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MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams

mot = La
Noms deus elejuts en parçans «xarnègas»: Baiona, Anglet e Biàrritz
Qu'ac cau díser, quan parli dab lo monde, que 'n soi hart d'enténer que Baiona es sonque basca...
Basca, d'acòrd, mes autan que gascona per las soas tradicions, la toponimia, l'istòria.
Aquò que hè de « Bayoune » ua ciutat Vascona, com diseré Mossu Lartiga. Atau.

Lavetz, qu'èi hèit la mea recèrca sus l'origina deus noms de familha deus elegits de la vila de Baiona, mes tanben sus dus autes ciutats entremiei Gasconha e País Basco : Anglet e Biàrritz.
Qu'èi classat los noms deus 39 conselhèrs municipaus de cada vila en tres seccions : « gascon », « basco » e ... los qui demoran, lo « rèsta »(tèrras d'òil, lengadocian, provençau, savòiard, breton, còrse, alsàcian, italian, espanhòu...).
A còps, n'èi pas trobat d'on vien exactement lo nom, que i ei hicat la mea idea dab un punt interrogatiu. S'ei un nom compausat, qu'èi escribut l'aute mitat deu nom, qui ei ni gascona ni basca, en seguènt e entre parentèsis.
En los comentaris, que vau hicar los noms gascons qu'èi podut explicar.

Resultats : 33% gascon, 22% basco, 45% « rèsta »

Perqué donc los gascons an deishats d'estar vistables en aqueras vilas ?

Amistats a tot(a)s los/las gasconhaute(a)s !


Baiona (31% G, 31 B, 38%R) :
G : Lauqué, Barbé (Millet-), Labayle, Pommiez, Lacassagne, Capdevielle, Bergé, Loupien (-Suares), Barrère, Dumas, Boé, Saussié.
B : Etchegaray, Bisauta, Durruty, Soroste, Escapil-Inchauspé, Arandia, Darmendrail, Gastambide, Etcheto, Aguerre, Ugalde, Thicoipe.
R : Grenet (maire), Soudre (P-A, Alsace ?), Gouffran, Causse, Lozano, Chabaud-Nadin, Castel, Demont, Touraton, Doucet-Joyé, Pibouleau-Blain, Gibaud-Gentili, Jaussaud, Chevrel, Salducci.


Anglet (26% G, 15% B, 59% R) :
G : Daubagna, Cazaux (2), Lagareste, Destruhaut, Lalanne, Lapoyade (-Deschamps), Borda, Lasserre (-David), Dassié.
B : Espilondo (maire), Ondarts, Peigneguy, Carricano, Ithurbide, Darrasse.
R : Mondorge (basque ?), Celan ( ?), Veunac, Bleuze, Dequeker, Jarraud-Vergnolle, Voisin, Lienard, Getten-Porché, Maury, Marti, Hadidi, Paul-Dejean, Roux, Defrance, Garrivet, Hervelin, Pereira, Rivière, Keh, Olive (2), Chasseriaud.


Biàrritz (44% G, 20% B, 36% R)
G : Poueyts, Lafite, Séguela, Sarniguet, Labèguerie, Pommies (-Williart), Grenade, Lapeyre, Domège, Pujos (Matton-), Lannevère, Puyau, Recalde, Cassagnabère, Claverie, Saint-Cricq, Dubourg.
B : Borotra (maire), Mimiague, Etcheverry, Abeberry, Sorraits, Arosteguy, Ithurbide, Daguerre.
R : Contraires (gascon ?), Destizon (gascon ?), Gourret-Houssein, Brisson, Pradier, Motsch, Bodin, Karabatsos, Nalpas, Foucher, Servy, Dubecq (2),Veunac.
Auteur : Guilhèm
04/12/12

Réponse de Gasconha.com :
En cherchant plus avant, on trouverait probablement que certains noms classés dans "R" sont en fait "G".
Afficher Noms deus elejuts en parçans «xarnègas»: Baiona, Anglet e Biàrritz en particulier, et peut-être donner votre avis...
Etimologia deus noms deus elejuts B-A-B
Baiona :
Lauqué : du gascon « l'auca » désigne la personne qui garde les oies.
Barbé (Millet-) : désigne le métier de barbier
Labayle : officier de justice, du latin « bajalus », gouverneur
Pommiez : lieu marqué par la présence d'un pommier
Lacassagne : à proximité / dans un bois de chêne
Capdevielle : entrée/fin de la ville
Bergé : habitant près d'une berge
Loupien (-Suares) : qui vient de cette localité des Landes  ?
Barrère : personne chargée de garder une « barrière », point de passage
Dumas : qui habite le mas, la « maysou »
Boé : métier de bouvier, conducteur de bestiaux
Saussié : endroit planté de saules

Anglet :
Daubagna : originaire d'Aubagnan, à côte d'Hagetmau dans les Landes
Cazaux : du gascon « casau », pour le jardin, dans le sens de terrain clos
Lagareste :  ?
Destruhaut : désigne le domaine des Truhaut dans les Landes
Lalanne : la lande
Lapoyade (-Deschamps) : forme de « la puyada », désignant une montée
Borda : ferme ou métairie
Lasserre (-David) : du gascon « sèrra », la colline
Dassié : appartient au domaine, à la maison de celui du dénommé « Assié »

Biàrritz :
Poueyts : variante de « Pouey », « Puy », désigne une hauteur
Lafite : lieu à la limite d'une aire géographique
Séguela : endroit planté de sègles
Sarniguet : originaire de ce village bigourdan
Labèguerie : domaine d'un ancien beguier, qui était l'officier de justice.
Pommies (-Williart) : lieu marqué par la présence d'un pommier
Grenade : originaire de Grenade sur l'Adour dans les Landes Lapeyre : endroit rocailleux
Domège : autre forme du nom « domenge », vassal du seigneur / Dérive du prénom Dominique
Pujos (Matton-) et Puyau : désigne une petite colline (du latin "podium", à l'origine du mot "puy"). 
Lannevère : « lana bèra », jolie lande.
Recalde : du mot « calada », rue ou allée pavée en gascon bordelais
Cassagnabère : lieu plaisant « bèra », où il y a, entre autres, un chataigner
Claverie : endroit fermé pour mieux garder les bêtes / personne chargé de garder les clés du coffre du receveur
Saint-Cricq : originaire de la localité du même nom, soit dans les Landes soit dans le Gers
Dubourg : identique, nom provenant de Gironde.
Auteur : Guilhèm
04/12/12
Les patronymes gascons sont en minorité en Gascogne depuis au moins les années 70, plus notamment dans les villes : c'est la conséquence de la mobilité interne à la France mise en place sous la Vème République.
Les Gascons, au sens ethnique du terme, sont assez clairement en minorité en Gascogne : ils le sont probablement depuis plus d'un siècle en Gironde, depuis le début du 20ème siècle en Lot-et-Garonne ou la côte landaise, ailleurs, cela a 50 ans. Je ne dis rien de l'avenir, je constate ce qui a été : on peut recréer quelque chose.

Aussi, l'étude des patronymes du BAB ne me semble pas très intéressante sauf à faire l'histoire des migrations de ces 100 dernières années.
Les Basques de Biarritz sont aussi peu autochtones que les Gascons, tous viennent d'ailleurs, cela fait bien longtemps qu'il n'y a plus de familles "biarrotes" de souche.

Je ne suis pas d'accord non plus sur le caractère vascon de Bayonne. Bayonne était gasconne tout simplement.
Je suis un partisan de la Vasconie, mais à condition que l'on soit précis : Bayonne a été peuplée de populations gasconophones, parce que c'était une ville, que cette ville à l'intérieur de ses murailles a complètement snobé la campagne bascophone des alentours, que mieux, elle l'a gasconnisée (Anglet, Biarritz, ...), que les Bayonnais pour beaucoup nouaient des alliances matrimoniales dans le Sud des Landes. Point.
Il n'y a rien de vascon à Bayonne qui ne passe par l'entremise du fait gascon. Bayonne est vasconne parce que gasconne, mais il n'y avait rien de proprement basque, si l'on excepte que la ville tenait le Pays Basque intérieur sur le plan religieux et que bien entendu, une part de sa population descendait fatalement de migrants basques (en plus forte proportion parmi les classes hautes selon l'étude d'Iglesias ce qui tend à prouver le caractère de "colonisation urbaine" de la Bayonne gasconne au Moyen-Âge, une bastide en somme).
Auteur : Vincent P.
04/12/12
Le site suivant permet de localiser plus précisément les origines :
http://www.geopatronyme.com/

Daubagna : patronyme béarnais non-bayonnais, le n final serait resté.

Dumas : statistiquement, peu de chances que ce soit un patronyme gascon.

Pommiez : patronyme gascon, mais dont on s'explique mal le suffixe final franco-languedocien, là où l'on devrait avoir Pommez.

Saussié : idem. Localisé à Villefranque (en zone bascophone donc). A mon sens, tout comme Pommiez de localisation charnégou, ce sont là des patronymes traduits en franco-gascon à date récente, probablement au 18ème siècle. D'où la finale francisante. Ou alors des manies de notaires et autres prêtres.

