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Peyrelevade "girondin"
[Jean Peyrelevade aujourd'hui aux "Carnets de l'économie" à France Culture->http://www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-jean-peyrelevade-44-l%E2%80%99affaire-credit-lyonnais-un-symptome-du-mal-]. "Il y a beaucoup plus de tentatives de corruption dans un Etat centralisé et souverain que dans Etat décentralisé dans lequel il y a des contrepouvoirs." "Montesquieu, il est vrai aussi en économie, la séparation des pouvoirs... Si j'avais vécu sous la Révolution, j'aurais été girondin, donc on m'aurait coupé la tête..." Mon contentement aurait été plus grand si le journaliste avait prononcé "Peÿrelevade" et non "Pèrlevade", mais {rai}, faut pas trop rêver ! Cela dit, ce nom est apparemment limousin plus que gascon (il aurait pu être gascon), et je ne sais pas comment on prononce en limousin.
Auteur : Tederic M.
18/09/14
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Aquitaine-Midi Pyrénées dans le changement à grande vitesse
http://www.lesechos.fr/politique-societe/dossiers/regions-Aquitaine-Midi-Pyrenees-2014/index.php Le quotidien économique parisien nous ramène à nos discussions acharnées de juillet dernier autour de la réforme territoriale concoctée par l’Elysée et objet d’un projet de loi voté à l’étourdi par l’Assemblée nationale en juillet et que le Sénat doit examiner à la rentrée d’automne. Bien loin d’emboiter le pas au schéma Aquitaine +Limousin + Poitou Charentes retenu, le quotidien examine {{le couple Aquitaine +Midi Pyrénées, seul évident au plan économique tout en s’appuyant sur une forte parenté culturelle où l’ossature gasconne, au cœur de l’ensemble, a toute sa place}} : -* une industrie aéronautique en plein boom, appuyée sur deux métropoles à qui elle a commencé à faire oublier leur stupide rivalité traditionnelle, comme le souligne François Chollet, adjoint au maire de Toulouse, -* nécessaire prise en charge conjointe des richesses et aussi des problèmes des bassins hydrographiques Garonne /Adour, -* complémentarités en audiovisuel ainsi que des filières universitaires. Intéressante à cet égard la double opinion du Président de l’Université de Bordeaux, Manuel Tunon de Lara, reconnaissant une plus grande « puissance internationale » (le terme serait à définir exactement) à une collaboration Bordeaux - Toulouse plutôt qu’à un rayonnement inégal (« en étoile ») de Bordeaux sur Pau, Poitiers, Limoges et La Rochelle potentiellement porté par la méga-région (l’ « Arregionassa » ALPCh) mais aussi l’aveu que dans le cadre de compétences métropolitaines accrues, une université s’éloignant de la stratégie régionale poserait problème » (NB :remplaçons « université » par « Métropole » et cette remarque de bon sens prendrait une signification décuplée !). Un bémol :{{le sens critique des journalistes enquêteurs des Echos n’a pas été jusqu’à s’attaquer au tabou LGV}} ; du reste la relance des deux enquêtes d’utilité publique Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse ( presse du 16 septembre) n’est sans doute pas étrangère au titre de l’enquête. Certes Toulouse aurait davantage droit à plaider au « désenclavement » que Bordeaux ou demain Bayonne dans cette affaire mais l’effet TGV sur les installations d’entreprises dans la métropole aquitaine ne durera peut-être pas si Toulouse rejoint le club, {{les entreprises actuelles étant aussi promptes à repartir qu’à s’installer}}… et Pierre Delfaud, ancien président de la cellule prospective du CESER reconnaissait que « Bordeaux va continuer à gagner des habitants, moins à cause de la vitesse que de son attractivité » … A ce sujet, la question des conséquences de la péri-urbanisation massive des deux métropoles est évacuée un peu vite par Robert Marconis, géographe et professeur émérite toulousain pour qui « dans le périurbain, il y a aussi des solidarités qui se créent, des villages qui reprennent vie » Peut-être, mais en face de quels dégâts, peut-être plus profonds et durables ? Une perle gasconne dans ce numéro spécial, l’article consacré au groupe Lesgourgues qui « rayonne dans le monde grâce à l’armagnac » : « {{à l’étranger, dit M.Lesgourgues, Midi-Pyrénées ou Aquitaine n’évoquent pas grand-chose. Nous nous revendiquons d’abord Gascons, du pays de d’Artagnan. C’est ce qui parle aux gens}} ». On ne saurait mieux dire !
