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mot = La
La Gascogne anglais-friendly ?
Dans le magazine du Conseil régional d'Aquitaine (distribué dans toutes les boîtes aux lettres) d'automne 2012 :
- p.14 : un articlòt, d'ailleurs joliment tourné et informatif, sur le kiwi de l'Adour, titré "J'ADOUR LE KIWI".
Un paragraphe de l'article est titré "Kiwi-friendly", et commence par la phrase "Avec un climat océanique et un sol humide en ses couches profondes, le bassin de l'Adour, est par essence kiwi-friendly."
Aucune traduction, "l'aquitain" de base est supposé comprendre. Moi, j'ai des doutes sur la pénétration de "friendly" et de ses composés dans la Gascogne profonde, et encore plus sur sa prononciation.
Mais c'est comme ça que la langue du monde pénètre peu à peu, quasi spontanément.
- à côté, p.15 : c'est le coin dédié aux "langues régionales" (OCCITAN - en fait du sud-gascon difficielement compréhensible en Périgord par exemple, mais ce n'est pas expliqué, sans doute pour ne pas contredire l'unicité de l'occitan en région Aquitaine - et BASQUE).
Là par contre, que de précautions pour se justifier  ! L'entête général de la page explique que "cette initiative s'inscrit dans le cadre du plan pluri-annuel 2011-2014 de promotion des langues occitane et basque au sein de l'institution régionale. Afin que cette page soit accessible aux non-bascophones et aux non occitanophones, l'article s'accompagne d'une synthèse en français".
Je doute que l'article en "occitan" ("2 PENENTS" ENTER DUAS MARS E DUS ESTATS) promeuve grand chose.

Mais je voulais surtout souligner le contraste entre la pénétration sauvage de l'anglais dans n'importe quel article d'un journal institutionnel, par des bribes comme "kiwi-friendly", et l'insertion laborieuse de "l'occitan" et du basque, sur une page réservée.

Ensuite... joguem un chic ! Coma poderem diser "kiwi-friendly" d'un biais mei gascon, o medish franco-gascon  ?
Auteur : Tederic M.
12/12/12
Afficher La Gascogne anglais-friendly ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que souy plâ d'abis dap bous ! Que souy hart de leye aquere slow-food y tout aqueth volapuc instituciounau !
Auteur : jmcasa
12/12/12
kiwifil (kiwiphile) ?
Auteur : G S-G
14/12/12
Accent grèu sus le finala deu condicionau ?
Adishatz,

Qu'aurí ua question per mossur Morà (Lo Pèir). Quauqu'arren que'm tesica : perqué bótatz un accent grèu, au lòc d'un agut, sus le finala deu condicionau, com, per exemple, "serè", o "minjarè" ?
Auteur : Castèths
11/12/12
Afficher Accent grèu sus le finala deu condicionau ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Divi plan avodar qu'es ua fauta en efèit. E que'vs mercegi per aquera arremerca.
L'emplec deus accents n'es pas simple, subertot en tot escríver rapidament.
Auteur : Lo Pèir
12/12/12
la chonca
Bonjour,
Nouvel "apprenant", je ne trouve nulle part un mot utilisé dans les landes pour dire tremper (par exemple tremper du pain dans un œuf ou un liquide) : la chonca, choncar (tyounque).
Quelqu'un a-t-il connaissance de ce mot, une orthographe ou une référence ? (je ne parle pas de chopar). Merci d'avance.
Auteur : saugnac
10/12/12
Afficher la chonca en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai donc étrenné le Multidiccionari francés-occitan en ligne Dicod'Òc en recherchant "la chonca", et ça marche !
Auteur : Tederic M.
10/12/12
Per nosatis "har choncas" qu'èra a l'estiu per gran calor, qu'emplivam ua bòla d'aiga fresca e de vin arroi, dab sucre.
Qu'i metèvam trocicòts de pan a trempar. E mingèvam aquò dab un culhèir.
Qu'aimèvam hòrt aquò deu temps on èram mainatges. N'èram pas guastats com auei.
Auteur : Lo Pèir
10/12/12
choncar
Merci, il suffisait effectivement de chercher "saucer".
Auteur : saugnac
11/12/12
Un p'tit tour en Normandie ?
Changeons-nous (pas complètement) les idées avec ce texte de bon aloi sur "La diffusion de la toponymie scandinave dans la Normandie ducale" !
http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/print.php?dossier=dossier2&file=05beaurepaire.xml
De ce texte que j'avais trouvé il y a des années, et qui est resté sagement en ligne sur le site de l'Université de Caen, j'avais retenu, entre autres, que "la lettre F est absente de la langue gauloise."
Comme elle était absente du proto-gascon...

On peut aussi tenter un rapprochement entre vascons et vikings, pour ce qui est des conséquences d'une invasion sur les restes toponymiques et lingüistiques, même si certains pensent qu'il n'y a pas eu en Gascogne d'invasion vasconne.
Auteur : Tederic M.
05/12/12
Afficher Un p'tit tour en Normandie ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Traduction
Bonjour,

Comment traduire la phrase suivante : « Maintenant que le loup est dans la bergerie, il suffit de fermer la porte ».