Recalde : patronyme basque, du basque Errekalde (erreka "ruisseau" + alde "près de").
Auteur : Vincent P.
04/12/12
GeneaNet est aussi très bon pour trouver l'origine d'un patronyme, en bornant la recherche à 1700 ou 1750 (critère période).
Exemple pour Dubecq, qui a une souche gasconne :
http://www.geneanet.org/search/index.php?name=dubecq&annee_fin=1700&ressource=arbre&p=2

On peut d'ailleurs faire des recherches sur une localité et sur une période assez reculée, mais sans sélectionner de patronyme, pour avoir des aperçus historiques tous patronymes confondus.
A essayer pour Bayonne jusqu'à 1750 par exemple.
Vincent.P connait tout ça, bien sûr...
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Et pour Gouffran, Geneanet donne les attestations les plus anciennes à Vayres, Arveyres, Ambarès, donc en Gascogne bordelaise !
Geneanet
Mais Geoportail donne deux locs Goufran et Gouffren en Provence.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Re: Etimologia
Vincent, n'èi pas jamei dit que Baiona èra vascona. Qu'èra gascona e qu'ei vaduda vascona pr'amor deus bascos a partir deu XX sègle, o drin abans. Jo que vòu parlar de la ciutat baionèsa deu XXI sègle.
Que soi d'acòrd, que seré hèra interessant d'estudiar los patronimes desempuish la vienuda deus bascos. Plan solide que 's pòt har mes, peu moment, ne 'm vaga pas.
Dab aquesta encuesta que volèva amuishar, uei lo dia, la plaça deus gascons (au mensh en la genetica) en la vita deu parçan B-A-B, acomparat aus bascos. Lhèu viste, mes qu'ei hèit.

Los noms, adare. (que coneishi dejà lo siti « geopatronyme.com »)

Recalde : que devetz aver rason. Basco.

Dumas : òc, qu'ei probablement un nom nòrd-occitan. Que l'aví vist sus aqueste ligam : claude.larronde.pagesperso-orange.fr a « Maison ». Pas gascon.

Daubagna : perqué bearnés ? La teoria landèsa que 'm pareish mei segura. De tot biaish, qu'ei gascon.

Saussié-Pommiez (sus jeantosti.com) : com ac disetz, que poderén estar fòrmas de gascon mei tanhentas de la Garona, mes que son segurament galicismes / francismes a partir deu gascon :
- qu'èi 6 Saussié sus 9 vaduts en lo departament deus Pirenèus-Atlantics entre 1891 e 1915.
- qu'èi 36 Pommiez sus 37 vaduts en los departaments 64, 65, 40, 33

Tederic, mercés per la vòste recèrca suu nom Dubecq, que i aví pensat mes n'aví pas trobat arren que sii solide.
Auteur : Guilhèm
06/12/12
Lo òu de l'esquiròu
La diphtongue òu (òw) particulière au gascon* est bien maltraitée de nos jours, à l'écrit comme à l'oral, et même depuis longtemps peut-être chez la plupart des locuteurs du gascon.

Prenons l'esquiròu (écureuil) qui sert d'emblème à de nombreuses initiatives du terroir gascon.
Une recherche Google donne de nombreuses réponses pour :
- Lous esquirous (qui sera maintenant prononcé sans diphtongue)
- Lous Esquiros (diphtongue disparue !)
- Lous Esquiraous (qui remplace la diphtongue òu par au).

Mais "Lous Esquiroous "... nat (aucun) !

Je remarque quand même un "LOS ESQUIROUS GASCOUNS" (http://los-esquirous.forumactif.org/ - un forum de motards un peu vide pour l'instant).

La forme alibertine «Los Esquiròus» apparait sur le site d'"Escota si plau", mais c'est la traduction d'un "Les Ecureuils" suisse ! http://escotasiplau.free.fr/oc/actu/soissa/page4.htm.

* Elle correspond au languedocien òl.
Auteur : Tederic M.
04/12/12
Afficher Lo òu de l'esquiròu en particulier, et peut-être donner votre avis...
-La diftonga es tanben pròpa au nòrd-òc, au mens lo lemosin !

(cf. "escuriòu" en lemita gascon/brageiragués)

-"Esquiros" = prononciacion valabla. Sòu, vòu se disen sò, vò, coma ec sabes
Auteur : Gaby
04/12/12
En gascon orientau, que diràn esquirò, dò, etc...
Auteur : Castèths
04/12/12
Mais la disparition de la diphtongue n'est-elle pas due, là où elle a eu lieu, à une dégasconnisation, qu'il faudrait dater ?

Et pourquoi cette diphtongue "òu" (que j'aime beaucoup, peut-être pour sa qualité d'emblème pour le gascon) semble-t-elle avoir bien moins résisté que "au" ou "iu" ?
Auteur : Tederic M.
04/12/12
La terminaison en -òu, est le passage du latin -olus (lat.scuriolus pour l'esquiròu) pour les gascons, -òl pour les languedociens (esquiròl).
Pourquoi la diphtongue a disparu dans certaine parties de Gascogne ?
Je pense que les diphtongues au, iu sont nettement articulées, ce qui n'est pas le cas de òu.
La diphtongue se perd dans un o prolongé, pour finalement se réduire (par facilité, ou "paresse articulatoire" ?)
Auteur : Lo Pèir
05/12/12
Òc, òu>ò per rasons d'eufonia. Fau notar tanben daus prononciat "dos"

PS : perqué los gasconofònes comunican en francés entr'eths  ?
Auteur : Gaby
05/12/12
réponse à Gaby
Que tròbi normau pr'amor aqueth site que s'apèra gasconha.com et non gasconofònes.com.
De nombreuses personnes sont intêressées par la culture gasconne et viennent sur ce site pour comprendre et apprendre non seulement la langue mais aussi tout ce qui touche à l'histoire ou la géographie et à l'évolution de notre culture.
Je pense que l'emploi des deux langues ouvre les débats à un public plus large sans porter préjudice à la culture gasconne dans son intégralité et permet aux débutants de progresser.
Mais peut-être que je me trompe
Auteur : joan-peir
13/12/12
Prononciacion figurada
Adieu-siatz,
Me sembla que las indicacions de prononciacions serián mai claras en donant "w" (de whisky, consonanta : se pòt pas prononciar sol) puslèu que "ou" (vocala : se pòt prononciar sol) - e "y" (de yeux, consonanta tanben).
Amistat corala
Sèrgi
Auteur : Sèrgi
01/12/12
Afficher Prononciacion figurada en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que caleré exemples.
Totun, Lo "w" (e benlèu tanben lo "y") que s'utiliza dejà, de còps, sus Gasconha.com, ende la grafia "franco-fonetica".
Auteur : Tederic M.
02/12/12
Grain de beauté
Pourriez-vous me donner la traduction en gascon landais de grain de beauté, s'il vous plait.
D'avance merci
Auteur : Dupouy
12/11/12
Afficher Grain de beauté en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être peut-on dire PIGALHA (pigaille) ou LENTILHA (léntille) comme pour les taches de rousseur ???
Auteur : Gaby
13/11/12
Il existe 2 mots : perda, parda (perde, parde en ortog. fr.) , léndia (lendie) f. qui ne sont pas seulement des "grains" mais plutôt des "taches", et également de petites excroissances de la peau.
Et aussi une variante de Gaby : pigalh m. (de pigalhar  : tacheter)
Auteur : Lo Pèir
13/11/12
Selon le Palay, "parde" et "léndi", et plus rarement "lentilhe" désignent la tache de rousseur, tandis que "pastilhe" désigne le grain de beauté.
En nord-garonnais la "pigalha" désigne la tache de rousseur et le "pigalhós" et la "pigalhosa" sont le porteur et la porteuse de taches de rousseurs. Quant au nom du grain de beauté, afin de ne pas tomber dans la confusion avec la tache de rousseur il vaudrait mieux utiliser "pastilha".
Auteur : D.Séré
26/01/13
Voici quelques maisons de La Bastide-Clairence, au quartier LA VILLE / BIDON
- Labourt : faut-il voir le nom de la province basque dont la limite est justement La Bastide ? Ou simplement le "labour" en gascon ?
- Guillaber : ?
- Mouscardis : sans doute originaire de Mouscardès avec changement de suffixe par attraction du basque -itz
- Stracq : aujourd'hui Estrac
- Arritchoun : je pense qu'il s'agit d'un toponyme basque avec suffixe locatif -un, mais le premier terme n'est pas si évident
- Barruch :  ?
- Betanoun :  ?
- Capou : contraction du gascon "cap-pont", "bout du pont" ?
- Gelot : cacographie du gascon Gelos ? Ou l'adaptation basque Jelos ?
- Laflaque : que pourrait être une "flaca" en gascon ?
- Marouche : sobriquet "barosa", "malpropre" en gascon ?
- Mouche : aujourd'hui Amouch. Un nom si court peut accepter plusieurs explications, basques comme gasconnes
- Pedrou : gasconnisation de l'espagnol Pedro ?
-Punta : "pointe" en basque et en gascon
- Taumes (ou Saumes) : ?

La grande majorité des toponymes bastidots sont gascons, avec quelques noms basques par-ci par-là.
Auteur : P. Dibon
12/11/12
Afficher Voici quelques maisons de La Bastide-Clairence, au quartier LA VILLE / BIDON en particulier, et peut-être donner votre avis...
Cette émission de France Culture a parlé du chamboulement culturel de nos villages
"Villages de France", et ça s'applique de plein fouet à la Gascogne !

http://www.franceculture.fr/emission-repliques-villages-de-france-2012-11-10
Auteur : Tederic M.
11/11/12
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Couches migratoires du peuplement de l'Europe occidentale
Article que j'ai écrit en anglais avec commentaire en français :

http://anthroeurope.blogspot.fr/2012/10/dienekes-globe10-calculator-my-results.html

Mon génome est grosso-modo constitué de 3 couches migratoires, qui illustrent assez bien l'histoire du peuplement de l'Europe occidentale :


- 76% "Atlantic-Baltic" : c'est ce qui reste de la variabilité génétique des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur pour lesquels cette composante constituait près de 100% de leur variation génétique, comme par exemple le montrent les restes du Mésolithique trouvés dans la grotte de La Braña dans la province de León.

Les populations baltes sont les populations européennes qui sont restées les plus isolées des migrations ultérieures : c'est donc chez elles que cette composante est la plus importante (jusqu'à 85%).


- 21% "Southern" : cette composante était absente des chasseurs-cueilleurs, elle se trouve présente par la suite parmi leurs descendants du Néolithique débutant (par exemple, les restes de Gok4, l'agricultrice du Néolithique en Suède méridionale) et elle est aujourd'hui concentrée en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

C'est donc là la trace des migrations des premiers agriculteurs en provenance du Moyen-Orient, qui ont donc touché jusqu'aux populations du Pays Basque actuel qui montrent à cet égard un "métissage" de l'ordre de 21-24%.

