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Langue - Vasconie
Pyrénées
Tribune libre de www.noticiasdenavarra.com.
Défend l'idée que la connaissance du basque peut être économiquement favorable au sud de la Navarre ("la Ribera", non bascophone de très longue date) notamment pour servir les touristes basques, déjà très nombreux et bascophones :
"los gerentes de hoteles y restaurantes riberos nos comentan que el euskera es el idioma más hablado en los desayunos, comidas y cenas que ofrecen".

Difficile de dire si ce point de vue est courant dans la "Ribera".
Le forum de l'article donne lieu à une bataille assez équilibrée :
- "Soy Tudelano. NO me gusta el euskera..."
- "Soy Tudelana. Si me gusta el euskera y por eso lo aprendi hace años."
etc.
Hola,

Para ser vasco, hay que conocer el euskara. Para ser gascón hay que hablar el idioma gascón. Para ser vascon, es menester conocer los dos.
Y que se vayan a la mierda los Franceses, los Españoles y los Occitanos !

Gora Baskonia, gora Nabarra !
Auteur : Naffarzalea
28/04/12
Il me semble qu'il y a un peu de méthode Coué, à savoir qu'il est flatteur de savoir que sa langue devient un outil nécessaire dans des zones qui n'en usaient pas auparavant.
Les Flamands font la même chose avec le néerlandais, en tentant de le vendre de la sorte, bon, dans les faits ça marche pas.

Maintenant, ce qui est certain, c'est que les touristes basques parlent le basque en toute circonstance, j'ai pu le constater dans la Rioja l'an dernier, dans la discussion privée les touristes basques useront de l'euskera. Mais après, ils ont le castillan tous en commun ...

Après, la culture vernaculaire de la Ribera est franchement plus proche de celle de l'Aragon médian immédiatement voisin que des terres basques ...
Auteur : Vincent.P
28/04/12
Langue - Histoire - Vasconie - Architecture
Un texte de Michel Duvert.
La Gascogne est concernée puisque "un charpentier Basque était un charpentier Vascon qui oeuvrait dans toute l'aire vasconne (Aquitaine et piémont pyrénéen compris)".
[Tederic]
Langue - Vasconie
Pyrénées
Langue - Vasconie
Pyrénées
Sur le site d'une agence immobilière*, un cours de basque très attrayant et vivant, couplé avec une découverte du pays.
L'occasion rêvée pour les gascons qui veulent connaître la langue, réputée à tort inaccessible, de leurs cousins à la fois éloignés et proches. !

*Etxerik bada saltzeko ? : Y-a-t-il une maison à vendre ?
Hèra interessant.
En mei d'aquò que lo corset qu'ei escriut en bascoat de Sola (Maule, Xiberoa o Züberro), un parlar bascoat on lo u se prononçia tan com lo u palatalizat d'en çò noste,"ü" !
Auteur : T.Lavilotte
30/04/05
Suberbèth !
Que cau ac hàser tot parièr en gascon.
Auteur : T.Lavilotte
30/04/05
Pour apprendre le basque il faut de la patience, car c'est un idiome assez different des autres qui sont à la limite comme l'aragonais, le gascon, le castilan ou le français : tous du latin dévélopé.
Après il faut avoir en compte que le vascon est en train de se dévéloper très vite, car il a perdu beaucoup de temps grace à la répresion bien "aimé".
Si vous pouvez venir aux endroits de la Vasconie où le vascon est encore parlé, souvenez-vous que tous les vasconphones parle aussi une autre langue.
Adishatz!
Auteur : Hutsune
30/04/05
Jo, que sagi d'ac har dab un metòde titolat Bakarka.
Be xudi !
Brac, quand voloi har deu gloriós dab las duas frasas qui sabí bastir, ua collèga bascofòna de Lapurdi que se'm dixó "Mais c'est du guipuzcoan!". Vergonha, no l'èi pas mei jamèi gausat aubrir los pòts.
Auteur : Halip Lartiga
11/09/06
Guipozcoan o lapurdiar petita diversensia le tiu patoès èi un xicotèt desparèr deu miu.
Mercès fòrt d'aquera nauèra.
Auteur : Dominicé Fabien
12/10/06
Car e biènn aymat coumpay Lartigo, e esistix dus libes hòrt interessants subre le bascoù d' Iparralde :
"Grammaire basque" de P.Lafitte (ed. Elkarlanean)
e tabé "Manuel pratique de basque" de J.Allières (ed Picard)
Auteur : F. Doumayne-etche
18/02/07
Langue - Vasconie
Le basque fut parlé dans les vallées aragonaises les plus occidentales en raison de la présence de population bascophone.
Quoi qu'il en soit les vallées aragonaises et navarraises ont fait fi des limites administratives et ont constitué territoire unique à la fois, aragonais et basque......
@+
Auteur : Gaideur
27/12/08
Langue - Vasconie - Architecture
Hossegor
Landes-Adour-Chalosse
Je vous soumets un nom de villa d'Hossegor d'origine basque qui ne figure pas dans votre liste : Ene Sehasca, mon berceau.
Voila c'est tout, bravo pour votre site.
Auteur : Guillaume Fabre
30/04/05

