de regasconnisation permanente, par immigration venant du Sud-Gascogne, a pu aussi (mais c'est une hypothèse à confirmer) contrer, mais seulement en partie, les facteurs de dégasconnisation énumérés ci-avant.
L'atlas lingüistique de Gascogne est un outil précieux pour tracer les limites de la Gascogne, mais il donne un état aux alentours de 1900, qui intègre donc la dégasconnisation, probablement très forte, des siècles précédents. L'idéal serait d'avoir des atlas lingüistiques pour chaque siècle en remontant dans la nuit des temps, mais nous ne les aurons jamais !
D'où la nécessité d'étudier les noms de famille, les noms de lieu, de retracer l'origine lointaine des habitants de souche...
[Tederic M.]
De toute façon, à La Brède, les autochtones disaient parler "gascoun", donc je ne vois même pas pour quelle raison aller dire que les Graves seraient plutôt "guyennaises".
Ce pays n'a tellement rien en commun avec le Périgord ou le Haut-Agenais que c'est étrange de balancer de pareilles choses ...
Le pignada, le sable, la Garonne, les maisons à ossature en bois, les toponymes typés comme Virelade ou Arbanats, c'est tellement la Gascogne que le nier est étrange.
Auteur : Vincent.P
19/12/11
Pour ce qui est de la Guyenne d'ancien régime, à partir de la seconde moitié du 17e siècle, elle englobait en fait tout le Pays de Born, jusqu'à St Julien et Lévignacq (évêché de Bordeaux). En fait, des terres hyper gasconnes.
Auteur : inconnu
19/12/11
Tederic nous dit : La Gascogne a passé la Garonne en Entre-deux-mers, la toponymie en témoigne abondamment (Bellebat etc.).
Je ne nie pas que l'on a parlé (et que l'on parle encore) gascon à la Brède, Virelade, Arbanats, en Entre-deux-Mers, à Bordeaux, etc. Mais
1. Si la Brède, Illats, Landiras... ont quelque chose de landais, ce n'est pas pareil à Cérons, Preignac, Portets... En passant du pinhadar à la vallée (viticole !!) de la Garonne, c'est comme entrer dans un autre pays, c'est évident !
2. Si l'on veut délimiter la Gascogne actuelle, d'un point de vue "identité"/"paysage", ce sera plus difficile en Bordelais... Où est la limite ? Il faudrait donc se baser sur la séparation :
a) vigne + Entre-deux-Mers bazadais d'une part
b) pinhadar + Bazadais à proprement parler d'autre part
J'envoie à Tederic une carte illustrant mes propos.
Auteur : Gaby
21/12/11
Oui, passer de l'ancienne lande plantée de pins à l'ancienne lande plantée de vignes, c'est passer d'un pays à un autre, c'est une lapalissade ... Encore faut-il prouver en quoi ce pays de vigne est proprement "guyennais", ou en tout cas civilisationnellement étranger à tout univers gascon ...
Il me semblait au contraire que ce dernier était pour partie défini par les paysages viticoles ...
Je ne sais pas Gaby si tu as le permis, mais dès que tu pourras te promener un peu partout, essaie de passer du Bordelais en Saintonge, l'entrée dans la grande plaine d'oïl après Barbezieux.
Ou alors va du côté de Bergerac et enfonce-toi dans la forêt périgourdine.
Puis perds-toi sur les coteaux gersois, va te promener à Nérac ou Lectoure. Tu verras ce que le Bordelais a de gascon.
NB : S'il est un pays qui au fond s'éloigne de l'imaginaire gascon, ce sont les Pyrénées ...
Auteur : Vincent.P
21/12/11
L’ancienne lande plantée de vignes ? C'est plutôt des coteaux alluvionnaires qui sont plantés de vignes, et un plateau calcaire sur l'autre rive !!!!
Je connais en effet la Double, le Vitrezais, l'ouest de la Dordogne (un des berceaux de ma famille au demeurant).
Les forêts et les étendues hostiles c'est en effet autre chose que le Bordelais, mais dans le vignoble bergeracois, je trouve des ressemblances avec le vignoble libournais, voyons !
Bon, on ne va pas disserter sur les ressemblances entre paysages... Mais toujours est-il que SI LE BORDELAIS EST LINGUISTIQUEMENT A INCLURE DANS LA GASCOGNE, il forme un ensemble un peu à part, UNE ZONE EN MARGE...