Les populations les moins touchées par ces migrations sont donc les populations du Nord de l'Europe (cf le tableau type Excel dans l'article).


- 1% "West Asian" : cette composante, d'origine irano-caucasienne très probablement, est ce qui distingue les Basques (ainsi que les populations sur substrat basque dont je suis une illustration) et les Sardes des autres populations européennes ; elle est probablement liée à la diffusion des langues indo-européennes lors de l'Âge de Bronze.

Les Basques montrent 0% de métissage "West Asian" alors que les Français presque 9%, les Espagnols en moyenne 6% (c'est assez variable : presque 10% dans les Baléares mais seulement 4% en Cantabrie). Les habitants de Sardaigne ont été peu affectés par cette dernière vague migratoire (2%) ce qui confirme leur caractère "vieil-européen" commun avec les Basques (déjà corroboré par la toponymie pré-indo-européenne sarde).


Il semble dès lors raisonnable de dater l’ethnogenèse "vasconne" des migrations indo-européennes qui n'ont donc pas touché les populations basques. Avant cette date, les populations basques étaient comme le gros des Européens, un métissage de chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur et d'agriculteurs du Néolithique.
Auteur : Vincent P.
29/10/12
Afficher Couches migratoires du peuplement de l'Europe occidentale en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai fait une réponse trop longue et j'ai perdu ma contribution.
En voici un petit bout :

Je signalais le tendance de beaucoup de chercheurs généticiens à plaquer des étiquettes anachroniques sur les faits.
Par exemple, il n’y a pas de Celtes, ou de Germains ni de Slaves au -IIIe millénaire, il n’y a encore que des Indo-Européens du N-O.

Les origines IE ne sont pas à rechercher du côté du Caucase ni de l’Iran (qui n’a été ‘indo-européanisé’ linguistiquement et culturellement que vers le -IIe M., comme l’Inde). Les thèses d’Ivanov-Gamkrelidze et de Colin Renfrew ont été rejetées de toute part
De plus, les mouvements de peuples ne mettent parfois en branle que des groupes restreints (modèle ‘elite dominance’), ce qui devrait moduler l’enquête génétique.

Ces ‘Indo-Européens’ sont un peuple pré- et proto- historique identifié par la linguistique comparative et reconstructive étendue à tous les domaines de la culture.
Passant de l’étude des formes (grammaire, lexique, versification, proto-lexique) à celle du contenu et des réalités correspondantes (tradition orale conservée par le formulaire, schèmes narratifs qui fondent les littératures anciennes des peuples historiques, notions, droit, médecine, institutions), la recherche a mis en évidence les principales caractéristiques de la culture indo-européenne (É. Benvéniste).
On est amené à considérer les locuteurs (IE, PIE pour proto-), comme un groupe culturel autonome, ce qui nécessite une périodisation des éléments reconstruits. Il faut relier les indices de la reconstruction à l’histoire archéologique, modéliser.

Les archéologues (en dernier lieu Mallory) admettent généralement le caractère indo-européen de trois grandes aires culturelles chalcolithiques dont l’extension s’accorde bien avec celle des cultures IE historiques.
Ce sont la Céramique cordée (Corded Ware) étendue de l’Ukraine occidentale à la Lorraine, de la Pologne à la Suisse (-3200-2300) ; l’aire historico-culturelle de Yamna (-3600-2200) du Danube inférieur jusqu’au sud de l’Oural ; la civilisation de Baden (-3400-2800) dans le bassin des Karpates.
Le berceau fluvial de la Baltique à la mer Noire, augmenté des régions danubiennes, constituerait le dernier habitat commun au Cuprolithique.
Pour les périodes plus anciennes et la formation de l’ethnie les avis divergent mais ne s’éloignent pas pour l’essentiel de ce vaste territoire. Au centre de la discussion  : la TrBK ou civilisation des Gobelets en entonnoir (à peu près l’aire de l’hydronymie exclusivement PIE) ; l’horizon culturel nord-pontique (Sredni-Stog)  ; le complexe balkano-danubien.
De nombreux chercheurs placent la première culture indo-européenne dans la TrBK. Cette culture du centre et du nord de l’Europe résulte de la rencontre de deux groupes humains en mouvement  : a) des groupes issus de la culture nordique de chasseurs et pêcheurs d’Ertebölle (5400-4300, évolution du mésolithique de Maglemose). Implantés en large réseau suivant le cours des fleuves (Elbe, Oder, Vistule), ils auraient diffusé la langue indo-européenne avec la tradition afférente  ; b) les agriculteurs du Rubané linéaire (5700-4300) dans ses formes récentes (Rössen, Céramique poinçonnée, Lengyel), responsables de la néolithisation de l’Europe centrale. La prédation exercée initialement par les premiers sur les surplus agricoles des seconds aurait amené l’intégration commune dans une société stable reposant sur le couple pré-féodal du protecteur et du tributaire.
Ce modèle vaut aussi pour les régions nord-pontiques où il impliquerait des éléments mésolithiques septentrionaux, eux aussi d’origine maglemosienne, et les porteurs du néolithique ukrainien. Là se développeront par la suite des sociétés pastorales différentes du milieu TrB, qui s’étendront rapidement vers l’est.
Ce modèle s’accorde à l’évolution linguistique du PIE vers les différents groupes dialectaux  : 1) langues du Nord (germanique, baltique, slave), 2) langues périphériques de l’Ouest (celtique, italique), 3) langues IE des Balkans, partagées entre N-O et S-E, 4) groupe du Sud-Est (grec, arménien, indo-iranien, dans l’idée de E. Hamp).
Aux sociétés d’agriculteurs qui devaient faire face à une crise des ressources et de la production (surtout sur la façade atlantique) les nouveaux-venus apportaient des solutions efficaces (le cheval, la métallurgie, facteurs de mobilité et de puissance) et des conceptions sociales nouvelles.
Voir aussi E. Anati, 'L’odyssée des premiers hommes en Europe', Paris, 2009.
Auteur : PJM
04/11/12

Réponse de Gasconha.com :
Désolé, PJM, pour cette mésaventure. Je sais comme c'est rageant de perdre une contribution.
Il faut dire aussi qu'un gran de sau n'est pas, par définition, une liura de sau (une livre de sel)...
Dans certains cas, il est possible, en faisant "retour à la page précédente", une fois reçu le message fatidique, de retrouver le texte proposé, et de le sauver par un "copier".
Mais pour une contribution longue, il vaut mieux préparer son texte dans un fichier séparé. Les auteurs du site peuvent aussi proposer des articles, auxquels le succès des grans de sau a fait de l'ombre jusqu'à présent sur Gasconha.com.
Lo webmèste.
Sur les vagues de peuplement : Une vision diffusionniste faisait avancer de pair le nouveau modèle économique néolithique, tenu pour homogène (ce qui est faux) et « la civilisation ».
Or le Néolithique européen montre dès ses premières phases des expressions culturelles différenciées. L’émergence de systèmes culturels distincts dans des contexes écologiques diversifiés ne suppose pas les amples migrations en provenance du Sud-Est, d’Anatolie et au-delà, souvent postulées (Ivanov-Gamkrelidze, C. Renfrew).
L’apport de techniques externes, telles l’élevage, l’agriculture, la terre cuite, par des groupes restreints suffisent à provoquer la modification des populations qui les empruntent, en particulier quand elles sont nombreuses et disposent de ressources abondantes comme c’était le cas en Méditerranée et en Europe du Nord.

À partir des années 1960, à la suite des nouvelles datations, en particulier par le Carbone 14 recalibré par la dendrochronologie et la thermoluminescence, le Néolithique européen apparaît comme le résultat d’une évolution propre.
Ainsi se trouvent affirmées « la précocité, la vigueur et l’originalité de certains traits culturels européens » (J. Guilaine), y compris ceux des cultures mégalithiques atlantiques ou méditerranéennes. Il devint impossible de mettre en concordance les premiers niveaux du site de « Troie » et le Bronze ancien de l’Egée avec les complexes cuprolithiques des Balkans.

On a largement usé, et C. Renfrew le premier, de l’interprétation d’un gradient génétique européen en provenance d’Anatolie, repéré par L. Cavalli-Sforza et A. Ammerman, pour appuyer l’idée d’une intrusion massive d’agriculteurs anatoliens ou proche-orientaux en Europe. Ces conclusions ont été infirmées par les travaux de Bryan Sykes sur l’ADN mithochondrial.
Transmis par la mère, invariable mais conservant les traces de mutations qui permettent d’évaluer la distance temporelle entre les groupes porteurs, cet ADN a permis entre autres d’élucider les origines des Polynésiens et des indigènes de la zone Sahul et les apparentements de l’ « homme des glaces ». Comparant l’ADN des restes fossiles et celui des populations modernes, Sykes et son équipe ont montré la stabilité génétique globale des Européens de part et d’autre du Néolithique. Sur les sept groupes majeurs identifiés par Sykes, six étaient déjà en place au Paléolithique supérieur  ; le septième (17 % de l’ensemble) correspond à l’arrivée néolithique de groupes venus du nord du Proche-Orient, dont la distribution en deux branches correspond, pour le lieu et la date, évaluée en fonction du nombre des mutations observées, au trajet des porteurs de l’agriculture dans les Balkans (Rubané linéaire) et aux navigateurs de Méditerranée (Cardial), a été apporté par l’article collectif, dont l’un des auteurs est L. Cavalli-Sforza, « Le portrait génétique de l’Homo Sapiens paléolithique chez les Européens modernes », paru dans la revue Science en novembre 2000  : les conclusions de B. Sykes à partir de l’ADN mithochondrial sont corroborées par l’étude du chromosome masculin, Y, des populations européennes.
Auteur : PJM
04/11/12
La suite :
Ces découvertes infirment l’hypothèse du « front d’avancée » ou de la « vague de peuplement massive » agricole venue en Europe inaugurer le néolithique.
Ce qui signifie entre autres que l’indo-européanisation de l’Europe ne s’explique pas ainsi mais qu’il faut chercher les premiers locuteurs de l’indo-européen dits Proto-Indo-Europeans (PIE) dans le fond paléolithique et mésolithique européen. L’économie néolithique aurait joué un rôle stimulateur.