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
18/09/14
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Appel à la traduction pour quelques phrases d'une pièce de théatre
"Avec un groupe d'amateurs, nous répétons une pièce de théâtre dont je suis auteur et metteur en scène. Le sujet est une comédie "landaise" située en 1913. Le valet parle parfois patois, au grand dam de sa patronne, vicomtesse. Je voudrais quelques traductions de phrases, avec la phonétique, pouvez-vous m'aider ? {{La pièce se déroule dans un village à coté de Cazères sur Adour en 1913.}}" {{Oui nous pouvons vous aider !}} Chers gasconhautes, traduisez ce que vous voulez dans le formulaire {gran de sau} ci-dessous. Je mettrai en graphie franco-phonétique si nécessaire. L'auteur nous signale aussi que sa pièce est libre de droits et que son seul plaisir est de la voir jouée. "donc si vous connaissez des troupes en recherche de textes!!!!" {{{Voici les "petites réparties" du valet à lui faire dire en "patois" :}}} **ce balai, il fait que gigoter ** des jurons si possible sans le nom de « dieu », genre : saperlipopette, morbleu, jarnicoton.. **je vais marcher au pas **une brosse à cheveux **bon noël **je suis amoureux d’elle **qu’est ce qu’elle est belle ! ** ça fait treize ! **j’en peux plus ! **ah ! Je mélange tout ! **arrêtez de me taper dessus **Je l’aime, elle m’aime, marions-nous ! ** donne-moi un baiser **quelque chose de très beau ! **quelle poisse ! Partir trois ans ! **ça, j’aime pas ! ** des amuse-gueule : des amusa balots ??? **Laissez-moi passer, sale chouette ! **c’est un malicieux (escarniou ?) **mettre un chapeau à une vache **misère de misère ! je crois que je vais me trouver mal ! **t’es vraiment une brave
Auteur : Tederic M.
17/09/14
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Pastorala basca d'Alienor d'Aquitania
Qu’avi mencionat dens un aut hiu l’aute jorn (« dialogue avec Otxoa ») la pastorala d’Ossès en Baixa Navarra sus la vita de la nosta famosa duquesa –reina deu segle XIIau. {{Que i anèi l’aute dimenge (31 d’agost) e qu’esto ua esperiença de las beras}} : espectacle plan héit ,dab l’ajuda de tot un vilatge, etc… Mes tabé qu’estoi hòrt – e agradablament - estonat d’entener au beth mièi d’aqueth tecste (dab cantas) de tres oras, tot en basco soletin, la canta biarnesa de « dus pastors a l’ombreta » plan cantada en gascon durant las nòças d’Alienor dab l’Enric II Plantagenet … Anacrònisme, plan segur (la canta qu’es hòrt mèi recenta) mes qui non gasto pas lo plaser !
Un chic mès tard qu’audim tabé un poema deu trobador Bertran de Bòrn, arrevirat en gascon per l’entrada oficiau deu rèi e de la sua hemna a Londres ;
{{Que noti peu dusau còp que pastorals bascas hén plaça a la nòsta lenga ; non sèi pas si es aquò mès o menx tradicionau mes qu’es de notar dab simpatia.}}
Ua question sus las pastoralas ençò noste :au menx en Biarn e Bigòrra qu’en i avo.La Pastorala de Fondeville qu’es coneguda. Que parlan sus internet d’ua « pastorale de Nay » (benlèu en francès,la lenga n’es pas indicada) jogada en 2009 e 2010. Benlèu quauques gasconhautes e’ns en poderan diser mèi ?
Auteur : GSG
07/09/14
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La réalité ethnique du Bas-Médoc à l'époque moderne : Ordonnac
La toponymie du Médoc est viscéralement gasconne, et se différencie rarement de celle des autres pays gascons, notamment landais, aux mutations phonétiques médoquines près. Il n'en va pas de même des patronymes, qui semblent mettre en évidence au moins deux phénomènes : - Une tendance manifeste à l'utilisation d'anthroponymes contre la tradition gasconne des toponymes qui deviennent patronymes. Le patronyme girondin le plus porté, Bernard, en est l'illustration, alors même que les textes médiévaux montrent que les usages étaient gascons à date ancienne. - Des migrations gavaches qui semblent importantes sans que personne ait jamais cherché à les détecter ou les recenser. Je vais prendre appui sur la commune d'Ordonnac, dans les environs de Lesparre, quand le Médoc commence à se faire marais. Je fouille les registres généalogiques à notre disposition sur le net, en prenant en compte les patronymes attestés à date ancienne, disons au moins au XVIIIème siècle. Ma source : http://www.geneanet.org/search/?place=ordonnac&ressource=arbre