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MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams

mot = La
la chonca
Bonjour,
Nouvel "apprenant", je ne trouve nulle part un mot utilisé dans les landes pour dire tremper (par exemple tremper du pain dans un œuf ou un liquide) : la chonca, choncar (tyounque).
Quelqu'un a-t-il connaissance de ce mot, une orthographe ou une référence ? (je ne parle pas de chopar). Merci d'avance.
Auteur : saugnac
10/12/12
Afficher la chonca en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai donc étrenné le Multidiccionari francés-occitan en ligne Dicod'Òc en recherchant "la chonca", et ça marche !
Auteur : Tederic M.
10/12/12
Per nosatis "har choncas" qu'èra a l'estiu per gran calor, qu'emplivam ua bòla d'aiga fresca e de vin arroi, dab sucre.
Qu'i metèvam trocicòts de pan a trempar. E mingèvam aquò dab un culhèir.
Qu'aimèvam hòrt aquò deu temps on èram mainatges. N'èram pas guastats com auei.
Auteur : Lo Pèir
10/12/12
choncar
Merci, il suffisait effectivement de chercher "saucer".
Auteur : saugnac
11/12/12
Un p'tit tour en Normandie ?
Changeons-nous (pas complètement) les idées avec ce texte de bon aloi sur "La diffusion de la toponymie scandinave dans la Normandie ducale" !
http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/print.php?dossier=dossier2&file=05beaurepaire.xml
De ce texte que j'avais trouvé il y a des années, et qui est resté sagement en ligne sur le site de l'Université de Caen, j'avais retenu, entre autres, que "la lettre F est absente de la langue gauloise."
Comme elle était absente du proto-gascon...

On peut aussi tenter un rapprochement entre vascons et vikings, pour ce qui est des conséquences d'une invasion sur les restes toponymiques et lingüistiques, même si certains pensent qu'il n'y a pas eu en Gascogne d'invasion vasconne.
Auteur : Tederic M.
05/12/12
Afficher Un p'tit tour en Normandie ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Traduction
Bonjour,

Comment traduire la phrase suivante : « Maintenant que le loup est dans la bergerie, il suffit de fermer la porte ».

Je propose ceci, mais je ne sais pas si c'est correct : « Adare que lo loup qu'es hen le borde, m'in bau ana barrat a clau ! ».

Quelqu'un peut-il me donner son avis ?

D'avance merci.
Auteur : Jacques Hazera
05/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz Jacques !
La traduction (en "parla negue") est presque faite, mais les gasconhautes auront peut-être des observations à transmettre.
Trois remarques d'emblée :
- par souci de cohérence graphique, il faudrait écrire "lou loup" ;
- "m'in bau" (qui d'ailleurs est "je m'en vais" et non "il suffit de") : peut-être écrire plutôt "m'en bau" et même "me'n bau" ;
- "ana barrat a clau" : "barrat" irait pour un participe passé ("fermé) ; mais ici, il doit s'agir d'un infinitif ("fermer"), et alors, ce doit être "ana barra a clau".
E quin loup es aqueuth ?-)
[Tederic M.]
Afficher Traduction en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ne faudrait-il pas indiquer dans la seconde partie de la phrase que c'est la bergerie que l'on ferme à clé avec un "la" pronom personnel (qui sera "le") ?

"que me'n le baw ana barra a claw"

Je ne sais pas l'ordre des déterminants et des pronoms en gascon de la lande.

Le gascon de la lande postpose-t-il les pronoms après un infinitif ?
Auteur : Vincent P.
05/12/12
Jou que diri : "adare lou loup qu'es hen le borde, n'i a pa sounque a barra le porte"
Auteur : christophe
05/12/12
O enqüèra : "adare que lo loup es hen le borde i a pas sonque a li clava le porte peu nas"., aquò dit en tot ce n'arrider....
Auteur : Lo Pèir
05/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Siam coërents : "lo lop" o "lou loup" !-)
Adare que lou loup éy dehéns la borde (de las aulhes), que suféch de barra la porte.
Auteur : jmcasa
05/12/12
Merci à tous !
Merci à tous pour cette aide à la traduction (et merci aussi à Félix Arnaudin) !

Finalement, j'ai fait un panachage de vos diverses solutions, en espérant ne pas avoir ajouté d'erreurs. Voici ce que ça donne : « Adare lou loup qu’es hen le borde, n’i a pas sounque a li clava le porte peu nas ! »

Il s'agit d'un loup venu des forêts du Nord-Est, et qui s'est mis en tête de relancer le gemmage dans nos Landes, mais en nous marchant dessus. Je le connais très très bien, et je ne conseille à personne de fricoter avec lui.

Je lui ai tricoté un petit mot d'amour consultable sur mon blog : http://www.pijouls.com/blog/jacques-hazera/sylviculture/pin-maritime/2012/12/06/le-gemmage/

Encore merci !
Jacques Hazera
Auteur : Jacques Hazera
06/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Le frase que'm pareish boune !
Tchis/merci a touts. [Lou webmèste]
Totun, s'es en les Lanas, "le pòrte pReu nas" o quitament, " le pòrta suu nas"... "Peu" qu'es biarnés. "Preu" mé landés.
Auteur : Castèths
06/12/12
En parla negue que diden "prou nas".
Auteur : christophe
07/12/12
Jusqu'où s'avance au Sud la forme "li" face à la forme complète "lou" ?
Auteur : Vincent P.
07/12/12
Petites modifs
J'ai modifié le texte de la façon suivante : « Adare lou loup qu'es hen le borde, n'i a pas sounque a lou clava le porte prou cu ! ».

Ça me semble plus proche du parler noir de chez moi. Qu'en disent les spécialistes ?... que je remercie encore une fois.
Auteur : Jacques Hazera
07/12/12
Oc. "Preu" o "prou", que depen s'ecrívem en grafia normalisada o non.
Auteur : Castèths
07/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Oui. "preu" en graphie alibertine = "prou" en graphie franco-phonétique.
Il fallait le rappeler, mais visiblement, J. Hazera l'avait compris, puisqu'il utilise "prou" ("prou cu" !) dans sa dernière mouture.
Peu nas/ preu nas  : contraccion de : per lo, l'emplec pas tan trencat qu'aquò geograficament. Qu'audivi los dus..
Per çò qu'es de l'òrdi deus pronoms e déterminants :
"Que le me'n bau ana barra a claw".
Mès lo parlar populari que'ns hè eslissar tôt aquò adaisa : lo Manciet qu'a utilizat aqueth desplaçament anarquic hens la soa poësia aquera.
E que'm disè : "mès n'at cau pas diser ! Qu'es un secrèt !" (ne calè pas deishar descobrir qu'aqueth metòde èra tirat deu parlar populari)
Auteur : Lo Pèir
07/12/12
en parla negue, que diri mélèu "a li clava le porte"
Auteur : christophe
08/12/12
Photo prise avec mon téléphone, exécrable qualité, je ferai mieux plus tard.

http://farm9.staticflickr.com/8483/8255131248_e4da133009_b.jpg

Le datif "li" ("lui" en français) n'existe dans les Landes que sur une petite bande horizontale Biscarrosse-Sore.

