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Dosba et Lahary
Bonjour,
Etant passionnée d'histoire et faisant des recherches généalogiques sur mes ancêtres gascons, je suis tombée sur deux noms dont la signification exacte m'est inconnue.
Il s'agit des noms Dosba et Lahary.
Dans la rubrique des noms, il est indiqué que Lahary est un nom gascon, mais certaines personnes me disent qu'il s'agirait plutôt d'un nom basque, qu'en pensez-vous ?
Quant à l'origine du nom Dosba, je n'ai absolument rien trouvé qui puisse m'éclairer.
Merci d'avance pour vos réponses !
Auteur : Alice R.
17/08/12
Afficher Dosba et Lahary en particulier, et peut-être donner votre avis...
Lahary est un patronyme gascon localisé dans les Landes qui signifie "originaire de Laharie", ancienne paroisse, aujourd'hui hameau d'Onesse-et-Laharie.

Il est néanmoins probable que Laharie soit un toponyme basque passé par le moule de la romanisation.
La première attestation est en effet "castrum de la Farune".
Je renvoie à l'analyse sur Gasconha.com :
http://gasconha.com/spip.php?page=loc&id_loc=6760
Auteur : Vincent P.
18/08/12
Dosba est très étrange. Ce patronyme est concentré en Maremne depuis au moins le 18ème siècle.

Je ne vois pas quelle racine gasconne pourrait expliquer ce nom ...
On sait que le parler gascon de l'Ouest atlantique a tendance à faire sauter la voyelle atone.
Nous sommes dans une région qui maintient le n final, la seule possibilité pour un a final, qui semble tonique, c'est un r amuï.

On doit pouvoir voir le nom de la sorte déjà : d'Osba, avec de accolé qui indique l'origine.

Je ne parviens pas cependant à expliquer *osba via le gascon.
J'ai une hypothèse qui vaut ce qu'elle vaut, je m'efforcerai de fouiller plus en profondeur. Je pressens un patronyme basque déformé par le gascon. J'ai pensé d'abord à quelque chose comme "de Ozeba" qui semble attesté mais la gasconnisation aurait été Doussebe/Dossebe.

J'ai réfléchi et j'ai pensé au patronyme Oxibar ("vallée du loup").
D'Oxibar peut très bien en gascon noir se réduire à Dosba : accent tonique en finale, donc le i atone tombe. En gascon de l'Ouest, la vibrante finale, même double (c'est le cas ici) tombe.

Ce n'est qu'une vague hypothèse, mais elle concorde avec l'existence de patronymes basques gasconnisés dans cette région des Landes (le plus connu étant Cabarrus).
Je préfèrerais quand même une explication par le gascon.
Auteur : Vincent P.
18/08/12
Sinon, il existait à Tosse le patronyme Dussaubat, qui devait se prononcer [dousaw'bat]. Une vilaine déformation par le français ?
Auteur : Vincent P.
18/08/12
Pour Dussaubat c'est possible, mes ancêtres viennent principalement de Soustons et de Seignosse donc ça pourrait être logique.
Ceci dit je retiens aussi l'hypothèse d'un patronyme basque gasconnisé.
Pour Lahary, je pressentais bien que ce nom était plus gascon que basque (même si je n'y connais pas grand chose).
En tout cas merci beaucoup pour les réponses, ça m'aide !
Auteur : Alice R.
19/08/12
La calandreta de Barsac recherche un enseignant d'occitan de toute urgence.
http://www.vallee-du-ciron.com/Documents/Nouvelles/DocumentsLies/353c.pdf

Vu le CV demandé, je suppose que le gascon n'est pas obligatoire.
Auteur : Vincent.P
09/08/12
Afficher La calandreta de Barsac recherche un enseignant d'occitan de toute urgence. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Niveau A2 !! Mais c'est à peine le niveau de la plupart des occitanistes en gascon ça ma bonne dame !!
Mais pour Calandreta c'est la norme et ça devrait suffire. Nuls ils sont, nuls ils resteront ces pauvres occitanistes. On ne parle même pas de méchants occitanistes Monsieur Trobat, on parle simplement de gens qui ne savent pas parler le gascon et qui ont l'outrecuidance de vouloir l'enseigner.
Mais vous ça ne vous choque pas, pourvu que ça ait l'étiquette occitan.
Depuis Michel Audiard on sait que les cons osent tout et que c'est même à ça qu'on les Nous avons hâte d'entendre l'infâme gloubiboulga qui sera enseigné à Barsac. Je pense qu'il vaut mieux rien que cette merde en perspective. Vous avez raison, ils ne vont pas les manger, ils vont faire pire que ça, ils vont les décérébrer et les dégasconniser en les occitanisant.
Auteur : inconnu
00/00/00
hélas
Auteur : Gaby
09/08/12
Barsac est en Gascogne, l'occitan y sera donc enseigné dans sa variante dialectale GASCONE, n'en déplaise aux ....... qui nous rebattent les oreilles avec la théorie de la langue de substitution (les méchants occitanistes, aux ordres des immondes toulousains, enseigneraient le languedocien aux petits gascons, et peut-être mangent-ils un ou deux enfants en prime...).
En revanche on peut s'interroger sur le niveau de langue requis : A2 ce n'est pas lerche pour de l'enseignement immersif.
A titre de comparaison, pour enseigner en section bilingue dans le public le niveau B2 est requis...
Auteur : ltrobat
13/08/12
Ce ne sera certainement pas le gascon des Graves en tout cas. Du néo-béarnais de l'UPPA probablement.

Il faut se poser la question aussi de savoir si dans l'urgence, face à un très bon candidat languedocien, l'école aura le courage de refuser.

Et qu'on ne me dise pas que les enseignants de toute façon savent parler tous les dialectes.
Auteur : Vincent P.
13/08/12
Oui, du néo-béarnais sans QUE énonciatif par exemple. Ce sera du light genre "Cèu/cèl mon marit !".
Le truc qui est enseigné à la fac et n'est absolument pas du gascon. Mais soyons d'avance persuadés qu'il ne sera exigé aucun niveau minimum de compétence linguistique. Pauvres drolles de Barsac-en-Occitanie !!
Le seul truc positif de Calandreta c'est la pédagogie, ce pourquoi les parents choisissent cette voie. La langue, ils n'en ont rien à foutre.
Alors, si on enseigne du languedocien à leurs enfants, ils n'y verront que du feu. Amen.
Auteur : inconnu
15/08/12
L'urgence n'est pas bonne conseillère.
Auteur : inconnu
15/08/12
Allez donc voir ce que signifie le niveau A2. Il s'agit du niveau "intermédiaire ou de survie".
Lisez attentivement ce qu'est ce niveau A2 et vous me direz, M. Trobat si les occitanistes de Calandreta sont des gens sérieux.
Mais dans la gêne il n'y a pas de plaisir et le ridicule ne tue pas, nous le savons bien.
Vous, en tant qu'occitaniste, vous trouverez cela normal puisque c'est labellisé "occitan".
Ce qui me dépasse totalement, c'est le degré de mauvaise foi dogmatique qu'il faut pour continuer à s'enthousiasmer avec l'occitanisme.
Donnez-moi votre recette M. Trobat, je suis un peu déprimé en ce moment.
Auteur : inconnu
15/08/12
Les enseignants savent parler le dialecte du lieu où ils enseignent.
Et si tu parles réellement le béarnais, ce dont je doute, je te suggère de rencontrer la directrice de la Calandreta Pauline, languedocienne d'origine, pour vérifier qu'elle parle le béarnais. Et qui sait, elle aurait peut-être des choses à t'apprendre ?
Le néo-béarnais ? Qu'ei aquo ?
Auteur : ltrobat
15/08/12
Il n'y aurait aucun motif d'inquiétude pour le gascon en Béarn si les Béarnais avaient mes connaissances de la langue locale, haha.

"Les enseignants savent parler le dialecte du lieu où ils enseignent."
Et oui, parce qu'ils auront lu avant d'être embauché, "Le gascon de Barsac" par l'abbé Escaudey, mis en graphie alibertine par l'IEO33 dans les années 90, sans oublier l'indispensable dictionnaire français-gascon (Graves) de Paul Hicaubert.

Et puis, si ça ne suffit pas, pas de problème, il suffit d'aller faire des enquêtes linguistiques auprès des milliers de locuteurs de gascon de Barsac, à la sortie des classes à 17h.
Auteur : Vincent P.
15/08/12
@ soldat inconnu :
J'ai dit moi-même que le niveau A2 était plus que léger pour enseigner, on est bien d'accord.
Cela dit si vous fréquentiez les occitanistes béarnais, vous sauriez que nombre d'entre eux ont des compétences linguistiques nettement supérieures à cela.
Mais j'imagine que chez vous, à l'IBG, vous êtes tous des pointures du point de vue de la langue et que vous l'avez tous transmise à vos enfants...

Vincent, tu me fatigues avec des déclarations à l'emporte-pièce sur des choses dont tu ne sais rien. Alors s'il te plait, va pousser la porte de quelques calandretas en Béarn pour voir quel est le niveau de langue des enseignants et on en rediscutera après, mais après seulement...
Auteur : ltrobat
16/08/12
Où ai-je parlé du niveau des enseignants de calandretas en Béarn ?
Je n'ai fait que moquer l'éventualité que l'enseignant qui sera recruté puisse se familiariser avec la langue des environs de Barsac.