Réponse de Gasconha.com :
Merci ! Ene Sehasca a été rajoutée à la liste.
Interessant, captivant, mais regardez aussi le site de www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr ; faites une recherche avec le nom "Soorts-Hossegor".
Une énorme base de données du ministère de la culture avec photos et texte.
Merci
Auteur : Patrick FUMA
30/04/05

Réponse de Gasconha.com :
Très intéressant ! Merci.
Quelques suggestions :
induzkian est sans doute iguzkian (=au soleil) ; iriño bat = un sourire ; margaita etxea = maison Marguerite (le prénom)  ; Ohat Zea est probablement ohantzea = le nid
Auteur : Eukalduna
04/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Milesker, ces indications seront intégrées au tableau des noms de villas.
Suggestions intégrées au tableau !
Auteur : Tederic
07/10/08
ametza = chene tauzin !!!!

ce n'est pas plutot "le reve" ?

independentzia, gure ametza = l'independance, notre reve
Auteur : Julian
18/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Si si...
ametza = quercus pyrenaicus (c'est bien une sorte de chêne, je ne sais pas si c'est le tauzin, mais puisque Gasconha.com le dit !-))
ametsa = le rêve
[3000 Hiztegia]
En principe, le "z" et le "s" ne se prononcent pas pareil en basque : le "z" siffle et le "s" chuinte !
Dans la réalité des parlers basques, il semble qu'il y ait des passages entre les deux.
(Tederic]
Que cresi que lo "tausin" era "amestoya".
Benleu...
Auteur : Julian
19/10/08

Réponse de Gasconha.com :
3000 Hiztegia que balha :
ameztoi, amezti : (Bot.) quejigal, marojal o bosque de carvallos*
Tot aquò vira autorn de la cassoèda, cassanha, tausièda...

*bosque de carvallos = bois de rouvres

Le suffixe basque "toi/doi/toy" veut dire "bois planté de..." (sauf erreur... seré miélher qu'un bascofòne digosse tot aquò !).
Ex : sagardoi = pommeraie (cresi...)
[Tederic]
Superbe proprietes.
Auteur : inconnu
23/05/10
Langue - Histoire - Vasconie
Un degré de gasconnité est calculé pour une liste de localités.
Aragnouet et Barrancouéu (département des Hautes-Pyrénées) sortent premiers, avec un degré de gasconnité de 100% !
Le coeur de Gascogne n'est pas exactement où on aurait pu le penser...
Pour rassurer les infortunés ressortissants des zones périphériques les plus claires, celles entre 50 et 69% de gasconité :
Un coeur sincèrement gascon en fait des Gascons à 100% ; et des coeurs gascons, il y en a à sept mille kilomètres, à dix-mille kilomètres d'Aragnouet ou de Sainte-Anne. Ils ne parlent plus gascon. Ils ne parlent même plus français.
Auteur : Arnulf
27/07/08

Réponse de Gasconha.com :
Bien sûr ! un ressortissant d'une zone à gasconité faible a autant de valeur qu'un habitant d'Aragnouet et Barrancouéu.
Cette étude du degré de gasconité a pour but de comprendre notre histoire, pas de hiérarchiser les hommes selon leurs origines.