Je propose ceci, mais je ne sais pas si c'est correct : « Adare que lo loup qu'es hen le borde, m'in bau ana barrat a clau ! ».

Quelqu'un peut-il me donner son avis ?

D'avance merci.
Auteur : Jacques Hazera
05/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz Jacques !
La traduction (en "parla negue") est presque faite, mais les gasconhautes auront peut-être des observations à transmettre.
Trois remarques d'emblée :
- par souci de cohérence graphique, il faudrait écrire "lou loup" ;
- "m'in bau" (qui d'ailleurs est "je m'en vais" et non "il suffit de") : peut-être écrire plutôt "m'en bau" et même "me'n bau" ;
- "ana barrat a clau" : "barrat" irait pour un participe passé ("fermé) ; mais ici, il doit s'agir d'un infinitif ("fermer"), et alors, ce doit être "ana barra a clau".
E quin loup es aqueuth ?-)
[Tederic M.]
Afficher Traduction en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ne faudrait-il pas indiquer dans la seconde partie de la phrase que c'est la bergerie que l'on ferme à clé avec un "la" pronom personnel (qui sera "le") ?

"que me'n le baw ana barra a claw"

Je ne sais pas l'ordre des déterminants et des pronoms en gascon de la lande.

Le gascon de la lande postpose-t-il les pronoms après un infinitif ?
Auteur : Vincent P.
05/12/12
Jou que diri : "adare lou loup qu'es hen le borde, n'i a pa sounque a barra le porte"
Auteur : christophe
05/12/12
O enqüèra : "adare que lo loup es hen le borde i a pas sonque a li clava le porte peu nas"., aquò dit en tot ce n'arrider....
Auteur : Lo Pèir
05/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Siam coërents : "lo lop" o "lou loup" !-)
Adare que lou loup éy dehéns la borde (de las aulhes), que suféch de barra la porte.
Auteur : jmcasa
05/12/12
Merci à tous !
Merci à tous pour cette aide à la traduction (et merci aussi à Félix Arnaudin) !

Finalement, j'ai fait un panachage de vos diverses solutions, en espérant ne pas avoir ajouté d'erreurs. Voici ce que ça donne : « Adare lou loup qu’es hen le borde, n’i a pas sounque a li clava le porte peu nas ! »

Il s'agit d'un loup venu des forêts du Nord-Est, et qui s'est mis en tête de relancer le gemmage dans nos Landes, mais en nous marchant dessus. Je le connais très très bien, et je ne conseille à personne de fricoter avec lui.

Je lui ai tricoté un petit mot d'amour consultable sur mon blog : http://www.pijouls.com/blog/jacques-hazera/sylviculture/pin-maritime/2012/12/06/le-gemmage/

Encore merci !
Jacques Hazera
Auteur : Jacques Hazera
06/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Le frase que'm pareish boune !
Tchis/merci a touts. [Lou webmèste]
Totun, s'es en les Lanas, "le pòrte pReu nas" o quitament, " le pòrta suu nas"... "Peu" qu'es biarnés. "Preu" mé landés.
Auteur : Castèths
06/12/12
En parla negue que diden "prou nas".
Auteur : christophe
07/12/12
Jusqu'où s'avance au Sud la forme "li" face à la forme complète "lou" ?
Auteur : Vincent P.
07/12/12
Petites modifs
J'ai modifié le texte de la façon suivante : « Adare lou loup qu'es hen le borde, n'i a pas sounque a lou clava le porte prou cu ! ».

Ça me semble plus proche du parler noir de chez moi. Qu'en disent les spécialistes ?... que je remercie encore une fois.
Auteur : Jacques Hazera
07/12/12
Oc. "Preu" o "prou", que depen s'ecrívem en grafia normalisada o non.
Auteur : Castèths
07/12/12

Réponse de Gasconha.com :
Oui. "preu" en graphie alibertine = "prou" en graphie franco-phonétique.
Il fallait le rappeler, mais visiblement, J. Hazera l'avait compris, puisqu'il utilise "prou" ("prou cu" !) dans sa dernière mouture.
Peu nas/ preu nas  : contraccion de : per lo, l'emplec pas tan trencat qu'aquò geograficament. Qu'audivi los dus..
Per çò qu'es de l'òrdi deus pronoms e déterminants :
"Que le me'n bau ana barra a claw".
Mès lo parlar populari que'ns hè eslissar tôt aquò adaisa : lo Manciet qu'a utilizat aqueth desplaçament anarquic hens la soa poësia aquera.
E que'm disè : "mès n'at cau pas diser ! Qu'es un secrèt !" (ne calè pas deishar descobrir qu'aqueth metòde èra tirat deu parlar populari)
Auteur : Lo Pèir
07/12/12
en parla negue, que diri mélèu "a li clava le porte"
Auteur : christophe
08/12/12
Photo prise avec mon téléphone, exécrable qualité, je ferai mieux plus tard.

http://farm9.staticflickr.com/8483/8255131248_e4da133009_b.jpg

Le datif "li" ("lui" en français) n'existe dans les Landes que sur une petite bande horizontale Biscarrosse-Sore.

