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Le Corbusier :
"l'échec de Pessac"*
* On pourrait dire, pour titiller doublement (mais
gentiment) Le Corbusier, qui réprouvait l'attachement
aux "patois" : "La cagada de Pessac !"
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Voir aussi
et le nouveau site d'habitants du quartier :
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Architecture
Pessac
Gascogne bordelaise
"Ce site a été conçu par les habitants de la cité Frugès de Le
Corbusier au Monteil à Pessac, afin de mieux faire connaître leur
quartier, à développer l'entraide citoyenne et à accélérer le
processus de rénovation de cet ensemble architectural unique."
Bonne chance à ce nouveau site, qui, espérons-le, rentrera lui aussi dans l'histoire des QMF, comme outil de leur renaissance au 21e siècle !
Gasconha.com a aussi son mini-forum et sa page de présentation de la Cité Frugès.
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J'habite pessac et je craque pour cette cité - y-a-t-il quelque chose à vendre ? J'ai reperé au moins deux maisons en état très moyen.
Un projet de rénovation me comblerait. |
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Auteur : Ollivier |
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21/05/07 |
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J'ai moi aussi vécu qques années dans ce quartier et j'y maintiens des liens avec des résidents.
Quel dommage certaines maisons sont délabrées et pourtant il est si doux d'y vivre ! |
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Auteur : Christine |
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07/08/08 |
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Je suis peintre en bâtiment et j'ai eu un choc en passant dans les rues. Je souhaiterai participer à la réhabilitation de ces extraordinaires maison hors du temps.
Je propose mes services en ne faisant pas appliquer de TVA ;je suis en micro et j'ai déjâ distribué des tracts dans les boites aux lettres. |
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Auteur : POLA Nathalie (POLA PEINTURE) |
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20/11/08 |
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J'admire beaucoup ces maisons, je trouve qu'elles sont geniales, et j'aimerais bien les visiter, dans le futur. |
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Auteur : Marco |
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08/12/08 |
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| Le projet : une cité-jardin
moderniste |
Photo tirée de "Pessac de Le Corbusier" de Ph.
Boudon.
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| Dans les années suivant 1920, Henry Frugès,
fils d'industriel et passionné d'architecture, a demandé
à Le Corbusier de concevoir un quartier de maisons d'habitation
à Pessac, "dont l'air pur des pins avait grand renom". |
Le Corbusier y applique ses principes :
-
utilisation des matériaux et des techniques modernes (béton
armé, "cette argile nouvelle à la disposition de l'homme"...),
-
assemblage, pouvant varier d'une maison à l'autre, de modules
construits en série,
-
décoration réduite au maximum, la pureté de
forme du "brut de décoffrage" étant jugée supérieure
à toute ornementation,
-
confort "moderne" (douche, WC avec auto-désinfection chimique,
chauffage central...),
-
attention portée à l'entrée de la lumière
du jour,
-
intention poétique qui se traduit par la disposition des
lieux, la présence d'un toit-terrasse...
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Photo tirée de "Pessac de Le Corbusier" de Ph.
Boudon.
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Et bien sûr aucune concession aux habitudes architecturales locales
! Même la construction a finalement été
confiée à une entreprise parisienne.
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| La réalisation |
Photo récente ( Fondation
Le Corbusier). La maison verte et brune a été remise
en conformité avec le projet initial, notamment pour ses couleurs,
et se visite.
Une maison photographiée en l'an 2000. Elle a
été peu modifiée, mais elle est abandonnée
et en très mauvais état.
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L'aspect des maisons a choqué.
Leur toit en terrasse leur donnait une allure totalement inhabituelle.
On a appelé la Cité Frugès la "Cité du Maroc"...
Personne ne voulant acheter les maisons, elles ont été
pour la plupart attribuées à des familles démunies,
qui n'avaient pas les moyens de les entretenir, ni l'envie de respecter
l'architecture de Le Corbusier, qu'elles trouvaient malcommode, ou qu'elles
n'aimaient pas.