Cependant, si un ressortissant d'Aragnouet passe par ici, on peut lui dire que le hasard a fait de lui l'héritier de traits culturels ou lingüistiques résiduels et devenus rares. Un peu comme pour les basques, ou les indiens d'Amérique !
Mais il peut arriver que les héritages soient gaspillés ou réduits à néant, ou qu'on ne trouve plus d'héritier, et que l'héritage soit transmis à une communauté plus large...
[Tederic]
En 769 (ou à peu de chose près) Charlemagne confirme au duc Loup II le gouvernement du duché de Gascogne.
Ce duché correspondait à l'ensemble de la Novempopulanie.
Au sein de ce duché, les historiens reconnaissent un comté dit "comté particulier des gascons". Ce comté comprenait, d'après de Marca, le Béarn, Oloron, Acqs,Aire, et Labour ou Bayonne.
Sa comparaison, 1239 ans après, avec ce qui en a survêcu dans la carte de la gasconnité ne manque pas d'intérêt.
Amistats.
Auteur : Philippe Raufaste
22/08/08
Je trouve ce classement plutôt stupide et de nature à blesser ceux qui combattent pour rendre à la Gascogne sa véritable dimension linguistique, historique et culturelle.
Il n'y a pas une mais des Gascogne.
Le Cap-Ferret et Rabastens-de-Bigorre, sont deux extrêmes, deux vrais visages de la Gascogne, pleinement gascons l'un comme l'autre AU MÊME POURCENTAGE !
Quelle stupidité que ce classement aux relents eugénistes, pour ne pas dire bien pire.
On vam atau  ? Quina Gasconha volem har ?
Si les données utilisées pour cette peguessa sont celles de l'Atlas Linguistique de Séguy, je tiens en outre à souligner qu'il est lardement dépassé, erroné et approximatif.
Une étude sérieuse sur le terrain le contredit bien souvent.
N'entrons pas dans ce genre de débats stupides (soi mei gascon que tu  !) ou nous serons nombreux à nous en aller pour ne plus revenir.
Auteur : David en colèrassa
03/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Plusieurs réactions comme la tienne, David, montrent que cette présentation peut être mal interprétée.
Elle comporte en effet le danger de hiérarchiser les individus selon le degré de gasconité de leur parçan.

Il faut voir dans ce degré de gasconité une information lingüistique et historique.
Il n'est pas scandaleux, par exemple, de dire que Sent-Lis a un parler plus gascon que celui de Toulouse et moins gascon que celui de Lannemezan ou de Peyrehorade. (voir L'OCCITAN GASCON TOLOSAN DE SENT LIS).
Ce n'est pas scandaleux de le dire, et c'est très intéressant, parce que ça dit quelque chose sur l'histoire de Sent-Lis.

Quant on bâtit la Gascogne sur le critère lingüistique, et c'est le choix que je fais pour Gasconha.com, on ne peut pas ignorer les isoglosses, et donc les degrés de gasconité.
On peut bien sûr contester le tracé des isoglosses, c'est une autre question.

De plus, un gascon n'étant en rien supérieur à un non-gascon ("gasconité de 0% !"), quelqu'un qui vient d'un parçan à "gasconité de 80%" n'est pas supérieur à quelqu'un qui vient d'un d'un parçan à "gasconité de 20%".

Que la carte de la gasconité puisse être interprétée dans un sens raciste doit nous inciter à la prudence, mais ne peut pas nous empêcher d'étudier et de dire l'histoire de la Gascogne et de sa langue.

