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Histoire - Vasconie
"Extraits d'un livre assez intéressant par une figure du nationalisme basque (Txillardegi) qui possède encore une vision régionale assez large du phénomène basque dont la Gascogne est partie prenante en tant qu'héritière d'une des deux Vasconies telles que définies par Jaurgain : la Vasconie aquitaine.
Des approximations linguistiques évidemment."
Les extraits du livre témoignent, si besoin en était, qu'il existe effectivement une culture commune à toute la Vasconie (entre Garonne et Ebre).
Cet ouvrage mentionne notamment l'ancienne étendue du proto-basque en Aquitaine, et, par exemple, dans les Landes et en Bigorre.
Cette vision d'une "grande Vasconie" semble être à même d'offrir la possibilité d'une défense et d'une promotion tant de la culture basque que de la culture gasconne dans le cadre d'une Europe des régions, où les régions auraient des contours historiques ou culturels crédibles et pas seulement des limites purement administratives.
A une époque où les populations sont fragilisées par la crise économique et sociale, la promotion de valeurs authentiques et historiques m'apparaît salvatrice.

Plusieurs éléments témoignent en faveur de la pertinence d'une "Grande Vasconie", d'un point de vue culturel :

- le Gascon (avec ses variantes que sont le béarnais, et, en Espagne, l'aranais) est une langue à part entière qu'on ne peut comprendre que si on prend en compte ses spécificités linguistiques irréductibles liées à son enracinement pré-basque.
Bien qu'étant une langue romane, le gascon ne peut donc être assimilé à l'occitan et être intégré à une quelconque "occitanie" (nom employé la première fois au XIV ème siècle par le pouvoir royal pour mieux l'opposer, justement, à l'Aquitania dans le giron anglais depuis le XII ème siècle, mais, en réalité quasiment indépendante.

- Les Gascons et les Basques ont une histoire commune puisqu'il faut attendre le Xème siècle pour que Gascons et Basques soient effectivement différenciés de part leur langue.

- Toutefois, le commerce et les relations transpyrénéennes n'ont jamais été intérrompues entre les deux peuples-frères.

- Au XIVeme siécle, un Etat béarnais se crée. Cet état, qui observe une politique d'équilibre entre France et Angleterre pendant la guerre de cent ans va s'étendre jusqu'à former un ensemble cohérent avec la Navarre. Cet état dispose de "fors" (franchises comme en pays -Basque) et normalise la langue vernaculaire qu'est le béarnais.

- Plus récemment, des recherches linguistiques alliées à des recherches génétiques sur les origines des populations entre Garonne et Ebre ("Etude des populations et singularité linguistique du pays-Basque par B.Oyharçabal, en 2005) ont constaté qu'il existait une coïncidence surprenante entre la limite d'extension maximale du basque, et la carte génétique des populations de la région.
Concrètement, il y a bien corrélation entre l'extension de la seule langue pré-indoeuropéenne existant sur le continent, et une spécificité génétique des populations de la région centrée sur cette même zone aquitano-ibérique (entre Garonne et Ebre).
Le projet HIPVAL qui a étudié les populations entre Cantabria et Haut-Aragon/Bigorre d'ouest en est, et, entre la Chalosse et la province de Burgos, du nord au sud a confirmé des particularités génétiques inhérentes aux populations de ces régions liées sans doute à l'enracinement du peuple proto-basque en cette zone depuis le paléolithique.

Conclusion : il s'ensuit donc qu'il existe bien une origine commune (linguistique, génétique), des traits culturels communs entre Pays-Basque et Gascogne.
Parler d'une Vasconie englobant ces deux espaces-frères est donc tout à fait pertinent : cela donnerait un nouvel horizon au pays-basque et permettrait à la Gascogne de s'émanciper et de s'affirmer, d'un point de vue culturel et linguistique, face à une Occitanie avec qui elle partage moins qu'avec l'ensemble vascon.
Les deux cultures soeurs, basque et gasconne, pourraient ainsi s'enrichir mutuellement et se renforcer dans le cadre des Eurorégions.
Elles pourraient ainsi cultiver leur singularité au sein de l'espace européen et promouvoir leurs langues (le basque et le gascon). Encore faudrait-il que les populations vivant dans ces régions en aient conscience..
Suis je seul à penser ainsi ?
Adichat !
Auteur : Pirenenc
24/10/09
J'aurais écrit la même chose au mot près.
Je suis persuadé pour résumer, que les Gascons portent une culture basco-pyrénéenne exprimée dans une langue romane qui elle-même exprime cette filiation.