La distribution du phénomène, à mon avis, montre clairement qu'il s'agit d'un phénomène garonnais, plus largement occitan (le languedocien connaît aussi le datif), quand le bloc hyper-gascon ne connaît que la fusion entre accusatif et datif pour le pronom. Sauf bizarrement en Aspe.
Auteur : Vincent P.
08/12/12
Henri IV - Le grand-dessein
Non, le grand dessein d'Henri IV n'a pas porté sur la Gascogne, même si "lou nouste Enric" a vécu une part, et peut-être la plus heureuse, de sa jeunesse, en Gascogne.

Après avoir oeuvré, avec finalement un certain succès, à pacifier et unifier la France, il voulait faire de même de l'Europe chrétienne.

Voici ce qu'écrivait Jo Gérard, aux pages 124-125 de "HENRI IV, LE PLUS VERT DES GALANTS" (Editions Dargaud 1967), livre que je vous recommande :

"En réalité, Henri IV souhaite, selon ses propres termes, que la chrétienté ne forme qu'un «seul corps ».
Il envisage de créer quinze Etats dans cette Europe en les dotant de frontières acceptées et reconnues, par chacun d'eux, pour éviter tout conflit futur.
Ces Etats seraient ceux du pape, l'Empire d'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grande-Bretagne, la Hongrie, la Bohème, la Pologne, le Danemark, la Suède, la Savoie, la seigneurie de Venise, la république italique, les Pays-Bas et la Suisse.
Le roi de France va plus loin, il détermine le régime de chacun de ces Etats.
Cinq d'entr'eux sont des monarchies héréditaires : la Suède, la Savoie, la France,l'Espagne et la Grande-Bretagne ; six pays sont pourvus d'une monarchie élue : la Papauté, l'Empire allemand, la Hongrie, la Bohême, le Danemark et la Pologne ; enfin, il y a deux républiques démocratiques : les Pays-Bas et la Suisse mais deux républiques «aristocratiques»  : Venise et l'Italie qui seraient gouvernées par des oligarchies électives.
[...]
il croit possible chez ses voisins du Nord ce qu'il a réussi chez lui : la réconciliation des papistes et des calvinistes.
Mais qui règlerait les différends de la confédération européenne  ?
Le roi est précis : «Un conseil fédéral formé de soixante délégués, soit quatre par Etat et on établirait cette assemblée dans quelque ville au milieu de l'Europe comme Metz, Nancy, Cologne ou autre».
Henri IV prévoit aussi que la première tâche de cette assemblée sera d'élaborer un règlement destiné à codifier les relations entre les souverains et leurs sujets, pour éviter à ceux-ci la tyrannie et à ceux-là des révoltes populaires et injustifiées.
[...]
Ainsi, «le grand dessein» ne pouvait que porter ombrage aux deux puissances les plus conservatrices de l'Europe : l'Espagne et l'Autriche.
L'une et l'autre pratiquaient le «divisez pour règner»'
[Fin de citation]

Peut-être - en rêvant un peu - que dans un tel cadre d'inspiration fédéraliste, la Gascogne aurait pu revivre. De même qu'on pourrait espérer maintenant l'émergence d'une Europe des régions, qui prendrait le relais de l'Europe des Etats.

Mais les descendants royaux d'Henri IV n'ont pas poursuivi ce "grand dessein" de coexistence pacifique et de pluralisme.
Pensons notamment à la révocation de l'Edit de Nantes...
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Afficher Henri IV - Le grand-dessein en particulier, et peut-être donner votre avis...
L'essenciau, ei la lenga, o la Gasconha ?
Que torni responer a aquò, de Gaby (http://gasconha.com/spip.php?page=ligam&id_ligam=160) :
"- per vosauts, l’essenciau SEMBLA pas la lenga
- per los occitanistas de basa, la lenga es l’unic sutgèit de desbat"

Ende jo, adara, l'essenciau qu'ei la Gasconha, e pas lo gascon.
Totun, qu'arribèi a la Gasconha pr'amor de la lenga (pr'amor e per amor !).
E soi impressionat peu pes de l'amor de "la lenga" dens los engatjaments occitanista o gasconista.

[Adara en francés, pr'amor que m'i vau escàser miélher :]
Je suis impressionné par le poids de l'amour de la langue ancestrale dans l'engagement occitaniste ou gasconiste.
Même gasconiste...
C'est même un problème pour moi :
cet engagement fondé sur la conscience d'une différence lingüistique touche, certes très fort, un nombre hélas réduit de gens, qui connaissent peu ou prou "la langue" (parfois seulement quelques lambeaux de phrases entendues d'un grand père...).
La langue, ou l'amour de langue, est un moteur sur-puissant, mais pour une petite minorité de la population, qui, de plus, n'arrive pas à diffuser sa motivation dans la population générale.
Un moteur pour aller où, d'ailleurs ?
Pour seulement sauver la langue ? Ou pour reconstruire une communauté - gasconne, pour ce qui est des gasconistes ?