La distribution du phénomène, à mon avis, montre clairement qu'il s'agit d'un phénomène garonnais, plus largement occitan (le languedocien connaît aussi le datif), quand le bloc hyper-gascon ne connaît que la fusion entre accusatif et datif pour le pronom. Sauf bizarrement en Aspe.
Auteur : Vincent P.
08/12/12
Henri IV - Le grand-dessein
Non, le grand dessein d'Henri IV n'a pas porté sur la Gascogne, même si "lou nouste Enric" a vécu une part, et peut-être la plus heureuse, de sa jeunesse, en Gascogne.

Après avoir oeuvré, avec finalement un certain succès, à pacifier et unifier la France, il voulait faire de même de l'Europe chrétienne.

Voici ce qu'écrivait Jo Gérard, aux pages 124-125 de "HENRI IV, LE PLUS VERT DES GALANTS" (Editions Dargaud 1967), livre que je vous recommande :

"En réalité, Henri IV souhaite, selon ses propres termes, que la chrétienté ne forme qu'un «seul corps ».
Il envisage de créer quinze Etats dans cette Europe en les dotant de frontières acceptées et reconnues, par chacun d'eux, pour éviter tout conflit futur.
Ces Etats seraient ceux du pape, l'Empire d'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grande-Bretagne, la Hongrie, la Bohème, la Pologne, le Danemark, la Suède, la Savoie, la seigneurie de Venise, la république italique, les Pays-Bas et la Suisse.
Le roi de France va plus loin, il détermine le régime de chacun de ces Etats.
Cinq d'entr'eux sont des monarchies héréditaires : la Suède, la Savoie, la France,l'Espagne et la Grande-Bretagne ; six pays sont pourvus d'une monarchie élue : la Papauté, l'Empire allemand, la Hongrie, la Bohême, le Danemark et la Pologne ; enfin, il y a deux républiques démocratiques : les Pays-Bas et la Suisse mais deux républiques «aristocratiques»  : Venise et l'Italie qui seraient gouvernées par des oligarchies électives.
[...]
il croit possible chez ses voisins du Nord ce qu'il a réussi chez lui : la réconciliation des papistes et des calvinistes.
Mais qui règlerait les différends de la confédération européenne  ?
Le roi est précis : «Un conseil fédéral formé de soixante délégués, soit quatre par Etat et on établirait cette assemblée dans quelque ville au milieu de l'Europe comme Metz, Nancy, Cologne ou autre».
Henri IV prévoit aussi que la première tâche de cette assemblée sera d'élaborer un règlement destiné à codifier les relations entre les souverains et leurs sujets, pour éviter à ceux-ci la tyrannie et à ceux-là des révoltes populaires et injustifiées.
[...]
Ainsi, «le grand dessein» ne pouvait que porter ombrage aux deux puissances les plus conservatrices de l'Europe : l'Espagne et l'Autriche.
L'une et l'autre pratiquaient le «divisez pour règner»'
[Fin de citation]

Peut-être - en rêvant un peu - que dans un tel cadre d'inspiration fédéraliste, la Gascogne aurait pu revivre. De même qu'on pourrait espérer maintenant l'émergence d'une Europe des régions, qui prendrait le relais de l'Europe des Etats.

Mais les descendants royaux d'Henri IV n'ont pas poursuivi ce "grand dessein" de coexistence pacifique et de pluralisme.
Pensons notamment à la révocation de l'Edit de Nantes...
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Afficher Henri IV - Le grand-dessein en particulier, et peut-être donner votre avis...
L'essenciau, ei la lenga, o la Gasconha ?
Que torni responer a aquò, de Gaby (http://gasconha.com/spip.php?page=ligam&id_ligam=160) :
"- per vosauts, l’essenciau SEMBLA pas la lenga
- per los occitanistas de basa, la lenga es l’unic sutgèit de desbat"

Ende jo, adara, l'essenciau qu'ei la Gasconha, e pas lo gascon.
Totun, qu'arribèi a la Gasconha pr'amor de la lenga (pr'amor e per amor !).
E soi impressionat peu pes de l'amor de "la lenga" dens los engatjaments occitanista o gasconista.

[Adara en francés, pr'amor que m'i vau escàser miélher :]
Je suis impressionné par le poids de l'amour de la langue ancestrale dans l'engagement occitaniste ou gasconiste.
Même gasconiste...
C'est même un problème pour moi :
cet engagement fondé sur la conscience d'une différence lingüistique touche, certes très fort, un nombre hélas réduit de gens, qui connaissent peu ou prou "la langue" (parfois seulement quelques lambeaux de phrases entendues d'un grand père...).
La langue, ou l'amour de langue, est un moteur sur-puissant, mais pour une petite minorité de la population, qui, de plus, n'arrive pas à diffuser sa motivation dans la population générale.
Un moteur pour aller où, d'ailleurs ?
Pour seulement sauver la langue ? Ou pour reconstruire une communauté - gasconne, pour ce qui est des gasconistes ?

Mon "mix" serait :
- accueillir et encourager ceux qui sont motivés par l'amour de la langue,
- tenter de faire déboucher leur énergie sur un projet plus large que la langue, un projet de reconstruction d'une communauté gasconne, au moins culturelle, qui d'ailleurs accroitrait les chances de sauver quelque chose de la langue,
- amener à ce même projet ceux, plus nombreux, qui n'ont pas la motivation de la langue, parce qu'ils ne la connaissent pas du tout, ou par d'autres raisons variées qui font que la langue ancestrale n'est pas un ressort chez eux.