IL N'Y A PAS DE LIMITE NETTE ENTRE GASCOGNE ET PAYS LANGUEDOCIENS. Ou alors, quelle est-elle ?
Auteur : Gaby
21/12/11
Dans les Graves, moi je vois du sable, mais enfin bon ... Je vois peu de coteaux, ou alors, rive droite ...
Le Bergaracois n'est pas le "Périgord".
C'est au fond la continuité du Haut-Agenais.
D'ailleurs, comme par hasard, la langue du Périgord dit pourpre ne connait pas les mutations "nordiques" comme les palatisations mais reste fidèle au modèle méridional.
Dès l'origine, les Petrocores ("quatre peuples") devaient être une alliance hétéroclite de peuplades locales.
On peut tout à fait disserter sur les ressemblances entre les paysages car l'homme le façonne en fonction d'un contexte culturel, et à ce titre, la parenté du très vieux style vernaculaire du Libournais avec les maisons landaises n'est pas sans incidence sur ce que cela dit de sa culture ancienne.
Il existe pour le reste une frontière très nette entre Gascogne et pays languedociens, sauf dans la zone d'interférence en Séronais en Ariège.
Auteur : Vincent.P
21/12/11
Tu ne vois pas de coteaux dans les Graves ? Tu as déjà monté la côte de Rieussec (à Fargues) en voiture ?
Aurais-tu une carte de la frontière de la Gascogne, une frontière que l'on pourrait proposer presque 'officiellement' ?
Auteur : Gaby
22/12/11
Fargues, c'est le Bazadais plus précisément le Langonnais.
Quand je parle des Graves, je parle de l'ancien "Pays Gasc", à savoir la bande de terre qui va de Bordeaux à Langon et qui longe la rive gauche de la Garonne, par définition une terre de "grave".
Auteur : Vincent.P
22/12/11
Terre de grave = gravier, alluvions ; différent quelque peu du plateau landais.
Historiquement, Fargues est en Bordelais, je l'ai appris hier. Par contre, Langon était en Bazadais.
Auteur : Gaby
23/12/11
C'est exact, comme toute la vallée du Ciron en fait, à partir de Préchacq.
Auteur : Vincent.P
23/12/11
Bordèu 2015
Je suis en D.E.A de géographie, et suis très intéressé par la culture gasconne sur laquelle j'ai travaillé dans le cadre d'un mémoire de maîtrise.
Ce que tu écris ici est brillant, et mérite d'être diffusé dans nos institutions, en particulier le Conseil régional.
Que cau continuar aqueth coumbat tà la cultura nostra ! Merci, adishatz l'amic.
Auteur : Clèm de Bordéu
23/07/07
Réponse de Gasconha.com : Òc, que vam contunhar, e los tons encoratjaments que son preciós.
Benlèu que poderem botar lo ton memòri en linha ?
Que pensi tanben, puishque i a reaccions sus Bordèu 2015, crear un mini-forum sus aquò.
Tederic
Bordèu 2015 : réintroduction des vaches landaises ?
L'idée même de réintroduire les spectacles de vaches landaises me parait intéressante à condition de ne pas tomber dans le spectacle "business" comme c'est le cas chez nous à Toulouse (Fenouillet), et pourtant je suis aficionado.
Je pense que les artistes peintres, les musiciens, voire les comédiens, doivent participer avec les décideurs à l'élaboration, à la preparation, voire à l'organisation de telles manifestations.
Sinon ces fêtes n'ont pas d'âme et de consistance et le public ne s'y trompe pas.
Il y a souvent une effervescence au début, aux premières éditions, puis ça décline très rapidement, c'est le cas chez nous.
Auteur : NASSIET
19/07/07
Réponse de Gasconha.com : Pour l'internaute : ce gran concerne Bordeaux 2015.
Super.
Je suis native de BX, et à travers ce que je viens de lire sur ce site, je suis éblouie ; merci à vous, j'ai 57 ans et là je grandis dans le savoir de la capitale d'Aquitaine que j'adore, car ayant beaucoup voyagé, je m'aperçois que j'en connais plus sur des grandes villes de pays étrangers que sur mes propres terres.
Merciiii à vous et bravo !
Auteur : Anne-Marie Mercier
07/07/07
Réponse de Gasconha.com : Vous nous faites bien plaisir.
Pour l'internaute : ce gran concerne Bordeaux 2015.
Je suis Landais et pas Bordelais. pourtant, tous ces clichés sur Bordeaux me font franchement chier.