[Tederic]
Continuons !
Continuons à proner cette vision normée et réductrice de la Gascogne !
Quelle ignorance ! Quel mépris du merveilleux et si particulier parler médoquin ou des passionnants isoglosses du Libournais ou du Cubzagais (mêlés d'influences françaises, languedociennes et limousines).
Quelle richesse pour le gascon, et quelle misère que cet apartheid de la gasconnité pure !
VERGONHA  !
VERGONHA !
VERGONHA  !
Auteur : Dàvid de mai en mai en colerassa
03/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Dire que le medoquin est moins gascon que l'armagnacais ou le bigourdan n'est pas offenser le Médoc.
C'est le résultat d'une analyse lingüistique solide, à partir d'une liste de traits caractéristiques du gascon clairement identifiés par les lingüistes.
Tout parler humain est d'égale valeur. Et tout parler est le résultat d'un mélange, même le basque !
[Tederic]
C'est à dire que le Médoc a toujours été à la jonction de sphères d'influence diverses, notamment via un tropisme septentrional qui préexiste à l'oïlisation de la Saintonge, autrefois limousine, ce qui explique les caractéristiques du parler médoquin.
Bec comparait le Médoc à l'ensemble Comminges-Couserans, ce dernier dans l'orbite languedocienne.
La toponymie en Médoc y est également plus celte qu'ailleurs.
Maintenant, par bien des traits, le médoquin s'inscrit dans l'ouest-gascon qui, opposé à l'est-gascon, peut constituer également une vision pertinente de l'espace ethno-linguistique gascon.
Auteur : Vincent.P
04/10/08
La colerassa qu'ei passada, quitament que l'opposicion, non !
Je maintiens que ce classement est maladroit, car il catégorise des pays définis par leurs parlers et que derrière les pays et les parlers, il y a les gens.
Pour moi, on est de là où on a fait quelque chose ! La devise d'Entau Pais, "Que seram çò que bastiram" ne dit pas autre-chose.
Elle est ma devise. Un Gascon est peut-être davantage quelqu'un qui se bat pour la Gascogne, qui est fier et heureux d'en être, fût-il né à Hanoï.
Un natif d'Arragnouet ou de Mirande qui a peur et honte d'être gascon l'est moins que celui qui se bat dans des coins difficiles comme le nord-Gironde ou Bordeaux rive droite.
Permettez-moi de citer Alain Rault, de Libourne. D'origine poitevine, cet irréductible danseur et fédérateur d'actions et d'idées se boulègue depuis des années pour réveiller la gasconnité endormie d'un canton pourtant très désoccitanisé.
Et il y arrive : bals trad, cours pour adultes, ateliers...
Vaqui un Gascon deus beths !
C'est ça, pour moi, être de quelque-part !
Et Libourne étant en Gascogne, peut-être à moins de 50%, mais Gascogne tout de même, comment ose-t-on dire à la face de ce Monsieur que son coin a moitié moins le droit de se dire gascon que Rabastens-de-Bigorre !
Auteur : David
04/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Content de véser la colerassa apatzà's chic a chic...
Je le répète, l'étude sur le degré de gasconité concerne l'histoire de la Gascogne : les zones où ce degré est faible sont celles qui ont été moins longtemps partie de la Gascogne, ou qui ont subi une influence extra-gasconne (Toulouse...).