Vous avez remarqué que la langue n'est qu'une rubrique ("lengue nouste") parmi d'autres, sur Gasconha.com.
Les autres rubriques (cuisine, architecture, histoire, jòcs, cants, peut-être chasse et pêche ou écologie demain...) sont supposées être d'autres ressorts d'une attitude pro-Gascogne.
Mais c'est la rubrique "langue" qui semble la plus forte.

Pourtant, je pense que si la langue est notre seul ressort, nous échouerons, aussi bien pour la langue que pour le reste.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Afficher L'essenciau, ei la lenga, o la Gasconha ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
"[Adara en francés, pr’amor que m’i vau escàser miélher  :]" ==  ! ! !

Solide que l'important n'es pas de parlar unicament DE lenga gascona. Mès ec fau hèser EN gascon  :

*se n'utilìsam pas la lenga, qui lo harà  ? ? ? Los que la saben pas ? ? ?*

Atencion, vòli pas diser que fau parlar en gascon aus que lo comprenen pas (seré briga pedagogic), mès au mens entre nosauts  ! ! !
Auteur : Gaby
05/12/12
Soi pas estonat que lo men "[Adara en francés..." e'n hasca subersautar quauques uns.

Duas responsas, Gaby :

- Sus Gasconha.com ne som pas "entre nosauts". Cau totjorn pensar a la grana majoritat, qui 'nse legissen shens jamei se manifestar, et tanben aus qui passan un còp (miats per Google, per exemple...)

- Ne soi pas sancerament gasconofòne.
M'avosse calut escríver en un gascon pro corrècte çò qu'èi escrit en francés, qu'i aurí  passat tres còps mei de temps.
Dejà, que'm caleva cercar dens lo "Tot en gascon" deu Pèir coma díser "ressort", "mix"...

Auteur : Tederic M.
05/12/12
Je suis venu à la Gascogne par patriotisme béarnais. Ce dernier s'articulait essentiellement autour de l'amour des paysages de mon enfance, de la passion pour l'architecture vernaculaire, de l'obsession des origines.

La langue n'a jamais été pour moi que le bruit de fond d'un monde qui s'évanouissait, un de ses marqueurs via la toponymie notamment.
Je suis orphelin des sonorités du gascon, assez clairement, mais je n'ai jamais séparé la déliquescence de ce dernier d'une analyse plus générale, que j'ai toujours voulu économique, sociale, sociologique.

Cette même analyse m'a conduit à faire le constat de la mort clinique du gascon, de l'inintérêt pratique d'axer une politique de reconquête régionale sur ce seul pilier bien fragile.
Pour autant, pour être en conformité avec moi-même, je connais le gascon, je ne le parle pas trop mal, j'en ai également une bonne connaissance philologique.
Pour autant, il s'agit plus là d'un jardin secret qu'autre chose, un snobisme même parfois, celui en plein Toulouse de pouvoir imiter à la perfection sur quelques phrases-types la prosodie des vieux.

Je ne pense pas que parler ou écrire le gascon donneront envie aux gens d'apprendre le gascon. Quand une offre scolaire est faite, ce sont les étrangers au pays qui en bénéficient, qui y voient comme une classe européenne de substitution.

Je suis persuadé pour ma part que donner envie de parler gascon passera par l'articulation d'un corpus idéologique gascon qui réfléchira à la gasconnité éventuelle des phénomènes socio-économiques actuels. On en parle assez ailleurs.

Si à l'échéance 50 ans, l'on parvient à ce que la jeunesse se dise "gasconne", car celle-ci cherche l'identification, face à Paris notamment, alors peut-être ce code secret consigné dans les grammaires qu'est le gascon pourra être ressuscité, comme l'hébreu des Israéliens. Mais on pourra tout aussi bien apprendre le basque ...

Dans les faits, nous serons tous français.
Auteur : Vincent P.
05/12/12
Je me suis fait rappeler à l'ordre pour avoir prononcé un mot, dont je trouve le substitut dans la prose de Vincent : Patriotisme.
Cela me convient parfaitement comme définition de ce que je pense, de ce qui me motive contre vents et marées.

Depuis dix ans la Gascogne est ENVAHIE.
Parlant à Nice avec des provençaux : Nous sommes 30% de la population, 30% de parisiens, et 30% d'origines diverses, et nous provençaux de Nice vivons entre nous.
Ici à Hossegor, nous sommes quasiment dans cette situation provençale.
J'aimerais dire que le gascon y est devenu une langue étrangère. Mais hélas c'est pire que çà, malgré "Adishatz" qui est sur place.
J'ai profondément aimé la Gascogne jusque dans ses défauts. J'ai aimé jusqu'à la moëlle de mes os notre langue. Je n'accepte pas le renoncement criminel des gascons.

Malgré tout ce qu'on nous raconte, et surtout ce que l'on nous tait, je ne trouve pas d'excuse à nos "élites", à leur abandon, pas un mot, pas une allusion à ce que nous sommes, ce que nous avons étés, à ce que nous pourrions être encore.
Abandon politique, abandon de notre histoire, abandon culturel !
Les dirigeants élus de notre "communauté" ont le devoir de nous éclairer culturellement comme économiquement. Mais ils sont tellement heureux d'être les faire valoir du jacobinisme ! Cà les pose !
Bon ? je ne sais si j'ai raison de prendre ce chemin que Halip a pris avant moi ?
Auteur : Lo Pèir
05/12/12
E'm pensi atau com Gaby que quen pòdem ecríver en gascon, que ns'ac cau har.
L'escriut qu'es ua dignitat tabé.
Après, sòlide que seràn comprés mélhe preus francòfònes sonque, mes s'espian aqueth site que vòu díser que son prèst a har l'esfòrt.

Après, cadun que s'ac hèi com vòu e lo mé importent qu'es le pertinença deus perpaus. Vertat. Mes, ací, que's cau poder legir gascon !!
Auteur : Castèths
07/12/12
Noms deus elejuts en parçans «xarnègas»: Baiona, Anglet e Biàrritz
Qu'ac cau díser, quan parli dab lo monde, que 'n soi hart d'enténer que Baiona es sonque basca...
Basca, d'acòrd, mes autan que gascona per las soas tradicions, la toponimia, l'istòria.
Aquò que hè de « Bayoune » ua ciutat Vascona, com diseré Mossu Lartiga. Atau.