Mon "mix" serait :
- accueillir et encourager ceux qui sont motivés par l'amour de la langue,
- tenter de faire déboucher leur énergie sur un projet plus large que la langue, un projet de reconstruction d'une communauté gasconne, au moins culturelle, qui d'ailleurs accroitrait les chances de sauver quelque chose de la langue,
- amener à ce même projet ceux, plus nombreux, qui n'ont pas la motivation de la langue, parce qu'ils ne la connaissent pas du tout, ou par d'autres raisons variées qui font que la langue ancestrale n'est pas un ressort chez eux.

Vous avez remarqué que la langue n'est qu'une rubrique ("lengue nouste") parmi d'autres, sur Gasconha.com.
Les autres rubriques (cuisine, architecture, histoire, jòcs, cants, peut-être chasse et pêche ou écologie demain...) sont supposées être d'autres ressorts d'une attitude pro-Gascogne.
Mais c'est la rubrique "langue" qui semble la plus forte.

Pourtant, je pense que si la langue est notre seul ressort, nous échouerons, aussi bien pour la langue que pour le reste.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Afficher L'essenciau, ei la lenga, o la Gasconha ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
"[Adara en francés, pr’amor que m’i vau escàser miélher  :]" ==  ! ! !

Solide que l'important n'es pas de parlar unicament DE lenga gascona. Mès ec fau hèser EN gascon  :

*se n'utilìsam pas la lenga, qui lo harà  ? ? ? Los que la saben pas ? ? ?*

Atencion, vòli pas diser que fau parlar en gascon aus que lo comprenen pas (seré briga pedagogic), mès au mens entre nosauts  ! ! !
Auteur : Gaby
05/12/12
Soi pas estonat que lo men "[Adara en francés..." e'n hasca subersautar quauques uns.

Duas responsas, Gaby :

- Sus Gasconha.com ne som pas "entre nosauts". Cau totjorn pensar a la grana majoritat, qui 'nse legissen shens jamei se manifestar, et tanben aus qui passan un còp (miats per Google, per exemple...)

- Ne soi pas sancerament gasconofòne.
M'avosse calut escríver en un gascon pro corrècte çò qu'èi escrit en francés, qu'i aurí  passat tres còps mei de temps.
Dejà, que'm caleva cercar dens lo "Tot en gascon" deu Pèir coma díser "ressort", "mix"...

Auteur : Tederic M.
05/12/12
Je suis venu à la Gascogne par patriotisme béarnais. Ce dernier s'articulait essentiellement autour de l'amour des paysages de mon enfance, de la passion pour l'architecture vernaculaire, de l'obsession des origines.

La langue n'a jamais été pour moi que le bruit de fond d'un monde qui s'évanouissait, un de ses marqueurs via la toponymie notamment.
Je suis orphelin des sonorités du gascon, assez clairement, mais je n'ai jamais séparé la déliquescence de ce dernier d'une analyse plus générale, que j'ai toujours voulu économique, sociale, sociologique.

Cette même analyse m'a conduit à faire le constat de la mort clinique du gascon, de l'inintérêt pratique d'axer une politique de reconquête régionale sur ce seul pilier bien fragile.
Pour autant, pour être en conformité avec moi-même, je connais le gascon, je ne le parle pas trop mal, j'en ai également une bonne connaissance philologique.
Pour autant, il s'agit plus là d'un jardin secret qu'autre chose, un snobisme même parfois, celui en plein Toulouse de pouvoir imiter à la perfection sur quelques phrases-types la prosodie des vieux.

Je ne pense pas que parler ou écrire le gascon donneront envie aux gens d'apprendre le gascon. Quand une offre scolaire est faite, ce sont les étrangers au pays qui en bénéficient, qui y voient comme une classe européenne de substitution.

Je suis persuadé pour ma part que donner envie de parler gascon passera par l'articulation d'un corpus idéologique gascon qui réfléchira à la gasconnité éventuelle des phénomènes socio-économiques actuels. On en parle assez ailleurs.

Si à l'échéance 50 ans, l'on parvient à ce que la jeunesse se dise "gasconne", car celle-ci cherche l'identification, face à Paris notamment, alors peut-être ce code secret consigné dans les grammaires qu'est le gascon pourra être ressuscité, comme l'hébreu des Israéliens. Mais on pourra tout aussi bien apprendre le basque ...

Dans les faits, nous serons tous français.
Auteur : Vincent P.
05/12/12
Je me suis fait rappeler à l'ordre pour avoir prononcé un mot, dont je trouve le substitut dans la prose de Vincent : Patriotisme.
Cela me convient parfaitement comme définition de ce que je pense, de ce qui me motive contre vents et marées.