Je fréquente Toulouse depuis près de quatre ans et je puis vous assurer que les toulousains ne sont pas les sympathiques méridionaux qu'une nouvelle imagerie d'épinal veut nous dépeindre à longueur de clichés et qu'on oppose fréquemment aux "cons de bourgeois bordelais".
N'oublions jamais que Toulouse est la ville de l'affaire Callas. Dans le genre cool, on fait mieux...
Et puis au volant, les Toulousains sont de vrais connards.
Auteur : Gascon fanfaron
17/03/06
Réponse de Gasconha.com : Tous les clichés sont réducteurs.
Je partage l'avis du gascon fanfaron sur Toulouse. Ces clichés Toulouse Bordeaux sont d'un autre âge.
La bourgeoisie bordelaise (fermée) nous laisse voir ses beaux immeubles XVIII, la bourgeoisie toulousaine se claquemure derrière sa brique :
il n'y a rien à voir les beaux hôtels XVI sont clos.
Toulouse est en effet la ville de l'affaire Calas repaire de l'intégrisme catho dans un sud-ouest plutôt huguenot.
J'aimais Toulouse et son côté rural du temps des études en 67 70, depuis, la métropole régionale a hideusement grandi ; les voitures y sont reines, les cadres high tech des eighties dans leurs condominios verrouillés, la prétention à croire qu'on vit dans le plus beau pays du monde...
Tout ça est souvent très surfait intolérant (tiens... Calas once again).
Ce pauvre Calas a droit à une pauvre plaque dans une rue à fringues. Heureusement, il y a Zebda.
Quittez la Gascogne allez voir ailleurs !
Auteur : inconnu
30/04/05
Pour moi béarnais, au volant il n'y a pas pire que les landais qui arrivent à huec avec leurs 4*4, qui vous collent et vous poussent presque.
Ceci dit, pour etre passé dans les 2 villes, et avoir connu des habitants des 2, je préfère les Toulousains, même s'il nous prennent aussi pour des paysans.
Auteur : Fredòc
30/04/05
Adiù monde de Gasconha !!!
Que soi de Bordeù, que vivi en Pau dempuish 5 ans, e yo m'en vau tà Tolosa per 5 meses. Je suis content de voir un non bordelais prendre la défense des bordelais.
Be n'ei ua hartera d'enténer partot en Gasconha que los bordaleses ne son que led cons de borgeses !!!!
Aquo qu'era vertat dens lo sigle XVIII !!
Il semble qu'être bordelais est une tare dont il est difficile de se défaire, sustot aquiù en Biarn !
Blessé dans mon amour propre, j'ai longtemps considéré les tolosains comme des cons de fanfarons brutos (le prends par pour toi, Gascon fanfaron !) au même titre que les marseillais.
Je me fais fort de ranger désormais mes a priori au placard afin de jauger de moi-même les toulousains dans les moi qui viennent.
Que cau diser a tots los gascons que Bordeù ei ua bera citat, e qu'aciù l'identitat occitana gascona qu'ei mei estujada qu'ens Tololosa, mes qu'ei mei vertat tanben !
Ceux qui pronent leur gasconnitude à Bordeaux sont des vrais de vrais gascons, pas des blaireaux qui se la racontent gascons ou occitans parce que leur ville ou leur région s'est accaparé la croix occitane !
En gros à Bordeaux on en parle moins mais on le fait avec le coeur ! Venez voir ce qui se passe à Bordeù avant de parler, et surtout ne vous fiez pas aux parisiens qui ont envahi la ville mais qui n'y connaissent rien !
Adishatz donc, e a leù-leù en Bordeù !
Amistats
Auteur : Seb
17/03/06
Jo que soi tolosan desempuish tostemps. Ne m'agradan pas las arreboridas ("clichés", dic. Per Noste) suus Bordelés.
Per contra, las Bordelesas (tanvau las Palencas) que son de las "bonas", com s'ac ditz en argòt (expression calcada suu castelhan). Que'n pensatz ?
Auteur : JM Leclercq
01/04/06
Je ne suis ni d'accord avec ces clichés que vous condamnez, ni ceux que vous instaurez aussi vite à l'égard des Toulousains. La ville de Toulouse ultra-catholique et papiste a définitivement vécu.
Elle est aujourd'hui bien plus ouverte, multiculturelle.
Quant aux Zebda, c'est le genre de clichés qui font passer les Toulousains pour des alternatifs avec des textes terriblement et politiquement corrects.
Il manque de la retenue dans Toulouse et de la "froideur bordelaise" je dirais...