Résultat : les maisons se sont délabrées,
ou elles ont été dénaturées par des
ajouts qui rompaient totalement avec le projet initial. |
Photo tirée de "Pessac de Le Corbusier" de Ph.
Boudon.
Maisons en bande après transformation par les
habitants :
Les longues fenêtres "de train", dont Le Corbusier se délectait,
ont été en partie rebouchées pour revenir à
des dimensions plus traditionnelles.
Les espaces entre pilotis et les terrasses ont souvent été
bouchés ou couverts.
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| L'interprétation de Gasconha.com : |
Les intentions de Le Corbusier étaient généreuses,
et ses choix techniques et esthétiques parfois judicieux.
Mais hélas... |
Avant...
Après transformation par les habitants.
Photos tirées de "Pessac de Le Corbusier" de Ph.
Boudon.
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Un style "international" sans racines (en plus
d'être "sans toit !").
Le Corbusier n'a pas répondu au besoin des gens de retrouver dans
leur maison leurs rêves d'enfant ou d'adulte, leurs souvenirs, forcément
liés à des types de maisons préexistants.
Les architectes régionalistes, ceux
du courant basco-landais, par exemple, en plein épanouissement
à la même époque, ont satisfait, eux, cette fonction
d'évocation de l'architecture.
Une construction indifférente aux conditions
climatiques locales.
En Aquitaine, il pleut beaucoup, mais en été le soleil peut
taper dur !
L'orientation des maisons traditionnelles landaise ou labourdine tient
compte du climat : leur façade est orientée
à l'est, et le côté ouest est souvent aveugle, pour
éviter vent et pluie venant de l'Atlantique.
Le Corbusier, lui, a imaginé des orientations alternées
qui répondaient astucieusement au besoin d'intimité
entre maisons mitoyennes, mais faisaient fi du climat.
Il n'a pas cherché à protéger les murs ou les
fenêtres de l'intempérie : les matériaux
utilisés étaient sensés résister à tout...
Et il a fait des terrasses non couvertes inutilisables une grande partie
de l'année. |
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Une plus grande écoute des habitants, de
la tradition et du milieu, aurait conduit au succès.
Il aurait peut-être suffi d'un vrai toit* pour rendre l'habitation
acceptable aux habitants. La Cité Frugès aurait été
intégrée à son milieu, et elle aurait intégré
certaines idées de Le Corbusier.
*et pourquoi pas avec des tuiles canal, utilisées
depuis plus de 1000 ans ? Pourquoi cet élément
architectural régional serait-il définitivement incompatible
avec l'architecture moderne ?
Benlèu que n'es pas tròp tard
!
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| Ah, ces bordelais... |
Si vous connaissez bien les bordelais, pour eux une belle maison est en pierre de taille. Le beton n'est pas un materiau noble. Ceci explique leur rejet. |
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Auteur : inconnu |
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02/09/05 |
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Votre avis ?
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Bonjour, je suis bordelaise et d'autres avant moi dans ma famille l'ont été, et je trouve que vous y allez un peu fort.
Les bordelais comme vous dites sont capables eux aussi d'apprécier à sa juste valeur de tels projets.
Je suis juste à côté de la cité depuis bien longtemps et l'admire aussi depuis bien longtemps, avant certains qui l'ont découverte bien tardivement à mon goût. |
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Auteur : Coralie Duprat |
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20/09/05 |
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Entierement d'accord, les bordelais sont habituer à se croire plus qu'ils ne sont. |
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Auteur : Cerne |
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12/04/06 |
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Allez l'OL ! |
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Auteur : inconnu |
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19/10/06 |
Réponse de Gasconha.com : Hors sujet ! |
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Et quand on est pas foutu de gagner contre Liverpool à la maison, on ne fait pas de commantaires. |
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Auteur : inconnu |
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19/10/06 |
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Les racines auxquelles se rapporte cette architecture sont les plus importantes, depuis toujours : les racines universelles des hommes.