Je ne classe pas les patronymes par ordre alphabétique, mais par ordre d'affichage sur Geneanet. - Charron : clairement un patronyme d'entre Gironde et Loire avec un maximum de concentration en Poitou. Chez les Charron, on retrouve des Guilhou. Il ne peut pas s'agir d'un patronyme médoquin car le n final est prononcé en gascon du Médoc. Les deux sources actuelles sont le pays charnégou entre Béarn et Basse-Navarre, et plus classiquement les pays de Guyenne comme le Quercy ou le Rouergue. Il s'agit en tout cas d'une migration. - Berlan : variante du patronyme Berland. C'est un anthroponyme i.e. un prénom germanique devenu nom de famille. Sous la forme Berlan, il s'agit d'un patronyme très médoquin mais Berland est là encore un patronyme d'entre Gironde et Loire ainsi que périgourdin et limousin. En tout cas, que Berland en Médoc soit autochtone ou pas, il relève de modes anthroponymiques septentrionales. - Gerbaud : la souche médoquine est importante, c'est encore un anthroponyme germanique, que l'on retrouve sous forme de noms de famille dans le Limousin ou en Poitou. Migration ? Formation autochtone ? - Gretau : sous cette forme, le patronyme est quasi disparu, mais la forme Greteau est abondante en Entre-deux-Mers, ainsi que dans la vallée de la Loire, et je postule là encore une vieille migration. - Jacob : prénom biblique, on ne peut rien en tirer. - Leraud : patronyme limousin. Le premier Leraud à Ordonnac dans les actes semble charpentier, c'est conforme aux métiers des migrants périgourdins et limousins. - Ponceteau : pas d'équivalents entre Gironde et Loire. Que signifie donc cette finale en -eau ? Nous savons que la finale francisante -eau a été adoptée par le gascon, même très au Sud, sous la forme -éou. "Petit Poncet" dans tous les cas. - Sauts : un patronyme gascon sans ambigüité. Dans la généalogie de ces Sauts, il est amusant de constater que les patronymes sont gascons, mais via des alliances avec le Médoc de la lande : Beneyt, Bosq, Castaing, ... - Rey : oc sans problème. - Prévosteau : encore aujourd'hui concentré en Médoc mais il n'y a rien de moins gascon en apparence. - Chen : semble gascon. On trouve un étonnant patronyme dans cette généalogie : Calolirye. Dès que l'on remonte dans le temps, on retrouve des patronymes étranges et typés, comme s'il y avait eu un phénomène de migration au XVIIème siècle qui avait noyé les patronymes gascons. La mise en valeur des marais ? - Bouléris : gascon - Taudin : gascon, l'équivalent des Tauzin plus au Sud. - Lambert : on ne peut rien en dire. - Arnaud : idem. - Barreyre : gascon, l'équivalent des Barrère plus au Sud. - Bergey : idem, équivalent de Bergé. - Chaumeton : une fois de plus, une souche du Limousin. - Vignaud : difficile de dire. Vignau est gascon, mais les variantes ne le sont pas. - Lacourrège : clairement une migration sud-gasconne. - Louley : gascon. - Clemenceau : d'entre Gironde et Loire en toute théorie mais on ne peut pas passer balayer l'hypothèse d'une formation autochtone, après tout, ce n'est que "Petit Clément". Ici, c'est un Guilhem Clemenceau : prénom gascon à la veille de la Révolution. - Bacquey : gascon, l'équivalent de Baqué au Sud. - Grenier : faut-il postuler des traductions en français à date ancienne ? Grenier est l'un des patronymes les plus communs en Gironde. - Lamonier : obscur. - Marcolet : enfin une formation anthroponymique clairement gasconne, "Petit Marc". Le prénom de cette Marcolet est Peyronne. Deviendra Marcoulet par la suite qui est encore un patronyme médoquin commun. - Daumens : gascon. - Mitrosse : variante de Mitroche, ce qui montre l'ancienne prononciation du s en gascon. Semble là aussi gascon. - Seigneuret : "Petit Seigneur", variante plus gasconne Signouret. Il semble qu'il y a eu en Médoc de vraies francisations graphiques à date ancienne. - Ardouin : très concentré entre Gironde et Loire. - Benillan : gascon. - Bourgeaud : ne semble pas gascon, périgourdin sous la forme Bourgeau. Les alliances de cette famille montrent de nombreux patronymes gascons : Hosteing, Dejeans, Monge, Faure, ... - Montangon : fréquent en Pays Gabay. - Teissonneau : forme moderne Teyssonneau. Les caractéristiques du gascon médoquin peuvent expliquer ce patronyme : maintien de ÿss, pas de chute du n intervocalique (on est sur un dérivé de taysson "blaireau"). Cependant, le