Lavetz, qu'èi hèit la mea recèrca sus l'origina deus noms de familha deus elegits de la vila de Baiona, mes tanben sus dus autes ciutats entremiei Gasconha e País Basco : Anglet e Biàrritz.
Qu'èi classat los noms deus 39 conselhèrs municipaus de cada vila en tres seccions : « gascon », « basco » e ... los qui demoran, lo « rèsta »(tèrras d'òil, lengadocian, provençau, savòiard, breton, còrse, alsàcian, italian, espanhòu...).
A còps, n'èi pas trobat d'on vien exactement lo nom, que i ei hicat la mea idea dab un punt interrogatiu. S'ei un nom compausat, qu'èi escribut l'aute mitat deu nom, qui ei ni gascona ni basca, en seguènt e entre parentèsis.
En los comentaris, que vau hicar los noms gascons qu'èi podut explicar.

Resultats : 33% gascon, 22% basco, 45% « rèsta »

Perqué donc los gascons an deishats d'estar vistables en aqueras vilas ?

Amistats a tot(a)s los/las gasconhaute(a)s !


Baiona (31% G, 31 B, 38%R) :
G : Lauqué, Barbé (Millet-), Labayle, Pommiez, Lacassagne, Capdevielle, Bergé, Loupien (-Suares), Barrère, Dumas, Boé, Saussié.
B : Etchegaray, Bisauta, Durruty, Soroste, Escapil-Inchauspé, Arandia, Darmendrail, Gastambide, Etcheto, Aguerre, Ugalde, Thicoipe.
R : Grenet (maire), Soudre (P-A, Alsace ?), Gouffran, Causse, Lozano, Chabaud-Nadin, Castel, Demont, Touraton, Doucet-Joyé, Pibouleau-Blain, Gibaud-Gentili, Jaussaud, Chevrel, Salducci.


Anglet (26% G, 15% B, 59% R) :
G : Daubagna, Cazaux (2), Lagareste, Destruhaut, Lalanne, Lapoyade (-Deschamps), Borda, Lasserre (-David), Dassié.
B : Espilondo (maire), Ondarts, Peigneguy, Carricano, Ithurbide, Darrasse.
R : Mondorge (basque ?), Celan ( ?), Veunac, Bleuze, Dequeker, Jarraud-Vergnolle, Voisin, Lienard, Getten-Porché, Maury, Marti, Hadidi, Paul-Dejean, Roux, Defrance, Garrivet, Hervelin, Pereira, Rivière, Keh, Olive (2), Chasseriaud.


Biàrritz (44% G, 20% B, 36% R)
G : Poueyts, Lafite, Séguela, Sarniguet, Labèguerie, Pommies (-Williart), Grenade, Lapeyre, Domège, Pujos (Matton-), Lannevère, Puyau, Recalde, Cassagnabère, Claverie, Saint-Cricq, Dubourg.
B : Borotra (maire), Mimiague, Etcheverry, Abeberry, Sorraits, Arosteguy, Ithurbide, Daguerre.
R : Contraires (gascon ?), Destizon (gascon ?), Gourret-Houssein, Brisson, Pradier, Motsch, Bodin, Karabatsos, Nalpas, Foucher, Servy, Dubecq (2),Veunac.
Auteur : Guilhèm
04/12/12

Réponse de Gasconha.com :
En cherchant plus avant, on trouverait probablement que certains noms classés dans "R" sont en fait "G".
Afficher Noms deus elejuts en parçans «xarnègas»: Baiona, Anglet e Biàrritz en particulier, et peut-être donner votre avis...
Etimologia deus noms deus elejuts B-A-B
Baiona :
Lauqué : du gascon « l'auca » désigne la personne qui garde les oies.
Barbé (Millet-) : désigne le métier de barbier
Labayle : officier de justice, du latin « bajalus », gouverneur
Pommiez : lieu marqué par la présence d'un pommier
Lacassagne : à proximité / dans un bois de chêne
Capdevielle : entrée/fin de la ville
Bergé : habitant près d'une berge
Loupien (-Suares) : qui vient de cette localité des Landes  ?
Barrère : personne chargée de garder une « barrière », point de passage
Dumas : qui habite le mas, la « maysou »
Boé : métier de bouvier, conducteur de bestiaux
Saussié : endroit planté de saules

Anglet :
Daubagna : originaire d'Aubagnan, à côte d'Hagetmau dans les Landes
Cazaux : du gascon « casau », pour le jardin, dans le sens de terrain clos
Lagareste :  ?
Destruhaut : désigne le domaine des Truhaut dans les Landes
Lalanne : la lande
Lapoyade (-Deschamps) : forme de « la puyada », désignant une montée
Borda : ferme ou métairie
Lasserre (-David) : du gascon « sèrra », la colline
Dassié : appartient au domaine, à la maison de celui du dénommé « Assié »

Biàrritz :
Poueyts : variante de « Pouey », « Puy », désigne une hauteur
Lafite : lieu à la limite d'une aire géographique
Séguela : endroit planté de sègles
Sarniguet : originaire de ce village bigourdan
Labèguerie : domaine d'un ancien beguier, qui était l'officier de justice.
Pommies (-Williart) : lieu marqué par la présence d'un pommier
Grenade : originaire de Grenade sur l'Adour dans les Landes Lapeyre : endroit rocailleux
Domège : autre forme du nom « domenge », vassal du seigneur / Dérive du prénom Dominique
Pujos (Matton-) et Puyau : désigne une petite colline (du latin "podium", à l'origine du mot "puy"). 
Lannevère : « lana bèra », jolie lande.
Recalde : du mot « calada », rue ou allée pavée en gascon bordelais
Cassagnabère : lieu plaisant « bèra », où il y a, entre autres, un chataigner
Claverie : endroit fermé pour mieux garder les bêtes / personne chargé de garder les clés du coffre du receveur
Saint-Cricq : originaire de la localité du même nom, soit dans les Landes soit dans le Gers
Dubourg : identique, nom provenant de Gironde.
Auteur : Guilhèm
04/12/12
Les patronymes gascons sont en minorité en Gascogne depuis au moins les années 70, plus notamment dans les villes : c'est la conséquence de la mobilité interne à la France mise en place sous la Vème République.
Les Gascons, au sens ethnique du terme, sont assez clairement en minorité en Gascogne : ils le sont probablement depuis plus d'un siècle en Gironde, depuis le début du 20ème siècle en Lot-et-Garonne ou la côte landaise, ailleurs, cela a 50 ans. Je ne dis rien de l'avenir, je constate ce qui a été : on peut recréer quelque chose.