Maintenant, il y a aussi (en tout cas, c'est le but de Gasconha.com) une Gascogne de projet, et là, les isoglosses du gascon n'ont plus une si grande importance, surtout que maintenant on parle surtout français, qu'on soit à Aragnouet ou à Libourne !
[Tederic]
Pour répondre à ta dernière réaction, Tédéric, NON LE MEDOQUIN N'EST PAS MOINS GASCON QUE LE BIGOURDAN, IL EST GASCON AUTREMENT !
Auteur : David
04/10/08
Le tropisme paléo-occitan en provenance des pays poitevins-saintongeais en un temps où ceux-ci étaient effectivement compris dans l'espace occitan est fortement combattu par plusieurs spécialistes du médoquin, dont Alain Viaut, qui n'est pas des moindres !
J'avais moi aussi cru constater des éléments qui me semblaient trahir une influence nord-occitane dans le parler du nord du Médoc (comme par exemple le son [dz] pou [j]).
Mais il semble que ce phénomène ne porte pas sur les mêmes mots que les parlers nord-occitans.
Pour ce que j'en ai étudié, le parler du Bas-Médoc se rattache davantage à un ensemble ouest-gascon (type "landais") que le Bordelais stricto-sensu, par exemple.
J'ajoute que pour avoir pas mal lu de documents rédigés dans différents parlers gascons hyper-septentrionaux (libournais, cubzagais, sud-blayais, loubésien), ils présentent aussi des caractéristiques rappelant le nord-occitan et particulièrement le limousin.
En revanche, le degré de francisation de ces parlers frontaliers semble étonnament faible. Ils sont très "occitans".
Auteur : David
05/10/08
Los isoglòssis que deven conservar ua importança, totun. Que son la richessa de la lenga.
Auteur : David
05/10/08
En quoi les isoglosses du gascon peuvent peser sur la "Gasconha de doman" ?
Question qui fera rire par son ésotérisme le gascon de base, et pourtant, débat théorique fondamental, à continuer sur Gascogne débat (partie forum de l'article sur le degré de gasconité).
Dans les grans de sau, le "hiu de discussioun" a atteint sa taille maximale !
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Tederic
06/10/08
Le comique de cette carte, c'est que les zones à moins de 50% de "gasconnité" devraient par conséquent être considérées comme Languedociennes, puisque de "languedociannité" supérieure à 50% !
Auteur : inconnu
09/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Remarque astucieuse...
Voir cependant l'exemple du parlar sentlisian, nettement dans la zone à moins de 50% :
"Le parlar sentlisian a 7 trèits comuns ambe le lengadocian estandard suus 18 d’aqueth tablèu mentre que n’a 11 ambe le gascon estandard. Podèm díser que le parlar de Sent Lis es mès gascon que lengadocian."
Toute présence de trait gascon est le témoignage d'un passé gascon puisque le sens de l'Histoire est allé vers la languedocianisation constante.
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Vincent.P
10/10/08
D'ailleurs, le languedocien n'existe pas : il n'est toujours défini que par opposition à des parlers bien définis. Le fuxéen et le quercinois n'ont pas vraiment grand chose à voir.
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Vincent.P
10/10/08