patronyme semble attesté avant tout en Pays Gabay. - Pasquets : semble gascon. - Braneyre : gascon. - Caussan : gascon. - Lalanne : probable migration sud-gasconne. Attesté dès le début du XVIIIème siècle. - Egreteau : d'entre Gironde et Loire. - Lartigue : gascon. - Chiconneau : l'un des plus vieux patronymes, dès le XVIIème siècle. - Pouyalet : gascon. - Liquard : probablement un anthroponyme, exclusivement girondin dans sa distribution. - Chichereau : là encore, assez vieux, tout début du XVIIIème siècle. Nettement poitevin. Je m'arrête là. Pour qui est familier de la Gascogne, assez nettement, le "parfum" patronymique est différent de celui auquel l'on peut être habitué. On détecte, à mon sens, de nombreuses migrations en provenance d'entre Gironde et Loire (probablement via le Pays Gabay et les liens entre les deux rives de l'estuaire), ainsi que du monde périgourdino-limousin. On détecte de vieux patronymes gascons, gascons par la phonétique mais aussi gascons par leur sens : Taudin, Bacquey, Bergey, Barreyre, Pouyalet, Braneyre. Dans tous les cas, sur le fondement des actes à notre disposition, l'on peut commencer à constater que le Médoc semble un pays de destination prisé. Je suppose que la mise en culture des marais n'est pas sans lien. Je postule, pour le reste, que les caractéristiques du dialecte gascon du marais, qui le rapprochaient des parlers limousins, sont en lien direct avec ces migrations gavaches au sens large. Pour finir, je constate que le Médoc, accusé à Bordeaux de consanguinité, est l'une des régions gasconnes les plus ouvertes sur l'extérieur.
Auteur : Vincent P.
07/09/14
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Mapa de Gasconha
Fòrça mercés per publicar-m'ac!, non l'è hèta cap jo aquera mapa, qu'ei trobada per hilat internàutic, non coneishi cap se qui ac a hèt. Seguraments i a incorreccions, més per aquerò cau dar-le publicitat, entà que cada parçan digue com ac cau escríuer e se ei correcte eth territòri. En çò que tanh ara Vath d'Aran, ei fòrça correcta aquera carta. Creigui que cau qu'era gent que viu en Gasconha hage ua referencia d'ua mapa dera autentica Gasconha, dera Gasconha des gascons, e non d'aquera manipulada per estat Francés.
Auteur : Gascon d'Aran
03/09/14
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"Center Parcs La vitrine du Lot-et-Garonne"
Comme vitrine d'une collectivité territoriale, j'attends une mise en avant de ce qui lui est propre. Or l'image que nous assène [47_magazine->http://www.cg47.fr/fileadmin/Mediatheque/Publications/47_magazine/47mag_n27_juillet_2014.pdf] en première page, c'est celle d'un dôme (je crois que c'est le terme qu'ils utilisent) mettant sous cloche un espace de baignade. Rien donc de local ni de départemental, la photo a forcément été prise dans un autre CenterParcs, dans une autre région... et {{on devine que cette firme (d'origine néerlandaise, je crois) reproduit son... produit d'une implantation à l'autre, quelle que soit la région, quel que soit le pays}} : dôme, "cottages (1)"... Je ne conteste pas le droit de Center Parcs à investir dans les Landes d'Albret ("forêt landaise lot-et-garonnaise"). Je conteste déjà un peu plus que cet investissement privé soit tellement soutenu administrativement et financièrement par une collectivité locale - aide-t-on autant les petites entreprises touristiques, les petits hôtels, les petits restaus, les gîtes et chambres d'hôte... ? {{Mais que cette opération soit considérée comme le fleuron de l'attractivité départementale, je dis non !}} Je pense aussi aux 150 hectares de plus (2) qui seront ainsi {embarrats}, et dont - qui sait - quelque ancienne borde de "Cantechorles" ou "Prentigarde" sera éradiquée... (1) Si encore ils appelaient leurs "cottages" des "maÿsouets", en leur donnant une forme vasconne, ils pourraient m'amadouer... (2) avec les chasses privées, les champs de maïs grillagés, les champs de tir, les fermes photo-voltaïques, les résidences clôturées, les chemins perdus ou privatisés, il ne restera bientôt plus grand chose du libre parcours dans la forêt landaise.
Auteur : Tederic M.
01/09/14
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Un exemple de généalogie en Cubzadais : le commandant Cousteau
Cousteau est né à Saint-André-de-Cubzac d'une famille aisée. Sa généalogie est intéressante.

