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*Langonnais-Bazadais
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MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams

mot = La
Le Gascogne piraté
http://www.sudouest.fr/2013/02/04/un-tanker-francais-detourne-par-des-pirates-au-large-de-la-cote-d-ivoire-956492-4803.php
Il faut que ce "tanker" soit détourné par des pirates pour que j'apprenne avec joie qu'il existe sous le nom de "Gascogne".

Porte-t-il le pavillon de courtoisie de la Daune ?

En tout cas, il en porte les couleurs blanc rouge noir.

Bonne chance à l'équipage !
Auteur : Tederic M.
04/02/13
Afficher Le Gascogne piraté en particulier, et peut-être donner votre avis...
Nous avons de la chance ! Grâce aux africains on sait que le "Gascogne" existe encore : Il n'a pas été baptisé "Occitanie" !!!
Auteur : Lo Pèir
08/02/13
Apparemment, c'est résolu et l'équipage est sain et sauf :
http://aquitaine.france3.fr/2013/02/06/fin-du-detournement-du-tanker-le-gasgogne-195087.html
J'apprends par cet article que ce "chimiquier" appartient à la société girondine "Sea Tankers" basée à Mérignac.

Les pirates auraient pris une part du pétrole.
Une telle action est intolérable, mais elle aura au moins mis le nom "Gascogne" sous les projecteurs, en l'associant à une créature emblématique de l'économie mondialisée*.
Bon, c'est peut-être le golfe de Gascogne qui a conduit à choisir le nom "Gascogne" pour un bateau...

* C'est une faible compensation, dans la mesure où l'ère du pétrole a nui à la perpétuation de la Gascogne, en déstructurant les sociétés traditionnelles qui auraient pu lui servir de boucliers.
Auteur : Tederic M.
08/02/13
Il y a aussi le "Guyenne" !
Liste des bateaux de la compagnie :
http://www.fouquetsacop.com/ShipList.aspx
Auteur : Tederic M.
08/02/13
Mòts de Benauja
Adishatz, balhèri quauques mòts de Benauja recaptats dens las publicacions de l'ASPECT. Coma vèni de retrobar mas nòtas, vaci vocabulari mèi complet :

* BÈSTIAS

-cossarda  : "buse"
-gruja/grua  : "grue"
-rastolhet : "cul-blanc"
-chara : "alouette"
-cotorce : "torcol"
-margaça : "pie-grièche"
-brugèir =  ? (lapin/lèbre  ?)
-pincant : "épinoche"
-rabisha : "vairon"
-lòisha : "goujon"

* VEGETAUS

-visauja : "clématite sauvage"
-sanguin : "cornouiller"

* CEPS

-catalan, pinaguet  : "lactaire délicieux"
-piple  : "bolet rugueux" ("piple rouge" devath los trembles, "piple gris/camelot" devath los carpes)


PROVERBES :

-Quora l'agrua retornarà, dèisha ta quenolha e vai-te'n sarclar.
-Quora lo cocut cocura, la tèrra vèn dura.
-Entre Pascas e Abriu, saben si lo cocut es mòrt o viu.
-Quora l'agrua passa haut, devath l'ala mèna lo caud ; quora l'agrua passa bassa, devath l'ala pòrta la glaça.


QUAUQUES VERBES :

-cascarrejar : "caqueter (coq faisan)"
-clapar : "battre fort des ailes"
-clumar : "mettre la 'clumeta' (casque >appeaux)"
-daletar : "voler sur place"
-escagassar : "abîmer"
-garrenar : "nettoyer le sol, espacer autour de la cabane"
-piular : "siffler les alouettes"
-regalhar : "se dit des plumes pendant la mue"
-charisclar : "siffler les alouettes"
-chocar : "siffler un merle"


Quauques pièges :
La sedala e lo sedòt son colets per gahar las tridas e las charas. Lo prumèir se bota dens un aubre e lo segond au sòu.
L'escaceta o escacita es un piège per los ausèths que se bota dens los aubres. Quò's un colet pendilhat en d'un arc en bòi que se plèga. S'apèra "esplangon" dens la Lana Grand.
La matòla, era, es una trapa hèita damb broquilhas de bòi o un grilhatge per gahar los ausèths.
Per pescar, i a l'anguilièra  : quò's un bocin de bòi on croishèvan ameçons ; damb aquò, podèvan gahar anguilas. Lo cordèu èra una granda ficèla on pendilhèvan 10 ameçons.


Valà valà un apercebut !
Auteur : Gaby
03/02/13
Afficher Mòts de Benauja en particulier, et peut-être donner votre avis...
Enquèsta de Bourciez en linha ?
Adishatz !

Que'm sembla l'enquèsta de Bourciez suus parlars de Gasconha n'ei pas encuèra mesa en linha (la de l'enfant prodig). O m'engani ? - e i auré quauqu'un qui'm poiré entersenhar ?

Mercés per abança !
Auteur : El Sawi
02/02/13

Réponse de Gasconha.com :
Adiu El Sawi ! Que hè plaser de te tornar legir !
[Tederic M.]
Afficher Enquèsta de Bourciez en linha ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pour l'instant on peut trouver ici une collection de versions en oc et et en oïl de la Parabole :

http://archive.org/stream/paraboledelenfa00favrgoog#page/n14/mode/2up
Auteur : D.Séré
10/02/13
Ce dont nous avons urgemment besoin, c'est de la numérisation totale des enquêtes de l'ALG, notamment les enregistrements sonores lors des interviews avec les locuteurs.
Auteur : Vincent P.
10/02/13
Gasconnité de Bordeaux
Il faut maintenant batailler pour faire admettre que Bordeaux est en Gascogne.
Il n'en fut pas toujours ainsi.
Je viens de tomber dans un vieux "Paris Match", du 22 déc. 1956, sur une lettre de lecteur, de "M. René Cruchet, professeur honoraire à la faculté de médecine de Bordeaux", qui raconte l'accueil à Paris d'une découverte concernant l'hypnose, faite par "le chirurgien Azam, professeur à l'Ecole de médecine de Bordeaux". Les faits datent d'un siècle plus tôt.
Je cite un passage de la lettre :
"le 7 décembre 1859, Velpeau, mis au courant, exposait cette découverte à l'Académie des sciences.
Cette communication fit sensation. Le grand clinicien Tropusseau fit même cette déclaration : "C'est quelque gasconnade. M. Azam est de Bordeaux et il faut se méfier des gascons.""
Auteur : Tederic M.
31/01/13
Afficher Gasconnité de Bordeaux en particulier, et peut-être donner votre avis...
La langue traditionnelle du Bordelais est le GASCON (donc Gascogne linguistique)

mais

Bordeaux est en GUYENNE (drapeau au léopard).
Auteur : Gaby
31/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Mais la Gascogne que défend Gasconha.com, c'est le triangle MGM (Mar-Garona-Montanha), l'ensemble des pays où on parlait gascon.
On peut dire que Bordeaux est en Guyenne... gasconne ! Mais restons simples et solides : tout pays gascon fait partie de la Gascogne !
Cette Guyenne administrative qui a inclus jadis une bonne partie de la Gascogne du nord (y compris le pays de Born à certains moments !) n'est pas attestée par la langue du peuple, elle est donc moins fondée que la Gascogne MGM.
Pour rester cohérent, je propose depuis longtemps une approche de la Guyenne qui soit symétrique à celle de la Gascogne MGM, une Guyenne composée des pays où on parlait guyennais.
Cette Guyenne e eu une existence géographique et humaine d'est en ouest, suivant les cours d'eau que sont la Dordogne, le Lot...
Elle allait en pointe se finir vers le Bordelais. L'Entre-deux-Mers ou le Libournais sont des pays gascons très guyennisés.
On peut très bien accepter l'idée d'une frontière floue entre Guyenne et Gascogne, mais n'abandonnons pas le critère lingüistique comme fondement ! C'est le meilleur. Il traverse les millénaires.
[Tederic M.]
Les mots de la "Volcommunication"
Emmanuelle Fère nous explique dans un article de "Sud-Ouest", Anglet : Volcom, ère Pinault, année 1, comment Volcom veut être le « best in class » après son entrée dans le groupe PPR  :
"conquérir, comme chez d'autres marques de la glisse, un public devenu « mature », en quête de matières plus nobles, de couleurs « moins flashy ». Ainsi, aux gammes « core » des 15-30 ans et « stone age » de l'univers skate va s'ajouter, à partir du printemps 2013, la Volcomunity. Elle sera lancée en juillet, à Berlin, lors de la Fashion Week."

Mais la journaliste nous a rassurés : "Le fameux « Youth against establishment » (« Les jeunes contre l'ordre établi »), signature de la marque, continuera d'être décliné."

Entre le "footwear", la "plate-forme de sourcing", le "côté back-office", "les responsables du marketing au look « cool »", les "événements surf, skate, snow et motocross" et sans compter les plus anciens "design", "marketing", on se dit que la langue française ne sait plus fournir les mots du monde nouveau...