Aussi, l'étude des patronymes du BAB ne me semble pas très intéressante sauf à faire l'histoire des migrations de ces 100 dernières années.
Les Basques de Biarritz sont aussi peu autochtones que les Gascons, tous viennent d'ailleurs, cela fait bien longtemps qu'il n'y a plus de familles "biarrotes" de souche.

Je ne suis pas d'accord non plus sur le caractère vascon de Bayonne. Bayonne était gasconne tout simplement.
Je suis un partisan de la Vasconie, mais à condition que l'on soit précis : Bayonne a été peuplée de populations gasconophones, parce que c'était une ville, que cette ville à l'intérieur de ses murailles a complètement snobé la campagne bascophone des alentours, que mieux, elle l'a gasconnisée (Anglet, Biarritz, ...), que les Bayonnais pour beaucoup nouaient des alliances matrimoniales dans le Sud des Landes. Point.
Il n'y a rien de vascon à Bayonne qui ne passe par l'entremise du fait gascon. Bayonne est vasconne parce que gasconne, mais il n'y avait rien de proprement basque, si l'on excepte que la ville tenait le Pays Basque intérieur sur le plan religieux et que bien entendu, une part de sa population descendait fatalement de migrants basques (en plus forte proportion parmi les classes hautes selon l'étude d'Iglesias ce qui tend à prouver le caractère de "colonisation urbaine" de la Bayonne gasconne au Moyen-Âge, une bastide en somme).
Auteur : Vincent P.
04/12/12
Le site suivant permet de localiser plus précisément les origines :
http://www.geopatronyme.com/

Daubagna : patronyme béarnais non-bayonnais, le n final serait resté.

Dumas : statistiquement, peu de chances que ce soit un patronyme gascon.

Pommiez : patronyme gascon, mais dont on s'explique mal le suffixe final franco-languedocien, là où l'on devrait avoir Pommez.

Saussié : idem. Localisé à Villefranque (en zone bascophone donc). A mon sens, tout comme Pommiez de localisation charnégou, ce sont là des patronymes traduits en franco-gascon à date récente, probablement au 18ème siècle. D'où la finale francisante. Ou alors des manies de notaires et autres prêtres.

Recalde : patronyme basque, du basque Errekalde (erreka "ruisseau" + alde "près de").
Auteur : Vincent P.
04/12/12
GeneaNet est aussi très bon pour trouver l'origine d'un patronyme, en bornant la recherche à 1700 ou 1750 (critère période).
Exemple pour Dubecq, qui a une souche gasconne :
http://www.geneanet.org/search/index.php?name=dubecq&annee_fin=1700&ressource=arbre&p=2

On peut d'ailleurs faire des recherches sur une localité et sur une période assez reculée, mais sans sélectionner de patronyme, pour avoir des aperçus historiques tous patronymes confondus.
A essayer pour Bayonne jusqu'à 1750 par exemple.
Vincent.P connait tout ça, bien sûr...
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Et pour Gouffran, Geneanet donne les attestations les plus anciennes à Vayres, Arveyres, Ambarès, donc en Gascogne bordelaise !
Geneanet
Mais Geoportail donne deux locs Goufran et Gouffren en Provence.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Re: Etimologia
Vincent, n'èi pas jamei dit que Baiona èra vascona. Qu'èra gascona e qu'ei vaduda vascona pr'amor deus bascos a partir deu XX sègle, o drin abans. Jo que vòu parlar de la ciutat baionèsa deu XXI sègle.
Que soi d'acòrd, que seré hèra interessant d'estudiar los patronimes desempuish la vienuda deus bascos. Plan solide que 's pòt har mes, peu moment, ne 'm vaga pas.
Dab aquesta encuesta que volèva amuishar, uei lo dia, la plaça deus gascons (au mensh en la genetica) en la vita deu parçan B-A-B, acomparat aus bascos. Lhèu viste, mes qu'ei hèit.

Los noms, adare. (que coneishi dejà lo siti « geopatronyme.com »)

Recalde : que devetz aver rason. Basco.

Dumas : òc, qu'ei probablement un nom nòrd-occitan. Que l'aví vist sus aqueste ligam : claude.larronde.pagesperso-orange.fr a « Maison ». Pas gascon.

Daubagna : perqué bearnés ? La teoria landèsa que 'm pareish mei segura. De tot biaish, qu'ei gascon.

Saussié-Pommiez (sus jeantosti.com) : com ac disetz, que poderén estar fòrmas de gascon mei tanhentas de la Garona, mes que son segurament galicismes / francismes a partir deu gascon :
- qu'èi 6 Saussié sus 9 vaduts en lo departament deus Pirenèus-Atlantics entre 1891 e 1915.
- qu'èi 36 Pommiez sus 37 vaduts en los departaments 64, 65, 40, 33

Tederic, mercés per la vòste recèrca suu nom Dubecq, que i aví pensat mes n'aví pas trobat arren que sii solide.
Auteur : Guilhèm
06/12/12
Lo òu de l'esquiròu
La diphtongue òu (òw) particulière au gascon* est bien maltraitée de nos jours, à l'écrit comme à l'oral, et même depuis longtemps peut-être chez la plupart des locuteurs du gascon.

Prenons l'esquiròu (écureuil) qui sert d'emblème à de nombreuses initiatives du terroir gascon.
Une recherche Google donne de nombreuses réponses pour :
- Lous esquirous (qui sera maintenant prononcé sans diphtongue)
- Lous Esquiros (diphtongue disparue !)
- Lous Esquiraous (qui remplace la diphtongue òu par au).

Mais "Lous Esquiroous "... nat (aucun) !

Je remarque quand même un "LOS ESQUIROUS GASCOUNS" (http://los-esquirous.forumactif.org/ - un forum de motards un peu vide pour l'instant).

La forme alibertine «Los Esquiròus» apparait sur le site d'"Escota si plau", mais c'est la traduction d'un "Les Ecureuils" suisse ! http://escotasiplau.free.fr/oc/actu/soissa/page4.htm.

* Elle correspond au languedocien òl.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Afficher Lo òu de l'esquiròu en particulier, et peut-être donner votre avis...
-La diftonga es tanben pròpa au nòrd-òc, au mens lo lemosin !