En plus, je m'en fous qu'on enseigne le gascon des Graves à des gamins qui de toute façon ne sont pas autochtones (Barsac, c'est presque déjà la banlieue pavillonnaire bordelaise) et ne sont mis dans ces écoles que pour la pédagogie appliquée.
Au pire, c'est mieux dès à présent de favoriser l'émergence d'un standard gascon, même si je ne le trouve pas assez typé.

Pour ce qui est du niveau de langue des enseignants en calandreta, j'accepte bien aisément qu'il soit bon, d'ailleurs il suffit d'écouter Radio Païs pour constater combien cette langue est mélodieuse.
"Qu'etsssss susssssseeeeeeuh Radiou Païïïïsssss"
Auteur : Vincent P.
16/08/12
vergonhos !
En tant qu'ancian regent de l'escòla aqui citada, vos convidi a venir véder un chic çò que s'i passa, dens aqueras escòlas qu'escompissatz tant gaujosament, shens ne sàber arren. sénher Inconnu, en dus ans de tribalh a la Calandreta de Siron, pas jamei audiri a parlar de vos, de vòsta coneishéncia lenguistica e de vòstas capacitats pedagogicas. de tot biais, sénher Inconnu -l'insulta, es curios, es tostemps anonima, e los defensors deu gascon blos parlan tostemps francés-, de çò que s'i passa vertadeirament, vos en trufatz bèth drin, l'important es de hèser tot lo brut que pusquitz per lutar contre lo desvelopament d'aquera lenga que n'atz pas sabut transméter e hèser viver. coneissem la canta que repicatz, dempus lo temps. es mei aisit d'escupir sus calandreta que de's hicar a l'òbra... raperi totun au monde que si lo bouste poulit patoues es dens la situacion qu'es, e si digun parla pas mei barsaqués a barsac, es pas briga pr'amor de calandreta, sinon d'aqueths locutors eroics que mei s'estimèren francimandejar dab los dròlles, dab grand coratge, e d'aqueths saberuts anonimes que corren l'internet, mès que vedem pas jamei au moment de hèser viver la lenga, de l'emplegar o de demandar per era un estatut vertadèir.
Auteur : lo regent
16/08/12
Bravò ex-regent. Se me sovèni bien, 'quò'ra vos que lugissèvatz lo tèxte de Bellòc a la darrèira dictada occitana : n'i avèva ren a rediser per la prononciacion :D

Mès solide que lo gascon ensenhat a Barsac n'es gaire barsaqués. çò que m'estona, Vincent, es que los ipèr-gasconistes coma tu vòlen tornar a una lenga pura, calcada.... suus paròlis mèi conservators, donc mèi meridionaus. Donc te planhis pas que se parli biarnés a Barsac !!

Una infò per tots : en nòrd Gasconha, preu moment, am un excellent dicò de gascon, lo de Yolande VIDAL.
Auteur : Gaby "Sarmonèir"
17/08/12
lo gascon ensenhat a Barsac es gaire barsaqués, aquò's possible.
mès la tòca èra totun de transméter una lenga deu parçan, conjugasons en -iss e pas en -eish, subjonctius en -i, lo huc e pas lo huec (e encara mensh lo fiòc, solide !), pas o pauc d'enonciatius, la carunha, la pluja, la nèit, la palomèira e pas la caronha, la ploja, la nuèit, la palomèra... après, podem pas tanpauc ultra-localizar la lenga qu'ensenham aus còishes, que l'objectiu es totun que's pusquin comprénder dab l'exterior, pas solament dab los tres papets que parlan encara patoes dens lo parçan (susquetot qu'aqueths, hecim çò que hecim, trobaràn tostemps quauquarren que va pas "nousautres, om ditz pas la cadèire, om ditz la tchèise, d'alhurs om ditz pas non pus la came om ditz la jambe")...
Auteur : lo regent
18/08/12
C'est possible ou c'est vrai que le gascon enseigné n'était pas très local  ?

De toute façon, c'est la grande mode des locuteurs d'occitan, le mélange informe de tout, hier j'écoutais sur Radio Païs un locuteur, je crois connaître un peu les grandes zones dialectales gasconnes, alors il nous pondait du h gascon, des "aqueth", des "que" énonciatifs, mais l'article féminin était immuablement "una" (un Bordelais ?), puis il enchaîne sur du "falia pas". C'est quoi cette langue ?

Je suis partisan pour ma part, s'il faut acter la mort des dialectes, d'un standard hyper-gascon typé.
Puis, quand nous acterons la mort de la langue en elle-même, il faudra défendre l'accent du Sud-Ouest. Et dans deux ans, quand on se rendra compte que la France du Sud-Ouest jappe le titi parisien, je ne sais pas ce qu'on fera.

Quant au mépris des locuteurs naturels de Barsac dans le message précédent, no comment.
Auteur : Vincent P.
18/08/12
En tout cas si la langue doit mourir, je me demande bien ce que tu auras fait pour la défendre et la transmettre, hormis critiquer les initiatives que prennent les autres.
Alors oui, je serais ravi de voir les anti-occitanistes qui postent sur ce forum créer des radios et des écoles pour nous montrer ce qu'est le "vrai" gascon au lieu de perdre leur temps à critiquer ce qui se fait en dehors d'eux.
Comme disait l'autre, la critique est facile mais l'art est difficile...
Auteur : ltrobat
18/08/12

Réponse de Gasconha.com :
Ce sont nos parents, grands parents, arrière grands parents... qui pouvaient transmettre la langue comme il faut, quand ils la possédaient.
Ils le pouvaient aussi parce que les locuteurs étaient encore assez nombreux pour que l'enfant trouve normal d'apprendre et de parler cette langue.
Nous, nous arrivons après la bataille et ne pouvons transmettre que les bribes que nous avons réussi à rassembler. C'est ce que fait Gasconha.com.

Donc pas de culpabilisation svp !
Quand j'interrogeais ma grand-mère sur comment elle disait telle ou telle chose en "patois", quand elle me répondait par un francisme, que je savais flagrant, je ne me suis jamais permis de lui dire qu'elle se trompait.
Le basque des locuteurs naturels est plein de francismes de la sorte, hier à Isturitz, j'ai même lu sur un panneau "afixaze" pour "affichage", qu'on aille leur dire qu'ils parlent mal le basque ... Et c'est pas pire que le "pantaila" du batua !

Hier pareillement, j'ai été secouru par des paysans bascophones en Soule (j'ai raté ma marche arrière en bagnole à Oyhercq, je me suis coincé sur une murette d'un fronton) : ils parlaient basque entre eux, une belle langue à l'oreille (j'adorais leurs h aspirés), mais pour dire "marche arrière", ils disaient "marxarrierë" (je ne comprenais rien sauf leurs francismes). Ils parlaient mal le basque ?
Auteur : Vincent P.
18/08/12
Je ne peux pas la transmettre, parce que ce n'est pas ma langue maternelle (donc déjà, ce ne pourra jamais être qu'une reconstruction artificielle), et parce que je ne suis pas père ou enseignant, que je n'ai donc personne à qui transmettre, ou que ce n'est pas mon métier.

Je peux m'évertuer à faire aimer le gascon, à sensibiliser les gens à ses sonorités, à expliquer les lieux-dits aux gens qui me le demandent souvent ("ça veut dire quoi ce nom de village ?" Bon, dire que c'est un fundum latin, ça parle pas beaucoup aux gens).

On m'accuse de vouloir un vrai gascon.
Je sais ce que c'est, je l'ai entendu toute mon enfance. Je ne peux pas le parler, au pire m'en inspirer.
Je ne sais pas d'ailleurs si cette langue existe encore, même dans la bouche des derniers locuteurs naturels.
Car le problème, cela n'a jamais été les francismes lexicaux, toujours bien adaptés aux phonèmes de la langue, mais bien plus la dégénérescence de la prosodie, la francisation phonétique et l'abâtardissement de la grammaire.
Sur ce dernier point, il n'y a rien à faire car nous n'avons pas à notre disposition une grammaire digne de ce nom sauf l'ouvrage introuvable de Bouzet.
Nous sommes condamnés à calquer le français. Ou lire les grands auteurs type Camelat pour nous en inspirer.
Lire un roman pour me familiariser avec la grammaire, c'est au dessus de mes forces, et puis la fac sert à ça, à former les étudiants qui pondront les grammaires du gascon.

Pour ce qui est de la prononciation, une fois que le r roulé s'est perdu, c'est très difficile de le faire réapprendre.
On a le truc ou on l'a pas. J'ai entendu toute mon enfance ma grand-mère rouler les r, cela a probablement joué dans ma capacité à articuler ce son.
Pour ce qui est des assimilations phonétiques, la graphie alibertine n'aide franchement pas, il y a une vraie tendance à ne plus élider certaines consonnes finales, car absence de référent oral de qualité.
C'est surtout un problème en languedocien (écrire "dels vailets" ce qui se prononce "di baylétss" me semble de la folie, je ne parle même pas de ce pauvre limousin).

Pour ce qui est de la prosodie, là aussi c'est mort, il faudrait de toute urgence enregistrer les derniers locuteurs potables.
Mais le problème sera ce que j'appelle la jurisprudence "Tisseoc" : les néo-locuteurs trouveront que cela fait trop paysan !
Sur Toulouse, ils ont obtenu que des annonces du métro dans un accent sud-languedocien parfait soient remplacées par du francitan ...