- Cousteau, le patronyme, est nettement gascon, malgré la finale francisante. Une forme d'oïl serait Couteau. Il est nécessaire en tout cas de revoir nombre de patronymes nord-girondins en -eau et de vérifier le caractère purement oïlique.

Le patronyme est concentré essentiellement en Médoc et en Lomagne, mais la famille du commandant provenait de Bourg-sur-Gironde.

- Le plus ancien Cousteau de la généalogie en ligne est fin XVIIIème siècle, à Gauriac. Un capitaine de marine.

Sa mère était une Sou. C'est un patronyme du Bourgeais, très localisé, dont je ne connais pas l'étymologie. Aucune raison de le croire autre chose que gascon, n'étant pas présent en Saintonge.

- Ce Pierre Cousteau, capitaine de marine, épouse une Cugneau de Gauriac.

Le patronyme Cugneau a disparu. Il était attesté en Bourgeais, qui est la souche qui nous intéresse, ainsi qu'en Bigorre.

Là encore, pas d'équivalent en Saintonge, on a encore probablement une finale francisante sur un terme gascon, qui doit être le même que dans Cugnaux, en banlieue toulousaine.

Les Cugneau sont apparentés aux Lameau, présents en Blayais depuis le XVIIème siècle. Il y a une souche périgourdine près de Brantôme, mais également une souche dans l'Orléanais. Vieille migration d'oïl ? Origines périgourdines ? Origines locales avec finale francisante ?

- Un fils nait du couple Cousteau-Cugneau : Jean, marchand drapier à Gauriac, toujours.

Il épouse une Romat de Bourg. Là encore, le nom semble très localisé en Bourgeais. On en trouve aussi en Saintonge charentaise autour de Barbezieux.

Les deux souches sont-elles apparentées ? Impossible de le savoir. Ce qui est certain, c'est que Roumat est un patronyme gascon très fréquent, Romat peut en être une version archaïsante avant ouverture vocalique du o.

De toute façon, l'oïl ne peut pas expliquer le terme Romat.

Chez les Romat, on est allié aux Chastaing de Bourg. Patronyme limousino-périgourdin notable qui tend à confirmer que l'estuaire a attiré les migrants du Massif Central.

- Du couple Cousteau-Romat nait à Bourg Paul qui sera notaire à Saint-André-de-Cubzac.

Il épouse une Moure de Bordeaux mais de vieille famille aisée cubzadaise.

Les Moure sont des environs de Maransin, en Grande Gavacherie. Néanmoins, il ne semble pas être un patronyme saintongeais, on trouve des souches béarnaises, audoises, lozériennes, ... Il y a cependant un foyer de Moure en Berry.

Cette famille est alliée aux Regnault de Pontaupin, une famille du coin dont je suppute néanmoins la fausse noblesse.

Ces Moure sont alliés également aux Bellouard dont on peut apprendre sur le net qu'ils sont une grande famille de Saint-André.

Là c'est clairement un patronyme de la façade ouest de la France, très fréquent en Poitou, il faudrait savoir à quelle date il s'est fixé en Gironde, il semble la seule attestation d'ailleurs.

- Le couple Cousteau-Moure aura un fils, Pierre, docteur en droit, on est maintenant dans l'élite régionale.

Il épouse une Duranthon de Saint-André toujours.