(cf. "escuriòu" en lemita gascon/brageiragués)

-"Esquiros" = prononciacion valabla. Sòu, vòu se disen sò, vò, coma ec sabes
Auteur : Gaby
04/12/12
En gascon orientau, que diràn esquirò, dò, etc...
Auteur : Castèths
04/12/12
Mais la disparition de la diphtongue n'est-elle pas due, là où elle a eu lieu, à une dégasconnisation, qu'il faudrait dater ?

Et pourquoi cette diphtongue "òu" (que j'aime beaucoup, peut-être pour sa qualité d'emblème pour le gascon) semble-t-elle avoir bien moins résisté que "au" ou "iu" ?
Auteur : Tederic M.
04/12/12
La terminaison en -òu, est le passage du latin -olus (lat.scuriolus pour l'esquiròu) pour les gascons, -òl pour les languedociens (esquiròl).
Pourquoi la diphtongue a disparu dans certaine parties de Gascogne ?
Je pense que les diphtongues au, iu sont nettement articulées, ce qui n'est pas le cas de òu.
La diphtongue se perd dans un o prolongé, pour finalement se réduire (par facilité, ou "paresse articulatoire" ?)
Auteur : Lo Pèir
05/12/12
Òc, òu>ò per rasons d'eufonia. Fau notar tanben daus prononciat "dos"

PS : perqué los gasconofònes comunican en francés entr'eths  ?
Auteur : Gaby
05/12/12
réponse à Gaby
Que tròbi normau pr'amor aqueth site que s'apèra gasconha.com et non gasconofònes.com.
De nombreuses personnes sont intêressées par la culture gasconne et viennent sur ce site pour comprendre et apprendre non seulement la langue mais aussi tout ce qui touche à l'histoire ou la géographie et à l'évolution de notre culture.
Je pense que l'emploi des deux langues ouvre les débats à un public plus large sans porter préjudice à la culture gasconne dans son intégralité et permet aux débutants de progresser.
Mais peut-être que je me trompe
Auteur : joan-peir
13/12/12
Prononciacion figurada
Adieu-siatz,
Me sembla que las indicacions de prononciacions serián mai claras en donant "w" (de whisky, consonanta : se pòt pas prononciar sol) puslèu que "ou" (vocala : se pòt prononciar sol) - e "y" (de yeux, consonanta tanben).
Amistat corala
Sèrgi
Auteur : Sèrgi
01/12/12
Afficher Prononciacion figurada en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que caleré exemples.
Totun, Lo "w" (e benlèu tanben lo "y") que s'utiliza dejà, de còps, sus Gasconha.com, ende la grafia "franco-fonetica".
Auteur : Tederic M.
02/12/12
Grain de beauté
Pourriez-vous me donner la traduction en gascon landais de grain de beauté, s'il vous plait.
D'avance merci
Auteur : Dupouy
12/11/12
Afficher Grain de beauté en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être peut-on dire PIGALHA (pigaille) ou LENTILHA (léntille) comme pour les taches de rousseur ???
Auteur : Gaby
13/11/12
Il existe 2 mots : perda, parda (perde, parde en ortog. fr.) , léndia (lendie) f. qui ne sont pas seulement des "grains" mais plutôt des "taches", et également de petites excroissances de la peau.
Et aussi une variante de Gaby : pigalh m. (de pigalhar  : tacheter)
Auteur : Lo Pèir
13/11/12
Selon le Palay, "parde" et "léndi", et plus rarement "lentilhe" désignent la tache de rousseur, tandis que "pastilhe" désigne le grain de beauté.
En nord-garonnais la "pigalha" désigne la tache de rousseur et le "pigalhós" et la "pigalhosa" sont le porteur et la porteuse de taches de rousseurs. Quant au nom du grain de beauté, afin de ne pas tomber dans la confusion avec la tache de rousseur il vaudrait mieux utiliser "pastilha".
Auteur : D.Séré
26/01/13
Voici quelques maisons de La Bastide-Clairence, au quartier LA VILLE / BIDON
- Labourt : faut-il voir le nom de la province basque dont la limite est justement La Bastide ? Ou simplement le "labour" en gascon ?
- Guillaber : ?
- Mouscardis : sans doute originaire de Mouscardès avec changement de suffixe par attraction du basque -itz
- Stracq : aujourd'hui Estrac
- Arritchoun : je pense qu'il s'agit d'un toponyme basque avec suffixe locatif -un, mais le premier terme n'est pas si évident
- Barruch :  ?
- Betanoun :  ?
- Capou : contraction du gascon "cap-pont", "bout du pont" ?
- Gelot : cacographie du gascon Gelos ? Ou l'adaptation basque Jelos ?
- Laflaque : que pourrait être une "flaca" en gascon ?
- Marouche : sobriquet "barosa", "malpropre" en gascon ?
- Mouche : aujourd'hui Amouch. Un nom si court peut accepter plusieurs explications, basques comme gasconnes
- Pedrou : gasconnisation de l'espagnol Pedro ?
-Punta : "pointe" en basque et en gascon
- Taumes (ou Saumes) : ?

La grande majorité des toponymes bastidots sont gascons, avec quelques noms basques par-ci par-là.
Auteur : P. Dibon
12/11/12
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Cette émission de France Culture a parlé du chamboulement culturel de nos villages
"Villages de France", et ça s'applique de plein fouet à la Gascogne !

http://www.franceculture.fr/emission-repliques-villages-de-france-2012-11-10
Auteur : Tederic M.
11/11/12
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Couches migratoires du peuplement de l'Europe occidentale
Article que j'ai écrit en anglais avec commentaire en français :

http://anthroeurope.blogspot.fr/2012/10/dienekes-globe10-calculator-my-results.html

Mon génome est grosso-modo constitué de 3 couches migratoires, qui illustrent assez bien l'histoire du peuplement de l'Europe occidentale :


- 76% "Atlantic-Baltic" : c'est ce qui reste de la variabilité génétique des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur pour lesquels cette composante constituait près de 100% de leur variation génétique, comme par exemple le montrent les restes du Mésolithique trouvés dans la grotte de La Braña dans la province de León.

Les populations baltes sont les populations européennes qui sont restées les plus isolées des migrations ultérieures : c'est donc chez elles que cette composante est la plus importante (jusqu'à 85%).


- 21% "Southern" : cette composante était absente des chasseurs-cueilleurs, elle se trouve présente par la suite parmi leurs descendants du Néolithique débutant (par exemple, les restes de Gok4, l'agricultrice du Néolithique en Suède méridionale) et elle est aujourd'hui concentrée en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

C'est donc là la trace des migrations des premiers agriculteurs en provenance du Moyen-Orient, qui ont donc touché jusqu'aux populations du Pays Basque actuel qui montrent à cet égard un "métissage" de l'ordre de 21-24%.