Oui, la ville s'est développée très rapidement. Allez voir Montpellier, c'est pareil, mais sans histoire et en carton-pâte.
Enfin, votre comparaison Bordeaux XVIII et Toulouse XVI ne tient pas la route, car ces époques sont différentes de même que les mentalités.
La Bordeaux XVIII vit du négoce de la traîte des noirs avec des principes architecturaux des Lumières tandis que Toulouse commerçait du pastel dans un esprit architectural Renaissance italienne.
Auteur : Phil75
22/08/07
Bordeaux rayonne aussi vers Langon et Libourne.
Cette analyse néglige brillament toute la partie du Val de garonne déjà péri-urbanisé et métropolisé par Bordeaux...
Ainsi 2 axes se developpent aujourd'hui en plus de la route d'Arcachon (cf direction Libourne, et direction Langon).
Auteur : inconnu
30/04/05
Réponse de Gasconha.com : Remarque très pertinente !
Cet article (Bordèu-Arcaishon metropòli gascona) mettait le projecteur sur une évolution marquante : la croissance de l'axe Bordeaux-Arcachon.
Mais la péri-urbanisation frappe un peu dans tous les sens autour de Bordeaux, en dépit des rappels à l'ordre des urbanistes qui préconisent un recentrage de Bordeaux dans l'intra-rocade.
Un exemple : les nouvelles arènes "polyvalentes" de La Brède, en réalité sur le territoire d'Ayguemorte-les-Graves, pour lesquelles on prévoit un parking de 1000 places, tout cela en pleine forêt, et sans considérer d'autre moyen d'accès que l'automobile*...
Il est d'ailleurs question d'y rajouter un centre commercial, de bureaux et d'hôtels, pour "rentabiliser" le projet initial.
Nos fonctionnaires et élus vont-ils encore laisser faire, comme à la Plantation de Villenave d'Ornon ?
*Floirac, l'autre lieu envisagé pour les arènes, plus central, aurait été plus raisonnable.
Bordeaux a abandonné sa vocation locale au XVIIIe siècle, avec les échanges atlantiques.
Elle est désormais une métropole atlantique tournée vers la mer...
Auteur : Xuthar
30/04/05
Réponse de Gasconha.com : D'accord pour la période du XVIIIe siècle jusqu'à la moitié du XXe.
Mais après ? Les activités portuaires se sont effondrées, et semblent stagner...
J'espère bien qu'avec un estuaire comme la Gironde, les Bordelais ont eu l'idée d'aller voir vers l'océan !
Ce qui n'empêche nullement que Bordeaux soit tout à fait intégrée dans son environnement local, que ce soit par l'intermédiaire de la viticulture avec le Médoc, du tourisme avec Arcachon, du commerce fluvial avec Langon et Agen, de la sylviculture avec les Landes, ...
Il n'y a rien de contradictoire à lorgner vers l'océan et à s'affirmer capitale régionale :
des corsaires bayonnais aux bâteaux de plaisance de Capbreton, en passant par les candidats à l'Amérique, on se rend compte que c'est même très gascon !
C'est cela qui a fondé l'identité gasconne, tiraillée entre la capitale terrienne qu'est Toulouse et l'océanique Bordeaux.
Et puis, dans un port, il faut bien que les marchandises viennent de quelque part : l'arrière-pays est là pour ça. Donc pas de souci de voir Bordeaux s'éloigner de son "terroir" :
Bordeaux métropole atlantique ? Et alors ?!
Auteur : Vincent.P
30/04/05
Les activités portuaires ne sont pas la seule raison du détournement de Bordeaux de son arrière-pays.
Il y a une politique royale sous Louis XIV et Louis XV, de dé-gasconnisation de Bordeaux.
Cette démarche est passée par les travaux d'urbanisation de Tourny qui n'ont, en réalité, eu d'autre but que de raser tout le Bordeaux gascon antérieur, celui de Pey Berland et de l'Ormée, et de priver la ville se ses défenses, de son lacis de ruelles, de son port fortifié.
Cette politique délibérée était justifiée par le passé traditionnellement séparatiste de la jurade, et même parfois du parlement de Bordeaux.
Il faut se souvenir que le début du régne de Louis XIII a vu les troupes royales forcées de "prendre" Bordeaux par la force à maintes reprises.
La tradition s'est maintenue jusqu'au milieu du XVIIe. Après 1653, plus rien n'a été pareil.