La thèse de Renfrew n’avait convaincu personne, mais a connu un grande publicité. Dans la postface à l’édition française de son livre sur les Indo-Européens (qui vaut surtout pour l’archéologie), J. P. Mallory fait encore largement état du gradient de Cavalli-Sforza et Ammerman, tout en constatant que les données linguistiques, et archéologiques, ne cadrent pas avec l’hypothèse de Renfrew. Depuis, on est revenu aux trois hypothèses de fond :
1) Des PIE néolithiques nord-pontiques ;
2) Des PIE néolithiques au centre et au nord de l’Europe ;
3) des PIE paléolithiques entre mers du Nord, Baltique et mer Noire.
Comme l’écrit finement Mallory : « Dans une certaine mesure les modalités de confection des opinions universitaires comptent plus, en la matière, que les données linguistiques ou archéologiques proprement dites » (loc.cit., p. 307).

Synthèse d’après B. Sykes incluant  : type, localisation initiale (suivant les fossiles directeurs, leur ADN mithochondrial, et en considération du climat), % actuel, distribution actuelle  :

Type U : - 45 000, Europe du Sud-Est. 11 %. Partout, spécialement G.-B.et Scandinavie.
Type X  : - 25 000, Europe du Nord. 6 %. Trois branches : Europe de l’Est et Sibérie (1% dans le Nord américain), Europe occidentale, Grande-Bretagne
Type H : - 20 000, Europe sub-alpine. 47 %. Partout.
Type V  : - 17 000, péninsule Hispanique. 5 %. Partout, mais surtout à l’Ouest ; Laponie.
Type T : - 17 000, Italie centrale littorale. 9 %. Méditerranée, Europe occidentale, Irlande.
Type K : - 15 000, Plaine du Pô. 6 %. Italie du Nord et bien au-delà.
Type S : - 10 000, Région du Taurus. 17 %. Deux branches : - Côtes méditerranéennes (Espagne, Portugal), littoral atlantique, - Voie danubienne.

Il nous faudrait vraiment un atlas historique de la Gascogne dans son contexte vasconien, et européen, pas démesuré mais précis et bien cartographié, incluant anthropologie, onomastique, histoire, linguistique, ethnographie, sociologie, etc. des origines à nos jours.
Auteur : PJM
04/11/12
Au temps des Gaulois : L'Aquitaine avant César
http://www.amazon.fr/Au-temps-Gaulois-LAquitaine-avant/dp/287772512X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1350732888&sr=8-1

Livre intéressant sur les Gaulois d'Aquitaine : on apprend plus notamment que l'antiquité de Bordeaux est très mal connue.

Ce que l'on sait de Bordeaux, c'est que jusqu'au Vème avant JC, les objets trouvés sur le site de Burdigala sont apparentés à l'art aquitain méridional, notamment aux Pyrénées.

C'est à partir du IVème siècle avant JC que l'on voit apparaître l'art celtique, dont on peut reconstruire qu'il est d'origine santonne. Il semble assez clair aujourd'hui que ce peuple celtique à une certaine époque, a contrôlé l'estuaire de la Gironde.
Comme quoi, les phénomènes migratoires "gavaches" ne sont que la suite de mouvements millénaires.

Quid des Bituriges ? Ils n'apparaissent qu'au Ier siècle après JC ! En fait, il est aujourd'hui admis que Rome aurait fixé cette peuplade du Berry moderne sur l'estuaire, dans le but de casser la domination des Santons.
Il faut rappeler que la guerre des Gaules a eu pour origine la volonté de peuplades helvètes de venir coloniser l'Atlantique. L'installation des Bituriges correspond à une accroissement de la population notable que l'archéologie de l'ancienne Burdigala tend à corroborer.

Dans tous les cas, on voit bien que cette Gascogne septentrionale a été au croisement de nombreuses migrations et d'influences étrangères dès les origines. Ce qui pose la question de la genèse du parler roman gascon en ces terres.
Auteur : Vincent P.
20/10/12
Afficher Au temps des Gaulois : L'Aquitaine avant César en particulier, et peut-être donner votre avis...
L'Aquitaine est l'un des grands seuils européens, pas ce cul-de-sac que veut en faire la logique administrative française (c'est une quasi-maladie).

Relativement peu touchés par le courant néolithique côtier, l'intérieur des terres et les Pyrénées ont dû conserver longtemps le mode de vie des chasseurs et cueilleurs, et leur(s) langue(s).
Les porteurs du Campaniforme et les Celtes qui les ont suivis (voire se sont développés à partir d'eux sur la façade atlantique beaucoup plus tôt qu'on ne le croyait), ont laissé des traces en Gascogne, y apportant des innovations culturelles et des toponymes, sans effacer les autochtones.

Un fait qui va dans ce sens : Michel Lejeune considère comme un "aquitanisme" l'évolution en /au/ de la diphtongue (celtique) /ou/ de ô :
En vx-Ct. 'tewtâ > toutâ' "peuple, communauté", mais en Aquitaine -au, /aw/. (Je n'ai pas retrouvé la référence.)
Effet de la langue indigène possible.

Le nom de 'gaulois' est toujours très en faveur dans l'Hexagone et fait même un retour dans les expositions et les catalogues. Incapacité française à prendre la "Gaule" pour ce qu'elle fut : une partie du monde 'celtique' continental qui couvrait les deux tiers de l'Europe.
Pourtant : aucun rapport étymologique entre 'Gallia', mot celtique, et 'gaulois', adjectif roman d'oïl (de l'Est), issu d'un germanique *walhisk (lui-même emprunté au celtique Volc-) pour désigner les étrangers d'autres langues, et notamment les Gallo-romains. D'où "Welch, Wallon, Valaque, Vlakhi, welsh", etc.

Nous espérons encore d'une archéologie celtique et gallo-romaines qui auraient plus de moyens à leur disposition.
Auteur : PJM
24/10/12
Dans le magazine "Archeologia" d'octobre, un article de Stéphane Pidda "L'Aquitaine des Gaulois, le Grand Sud-Ouest avant César" commente l'exposition du Musée d'Aquitaine à Bordeaux appelée, elle, "Au temps des Gaulois, l'Aquitaine avant César" (jusqu'au 13/3/2013, nous avons tous le temps de la voir !).
L'article est intéressant bien sûr et l'exposition sans doute aussi mais il surfe en permanence sur les ambiguités, sa tonalité d'ensemble faisant des Aquitains des Gaulois et jouant sur la définition même de l'Aquitaine entre celle d'aujourd'hui, qui englobe des territoires au nord de la Garonne donc issus de populations autrefois gauloises, celle du temps d'Auguste (jamais nommé puisqu'on parle du temps de César) qui englobait Aquitaine première, seconde et Novempopulanie (l'ensemble allant jusqu'à Bourges,terre bien gauloise !) et enfin, l'Aquitaine de César.
Là l'auteur oublie que la phrase célèbre des Commentaires de celui-ci précisait que "Garumna flumen Gallos ab Aquitanis dividit" c'est à dire qu'il y avait bien deux peuples différents des deux côtés (en gros) de la Garonne.
Au lieu de celà, l'article écrit d'entrée que "l'Aquitaine était une des trois Gaules telles que définies par César, avec la Celtique et la Belgique"(d'accord pour ces deux là mais je crois bien que la troisième était la "Gaule narbonnaise" et sûrement pas l'Aquitaine.
Bref cela sent un peu au tour de passe-passe, volontaire ou pas.
Espérons que les objets de l'expo et ses explications de texte rachètent ces curieuses approximation !
Auteur : G S-G
25/10/12
Couches migratoires du peuplement de l'Europe occidentale
Article que j'ai écrit en anglais avec commentaire en français :

http://anthroeurope.blogspot.fr/2012/10/dienekes-globe10-calculator-my-results.html

Mon génome est grosso-modo constitué de 3 couches migratoires, qui illustrent assez bien l'histoire du peuplement de l'Europe occidentale :


- 76% "Atlantic-Baltic" : c'est ce qui reste de la variabilité génétique des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur pour lesquels cette composante constituait près de 100% de leur variation génétique, comme par exemple le montrent les restes du Mésolithique trouvés dans la grotte de La Braña dans la province de León.

Les populations baltes sont les populations européennes qui sont restées les plus isolées des migrations ultérieures : c'est donc chez elles que cette composante est la plus importante (jusqu'à 85%).


- 21% "Southern" : cette composante était absente des chasseurs-cueilleurs, elle se trouve présente par la suite parmi leurs descendants du Néolithique débutant (par exemple, les restes de Gok4, l'agricultrice du Néolithique en Suède méridionale) et elle est aujourd'hui concentrée en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

C'est donc là la trace des migrations des premiers agriculteurs en provenance du Moyen-Orient, qui ont donc touché jusqu'aux populations du Pays Basque actuel qui montrent à cet égard un "métissage" de l'ordre de 21-24%.

Les populations les moins touchées par ces migrations sont donc les populations du Nord de l'Europe (cf le tableau type Excel dans l'article).


- 1% "West Asian" : cette composante, d'origine irano-caucasienne très probablement, est ce qui distingue les Basques (ainsi que les populations sur substrat basque dont je suis une illustration) et les Sardes des autres populations européennes ; elle est probablement liée à la diffusion des langues indo-européennes lors de l'Âge de Bronze.

Les Basques montrent 0% de métissage "West Asian" alors que les Français presque 9%, les Espagnols en moyenne 6% (c'est assez variable : presque 10% dans les Baléares mais seulement 4% en Cantabrie). Les habitants de Sardaigne ont été peu affectés par cette dernière vague migratoire (2%) ce qui confirme leur caractère "vieil-européen" commun avec les Basques (déjà corroboré par la toponymie pré-indo-européenne sarde).