Deux souches pour ce patronyme, dérivé de Durand : une souche gasconne des environs de Marmande et une souche auvergnate. Il peut s'agir évidemment d'une souche locale.

En remontant la généalogie de ces Duranthon, on les trouve à Asques à la fin du XVIIIème siècle.

C'est une famille de banquiers, de notables. Au fur et à mesure des générations, ils sont alliés par des femmes nées à Bordeaux, aux Jayer (pas de souche locale, à creuser, l'ancêtre du commandant est née à Bordeaux d'un Jayer et d'un Lagarde), aux Audineau (là c'est clairement l'Ouest (Aunis et Bas-Poitou), aux Charron (même chose).

On retrouve dans la généalogie des Charron des Duranthon, ce qui tend à prouver des alliances entre familles bourgeoises de Saint-André.

- Du couple Cousteau-Duranthon, nait Jacques-Yves Cousteau. Quels sentiments ethniques possédait-il ?

Pour avoir une idée, il faut lire son frère, collaborateur notoire. Rien d'autre que l'identification à la France, conformément à un milieu social, très probablement.

Peu importe au demeurant, la généalogie de Cousteau reste intéressante dans ce qu'elle dit de la réalité ethno-culturelle de ces terres frontalières du Nord-Gironde, le vieux substrat des gens d'oc, les alliances avec les bourgeoisies cosmopolites régionales au sens large à Bourg et Bordeaux, les migrants limousins.
Auteur : Vincent P.
24/08/14
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"Hilh de puta" : anecdote bordelaise
"Hilh de Puta  !"

C'est moi, entouré de quelques personnes dans un bar bordelais qui jure, pour faire rire quelqu'un qui a des origines béarnaises.

Hilléputo d'ailleurs, c'est plutôt comme ça qu'on le prononce chez moi, le -lh final absorbait nettement le d dans de. En tout cas, mon grand-père prononçait ainsi.

"Hil dé pute, mes grands-parents sur l'île d'Oléron le disaient aussi en charentais."

"Heu ce n'est pas possible." (C'est moi ça)

Quelqu'un d'autre intervient :

"Mais si, ils parlent gascon jusqu'en Périgord."

"Non, pas gascon, occitan, l'oc, mais pas gascon, "Hilh de puta", c'est impossible en Périgord, je crois qu'ils disent "filh de loira" (fil de louÿro)" mais a fortiori, sur la côte charentaise ..."

L'ami bordelais aux origines oléronnaises me l'affirme : "Hil dé puto", c'est du patois charentais, il l'a entendu.

D'ailleurs il ajoute, on dit aussi les "monjhettes" en charentais.

Conclusion :

Difficile de dire. Je pense que l'un des grands-parents était d'origine gasconne, c'est impossible sinon, proprement impossible, à moins que le juron gascon ait eu du succès comme emprunt jusqu'à Oléron.

Ou alors un ancêtre charentais de la Charente limousine, on dit peut-être aussi "Fil de puto".

On retrouve en tout cas ce récit de la "monjhette", c'est avec "cagouille", le terme iconique des gens d'origine charentaise.

Dans tous les cas, énorme confusion dans la population bordelaise autochtone lambda sur ces questions.

Bordeaux est la ville du grand métissage régional, Bordeaux est son propre univers, il faut respecter cette réalité métropolitaine.

Bon, sinon, on s'emmerde un vendredi soir à Bordeaux. Terriblement.
Auteur : Vincent P.
23/08/14
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Saint-Pierre d'Aurillac à France Musique
Pendant l'heure du déjeuner aujourd'hui 17 Août 2014, sur France-musique des fifres, du gascon, des rondeaux traditionnels, mais aussi réinterprétés au tuba (!), bref de la culture gasconne (mais aussi Toulousaine) tant ancienne que contemporaine. http://www.francemusique.fr/emission/les-dejeuners-au-fil-de-l-eau/2014-ete/sur-les-bords-de-la-garonne-st-pierre-d-aurillac-et-toulouse-08-17-2014-12-30
Bref, si ce lien marche vous devriez écouter amis gasconautes !
Auteur : Dominique
17/08/14
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Un exemple de généalogie en Entre-deux-Mers au XVIIIème siècle : les Frizeau
En me promenant dans le musée des Beaux Arts de Bordeaux (bien médiocre musée, j'y reviendrai), je suis tombé sur le portrait par le peintre bordelais Lacoste d'un dénommé Gabriel Frizeau, collectionneur d'art bordelais.