Réponse de Gasconha.com :
Cette discussion est fondamentale pour la Gascogne. Le sujet est complexe.
Pour une raison de mise en page, je suis obligé dans la mesure du possible (par pour celui-ci) de transformer les grans de sau de ce hiu de discussion en messages de forum de Gascogne-débat.
Suivre le lien ci-dessus "Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat".
[Tederic]
Bonjour David,

Que vous soyez en désaccord avec l'ALG est votre droit le plus strict et il ne tient qu'à vous de faire une contre enquête pour prouver que ce dernier n'est qu'un tissus d'inepties. Par contre, il faut un peu vous calmer
Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Philippe Lartigue
10/10/08
J'aimerais juste savoir si cette carte est actuelle, ou sinon, de quelle époque ??
Auteur : Peïo Dibon
03/01/09

Réponse de Gasconha.com :
Cette carte est établie sur la base de données collectées pour l'ALG (Atlas lingüistique de Gascogne), dans le courant du 20e siècle, avec ce qui pourrait être, hélas, dans la plupart des points de collecte, la dernière génération de locuteurs du gascon.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter un message de Jean-Louis Massoure, auteur du livre "Le gascon, « lengatge estranh »" qui rend compte de ses travaux, qui se fondent sur le même matériau.
La carte des gradients, qui fait débat et c'est tant mieux, est intéressante et instructive, mais risque d'être mal interprétée.
Un commentaire brut, que ne souhaitent certainement pas ses auteurs, ferait juger de la nature d'un peuplement suivant la vitesse d'usure de certains parlers, alors qu'il y a un conservatisme des aires mieux protégées.
Il est très difficile de rendre compte des actions de substrats, même là où la situation est bien documentée (de même avec les adstrats).
Le risque majeur d'une interprétation abrupte est de désespérer la Basse-Guyenne girondine, Baixa-Guiana pourtant, et les Confins déjà entamés par la région "Midi-Pyrénées".
On n'empêchera pas hélas les comparaisons dépréciatives, et cela nuira au travail de terrain de tous ceux qui portent l'idée gasconne, alors que la francisation est partout si massive, avec son corollaire l'occitanisation rampante. Pourquoi ne pas parler plutôt de "zones refuges" ?
De plus, les implications normatives dans la création d'une langue gasconne "moyenne", qui sera de plus en plus nécessaire vu le nombre des locuteurs natifs, ne sont pas évidentes : faut-il se fonder sur des parlers extrêmes ? cela ne facilitera pas la diffusion.
Mieux vaudrait se fonder sur un parler central en indiquant les grands types dialectaux environnants. Il est vrai qu'enseigner une langue dialectalisée pose des problèmes qu'ont eu à résoudre tous les peuples émancipés ou en voie de reconquête, comme les Flamands jusque vers 1950, les Gallois encore vers 1980, les Italiens, les Basques, les Provençaux...
Un gascon commun ne serait-il pas à rechercher entre Orthez et Auch, Pau et Hagetmau ?
La qestion de la norme, y compris de l'orthoépie, se posera un jour, et elle se pose déjà. Si on ne veut pas la résoudre par l'artificieux occitan, il faut y penser maintenant, et ce n'est pour sûr pas facile (c'est même terrible quand on pense à l'agonie des parlers, de nos patois).
À cet égard, H. Lartiga a courageusement relevé le défi graphique et posé avec quelques autres la question de l'occitanité.
Pour la carte, peut-être faudrait-il utiliser un autre système de représentation qu'un dégradé, qui traduit, ou reflète implicitement, un moindre être.
En Pays Gascons, l'identité est à la fois forte et fragile, et il faut la comprendre en la ménageant, redonner confiance d'abord, fierté ensuite. Là est la question.
L'âme gasconne est parfois plus vivante dans une HLM des faubourgs de Bordeaux où un pavillon banlieusard de Benauge que dans telle belle demeure de la côte ou ferme gersoise typique-restaurée.
On vit où on le peut, mais on aime son pays partout.
Attention aussi au tropisme basque, qui ne doit pas devenir une identité de substitution (modèle attraction / répulsion) et ne fournit pas une clef politique.
Ne pas oublier que L'ENTITE HUMAINE VECUE, C'EST POUR TOUS D'ABORD LE "SUD-OUEST", et c'est là qu'il faut transformer l'essai, en GENERALISANT L'EQUATION "SUD-OUEST = GASCOGNE".

Tous ces thèmes sont si sensibles, bien que la plupart des gens ne s'y passionnent guère, qu'on ne peut pas contenter tout le monde et son frère.

N.-B. : D'après de savantes études et expériences, la langue moyenne serait à rechercher à Arzacq, du côté de la Vieille Auberge à l'heure de l'apéritif et vers le Café des Sports à l'heure de la garbure de Gaby. Confirmez-vous ?
Auteur : P. -J. Momas
15/03/11
Comme tout cela sonne vrai  !
A Lourdes, on a fait un cimetière extérieur sur la route du Lac, du côté gauche. Là se trouve un carré très modeste, en retrait derrière sa haie de cyprès  : des croix de bois avec des étiquettes, peu de pierres, tout de guingois mais bien entretenu, pour le repos des plus humbles, des peu connus. Mais devant, en pleine face, les montagnes font ligne, le Pibeste au milieu, rien que pour eux dirait-on. Qu'ont-ils eu d'autre que cela  ?
La patrie, c'est là où sont les morts, plus vivants que certains vivants.