L'entreprise Volcom est selon l'article d'origine californienne.
PPR est un groupe mondial d'origine française.
Anglet est selon Gasconha.com en Gascogne.
Auteur : Tederic M.
22/01/13
Afficher Les mots de la "Volcommunication" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le monde de la "comm" des grandes entreprises est infesté de ce jargon, soit pour créer une barrière entre ceux qui maîtrisent ce langage ("l'élite") et les autres mais si on fait ça en marketing, gare ! soit par peur panique de passer du côté des ringards....
Reste qu'à Paris c'est déjà pénible mais chez nous on a un double sentiment de distance :on ne peut s'empêcher de penser qu'on nous a déjà fait le coup avec le français depuis un ou deux siècles et qu'on recommence à nous emm... avec la "volcommunication".
La seule parade est de tourner cela en dérision quand on est en position de le faire !
Auteur : Gérard S-G
22/01/13
"Ils ont presque copié sur la Gascogne"


J'ai trouvé cette carte écrite (cliquer sur la photo pour mieux voir - Gasconha.com navèth sonque) par le frère de ma mère, donc gascon d'Albret.

En quoi y a-t-il reconnu (sur une image du Limousin) des archétypes gascons ?
- l'attelage de boeufs,

Mais aussi, je suppose :
- la petite bâtisse à emban,
- l'ambiance d'airial, avec ce qui semble être des chênes,

et peut-être...
- le béret porté par l'homme.
Auteur : Tederic M.
22/01/13
Afficher "Ils ont presque copié sur la Gascogne" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bal gascon
Vu sur la Dépêche  :
http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/11/1533286-bal-gascon-ce-soir-avec-le-groupe-remenilhe-a-la-salle-des-fetes.html

Je ne pourrai pas y aller, mais c'est bien de voir que ça parle de gascon au pays de l'Occitanie !
Auteur : Christophe L.
11/01/13
Afficher Bal gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Oui, souvent les articles de presse parlent de bal gascon, de cornemuse gasconne, de folklore gascon.
Mais pour ce qui est de la langue et de la culture elles sont nommées occitanes !
Le gascon c'est bon pour le folklore et pour amuser la galerie, pour les choses sérieuses c'est l'occitan !
Auteur : jmcasa
12/01/13
Voir aussi ce jour sur Sud-Ouest : la cuisine en gascon par des élèves du cours de gascon à Blanquefort, mais un livre de recettes traduites en occitan !
CQFD
Auteur : jmcasa
15/01/13
précision
Effectivement écrit en occitan de Gascogne c'est à dire écrit pas dans une brolha approximative franco phonético..béarno, lafitto digne des plus grands linguistes recrutés par l'IBG..CQFD
Auteur : miqueu
21/01/13
Quel occitan de Gascogne ?
Je doute qu'il se trouve encore une seule personne apte à écrire, graphie alibertine ou pas, en gascon de la banlieue bordelaise.
Auteur : Vincent P.
21/01/13
Tu en trouveras au moins 2 David Escarpit et moi-même
Auteur : Gaby
22/01/13
Le gascon de la grammaire de l'abbé Caudéran ou le gascon du Bazadais ? Ce n'est pas la même chose.
http://books.google.fr/books?id=Kn8CAAAAQAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false
Auteur : Vincent P.
22/01/13
ta vincens
J'ai suivi un peu ton cheminement sur FB et si j'ai bien compris Vincent tu est maintenant avocat.
Donc je tiens a te féliciter et souhaite toute la réussite que tu mérite dans cette nouvelle "vie"..
et qui sait tu auras peut être comme client quelques vieux occitanistes arroganhecs comme moi...arrider..
coraument miqueu
Auteur : miqueu
22/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com que soeta tanben a Vincent ua bona escaduda professionau.
Mès qu'ei dejà desempuish bèra pausa un avocat deus bons, entà la Gasconha !

Un conselh totun : que ne s'engatge pas tròp viste dens la politica, coma lo praube Andrèu de Bòrdavielha* qui, joen avocat, e's prensentèt tà deputat e i perdot la vita...

[Tederic M.]

*Los gojats de Bòrdavielha / Lous gouyats de Bordebielhe (Simin Palay)
Les 2... il suffit de s'adapter.
Personnellement, j'utilise couramment le gascon garonnais mais je peux m'adapter aux différents grands dialectes girondins (pour le bas-médoquin, basiquement seulement ! :D ), au grand-landais, voire au béarnais si je n'ai pas trop perdu.....
Mais les lexiques manquent.

PS : je me doute que le bordelais urbain et oriental (Verdié), le bordelais de la banlieue (Romefort, Brujol...) (= sud médoquin ou des Landes bordelaise), le bazadais, le garonnais, le gascon de Benauge, le gascon "de Guyenne", le libournais, le cubzagais, le gascon de Buch, le parlar negue ou le semi-negue de Pauillac ne sont pas la même chose. Je me suis assez penché dessus !
Auteur : Gaby
22/01/13
Que serí querioús de saber qüant de locutoús damoran en Girounde, loucutoús de ço qu'apèran "nord-gascoûn"...
Malurousament, pas goaire...
Jou, qu'apèri en un gascoûn nourmat !
E har viste, pr'amoú qu'acabaram touts per parlar ûn gascoûn hantaume, ûn foussile dount digûn ne parli pas mé ! E cadun, dehèner lou soûn troussicot de tèrra.
Sounque l'exemple de le grafia nourmalisada... A le coumençada, l'irèja qu'èra cadûn qu'escrivoussi dab le medixa.
Mes que vei, adara, e de mei anar mei, cadun adaptar le soua grafia entà pegar au mé proche dou soûn parlar nadau.
Ta plân, qu'aquera grafia nourmalisada que fenís per estar un trabuc puixqu'aquò, le grafia moudèrna qu'ac hadè dijà !
Bref... un gascoûn nourmat qu'es, segoûn jou, mé que necessari !
Auteur : Castèths
23/01/13
A qué sèrv un gascon normat ?
Quò's la mèma causa qu'un occitan normat : pèrta de diversitat ! I a pas besonh de tots utilisar lo mème dialècte.
E l'intercompreneson, qu'en hèsetz ?
Auteur : Gaby
23/01/13
En 10 ans (senoûn adara) que's vam arretroubar dus coulhoûns a parlar lou negue de Lebouhèira, 4 a parlar lou biarnés de Saubatèrra, 1 a parlar lou gascoûn bourdalés, 2 lou parlar de le Vath de Oelh en Comenge, etc...
N'i aurà pas mé nada estaca afectiua au parlar loucau percé digûn lou parlarà pas mé... Qu'es maluroús mes qu'es atau.
Parçâns qu'i a oun lou "vernaculari" qu'es estupat dempux bèra pausa (e'm pensi qu'ès plân plaçat per ic saber), e lous auts crots un chic vius que'us van seguir hen lou clot...
Alabetz, n'es pas questioûn d'entercomprenedura, puixque comprenedura n'i aurà pas mé !
Qu'es un ligam pregound dab un territori que nes hèi parlar un gascon dialectau. Mes qui pot díser adara que viu oun le soua gran mai vivè ?
Auteur : Castèths
23/01/13
Coma aimi contradiser las gents, divi te diser que, òc, dens lo Bordalés, n'i a quasi pas mèi l'usatge de la lenga coma d'autscòps.
Aquò dit, dens la quita region de Pelagruia, entenduri parlar en guienés, per la mèssa òc de St Fèrme (i avèva 2 o 3 papès que lo parlèvan).
E, egau se l'usatge de cada jorn deus locutors naturaus a dispareishut, i a totjorn quauquas brigalhas per 'ci per 'qui.

FAU DONC S'APOIAR SUS LAS BRASAS ENCARA VIVAS PER MASTAR QUAUQUARREN.

E vau ajotar una petita anecdòta : vau mudar dens la rua on vivèva la grand-mair de mon grand-pair, e desempui l'an passat damorèvi dens la rua de la grand-mair d'aquesta... donc 6 generacions d'escart ... E tot aquò shens ec hèser exprés !! ('quò's a Bordèu)

Hihi !

Èstis hardit

PS : sui tot a fèit d'acòrd , ec torni diser, per arrenjar un gascon SEMI-NORMALIZAT (a mons temps perduts, aprèsti una metòda de nòrd-gascon orientau).
Auteur : Gaby
24/01/13
Dans les années 50, l'abbé Lalanne indiquait que le gascon était quasi-mort en Nord-Gironde (Cubzadais, Libournais, ...).
Les enquêteurs de l'ALG, pour les années 60, indiquent pour la plupart des points du Médoc que le gascon n'est plus usité que par les personnes âgées.

50 ans après, je ne pense pas que la situation est bien meilleure, hum, hum.
Bénédicte Boyrie-Fénié indique poliment pour de nombreuses communes de l'Entre-Deux-Mers autrefois gasconnant, dans l'impossibilité de recueillir une forme gasconne des toponymes, qu'il s'agit d'un secteur "très francisé".

Je pense qu'une enquête en Gironde montrerait probablement des foyers de résistance en Bazadais (j'y ai vu encore des vieux à béret il y a 2 semaines, je fais le lien avec la pratique de la langue parce que je suis quelqu'un qui aime les clichés), une absence totale de mémoire populaire liée à la langue en Nord-Gironde, une mort clinique en Médoc, ...
Je ne parle même pas de l'accent : la vitesse avec l'accent gascon du Bordelais (imaginez Lacouture) a disparu est impressionnante.

Mais attention ! La Gironde et le Lot-et-Garonne ont été seulement précurseurs : tout cela est aujourd'hui à l’œuvre partout ailleurs en Gascogne.
Auteur : Vincent P.
24/01/13
Oc mes qu'es a Bourdèu, pas a Gastas ni a Pimbou les Troujas !
Auteur : Castèths
24/01/13
Probable qu'as rason, Vincent.