Maintenant, c'est un peu une situation du passé. Mais à la manière de Monsieur Jourdain, je crois que les Gascons d'aujourd'hui vasconisent sans s'en rendre compte : de nombreux éléments de la culture populaire du Sud-Ouest français sont la preuve d'une communauté de civilisation, parfois par l'entremise de faits culturels un peu minables, mais soit.

Elément le plus déterminant à mon avis : la géographie.
On la change difficilement et l'ancienne Gascogne en était le produit.
Les vallées de l'Adour et de la Garonne ne vont pas disparaître demain, pas plus que la façade atlantique ou les Pyrénées.
Les avatars contemporains des réseaux de communication confirment tous les jours la pertinence de l'espace gascon. Le seul défi sera de "coller" à ces mutations et d'y introduire une dimension identitaire qui peut-être si l'on si prend assez tôt, pourra déboucher sur une revendication administrative (dans un premier temps, la fusion Aquitaine et Midi-Pyrénées).

On voit très clairement que ce qu'il reste de mouvement régional en Gascogne ne s'achemine pas du tout vers ces thématiques, alors, s'il faut tuer le père...
Auteur : Vincent.P
27/10/09
J'aurais écrit la même chose au mot près !-)
Auteur : Tederic
27/10/09
Voilà que l'idée de la Grande Vasconie des Vascons-Gascons met à mal les projets d'un département basque et la mythique Occitanie !
Le découpage idéal va être difficile à trouver à l'heure du projet de réforme des collectivités locales et territoriales !

Boû die a touts !

jmcasamayou
Auteur : casamayou
27/10/09
La promotion de la Vasconie n'est à mon avis contradictoire ni avec l'Occitanie (au sens de réalité historico-lingüistique) ni avec un département basque.

1. Pour moi, la Gascogne est l'intersection entre Vasconie et Occitanie.

2. La réforme des collectivités locales peut aboutir (pas tout de suite) à la montée en puissance de collectivités locales comme des communautés d'agglomération élargies, qui pourraient regrouper des communes urbaines et rurales, jusqu'à une taille voisine, par exemple, de celle du Labourd.
Donc, peut-être pas un département basque, mais une communauté de ce type par province basque française (Labourd, Basse Navarre, Soule) ?

Entà estar mei clar :
La Vasconia n'a pas besonh deu departament 64 entà existir, pr'amor que despassa 10 cops aqueth departament, en populacion e en superficia.

Je verrais bien une collectivité locale du Béarn, et une collectivité locale organisée autour de Bayonne incluant le sud de l'actuel département des Landes. Cette dernière serait basco-gasconne, donc particulièrement vasconne, mais après tout, si la Gascogne est vasconne dans son entier, le Béarn est aussi très vascon !
Et aussi, peut-être, une communauté basque située entre les deux, en pays basque intérieur ?
Mais c'est aux populations concernées de décider. Lo dret de decidir !-)
Auteur : Tederic
27/10/09
Je pense aussi la même chose. Pour moi les langues gasconnes et la langue basque forment une grande unité culturelle : la Vasconie !!
Et il n'y a qu'à voir l'architecture des maisons (les mêmes de Bordeaux jusqu'à Bilbao).
Après peut-être que ces 2 langues n'en forment finalement qu'une seule. Je n'aime pas utiliser le terme dépréciatif de dialecte (dire par exemple que les dialectes basques font partie intégrante des langues gasconnes).
Adixats
Auteur : Yan
27/10/09
Non, on ne peut pas dire que le gascon est un dialecte du basque !
C'est une langue romane.
Par contre, l'on peut dire que le gascon est la langue romane des Basques avec le castillan : l'ambigu Krutwig disait que du fait des circonstances historiques, le gascon était d'ailleurs moins connoté pour les Basques que le castillan (les deux étant cependant des langues romanes des confins basques).