Et elle tient bien compte du site et du climat :
il suffit de demander aux habitants, qui habitent là toujours ! Il y a meme des commentaires ci-dessus.
Il faudrait bien plus simplement que ces batiments soient assurés d'un service d'entretien. |
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Auteur : Marco |
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08/12/08 |
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| Se replacer dans le contexte... |
Pour avoir vécu de 1956 à 1986 à FRUGES - pour avoir été propriétaire du 30 av. H.Frugès, je trouve votre article un peu trop "moderne".
Vos critiques sont celles que l'on peut faire de nos jours, mais reportez-vous aux années de la construction du quartier, aux idées de l'époque en matière de progrés, et comparez l'échope avec "aisance" au fond du jardin et souillarde et le confort apporté par LE CORBUSIER - l'inadéquation entre usage et usager est plutot là - adichats... |
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Auteur : Michelle ABADIE CAROLA - CANEJAN |
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30/09/05 |
Réponse de Gasconha.com : Il y avait (et il y a encore un peu) à Bordeaux une préférence pour l'échoppe, que Le Corbusier n'a pas analysée, ni faite entrer dans son cahier des charges.
Par la suite, les bâtisseurs ont parfois su faire entrer "l'aisance" et le confort dans la maison, et transiger avec les attentes esthétiques des habitants, tout en retenant les leçons du Corbusier sur la lumière et l'industrialisation de la construction.
Gasconha.com ne peut avoir qu'un point de vue "moderne".
Son but premier, à partir de cette page sur la cité Frugès, est d'appeler les bâtisseurs à prendre en compte les spécificités climatiques et culturelles locales.
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Votre avis ?
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Entièrement d'accord avec Michelle ABADIE.
Il est facile de critiquer. Le Corbu est plus avancé que d'autres de son époque et même plus que certains de notre époque.
Ou sont vos réalisations ? Sont-ils comparables à celui de Corbu. Sont-ils comparables aux oeuvres de ceux qui ont tenu compte de ce que disait LE CORBUSIER ? |
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Auteur : Astranger |
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12/01/07 |
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| Éloge d'un natif de Frugès |
JE SUIS DE CE QUARTIER DEPUIS MA NAISSANCE EN 1974, ETANT MAINTENANT PROPRIETAIRE DE LA MAISON DU 34 AV. H. FRUGES DE MES PARENTS.
JE SUIS RAVI DE RESTAURER CETTE MAISON "TOUT EN BETON", ET JE TROUVE QUE L'ENSEMBLE DES MAISONS RESTAUREES ME DONNE LE COURAGE DANS CETTE TACHE LONGUE ET PERIEUSE. |
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Auteur : VINCENT DONET |
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04/11/05 |
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Votre avis ?
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Bon courage mon petit ! Au fait, c'est où Fruges ? |
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Auteur : inconnu |
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19/10/06 |
Réponse de Gasconha.com : C'est à Pessac près de la place du Monteil. |
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Bonjour,
Je suis la petite fille d'Henri Frugès, ce que je lis de votre part me fait plaisir, mon grand père a cru en Lecorbusier, les idées de ce dernier rejoignaient les siennes, j'ai 57 ans et j'ai bien connu mon GP, et ses manières qui me paraissaient un peu étranges quand j'étais gamine ne le sont plus, en fait c'était un homme juste un peu en avance par rapport aux autres.
Avez vous visité l'hôtel de notre famille à Bordeaux ?
C'est simplement époustouflant.
Cordialement |
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Auteur : Mahuet Marie Christine |
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05/11/06 |
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MARIE CHRISTINE comme le chantait NOUGARO. Je souhaite rentrer en contact avec vous car je suis une admirative de votre grand-père. |
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Auteur : Miot |
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27/05/07 |
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| Il y fait bon vivre ! |
Un quartier calme, plein de béton tout à la fois en ville et à la campagne, que rêver de mieux que d'être dans une de ces maisons où il fait bon vivre, occuper l'espace et où l'humeur est bonne puisqu'il y fait toujours clair.