P. J.-M.
Auteur : P. J.-M.
15/03/11
Langue - País - Vasconie
Limites de la Gascogne...
Je suis surpris de voir que vous mettez Bordeaux en Gascogne !
Surpris de voir le Bearn en Gascogne ! et de voir Bayonne egalement.
Mon pere est bearnais et ne s'est jamais consideré comme gascon.
Ma mere est gasconne et ne s'est jamais consideré proche des bearnais...
J'avais toujours cru que la Gascogne se limitait au Gers et aux Landes, et que Bordeaux et Toulouse n'en faisaient absolument pas partie, geographiquement et historiquement...
Vous me surprenez avec les cartes publiées.
Auteur : Cazalet
09/07/06

Réponse de Gasconha.com :
Vous touchez un point sensible...
Depuis quelques décennies, la conscience gasconne a tendance à se rétrécir géographiquement.
Si on y met pas le "hola", la Gascogne pourrait même se limiter prochainement au seul département du Gers.
Or Gasconha.com, comme d'autres, veut actualiser la grande Gascogne historique, héritière de la Novempopulanie et de la Vasconie.
La Gascogne, pour nous, c'est l'ensemble des pays où on a parlé gascon jusqu'à récemment (massivement jusqu'à 1900), c'est-à-dire en gros le triangle Océan-Garonne-Pyrénées.
Bordeaux, Bayonne, le Béarn, en font donc partie (le béarnais est souvent la référence pour ceux qui veulent réapprendre le gascon).
Selon ce critère lingüistique, Toulouse n'est pas en Gascogne, mais n'en est pas loin, et une partie de sa population est de souche gasconne.
Votre avis ?
AUCH AUSSI GASCONNE QUE BORDEAUX ??????
Auteur : inconnu
11/07/06

Réponse de Gasconha.com :
Mais oui !-)
Les frontières de la Gascogne sont un peu floues en particulier pour moi.
Je viens du Couseran (de la partie la plus à l'ouest), et je ne sais pas si je fais alors partie de la Gascogne.
Auteur : Facochet
01/10/06

Réponse de Gasconha.com :
Le Couseran(s) fait partie de la Gascogne, au sens défendu par Gasconha.com : l'espace où on a parlé gascon.
Pour les limites précises, voir CECI.

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Lo gascon qu'es occitan assimilat e adaptat per locutors basco-aquitans. Le gascon est de l'occitan sur un fond*  basco-aquitain. 
 
*ou "substrat", disent les linguistes.
Que calot presqu'un milenari, a partir de la conquesta romana, entà que las populacions de la Gasconha d'auèi abandonessen las lengas pre-latinas (o basco-aquitanas) que parlavan avans. 

Aqueste substrat basco-aquitan qu'a deishat quauquas causòtas : un chic de vocabulari, un chic d'estructuras, e sustot transformacions sistematicas deus mots. 

Il a fallu presqu'un millénaire, à partir de la conquête romaine, pour que les populations de la Gascogne d'aujourd'hui abandonnent (hélas) les langues pré-latines (ou basco-aquitaines) qu'elles parlaient avant. 

Ce substrat basco-aquitain a laissé quelques petites choses : un peu de vocabulaire, un peu de structures, et surtout des transformations systématiques des mots. 

Vocabulaire, quelques uns des rares exemples du fond commun basco-aquitain : 
gascon  euskara  français 
lagast  lakast  tique (la méchante petite bête !) 
esquerra  ezkerra  gauche 
biscarrar = fr. "tondre"  bizkar = fr."dos"   
chic = fr. "peu"  txiki = fr."petit"   
Le gascon a aussi donné
des mots au basque !
vaishèra (gascon) 
baxera (euskara) 
vaisselle (francais) 
Et aussi, la célèbre txistera (chistera) qui vient du gascon tistèth (panier) - tistèra (corbeille) !
 
Structures, un exemple :
En gascon, las frasas afirmativas començan per "que" :
"que trabalhi" = "je travaille" 
"que'm cau anar a l'escòla" = "il me faut aller à l'école" 

Aqueste "que" enonciatiu vien deu substrat basco-aquitan. 
Qu'es mei emplegat au centre e au sud de la Gasconha, on las vielhas lengas aquitanas son estadas parladas mei longtemps. 

En gascon, les phrases affirmatives commencent par "que" :
"que trabalhi" = "je travaille" 
"que'm cau anar a l'escòla" = "il me faut aller à l'école" 

Ce "que" énonciatif vient du substrat basco-aquitain. 
Il est plus employé au centre et au sud de la Gascogne, où les vieilles langues aquitaines ont été parlées plus longtemps. 