Je pense également que la Gascogne est le point de convergence entre la culture basco-pyrénéenne et la Romanie méridionale.
Je ne crois pas en l'existence de l'Occitanie même linguistiquement : c'est un artéfact.
Par contre, l'existence d'un univers roman et méridional est indéniable : catalan, languedocien, l'ancien aragonais également, sont des ponts entre Ibéro-Romanie et Gallo-Romanie.
Auteur : Vincent.P
28/10/09
Qu'èi credut e participat com d'auts au mite de l'Occitània ; Qu'i a ua realitat de las lengas arromanas, solide.
Mès aquò ne hè pas un país.
La Vasconia conten mei de realitats : l'istòria (A l'Atge Mejan), la geografia, l'Ocean, lo climat, las practicas culturaus, esportivas, l'arquitectura, los escambis umans (superficiaus, mès reaus).
Fauta d'un projècte "nacionau" la Vasconia a tot a ganhar a perseguir, apregondir los escambis de tot òrdi.
Auteur : Lo Pèir
27/10/09
Finalement, je voudrais revenir au livre de Txillardegi :
ce qui m'a spécialement marqué, c'est son refus de la fatalité qui, au fil des siècles, par une volonté des puissants et une résignation des faibles, a réduit subrepticement, progressivement, inexorablement, la taille du pays basque.
La Gascogne, après avoir faiblement participé à ce processus d'effacement de la basquité, a subi, elle aussi, et subit encore un processus de diminution, qui pourrait même faire entrevoir une mise à mort...
Auteur : Tederic
10/11/09
Txillardegi hil da. Gizon handi bat izan zen.
Auteur : inconnu
15/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Arrevirada en gascon :
Txillardegi qu'ei mort. Qu'estot un "grand homme" (quin cau díser ?).
Histoire - Vasconie
Dans la continuité du liens sur les gascons en Argentine voici un lien sur Les registres de Guillaume Apheça, agent d'émigration. Il y a surtout des communes basques mais aussi quelques communes gasconnes.
[MC]
Histoire - Vasconie
Brassempouy
Landes-Adour-Chalosse
Je l'ai visité il y a deux étés, c'est vraiment bien fait, visite agréable, démonstrations très bien faites....
et la reproduction géante de la Daune est impressionnante.
Auteur : Christophe L.
09/11/10
A l'heure où l'on rétrocède à l'Egypte certains de ses trésors, que penser du fait que la plupart des chefs-d'oeuvre du patrimoine gascon se retrouve en banlieue parisienne (en l'espèce Saint-Germain-en-Laye) ?
On aurait pu imaginer que Bordeaux serait un bon compromis, mais enfin, c'est trop tard.
Pour les antiquités commingeoises, il faut aller à Toulouse.
Auteur : Vincent.P
09/11/10
Voilà la photo que j'avais prise à l'époque :
sphotos.ak.fbcdn.net
Auteur : Christophe L.
13/11/10
Langue - Histoire - Vasconie - Architecture
Un texte de Michel Duvert.
La Gascogne est concernée puisque "un charpentier Basque était un charpentier Vascon qui oeuvrait dans toute l'aire vasconne (Aquitaine et piémont pyrénéen compris)".
[Tederic]
Langue - Histoire - Vasconie
Un degré de gasconnité est calculé pour une liste de localités.
Aragnouet et Barrancouéu (département des Hautes-Pyrénées) sortent premiers, avec un degré de gasconnité de 100% !
Le coeur de Gascogne n'est pas exactement où on aurait pu le penser...
Pour rassurer les infortunés ressortissants des zones périphériques les plus claires, celles entre 50 et 69% de gasconité :
Un coeur sincèrement gascon en fait des Gascons à 100% ; et des coeurs gascons, il y en a à sept mille kilomètres, à dix-mille kilomètres d'Aragnouet ou de Sainte-Anne. Ils ne parlent plus gascon. Ils ne parlent même plus français.
Auteur : Arnulf
27/07/08

Réponse de Gasconha.com :
Bien sûr ! un ressortissant d'une zone à gasconité faible a autant de valeur qu'un habitant d'Aragnouet et Barrancouéu.
Cette étude du degré de gasconité a pour but de comprendre notre histoire, pas de hiérarchiser les hommes selon leurs origines.