Una sola causa m'esprui dens tons prepaus : 'quò's la pretenduda disparicion de l'accent bordalés.
Solide que los intellectuaus e los borgés an causit de lo pèrder.
Mès, escota, per jo que vivi a Bordèu, pòdi te diser que l'accent i es bien viu.
Los junes, d'acòrd, es defecile de constatar, mès a partir de la 40na, tròbas tot un pilòt de gents qu'an l'accent. Sufis de marshar capvath las ruas !
Auteur : Gaby
26/01/13
Mès justament, Gaby, es aquò lo problèma :
Los qu'an quaranta ans qu'an enqüera l'accent, mès los joens n'ac an pas mei.
Sintòme d'ua non transmission, qui hè ineluctabla la disparicion futura de l'accent...
O mei exactament, i a ua uniformizacion de l'accent dens l'espaci francés. Qu'arribam a l'estadi finau de l'uniformizacion lingüistica (e culturau) en França.
En Gasconha pregona, i a enqüera joens parents qui an bien "l'accent", doncas i a enqüera mainatges qu'ac arreceberan, mès seran totjorn mei isolats e benlèu que n'ac guarderan pas.
Shens ua Gasconha qui torne estar un espaci de vita dinamic e autocentrat, ne vesi pas coma quina particularitat que sia, culturau o lingüistica, e's poderé transméter.
Auteur : Tederic M.
26/01/13
Per afinar çò que dises :

- a Bordèu (e suspausi tanben a Tolosa, Pau, etc), l'accent s'esfaça EN MOIÈNA "a causa" deus barreis de populacion, migracions d'oïl (fonccionaris, estudiants, retreitats), de l'uniformisacion....[ Hèi dòu, mès coma poirem demandar a gents d'oïl, vinguts a Bordèu pr'estudiar l'oceanografia o la magistratura , de préner nòste accent ? ]
Mès a mon avis, en çò deus junes originaris deu lòc, benlèu que l'accent es damorat ; simplament, son honduts dens la massa. Quò's pr'aquò que disèvi qu'es "defecile a constatar".


- a la campanha, l'accent damòra a tot atge. Quòra èri en terminala, divèva i auger 50 % de ma classa que l'avèva, e d'alhurs me soveni de quauques mòts dits per collègas de classa a Lengon :
"guite" (= petite amie ; mòt trobat enlòc mèi damb aqueth sens)
"tyaoupisquer"
"chibaou"
"sarmouney"
"caou pèc aquèth gouyat"
...
E en çò deus junes Vasadés (mens de 30 ans)
"oun es ?"
"couarrère"
"cheyrot"
"placiot"
"bartailh" (= bazar, barda)
"barricot"
"bugade"
etc.
Entenduri cantar, tanben, "Au barricòt deu nòvi" per un Vasadés qu'a la vintena.

Conclusion : fau renforçar lo gasconisme dens las campanhas per alimentar las vilas. (Estrange, çò que disi, non ?)

E,en tot cas : fau i créser ! Viva la Gasconha, viva la Guièna !
Auteur : Gaby
26/01/13
J'ai vécu 4 ans à Bordeaux, j'y étais il y a encore 2 semaines pour la journée, je n'ai pas entendu vraiment que l'accent gascon soit généralisé, plutôt le contraire même, mais c'est fort logique tant Bordeaux est une ville qui attire des gens venus de tous les horizons.

J'avais remarqué, mais cela va faire 8 ans maintenant, que l'accent se maintenait parmi les "petites gens" de la banlieue pavillonnaire, type Pessac rive gauche ou Floirac rive droite. Agents publics de catégorie C, ouvriers, ... Des déracinés d'une génération. Tous plus de 40 ans.
J'avais fait le constat que les chauffeurs de bus avaient tous l'accent aussi.

J'ai vécu 2 ans à Toulouse par la suite (je dois dire à dessein, pour connaître mieux la Gascogne ! Cela peut paraître bizarre comme décision mais c'était réfléchi), je ne fais pas le même constat. L'accent se maintient de manière assez amusante, dans une version assez aristocratique, parmi la jeunesse bourgeoise aux racines toulousaines (c'est-à-dire des Ariégeois ou des Carcinols de deux générations). A Toulouse, ce sont les "petites gens" qui n'ont pas massivement l'accent, ainsi que les banlieues pavillonnaires, car il y a eu substitution de population via Airbus.

Pau est sur un schéma toulousain, sauf que c'est Total qui remplace Airbus.
Les vieilles familles paloises du centre ont encore l'accent, les commerçants notamment, par contre c'est carrément du titi parisien ailleurs. La jeunesse n'a absolument plus l'accent, sauf les rugbymen.

Bordeaux n'est pas phagocytée par une grande entreprise, sa francisation est assez ancienne, a des racines plus profondes qu'à Toulouse ou Pau, elle est aujourd'hui en phase terminale avec la boboïfication du centre.

Pour vous faire rire, il m'a été reproché à Toulouse de parler comme sur le marché de la volaille. Par un avocat. Je suppute que mon accent est en cause.
Auteur : Vincent P.
26/01/13
Pour une analyse plus précise, la jeunesse à Toulouse possède aléatoirement l'accent. En fait, il y a une dichotomie entre les Toulousains de souche et les néo-Toulousains "midi-pyrénéens".

Toulouse est une ville peuplée de Tarnais et d'Aveyronnais depuis quelques décennies. Les vieilles familles avaient leurs racines plutôt en Ariège, en Lauragais, en Gascogne toulousaine, voire en Bas-Quercy, mais avec la métropolisation, Toulouse a rayonné au delà, en prenant à elle notamment le Tarn au détriment d'Albi et Castres, et surtout l'Aveyron.

C'est fou le nombre d'Aveyronnais à Toulouse. Souvent au détriment de Montpellier plus proche, comme quoi le bassin de la Garonne a une réalité humaine. Beaucoup ont l'accent. D'ailleurs, je dis l'accent, mais ce n'est pas mon accent : je ne me reconnais absolument pas dans l'accent pour le coup très méridional de l'Aveyron.

Je dirais que la plupart du temps, quand quelqu'un a l'accent à Toulouse, il s'agit d'un "Midi-Pyrénéen" plus que d'un Toulousain (si l'on fait donc exception des familles bourgeoises de souche qui ont toujours l'accent).
Des témoignages disent que les derniers à posséder "l'occitan" à Toulouse étaient aussi les "allochtones" de l'Aveyron.

Petite confession, là aussi sur un ton amusé : je déteste l'accent aveyronnais, surtout chez une femme !
Auteur : Vincent P.
26/01/13
@Gaby  : Tu passes à côté de la réalité ... Les études d'océanographie et l'ENM ne sont pas les causes premières de la venue des gens d'oïl à Bordeaux.

D'abord, les gens de l'ENM sont affectés ailleurs en France après leurs études, donc bon ...

Ensuite, Bordeaux rayonne énormément sur tout le Sud de la région Poitou-Charentes. C'est la grande ville où les Saintongeais migrent. C'est comme ça depuis le 19ème siècle et le chemin de fer. Sans oublier les Périgourdins qui n'ont plus beaucoup d'accent ...

Et puis surtout, Bordeaux est sur une voie nantaise, à savoir que la ville accueille les immigrés d'Île-de-France qui fuient la mégalopole. Tous les projets actuels (LGV notamment) favorisent cet état de fait.

Je dirais bien qu'à Bordeaux, le pourcentage de gens d'origine locale ne doit pas dépasser les 20%.
Dans les années 90, il avait été prouvé que sur une ville comme Oloron-Sainte-Marie, en Béarn, le pourcentage de patronymes béarnais parmi les habitants ne dépassait pas le tiers. C'est quand même un marqueur.

Il nous faut ouvrir les yeux et constater le brassage immense des populations. Sans jugement de valeur, c'est une donnée.

Dans tous les cas, tout cela me conforte dans l'idée qu'il faut administrativement tout du moins contenir cette tendance, en faisant de Bordeaux et Toulouse des villes-régions déconnectées de la périphérie.
Cependant, il me semble que c'est un peu vain : ces villes rayonnent tellement loin désormais.
Et personnellement, j'aime nos grandes villes aussi ... C'est vibrant, animé, jeune.
Auteur : Vincent P.
26/01/13
J'habite à Hossegor... Je suis impressionné par l'évolution de ces 10 dernières années.
Quand on va au hasard des rues, ou des commerces, 80% des gens sont des "parisiens", même en hiver, comme maintenant.
On a vu disparaître toute trace de "régionalisme" (par ex. livres en gascon), les livres de contes tous en français (Arnaudin, Bladé,etc..) de façon assez brutale.
Ceci n'est pas une enquête, c'est juste un constat terrible.
Mais rassurons-nous le Conseil Général est heureux : la population croit plus vite dans les Landes qu'en Aquitaine, particulièrement dans cette zone "sud".
Et le C.G. est parfaitement adapté à la nouvelle situation, lui : rien dans ses bulletins sur le gascon, la Gascogne, le folklore, l'enseignement de la langue, la musique régionale pourtant enseignée assez largement (il n'y a pas besoin de parler gascon). Pas une page, pas un entrefilet, rien !
La situation n'est guère meilleure à Capbreton. Un léger mieux à Tyrosse plus populaire, où je peux parler encore gascon. Combien de temps ?
Auteur : Lo Pèir
26/01/13
E be praube, ne som pas a la nòça dens aqueste "bal gascon" (titol deu hiu) !-)
Auteur : Tederic M.
26/01/13
Nous vivons la dernière phase de l'unification définitive de la France, c'est comme ça. La France est devenue une réalité humaine après avoir été une réalité administrative.