Les populations les moins touchées par ces migrations sont donc les populations du Nord de l'Europe (cf le tableau type Excel dans l'article).


- 1% "West Asian" : cette composante, d'origine irano-caucasienne très probablement, est ce qui distingue les Basques (ainsi que les populations sur substrat basque dont je suis une illustration) et les Sardes des autres populations européennes ; elle est probablement liée à la diffusion des langues indo-européennes lors de l'Âge de Bronze.

Les Basques montrent 0% de métissage "West Asian" alors que les Français presque 9%, les Espagnols en moyenne 6% (c'est assez variable : presque 10% dans les Baléares mais seulement 4% en Cantabrie). Les habitants de Sardaigne ont été peu affectés par cette dernière vague migratoire (2%) ce qui confirme leur caractère "vieil-européen" commun avec les Basques (déjà corroboré par la toponymie pré-indo-européenne sarde).


Il semble dès lors raisonnable de dater l’ethnogenèse "vasconne" des migrations indo-européennes qui n'ont donc pas touché les populations basques. Avant cette date, les populations basques étaient comme le gros des Européens, un métissage de chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur et d'agriculteurs du Néolithique.
Auteur : Vincent P.
29/10/12
Afficher Couches migratoires du peuplement de l'Europe occidentale en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai fait une réponse trop longue et j'ai perdu ma contribution.
En voici un petit bout :

Je signalais le tendance de beaucoup de chercheurs généticiens à plaquer des étiquettes anachroniques sur les faits.
Par exemple, il n’y a pas de Celtes, ou de Germains ni de Slaves au -IIIe millénaire, il n’y a encore que des Indo-Européens du N-O.

Les origines IE ne sont pas à rechercher du côté du Caucase ni de l’Iran (qui n’a été ‘indo-européanisé’ linguistiquement et culturellement que vers le -IIe M., comme l’Inde). Les thèses d’Ivanov-Gamkrelidze et de Colin Renfrew ont été rejetées de toute part
De plus, les mouvements de peuples ne mettent parfois en branle que des groupes restreints (modèle ‘elite dominance’), ce qui devrait moduler l’enquête génétique.

Ces ‘Indo-Européens’ sont un peuple pré- et proto- historique identifié par la linguistique comparative et reconstructive étendue à tous les domaines de la culture.
Passant de l’étude des formes (grammaire, lexique, versification, proto-lexique) à celle du contenu et des réalités correspondantes (tradition orale conservée par le formulaire, schèmes narratifs qui fondent les littératures anciennes des peuples historiques, notions, droit, médecine, institutions), la recherche a mis en évidence les principales caractéristiques de la culture indo-européenne (É. Benvéniste).
On est amené à considérer les locuteurs (IE, PIE pour proto-), comme un groupe culturel autonome, ce qui nécessite une périodisation des éléments reconstruits. Il faut relier les indices de la reconstruction à l’histoire archéologique, modéliser.

Les archéologues (en dernier lieu Mallory) admettent généralement le caractère indo-européen de trois grandes aires culturelles chalcolithiques dont l’extension s’accorde bien avec celle des cultures IE historiques.
Ce sont la Céramique cordée (Corded Ware) étendue de l’Ukraine occidentale à la Lorraine, de la Pologne à la Suisse (-3200-2300) ; l’aire historico-culturelle de Yamna (-3600-2200) du Danube inférieur jusqu’au sud de l’Oural ; la civilisation de Baden (-3400-2800) dans le bassin des Karpates.
Le berceau fluvial de la Baltique à la mer Noire, augmenté des régions danubiennes, constituerait le dernier habitat commun au Cuprolithique.
Pour les périodes plus anciennes et la formation de l’ethnie les avis divergent mais ne s’éloignent pas pour l’essentiel de ce vaste territoire. Au centre de la discussion  : la TrBK ou civilisation des Gobelets en entonnoir (à peu près l’aire de l’hydronymie exclusivement PIE) ; l’horizon culturel nord-pontique (Sredni-Stog)  ; le complexe balkano-danubien.
De nombreux chercheurs placent la première culture indo-européenne dans la TrBK. Cette culture du centre et du nord de l’Europe résulte de la rencontre de deux groupes humains en mouvement  : a) des groupes issus de la culture nordique de chasseurs et pêcheurs d’Ertebölle (5400-4300, évolution du mésolithique de Maglemose). Implantés en large réseau suivant le cours des fleuves (Elbe, Oder, Vistule), ils auraient diffusé la langue indo-européenne avec la tradition afférente  ; b) les agriculteurs du Rubané linéaire (5700-4300) dans ses formes récentes (Rössen, Céramique poinçonnée, Lengyel), responsables de la néolithisation de l’Europe centrale. La prédation exercée initialement par les premiers sur les surplus agricoles des seconds aurait amené l’intégration commune dans une société stable reposant sur le couple pré-féodal du protecteur et du tributaire.
Ce modèle vaut aussi pour les régions nord-pontiques où il impliquerait des éléments mésolithiques septentrionaux, eux aussi d’origine maglemosienne, et les porteurs du néolithique ukrainien. Là se développeront par la suite des sociétés pastorales différentes du milieu TrB, qui s’étendront rapidement vers l’est.
Ce modèle s’accorde à l’évolution linguistique du PIE vers les différents groupes dialectaux  : 1) langues du Nord (germanique, baltique, slave), 2) langues périphériques de l’Ouest (celtique, italique), 3) langues IE des Balkans, partagées entre N-O et S-E, 4) groupe du Sud-Est (grec, arménien, indo-iranien, dans l’idée de E. Hamp).
Aux sociétés d’agriculteurs qui devaient faire face à une crise des ressources et de la production (surtout sur la façade atlantique) les nouveaux-venus apportaient des solutions efficaces (le cheval, la métallurgie, facteurs de mobilité et de puissance) et des conceptions sociales nouvelles.
Voir aussi E. Anati, 'L’odyssée des premiers hommes en Europe', Paris, 2009.
Auteur : PJM
04/11/12