Cependant, si un ressortissant d'Aragnouet passe par ici, on peut lui dire que le hasard a fait de lui l'héritier de traits culturels ou lingüistiques résiduels et devenus rares. Un peu comme pour les basques, ou les indiens d'Amérique !
Mais il peut arriver que les héritages soient gaspillés ou réduits à néant, ou qu'on ne trouve plus d'héritier, et que l'héritage soit transmis à une communauté plus large...
[Tederic]
En 769 (ou à peu de chose près) Charlemagne confirme au duc Loup II le gouvernement du duché de Gascogne.
Ce duché correspondait à l'ensemble de la Novempopulanie.
Au sein de ce duché, les historiens reconnaissent un comté dit "comté particulier des gascons". Ce comté comprenait, d'après de Marca, le Béarn, Oloron, Acqs,Aire, et Labour ou Bayonne.
Sa comparaison, 1239 ans après, avec ce qui en a survêcu dans la carte de la gasconnité ne manque pas d'intérêt.
Amistats.
Auteur : Philippe Raufaste
22/08/08
Je trouve ce classement plutôt stupide et de nature à blesser ceux qui combattent pour rendre à la Gascogne sa véritable dimension linguistique, historique et culturelle.
Il n'y a pas une mais des Gascogne.
Le Cap-Ferret et Rabastens-de-Bigorre, sont deux extrêmes, deux vrais visages de la Gascogne, pleinement gascons l'un comme l'autre AU MÊME POURCENTAGE !
Quelle stupidité que ce classement aux relents eugénistes, pour ne pas dire bien pire.
On vam atau  ? Quina Gasconha volem har ?
Si les données utilisées pour cette peguessa sont celles de l'Atlas Linguistique de Séguy, je tiens en outre à souligner qu'il est lardement dépassé, erroné et approximatif.
Une étude sérieuse sur le terrain le contredit bien souvent.
N'entrons pas dans ce genre de débats stupides (soi mei gascon que tu  !) ou nous serons nombreux à nous en aller pour ne plus revenir.
Auteur : David en colèrassa
03/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Plusieurs réactions comme la tienne, David, montrent que cette présentation peut être mal interprétée.
Elle comporte en effet le danger de hiérarchiser les individus selon le degré de gasconité de leur parçan.

Il faut voir dans ce degré de gasconité une information lingüistique et historique.
Il n'est pas scandaleux, par exemple, de dire que Sent-Lis a un parler plus gascon que celui de Toulouse et moins gascon que celui de Lannemezan ou de Peyrehorade. (voir L'OCCITAN GASCON TOLOSAN DE SENT LIS).
Ce n'est pas scandaleux de le dire, et c'est très intéressant, parce que ça dit quelque chose sur l'histoire de Sent-Lis.

Quant on bâtit la Gascogne sur le critère lingüistique, et c'est le choix que je fais pour Gasconha.com, on ne peut pas ignorer les isoglosses, et donc les degrés de gasconité.
On peut bien sûr contester le tracé des isoglosses, c'est une autre question.

De plus, un gascon n'étant en rien supérieur à un non-gascon ("gasconité de 0% !"), quelqu'un qui vient d'un parçan à "gasconité de 80%" n'est pas supérieur à quelqu'un qui vient d'un d'un parçan à "gasconité de 20%".

Que la carte de la gasconité puisse être interprétée dans un sens raciste doit nous inciter à la prudence, mais ne peut pas nous empêcher d'étudier et de dire l'histoire de la Gascogne et de sa langue.