Fòrma deus mots (morfologia), quauques exemples : Forme des mots (morphologie), quelques exemples :
La transformacion deu "f" latin en "h" ("h" aspirat, qui s'a perdut l'aspiracion dins lo bordalés o lo Medòc) : 
Los pòbles aquitans ne coneishevan pas lo son "f", qui n'existiva pas tanpau dins lo vielh basco. 
Lavetz, qu'an remplaçat lo "f" latin per çò qui sonava lo mei pròishe dins lo lor parlar : lo "h". 
Exemples : 
Lo latin (o occitan) "festa" balhèt en gascon "hesta" ;
Lo latin (o occitan) "farina" balhèt en gascon "haria"... 

Lo "a" de sosten avans un "r" en debuta de mot :
Los aquitans eran pas acostumats a prononciar un "r" en debuta de mot ; qu'an doncas heit precedir aqueth "r" per un "a" de sosten. 
Atau, l'occitan "ròda" que balha en gascon "arròda" ("errota" en basco)" ;
l'occitan "riu" que balha en gascon "arriu" ;
l'occitan "rasim" que balha en gascon "arrasim" ;
l'occitan "riba" que balha en gascon "arriba".

La transformation du "f" latin en "h" ("h" aspiré, qui a perdu l'aspiration dins le bordelais ou le Médoc). 
Les peuples aquitains ne connaissaient pas le son "f", qui n'existait pas non plus dans le vieux basque. 
Alors, ils ont remplacé le "f" latin par ce qui sonnait le plus proche dans leur parler : le "h". 
Exemples : 
Le latin (ou occitan) "festa" a donné en gascon "hesta" ; 
Lo latin (o occitan) "farina" a donné en gascon "haria"... 

Le "a" de soutien devant un "r" en début de mot :
Les aquitains n'étaient pas habitués à prononcer un "r" en debut de mot ; ils ont donc fait précéder ce "r" par un "a" de soutien. 
Ainsi, l'occitan "ròda" donne en gascon "arròda" ("errota" en basque)" ;
l'occitan "riu" donne en gascon "arriu" ;
l'occitan "rasim" donne en gascon "arrasim" ;
l'occitan "riba" donne en gascon "arriba".

Adara, podetz comprénguer perqué s'apèra "Arriba Eskerra" lo noste sit : Maintenant, vous pouvez comprendre pourquoi notre site s'appelle "Arriba Eskerra" :
"arriba" e "eskerra" (qu'escrivem damb un "k" entà manifestar solidaritat damb lo basco :-)) son dus mots exemplaris de la particularitat gascona. 

Arriba Eskerra* significa arriba esquerra de la Garona, doncas a pau près la situacion geografica de la Gasconha. 
 

*Nom trobat per Loriaki Artiamendi, l'iniciator d'aqueste sit.
"arriba" e "eskerra" (que nous écrivons avec un "k" pour manifester de la solidarité avec le basque :-)) sont deux mots exemplaires de la particularité gasconne. 

Arriba Eskerra* signifie rive gauche de la Garonne, donc à peu près la situation géographique de la Gascogne. 
 

*Nom trouvé par Loriaki Artiamendi, l'initiateur de ce site.

Quelques livres sur le sujet :

Las veas de la lenga gascona de Halip Lartiga
Editions Princi Neguer
Le Gascon ne serait pas ce qu'il est, c'est à dire une langue très spécifique de l'ensemble occitano-roman, s'il n'avait pas été confronté à la langue non-celte, prélatine, pour tout dire, proche de la langue basque actuelle, de l'Aquitaine.... Carte de la Gascogne incluse dans le prix du livre. 115 F 

Dictionnaire bilingue des expressions gasconnes
Editions Princi Neguer
Apprendre une langue ne consiste pas seulement à apprendre les mots et savoir comment ceux-ci s'agence dans une phrase. C'est autant les métaphores, les expressions souvent imprévisibles... 128 F 

Euskara la langue des basques
Editions Elkar