Dans tous les cas, il n'y a plus rien à faire d'un point de vue de la renaissance linguistique, politiquement j'entends.
Le gascon ne peut plus être une arme de résistance intellectuelle, juste un objet du patrimoine.
Que ceux qui veulent l'exaltation de l'Histoire en marche apprennent le basque. Les autres peuvent mobiliser leur énergie à défendre les autres facettes de l'identité régionale.
Auteur : Vincent P.
18/08/12
Vincent, est-ce que tu n'as pas fait exprès de rater ta marche arrière pour établir le contact avec ces paysans soulétins ?
Comme le géographe Deffontaines faisait semblant de crever à vélo pour établir le contact avec les paysans de Moyenne Garonne...
Moi, je n'ai hélas pas besoin de simuler les crevaisons !-)
Auteur : Tederic M.
18/08/12
En général, je prétexte m'être perdu, je demande la route de la ville la plus proche, et j'enchaine assez vite sur "e parlat patouéss ?". Plus difficile de prendre en photo ...
Auteur : Vincent P.
19/08/12
Je ne suis pas d'accord, quand quelqu'un comme Vincent critique les initiatives prises par le milieu occitaniste (écoles immersives, radios, etc...) en leur reprochant de tuer le "vrai" gascon (relire sa prose) on peut légitimement lui demander ce qu'il fait, lui, pour défendre sa langue et sa culture. Et lui demander de créer les médias et les écoles où on parlera la vraie langue.

S'abriter derrière "ce n'est pas ma langue maternelle" (où on retrouve "le gascon on le parle ou on le parle pas" c'est quasiment génétique) est un faux-fuyant...
Auteur : ltrobat
19/08/12
Je ne leur reproche pas de tuer le "vrai" gascon, il est mort avant. Par contre, j'ai tendance à penser que cela ne sert pas à grand chose de sauver une novlang qui n'est vraiment qu'un lointain cousin de la langue qui se parlait avant.

De toute façon, la seule question que je pose n'est jamais que : "à quoi bon ?".
Je me demande parfois pour quelle raison les occitanistes apprennent l'occitan.
Par patriotisme ? Pour s'occuper en attendant la mort comme nous tous ? Je ne sais pas, ça me dépasse.
Et ce qui me dépasse le plus en fait, c'est la totale dichotomie qui est faite entre la langue et toutes les autres facettes de la culture locale.
J'ai l'impression d'avoir des religieux qui prêtent à la langue des pouvoirs surnaturels, du surmoi nietzschéen.

Parler une langue qui ne correspond plus à une entité administrative, à une ethnie ou à une culture, je n'en vois pas l'intérêt.
L'amour de la langue, de cette langue ? Sans civilisation derrière ?
Ils en inventent bien une, dite occitane, les pires poncifs de la France méridionale.
C'est du virtuel total, complètement déconnecté des réalités contemporaines. L'occitan a été soldé en 1945.
Auteur : Vincent.P
19/08/12
J'ai aussi un problème avec cette histoire de transmission, ce devoir transcendantal qui s'impose au pauvre locuteur, même néo-locuteur.

On ne transmet pas tout à ses enfants. On transmet ce qu'on veut, ce qu'on juge utile. On transmet ce qu'on peut  : un enfant est partagé avec un conjoint, les deux parents sont cotitulaires de l'éducation de l'enfant. Pourquoi un Gascon, féru de culture locale, transmettrait-il à son gosse né à Paris, de mère bretonne, qui vivra toute sa vie d'ailleurs à Paris, une modalité linguistique dont il n'aura aucun usage  ?

Et puis la transmission, ce n'est pas que la langue. Je ne vois pas les occitanistes s'indigner de la cessation de la transmission du patrimoine immobilier par exemple.
Dans ma famille maternelle, nous habitons la même maison depuis 2 siècles, je connaîtrai probablement ce moment que je redoute depuis toujours où il faudra vendre pour des raisons économiques, légales, ... Est-ce que ce n'est pas aussi douloureux que la perte d'une langue  ?

Il faudra un jour que les occitanistes sortent de leur tropisme linguistique ...
Auteur : Vincent P.
19/08/12
Il faut chercher et transmettre l'histoire de nos maisons.
Cela devrait s'inscrire dans les travaux et les logiciels généalogiques, surtout en Gascogne où la maison a eu une importance spéciale.
Concrètement, il faudrait que les logiciels de généalogie reconnaissent une entité "maison" assortie d'un identifiant unique.
Je ne sais pas si c'est facile, ou si c'est une révolution logicielle...
Par une recherche "maison" sur les bases de données généalogiques, on pourrait alors retrouver leur histoire (en tout cas des traces de leur existence, les noms de leurs mèstes é daunes et autres habitants (les cadets...), les différents noms ou formes du nom des maisons...).
Je lance la bouteille à la mer aux généalogistes, dont je ne suis pas.

Ensuite, aux historiens de s'emparer de tout ça.
On verrait par exemple les différents modes d'héritage selon les lieux (droit d'ainesse etc.).

On verrait aussi par contraste, mais on s'en doute, l'ampleur du chambardement actuel : en deux ou trois décennies, je suppose que la plupart des maisons existantes ont changé de main par vente à des étrangers, hors héritage.
Donc, marchandisation, perte de mémoire...

Gasconha.com a déjà naturellement une inclination à diffuser l'histoire des maisons.
Je pense par exemple à la maison Malichecq, carrément transplantée et muséifiée, elle...
Je vois qu'une maison emblématique comme la Maison Baoure ne semble pas avoir d'histoire accessible sur le web. C'est le genre d'anomalie qui devrait aussi disparaitre.

Enfin, si nous avons la chance d'hériter d'une maison, tentons de la garder, ou au moins d'en transmettre l'histoire aux acquéreurs !
Auteur : Tederic M.
20/08/12
De l'excellent témoignage de l'"ex-régent de Barsac" je retiens qu'il y -il y avait en tout cas- moyen d'y parler et d'y enseigner un gascon de très bonne facture, du nord-gascon pas hyperlocalisé.
La question est de savoir si les normes des calendretes actuelles (et au delà la situation de la formation donnée aux futurs enseignants) permettent de pérenniser cette qualité : le niveau A2 mentionné rend dubitatif à ce sujet pour le moins
; qu'en dit notre ami "ex regent" ?

Pour les réflexions amères qu'en tire Vincent, s'il a raison, il n'y a plus qu'à tirer l'échelle radicalement et à aller s'installer en Californie ou n'importe où ailleurs qu'en Gascogne.
Mais je crois au contraire que la langue est durablement attachée à notre ethnie et à notre culture, que celles-ci, formidablement secouées certes, n'ont pas disparu corps et bien.
Je crois aussi qu'en effet nous ne parlerons plus jamais comme nos aieux d'hier (tant mieux, à lire les témoignages croisés de l'"ex regent" et de VP : ça patoisait ferme, ultimement !) ni même d'avant-hier.
C'est du reste pareil dans toutes les langues : il y a eu de tels changements sociologiques ces 50 ou 100 dernières années (en gros) que le français, par exemple, mais aussi l'anglais ou l'allemenad, ne sont plus du tout parlés par les jeunes générations comme du temps de leurs grands ou arrière -grands parents.
Les mots, la musique, parfois la syntaxe même, ont bougé et beaucoup, pour le meilleur parfois, pour le pire souvent mais c'est ainsi...

Aco rai ! Parlar gascon que dona taben bonur : cada cop qu'at hèi, dab personas pas mèi locutors naturaus que jo, qu'en héi l'esperiencia.
Bonur d'audir tabé : au ser deu 15 d'agost, que'm passejavi per las carreras deu vilatge de Port de Lana peu dusau e darrer jorn de la "Hesta deus brocs" (los brocanturs, pas las plantas qui hissan) e tot d'un cop qu'enteni parlar a vutz hauta (habitualament quan s'audeix parlar gascon en public, qu'es a vutz baixa com si la gent avossi honta de's deixar audir) un gascon deus mielhers, parlar un chic negue, la gent que semblava parlar de Sostons).
N'ei pas podut m'empachar de donar un leuger còp amistos sus l'espatla d'un deus tres locutors dab un arriser autanleu bravament tornat e d'us diser lo gai que'm haseva d'audir parlar gascon atau !
C'est sans doute ( très ) naif mais il y a des moments où on a le sentiment qu'il s'en faudrait de peu ...
Auteur : Gérard S-G
20/08/12
Ua question que seré de pausar : quau atge avèn aqueth monde, qu'èran vielhs, joens, o enter los dus ? !
Qu'atz arrason, que's cau patacar, e contunhar de parlar gascon, quitament se pòt paréisher absurde oei lo jorn !
Auteur : Castèths
21/08/12
A Casthèts :
non sèi pas trop,qu'es mauaisit de donar un atge : qu'éran dus omis e ua hemna, benlèu enter 55 e 65 ans ... N'èi pas pensat a'us demandar los papèrs d'identitat !
Auteur : GSG
21/08/12
C'est qui ce nase "inconnu" qui's permet d'escopir hens la topia ??? Los de la Calandreta de Siron -dont soi- me demandèn de tornar responsa en lenga nòsta :o) per lo pregar de véner participar au CA venider de la calandreta en Barçac.
Et ben non, ce sera plutôt un RDV sur le pré à 06h00 du mat, avec témoins, au sabre d'abordage ou au katana.
Mais comme apparemment c'est du jus de navet qui te coule dans les veines... dis-moi bel "inconnu" mérites-tu la corde pour te pendre ou bien sera-ce alors le seul émoi que le noeud coulant te provoquera, lorsque la question sera définitivement tranchée, ou serrée ?
Cf la légende de l'origine la mandragore.
Avèvi desbrembat a quau punt los debats èran estèrles, mei que mei dens l'anonimat
Auteur : Eric Astié, nòrd gascon, occitanista, rugbiejaire e pair de familha
17/09/12
Ensenhaira trobada, e suberbona, otra los lèds francofònes guardians de la gasconeria actitud.
Dusau responsa politicament corrècta aquesta sénher webmèste ?
Hesem beròi.
Auteur : Eric Astié
19/09/12
C'est qui l'inconnu anonyme ?
Auteur : Eric Astié
19/09/12
Censuré ?
Auteur : Eric Astié
20/09/12