[Tederic]
Continuons !
Continuons à proner cette vision normée et réductrice de la Gascogne !
Quelle ignorance ! Quel mépris du merveilleux et si particulier parler médoquin ou des passionnants isoglosses du Libournais ou du Cubzagais (mêlés d'influences françaises, languedociennes et limousines).
Quelle richesse pour le gascon, et quelle misère que cet apartheid de la gasconnité pure !
VERGONHA  !
VERGONHA !
VERGONHA  !
Auteur : Dàvid de mai en mai en colerassa
03/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Dire que le medoquin est moins gascon que l'armagnacais ou le bigourdan n'est pas offenser le Médoc.
C'est le résultat d'une analyse lingüistique solide, à partir d'une liste de traits caractéristiques du gascon clairement identifiés par les lingüistes.
Tout parler humain est d'égale valeur. Et tout parler est le résultat d'un mélange, même le basque !
[Tederic]
C'est à dire que le Médoc a toujours été à la jonction de sphères d'influence diverses, notamment via un tropisme septentrional qui préexiste à l'oïlisation de la Saintonge, autrefois limousine, ce qui explique les caractéristiques du parler médoquin.
Bec comparait le Médoc à l'ensemble Comminges-Couserans, ce dernier dans l'orbite languedocienne.
La toponymie en Médoc y est également plus celte qu'ailleurs.
Maintenant, par bien des traits, le médoquin s'inscrit dans l'ouest-gascon qui, opposé à l'est-gascon, peut constituer également une vision pertinente de l'espace ethno-linguistique gascon.
Auteur : Vincent.P
04/10/08
La colerassa qu'ei passada, quitament que l'opposicion, non !
Je maintiens que ce classement est maladroit, car il catégorise des pays définis par leurs parlers et que derrière les pays et les parlers, il y a les gens.
Pour moi, on est de là où on a fait quelque chose ! La devise d'Entau Pais, "Que seram çò que bastiram" ne dit pas autre-chose.
Elle est ma devise. Un Gascon est peut-être davantage quelqu'un qui se bat pour la Gascogne, qui est fier et heureux d'en être, fût-il né à Hanoï.
Un natif d'Arragnouet ou de Mirande qui a peur et honte d'être gascon l'est moins que celui qui se bat dans des coins difficiles comme le nord-Gironde ou Bordeaux rive droite.
Permettez-moi de citer Alain Rault, de Libourne. D'origine poitevine, cet irréductible danseur et fédérateur d'actions et d'idées se boulègue depuis des années pour réveiller la gasconnité endormie d'un canton pourtant très désoccitanisé.
Et il y arrive : bals trad, cours pour adultes, ateliers...
Vaqui un Gascon deus beths !
C'est ça, pour moi, être de quelque-part !
Et Libourne étant en Gascogne, peut-être à moins de 50%, mais Gascogne tout de même, comment ose-t-on dire à la face de ce Monsieur que son coin a moitié moins le droit de se dire gascon que Rabastens-de-Bigorre !
Auteur : David
04/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Content de véser la colerassa apatzà's chic a chic...
Je le répète, l'étude sur le degré de gasconité concerne l'histoire de la Gascogne : les zones où ce degré est faible sont celles qui ont été moins longtemps partie de la Gascogne, ou qui ont subi une influence extra-gasconne (Toulouse...).
Maintenant, il y a aussi (en tout cas, c'est le but de Gasconha.com) une Gascogne de projet, et là, les isoglosses du gascon n'ont plus une si grande importance, surtout que maintenant on parle surtout français, qu'on soit à Aragnouet ou à Libourne !
[Tederic]
Pour répondre à ta dernière réaction, Tédéric, NON LE MEDOQUIN N'EST PAS MOINS GASCON QUE LE BIGOURDAN, IL EST GASCON AUTREMENT !
Auteur : David
04/10/08
Le tropisme paléo-occitan en provenance des pays poitevins-saintongeais en un temps où ceux-ci étaient effectivement compris dans l'espace occitan est fortement combattu par plusieurs spécialistes du médoquin, dont Alain Viaut, qui n'est pas des moindres !
J'avais moi aussi cru constater des éléments qui me semblaient trahir une influence nord-occitane dans le parler du nord du Médoc (comme par exemple le son [dz] pou [j]).
Mais il semble que ce phénomène ne porte pas sur les mêmes mots que les parlers nord-occitans.
Pour ce que j'en ai étudié, le parler du Bas-Médoc se rattache davantage à un ensemble ouest-gascon (type "landais") que le Bordelais stricto-sensu, par exemple.
J'ajoute que pour avoir pas mal lu de documents rédigés dans différents parlers gascons hyper-septentrionaux (libournais, cubzagais, sud-blayais, loubésien), ils présentent aussi des caractéristiques rappelant le nord-occitan et particulièrement le limousin.
En revanche, le degré de francisation de ces parlers frontaliers semble étonnament faible. Ils sont très "occitans".
Auteur : David
05/10/08
Los isoglòssis que deven conservar ua importança, totun. Que son la richessa de la lenga.
Auteur : David
05/10/08
En quoi les isoglosses du gascon peuvent peser sur la "Gasconha de doman" ?
Question qui fera rire par son ésotérisme le gascon de base, et pourtant, débat théorique fondamental, à continuer sur Gascogne débat (partie forum de l'article sur le degré de gasconité).
Dans les grans de sau, le "hiu de discussioun" a atteint sa taille maximale !
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Tederic
06/10/08
Le comique de cette carte, c'est que les zones à moins de 50% de "gasconnité" devraient par conséquent être considérées comme Languedociennes, puisque de "languedociannité" supérieure à 50% !
Auteur : inconnu
09/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Remarque astucieuse...
Voir cependant l'exemple du parlar sentlisian, nettement dans la zone à moins de 50% :
"Le parlar sentlisian a 7 trèits comuns ambe le lengadocian estandard suus 18 d’aqueth tablèu mentre que n’a 11 ambe le gascon estandard. Podèm díser que le parlar de Sent Lis es mès gascon que lengadocian."
Toute présence de trait gascon est le témoignage d'un passé gascon puisque le sens de l'Histoire est allé vers la languedocianisation constante.
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Vincent.P
10/10/08
D'ailleurs, le languedocien n'existe pas : il n'est toujours défini que par opposition à des parlers bien définis. Le fuxéen et le quercinois n'ont pas vraiment grand chose à voir.
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Vincent.P
10/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Cette discussion est fondamentale pour la Gascogne. Le sujet est complexe.
Pour une raison de mise en page, je suis obligé dans la mesure du possible (par pour celui-ci) de transformer les grans de sau de ce hiu de discussion en messages de forum de Gascogne-débat.
Suivre le lien ci-dessus "Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat".
[Tederic]
Bonjour David,