J'ai pensé, "tè, un patronyme gavache". Un migrant saintongeais ? Un gabay ? En fait, c'est une famille de vignerons de l'Entre-deux-Mers.

Geneanet propose de retracer l'une des branches :

http://gw.geneanet.org/seyrac?lang=fr&v=FRIZEAU&m=N

Fin XVIIIème siècle, une famille Frizeau est installée à Sauveterre-de-Guyenne.

Patronyme gavache ? Probablement, car on sait que la région de Sauveterre, bien que regasconnisée intégralement, a connu des implantations gavaches. Le patronyme Frizeau n'est connu qu'en Gironde néanmoins. De vieilles attestations dans la région d'Orléans, mais ce peut être un homonyme.

Il peut s'agir d'un patronyme francisé orthographiquement, Frisou par exemple est un patronyme béarnais. A quoi correspondrait la finale -eau ? A -éou gascon ?

Je penche néanmoins plutôt pour un patronyme gavache, un sobriquet "petit frisé".

- Elie Frizeau, à la fin du XVIIIème siècle, épouse Catherine Perromat.

Perromat est un patronyme gascon de l'Entre-deux-Mers, attesté depuis le XVIIème siècle à Blasimon.

- Plusieurs enfants de cette union.

Une fille Jeanne épouse un Serizier de Sauveterre. C'est un patronyme girondin de l'Entre-deux-Mers. Le sens est évident, "cerisier", et la formation n'est pas gasconne.

Francisation ? Migration gavache ? Le patronyme est attesté en Entre-deux-Mers depuis le XVIIème siècle, et il y a des foyers éteints, sous cette orthographe dans le grand Ouest.

- Un autre fils, Raymond, épouse une Jeanne-Marie Cambon de Castelviel.

Le père de l'épouse est Jean Cambon de Castelviel également. Le patronyme est de distribution languedocienne mais on peut envisager que ce soit une formation autochtone, dans une zone qui ne simplifie pas mb intervocalique.

La mère s'appelle Peydecastaing, patronyme gascon virulent. Sa mère était une Causade là encore patronyme gascon.

- A la génération d'après, le fils Frizeau, désormais à Blasimon, va épouser une Gaubert du même village.

Gaubert est franchement plutôt d'oc (c'est un prénom d'origine germanique), là où l'oïl a Joubert.

On trouve beaucoup de Gaubert en Entre-deux-Mers (mais aussi en Rouergue, en Comminges) ...

Chez les Gaubert, on trouve dans l'ascendance des patronymes comme Laforet, Rambaud, ... qui semblent plutôt gavaches. Blasimon était en effet un foyer de peuplement gavache.

On trouve aussi le patronyme Tautil attesté dans l'Aude moderne. Vieille migration languedocienne ? Homonymie car en Entre-deux-Mers, lh final est dépalatisé comme en languedocien ?

- A la génération d'après, il y a mariage avec une Fauchez de Neuffons, en Petite Gavacherie.

Les patronymes sont clairement gavaches : Bouron, Sabardin, Baranger, ... qui tous renvoient à la France de l'Ouest (Vendée, Cher, Maine-et-Loire).

Exceptions : Fauchez semble très rare et semble être une altération de Faucher, patronyme limousin.

Dans tous les cas, l'élément "étranger" est très notable.

- Et puis à la dernière génération, une fille Frizeau épouse un Seyrac de Sainte-Terre, près de Libourne.

Les patronymes sont mêlés, les origines entre la rive gauche et la rive droite de la Dordogne.

Du côté paternel Seyrac, autour de Saint-Pey-de-Castets, on trouve des patronymes très gascons comme Gagney, Castera, Foudadousse, Monberot, ...

Côté maternel Barreyre (patronyme gascon), on noue des alliances avec la rive gauche de la Dordogne en Entre-deux-Mers, d'où des patronymes comme Chaumette qui est clairement limousino-périgourdin et qui manifeste la tendance des Périgourdins à descendre via la Dordogne dans les terres du Bordelais.

Conclusion :

On voit qu'autour de Sauveterre-de-Guyenne, zone gasconne, les patronymes gavaches sont une réalité, à tout le moins au bourg.