Réponse de Gasconha.com :
Plait-il ?
Bazas : La Charrette des 4 saisons
Voici une petite boutique qui vous ramènera à la réalité des vrais commerces qui donnent plaisir à faire les courses.
Il s'agit de La Charrette des 4 saisons.
Loin de l'esprit grande-distribution, allez découvrir leurs produits frais, raffinés, les fruits et légumes.
Rappelez vous le plaisir que vous aviez d'aller dans ces épiceries avec vos grands parents. Ici, c'est cette odeur de bons produits que vous redécouvrirez.

L'adresse :
La charrette des 4 saisons
12 rue Fondespan, à Bazas (33)

http://charrettedes4saisons.free.fr
Auteur : Xavier
08/08/12
Afficher Bazas : La Charrette des 4 saisons en particulier, et peut-être donner votre avis...
A la recherche de prénoms landais
http://www.mamanandco.fr/forum/topic24278.html
Le bébé est né en 2009, mais le cas est intéressant.
Le papa est "pur landais" et "souhaiterait donner un prénom typique à notre bébé".

Au départ, seuls Jan (Ian) pour les garçons et Maylïs sont connus comme prénoms landais.

Quelqu'un donne le lien vers les prénoms de Gasconha.com.
Aliénor entre en lice au côté de Jade, Romane et Louane...
Auteur : Tederic M.
05/08/12
Afficher A la recherche de prénoms landais en particulier, et peut-être donner votre avis...
Romane, en "landais" (en fait en gascon), ça aurait été Arroumane !
Auteur : Tederic M.
05/08/12
Dans un monde idéal, à l'Etat civil, nous aurions des prénoms français, tandis qu'en passant en gascon, nous serions nommés de la variante dudit prénom. Les Basques font ainsi, parfois la version basque passe au français.

La recherche de prénoms landais par de jeunes couples est la preuve ultime que la transmission s'est complètement perdue.
Auteur : Vincent.P
06/08/12
Prénoms landais, on pourrait rajouter Quitterie...
sinon, des prénoms gascons il y en a !!
on en trouve dans les ancêtres et vieux registres, j'ai emprunté Saubade à une aïeule directe d'Anglet pour le donner à ma fille.
On peut également regarder tous nos villages en "saint-...", même si certains peuvent paraître bizarres...
J'ai trouvé pas mal de Girons dans les registres paroissiaux de Tartas, et je trouve très joli  ! !
Auteur : Christophe L.
06/08/12
Moi yen a pa compri gran caouse au paragrafe "Dans un monde idéal" de Vincent.P...
Auteur : Tederic M.
06/08/12
En français, je m'appelle Vincent, c'est ce que l'on peut lire sur ma carte d'identité.
En gascon, c'est Vicenç.

La forme française des prénoms que tout l'Occident partage, prévalait à l'Etat civil, mais la version gasconne était naturellement employée en passant au gascon.

Bref, je regrette la disparition de ces réflexes et je pense qu'avoir un prénom dans sa forme gascon de manière officielle à l'Etat civil, n'apporte pas grand chose en fait, car le plus intéressant reste ce passage d'une langue à l'autre ... qui n'a plus lieu pour cause.

Pour illustrer, quand je demande à ma grand-mère le prénom de son père, elle dit Vincent. La même question en gascon, elle dira "Vincenç" (ma grand-mère dit Vincenç et non Vicenç, assez curieusement).

Autre exemple : le philologue Luis Michelena est connu sous ce nom en espagnol. En basque il est immuablement Koldo Mitxelena. Je trouve que ces doubles traditions sont une richesse, mais il est impossible de nos jours de les ressusciter.

En tout état de cause, je trouve que l'on donne à l'Etat civil trop d'influence dans la vie de tout un chacun : la manière dont nous sommes enregistrés auprès de l'Etat n'implique pas que l'on puisse toute une vie avoir des noms au sens large distincts. Surnoms, diminutifs, ... qui font aussi corps que l'officiel administratif.
Les Gascons d'autrefois n'attendaient pas que l'Etat vienne dire comment ils s'appelaient.
Aussi, des parents soucieux d'ancrage régional peuvent donner la version française bien socialisée d'un prénom à l'Etat civil mais appeler toute sa vie ledit enfant de la variante gasconne (le tout en gascon serait le mieux mais c'est trop tard).
Auteur : Vincent.P
06/08/12
La guerre Landes-Gironde vue par Sud-Ouest
L'article confirme l'identification populaire aux départements.
Mais au moins deux des six commentaires du forum de l'article vont contre le cliché qui fonde l'article: "il est pas beau de s' arrêté qu'au bassin pour identifier une gironde belle est variée"...
Bien sûr, sur Gasconha, nous devons combattre ces frontières départementales qui cisaillent la Gascogne, et ici même le massif landais (dont environ la moitié est dans le département de Gironde).
Les défenseurs de la différence "landaise" (ils diraient peut-être "du 40") défendent confusément la ruralité contre la métropolisation et la rurbanisation.
Quelque part, le combat gascon pourrait les concerner.
Mais ils devraient s'apercevoir que la métropolisation et la rurbanisation touchent maintenant leur "40".

http://www.sudouest.fr/2012/07/23/ce-sont-les-landais-qui-en-parlent-le-mieux-776595-2918.php
Auteur : Tederic M.
26/07/12
Afficher La guerre Landes-Gironde vue par Sud-Ouest en particulier, et peut-être donner votre avis...
Entre Saint-Symphorien et Luxey, peu de différences peut-être, mais entre Saint-Symphorien et Tartas, c'est déjà plus pareil.

Je suis très circonspect sur l'idée d'une culture landaise homogène, je ne crois pas dans "la lande" comme espace mythifié sauvage du Verdon à Bayonne.
Le pin a homogénéisé les paysages mais pas les hommes, ou alors à la marge, via la sylviculture.
Je crois à la pertinence des petits pays landais : l'Albret reste très distinct du Marensin par exemple.
La lande médoquine n'a pas grand chose à voir avec le Marsan.

Arnaudin a ancré l'image de la "Gran'Lane" dans notre imaginaire mais le plateau landais ne peut pas se résumer à ça.
Pour ma part, je vois l'espace landais comme l'espace en partage des Gascons de l'Ouest : Bayonne, Dax, Roquefort, Bazas, Bordeaux, Pauillac, ... Toutes ces villes font la jonction entre la lande et des pays de coteaux, ce depuis les temps immémoriaux.
Il n'y a pas de centralité landaise : la lande est déchirée entre des influences contradictoires.
Il faut faire en sorte aujourd'hui qu'elle ne devienne pas un hinterland géant entre des métropoles, mais cela ne passera pas par la folle entreprise de faire des Landes un espace qui ne dépend que de lui-même.
Les Landes sans Bayonne ou Bordeaux, ça n'existe pas.
Auteur : Vincent.P
00/00/00
Ce qui est amusant, dans le département des Landes, c'est que les Chalossais, au sens large, se considèrent comme "landais" et nient cette qualité à ceux du nord du département.
Pourtant, un Chalossais n'est absolument pas landais, sinon administrativement.
Les vrais Landais sont bien au nord et à l'ouest, pas au sud.
Je ne vois pas où il y des landes en Chalosse... Il faut qu'on m'explique.

Quant à la rivalité Landes-Gironde, surtout sur la frontière (Parentis-Biscarrosse-Sanguinet vs La Teste et Bassin, Pissos-Le Muret vs Belin, Sore vs Saint-Symphorien), c'est vieux comme les départements et ça doit même remonter à bien avant.
Un 33 c'est avant tout un Bordelais, même s'il est de Saint-Symphorien, Bazas, Lacanau ou Libourne.
Le 33 c'est quelqu'un qui, dans l'inconscient collectif landais, méprise les Landais du 40, lesquels le lui rendent bien.
Je me rappelle, à la FAC, il y avait fraternisation très facile entre Basques et Landais mais pas avec les Girondins, et encore moins avec les Bordelais.
Entre surfers "landais" et "girondins" c'est souvent très tendu, entre Biscarrosse et La Teste par exemple. Clubs rivaux etc...
Auteur : Lou Landeus
27/07/12
Faut-il rappeler que les departements ont été institués par le pouvoir jacobin afin que ce pouvoir centraliste parisien (la préfecture) soit à moins de 2 heures de route de tout le territoire de façon à "contrôler" ce territoire.
Alors que nous jouions le jeu de dresser un département fait pour nous asservir, contre un autre ????
Auteur : Lo Pèir
27/07/12
Les choses ne sont pas si simples.
La Chalosse a toujours été partie prenante de la Sénéchaussée des Lannes.
La Chalosse, partagée entre évêché d'Aire et évêché de Dax, a toujours eu un pied dans le pignada, car aussi bien Aire que Dax contrôlaient des coteaux comme de la lande.
La Chalosse, dans sa partie la plus occidentale, est clairement de parler neugue.