Ce qui est très surprenant, c'est la vitesse du changement ces dernières années, mais il s'explique aisément comme un simple cas particulier des mutations à l’œuvre dans le monde entier.

Personnellement, je ne sais pas si cela vaut le coup de prendre en otage les générations qui viendront avec nos marottes et s'il ne vaudrait mieux pas leur laisser vivre le monde tel qu'il se forme.

Reste le sentiment patriotique, forcément sentimental, romantique, irrationnel, qui peut pousser à vouloir sauver des bribes, ou à inventer quelque chose de nouveau.
Le besoin d'ancrage peut se faire ressentir également dans la population.
Et puis, ne serait-ce qu'économiquement, nous ne pouvons pas nous résoudre à ces no man's lands qui se développement entre deux mégalopoles.

Pour ce qui est d'Hossegor, le flux des retraités n'est pas bien grave : c'est cynique à dire, mais ils n'ont pas vocation à faire racine.
Le phénomène beaucoup plus intéressant est celui des jeunes couples, la trentaine, ceux des pavillons jaunes et des lotissements, qui viennent de partout et fuient la ville. Au Nord du département des Landes, les derniers résultats électoraux montrent la force de ce phénomène.
Auteur : Vincent P.
26/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Nous ne sommes pas des preneurs d'otages, et si nos "marottes" ne correspondent à rien chez les nouvelles générations, elles passeront tout simplement aux oubliettes.
A nous quand même de tenter de répondre intelligemment au besoin d'ancrage qui doit toujours exister (à confirmer cependant) !
[Tederic M.]
Cela dit, il y a une solution  : plutôt que perdre des décennies à construire un projet gascon, on n'a qu'à se dire "basque", des Basques périphériques certes, en tout cas à Capbreton ou Hossegor, cela peut facilement prendre.

C'est une ligne un peu cynique, opportuniste, mais on voit les miracles sur une ville comme Bayonne, qui est tout aussi soumise aux changements contemporains que les autres.
Auteur : Vincent P.
26/01/13
Non, nous ne sommes pas des preneurs d'otage !

J'avais en tête des familles quand j'ai écrit ça. Très occitanistes. Et dont les gosses ont été les premiers à quitter le pays natal, voire à rejeter en bloc l'héritage culturel.
La destinée individuelle de chacun.

Ce qui est certain, c'est qu'il faut séduire, et je crois que l'imaginaire g(v)ascon l'est [séduisant].
Donc si adhésion il y a, elle sera volontaire.
Auteur : Vincent P.
27/01/13
Quelle impression allons-nous donner aux jeunes gascons (et bien oui,il en reste !) qui lisent ce fil pessimiste, autoflagellant et dépourvu d'espoir, voire même d'espérance ?
A quoi servent ces constatations de décès en série, ces reniements et ces déguisements suggérés ?
Que diable, arrêtons cette spirale de délectation morbide ou alors arrêtons carrément Gasconha.com !

Chacun d'entre nous est capable de faire des choses, grandes ou petites (souvent petites, mès aquo rai !) pour que la Gascogne vive : alors faisons le et arrêtons de dénigrer, de discutailler, de désespérer les autres et soi-même !
Auteur : Gérard S-G
27/01/13

Réponse de Gasconha.com :
Si vous le voulez, chers gasconhautes, Gasconha.com a de belles années à vivre.

Mais comme souvent dans la vie, nous recevons des signaux contradictoires :
- nous voyons tous les jours la disparition de ce qui faisait pour nous la spécificité gasconne (ex : la langue, l'accent),
- nous voyons que la Gascogne est en voie d'être engloutie par l'étalement des aires métropolitaines toulousaine et bordelaise,
- nous recevons du public, et notamment sur ce site, des preuves de désir de Gascogne, y compris de la part des jeunes, ce qui laisse penser qu'une movida gasconne est possible...
[Tederic M.]
Je suis assez optimiste  : je ressens nettement cette nécessité d'identification dans une partie de la jeunesse.

J'ai envie de dire que pour le coup, c'est triste à dire, il est d'autant plus facile de répondre à ce désir si nous n'avons pas comme attirail une langue à apprendre  ! Les gens n'ont pas le temps d'apprendre correctement une nouvelle langue (surtout quand celle dont nous voudrions faire la promotion n'est pas normalisée et n'est plus parlée). Mais si on leur parle modes de consommation, patrimoine architectural, emploi au pays, c'est déjà plus simple  !

Moi, je serais d'avis que des gens compétents s'attachent, maintenant, en urgence, d'une part à compiler tout ce que l'on sait sur la langue gasconne, d'autre part à élaborer pour les temps futurs, si les conditions historiques le permettent, un gascon normalisé.

Parallèlement à ce travail, il faut développer le reste  : là encore, les Basques ont une sacrée avance sur nous, il suffit de voir la conversion stupéfiante dans les campagnes du Labourd et de Basse-Navare, notamment parmi la jeunesse dont la sociologie politique est en train de changer à grande vitesse.
Auteur : Vincent P.
27/01/13
Per un còp te vaqui optimista Vincent ; e damb una interessanta sintèsa que partatgi, hòra lo fèit qu'aimi mèi la semi-normalisacion deu gascon que non pas la normalisacion totala.

I a un brave pilòt de causas a desvalompar, torni emèter ma prepausicion de crear una associacion autorn d'aquò, capvath tota la Gasconha e la Guièna.
Auteur : Gaby
27/01/13
l'instit et la "honte"
Mes oncles et tantes nés comme votre serviteur sur la jonction Astarac, Magnoac et Comminges migrèrent vers Toulouse, dans les années 40-50. Une dizaine d'années après, ce fut mon tour. Qu’en est-il aujourd’hui ? Réunion d’oncles, tantes et cousins, il y a peu de jours, 30-40 ans après.
Le constat : mes enfants, mes petits enfants ont l'accent et parmi mes cousins, je n'en relève aucun qui l'ait vraiment perdu. Tous comprennent le gascon, les oncles le parlent, une partie des cousins est en mesure de le parler. Alors ne soyons pessimistes qu'à demi, sans totalement désespérer.
Il n'empêche {{la technologie à fortement occupé l'espace de tous les vocabulaires}} et pas seulement notre gascon.
Quant à l'Education Nationale, nous devons la remercier pour nous avoir fabriqué {{un espéranto occitan déshumanisé}}, seul vestige des « honteuses » langues vernaculaires qu'elle s'est acharnée à détruire, cette « honte » subsistant encore chez certains. Elle est la plus grande responsable de la disparition de notre langue que nous aurions dû être fiers de perpétuer, tels les basques et quelques catalans.
Auteur : Guy Pierre Souverville
08/08/13
Un nouveau sentiment gascon ?
Tous les peuples qui ont sauvé leur langue sont passés par une phase unificatrice quand la 'langue commune' n'était pas généralisée : néerlandais standard contre les parlers flamands (!), catalan normalisé, ukrainien standard, norvégien (et encore : deux normes), gallois scolaire, breton unifié, etc. Parfois dans la douleur. Le salut de la langue exigeait une norme scolaire.
Mais il faut savoir intégrer le vocabulaire, la morphologie, voire des faits de syntaxe de tous les parlers. C'est même indispensable au sentiment de langue et de prolongement dans la durée (contre le "présentisme" actuel), mais aussi rationnellement à tout usage non artificiel de l'écrit (et de l'oral).

Il faut aussi savoir résister à l'excès normatif quand il concerne des systèmes différents, même apparentés et ne pas fabriquer des langues et des peuples illusoires. C'est au moins aussi dangereux que le repli sur des micro-langues.

Normalement le dialecte devrait déboucher sur la langue commune quand on passe d'un cercle d'appartenance à un autre : "patois" au village, "haute langue" à la ville, se nourrissant mutuellement. C'est la complémentarité dialectes / koiné (Suisse alémanique, etc.). Mais pour tenir compte de cela, il faut connaître les gens, les respecter, ne pas se sentir "institué", que la ville ne méprise pas la campagne... Tout le contraire de l'esprit francophone qui a homogénéisé l'Hexagonie sans égard aux assujettis.
On ne refait pas l'histoire, mais on peut en effet ne pas se plier aux représentations dominantes.

Nous ne savons pas ce que serait devenu le gascon dans un vaste Etat gascon indépendant. Aucune langue moderne n'a échappé aux tensions qui aboutissent fatalement à une norme officielle reflétée par la langue des "quotidiens populaires" et des "kiosques de gare".

{{L'évolution normale de toute langue d'assez grande diffusion (cas du gascon) est de produire sa norme.}} C'est une nécessité de la société moderne, et cela se fait quand la langue est vivante et les courants d'échange vigoureux sur tout le territoire linguistique.
Pour la Gascogne, tout favorisait l'assimilation. Mais surtout, la Gascogne ni les autres pays d'oc n'ont connu le "printemps des peuples" qui a secoué l'Europe entre 1832 et 1860. L'assimilation politique et morale était acquise depuis trop longtemps. Pourtant une génération aurait suffi pour remonter la pente.