A quand un apéro de quartier ? |
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Auteur : Frédéric BRUNET |
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09/11/05 |
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Votre avis ?
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| Non à l'enfermement néo-régionaliste ! |
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Le néo régionalisme ... nous y voilà ... la solution serait donc dans la recherche de nos racines, d'un "c'était mieux avant" idéalisé qui n'a jamais existé... attention notre culture commune doit s'enrichir de choses nouvelles et non pas se refermer sur elle-même ... |
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Auteur : Lémont |
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16/11/05 |
Réponse de Gasconha.com : Le danger que vous signalez existe.
A l'autre extrême existe aussi le danger de plaquer ici des solutions toutes faites, et qui ne tiennent pas compte du terrain, du climat, de l'environnement local et régional... |
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Votre avis ?
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Nous allons faire une maquette de votre quartier, alors si ceux qui ont une maison en zigzag voulaient bien me renseigner sur les plans de leurs maisons dans leur originalité, ce serait chouette !!! |
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Auteur : Randy |
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01/12/05 |
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);
?>
Pessac de Le Corbusier
Etude socio-architecturale 1929/85
Philippe Boudon
Editions Dunod
ISBN 2-04-015794-8 |
La plupart des photos ci-dessus sont tirées de ce livre, qui
fait du quartier Frugès une analyse très mesurée
et subtile, qui s'appuie sur une enquête sérieuse.
A la fin de l'ouvrage, des contributions de plusieurs auteurs.
Plusieurs d'entre eux, comme peut-être Philippe Boudon, nous paraissent
un peu trop indulgents :
Oui, la cité Frugès a une valeur pédagogique,
comme tout échec.
Oui, il est rare que l'accord entre l'architecte et l'habitant soit
parfait...
Mais on peut attendre qu'un quartier de 50 habitations soit plus qu'un
cas d'école.
A noter la contribution de Lucien Kroll, qui espère une
nouvelle architecture "vernaculaire", où l'habitant composerait
lui-même son habitation.
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Une citation de Lucien Kroll(p. 191 du livre de Ph. Boudon) :
"D'abord une illusion à exorciser : le préfabriqué
lourd et vilain croit se déculpabiliser en rappelant que pour résoudre
la crise très grave du logement, il avait dû construire vite,
mal et bon marché. Pourtant d'autres pays ont encouragé plutôt
l'initiative individuelle et n'ont pas voulu créer de nouvelles
races de propriétaires géants, plus sourds encore que ceux
du XIXe siècle, et ils ont ainsi résolu leur propre crise
du logement, ce que le préfabriqué n'a pas vraiment réussi
à faire. Et le terrain occupé par le préfabriqué
lourd a empêché que la façon décentralisée
puisse s'exercer."
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Une réaction à la présente page, de Francis Muller, auteur du site usine.duval.free.fr sur Le Corbusier :
Je partage votre point de vue : les habitants doivent pouvoir s'approprier leur habitat et s'y identifier. C'est une simple question de respect. Et pour les habitants de la Cité Frugès, il est positif que les logements aient connu les modifications qu'ils subirent. Votre citation de Lucien Kroll est hélas d'une cruelle vérité.
Cependant, je voudrais apporter quelques nuances dans votre analyse.
En effet, il faut se replacer dans le contexte de la construction de cette cité en 1920.
A cette époque, en effet :
- on manquait de logements, surtout dans les villes dont la population augmentait en raison de l'exode rural ;
- la construction de logements traditionnels en maçonnerie restait coûteuse ;
- les logements étaient par conséquent souvent exigus, sans confort, mal éclairés ;
- et surtout, leur insalubrité fréquente générait la tuberculose, que l'on ne savait pas soigner et qui tuait une part importante des habitants des villes.