Il semble dès lors raisonnable de dater l’ethnogenèse "vasconne" des migrations indo-européennes qui n'ont donc pas touché les populations basques. Avant cette date, les populations basques étaient comme le gros des Européens, un métissage de chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur et d'agriculteurs du Néolithique.
Auteur : Vincent P.
29/10/12
Afficher Couches migratoires du peuplement de l'Europe occidentale en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai fait une réponse trop longue et j'ai perdu ma contribution.
En voici un petit bout :

Je signalais le tendance de beaucoup de chercheurs généticiens à plaquer des étiquettes anachroniques sur les faits.
Par exemple, il n’y a pas de Celtes, ou de Germains ni de Slaves au -IIIe millénaire, il n’y a encore que des Indo-Européens du N-O.

Les origines IE ne sont pas à rechercher du côté du Caucase ni de l’Iran (qui n’a été ‘indo-européanisé’ linguistiquement et culturellement que vers le -IIe M., comme l’Inde). Les thèses d’Ivanov-Gamkrelidze et de Colin Renfrew ont été rejetées de toute part
De plus, les mouvements de peuples ne mettent parfois en branle que des groupes restreints (modèle ‘elite dominance’), ce qui devrait moduler l’enquête génétique.

Ces ‘Indo-Européens’ sont un peuple pré- et proto- historique identifié par la linguistique comparative et reconstructive étendue à tous les domaines de la culture.
Passant de l’étude des formes (grammaire, lexique, versification, proto-lexique) à celle du contenu et des réalités correspondantes (tradition orale conservée par le formulaire, schèmes narratifs qui fondent les littératures anciennes des peuples historiques, notions, droit, médecine, institutions), la recherche a mis en évidence les principales caractéristiques de la culture indo-européenne (É. Benvéniste).
On est amené à considérer les locuteurs (IE, PIE pour proto-), comme un groupe culturel autonome, ce qui nécessite une périodisation des éléments reconstruits. Il faut relier les indices de la reconstruction à l’histoire archéologique, modéliser.

Les archéologues (en dernier lieu Mallory) admettent généralement le caractère indo-européen de trois grandes aires culturelles chalcolithiques dont l’extension s’accorde bien avec celle des cultures IE historiques.
Ce sont la Céramique cordée (Corded Ware) étendue de l’Ukraine occidentale à la Lorraine, de la Pologne à la Suisse (-3200-2300) ; l’aire historico-culturelle de Yamna (-3600-2200) du Danube inférieur jusqu’au sud de l’Oural ; la civilisation de Baden (-3400-2800) dans le bassin des Karpates.
Le berceau fluvial de la Baltique à la mer Noire, augmenté des régions danubiennes, constituerait le dernier habitat commun au Cuprolithique.
Pour les périodes plus anciennes et la formation de l’ethnie les avis divergent mais ne s’éloignent pas pour l’essentiel de ce vaste territoire. Au centre de la discussion  : la TrBK ou civilisation des Gobelets en entonnoir (à peu près l’aire de l’hydronymie exclusivement PIE) ; l’horizon culturel nord-pontique (Sredni-Stog)  ; le complexe balkano-danubien.
De nombreux chercheurs placent la première culture indo-européenne dans la TrBK. Cette culture du centre et du nord de l’Europe résulte de la rencontre de deux groupes humains en mouvement  : a) des groupes issus de la culture nordique de chasseurs et pêcheurs d’Ertebölle (5400-4300, évolution du mésolithique de Maglemose). Implantés en large réseau suivant le cours des fleuves (Elbe, Oder, Vistule), ils auraient diffusé la langue indo-européenne avec la tradition afférente  ; b) les agriculteurs du Rubané linéaire (5700-4300) dans ses formes récentes (Rössen, Céramique poinçonnée, Lengyel), responsables de la néolithisation de l’Europe centrale. La prédation exercée initialement par les premiers sur les surplus agricoles des seconds aurait amené l’intégration commune dans une société stable reposant sur le couple pré-féodal du protecteur et du tributaire.
Ce modèle vaut aussi pour les régions nord-pontiques où il impliquerait des éléments mésolithiques septentrionaux, eux aussi d’origine maglemosienne, et les porteurs du néolithique ukrainien. Là se développeront par la suite des sociétés pastorales différentes du milieu TrB, qui s’étendront rapidement vers l’est.
Ce modèle s’accorde à l’évolution linguistique du PIE vers les différents groupes dialectaux  : 1) langues du Nord (germanique, baltique, slave), 2) langues périphériques de l’Ouest (celtique, italique), 3) langues IE des Balkans, partagées entre N-O et S-E, 4) groupe du Sud-Est (grec, arménien, indo-iranien, dans l’idée de E. Hamp).
Aux sociétés d’agriculteurs qui devaient faire face à une crise des ressources et de la production (surtout sur la façade atlantique) les nouveaux-venus apportaient des solutions efficaces (le cheval, la métallurgie, facteurs de mobilité et de puissance) et des conceptions sociales nouvelles.
Voir aussi E. Anati, 'L’odyssée des premiers hommes en Europe', Paris, 2009.
Auteur : PJM
04/11/12

Réponse de Gasconha.com :
Désolé, PJM, pour cette mésaventure. Je sais comme c'est rageant de perdre une contribution.
Il faut dire aussi qu'un gran de sau n'est pas, par définition, une liura de sau (une livre de sel)...
Dans certains cas, il est possible, en faisant "retour à la page précédente", une fois reçu le message fatidique, de retrouver le texte proposé, et de le sauver par un "copier".
Mais pour une contribution longue, il vaut mieux préparer son texte dans un fichier séparé. Les auteurs du site peuvent aussi proposer des articles, auxquels le succès des grans de sau a fait de l'ombre jusqu'à présent sur Gasconha.com.
Lo webmèste.
Sur les vagues de peuplement : Une vision diffusionniste faisait avancer de pair le nouveau modèle économique néolithique, tenu pour homogène (ce qui est faux) et « la civilisation ».
Or le Néolithique européen montre dès ses premières phases des expressions culturelles différenciées. L’émergence de systèmes culturels distincts dans des contexes écologiques diversifiés ne suppose pas les amples migrations en provenance du Sud-Est, d’Anatolie et au-delà, souvent postulées (Ivanov-Gamkrelidze, C. Renfrew).
L’apport de techniques externes, telles l’élevage, l’agriculture, la terre cuite, par des groupes restreints suffisent à provoquer la modification des populations qui les empruntent, en particulier quand elles sont nombreuses et disposent de ressources abondantes comme c’était le cas en Méditerranée et en Europe du Nord.

À partir des années 1960, à la suite des nouvelles datations, en particulier par le Carbone 14 recalibré par la dendrochronologie et la thermoluminescence, le Néolithique européen apparaît comme le résultat d’une évolution propre.
Ainsi se trouvent affirmées « la précocité, la vigueur et l’originalité de certains traits culturels européens » (J. Guilaine), y compris ceux des cultures mégalithiques atlantiques ou méditerranéennes. Il devint impossible de mettre en concordance les premiers niveaux du site de « Troie » et le Bronze ancien de l’Egée avec les complexes cuprolithiques des Balkans.

On a largement usé, et C. Renfrew le premier, de l’interprétation d’un gradient génétique européen en provenance d’Anatolie, repéré par L. Cavalli-Sforza et A. Ammerman, pour appuyer l’idée d’une intrusion massive d’agriculteurs anatoliens ou proche-orientaux en Europe. Ces conclusions ont été infirmées par les travaux de Bryan Sykes sur l’ADN mithochondrial.
Transmis par la mère, invariable mais conservant les traces de mutations qui permettent d’évaluer la distance temporelle entre les groupes porteurs, cet ADN a permis entre autres d’élucider les origines des Polynésiens et des indigènes de la zone Sahul et les apparentements de l’ « homme des glaces ». Comparant l’ADN des restes fossiles et celui des populations modernes, Sykes et son équipe ont montré la stabilité génétique globale des Européens de part et d’autre du Néolithique. Sur les sept groupes majeurs identifiés par Sykes, six étaient déjà en place au Paléolithique supérieur  ; le septième (17 % de l’ensemble) correspond à l’arrivée néolithique de groupes venus du nord du Proche-Orient, dont la distribution en deux branches correspond, pour le lieu et la date, évaluée en fonction du nombre des mutations observées, au trajet des porteurs de l’agriculture dans les Balkans (Rubané linéaire) et aux navigateurs de Méditerranée (Cardial), a été apporté par l’article collectif, dont l’un des auteurs est L. Cavalli-Sforza, « Le portrait génétique de l’Homo Sapiens paléolithique chez les Européens modernes », paru dans la revue Science en novembre 2000  : les conclusions de B. Sykes à partir de l’ADN mithochondrial sont corroborées par l’étude du chromosome masculin, Y, des populations européennes.
Auteur : PJM
04/11/12
La suite :
Ces découvertes infirment l’hypothèse du « front d’avancée » ou de la « vague de peuplement massive » agricole venue en Europe inaugurer le néolithique.
Ce qui signifie entre autres que l’indo-européanisation de l’Europe ne s’explique pas ainsi mais qu’il faut chercher les premiers locuteurs de l’indo-européen dits Proto-Indo-Europeans (PIE) dans le fond paléolithique et mésolithique européen. L’économie néolithique aurait joué un rôle stimulateur.