En l'état actuel des choses, ce n'est pas la langue qui sauvera l'identité gasconne (ou provençale, ou occitane, ou bretonne), c'est le sentiment d'appartenance, non rationnel, à un fond qu'on porte en soi. Ce sentiment - même modeste - redonnera-t-il une place à la langue, et un nouveau statut (de langue d'usage courant à langue mythique) ? {{Comment faire pour que la langue puisse de nouveau "parler à tout le monde", sinon en parlant d'abord, à tout le monde, de la Gascogne ?}}
Auteur : PJM
08/08/13
Que PJM me permette de rectifier : l'histoire...
Que PJM me permette de rectifier : l'histoire du gascon comme langue d'Etat est connue jusqu'à nos jours.
Un bref rappel :
D'abord bien établie, la norme béarnaise fut chahutée par le Bordelais Miqueu de la Mountanhe au XVIe s., qui disait que les oo et les aa lui donnaient le vertige. Au XVIIe siècle Montesquiou fait un accès de purisme dans son Esperit dos Leys. Comme il est usuel à cette époque de trancher par le duel à l'épée les querelles d'orthographe et de graphie, l'Académie Gasconne projetée ne peut voir le jour, le quorum n'étant jamais atteint. C'est à l'Hôpital de Sente-Quitterie qu'est enfin couché par écrit et signé l'accord sur la suppression des lettres inutiles. Personne n'étant d'accord sur cette notion, une certaine anarchie s'installe. Au XIXe siècle la réaction puriste est menée par Lecounte de l'Isle et ses néo-classiques. Les poètes Suberbielle et Ducasse sont exilés aux Amériques pour avoir critiqué les décisions de l'éphémère Comité insurrectionnel dit "deus Tolosans". Devant l'agitation des hispaniolistes en 1840, la fronde des Montagnards en 1882, les manoeuvres du clergé béarnais pour la conservation des voyelles doubles et triples, l'Institut d'Etat pour la langue décide de ne rien faire. Il est vrai qu'une partie des problèmes en suspens avaient été réglés par une intervention personnelle de la sainte Vierge à Lourdes (l'Eglise catholique ne possède qu'une infime partie de ces préconisations). L'influence du groupe dit des Catalans et celle de la Société des Helibres précèdent la réaction basquiste de 1911. Dernier événement marquant, les émeutes estudiantines de 1932 pour le rétablissement du h disjonctif marquent l'adoption définitive de la graphie dite "gasconne consensuelle" ("u mot que m'agrade hort, ne sabis pas perqué" dira le grand Lois Barthou-tou). Seul événement notable des dernières années : la grève de la garbure pour protester contre l'obligation du français première langue étrangère dans deux collèges de Chalosse. Le gouvernement, les corps constitués, les syndicats et l'Association des Linguistes ont cédé au bout de trois heures. Ce fut la plus grave crise que l'Etat gascon ait connue depuis la Révoltes des permis de chasse en 1953. La Gascogne essaime maintenant par le monde ses Instituts Febus-et-Latécoère qui sont l'équivalent du Goethe-Institut ou des Instituts Dante. Récemment, le célèbre Bill Gates a rencontré un oebmèste gascon et lui a demandé avec respect la recette du succès gascon. Mais ça ne s'apprend pas...
Auteur : PMJ
08/08/13

Réponse de Gasconha.com :
PMJ, il ne fallait peut-être pas dévoiler cette rencontre que j'ai eue récemment avec M. Gates ? [T. Merger]
Le mépris de la ville
PJM, tu écris : "... que la ville ne méprise pas la campagne".
Hélas, c'est vrai, et c'est une partie de nos malheurs...
Auteur : Douste
24/08/13
a Douste
Ca signifie ?
Auteur : guy pierre souverville
26/08/13
Le sentiment de supériorité de nos petites villes sur la campagne environnante
Ca ne répond pas à ce hiu de discussion mais à un autre, à propos d'un manifeste pour la langue, le Béarn, etc. J'ai dû manquer une marche (copier-coller raté) Donc ça tombe comme un cheveu sur la soupe ! Pardon pour cette bourde.

Je voulais dire que {{le sentiment de supériorité de nos petites villes sur la campagne environnante n'a pas aidé à valoriser la langue}} et qu'il faudrait "que la ville ne méprise pas la campagne". Mais est-ce que ça répond encore à la situation actuelle ?
Manciet a été l'un des derniers représentants de ces milieux ruraux fiers de leur culture. Dans les grandes villes de jadis un sentiment gascon habitait encore le Bordeaux de Meste Verdié, de Saint-Rémy.
Auteur : Douste
26/08/13
A Douste tostem
J'attendais la précision. C'est bien vrai. Pensionnaire à Saint-Gaudens, j'ai connu le mépris de l' "élite" commerçante et des petits employés envers les gens des campagnes et accessoirement envers leurs rejetons. A l'époque, années 50-60, les négoces étaient nombreux, les paysans aussi, la clientèle des premiers faisant vivre les seconds.
Patatras  ! Les technologies ont depuis réduit des trois quarts le monde agricole, les grandes surfaces avalant, en même temps, le commerce et la superbe de l'épicier d'antan.

Mais la dépopulation des campagnes a du même coup fait disparaître la pratique de notre langue originelle dans cet effondrement collectif.
Auteur : GPS
28/08/13
résistance
Bonjour je suis métisse de père malgache-camerounais et de mère gasconne (plus précisément la Chalosse St-Sever/adour) ; petite je comprenais le gascon que parlait mon grand-père et les voisins .Après pas mal de pérégrinations, j'ai eu un poste sur Bordeaux mais c'est quand je suis à Dax que je me sens "chez moi".Une black landaise n'en déplaise à certains racistes.Donc ceux qui oublient leurs racines gasconnes c'est dommage
Auteur : lespiauc
16/01/14
Le mal qui grignotte lentement nos territoires
Désolé d'apporter une note grave voire un peu pessimiste en ces temps de fêtes mais je conseille l'article du journaliste Jean-Laurent Cassely "Que faire des territoires perdus de la mondialisation ?" (www.slate.fr/story/66125/mondialisation-territoires-perdus)

ainsi que la contribution du lecteur aveyronnais qui suit(Larrynautik) et dont j'ai repris le titre du post.
Voir aussi le livre cité de Laurent Davezies "La crise qui vient"(encore désolé !).

Mieux vaut garder quand même les yeux ouverts devant ce qui nous guette pour essayer de prendre et recommander les bons virages,quand on peut les prendre ...

Bona fin d'annada a tots, totun !
Auteur : G S-G
27/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, pensi que l'an ne s'acaba pas mau ende Gasconha.com (ende la Gasconha, qu'es auta causa...), e sajeram de héser miélher enqüera, e de gahar o crear las escasenças de'ns amassar fisicament !
[Tederic M.]
Afficher Le mal qui grignotte lentement nos territoires en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai lu l'article de Cassely.
Parallèlement, je reviens ce soir de Sos, petite bourgade entre Albret et Armagnac, où la maison de retraite semble la locomotive économique... alors qu'autrefois il y avait une scierie, d'abord bien raccordée à la voie ferrée près de la gare de Sos, puis au bord de la route, à "Las Pusoques" quand la route a eu supplanté le rail.

Pour juger du devenir économique de nos régions, et dans notre cas, de la Gascogne, soyons modestes intellectuellement parce qu'il est très difficile d'embrasser la totalité du problème, restons calmes et rationnels parce que le catastrophisme ne favorise pas l'analyse, soyons imaginatifs et indépendants d'esprit !

Bon, que'm lanci !
En économie, et sur la localisation des activités, les coûts de production jouent un rôle important.
Si nos territoires ne sont pas compétitifs, c'est en partie parce que le coût du travail y est élevé, alors que le coût de l'énergie, qui joue beaucoup sur le coût des transports, favorise l'arrivée de produits depuis des pays qui ont des coûts moindres.
Je doute de toute réflexion prospective qui ne prend pas en compte les paramètres du coût du travail et du coût de l'énergie.

Ensuite, à coûts du travail et de l'énergie égaux, certains s'en sortent mieux que d'autres, par exemple la sidérurgie allemande mieux que la sidérurgie française, pour des raisons politico-culturelles qui viennent de loin.

Un des commentaires à l'article de Cassely met en avant le contraste entre Lens et Bilbao.
Beaucoup de clichés là-dedans !
Les basques plus racistes que les chtis ?
J'ai assez vécu chez les chtis pour en douter.
De toute façon, c'est plutôt Lille que Lens, qu'il faut comparer à Bilbao.
Et Lille a peut-être sa bourgeoisie d'affaires, mais se sent-elle "chti" ?

Il peut y avoir des fiertés ethniques qui induisent des réussites économiques.
Quand une communauté n'a pas confiance en soi, pas de modèle de réussite en son sein, il ne faut guère attendre qu'elle ait du gnac.

Plutôt que considérer comme acquis que seules les métropoles peuvent arriver à rester dans la course mondiale, il faut raisonner finement sur les tissus sociaux qui font des communautés économiques solides.