Réponse de Gasconha.com :
Désolé, PJM, pour cette mésaventure. Je sais comme c'est rageant de perdre une contribution.
Il faut dire aussi qu'un gran de sau n'est pas, par définition, une liura de sau (une livre de sel)...
Dans certains cas, il est possible, en faisant "retour à la page précédente", une fois reçu le message fatidique, de retrouver le texte proposé, et de le sauver par un "copier".
Mais pour une contribution longue, il vaut mieux préparer son texte dans un fichier séparé. Les auteurs du site peuvent aussi proposer des articles, auxquels le succès des grans de sau a fait de l'ombre jusqu'à présent sur Gasconha.com.
Lo webmèste.
Sur les vagues de peuplement : Une vision diffusionniste faisait avancer de pair le nouveau modèle économique néolithique, tenu pour homogène (ce qui est faux) et « la civilisation ».
Or le Néolithique européen montre dès ses premières phases des expressions culturelles différenciées. L’émergence de systèmes culturels distincts dans des contexes écologiques diversifiés ne suppose pas les amples migrations en provenance du Sud-Est, d’Anatolie et au-delà, souvent postulées (Ivanov-Gamkrelidze, C. Renfrew).
L’apport de techniques externes, telles l’élevage, l’agriculture, la terre cuite, par des groupes restreints suffisent à provoquer la modification des populations qui les empruntent, en particulier quand elles sont nombreuses et disposent de ressources abondantes comme c’était le cas en Méditerranée et en Europe du Nord.

À partir des années 1960, à la suite des nouvelles datations, en particulier par le Carbone 14 recalibré par la dendrochronologie et la thermoluminescence, le Néolithique européen apparaît comme le résultat d’une évolution propre.
Ainsi se trouvent affirmées « la précocité, la vigueur et l’originalité de certains traits culturels européens » (J. Guilaine), y compris ceux des cultures mégalithiques atlantiques ou méditerranéennes. Il devint impossible de mettre en concordance les premiers niveaux du site de « Troie » et le Bronze ancien de l’Egée avec les complexes cuprolithiques des Balkans.

On a largement usé, et C. Renfrew le premier, de l’interprétation d’un gradient génétique européen en provenance d’Anatolie, repéré par L. Cavalli-Sforza et A. Ammerman, pour appuyer l’idée d’une intrusion massive d’agriculteurs anatoliens ou proche-orientaux en Europe. Ces conclusions ont été infirmées par les travaux de Bryan Sykes sur l’ADN mithochondrial.
Transmis par la mère, invariable mais conservant les traces de mutations qui permettent d’évaluer la distance temporelle entre les groupes porteurs, cet ADN a permis entre autres d’élucider les origines des Polynésiens et des indigènes de la zone Sahul et les apparentements de l’ « homme des glaces ». Comparant l’ADN des restes fossiles et celui des populations modernes, Sykes et son équipe ont montré la stabilité génétique globale des Européens de part et d’autre du Néolithique. Sur les sept groupes majeurs identifiés par Sykes, six étaient déjà en place au Paléolithique supérieur  ; le septième (17 % de l’ensemble) correspond à l’arrivée néolithique de groupes venus du nord du Proche-Orient, dont la distribution en deux branches correspond, pour le lieu et la date, évaluée en fonction du nombre des mutations observées, au trajet des porteurs de l’agriculture dans les Balkans (Rubané linéaire) et aux navigateurs de Méditerranée (Cardial), a été apporté par l’article collectif, dont l’un des auteurs est L. Cavalli-Sforza, « Le portrait génétique de l’Homo Sapiens paléolithique chez les Européens modernes », paru dans la revue Science en novembre 2000  : les conclusions de B. Sykes à partir de l’ADN mithochondrial sont corroborées par l’étude du chromosome masculin, Y, des populations européennes.
Auteur : PJM
04/11/12
La suite :
Ces découvertes infirment l’hypothèse du « front d’avancée » ou de la « vague de peuplement massive » agricole venue en Europe inaugurer le néolithique.
Ce qui signifie entre autres que l’indo-européanisation de l’Europe ne s’explique pas ainsi mais qu’il faut chercher les premiers locuteurs de l’indo-européen dits Proto-Indo-Europeans (PIE) dans le fond paléolithique et mésolithique européen. L’économie néolithique aurait joué un rôle stimulateur.

La thèse de Renfrew n’avait convaincu personne, mais a connu un grande publicité. Dans la postface à l’édition française de son livre sur les Indo-Européens (qui vaut surtout pour l’archéologie), J. P. Mallory fait encore largement état du gradient de Cavalli-Sforza et Ammerman, tout en constatant que les données linguistiques, et archéologiques, ne cadrent pas avec l’hypothèse de Renfrew. Depuis, on est revenu aux trois hypothèses de fond :
1) Des PIE néolithiques nord-pontiques ;
2) Des PIE néolithiques au centre et au nord de l’Europe ;
3) des PIE paléolithiques entre mers du Nord, Baltique et mer Noire.
Comme l’écrit finement Mallory : « Dans une certaine mesure les modalités de confection des opinions universitaires comptent plus, en la matière, que les données linguistiques ou archéologiques proprement dites » (loc.cit., p. 307).

Synthèse d’après B. Sykes incluant  : type, localisation initiale (suivant les fossiles directeurs, leur ADN mithochondrial, et en considération du climat), % actuel, distribution actuelle  :

Type U : - 45 000, Europe du Sud-Est. 11 %. Partout, spécialement G.-B.et Scandinavie.
Type X  : - 25 000, Europe du Nord. 6 %. Trois branches : Europe de l’Est et Sibérie (1% dans le Nord américain), Europe occidentale, Grande-Bretagne
Type H : - 20 000, Europe sub-alpine. 47 %. Partout.
Type V  : - 17 000, péninsule Hispanique. 5 %. Partout, mais surtout à l’Ouest ; Laponie.
Type T : - 17 000, Italie centrale littorale. 9 %. Méditerranée, Europe occidentale, Irlande.
Type K : - 15 000, Plaine du Pô. 6 %. Italie du Nord et bien au-delà.
Type S : - 10 000, Région du Taurus. 17 %. Deux branches : - Côtes méditerranéennes (Espagne, Portugal), littoral atlantique, - Voie danubienne.

Il nous faudrait vraiment un atlas historique de la Gascogne dans son contexte vasconien, et européen, pas démesuré mais précis et bien cartographié, incluant anthropologie, onomastique, histoire, linguistique, ethnographie, sociologie, etc. des origines à nos jours.
Auteur : PJM
04/11/12

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