Depuis dix ans la Gascogne est ENVAHIE.
Parlant à Nice avec des provençaux : Nous sommes 30% de la population, 30% de parisiens, et 30% d'origines diverses, et nous provençaux de Nice vivons entre nous.
Ici à Hossegor, nous sommes quasiment dans cette situation provençale.
J'aimerais dire que le gascon y est devenu une langue étrangère. Mais hélas c'est pire que çà, malgré "Adishatz" qui est sur place.
J'ai profondément aimé la Gascogne jusque dans ses défauts. J'ai aimé jusqu'à la moëlle de mes os notre langue. Je n'accepte pas le renoncement criminel des gascons.

Malgré tout ce qu'on nous raconte, et surtout ce que l'on nous tait, je ne trouve pas d'excuse à nos "élites", à leur abandon, pas un mot, pas une allusion à ce que nous sommes, ce que nous avons étés, à ce que nous pourrions être encore.
Abandon politique, abandon de notre histoire, abandon culturel !
Les dirigeants élus de notre "communauté" ont le devoir de nous éclairer culturellement comme économiquement. Mais ils sont tellement heureux d'être les faire valoir du jacobinisme ! Cà les pose !
Bon ? je ne sais si j'ai raison de prendre ce chemin que Halip a pris avant moi ?
Auteur : Lo Pèir
05/12/12
E'm pensi atau com Gaby que quen pòdem ecríver en gascon, que ns'ac cau har.
L'escriut qu'es ua dignitat tabé.
Après, sòlide que seràn comprés mélhe preus francòfònes sonque, mes s'espian aqueth site que vòu díser que son prèst a har l'esfòrt.

Après, cadun que s'ac hèi com vòu e lo mé importent qu'es le pertinença deus perpaus. Vertat. Mes, ací, que's cau poder legir gascon !!
Auteur : Castèths
07/12/12
Noms deus elejuts en parçans «xarnègas»: Baiona, Anglet e Biàrritz
Qu'ac cau díser, quan parli dab lo monde, que 'n soi hart d'enténer que Baiona es sonque basca...
Basca, d'acòrd, mes autan que gascona per las soas tradicions, la toponimia, l'istòria.
Aquò que hè de « Bayoune » ua ciutat Vascona, com diseré Mossu Lartiga. Atau.

Lavetz, qu'èi hèit la mea recèrca sus l'origina deus noms de familha deus elegits de la vila de Baiona, mes tanben sus dus autes ciutats entremiei Gasconha e País Basco : Anglet e Biàrritz.
Qu'èi classat los noms deus 39 conselhèrs municipaus de cada vila en tres seccions : « gascon », « basco » e ... los qui demoran, lo « rèsta »(tèrras d'òil, lengadocian, provençau, savòiard, breton, còrse, alsàcian, italian, espanhòu...).
A còps, n'èi pas trobat d'on vien exactement lo nom, que i ei hicat la mea idea dab un punt interrogatiu. S'ei un nom compausat, qu'èi escribut l'aute mitat deu nom, qui ei ni gascona ni basca, en seguènt e entre parentèsis.
En los comentaris, que vau hicar los noms gascons qu'èi podut explicar.

Resultats : 33% gascon, 22% basco, 45% « rèsta »

Perqué donc los gascons an deishats d'estar vistables en aqueras vilas ?

Amistats a tot(a)s los/las gasconhaute(a)s !


Baiona (31% G, 31 B, 38%R) :
G : Lauqué, Barbé (Millet-), Labayle, Pommiez, Lacassagne, Capdevielle, Bergé, Loupien (-Suares), Barrère, Dumas, Boé, Saussié.
B : Etchegaray, Bisauta, Durruty, Soroste, Escapil-Inchauspé, Arandia, Darmendrail, Gastambide, Etcheto, Aguerre, Ugalde, Thicoipe.
R : Grenet (maire), Soudre (P-A, Alsace ?), Gouffran, Causse, Lozano, Chabaud-Nadin, Castel, Demont, Touraton, Doucet-Joyé, Pibouleau-Blain, Gibaud-Gentili, Jaussaud, Chevrel, Salducci.


Anglet (26% G, 15% B, 59% R) :
G : Daubagna, Cazaux (2), Lagareste, Destruhaut, Lalanne, Lapoyade (-Deschamps), Borda, Lasserre (-David), Dassié.
B : Espilondo (maire), Ondarts, Peigneguy, Carricano, Ithurbide, Darrasse.
R : Mondorge (basque ?), Celan ( ?), Veunac, Bleuze, Dequeker, Jarraud-Vergnolle, Voisin, Lienard, Getten-Porché, Maury, Marti, Hadidi, Paul-Dejean, Roux, Defrance, Garrivet, Hervelin, Pereira, Rivière, Keh, Olive (2), Chasseriaud.