Si tous les jeunes aveyronnais pensent qu'il n'y a pas d'avenir chez eux, c'est bien sûr mal parti.
La Gascogne profonde est dans la même situation.
Mais s'il y a un patriotisme suffisant, certains resteront quand même (en acceptant de gagner peu d'argent), d'autres qui auront réussi ailleurs dans l'économie mondialisée reviendront...

Sur Gasconha.com, on ne va pas trop développer la réflexion sur le coût du travail et de l'énergie (j'ai dit pourtant comme je trouve ces paramètres importants), mais la question du patriotisme et du "gnac" collectif a pleinement sa place !
Celle de la décentralisation politique, qui favorise les synergies locales et l'utilisation des ressources spécifiques aux régions ou aux petits pays, également. On voit que ça joue en Allemagne. Coller au terrain...

Voici mes premières réflexions, un peu désordonnées, parce que je ne vais pas ce soir construire une théorie...
Auteur : Tederic M.
27/12/12
Deuxièmes réflexions...
1) J'affine le constat :
Pour la Gascogne profonde, c'est-à-dire la partie du triangle gascon qui n'est pas (encore) dans la zone d'influence des deux métropoles Bordeaux et Toulouse, l'exil des jeunes diplômés est une réalité ancienne.
La plupart des jeunes qui avaient dépassé l'école primaire devenaient fonctionnaires, et quittaient la région, au moins pour un temps.
Je suis moi-même un produit de cet exil.

Pourquoi cette réalité reçoit-elle maintenant la lumière des projecteurs ?
L'article de Cassely parle de vieilles régions industrielles comme la Lorraine, qui n'avaient peut-être pas connu autant l'exil des diplômés, et où la tentation de l'exil toucherait maintenant aussi les non diplômés.

La Gascogne profonde a sur ces régions d'industrie sinistrée l'avantage... d'avoir eu ses industries sinistrées beaucoup plus tôt, et plus progressivement peut-être, et avec l'amortisseur du débouché facile (mais douloureux par l'exil) dans la fonction publique, puis le développement de l'économie résidentielle ou "présentielle" grâce à l'afflux de retraités principalement.
L'attrait touristique (douceur du climat) joue un rôle, Cassely en parle.

La Gascogne profonde a aussi, maintenant, l'avantage d'être proche de deux métropoles mondialisées (enfin, relativement), Toulouse et Bordeaux.
Ne pas négliger non plus le Pays basque espagnol, qui ressemble à une aire métropolitaine, largement autant mondialisée que Bordeaux et Toulouse, et physiquement (mais pas culturellement) presque aussi proche de la Gascogne profonde.
Cette proximité d'aires métropolitaines mondialisées permet des allers et retours...

Je rappelle aussi que l'action de l'Etat français a depuis l'origine (les premiers rois capétiens) renforcé Paris au détriment de tout le reste du territoire.
Même Lyon, jadis place financière supérieure à Paris, a dû s'incliner. Lire Braudel.
Donc, rien de très nouveau pour nous. Pas de panique !

L'attractivité résidentielle de la Gascogne profonde devrait perdurer.
Attention quand même au flux des retraités du nord de la France et de l'Europe : de nouvelles destinations s'ouvrent à eux, plus au sud (Maroc, Tunisie, Croatie...).
Les maisons de retraites allemandes commencent à se délocaliser dans les pays à faible coût de main d'oeuvre...
Le déclin de la fonction publique et du tissu des grandes entreprises en France peut aussi réduire le nombre des retraités qui (re)viennent en Gascogne, et leur pouvoir d'achat.

2) Mes préconisations :
- individuellement, pratiquer le compromis, les allers et venues entre l'économie mondialisée et l'ancrage dans nos territoires ; nous le faisons déjà, sauf que le retour au territoire est souvent définitif : soit c'est la retraite, soit c'est un retour anticipé, mais on n'a plus trop envie de repartir vers la dureté du vaste monde, qui n'attend pas non plus après nous...
Les jeunes sont attirés, eux, par le vaste monde. Ils sentent qu'ils doivent y faire leurs preuves.
Ils veulent aussi consommer mondial (smartphones etc.), et la voie royale pour cela est de "travailler mondial".
Mais certains en reviendront.
D'autres n'iront pas, car tous les jeunes diplomés de Gascogne ne peuvent pas devenir cadres de l'économie mondialisée.

- collectivement :
Je maintiens la nécessité d'un patriotisme qui pousse à entreprendre dans le territoire d'élection.
Une économie alternative, locale à circuit court, est à développer.
Et il n'est pas interdit d'essayer de vendre au reste du monde en jouant la carte du terroir.
Mais la force du patriotisme local dépend de la capacité à se rencontrer, à agir ensemble: l'union fait la force. Des patriotes isolés chacun dans son coin peuvent moins.
Une autonomie locale, qui permet d'adapter les règles du jeu économique au terrain, est également à conquérir.
La décentralisation vers les régions ne suffit pas : celles-ci dont divisées entre métropoles mondialisées et le reste.
Les règles (y compris la législation du travail) doivent-elles être les mêmes partout ? Si c'est le cas, ce sont les règles de la zone mondialisée qui l'emportent...
Là, on entre dans des questions politiques de distribution des compétences entre échelons géographiques.
Auteur : Tederic M.
30/12/12
(A propos de l'introduction de la rubrique "lengue nouste")
Pas gravè si devons parlar Castillan me faï plaser del fach que parlo un pau.
Adio
Raymond
(Peiregord)

http://www.gasconha.com/spip.php?rubrique6
Auteur : Martin
24/12/12
Afficher (A propos de l'introduction de la rubrique "lengue nouste") en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le mal qui grignotte lentement nos territoires
Désolé d'apporter une note grave voire un peu pessimiste en ces temps de fêtes mais je conseille l'article du journaliste Jean-Laurent Cassely "Que faire des territoires perdus de la mondialisation ?" (www.slate.fr/story/66125/mondialisation-territoires-perdus)

ainsi que la contribution du lecteur aveyronnais qui suit(Larrynautik) et dont j'ai repris le titre du post.
Voir aussi le livre cité de Laurent Davezies "La crise qui vient"(encore désolé !).

Mieux vaut garder quand même les yeux ouverts devant ce qui nous guette pour essayer de prendre et recommander les bons virages,quand on peut les prendre ...

Bona fin d'annada a tots, totun !
Auteur : G S-G
27/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, pensi que l'an ne s'acaba pas mau ende Gasconha.com (ende la Gasconha, qu'es auta causa...), e sajeram de héser miélher enqüera, e de gahar o crear las escasenças de'ns amassar fisicament !
[Tederic M.]
Afficher Le mal qui grignotte lentement nos territoires en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai lu l'article de Cassely.
Parallèlement, je reviens ce soir de Sos, petite bourgade entre Albret et Armagnac, où la maison de retraite semble la locomotive économique... alors qu'autrefois il y avait une scierie, d'abord bien raccordée à la voie ferrée près de la gare de Sos, puis au bord de la route, à "Las Pusoques" quand la route a eu supplanté le rail.

Pour juger du devenir économique de nos régions, et dans notre cas, de la Gascogne, soyons modestes intellectuellement parce qu'il est très difficile d'embrasser la totalité du problème, restons calmes et rationnels parce que le catastrophisme ne favorise pas l'analyse, soyons imaginatifs et indépendants d'esprit !

Bon, que'm lanci !
En économie, et sur la localisation des activités, les coûts de production jouent un rôle important.
Si nos territoires ne sont pas compétitifs, c'est en partie parce que le coût du travail y est élevé, alors que le coût de l'énergie, qui joue beaucoup sur le coût des transports, favorise l'arrivée de produits depuis des pays qui ont des coûts moindres.
Je doute de toute réflexion prospective qui ne prend pas en compte les paramètres du coût du travail et du coût de l'énergie.

Ensuite, à coûts du travail et de l'énergie égaux, certains s'en sortent mieux que d'autres, par exemple la sidérurgie allemande mieux que la sidérurgie française, pour des raisons politico-culturelles qui viennent de loin.

Un des commentaires à l'article de Cassely met en avant le contraste entre Lens et Bilbao.
Beaucoup de clichés là-dedans !
Les basques plus racistes que les chtis ?
J'ai assez vécu chez les chtis pour en douter.
De toute façon, c'est plutôt Lille que Lens, qu'il faut comparer à Bilbao.
Et Lille a peut-être sa bourgeoisie d'affaires, mais se sent-elle "chti" ?

Il peut y avoir des fiertés ethniques qui induisent des réussites économiques.
Quand une communauté n'a pas confiance en soi, pas de modèle de réussite en son sein, il ne faut guère attendre qu'elle ait du gnac.

Plutôt que considérer comme acquis que seules les métropoles peuvent arriver à rester dans la course mondiale, il faut raisonner finement sur les tissus sociaux qui font des communautés économiques solides.

Si tous les jeunes aveyronnais pensent qu'il n'y a pas d'avenir chez eux, c'est bien sûr mal parti.
La Gascogne profonde est dans la même situation.
Mais s'il y a un patriotisme suffisant, certains resteront quand même (en acceptant de gagner peu d'argent), d'autres qui auront réussi ailleurs dans l'économie mondialisée reviendront...

Sur Gasconha.com, on ne va pas trop développer la réflexion sur le coût du travail et de l'énergie (j'ai dit pourtant comme je trouve ces paramètres importants), mais la question du patriotisme et du "gnac" collectif a pleinement sa place !
Celle de la décentralisation politique, qui favorise les synergies locales et l'utilisation des ressources spécifiques aux régions ou aux petits pays, également. On voit que ça joue en Allemagne. Coller au terrain...