La thèse de Renfrew n’avait convaincu personne, mais a connu un grande publicité. Dans la postface à l’édition française de son livre sur les Indo-Européens (qui vaut surtout pour l’archéologie), J. P. Mallory fait encore largement état du gradient de Cavalli-Sforza et Ammerman, tout en constatant que les données linguistiques, et archéologiques, ne cadrent pas avec l’hypothèse de Renfrew. Depuis, on est revenu aux trois hypothèses de fond :
1) Des PIE néolithiques nord-pontiques ;
2) Des PIE néolithiques au centre et au nord de l’Europe ;
3) des PIE paléolithiques entre mers du Nord, Baltique et mer Noire.
Comme l’écrit finement Mallory : « Dans une certaine mesure les modalités de confection des opinions universitaires comptent plus, en la matière, que les données linguistiques ou archéologiques proprement dites » (loc.cit., p. 307).

Synthèse d’après B. Sykes incluant  : type, localisation initiale (suivant les fossiles directeurs, leur ADN mithochondrial, et en considération du climat), % actuel, distribution actuelle  :

Type U : - 45 000, Europe du Sud-Est. 11 %. Partout, spécialement G.-B.et Scandinavie.
Type X  : - 25 000, Europe du Nord. 6 %. Trois branches : Europe de l’Est et Sibérie (1% dans le Nord américain), Europe occidentale, Grande-Bretagne
Type H : - 20 000, Europe sub-alpine. 47 %. Partout.
Type V  : - 17 000, péninsule Hispanique. 5 %. Partout, mais surtout à l’Ouest ; Laponie.
Type T : - 17 000, Italie centrale littorale. 9 %. Méditerranée, Europe occidentale, Irlande.
Type K : - 15 000, Plaine du Pô. 6 %. Italie du Nord et bien au-delà.
Type S : - 10 000, Région du Taurus. 17 %. Deux branches : - Côtes méditerranéennes (Espagne, Portugal), littoral atlantique, - Voie danubienne.

Il nous faudrait vraiment un atlas historique de la Gascogne dans son contexte vasconien, et européen, pas démesuré mais précis et bien cartographié, incluant anthropologie, onomastique, histoire, linguistique, ethnographie, sociologie, etc. des origines à nos jours.
Auteur : PJM
04/11/12
"Salou Bayoune"
... Ce n'est même pas la faute de la graphie alibertine, juste la conséquence de la disparition totale des sonorités du gascon.

http://www.dailymotion.com/video/xftll5_salut-bayoune-par-dj-balpore-s_music
Auteur : Vincent P.
16/10/12
Afficher "Salou Bayoune" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mès que hè l'Academie gascoune ?

Ils prononcent comme "salud" à l'espagnole, peut-être ?
Ils ne savent peut-être pas que les paroles sont en gascon ? Ils ne les chantent pas, d'ailleurs ("la-la-la-la").
Dommage, parce que le clip est pas mal, et la musique met bien en valeur et rajeunit le "Salut Bayoune" de Rectoran.
Auteur : Tederic M.
16/10/12
Ils ne les chantent car ils en seraient bien incapables je suppose ... Les rares groupes qui s'y essaient commettent de graves fautes de gascon noir ...

Ils le prononcent probablement à l'espagnol, en effet, confusion salud/saludo, idée que le patois ressemblant à l'espagnol, le u se prononce "ou", ...
Auteur : Vincent P.
16/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Il vaut mieux préciser, puisque plus rien n'est évident, que la prononciation gasconne, bayonnaise ou non, est "salüt", avec le "u" français et en faisant entendre le "t" final.
Après on ne peut pas tout demander à un DJ !
Il n'y a que deux mots et après lalalalal !

Le titre du morceau est :"Yonne...iona...youne".

Un hommage malgré tout à Pierre Rectoran ??? C'est un peu limité...
Auteur : jmcasa
16/10/12
dj balpores ( qui est à la base " val pas res" ) est un des seuls à remettre au gout du jour des chansons anciennes basques ou "occitanes".
Auteur : julian
16/10/12
Il me semble l'avoir déjà vu dans une fête de village et il chantait l'intégralité de la chanson !

Pour la prononciation du gascon bayonnais, je ne saurai dire si elle était correcte ou non.
Auteur : P. Dibon
17/10/12
A Bayonne on ne peut que mettre au goût du jour des chansons anciennes gasconnes ! Et en parlar negre ! Le gascon de Bayonne est historique ! Il faut respecter les auteurs et leurs textes d'origine !
Auteur : jmcasa
17/10/12
Atlas Unesco des langues: le gascon "en danger", le basque "vulnérable" et...
...le languedocien "sérieusement en danger" Adishatz monde,

j'ai jeté un oeil sur l'Atlas Unesco des langues en danger dans le monde : http://www.unesco.org/culture/languages-atlas/index.php?hl=fr&page=atlasmap (sélectionnez le pays et cliquez sur "chercher les langues")

Le gascon serait, ô joie, moins en danger que le languedocien. Par contre, on peut voir qu'il compterait environ 200 000 locuteurs contre 500 000 pour le languedocien. Mais quel niveau linguistique ont ces locuteurs ? C'est un mystère.
Sur cette enquête, la vitalité du gascon par rapport au languedocien est-elle dûe, par exemple, au travail d'un éditeur comme Per Noste, qui n'a vraisemblablement pas d'egal du côté de Toulouse, Rodez et Montpellier ?

Lavetz... Es quauquarren de positiu entà lo gascon ? A vista de nas, a jo que m'agrada hèra !
O ne vòu pas arren aquesta estudi ?

Mercés per las futuras responsas...
Auteur : Guilhèm
10/10/12
Afficher Atlas Unesco des langues: le gascon "en danger", le basque "vulnérable" et... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Lo fèit que lo gascon singui "mei plan" classat que lo lengadocian que ten en ua rason : l'oficialitat de l'aranés.
Malurosament, qu'es autant miaçat com lo son vesin...
Auteur : Castèths
10/10/12
Atlas Unesco langues...
* nas... escusa'm.
Auteur : Guilhèm
10/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Corrigé, et aussi mis "vista" à la place de "viste".
Punt de Vista...
France3 Aquitaine proposait un magazine en "occitan" de Gascogne présenté par Denis Salles (Béarnais, je crois)) : Punt de Vista.
Mais depuis la rentrée, le magazine a laissé la place à la version Midi-Pyrénées : Viure al Païs.
Plus longue de 20 minutes mais en occitan languedocien of course !!!

Avec profusion de croix toulousaines !!!
Auteur : jmcasa
12/10/12
Ecrire aux responsables et aux journaux (toujours sensibles au courrier des lecteurs).
Même si la politique linguistique, si on peut appeler comme cela les miettes consenties à un public restreint, se fait maintenant dans le cadre régional administratif, et selon les décisions des milieux autorisés par le pouvoir politique et médiatique.
Quand la culture distribuée d'en haut remplace la culture comme forme globale de l'identité. Plus ça ira, plus ce sera comme ça.
Auteur : PJM
15/10/12
Je n'ai pas approfondi les critères de l'évaluation. J'en avais vu le tableau il y a quelques années. il m'avait paru bien généreux et très formel (une langue minoritaire enseignée n'est pas nécessairement parlée).

Toujours à propos des langues en danger : le chef de l'Etat français vient de rappeler au cours de son voyage en Afrique que la langue française n'est pas la propriété des Français mais constitue aussi le bien des Africains qui l'ont adoptée.
Pour mémoire : on enseignait déjà le français en Afrique (AOF, AEF) quand les campagnes de France parlaient encore gascon, ou breton, ou basque.
La francophonie est passée par là, conformant les esprits et les mentalités à ses principes et à ses intérêts.
Le Président a rappelé que le français était la langue de la Révolution française, de la déclaration universelle des droits de l'homme, etc. (de l'homme francophone surtout ?).
Je ne sais s'il a été question des langues africaines. Je n'ai rien vu là-dessus. Intimemement liées à la sociologie de l'Afrique (subsaharienne), elles sont l'une des protections les plus sûres de la culture profonde de ces pays (notamment du lien social ethnique et familial). Certaines sont en danger.
Les chefs d'Etats et universitaires africains auront-ils la conscience nécessaire pour les promouvoir au-delà de l'enseignement primaire ?, à tout le moins pour en pérennissr l'usage dans une optique de développement autocentré ? face au puissant arsenal de l'anglophonie et aux lumières de la fancophonie (soutenues par nos impôts), la question est sérieuse.
Eternel donneur de leçons, l'Etat français n'en finit pas d'exporter ses lubies, jusqu'à l'extinction de voix.

P.-S. : Unesko, encore un Basque ?
Auteur : Javière
15/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Unesko bandera !-)
la croix Toulousaine
Punt de Vista... France3 Aquitaine proposait un magazine en "occitan" de Gascogne présenté par Denis Salles (Béarnais, je crois))  : Punt de Vista.
Mais depuis la rentrée, le magazine a laissé la place à la version Midi-Pyrénées  : Viure al Païs.
Plus longue de 20 minutes mais en occitan languedocien of course  ! ! !
Avec profusion de croix toulousaines  ! ! ! Auteur  : jmcasa (12/10/12)
**************
Et oui ! la croix occitane se trouve, aussi, sur des étiquettes d'un vin de Jurançon, et peut-être même sur des caisses de POMEROL.
Garluche (18/11/12)
Auteur : Garluche
19/11/12
Effectivement il y a (à ma connaissance) deux producteurs Béarnais de Jurançon qui estampillent leurs produits avec la pseudo croix occitane !
La qualité de leur produit n'en dépend pas heureusement !
Mais il me semble que l'un d'entre-eux serait décidé à l'enlever ou l'aurait déjà fait... à vérifier aux prochaines portes ouvertes de la Route des Vins du Jurançon !
Marketing ?
Auteur : jmcasa
20/11/12
Adichat à touts !

En 1989, paraissait le MEMENTO GRAMMATICAL DU GASCON.
Les auteurs JP Birabent et Jean Salles-Loustau rédigeaient une page d'introduction au sujet du gascon et de ses particularités au sein de : "l'ensemble linguistique occitano-roman (les pays de langue d'oc)". J'ai noté cet extrait (p12) :

"La Catalogne ayant connu à l'époque moderne une évolution particulière, ce sont des considérations extra-linguistiques qui font actuellement réserver le nom d'occitan à la langue des pays qui s'étendent de l'Atlantique aux Alpes et des Pyrénées au Massif Central."