Biàrritz (44% G, 20% B, 36% R)
G : Poueyts, Lafite, Séguela, Sarniguet, Labèguerie, Pommies (-Williart), Grenade, Lapeyre, Domège, Pujos (Matton-), Lannevère, Puyau, Recalde, Cassagnabère, Claverie, Saint-Cricq, Dubourg.
B : Borotra (maire), Mimiague, Etcheverry, Abeberry, Sorraits, Arosteguy, Ithurbide, Daguerre.
R : Contraires (gascon ?), Destizon (gascon ?), Gourret-Houssein, Brisson, Pradier, Motsch, Bodin, Karabatsos, Nalpas, Foucher, Servy, Dubecq (2),Veunac.
Auteur : Guilhèm
04/12/12

Réponse de Gasconha.com :
En cherchant plus avant, on trouverait probablement que certains noms classés dans "R" sont en fait "G".
Afficher Noms deus elejuts en parçans «xarnègas»: Baiona, Anglet e Biàrritz en particulier, et peut-être donner votre avis...
Etimologia deus noms deus elejuts B-A-B
Baiona :
Lauqué : du gascon « l'auca » désigne la personne qui garde les oies.
Barbé (Millet-) : désigne le métier de barbier
Labayle : officier de justice, du latin « bajalus », gouverneur
Pommiez : lieu marqué par la présence d'un pommier
Lacassagne : à proximité / dans un bois de chêne
Capdevielle : entrée/fin de la ville
Bergé : habitant près d'une berge
Loupien (-Suares) : qui vient de cette localité des Landes  ?
Barrère : personne chargée de garder une « barrière », point de passage
Dumas : qui habite le mas, la « maysou »
Boé : métier de bouvier, conducteur de bestiaux
Saussié : endroit planté de saules

Anglet :
Daubagna : originaire d'Aubagnan, à côte d'Hagetmau dans les Landes
Cazaux : du gascon « casau », pour le jardin, dans le sens de terrain clos
Lagareste :  ?
Destruhaut : désigne le domaine des Truhaut dans les Landes
Lalanne : la lande
Lapoyade (-Deschamps) : forme de « la puyada », désignant une montée
Borda : ferme ou métairie
Lasserre (-David) : du gascon « sèrra », la colline
Dassié : appartient au domaine, à la maison de celui du dénommé « Assié »

Biàrritz :
Poueyts : variante de « Pouey », « Puy », désigne une hauteur
Lafite : lieu à la limite d'une aire géographique
Séguela : endroit planté de sègles
Sarniguet : originaire de ce village bigourdan
Labèguerie : domaine d'un ancien beguier, qui était l'officier de justice.
Pommies (-Williart) : lieu marqué par la présence d'un pommier
Grenade : originaire de Grenade sur l'Adour dans les Landes Lapeyre : endroit rocailleux
Domège : autre forme du nom « domenge », vassal du seigneur / Dérive du prénom Dominique
Pujos (Matton-) et Puyau : désigne une petite colline (du latin "podium", à l'origine du mot "puy"). 
Lannevère : « lana bèra », jolie lande.
Recalde : du mot « calada », rue ou allée pavée en gascon bordelais
Cassagnabère : lieu plaisant « bèra », où il y a, entre autres, un chataigner
Claverie : endroit fermé pour mieux garder les bêtes / personne chargé de garder les clés du coffre du receveur
Saint-Cricq : originaire de la localité du même nom, soit dans les Landes soit dans le Gers
Dubourg : identique, nom provenant de Gironde.
Auteur : Guilhèm
04/12/12
Les patronymes gascons sont en minorité en Gascogne depuis au moins les années 70, plus notamment dans les villes : c'est la conséquence de la mobilité interne à la France mise en place sous la Vème République.
Les Gascons, au sens ethnique du terme, sont assez clairement en minorité en Gascogne : ils le sont probablement depuis plus d'un siècle en Gironde, depuis le début du 20ème siècle en Lot-et-Garonne ou la côte landaise, ailleurs, cela a 50 ans. Je ne dis rien de l'avenir, je constate ce qui a été : on peut recréer quelque chose.

Aussi, l'étude des patronymes du BAB ne me semble pas très intéressante sauf à faire l'histoire des migrations de ces 100 dernières années.
Les Basques de Biarritz sont aussi peu autochtones que les Gascons, tous viennent d'ailleurs, cela fait bien longtemps qu'il n'y a plus de familles "biarrotes" de souche.

Je ne suis pas d'accord non plus sur le caractère vascon de Bayonne. Bayonne était gasconne tout simplement.
Je suis un partisan de la Vasconie, mais à condition que l'on soit précis : Bayonne a été peuplée de populations gasconophones, parce que c'était une ville, que cette ville à l'intérieur de ses murailles a complètement snobé la campagne bascophone des alentours, que mieux, elle l'a gasconnisée (Anglet, Biarritz, ...), que les Bayonnais pour beaucoup nouaient des alliances matrimoniales dans le Sud des Landes. Point.
Il n'y a rien de vascon à Bayonne qui ne passe par l'entremise du fait gascon. Bayonne est vasconne parce que gasconne, mais il n'y avait rien de proprement basque, si l'on excepte que la ville tenait le Pays Basque intérieur sur le plan religieux et que bien entendu, une part de sa population descendait fatalement de migrants basques (en plus forte proportion parmi les classes hautes selon l'étude d'Iglesias ce qui tend à prouver le caractère de "colonisation urbaine" de la Bayonne gasconne au Moyen-Âge, une bastide en somme).
Auteur : Vincent P.
04/12/12
Le site suivant permet de localiser plus précisément les origines :
http://www.geopatronyme.com/

Daubagna : patronyme béarnais non-bayonnais, le n final serait resté.