Voici mes premières réflexions, un peu désordonnées, parce que je ne vais pas ce soir construire une théorie...
Auteur : Tederic M.
27/12/12
Deuxièmes réflexions...
1) J'affine le constat :
Pour la Gascogne profonde, c'est-à-dire la partie du triangle gascon qui n'est pas (encore) dans la zone d'influence des deux métropoles Bordeaux et Toulouse, l'exil des jeunes diplômés est une réalité ancienne.
La plupart des jeunes qui avaient dépassé l'école primaire devenaient fonctionnaires, et quittaient la région, au moins pour un temps.
Je suis moi-même un produit de cet exil.

Pourquoi cette réalité reçoit-elle maintenant la lumière des projecteurs ?
L'article de Cassely parle de vieilles régions industrielles comme la Lorraine, qui n'avaient peut-être pas connu autant l'exil des diplômés, et où la tentation de l'exil toucherait maintenant aussi les non diplômés.

La Gascogne profonde a sur ces régions d'industrie sinistrée l'avantage... d'avoir eu ses industries sinistrées beaucoup plus tôt, et plus progressivement peut-être, et avec l'amortisseur du débouché facile (mais douloureux par l'exil) dans la fonction publique, puis le développement de l'économie résidentielle ou "présentielle" grâce à l'afflux de retraités principalement.
L'attrait touristique (douceur du climat) joue un rôle, Cassely en parle.

La Gascogne profonde a aussi, maintenant, l'avantage d'être proche de deux métropoles mondialisées (enfin, relativement), Toulouse et Bordeaux.
Ne pas négliger non plus le Pays basque espagnol, qui ressemble à une aire métropolitaine, largement autant mondialisée que Bordeaux et Toulouse, et physiquement (mais pas culturellement) presque aussi proche de la Gascogne profonde.
Cette proximité d'aires métropolitaines mondialisées permet des allers et retours...

Je rappelle aussi que l'action de l'Etat français a depuis l'origine (les premiers rois capétiens) renforcé Paris au détriment de tout le reste du territoire.
Même Lyon, jadis place financière supérieure à Paris, a dû s'incliner. Lire Braudel.
Donc, rien de très nouveau pour nous. Pas de panique !

L'attractivité résidentielle de la Gascogne profonde devrait perdurer.
Attention quand même au flux des retraités du nord de la France et de l'Europe : de nouvelles destinations s'ouvrent à eux, plus au sud (Maroc, Tunisie, Croatie...).
Les maisons de retraites allemandes commencent à se délocaliser dans les pays à faible coût de main d'oeuvre...
Le déclin de la fonction publique et du tissu des grandes entreprises en France peut aussi réduire le nombre des retraités qui (re)viennent en Gascogne, et leur pouvoir d'achat.

2) Mes préconisations :
- individuellement, pratiquer le compromis, les allers et venues entre l'économie mondialisée et l'ancrage dans nos territoires ; nous le faisons déjà, sauf que le retour au territoire est souvent définitif : soit c'est la retraite, soit c'est un retour anticipé, mais on n'a plus trop envie de repartir vers la dureté du vaste monde, qui n'attend pas non plus après nous...
Les jeunes sont attirés, eux, par le vaste monde. Ils sentent qu'ils doivent y faire leurs preuves.
Ils veulent aussi consommer mondial (smartphones etc.), et la voie royale pour cela est de "travailler mondial".
Mais certains en reviendront.
D'autres n'iront pas, car tous les jeunes diplomés de Gascogne ne peuvent pas devenir cadres de l'économie mondialisée.

- collectivement :
Je maintiens la nécessité d'un patriotisme qui pousse à entreprendre dans le territoire d'élection.
Une économie alternative, locale à circuit court, est à développer.
Et il n'est pas interdit d'essayer de vendre au reste du monde en jouant la carte du terroir.
Mais la force du patriotisme local dépend de la capacité à se rencontrer, à agir ensemble: l'union fait la force. Des patriotes isolés chacun dans son coin peuvent moins.
Une autonomie locale, qui permet d'adapter les règles du jeu économique au terrain, est également à conquérir.
La décentralisation vers les régions ne suffit pas : celles-ci dont divisées entre métropoles mondialisées et le reste.
Les règles (y compris la législation du travail) doivent-elles être les mêmes partout ? Si c'est le cas, ce sont les règles de la zone mondialisée qui l'emportent...
Là, on entre dans des questions politiques de distribution des compétences entre échelons géographiques.
Auteur : Tederic M.
30/12/12
Lède de la Canillouse
Je cherche l'origine du mot Canillouse qui est indiqué par Google sur votre site mais ensuite impossible de le trouver.
Pouvez vous me guider ?
merci
Auteur : ROBIN
20/12/12

Réponse de Gasconha.com :
La "Lède de la Canillouse" est mentionnée ici, comme un nom de lieu du Médoc "on ne peut plus gascon" :
gasconha.com/spip.php?page=ligam&id_ligam=326
D'ailleurs, vous le connaissez, à voir votre adresse e-mail bien ancrée en Médoc...
Mais que signifie "canillous(e)" ? Appel aux gasconhautes !
Afficher Lède de la Canillouse en particulier, et peut-être donner votre avis...
canillous
Chez Palay on trouve :
"canilhoùs,-e"(arm.);adj.et s.enfant nerveux,-euse.
En Médoc, boeuf mal chatré,v.canelhous.
Signifie aussi infesté de chenilles.
Pour lède on trouve  : 1°"lede"(Gr.-L.);sf.-Bouse.
2°"léde"sf.Sorte de claie agricole,de traîneau,v.cléde.cf.avec léye,galerie,allée
3°"lède,lète(L.)sf.
Lède, marais salant, marais en général.
A partir de ces quelques renseignements peut-être pourrez vous faire des suppositions....
Auteur : joan-peir
21/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Joan-Pèir.
Pour "lède/lette", c'est au bord de l'océan un "vallon interdunaire" : gasconha.com/spip.php?page=paraula&id_paraula=108

canelhous.
Compte tenu du fait qu'il s'agit d'un lieu géographique naturel, la signification "infesté de chenilles" est envisageable, "boeuf mal chatré" est également une piste à explorer, puisque ce sens serait du Médoc selon Palay, et qu'il y avait dans les lettes les "vaches de lette".
lède,lète
Entre Moliets et Vielle St-Girons dans les landes il y a une plage qui s'appelle "la lette blanche".
Dans ces vallons interdunaires les bergers faisaient paître les troupeaux autrefois.
Auteur : joan-peir
21/12/12
CONEISHI taben lo Piquey
Il y a aussi le Piquey de la Canilhose dans ce coin, haut lieux de chasse de mon père dans le Médoc.
Auteur : lo granstef
24/12/12
Poichereau, Lorreyte, Badet
Je continue mes recherches généalogiques que j'avais abandonnées depuis quelques mois car manque de temps et je m'adresse de nouveau à Gasconha.com car j'ai trouvé quelques autres noms dans mon arbre généalogique dont je ne suis pas sûre de l'origine (il faut dire que je ne suis pas une experte pour ce qui est de l'origine régionale des noms).
Je crée un nouveau post par peur que personne ne voit mon commentaire sur l'ancien post que j'avais crée puisqu'il date de quelques mois déjà.
Premièrement, je voudrais préciser que mes ancêtres portant les noms que je vais citer sont tous gascons et que chacun de mes derniers ancêtres trouvés portant ces noms ont vécu au 18ème ou au 19ème siècle.
- Le premier nom est Poichereau qui me semble plutôt venir d'un peu plus haut (c'est surtout la fin en "eau" qui me fait penser à ça).
Quelqu'un saurait-il me dire d'où vient exactement ce nom ?
- Le deuxième nom est Lorreyte.
Lorsque je recherche l'étymologie de ce nom sur internet, on me dit que ce nom désignerait celui qui est originaire de la ville de Lorette dans le département de la Loire, mais cette explication ne me convainc pas vraiment.
Y'a t'il une autre explication ou bien la famille Lorreyte descend-elle réellement d'une ancienne famille Lorettoise ayant émigrée en Gascogne ?
- Quant au dernier, il s'agit de Badet et je n'ai aucune certitude quant à l'origine de ce nom. Je trouve sur votre site le nom "Badeigt", y'a t'il un rapport ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Auteur : Alice R.
19/12/12
Afficher Poichereau, Lorreyte, Badet en particulier, et peut-être donner votre avis...
Geneanet, en donnant seulement ces attestations anciennes, confirme que ce n'est pas gascon :
POICHEREAU (POCHEREAU) 1680 - 1680 Soings-en-Sologne, Val de Loire
POICHEREAU (POCHEREAU) 1664 - 1675 Vernou-en-Sologne, Val de Loire
Auteur : Tederic M.
19/12/12
Geneanet donne un noyau ancien de "Badet" en Gascogne landaise (Ousse-Suzan).
J. Tosti l'a identifié dans les Landes et signale l'existence de lieux Badetz-Badets. Serait-ce un pluriel de "badet" ? Pas sûr, surtout à voir la forme "z".