Que vous soyez en désaccord avec l'ALG est votre droit le plus strict et il ne tient qu'à vous de faire une contre enquête pour prouver que ce dernier n'est qu'un tissus d'inepties. Par contre, il faut un peu vous calmer
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Philippe Lartigue
10/10/08
J'aimerais juste savoir si cette carte est actuelle, ou sinon, de quelle époque ??
Auteur : Peïo Dibon
03/01/09

Réponse de Gasconha.com :
Cette carte est établie sur la base de données collectées pour l'ALG (Atlas lingüistique de Gascogne), dans le courant du 20e siècle, avec ce qui pourrait être, hélas, dans la plupart des points de collecte, la dernière génération de locuteurs du gascon.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter un message de Jean-Louis Massoure, auteur du livre "Le gascon, « lengatge estranh »" qui rend compte de ses travaux, qui se fondent sur le même matériau.
La carte des gradients, qui fait débat et c'est tant mieux, est intéressante et instructive, mais risque d'être mal interprétée.
Un commentaire brut, que ne souhaitent certainement pas ses auteurs, ferait juger de la nature d'un peuplement suivant la vitesse d'usure de certains parlers, alors qu'il y a un conservatisme des aires mieux protégées.
Il est très difficile de rendre compte des actions de substrats, même là où la situation est bien documentée (de même avec les adstrats).
Le risque majeur d'une interprétation abrupte est de désespérer la Basse-Guyenne girondine, Baixa-Guiana pourtant, et les Confins déjà entamés par la région "Midi-Pyrénées".
On n'empêchera pas hélas les comparaisons dépréciatives, et cela nuira au travail de terrain de tous ceux qui portent l'idée gasconne, alors que la francisation est partout si massive, avec son corollaire l'occitanisation rampante. Pourquoi ne pas parler plutôt de "zones refuges" ?
De plus, les implications normatives dans la création d'une langue gasconne "moyenne", qui sera de plus en plus nécessaire vu le nombre des locuteurs natifs, ne sont pas évidentes : faut-il se fonder sur des parlers extrêmes ? cela ne facilitera pas la diffusion.
Mieux vaudrait se fonder sur un parler central en indiquant les grands types dialectaux environnants. Il est vrai qu'enseigner une langue dialectalisée pose des problèmes qu'ont eu à résoudre tous les peuples émancipés ou en voie de reconquête, comme les Flamands jusque vers 1950, les Gallois encore vers 1980, les Italiens, les Basques, les Provençaux...
Un gascon commun ne serait-il pas à rechercher entre Orthez et Auch, Pau et Hagetmau ?
La qestion de la norme, y compris de l'orthoépie, se posera un jour, et elle se pose déjà. Si on ne veut pas la résoudre par l'artificieux occitan, il faut y penser maintenant, et ce n'est pour sûr pas facile (c'est même terrible quand on pense à l'agonie des parlers, de nos patois).
À cet égard, H. Lartiga a courageusement relevé le défi graphique et posé avec quelques autres la question de l'occitanité.
Pour la carte, peut-être faudrait-il utiliser un autre système de représentation qu'un dégradé, qui traduit, ou reflète implicitement, un moindre être.
En Pays Gascons, l'identité est à la fois forte et fragile, et il faut la comprendre en la ménageant, redonner confiance d'abord, fierté ensuite. Là est la question.
L'âme gasconne est parfois plus vivante dans une HLM des faubourgs de Bordeaux où un pavillon banlieusard de Benauge que dans telle belle demeure de la côte ou ferme gersoise typique-restaurée.
On vit où on le peut, mais on aime son pays partout.
Attention aussi au tropisme basque, qui ne doit pas devenir une identité de substitution (modèle attraction / répulsion) et ne fournit pas une clef politique.
Ne pas oublier que L'ENTITE HUMAINE VECUE, C'EST POUR TOUS D'ABORD LE "SUD-OUEST", et c'est là qu'il faut transformer l'essai, en GENERALISANT L'EQUATION "SUD-OUEST = GASCOGNE".