C'est dans ce contexte, dramatique mais totalement oublié aujourd'hui, que Le Corbusier rechercha des solutions nouvelles en s'appuyant sur l'utilisation d'un nouveau matériau : le béton. Voici ce qu'il en attendait :
- recherche d'économies dans la construction en évitant les matériaux traditionnels plus coûteux : pierres et tuiles ;
- recherche d'un plus grand confort, d'une meilleure pénétration des rayons du soleil grâce à des fenêtres en largeur et à une meilleure exposition pour éviter la tuberculose ;
- recherches de formes nouvelles épurées, rejoignant le mouvement cubiste, en utilisant les possibilités offertes par le béton.
Pour ces raisons, Le Corbusier était à cette époque un pionnier, un visionnaire, et naturellement ses bâtiments rencontrèrent une critique terrible. La Cité Frugès fut notamment làune des premières oeuvres où il mit en pratique ses idées.
Pour l'esthétique, les bâtiments de la Cité Frugès ne sont peut-être pas les plus réussis de Le Corbusier. Il lui faudra conduire d'autres projets avant d'aboutir à la villa Savoye ou à la chapelle de Ronchamp, aux formes exemplaires.
Pour la maîtrise du béton non plus, la cité Frugès a mal vieilli. Le Corbusier demanda trop au béton, un matériau encore innovant et mal connu.
Quant à la consultation et à l'écoute des habitants, on ne peut pas vraiment reprocher à Le Corbusier de l'avoir occultée. D'abord son caractère de visionnaire ne lui permettait certainement pas cette approche ! Mais surtout, à cette époque, l'écoute des besoins des habitants était très faible comparée à ce qu'elle peut être maintenant. Pensons aux conditions paternalistes de la vie ouvrière, à l'absence de syndicalisation, ou simplement à l'absence de droit de vote pour les femmes.
Il faut donc comprendre que le projet de Le Corbusier était de répondre à des problèmes urbains dramatiques, en s'appuyant sur des solutions nouvelles et qu'il cherchait à se détourner de la tradition. Sa démarche était historiquement nécessaire, même si aujourd'hui elle apparaît très critiquable par les excès auxquels elle a conduit.
J'ai créé un site ( usine.duval.free.fr) qui cherche à faire comprendre les intentions de Le Corbusier, replacées dans le contexte de l'époque.
On peut notamment y lire une émouvante lettre de Le Corbusier où il dénonce les ravages faits par la tuberculose.
Il faut aussi rappeler le contexte de l'époque où ce quartier s'est créé. Le Corbusier ne doit pas toujours rester ce bouc émissaire, principal responsable de la création des grands ensembles, même si sa responsabilité est bien réelle.
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Autre réaction, de Marie Dumora :
| Éloge du béton |
Je suis d'accord avec vous sur l'habitat et l'implication des habitants que tout projet urbain devrait prendre en considération.
Nous devrions tous avoir la possibilité de s'approprier notre lieu de vie.
Mais M. Francis MULLER a raison, l'époque n'est pas la même lorsque Le Corbusier construit la cité Fruges.
Le béton n'est certes pas un matériau "noble", mais je le trouve beau et intéressant pour ma part.
C'est un matériau éphémère, qui viellit mal, qui ne dure pas, mais l'architecture d'aujourd'hui n'est t'elle pas abordée de la sorte ?
On ne construit plus ou peu de monuments fait pour perdurer, les architectes ne s'afférent pas à créer le patrimoine architecturale de nos descendants, il en existe déjà un !
Pour moi la cité Fruges est un concept, celui d'habiter autrement. Mal venu à l'époque certes, Le Corbusier a sans doute été trop avangardiste, trop précurseur.
Je trouve intéressant de vivre dans un environement "bétonné", c'est un matériau brut de décoffrage, il se marie parfaitement au bois, il peut-être lissé, vernis, ciré, il prend alors des teintes incroyables.
Il peut-être doux au touché autant que rugueux, il peut-être mat ou brillant.
Il mérite qu'on le travaille, qu'on le modèle, mais si on sait s'y prendre, alors il devient beau et reste peu coûteux, il s'adresse donc au plus grand nombre.