Dumas : statistiquement, peu de chances que ce soit un patronyme gascon.

Pommiez : patronyme gascon, mais dont on s'explique mal le suffixe final franco-languedocien, là où l'on devrait avoir Pommez.

Saussié : idem. Localisé à Villefranque (en zone bascophone donc). A mon sens, tout comme Pommiez de localisation charnégou, ce sont là des patronymes traduits en franco-gascon à date récente, probablement au 18ème siècle. D'où la finale francisante. Ou alors des manies de notaires et autres prêtres.

Recalde : patronyme basque, du basque Errekalde (erreka "ruisseau" + alde "près de").
Auteur : Vincent P.
04/12/12
GeneaNet est aussi très bon pour trouver l'origine d'un patronyme, en bornant la recherche à 1700 ou 1750 (critère période).
Exemple pour Dubecq, qui a une souche gasconne :
http://www.geneanet.org/search/index.php?name=dubecq&annee_fin=1700&ressource=arbre&p=2

On peut d'ailleurs faire des recherches sur une localité et sur une période assez reculée, mais sans sélectionner de patronyme, pour avoir des aperçus historiques tous patronymes confondus.
A essayer pour Bayonne jusqu'à 1750 par exemple.
Vincent.P connait tout ça, bien sûr...
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Et pour Gouffran, Geneanet donne les attestations les plus anciennes à Vayres, Arveyres, Ambarès, donc en Gascogne bordelaise !
Geneanet
Mais Geoportail donne deux locs Goufran et Gouffren en Provence.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Re: Etimologia
Vincent, n'èi pas jamei dit que Baiona èra vascona. Qu'èra gascona e qu'ei vaduda vascona pr'amor deus bascos a partir deu XX sègle, o drin abans. Jo que vòu parlar de la ciutat baionèsa deu XXI sègle.
Que soi d'acòrd, que seré hèra interessant d'estudiar los patronimes desempuish la vienuda deus bascos. Plan solide que 's pòt har mes, peu moment, ne 'm vaga pas.
Dab aquesta encuesta que volèva amuishar, uei lo dia, la plaça deus gascons (au mensh en la genetica) en la vita deu parçan B-A-B, acomparat aus bascos. Lhèu viste, mes qu'ei hèit.

Los noms, adare. (que coneishi dejà lo siti « geopatronyme.com »)

Recalde : que devetz aver rason. Basco.

Dumas : òc, qu'ei probablement un nom nòrd-occitan. Que l'aví vist sus aqueste ligam : claude.larronde.pagesperso-orange.fr a « Maison ». Pas gascon.

Daubagna : perqué bearnés ? La teoria landèsa que 'm pareish mei segura. De tot biaish, qu'ei gascon.

Saussié-Pommiez (sus jeantosti.com) : com ac disetz, que poderén estar fòrmas de gascon mei tanhentas de la Garona, mes que son segurament galicismes / francismes a partir deu gascon :
- qu'èi 6 Saussié sus 9 vaduts en lo departament deus Pirenèus-Atlantics entre 1891 e 1915.
- qu'èi 36 Pommiez sus 37 vaduts en los departaments 64, 65, 40, 33

Tederic, mercés per la vòste recèrca suu nom Dubecq, que i aví pensat mes n'aví pas trobat arren que sii solide.
Auteur : Guilhèm
06/12/12
Lo òu de l'esquiròu
La diphtongue òu (òw) particulière au gascon* est bien maltraitée de nos jours, à l'écrit comme à l'oral, et même depuis longtemps peut-être chez la plupart des locuteurs du gascon.

Prenons l'esquiròu (écureuil) qui sert d'emblème à de nombreuses initiatives du terroir gascon.
Une recherche Google donne de nombreuses réponses pour :
- Lous esquirous (qui sera maintenant prononcé sans diphtongue)
- Lous Esquiros (diphtongue disparue !)
- Lous Esquiraous (qui remplace la diphtongue òu par au).

Mais "Lous Esquiroous "... nat (aucun) !

Je remarque quand même un "LOS ESQUIROUS GASCOUNS" (http://los-esquirous.forumactif.org/ - un forum de motards un peu vide pour l'instant).

La forme alibertine «Los Esquiròus» apparait sur le site d'"Escota si plau", mais c'est la traduction d'un "Les Ecureuils" suisse ! http://escotasiplau.free.fr/oc/actu/soissa/page4.htm.

* Elle correspond au languedocien òl.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Afficher Lo òu de l'esquiròu en particulier, et peut-être donner votre avis...
-La diftonga es tanben pròpa au nòrd-òc, au mens lo lemosin !

(cf. "escuriòu" en lemita gascon/brageiragués)

-"Esquiros" = prononciacion valabla. Sòu, vòu se disen sò, vò, coma ec sabes
Auteur : Gaby
04/12/12
En gascon orientau, que diràn esquirò, dò, etc...
Auteur : Castèths
04/12/12
Mais la disparition de la diphtongue n'est-elle pas due, là où elle a eu lieu, à une dégasconnisation, qu'il faudrait dater ?