Tous ces thèmes sont si sensibles, bien que la plupart des gens ne s'y passionnent guère, qu'on ne peut pas contenter tout le monde et son frère.

N.-B. : D'après de savantes études et expériences, la langue moyenne serait à rechercher à Arzacq, du côté de la Vieille Auberge à l'heure de l'apéritif et vers le Café des Sports à l'heure de la garbure de Gaby. Confirmez-vous ?
Auteur : P. -J. Momas
15/03/11
Comme tout cela sonne vrai  !
A Lourdes, on a fait un cimetière extérieur sur la route du Lac, du côté gauche. Là se trouve un carré très modeste, en retrait derrière sa haie de cyprès  : des croix de bois avec des étiquettes, peu de pierres, tout de guingois mais bien entretenu, pour le repos des plus humbles, des peu connus. Mais devant, en pleine face, les montagnes font ligne, le Pibeste au milieu, rien que pour eux dirait-on. Qu'ont-ils eu d'autre que cela  ?
La patrie, c'est là où sont les morts, plus vivants que certains vivants.

P. J.-M.
Auteur : P. J.-M.
15/03/11
Histoire - Vasconie
Brassempouy
Landes-Adour-Chalosse
La Dame, ou "Daoune", dite parfois "au capulet" à cause de sa coiffure, a justement repris du service, après 25 000 ans, pour le nouveau drapeau gascon.
Le site web de la Dame, pourtant mis à jour le 22 juillet 2008, ne semble pas au courant... et la page en gascon est signalée par un drapeau occitan !
Allez, la promotion du nouvel emploi de la Dame prendra du temps !-)

Soyons clairs, la Gascogne est une partie de l'Occitanie, mais maintenant qu'elle a un magnifique emblème bien à elle... qu'u cau utilizar !
Histoire - Vasconie
Sur cette vidéo de Nabarralde, les hommes en rouge et blanc ne sont pas exactement des hestaires.
Ils commémorent la bataille de Noain, qui fit perdre son indépendance au royaume de Navarre, en 1521.
Cette bataille est un peu à la Navarre ce que la bataille de Castillon est à la Gascogne.
Nabarralde réclame le rétablissement de la mémoire historique, et aussi de l'indépendance perdue.
C'est une commémoration très intellectualisante et désuète.
Réinterpréter l'histoire des états féodaux à l'aune des nationalismes du XIXème siècle, me paraît un anachronisme un peu pédant.
Auteur : Vincent.P
16/01/08
Mais c'est l'histoire de ces Etats féodaux qui détermine nos frontières du 21e siècle.

Elles sont donc anachroniques !
Auteur : Tederic
17/01/08
Histoire - Vasconie
Histoire du pays et de la langue basque.
Hòrt interessant.
Sit trilingüe basco-catalan-castelhan.
La version catalana es de legir aisit entaus qui saben legir l'occitan.
Attention, si on n'a pas une configuration Internet musclée, il faut s'armer de patience pour passer l'animation (par ailleurs très jolie) qui accueille le visiteur.
Je trouve qu'il est formidable de toujours regarder l'avenir dans son rétroviseur.
Parlez nous plutôt d'un futur pays qu'on appelerait "Europe" et qui utiliserait une langue commune pour communiquer.
Auteur : Raymond ANSART
30/04/05

Réponse de Gasconha.com :
Faut-il cesser de raconter l'Histoire ? NON !
L'exemple du rétroviseur n'est pas mauvais : Il est considéré comme indispensable pour aller de l'avant.
Bonjour Raymond,
Pour moi, le cauchemar absolu est une planète où tout le monde parle et pense de la même manière. J'espère être mort quand ça arrivera.
Auteur : Philippe Lartigue
11/09/06
Un seul pays, une seule patrie, une seule langue ! un seul chef !
Essuyez bien vos retro, ce deja arrivé non ? mais nous sommes tellement laches, que cela arrivera bien encore une fois !
Auteur : Didier
17/06/07

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Avans la conquesta romana : Avant la conquête romaine : 
Los pòbles situats énter la Garona e los Pirenèus (vam díser "los aquitans") n'eran pas celtics, levat quauquas excepcions. 