Auteur : David
19/02/09
Réponse de Gasconha.com : La façade des quais est aussi un décor "français", avec ses toits en ardoise.
Dès qu'on regarde par l'arrière ou qu'on s'éloigne du "centre des quais", on voit réapparaître les toits à faible pente et les tuiles rondes.
Bordeaux comme Los Angeles ?
Je pense qu'il pourrait y avoir une grande métropole bordelaise de la Garonne au bassin d'Arcachon, un peu dans la configuration actuelle de Los Angeles.
Mais, il faudra alors qu'il n'y ait pas qu'un seul centre urbain au bord de la Garonne. Il en faudra plusieurs pour faire une agglomération multipolaire. Pour moi, il devront être à Arcachon et au milieu, à Marcheprime.
L'avis de Tederic :
L'idée d'agglomération multipolaire est intéressante.
Et en effet, cela peut suggérer la création d'un pôle intermédiaire entre Bordeaux et Arcachon.
Quelques remarques :
- Biganos pourrait aussi prétendre être ce pôle intermédiaire, avec l'avantage de bien communiquer avec chaque chaque côté du Bassin.
- La Teste doit être considérée comme un tout avec Arcachon (ce qui fut le cas d'autes còps...)
- N'oublions pas non plus Pessac qui fortifie son centre, autour d'une gare mixte TER/tram. La ligne de train Bordeaux-Arcachon devrait constituer une colonne vertébrale de cet ensemble.
Elle a déjà une vingtaine d'allers et retours par jour, mais ce n'est sans doute pas encore assez.
Par ailleurs, la création de cette métropole multipolaire suppose une forte augmentation de la population globale.
Mais pour s'affirmer face à Paris, ce ne serait peut-être pas mauvais...
Adishatz. Kaixo.
Egun Handia inoiz iritsiko da eta berriro euskal herri osoa, Bordeletik Atapuercara, Nafarroako banderaren altzoan, munduratuko da.
Herri bat. Nazio bat. Estatu bat.
Va t'en díser tot aquò as biarnistas d'un costat e as occitanistas der aute, Beñat, e quan auràs comprés que NAC volen d'ua unitat dab Bascoat mes be volen sengles un país (Biarn o Occcitania) !
E com hèr quan es VASCON ? E quina identitat quan es GASCON ?
Auteur : Txatti
22/01/07
Pensi que l'impossibilitat auei de tornar a ua aligança Bascoat-Gasconha, vien deu problèma ETA, qui esluenherà lo mond de la Vasconia per longtemps.
Auteur : Pèir
03/08/07
Non dago Atapuerca, Beñat ?
ETA n'es pas lo sol empach a ua aligança Bascoat-Gasconha.
E de còps, ETA ne seré pas un pretexte entà desencusar lo flaquèr gascon, a costat deu dinamisme basco :
"Nosautes, ne pausam pas de bombas, pr'amor d'aquò n'i arribam pas."
Auteur : Tederic
04/08/07
Qu'ei trobat : "le 1er septembre 1054, les troupes de Ferdinand de Castille tuent Garcia [roi de Navarre] à la bataille d'Atapuerca."
Auteur : Tederic
06/08/07
Bai gauza ederra Benat !
Baina ba al dakizu noiz gertatuko den?
Auteur : Vascon
13/10/07
Agur Benat,
Ezagutzen al duzu Federico Krutwigen liburuak ? Dena dagoela liburu horietan pensatzen dut eta arrazoi duzu (nire ustez) baina Gaskoinak aspalditik gelditzen dira nortasunik gabe. Gauza barregarria da baina egia dela sinisten dut. Lan handia egin beharko dugu nortasun hori erakusteko.
Auteur : Halip Lartiga
17/03/08
Réponse de Gasconha.com : Vivant, Halip, aquestas frasas en basco ! Aupa !
Adiu Tederic,
Que t'arremercii hòrt entau ton comentari mes que i a pècas, (Ezagutzen al DITUZU per exemple).
Que contunhi de tribalhar entà conéixer l'euskara, be xudi !!!
Auteur : Halip Lartiga
17/03/08
Rééquilibrage du triangle gascon
Le plus dur c'est d'être comme Palois et Tarbais ou encore Bayonnais coincé entre Bordeaux et Toulouse, j'aimerais bien qu'on les mette d'accord en équilibrant au Sud ce triangle gascon.
Avec les secteurs de l'économie gasconnes qui sont les plus emblématiques : alimentation bien sûr, mais aussi éco-construction utilisant le pin des Landes...