Mes recherches ne donnent aucune confirmation de la parenté Badet-Badeigt.
Auteur : Tederic M.
25/12/12
En faisant quelques recherches j'ai trouvé certaines informations. Je connaissais aussi geneanet mais je n'avais pas fait attention à certaines choses.

Badet serait un toponyme. Aujourd'hui c'est le nom d'un hameau à Sabres dans les Landes.

La présence du nom Lorreyte semble être assez ancienne en Gascogne ceci dit je n'ai toujours pas pu trouver sa signification et son origine exacte.

Quant à Poichereau, je suis remonté une génération en arrière et il se trouve que le nom a été changé de Poicherau à Poichereau, j'imagine que l'origine reste inchangée.

Voilà en tout cas merci et je vous souhaite de bonnes fêtes (même si elles sont déjà entamées !)
Auteur : Alice R.
26/12/12
Je connaissais une famille Badet, dans le Marensin (Onesse).
Lorreyte est plutôt la région de Dax, la Chalosse.
Quant à la signification, difficile à trouver ? (Badet, diminutif de Vath, Bat, petite vallée).
Lorreyte semble aussi être un diminutif (Lorrei, rouge-gorge, mais peu probable comme origine d'un patronyme).
les formes Badet, Badeigt, dépendent de la région où ils ont étés orthographiés, à l'origine. Badeigt, étant plutôt béarnais.
Auteur : Lo Pèir
26/12/12
Badet ne peut pas être "petite vallée" : -ll- intervocalique donne r, on aurait "barèth".

J'ai longtemps voulu mettre ce patronyme en relation avec Bazet (qui est le patronyme de ma mère ainsi qu'un village de la banlieue de Tarbes).

Bazet serait la version orientale de Badet, avec d intervocalique qui passe à z, mais je crois que le Bazet bigourdan. Or, miracle, la prononciation locale est [ba'dèt] !

Nous ne sommes pas dans cette zone du Magnoac ou z intervocalique devient d (vous suivez ?) donc il doit s'agir d'un reste de la prononciation originelle de ce qui a été toujours écrit "Bazed" depuis le 13ème siècle.

Je pense donc qu'il y a identité entre Badet/Badeigt/Bazet, reste à trouver la signification ...
Auteur : Vincent P.
26/12/12
Poicherau est localisé à Dax à la fin du 19ème siècle avant de devenir Poichereau au début du 20ème siècle.

En dépit de ce changement orthographique qui pourrait faire supputer une francisation, j'ai plutôt envie d'y voir une migration urbaine vers Dax en provenance du Loiret.

Après, c'est certain que Poicherau pourrait s'analyser comme un patronyme gascon (Poychicot à savoir Poi "puy" + déterminant à déterminer ...) mais il ne faudra engager l'analyse que si généalogiquement, on ne peut absolument pas faire le lien avec la souche française du Loiret.

Le fait que Poicher(e)au est localisé à Dax favorise plutôt l'hypothèse d'une migration.
Auteur : Vincent P.
26/12/12
Il suffirait de connaître la prononciation authentique du toponyme "Badet" de Sabres pour avancer :
selon le "truc" que les gasconhautes avertis commencent à connaitre, un "e" qui ne se prononce pas "eu" en zone de parlar negue porte forcément un accent grave.
Et dans ce cas, c'est la terminaison -èth, puisque -èt n'est pas possible à ma connaissance.
Donc, si on ne prononçait pas "Badeut" pour le Badet de Sabre, c'est "Badèth", et du coup le "Badet" landais a la même origine lingüistique (mais pas forcément génétique) que le Badeigt béarnais, graphié aussi "Badèth" en alibertin.
Auteur : Tederic M.
26/12/12
Lorreyte est assez clairement un patronyme/toponyme de Chalosse.

Je fouillerai plus en profondeur la question mais en l'état de mes intuitions, je vois deux pistes :

- la finale -reyte peut, comme dans Rivareyte "rive fracturée", représenter le latin fracta (qui devient hrèita en gascon). Quid de lor- ?

- Lorreyte peut être un toponyme basque gasconnisé devenu patronyme. Je pense au quartier de Sauveterre-de-Béarn appelé Oreyte (Oreyta au 14ème siècle), qui a vraiment une apparence basque.
Auteur : Vincent P.
26/12/12
Vincent signale dans une remarque qu'il serait impossible que Badet puisse venir de Bat/Vath. Le passage du lat. au gasc. le justifiant.
Toutefois il n'y a pas eu d'impossibilité que Palay fasse le relevé de : Badéte,f., vallée, dim. de vallée.
S'agit-il d'une erreur de transcription de Palay, d'un localisme postérieur à la formation du patronyme issu de ce toponyme ?
Il suppose aussi un masculin, ce qui n'est pas impossible toutefois ?
Auteur : Lo Pèir
26/12/12
J'ai aussi le cas du "Sarpouta" (Sarpotar) à Réaup (http://gasconha.com/spip.php?page=loc&id_loc=504), qui normalement devrait être "Sarpoura"...

C'est comme si on avait "Castéta" au lieu de "Castéra" !
Je pense qu'il a pu y avoir oubli de la logique ancienne pour des toponymes créés tardivement.
La formation de dérivés en -ar aurait fonctionné beaucoup plus tardivement que la correspondance th/r.
Auteur : Tederic M.
26/12/12
A noter que le patronyme existe dans la région de Dax sous la forme "Badets" qui pourrait être la marque d'un pluriel donc suggérer un nom commun.
Mais il faut aussi compter avec la négligence des employés d'état-civil qui, surtout au XIXè siècle, ont transformé les noms de famille à qui mieux-mieux si on n'y prenait pas garde !
Auteur : G S-G
27/12/12
Oui effectivement ce n'est pas rare qu'en remontant une génération dans mon arbre généalogique je remarque que le nom ai été changé.
Parfois c'est une seule lettre, d'autres fois le nom est méconnaissable.
En tout cas merci beaucoup pour votre aide, je ne trouve pas grand chose sur internet et en attendant de recevoir plus d'informations de la part des mairies je ne peux pas dire grand chose.
En tout cas je vous tiens au courant pour Poicher(e)au, j'ai pensé aussi à un nom français légèrement gasconnisé puis ensuite refrancisé. Pour le moment je n'ai pas d'ancêtres venant du Loiret avant 1800, je continue mes recherches et je vous dis ça.
Auteur : Alice R.
29/12/12
Alice, je vous conseille de consulter le site suivant :
http://www.geopatronyme.com/
Il donne des indications quant à l'origine géographique d'un nom.
Par exemple, il montre que "Lorreyte" est un patronyme landais, essentiellement chalossais lorsqu'on jette un coup d'oeil à la rubrique "naissances", que "Badets" est également landais, plutôt de la côte atlantique.
Quant à "Poichereau/Poicherau" il existe bel et bien dans les Landes, à Dax, bien qu'il n'ait pas l'air d'origine gasconne. Par contre, on trouve des Poicherot dans le Doubs si on tape ce nom sur le net. C'est peut-être le même nom écrit différemment.
Auteur : D.Séré
10/02/13
La Gascogne anglais-friendly ?
Dans le magazine du Conseil régional d'Aquitaine (distribué dans toutes les boîtes aux lettres) d'automne 2012 :
- p.14 : un articlòt, d'ailleurs joliment tourné et informatif, sur le kiwi de l'Adour, titré "J'ADOUR LE KIWI".
Un paragraphe de l'article est titré "Kiwi-friendly", et commence par la phrase "Avec un climat océanique et un sol humide en ses couches profondes, le bassin de l'Adour, est par essence kiwi-friendly."
Aucune traduction, "l'aquitain" de base est supposé comprendre. Moi, j'ai des doutes sur la pénétration de "friendly" et de ses composés dans la Gascogne profonde, et encore plus sur sa prononciation.
Mais c'est comme ça que la langue du monde pénètre peu à peu, quasi spontanément.
- à côté, p.15 : c'est le coin dédié aux "langues régionales" (OCCITAN - en fait du sud-gascon difficielement compréhensible en Périgord par exemple, mais ce n'est pas expliqué, sans doute pour ne pas contredire l'unicité de l'occitan en région Aquitaine - et BASQUE).
Là par contre, que de précautions pour se justifier  ! L'entête général de la page explique que "cette initiative s'inscrit dans le cadre du plan pluri-annuel 2011-2014 de promotion des langues occitane et basque au sein de l'institution régionale. Afin que cette page soit accessible aux non-bascophones et aux non occitanophones, l'article s'accompagne d'une synthèse en français".
Je doute que l'article en "occitan" ("2 PENENTS" ENTER DUAS MARS E DUS ESTATS) promeuve grand chose.

Mais je voulais surtout souligner le contraste entre la pénétration sauvage de l'anglais dans n'importe quel article d'un journal institutionnel, par des bribes comme "kiwi-friendly", et l'insertion laborieuse de "l'occitan" et du basque, sur une page réservée.

Ensuite... joguem un chic ! Coma poderem diser "kiwi-friendly" d'un biais mei gascon, o medish franco-gascon  ?
Auteur : Tederic M.
12/12/12
Afficher La Gascogne anglais-friendly ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que souy plâ d'abis dap bous ! Que souy hart de leye aquere slow-food y tout aqueth volapuc instituciounau !
Auteur : jmcasa
12/12/12
kiwifil (kiwiphile) ?
Auteur : G S-G
14/12/12

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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