Des considérations extra-linguistiques, on ne saurait être plus clair même si ces considérations ne sont pas précisées...

Amistats e boû die a boste !
Auteur : jmcasa
23/11/12
Les considérations extra-linguistiques en question, c'est la sécession des Catalans du mouvement méridional dans les années 20, quand leurs linguistes affirmèrent que le catalan était une langue distincte du reste des modalités de la langue d'oc, afin d'assurer l'intégration culturelle des pays catalans dans le projet de fédération ibérique d'alors.

Au demeurant, je crois que les Catalans ont raison de dire du catalan qu'il est une langue à part, il y a clairement un faisceau d'isoglosses entre les Fenouillèdes et la plaine du Roussillon qui sépare le sud-languedocien du catalan.

Je pense de toute façon que le concept d'occitan ne tient plus, il est assez clair qu'il y a un continuum roman, néo-latin, avec des zones d'influences mêlées, des parlers mixtes (l'aragonais, chaînon manquant entre catalan et castillan), et que dans ce contexte de mosaïque, le gascon tout comme le catalan font montre d'une belle unité.

In fine, s'il existe une anomalie c'est le domaine d'oïl !
Auteur : Vincent P.
23/11/12
Ce continuum roman a toujours existé, était vécu sans difficulté exagérée par les pratiquants de la langue d'alors (50 ans en arrière et plus).
Le monde rural était généralisé avec ses pratiques, métiers et préoccupations facilitant les centres d'intérêts, le tout dans un espace limité par les moyens de déplacement (à pied, en vélo, en bros ou camion) et non en TGV.
Depuis le Marensin nous allions cahin caha jusqu'en Albret.
La langue était "plastique" et cela ne gênait personne, (çà nous amusait beaucoup), alors qu'aujourd'hui la fixation par l'écrit fossilise la langue, sans compter les ayatollahs de celle-ci qui écrivent désormais davantage avec un fusil qu'avec un stylo, tant ils ont peur d'être dépossédés de leur génie tout récent.
Auteur : Lo Pèir
05/12/12
Viure al Pais... en gascon !
Adishatz a tots !

Je me permets d'intervenir tardivement dans ce forum afin d'apporter quelques précisions en ce qui concerne Punt de Vista / Viure al Pais :

Il a en effet été décidé l'an passé de fusionner Punt de Vista et Viure al Pais en une seule et même émission diffusée en Aquitaine, Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon. Cela m'a paru une excellente idée puisqu'au lieu de 6 petites minutes nous en avons maintenant 26 à diffuser en Aquitaine.
Punt de vista a donc cessé d'être, c'est vrai, mais {{je continue de proposer des reportages dans Viure al Pais : des reportages en occitan... gascon !}} (je suis mi-béarnais, mi-bigourdan). {{Pas d'inquiétude, donc}}, car si toute l'équipe de Viure al Pais (y compris moi) estime parler occitan, aucun d'entre nous ne compte abandonner sa variété particulière d'occitan : je continuerai donc à m'exprimer en gascon dans mes reportages... Atau ! Hetz beroi...
Auteur : Denis Salles
03/10/13
Gaskoniako bandera
Halip, Gaskoniako bandera bat behar dut
Urtzi.
Auteur : urtzi
06/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Le drapeau de la Daune est en vente !
gasconha.com/spip.php?breve8
Afficher Gaskoniako bandera en particulier, et peut-être donner votre avis...
Meneer Urtzi, het spijt mij erg maar onsere talen worden niet verstaan op een plek waarvan de twee talen zijn het Gascons en het Fraans.
Liever een van beide gebruiken.
Auteur : Ongelikte beer
07/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Maar een paar woorden in de meest karakteristieke taal van Vasconia zijn altijd welkom.
Welkom ? Van sommige mensen, misschien maaar begrepen van bijna niemand, dus ijdel en onnodig !
Auteur : Ongelikte beer
07/10/12
Epa Urtzi,

Zoritxarrez, ezin dizut ikurra hori saldu, ez baitaukat. Pentsatzen dut Gasconha.com emandako lotura erabil dezakezula. Ea lortzen duzun...
Izan ontsa eta laster arte.
Auteur : Halip
08/10/12
Voici donc un ami basque qui demande un drapeau gascon, sans doute parce qu'il aime la Gascogne et les Gascons, et qui reçoit une réponse, se voulant humoristique, mais qui transpire la haine anti-basque. Même aux Pays-Bas !! Quel succès !!!
Puisque notre ami néerlandais a un peu de mal avec la langue basque et avec l'Histoire de la Vasconie, nous pouvons lui proposer une excellente biographie et, dans l'immédiat, une traduction de cette phrase de 6 mots : "Philippe, j'ai besoin d'un drapeau de Gascogne"
Bon, on ne va pas en faire un gouda.
Auteur : Philippe Lartigue
08/10/12
Petite faute d'orthographe, pardon. "Pentsatzen dut Gasconha.com-ak..."
Ensuite, et ce sera ma dernière intervention au sujet du basque, comme ce fut ma dernière sur le gascon et l'occitan à la mi septembre. J'ai dit que je ne voulais plus me mettre en colère. Les basques ne sont pas responsables de la débâcle gasconne alors, quand certains d'entre eux nous tendent la main, on essaie de ne pas leur cracher au visage avec des réflexions à la con. Nul, nul et archi nul. Méprisable en fait.
Et puis que les Néerlandais s'occupent de leurs moulins, de leurs tulipes et ne viennent pas nous faire chier en Vasconie.
Auteur : Philippe Lartigue
08/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com-ak... Ah oui, Halip, l'ergatif ! C'est totalement étrange, et très difficile à assimiler pour nous : devant un verbe transifif (qui a un complément d'objet), le sujet prend la terminaison -ak ou -ek au pluriel.
Ne pas confondre avec le pluriel qui se fait en -ak, sauf justement à l'ergatif.
En même temps, quand on le sait, c'est un pan logique de la langue qu'on découvre.

Comme je l'ai répondu en néerlandais (hé hé), je pense qu'un peu de basque a sa place sur Gasconha.com. Une place symbolique, presque honorifique, amicale aussi pour nos voisins et cousins basques.

Si on était sur un site picard, on pourrait peut-être, dans le même esprit, ouvrir la porte au néerlandais, qui a quelque chose à voir avec le substrat du picard, comme le basque a quelque chose à voir avec le substrat du gascon.
Nous n'avons pas à faire comme "Sud-Ouest" qui, sauf erreur, exclut les commentaires de forum qui sont en basque ou en gascon, pour des motifs peut-être partiellement admissibles (difficulté pour la modération...).
D'ailleurs, un long texte en basque sur Gasconha.com pourrait poser problème puisque le modérateur ne pourrait pas bien jauger le contenu.
Mais on avisera si le problème se pose un jour.

De plus, beaucoup d'entre nous, sur Gasconha.com, avons un tropisme lingüistique (en d'autres mots, nous aimons apprendre les langues, et nous sommes souvent venus à la Gascogne par le gascon).
Ce tropisme peut être embarrassant, s'il nous isole de (ou rebute) ceux qui viendraient à la Gascogne par d'autres canaux.
Mès rai, qu'èm çò qui èm...
[Tederic M.]
Le Basque Gaskoniako et l'Ukrainien Stepan ont au moins un point commun, dans le futur. Félicitations.
Auteur : Dr Biagraà
08/10/12

Réponse de Gasconha.com :
N'èi pas captat arren. Que'm manca ua clau.
[Eth moderator]
D'ordinaire les Néerlandais sont très ouverts sur les langues, et quand ils sont Flamands ils apprécient à sa juste valeur l'usage des langues ethniques, dans une esprit européen bien différent de celui des Fransquillons...
Auteur : Javière
08/10/12
Ah... qu'èi comprés un chic (pas "Stepan" - ajudatz-me) !
Que'm cau lo temps... bandera... lo relevatge...

Cela me rappelle un message e-mail qui était décoré de piments sulfureux par le logiciel de messagerie, parce qu'il parlait des "bandas".
Auteur : Tederic M.
08/10/12
Stepan Andriïovic' Bandera, 1909-1959.
Auteur : gaconh-aquò
09/10/12
nederlands inconnue...
Pardon ne parlant pas le batave...difficile de ce faire une opinion de la réponse batave au devis basque pourrait on avoir une traduction si possible...
bon dia
Auteur : miqueu
09/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Je tente une traduction (mais je ne comprends pas "op een plek waarvan"):
Monsieur Urtzi, je regrette beaucoup, mais nos langues ne sont pas comprises [op een plek waarvan] les deux langues sont le gascon et le français.
Utiliser de préférence l'une des deux.
[Eth moderator]
Ayant vécu aux Pays Bas et comprenant assez la langue, je confirme la traduction de notre polyglotte webmestre ("waarvan etc....un site dont les langues sont,etc...) :
aucun appel à la haine envers qui que ce soit (ce serait peu néerlandais) et en particulier pas des basques mais remarque de gros bon sens batave appuyée d'une démonstration par l'absurde (l'emploi du néerlandais) : utiliser sur un blog une langue qu'à peu près aucun des locuteurs effectifs ou potentiels du blog ne comprend, est une erreur.
J'ajoute que c'est même de nature à faire fuir lecteurs et contributeurs au fil du temps.
Bien sûr,si, commme c'était apparemment le cas, il s'agissait d'un message personnel, autant le convoyer par email ou autre adresse personnelle,non ?
Plus sérieusement et suite à la contribution de Tederic ci-dessus, je ne peux m'empêcher de craindre qu'un usage du basque sur ce site n'ait pour conséquence (lointaine ou pas) d'insinuer dans l'esprit des gasconhautes que la langue légitime des Gascons est le basque.
Bien sûr aujourd'hui, aucun Gascon ne croit cela (du moins je l'espère !) mais nous vivons dans un monde où une campagne d'opinion bien menée peut, en quelques années, faire croire n'importe quoi à un public trop malléable et sans repères (surtout au rythme d'amenuisement de la base de locuteurs et de Gascons "natifs").
C'est vrai qu'aujourd'hui le danger effectif serait du côté de l'occitan standardisé, légitimé par la profusion des croix de Toulouse un peu partout.
Mais je ne voudrais pas échanger demain ou après-demain, le défi de l'occtan standard et de la croix de Saint-Gilles pour celui du batua et du lauburu !