Qu'est-ce que cela signifie ? En grande partie que la figure du lanusquet/landescot méprisée était sociale, géographique, mais certainement pas ethno-culturelle.

Quant à la rivalité 33/40, elle s'explique fort bien par le fait également que la frontière administrative, à quelques anciennes paroisses près, suit la frontière entre Buch et Born, entre Bazadais et pays landais (Gabardan, ...).
Auteur : Vincent.P
28/07/12
Pour le Girondin du vignoble que je suis, un 33 ce n'est pas forcément un Bordelais !
La Lande girondine c'est la Lande, il n'y a aucune différence entre St Sym et Luxey.

En plus, comme disait qqn de ma connaissance, Bordeaux et Bazas sont 2 mondes différents. Et même dans le Bazadais, il y a une rivalité forte entre Bazas et Langon, surtout chez les 15-30 ans.

Quant aux gens d'Arcachon, ce n'est pas une référence...

Le découpage que je trouve plus légitime est :
1° Le Pays Gabay
2° Le Bordelais viticole
3° Le Bazadais
4° La Lande (du Verdon à Bayonne)
5° La Chalosse
Auteur : Gaby
28/07/12
Pour ce qui est de la rivalité Langon-Bazas, elle s'explique à mon sens parce que Langon est devenu le relai de Bordeaux, opposition classique entre rurbain/rural. Bazas y viendra à son tour, notamment depuis l'A65.
Auteur : Vincent.P
28/07/12
Ca m'étonnerait que Bazas perde ses traditions juste parce qu'une autoroute y passe.

Ca serait amusant d'essayer de dater le fameux proverbe bazadais : "A Lengon i a mèi de cons que de maisons"
Auteur : Gaby
29/07/12
Il y a en fait une Gironde très gasconne, celle du sud : Bazadais, Buch, Lande girondine.
Au nord, Bordelais, Médoc, Entre-deux-Mers, c'est beaucoup moins évident. L'appartenance même de ces pays à la Gascogne est problématique.
Auteur : inconnu
29/07/12
Tu verras Gaby, l'effet A65, la métropolisation, le pavillonnaire de bretelle d'autoroute, ... Rien que du déjà vu.
Auteur : Vincent.P
29/07/12
Je ne vois pas en quoi l'appartenance du Médoc est problématique. Si ce n'est pas la Gascogne, c'est quoi ? La Saintonge ? Non, le Médoc, c'est vraiment la lande gasconne.

L'Entre-Deux-Mers a subi une dégasconnisation tout au long des siècles, notamment du fait des migrations gavaches. Les convergences avec le Bergeracois ou l'Agenais sont fortes.

Le Bordelais ? S'il s'agit des graves, elles me paraissent très gasconnes, jusqu'à date récente même.
La lande bordelaise l'est pareillement.
Le problème c'est Bordeaux, qui est clairement un élément "étranger" depuis 3 siècles, qu'on le veuille ou non.
Mais tout comme Toulouse l'est devenue depuis les années 60.
On revient à la question de la métropolisation et de l'indépendance à donner à ces métropoles. Pour sauver La Brède ou Podensac, couper avec Bordeaux. Difficile.
Auteur : Vincent.P
29/07/12
Pour l'effet A65 (alias "Autoroute de Gascogne" - quel paradoxe !), il suffit de voir comme les agences immobilières du Bazadais l'attendait pour faire des affaires...
Auteur : Tederic M.
29/07/12
Et pourtant Vincent P, gascon du centre de Gascogne (quasiment élusate de naissance) ayant des origines landaise (au sens du département (Le Parleboscq)) j'ai été amené à m'installer pour un temps dans le Médoc.
J'ai retrouvé là-bas un air connu de mon "pays", pas du tout dépaysé, loin du cliché véhiculé des médocains sauvages et misanthrope.
Comme disait la manet de là-bas "souy pas franciment you".
Auteur : Régis CASTAGNET
13/08/12
Je ne sais pas si l'on peut parler d'origines landaises via Parleboscq. : )
Le Gabardan était dans l'évêché d'Auch, tout comme le Pays Eauzan.

Mais cela confirme en tout cas ma pensée : la lande n'existe pas.
Elle est partagée par nos grandes régions gasconnes qui y ont toutes un pied dedans : Bordeaux, Dax, Bayonne, ...
Elle n'est pas un foyer culturel endogène, faire des Landes un espace autonome distinct du reste, c'est tomber dans les clichés des gens des coteaux qui méprisaient les Lanusquets.

De la même manière, il n'y a pas de Pyrénées.
Auteur : Vincent P.
13/08/12
Peu nombreux sont ceux qui défendent la vision des Landes comme "un foyer culturel endogène" - et homogène.
Beaucoup plus nombreux sont ceux qui défendent une telle vision du département 40-Landes.
Et pour contrer cette dernière vision, avancer la première pour relativiser les frontières départementales me parait bien venu.

Mais je vois surtout dans le triangle landais Médoc-Buzet-Bayonne un espace géographique, naturel, végétal, très homogène.
D'où des contraintes économiques communes, avec des retombées culturelles plus ou moins fortes selon qu'on est plus ou moins dépendant des richesses du sol, cela varie selon les époques.
Pour demain, je verrais bien une Agence landaise commune à tout l'espace landais, et qui agirait par exemple sur la forêt...
Auteur : Tederic M.
13/08/12
écriture en Gascon
s'il vous plait mesdames et messieurs, si vous écrivez en gascon, n'écrivez pas en phonétique à la française. C'est tellement mieux de lire du Gascon d'origine...
Auteur : Sébastien F
23/07/12

Réponse de Gasconha.com :
Il faut aussi se mettre à la portée de la partie de la population, probablement majoritaire, qui ne sait lire du gascon que dans une graphie franco-phonétique.
Afficher écriture en Gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Adixat Sébastien,
qu'entendez vous par 'lire du Gascon d'origine' ?

Amistats.
Auteur : didier d.
23/07/12
Adishats Didier, ce que j'entends par la graphie en Gascon, c'est la formation des mots par les syllabes d'origine : exemple : on écrit "Lo" et non : "Lou"
Auteur : Sébastien F
24/07/12
Ne sabí pas lou Palay ou lou Camelat qu'avèn escriut en founetica...
Que cau anar un chic mé lunh que ço que'ns perpausa lous "clichés" s'ou gascoûn ou l'ouccitân. Que hèy mantûns sègles qu'escrívem de'quera manhèra...
Per jou, escríver en founetica, que seré mèylèu atau  : "ke baw euntaw marcat peur kroumpa bakes", e unqüèra...
Mes de touta fèyçoûn... que s'ac vau mélhe que singui escriut un chic coum que singui, que de s'i har en francés !
Auteur : Castèths en l'aire
24/07/12
Gascon d'origine...?
Voici un extrait en "gascon d'origine" de 1278, texte écrit en "béarnais" :
(ou sous-dialecte occitan ou occitan du Béarn ou dialecte gascon ou patois du Béarn...)

"In nomine Patris et Filii et Spritus Sancti, Amen. En aqued temps, quent En Fortaner segnor d’Escot e de Lascu ere, plago a luy per honor e per profieit de si e (de) tota sa terre, que aquere cabdalarie qui ave a Escot volo (la mudar) a Ferrere, e fe aqui poblatio ab autrei e ab voluntat de los homis de Oieu e de Escot et de Escoo (fassen) dreit e ley. Eu qua avant diit laug biencon pobladors de divers termis cum En Gassio de Santz Arric e En Domenge Sanz de Lobinher, e En P. de Clar de Sielosse, N’Arramon Arnaut de Casenave de Ferrere, En Baro d’Artiguelonque, aus quaus lo diit En Fortaner de e (autreia a ) lor e a todz los autres qui apres de lor seren poblantz (au diit laug) meilhors foers e maiors franquesses que ad autres homis de sa segnorie ; per so qua los pobla au for d’Oloro en queg en que lo segnor de Bearn poblada los homis de la diite biele d’Oloro."

Charte d'Herrère (Béarn-64)
Auteur : jmcasamayou
01/09/12
On ne dénoncera jamais assez le système de la mobilité dans la fonction publique...
... (institutionnalisée dans la nationale, masquée en territoriale) qui a mis sur les chemins de l'exil des milliers de Gascons tandis qu'ils étaient remplacés par d'autres sur leur lieu de naissance.

www.sudouest.fr--la-tete-a-paris-le-coeur-dans-le-sud-ouest

C'est aux âges où l'on est muté que se forgent les existences : le mariage notamment.
La France a mis en place un système de création d'un peuple français.
Auteur : Vincent.P
23/07/12
Afficher On ne dénoncera jamais assez le système de la mobilité dans la fonction publique... en particulier, et peut-être donner votre avis...
bonjour,
tout à fait d'accord avec l'article de Vincent P dénonçant le système des mutations dans le secteur public.
C'est mon cas, c'est très difficile en particulier au début, mais c'est surtout le fait de savoir que c'est pour nous remplacer par d'autres venus d'ailleurs.
Les Corses ont des points bonus pour renter chez eux pourquoi pas nous ??
Auteur : Sébastien F
23/07/12
La seule solution, c'est qu'il faut refuser de servir l'Etat ...
Mais le secteur privé est également organisé en référence à Paris, les opportunités de carrière passent par un exil ailleurs.