Et pourquoi cette diphtongue "òu" (que j'aime beaucoup, peut-être pour sa qualité d'emblème pour le gascon) semble-t-elle avoir bien moins résisté que "au" ou "iu" ?
Auteur : Tederic M.
04/12/12
La terminaison en -òu, est le passage du latin -olus (lat.scuriolus pour l'esquiròu) pour les gascons, -òl pour les languedociens (esquiròl).
Pourquoi la diphtongue a disparu dans certaine parties de Gascogne ?
Je pense que les diphtongues au, iu sont nettement articulées, ce qui n'est pas le cas de òu.
La diphtongue se perd dans un o prolongé, pour finalement se réduire (par facilité, ou "paresse articulatoire" ?)
Auteur : Lo Pèir
05/12/12
Òc, òu>ò per rasons d'eufonia. Fau notar tanben daus prononciat "dos"

PS : perqué los gasconofònes comunican en francés entr'eths  ?
Auteur : Gaby
05/12/12
réponse à Gaby
Que tròbi normau pr'amor aqueth site que s'apèra gasconha.com et non gasconofònes.com.
De nombreuses personnes sont intêressées par la culture gasconne et viennent sur ce site pour comprendre et apprendre non seulement la langue mais aussi tout ce qui touche à l'histoire ou la géographie et à l'évolution de notre culture.
Je pense que l'emploi des deux langues ouvre les débats à un public plus large sans porter préjudice à la culture gasconne dans son intégralité et permet aux débutants de progresser.
Mais peut-être que je me trompe
Auteur : joan-peir
13/12/12
Prononciacion figurada
Adieu-siatz,
Me sembla que las indicacions de prononciacions serián mai claras en donant "w" (de whisky, consonanta : se pòt pas prononciar sol) puslèu que "ou" (vocala : se pòt prononciar sol) - e "y" (de yeux, consonanta tanben).
Amistat corala
Sèrgi
Auteur : Sèrgi
01/12/12
Afficher Prononciacion figurada en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que caleré exemples.
Totun, Lo "w" (e benlèu tanben lo "y") que s'utiliza dejà, de còps, sus Gasconha.com, ende la grafia "franco-fonetica".
Auteur : Tederic M.
02/12/12
Grain de beauté
Pourriez-vous me donner la traduction en gascon landais de grain de beauté, s'il vous plait.
D'avance merci
Auteur : Dupouy
12/11/12
Afficher Grain de beauté en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être peut-on dire PIGALHA (pigaille) ou LENTILHA (léntille) comme pour les taches de rousseur ???
Auteur : Gaby
13/11/12
Il existe 2 mots : perda, parda (perde, parde en ortog. fr.) , léndia (lendie) f. qui ne sont pas seulement des "grains" mais plutôt des "taches", et également de petites excroissances de la peau.
Et aussi une variante de Gaby : pigalh m. (de pigalhar  : tacheter)
Auteur : Lo Pèir
13/11/12
Selon le Palay, "parde" et "léndi", et plus rarement "lentilhe" désignent la tache de rousseur, tandis que "pastilhe" désigne le grain de beauté.
En nord-garonnais la "pigalha" désigne la tache de rousseur et le "pigalhós" et la "pigalhosa" sont le porteur et la porteuse de taches de rousseurs. Quant au nom du grain de beauté, afin de ne pas tomber dans la confusion avec la tache de rousseur il vaudrait mieux utiliser "pastilha".
Auteur : D.Séré
26/01/13
Voici quelques maisons de La Bastide-Clairence, au quartier LA VILLE / BIDON
- Labourt : faut-il voir le nom de la province basque dont la limite est justement La Bastide ? Ou simplement le "labour" en gascon ?
- Guillaber : ?
- Mouscardis : sans doute originaire de Mouscardès avec changement de suffixe par attraction du basque -itz
- Stracq : aujourd'hui Estrac
- Arritchoun : je pense qu'il s'agit d'un toponyme basque avec suffixe locatif -un, mais le premier terme n'est pas si évident
- Barruch :  ?
- Betanoun :  ?
- Capou : contraction du gascon "cap-pont", "bout du pont" ?
- Gelot : cacographie du gascon Gelos ? Ou l'adaptation basque Jelos ?
- Laflaque : que pourrait être une "flaca" en gascon ?
- Marouche : sobriquet "barosa", "malpropre" en gascon ?
- Mouche : aujourd'hui Amouch. Un nom si court peut accepter plusieurs explications, basques comme gasconnes
- Pedrou : gasconnisation de l'espagnol Pedro ?
-Punta : "pointe" en basque et en gascon
- Taumes (ou Saumes) : ?

La grande majorité des toponymes bastidots sont gascons, avec quelques noms basques par-ci par-là.
Auteur : P. Dibon
12/11/12
Afficher Voici quelques maisons de La Bastide-Clairence, au quartier LA VILLE / BIDON en particulier, et peut-être donner votre avis...

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