Un architecte qui a compris le béton peut alors lui donner une dimension "humaine".
Je trouve plus respectueuse l'idée de l'habitat comme celle de la cité Fruges que les maisons en briques que construisent certains promoteurs et qui se ressemblent toutes.
Certes il est peut-être plus facile de se les approprier. Habiter un logement comme ceux de la cité Fruges demande un effort, une attention particulière, une envie de s'y adapter, mais si on réussit, alors on y est bien, je trouve !
Les architectes d'aujourd'hui travaillent avec le béton, et de plus en plus, on peut faire appel à eux pour la construction de logements, sans que cela devienne inabordable.
Le Corbusier a été pour moi un modèle pendant mes études.
Je pense qu'il a contribué à un autre mode de vivre.
Certes il y a eu des "verrues" architecturales, en béton, surtout dans les années 70, mais c'est que les architectes qui en sont les auteurs n'ont pas compris le béton, il fallait construire vite et l'on a mal construit.
Le Corbusier n'est pas de ceux-là, il avait , je crois, compris le béton ! |
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Auteur : Marie DUMORA |
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30/09/11 |
Réponse de Gasconha.com : Merci pour votre contribution passionnée !
Bien sûr, il serait dommage de se priver des qualités techniques et plastiques du béton, ou plutôt des bétons (au pluriel).
Il y a une page Gasconha.com sur le béton cellulaire, qui a des propriétés que d'autres bétons n'ont pas.
Maintenant, faut-il se résigner à des constructions qui vieillissent mal, qui se réparent difficilement ?
Si c'est toujours le cas des constructions en béton, on peut s'interroger.
Où peut-on trouver un bilan économique et écologique du béton, sans préjugé et sans passéisme ? |
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Votre avis ?
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Ce n'est pas si vilain en fin de compte :
Le Corbusier serait fou, mais je trouve que l'ensemble dégage un côté vieillot sympathique.
En tout cas, ce n'est pas grand chose en comparaison des travaux actuels du centre-ville de Pessac où l'on ne peut pas dire que ce soit une franche réussite, notamment vers la gare. |
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Auteur : Vincent.P |
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27/09/05 |
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Votre avis ?
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C'est vrai que vers la gare, ce n'est pas très réussi, notamment le grand bignou. |
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Auteur : inconnu |
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19/10/06 |
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L'excès d'universalisme contre l'excès de localisme...
On est en droit de préférer à l'oeuvre de Le Corbusier celle des frères Gomez, architectes bayonnais à l'origine de l'essor du néo-basque, sur ce qui allait devenir la Côte d'Argent, dans les trente premières anées du XXe siècle.
Pour moi, je me déclare incapable de trancher : mon coeur aime les deux.
Fils des années 80, je suis né et j'ai grandi dans un béton cubique de la banlieue bordelaise.
J'aime le cubisme et le bauhaus, ses volumes, sa clarté, ses couleurs, son intemporalité un peu onirique.
J'ai aussi grandi à Anglet, dans une néo-basque (zeru ttipia) de type "Gomez" : souvenirs fabuleux des deux vastes chambres à droite et à gauche du lumineux sas central...
Au final, il faut creuser toutes les pistes, et toutes les expressions de l'art sont pertinentes.
La cité Frugès méritait un peu plus d'entretien, peut-être. Je la trouve ultra-moderne, encore aujourd'hui et plus que jamais.
Une recherche sur la fusion des données
- intemporalité, modernité et ergonomie
- authenticité, réalité locale, respect des traditions du bâti
- développement durable, éthique, écologie
serait intéressante. |
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Auteur : Dàvid |
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16/05/11 |
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Mr Francis Muller a raison. |
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Auteur : inconnu |
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19/10/06 |
Réponse de Gasconha.com : Veuillez argumenter davantage, SVP. Il peut avoir raison, mais pourquoi...
Gasconha.com ne fait pas dans le sondage binaire. |
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