Bordeaux et Toulouse peuvent compenser, à la marge.
Auteur : Vincent.P
24/07/12
Dans tous les cas, ce qui est certain, c'est que le combat culturel n'est jamais que le corollaire d'un combat socio-économique, sans faire de marxisme de bas étage.
C'est seulement si la Gascogne possède une activité économique endogène apte à embaucher les gens du pays que l'on pourra ancrer quelque chose de culturel.

En l'état, je suis très pessimiste, c'est pourquoi je pense que l'exil sur Bordeaux ou Toulouse est un moindre mal.
Auteur : Vincent.P
24/07/12
Personnellement, c'est l'éloignement qui m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses.
Le monde moderne ne fait que "diluer" l'ensemble des cultures régionales dans une globalité où personne ne sait en réalité où il va !
Auteur : Sébastien F
24/07/12
Je crois que l'on sait où l'on va : nous allons vers la constitution d'un citoyen mondial.
Première étape, un citoyen européen, dans l'hypothèse où la crise de l'Euro ne mettrait pas à mal le projet européen de libre-circulation des individus, des capitaux, des marchandises.

Que faire ? Je ne sais pas.
Espérer que cette culture mondiale uniforme s'attache avant tout à se déployer dans les villes, tandis que nos villes moyennes développeront une activité parallèle.
Chez nous, ouste Toulouse et Bordeaux.
Non pas que nous devons rester indifférent au sort de ces deux grandes métropoles, certainement pas même, juste que la culture vernaculaire n'a pas plus de légitimité qu'une autre pour s'y exprimer, c'est trop tard.

Pour ma part, j'ai intériorisé assez jeune le fait que la fonction publique signifierait une vie d'exil.
J'ai un projet de vie depuis longtemps, celui de faire mon trou dans mon pays.
Parfois, je regrette aussi les opportunités manquées, bouger tous les 5 ans, découvrir d'autres coins de France, d'autres gens, d'autres univers.
La mobilité n'a pas que du mal, c'est une ouverture sur autre chose. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

Il est très décevant que la jeune génération occitaniste aille faire les profs d'occitan loin de leurs terres gasconnes.
Et miser sur la territoriale est également une faute : les postes-clés sont trustés par un classement national qui ne dit pas son nom, avec le superstrat induit par la cooptation politique qui est la règle en FPT.

Dans tous les cas, je suis assez malheureux de me rendre compte que les félibres avaient raison, eux qui misaient sur une prise de conscience des artisans, des paysans, des professions libérales, plutôt que sur l'armada des fonctionnaires en gestation.
Tout l'occitanisme gascon est une histoire de fonctionnaires, du pays ou étrangers.

Mais bon, c'est comme ça, on ne décrète pas l'émergence de notables gasconophiles, pas plus d'une activité économique locale patriote.
Mais on peut toujours donner le vocabulaire d'un combat qui mettra un siècle.
Auteur : Vincent.P
24/07/12
"o ma lande ! ma terre chérie ! je ne te savais point cet étrange aspect et des larmes montent malgré moi à mes yeux"
C'est en voyant le paysage landais de son enfance bouleversé par les plantations de pins que Félix Arnaudin prononça cette phrase.
Un siècle et demi après, je la reprends voyant notre paysage d'enfance bouleversé par la frénésie des promoteurs immobiliers, faisant pousser des lotissements comme des cèpes sous les pins de plus en plus rares autour de nos villages !
Auteur : Sébastien F
24/07/12
Broya analisa Vincent. Qu'es lusent.
Aunestament, que cau estar capborrut en lou mounde noste per vouler parlar ua lenga regiounala quen èm en ua tempourada de barrey de les populacioûns...
Ço que vòu díser lou dialècte locau que va desaparéxer, lou dialècte mèy espandit taben, de segur, e l'accent dou sud-oèst a le hèyta fîn, taben.
Que's patàcam contra moulîns, contra ûn sistème que'ns vòu har pérder l'identitat...
Auteur : Castèths
25/07/12
Comme l'a écrit Vincent, je pense qu'on ne peut faire une croix sur Bordeaux et même sur Toulouse, gasconne dans ses faubourgs ouest et du fait de sa nombreuse immigration gasconne au fil des siècles.
Pas seulement comme un moindre mal mais parce qu'elles influencent fortement pour le bien comme pour le mal tout leur arrière -pays et aussi parce qu'elles peuvent avoir un véritable effet d'entrainement.
C'est bien sûr un sujet débattu, incertain et dans les conditions d'aujourd'hui les deux métropoles donnent bien l'impression de chercher à tirer au mieux leur épingle du jeu de la mondialisation en se moquant du reste.
Voila qui vaudrait bien un "hiu" à lui tout seul.
Regasconnisons nos capitales !
Auteur : Gérard S-G
28/07/12
Les Corses ont obtenu des points aux barêmes des mutations.
Ainsi les titulaires du Capes ne quitteront pas l'île, pénalisant des compatriotes partis depuis longtemps et qui n'atteindront jamais les barres excesives pour renter dans leur académie natale.
Il faut accepter les règles des concours publics. Ou bien fonder des écoles corses privées et hors-contrat pour rester chez soi. Mais un tel mouvement de refus, on n'en voit pas se dessiner. Trop exigeant, bien sûr.
Auteur : inconnu
01/08/12
On ne peut pas être à la fois fonctionnaire de l'Etat français et avoir ce genre d'exigences.
Si vous voulez rester par chez vous alors faites autre chose que fonctionnaire.
Créez une entreprise par exemple.
Comme tous ces occitanistes, fonctionnaires pour la plupart, qui dénoncent le méchant Etat colonial français mais vivent de ses prébendes.
On ne peut pas vouloir le beurre, l'argent du beurre et le c... sourire de la crémière.
Je trouve ce passe-droit pour les Corses, un de plus, totalement aberrant. Et en plus ils crachent sur la main qui les nourrit. Bande de rigolos !
Auteur : inconnu
01/08/12
La fonction publique territoriale était là pour être un compromis entre la volonté d'agir pour le bien public local et les exigences de service.

Elle a depuis longtemps perdu son sens d'être et n'est plus, elle aussi, qu'une machine dépendantes des concours, avec en prime l'horreur du piston.
Auteur : Vincent.P
01/08/12
On va un peu vite en besogne quand on critique les corses et leur "exception" territoriale.
L'universalisme républicain c'est bien joli, mais il faut intégrer des données géographiques de base : un corse travaillant en région parisienne et rentrant chez lui doit se taper un Paris-Marseille par autoroute puis 7 heures de traversée en bateau (et encore en hydroglisseur).
C'est autre chose qu'un Paris-Bordeaux par autoroute un vendredi soir pour assister à la communion du petit neveu...
Pour un corse, bosser à Paris est effectivement une forme d'exil.
Ensuite ce qu'on obtenu les corses en terme de mobilité (ou plutôt d'immobilité) révèle en creux la pusillanimité des gascons dans la défense de leur langue, leur culture et leur territoire.
Volem tribalhar au pais disait-on dans les années 70, et alors ?
Au moins les corses se bougent pour défendre leur territoire et leur identité.
D'ailleurs en Corse, les corses se sentent pleinement corses, alors que la Gascogne, pour reprendre une expression de Philippe Lartigue (à tout seigneur tout honneur) est plus peuplée de français du Sud-Ouest que de gascons.
Avant de râler après les corses, rappelons-nous qu'on n'a que ce qu'on mérite...
Auteur : ltrobat
15/08/12
Personne ne râle contre les Corses, il était fait allusion au fait que le système actuel rend impossible le retour des Corses du continent, exilés avant la mise en place dudit système.
Mais on fait pas fonctionnaire si on ne veut pas ça.

Du reste, la situation ethno-linguistique en Corse est beaucoup plus précaire qu'on ne le dit, pour partie de la faute de la France (réimplantation des Pieds-Noirs qui constituent la moitié de la population de l'île, en tout cas dans les villes), pour partie par inertie naturelle.
Auteur : Vincent P.
15/08/12
Certes, le dispositif est injuste pour les corses travaillant sur le continent avant sa mise en place, mais il en va de même pour tout dispositif de ce type : il y a un avant et un après, avec les inconvénients que ça implique.
Ensuite, on ne va pas recenser les enseignants "corses" bossant sur le continent avant la mise en place de ce système pour leur permettre de rentrer chez eux, ce qui s'apparenterait à du fichage "ethnique"...