PS Halip :que m'engatgi personaument entà que cap de holandès puixqui invadir un parçan de Vasconia,sia Bascoat o Gasconha !
Auteur : Gérard S-G
09/10/12
Devant la dispute suscitée par ce gran de sau d'Urtzi, j'ai pensé que celui-ci avait peut-être été saisi depuis la partie "Gaskoi" de gasconha.com.
C'est bien le cas, je viens de le vérifier : il a été posté depuis http://gasconha.com//vielh/gaskoi_baneras.php.

Cette partie du site "Arriba Eskerra - Lo Gaskòi" était au début un site autonome créé par un jeune vascon nommé Loriaki. J'avais repris ce site qui avait pour but de jeter des ponts entre gascons et basques.
Je n'ai pas pu le développer autant que j'aurais voulu, je ne suis sans doute pas le mieux placé pour le faire, et j'ai donné la priorité à Gasconha.com, domaine également créé par Loriaki au départ (ceci dit pour la petite histoire).

J'ai voulu que "Arriba Eskerra - Lo Gaskòi" garde une présence (dans les faits un peu endormie) au sein de Gasconha.com.
C'est une partie du site où le basque est en principe (je dis bien "en principe") traité à égalité avec le gascon.
Il est donc normal que des grans de sau postés dans cette partie spécialement vasconne du site soient en basque, et notre ami Urtzi n'a pas commis de faute de goût ni de péché impérialiste.
Je ne sais plus si j'avais prévu au début le cantonnement des grans de sau de cet origine dans le même environnement vascon.
Mais la question ne me parait pas très grave.
Je le redis : si ce cas ce présentait souvent et nuisait réellement à la lisibilité de Gasconha.com et à sa cohérence, il faudrait peut-être fixer une règle, mais pour l'instant...

Je réponds aussi à Gérard S-G que l'application du principe qu'il propose pourrait nuire à terme à l'usage du gascon sur Gasconha.com : ne croyons pas que les gascons capables de lire un gran de sau en gascon soient si nombreux !
Mais je refuserai d'interdire le gascon pour cette raison.
Je vous rassure, je n'ai jusqu'à présent pas eu ce genre de demande, mais sait-on jamais ? Au fur et à mesure que Gasconha.com devient plus populaire...
Auteur : Tederic M.
09/10/12
Petite précision concernant l'ergatif, après une consonne le -ak devient -ek même au singulier, ce qui donne "Gasconha.com-ek".

adishatz
Auteur : Xuel
10/10/12
Bon, donc une sorte de coup d'épée dans l'eau, qui a le mérite de montrer qu'un site qui rayonne peut toujours être interrogé par des non-francophones.
Si je ne me trompe pas nous avons vu passer ici des questions en espagnol, en catalan, en basque et en occitan.
Ne regrettons pas la solidarité bien compréhensible des défenseurs des langues et des cultures en Europe. L'éditeur Yoran, de Fouesnant, est entré sur ce petit marché avec des dicos de franco-provençal, de frison, de gaélique d'Irlande, etc.
Le dictionnaire gascon-slovène fera un malheur, vous verrez (à cause des ours).
Pour le Chinois, à suivre.
Auteur : inconnu
10/10/12
Le débat est lancé mais je pense que l'on n'a pas à se poser la question trop longtemps si l'on doit laisser nos locuteurs échanger en gascon.

Personnellement je ne parle pas le gascon, je le lis enfin j'essaye soyons modeste et j'arrive à comprendre car c'est une musique que j'ai longtemps entendu petit (et cela ça reste).
Je suis un peu perdu quand certains changent la graphie, mais je m'adapte car pour moi c'est du pur bonheur.
C'est le seul site où l'on peut lire du gascon sur des sujets divers et variés où chacun peut s'exprimer même si parfois ça dérape !! (les insultes en gascon c'est pas mal non plus !!) et je reste persuadé que pour tout internaute arrivant sur le site et par conséquent intéressé par la Gascogne, c'est une nécessité de pouvoir lire du gascon.
Faut pas non plus les extrêmes où tout est écrit en gascon mais cela n'arrivera pas car ce n'est pas le but de chacun d'entre nous qui intervenons sur le site car les idées doivent circuler si nous voulons avancer et parler de la Gascogne.
Maintenant quand un argentin demande des renseignements généalogiques en espagnol depuis les Amériques, cela ne choque personne, donc un basque qui demande un drapeau gascon en basque pourquoi serait-on choqué ?
Néerlandais Espagnol anglais allemand basque et pourquoi pas breton corse ..., le point positif c'est que gasconha.com et par conséquent la Gascogne a tout à gagner d'être international.
Auteur : Tédéric D
11/10/12
Une langue n'a pour seul but la communication, au delà des propriétés sentimentales que l'on peut lui prêter.

Si un néerlandophone ou un bascophone souhaitent parler de la Gascogne dans leur langue, et qu'ils trouvent des interlocuteurs, why not ? Le seul souci sera celui du webmaster : quid de ma bande passante ?

Pour le reste, je pense qu'il est important de populariser la Gascogne auprès des Basques, dès lors, il est indépassable d'utiliser le basque.
Moi je n'y connais rien en basque, mais que ceux qui connaissent servent de pont. Avec les pays néerlandophones, bof ...
Auteur : Vincent P.
11/10/12

Réponse de Gasconha.com :
Nu, geen nederlands meer !-)
Le néerlandais ouvre sur toutes les langues environnantes : bas-allemand ('Platt'), allemand central, anglais...
Terroir favorable à la connaissance et à la pratique des langues.
Les peuples européens sans Etat doivent beaucoup aux Néerlandais, spécialement aux Flamands, très actifs depuis longtemps dans les organisations de défense des langues moins répandues, y compris dans le domaine du droit des communautés.

À ce propos : les oppositions Europe du Sud / du Nord ou de l'Est / de l'Ouest seraient beaucoup moins pertinentes si elles n'étaient entretenues par les barrières mentales hexagoniques et de solides préjugés (et clichés).
En plus, Arc alpin, Lotharingie, continuum occitano-catalan, Nord-Ouest atlantique, Vasconie, ont le malheur de ne pas obéir aux frontières.
Nous pourrions trouver dans les autres régions d'Europe des exemples de résistance identitaire.
Pour briser la dépendance mentale, essayons donc de sortir de l'Hexagone et de son enfermement langagier.
Découvrons le confédéralisme helvétique, les chorales des Pays Baltes, les cultures populaires vivantes ou renaissantes de l'Est, dont les fondements sont proches des nôtres, dans d'autres langues certes et sous d'autre climats. Qui dit qu'eux aussi n'ont pas envie d'en apprendre sur la Gascogne, et n'en ont pas besoin ?
Tout ce dont on ne nous parle jamais dans ce pays et qui nous donnera la distance nécessaire pour évaluer notre propre situation.

Une présentation multilingue de la Gascogne ne serait pas inutile (vous me direz qu'il y a Wikipedia, certes, mais home made / a noste c'est mieux).
Auteur : Marc
11/10/12
Devis de vielhs a la maison de retrèita de Sòs
Anèit qu'estoi bien content d'aténer la mia mair, qui èra a la gimnastica.
Pas solament pr'amor qu'avè acceptat d'i anar (aquò qu'èra dejà marvelhos !), mès pr'amor qu'atau poscoi escotar pendent tres quarts d'òra tres òmis qui devisavan "naturalament" en gascon.
Qu'èri juste au dessus d'eths, com s'estossen a costat.

Tròçs deu devis :
- Que soi mau partit... que perdi lo cap... lo men cicle qu'ei hèit...
[pas trop gaujos, aqueste... que comprengoi qu'èra lo resident de la maison de retrèita, e que los dus autes e'u visitavan (l'un qu'èra lo frair capdèth)]

- La soa hemna... ("la sou hènne")...

- Quin atge a ? ("Kin adjà")

- Qu'ei hèra gentil ("k'é hère jenti"), serviciau...

- O, aqueth, qu'ei un malin ! ("malïn")

- Aquiu tè que i a sòus ("Akïou tè que j'a sos") [ils ont du fric, là]

- E la ... de ... ei morta ? Oc, i a longtemps ("j a lountéms") [notatz lo "j" - mès soi pas mei segur qu'èra aci]

- Diu... tots que'n parlan, mès l'èi pas jamei vist ("Dïou... touts que'n parlen, mès l'è pas jamei bis")

- ...gahar la malaudia de Lyme ("gahà la malaoudïe de Laïm")... las ticas...

- I a dètz ans que caci dab tu...

- Adara, vas caçar tot sol ("Adare, bas cassà tout soul") [lo praube, qu'ei lo resident, e qu'ei dens un fautulh a roletas...]

- palomèra ("paloumère")... palomèra... palomèra... [N'i a qui disen que la caça a la paloma ei miaçada, mès ne'n èi pas jamei vistas autant deu costat de Rehaut e de Sòs ! mès aquestes tres vielhs - pas tant vielh qu'aquò, totun, lo capdèth - qu'èran deu costat de La Bastida d'Armanhac, Sent Justin, Gavarret...]

- Tot que va bien... i a pas que lo relevatge qui va pas... que vau anar véser lo... ("Tout qué ba bién... i a pas que lo réléwadye qui ba pas... que baou anà bése lou...")

- ...viagrà...
Auteur : Tederic M.
03/10/12
Afficher Devis de vielhs a la maison de retrèita de Sòs en particulier, et peut-être donner votre avis...

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