Quauquas indicacions (coma noms de lòcs de l'epòca, Iliberris lo nom de la vila d'Aush, per exemple), deishan pensar que parlavan lengas aparentadas a la lenga basca

Les peuples situés entre la Garonne et les Pyrénées (on va dire "les aquitains") n'étaient pas celtiques, à part quelques exceptions. 

Quelques indications (comme des noms de lieux de l'époque, Iliberris le nom de la ville d'Auch, par exemple), laissent penser qu'ils parlaient des langues apparentées à la langue basque

Aprèps la conquesta romana (annadas 0 a 1000) :  Après la conquête romaine (années 0 à 1000) : 
Los romans an aportat la loa lenga, qui totun n'estot pas adoptada tot sobte peus Aquitans. 

Coma se desvolopèt au Nòrd de la Garona ua civilizacion galo-romana, se desvelopèt au Sud ua civilizacion aquitana-romana, on lo latin era utilizat coma lenga oficiala, on se desvelopava dens las vilas l'usatge d'ua lenga romana hèita de latin damb influencias de las lengas aquitanas, quan las campanhas contunhavan, probable, a parlar "aquitan". 

Lo Nòrd de l'Aquitánia (Bordalés, Medòc...), se romanizèt probable mei viste que lo Sud. Qu'era dejà estat mei celtizat avans los romans. 

De mei, i avot invasions germanicas (los Visigòts) e invasions deus vesins (e cosins ?) pirenencs, ajòus deus bascos d'adara, qui se mesclén a la populacion aquitana. 

D'aquèra epòca data l'apelacion "vascons", puish "gascons" balhada aus aquitans, e qui amassava los pòbles de la Gasconha e deu País Basco d'adara. 

Aquestes "vascons" o "gascons" qu'avón, au Sud de la Garona, ua unitat politica dens l'encastre de reiaumes mei o mensh independents deus poderós Francs. 

Les romains ont apporté leur langue, qui fut adoptée progressivement par les Aquitains. 

Comme se développa au Nord de la Garonne une civilisation gallo-romaine, se desveloppa au Sud une civilisation aquitano-romaine, où le latin était utilisé comme langue oficielle, où se développait dans les villes l'usage d'une langue romane faite de latin et d'influences des langues aquitaines, pendant que les campagnes continuaient probablement à parler "aquitain". 

Le Nord de l'Aquitaine (Bordelais, Médoc...), se romanisa probablement plus vite que le Sud. Il avait dejà été celtisé avant l'arrivée des romains. 

De plus, il y eut des invasions germaniques (les Visigoths...) et des invasions des voisins (et cousins ?) pyrénéens, les ancêtres des basques de maintenant, qui se mélangèrent à la population aquitaine. 

De cette époque date l'apellation "vascons", puis "gascons", donnée aux habitants du Sud de la Garonne, et qui regroupait les peuples de la Gascogne et du Pays Basque d'aujourd'hui. 

Ces "vascons" ou "gascons" eurent une unité politique au Sud de la Garonne, dans le cadre de royaumes plus ou moins indépendants des Francs, puissants voisins du Nord. 

La perta de l'independencia (annadas 1000 a 2000) :  La perte de l'indépendance (années 1000 à 2000) : 
Chic a chic, los pòbles gascons que's tornèn esparrisclar dens petits reiaumes o estats, e estón conquistats finalament peu Reiaume de França. 

Aquò arribèt au moment de las crotzadas, dens las annadas 1200, dins la Gasconha orientala, autorn de Tolosa. 

L'Aquitánia anglesa (mès en realitat pro autonòma), qui anava de Baiona dinc a la Dordonha, perdot la soa libertat en 1453 a la batalha de Castilhon. 

Lo Bearn e la Navarra, per estar ligats a la corona de França desempuish "lo noste Henric", que guardèn totun ua mena d'autonomia dinc a la Revolucion francesa. 

Peu à peu, les peuples gascons recommencèrent à se disperser dans de petits royaumes ou états, et furent finalement conquis par le Royaume de France. 

Cela s'est fait au moment des croisades, dans les années 1200, en Gascogne orientale, autour de Toulouse. 

L'Aquitaine anglaise (mais en realité assez autonome), qui allait de Bayonne à la Dordogne, a perdu sa liberté en 1453 à la bataille de Castillon. 

Le Béarn et la Navarre, bien que liés à la couronne de France depuis "lo noste Henric" (Henri de Navarre devenu Henri IV), gardèrent une sorte d'autonomie jusqu'à la Revolution française.