Je veux bien croire que la situation en Corse soit précaire du point de vue ethno-linguistique. Mais j'ai pu y constater que la langue y est présente socialement et que les groupes musicaux chantant en corse sont légion et parfois très jeunes (en plus ils savent faire autre chose que de l'electro-trad...).
Enfin en passant devant l'IUFM d'Ajaccio, j'ai vu que le panneau apposé sur la façade était en corse, on est loin de tout ça nous ici...
Auteur : ltrobat
16/08/12
Pleurer parce que l'on est muté fonctionnaire au loin ?...
Personne n'es tenu à devenir fonctionnaire, et si c'est le cas, on sait très bien quelles sont les conditions.
Le statut de fonctionnaire a (avait) des avantages et des inconvénients.
C'est pour les avantages qu'on les choisit, et l'on découvre ensuite les inconvénients.
Je pense qui si l'on en parle ici, il y a des raisons sociologiques : l'occitanisme est surtout implanté chez les dits fonctionnaires.
Mais il me semble qu'il y a bien plus de départs pour des emplois privés, ce qui a bien plus d'inconvénients pour revenir car certaines spécialités d'emploi sont introuvables dans nos régions.
Comment développer les emplois industriels (hors l'aviation). Est-ce le souci de nos élus, eux-mêmes fonctionnaires pour la plupart, ou médecins ou avocats, l'industrialisation n'est pas leur tasse de thé, hélas !
Auteur : Lo Pèir
04/09/12
Le Tour de France traverse la Gascogne ces jours-ci.
- Le Col de Péguère en Couserans est devenu le "Mur de Péguère", pour éviter la paronymie avec le "Port de Pailhères" en Pays de Foix ...
Même si l'étape Limoux-Foix était surtout languedocienne, on remarquera que les Pyrénées couseranaises sont désormais immuablement dites "ariégeoises".
- Le Gers, gros morceau de l'étape Samatan-Pau. Le Gers, c'est quasi les plus beaux paysages de Gascogne, à mon sens, depuis le ciel, c'est idyllique.
Que nous propose la télévision publique française pour nous parler du Gers ? Bandas, clichés "Le bonheur est dans le pré", Roger Couderc (qui était du Quercy, mais soit), ...
C'est l'imaginaire mini-gascon départemental, c'est nul, il faut vraiment relever l'identité gasconne ...
Auteur : Vincent.P
16/07/12
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J'oubliais, D'Artagnan, on nous dit son vrai nom "Charles de Bâ".

A Bassoues, on a apposé sur le formidable donjon une ridicule banderole "Bassoues salue le Tour". Peut-être de peur que les hélicos oublient de montrer le village ...
La commune pouvait pour les années à venir disposer de belles images aériennes, celles-ci seront ancrées avec la banderole hideuse.
Auteur : Vincent.P
16/07/12
Bassoues a fait forte impression dans la presse anglo-saxonne qui est éperdument amoureuse de ce qui est pour eux la France éternelle (et pour nous la Gascogne).
Le village est beau il faut dire, la combinaison village-rue, tour et halle en bois a un charme fou, même si sur place, on peut se rendre compte des dégâts des restaurations modernes.
Auteur : Vincent.P
17/07/12
Un drapeau occitan au sommet du Tourmalet ...
Auteur : Vincent.P
19/07/12
Aux Gascons d'agiter des drapeaux gascons (le sautoir et/ou le Trencat) aux endroits stratégiques...
Auteur : inconnu
20/07/12
Lou dret de l'aÿnat ençò deu Palaÿ (seguide)
Qu'èi hèit un segon enregistrament :
"Lo pair mort, los hilhs que parlan de l’eretatge / lou paÿ mourt, lous hilhs que parlen de l’érétadye"


Le cas est subtil.
- Le père a fait un testament qui donne tout à l'aÿnat.
C'est contre "la leÿ nabère".

- Les deux cadets disent qu'ils n'iront pas à Pau (au tribunal) pour contester le testament*.

- Coup de théâtre :
l'aÿnat annonce qu'il n'accepte pas le testament (qui pourtant lui donne tout).

*Un testament contraire à la loi pouvait donc être valable jusqu'à l'avis contraire d'un tribunal !
Auteur : Tederic M.
15/07/12
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La dialectologie et la toponymie au service d'une géographie préhistorique
[Fernand Braudel, Identité de la France, Arthaud 1986, Flammarion 1990] :
"Les patois - ou pour mieux dire les dialectes et parlers locaux - ne témoignent pas seulement des réalités des XVIIIe et XIXe siècles.
La dialectologie et la toponymie - l'étude des noms de lieux -, branches actives du travail des linguistes, offrent, sur le passé lointain de notre pays, un prodigieux gisement de connaissances que ni la géographie traditionnelle, ni l'histoire la plus nouvelle n'ont encore exploré.
Le mérite de Pierre Bonnaud, un jeune géographe, est d'avoir réalisé la première tentative sérieuse pour incorporer ces richesses et témoignages aux discours explicatifs de la géographie et de l'histoire.
[...]
le patient travail de Pierre Bonnaud vise à reconnaître, à travers de multiples signes linguistiques, les « ethnies », ces « cellules fondamentales » très anciennes qui, lors de la première et si lointaine occupation des sols, ont marqué chacune, à jamais, une « unité territoriale » plus ou moins vaste, à la fois dans son paysage et dans sa culture profonde.
Quelques bouleversements qu'elles aient subis ultérieurement, « leurs noyaux resurgissent de toutes les tempêtes ». Là se trouve la clef des permanentes diversités de notre pays. Diversités reconnaissables bien qu'érodées, aplanies par l'ennemi, par l'Etat qui, à partir d'un espace dominant, le Bassin Parisien central, à partir d'une langue nationale, a poursuivi une tâche de lente absorption, de lente uniformisation."

Pierre Bonnaud a déjà été mentionné ici et là sur "Gasconha".
Ce que publie Braudel en 1986 incite à le lire.

25 ans après, qu'a-t-on obtenu en suivant cette piste, et spécialement concernant la Gascogne ?
Tout en sachant que 25 ans, c'est court, pour la recherche fondamentale.

Et (question totalement distincte de la précédente) ces 25 dernières années ne sont-elles pas en train d'effacer la diversité qui s'était, selon Bonnaud et Braudel, perpétuée depuis la nuit des temps ?
Auteur : Tederic M.
08/07/12
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Bonnaud est à lire de toute urgence. Sa meilleure carte de visite est d'être sur la liste des bêtes noires de l'occitanisme. Son travail est tout simplement fondamental et ce seul éloge du grand Braudel réduit à néant tous les commentaires de ces crétins d'occitanistes qui ne produisent strictement rien de scientifiquement valable, en dehors de leurs sempiternelles invocations dogmatiques. Un Braudel = 2000 Sumien (Et encore !)
Auteur : inconnu
11/07/12
Les idées de Bonnaud sont intéressantes et résumées ci-après dans le lexique en lien :
auvergnelangueciv.pagesperso-orange.fr/lexique

Maintenant, je crois aussi qu'il a peut-être tendance à trop individualiser les pays du Massif Central, probablement, sans faire de mauvaise psychologie, pour réconcilier sa généalogie personnelle.
La relation entre les limousinophones et les hommes d'oïl d'Angoumois était au moins aussi conflictuelle que celle des Gascons avec les Saintongeais.

Je suis d'accord pour faire du fait "oc" ce qu'il reste par miroir de l'avancée culturelle oïlique.
Mais si le Limousin et l'Auvergne sont restées plutôt méridionaux, et pas la Saintonge ni le Lyonnais, c'est qu'il y a des raisons ...
Auteur : Vincent.P
11/07/12
J'avais pensé aussi que P. Bonnaud avait une inclination personnelle à concilier Oc et Oïl dans un groupe roman central un peu large, du Poitevin au francoprovençal (mais pourquoi ne pas y inclure aussi le romanche, le ladin et le frioulan  ? tout dépend des traits qu'on retient).

Cela ne retire rien à la valeur de son énorme travail accompli dans des conditions physiquement et moralement éprouvantes.
Il est assez rare qu'un géographe en remontre aux linguistes (ou proclamés tels).

Les noms de lieux permettent de retrouver les substrats et l'aire ancienne des langues.
Croisés avec d'autres données, ils sont un instrument d'enquête.
C'est évident pour l'aquitain, le vieux-celtique, le gascon et le basque, pour le norrois (Briquebecq, Honfleur), pour le breton, pour le germanique (Wissant), pour les implantations des peuples de l'Antiquité tardive (Bretonvillers, Goux de *Gotones, etc.) qui dessinent le portrait ethnique de la Gaule romaine bien avant la France.

Toutefois l'enquête est difficile parce qu'elle fait appel à plusieurs disciplines et que les universitaires se contentent souvent (pusillanimité, paresse ou médiocrité routinière) de puiser dans ce qu'ont écrit leurs collègues spécialisés (= précocement sclérosés). À moins qu'ils ne se laissent aller aux approximations qui les arrangent.
Le temps des D'Arbois de Jubainville, F. Lot, A. Dauzat, A. Longon, L. Fleuriot, et al.) est passé...

Quant à la géographie rurale, c'est le parent pauvre. Le travail de Bonnaud est à cet égard exceptionnel.

Malgré les fatalités géographiques, les "pays" n'ont pas tous la même ancienneté. Par exemple, Soubestre et Chalosse, qui se recoupent partiellement.
Les limites primitives ne sont pas toujours connues. On réclame une synthèse pour la Gascogne.

Quant aux pays modernes, ils s'effacent comme le reste, se confondant avec les diverses circonscriptions actuelles ou avec les 'terroirs'. D'où la nécessité de les réactiver comme repères identitaires.

Pour une vulgarisation intelligente je signale les deux gros volumes très bien renseignés de Ziegerman, 'Le guide des pays de France', Paris (Fayard), 1999.
Auteur : PJM
12/07/12
Il y a le livre d'Anne Zink qui fait ce travail pour la Gascogne, bouquin très précis.

"Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du Sud-Ouest sous l'Ancien Régime"

http://books.google.fr/books?id=DmIi1dn25eMC&lpg=PP1&hl=fr&pg=PP1#v=onepage&q&f=false
Auteur : Vincent.P
12/07/12
Bonnaud est encore vivant et on peut se procurer sa thèse directement auprès de lui, en lui écrivant.
Auteur : inconnu
12/07/12
Foie Gras banni des assiettes californiennes
Encore un coup dur pour le fleuron de notre gastronomie avec les conséquences que cela peut engendrer.
Surtout qu'ils n'ont pas de leçons à nous donner ... veaux aux hormones. Dindes pour Noël aussi gavées et j'en passe
www.sudouest.fr/2012/06/29/le-foie-gras-hors-la-loi-en-californie
Auteur : Tédéric D
01/07/12
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contre-boycott
Le député (du Gers) Ph.Martin vient de proposer en riposte le boycott des vins californiens !
Bonne idée mais les Gascons consomment-ils autant de vins californiens que les Californiens de foie gascon ?
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
04/07/12
Il faudrait interdire les macdos, cette bouffe dégueulasse qui a envahi notre hexagone, c'est honteux d'avoir accepté des contrats commerciaux qui empoisonnent tout une génération.
Auteur : GINOU
04/07/12
Dans le domaine de la consommation, on est dans le "soft power".
L'interdiction aurait l'effet contraire...
Il faudrait créer des contre-modèles attractifs.
J'ai toujours pensé qu'au lieu de "démonter des MacDo", il fallait proposer des formes de restauration moderne alternatives, et surtout les faire entrer dans les habitudes des gens, ou au moins d'une partie de la population.
Le retour au local est quand même dans l'air, j'ai vu la semaine passée, sur la 5, une émission de télé-réalité grand public qui popularisait la pratique de consommer des produits venant d'un rayon de 200km (en l'occurrence autour de Toulouse, et il y avait même certains parents qui avaient "l'accent" !).
Auteur : Tederic M.
04/07/12
Je mange souvent chez McDo ou Quick. Pourquoi ?

Parce que les menus sont standardisés, la même chose partout, on sait à quoi s'attendre.
Parce que cela va vite, que j'apprécie manger dans ma voiture, sur un banc, j'aime échapper à l'interaction parfois.
Parce que c'est propre, bien agencé, servi chaud. Parce que c'est tout sauf mauvais.
Gras certes, tous les jours je ne pourrais pas, même leurs salades en fait.

Je ne peux que souhaiter l'émergence de formes de restauration rapide concurrentes et attractives qui sauront proposer aux "commuteurs" des grandes périphéries une alternative, pour varier, pour manger plus local, encore qu'il n'y ait aucune honte non plus de temps en temps à manger global.
Oui à une chaîne de restauration rapide "Sud-Ouest" qui proposera un menu inspiré de nos traditions culinaires. Mais est-ce viable ?

NB : Pour autant, je ne me prive pas, ni de me faire à manger, ni d'aller dans un bon resto le midi.
L'éclectisme me paraît une bonne chose.
Le problème du McDo, c'est quand il devient le seul réflexe des populations.
Auteur : Vincent.P
05/07/12
C'est très simple pour moi, je prépare ma gamelle la veille, comme beaucoup de mes collègues, si je décide de manger un sandwich, j'achète le jambon de pays ou le pâté, et ma baguette, désolée je n'ai pas la culture "macdo" et je n'ai pas habitué mon fils à manger ce style de "boustifaille" Mr Vincent il est possible avec un peu d'organisation comme le faisaient nos anciens, afin d'éviter de manger dans ces fast-foods, d'autant plus que dans notre région nous avons la meilleure culture gastronomique, donc nous devons résister pour perenniser cette culture.
Auteur : GINOU
06/07/12
- Je ne crois pas que nous ayons la meilleure culture gastronomique qui soit, c'est peut-être vrai mais cela m'est égal, je déteste le chauvinisme régional. On mange très bien partout dans le monde.

- Le jambon du pays que l'on achète n'est généralement pas du pays ... (cf AOC Bayonne).

- Je ne suis pas une ménagère, je n'ai pas le temps de cuisiner dans mon appart le soir, d'ailleurs je n'ai pas la place. Le midi, je mange au resto, dans des snacks ou dans des cantines, comme le font les Espagnols, l'individualisme de la gamelle et du "on mange chacun son tour" au coin cuisine du bureau, très peu pour moi.

C'est d'ailleurs ainsi que mangeaient nos anciens, certainement pas dans des gamelles, incarnation de la société industrielle et de l'aliénation des femmes aux fourneaux le soir pour le lendemain, mais dans des tavernes, dans la convivialité.
Car faire à manger est une profession.
Je ne me coupe pas les cheveux tout seul, de même je vais manger chez des restaurateurs. Pour un prix modique somme toute.
Et au fond, il y a autant de patriotisme local à agir de la sorte, peut-être une acuité plus grande encore à l'environnement autour de soi.

Au demeurant, je ne donne pas de leçons, j'aime manger chez McDo de temps en temps, parce que je trouve ça bon à petites doses, je ne vomis pas la culture américaine en bloc.
Auteur : Vincent.P
06/07/12
La qualité des MacDo dépend de leurs fournisseurs locaux.
Ce qui est gênant, c'est l'accompagnement "culturel" de ce genre d'établissements, mais est-ce plus acculturant au fond que le Kébab ou le Palais des Mille Dragons qui ont remplacé le bistrot de Cazau ou d'Estrade ?

E. Leclerc avait lancé 'Mélodine', une chaîne de restaurants populaires de bonne qualité sur le principe du Self.

De toute façon, consommons plutôt vernaculaire, à condition de savoir d'où ça vient.

La vie moderne a un rythme. Elle a libéré la femme (enfin, les 98 % qui n'ont pas de quoi se payer une bonne ou manger dans un bon reatau) de ses fourneaux et de son foyer, en cassant le foyer.
Place à l'usine, au bureau, aux horaires flexibles, aux emplois précaires, aux plats tout préparés, au charme de cette fluide liberté que nos aïeules n'avaient pas le bonheur de connaître.

À propos, les anciens mangeaient à leur faim, c'est-à-dire jamais trop, rarement de viande, frugalement, et local par nécessité.
La préparation du cochon était un rituel auquel les voisins étaient associés, etc. Bref, tout ce qui tournait autour de la nourriture était vital.
L'offrande dominicale du pain consacrait cette naïve (nativa) sacralité.

Au fait : combien de petites collations dans la journée d'un paysan (6h, 10h, midi, 4h, 6h) ?
Auteur : Cazauba
12/07/12
GARDAREM LO HITGE !
E s'ils n'en veulent pas, qu'ils mangent des andaches.
Auteur : inconnu
12/07/12
Je me remets ces jours-ci, avec les miens, d'une grosse intoxication due à la campagne électorale : indigestion de tracts qui passent de plus en plus mal à cause de la quadrichromie et surtout des mensonges publiés par ces méchantes gens.
Je vous dirai un jour ce que je pense des MacDo et de la façon dont il faut manger avant d'être mangé.

ksss, grrr, hsss !
Arratoi
Auteur : Arratoi Minjagats
12/07/12
Le bonheur est dans l'airial, mais...
Par Google et le mot "estantad" (mais il me parait de plus en plus qu'il faut un "e" : estantade), je suis tombé sur cet article de Sud-Ouest:
http://www.sudouest.fr/2011/08/04/le-bonheur-est-dans-l-airial-des-metayers-466938-2937.php
Encore un investissent contemporain de l'airial landais.
Ce qui fut autrefois le lieu d'une vie souvent rude et laborieuse apparait aujourd'hui comme un coin de paradis.
Tant mieux.

Mais ce paradis est-il largement accessible ?
Pardon pour cette atterrissage brutal, mais quel modèle économique pour l'airial ?

Voici mes propositions :
- une famille nombreuse, élargie, peut-être plusieurs familles assemblées comme autrefois dans le tinèu landais ; il y a tellement de place et de tâches à assurer...
- l'autonomie énergétique : l'électricité fournie par des panneaux solaires sur les pans de toit exposés au sud de la maison principale et des dépendances qui le permettent ; éoliennes ; le chauffage au bois fourni par le domaine
- animaux : le minimum est d'avoir des moutons (ne pas tondre la pelouse avec un tracteur) et des volailles
- jardin potager, pou ségu !

Ensuite, il faut quand même faire rentrer de l'argent...
Je ne sas pas si c'est le cas pour l'airial de Lartigue, mais certains font gîte ou chambre d'hôte.
Evidemment toute activité artisanale, forestière a sa place.
La seule chose à éviter, c'est le travail quotidien à la ville (Bordeaux, le Moun, et même des plus petites et un peu plus proches) : contraintes et coûts de transport trop forts !
Le télétravail est une possibilité à explorer.
Auteur : Tederic M.
30/06/12
Afficher Le bonheur est dans l'airial, mais... en particulier, et peut-être donner votre avis...
sans l'autoroute
Acquó que m'agrada ! Je vivais le même bonheur chez mes beaux parents aux vacances, du côté D'Escaudes. et puis... aquera puta d'autoroute !! 150 Mètres derrière la maison ! pas mei de calma ! et benleu doman la LGV à 500 Mètres ....
Auteur : lo gran stef
13/07/12

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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