On voit également que des alliances sont nouées avec les gens de la Petite Gavacherie, dont l'ascendance marque très clairement les origines dans la France de l'Ouest, et pas véritablement la Saintonge ou l'Angoumois, mais plus au Nord, en Bas-Poitou, en Berry.
Auteur : Vincent P.
14/08/14
Afficher Un exemple de généalogie en Entre-deux-Mers au XVIIIème siècle : les Frizeau en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un exemple de généalogie de famille bordelaise au XVIIIème siècle : les Brizard
Un exemple de généalogie de famille bordelaise au XVIIIème siècle : les Brizard.

http://gw.geneanet.org/blingot?lang=fr&v=BRIZARD&m=N

- L'ancêtre Brizard est originaire d'Arbis, en Entre-deux-Mers. Le patronyme est clairement gavache, concentré en Aunis, néanmoins, nous n'avons pas d'attestations de cette migration en Bordelais.

Les patronymes d'Arbis ne sont pas assez typés : Dufour, Lafon, ... Ce peut être de partout.

- A Bordeaux, Pierre Brizard épouse une Jeanne Laborde. Patronyme gascon pour la femme : d'où était-elle ? On ne le saura pas en l'état des relevés généalogiques.

- De ce couple naît la célèbre Marie Brizard.

Elle épousera un Jean Tessié, de Bordeaux. Le patronyme n'est pas gascon, on le retrouve aussi bien en Anjou qu'en Guyenne, la seconde souche, notamment aveyronnaise est la plus probable.

Ce Jean Tessié était le fils d'une Pétronille Daguerre : le patronyme est clairement basque.

- Marie Brizard avait une sœur : elle a épousé un Biguey, patronyme très girondin.

- L'un des frères de Marie Brizard, Martial (1), est parti épouser une Bretonne, probablement au gré de ses voyages commerciaux (il est dit négociant). Une fille est née qui épousera un Roger originaire par son père de Castres, dans les Graves. On trouve dans la branche Roger de Castres un patronyme intéressant : Napsans.

De ce mariage bordelo-breton est également né un fils, Martial, qui épousera une Marmousse de Bordeaux. Patronyme anciennement localisé à Barsac dans les Graves là encore. Cette Marmousse avait pour mère une dénommée Marqueze Testas, de Bordeaux : prénom et nom gascons. Son père était un Dutraque de Bordeaux : patronyme originaire de Saint-Maixant, en Entre-deux-Mers  ! On tourne toujours autour des mêmes lieux.

Il y aura remariage de ce Martial avec une créole de Saint-Domingue.

- Un autre frère de Marie Brizard épouse une Belhoumeau de Bourg, fille d'un Belloumeau jurat de Bourg. Ce patronyme est fréquent en Grande Gavacherie : patronyme gavache ou patronyme d'oc francisé orthographiquement ?

De ce côté-là, on trouve à Bourg des Barateau, patronyme gavache, des Pinel, ... bref des patronymes aux origines diverses. Bourg a été le réceptacle de nombreuses migrations.

Dans cette branche, une fille va épouser un Dalheu de Bordeaux, puis à la génération d'après, un Sénac de l'Armagnac installé à Bordeaux et un Enjourbault du centre de la France installé à Saint-Laurent-d'Arce près de Blaye.

Une branche va partir aux États-Unis.

Toujours sur cette branche Brizard/Belhoumeau, un fils va épouser une Vitrac de Bordeaux, dont le père était de Corrèze (et la mère, au nom de Faures, semble locale).

Une fille épousera un Daleau, vieille famille de Bourg là encore, dont le représentant le plus connu est le découvreur de Pair-non-Pair.

La famille Daleau a dans son ascendance des patronymes comme Mayran, Damers, ... qui sont d'origine diverse en l'état de leur distribution actuelle.

Conclusion :

On voit le melting-pot bordelais à l’œuvre. C'est normal, c'est encore à l'époque la deuxième ville de France. Néanmoins, on retrouve dans toute généalogie un ancrage girondin local, ici sur deux pôles, un pôle bourgeais et un pôle graveyron.

Pour Bourg, il se confirme que la ville semble très influencée par les migrations extérieures, si l'on en croit les patronymes : il conviendrait de connaître le statut social des familles précitées pour savoir si le petit peuple était plus gascon ou pas.

Pour les Graves et l'Entre-deux-Mers adjacent, il semble bien que les racines sont bien gasconnes, avec quelques patronymes gavaches classiques, dont celui de Brizard.
Auteur : Vincent P.
12/08/14
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