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*Langonnais-Bazadais
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mot = La
écriture en Gascon
s'il vous plait mesdames et messieurs, si vous écrivez en gascon, n'écrivez pas en phonétique à la française. C'est tellement mieux de lire du Gascon d'origine...
Auteur : Sébastien F
23/07/12

Réponse de Gasconha.com :
Il faut aussi se mettre à la portée de la partie de la population, probablement majoritaire, qui ne sait lire du gascon que dans une graphie franco-phonétique.
Afficher écriture en Gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Adixat Sébastien,
qu'entendez vous par 'lire du Gascon d'origine' ?

Amistats.
Auteur : didier d.
23/07/12
Adishats Didier, ce que j'entends par la graphie en Gascon, c'est la formation des mots par les syllabes d'origine : exemple : on écrit "Lo" et non : "Lou"
Auteur : Sébastien F
24/07/12
Ne sabí pas lou Palay ou lou Camelat qu'avèn escriut en founetica...
Que cau anar un chic mé lunh que ço que'ns perpausa lous "clichés" s'ou gascoûn ou l'ouccitân. Que hèy mantûns sègles qu'escrívem de'quera manhèra...
Per jou, escríver en founetica, que seré mèylèu atau  : "ke baw euntaw marcat peur kroumpa bakes", e unqüèra...
Mes de touta fèyçoûn... que s'ac vau mélhe que singui escriut un chic coum que singui, que de s'i har en francés !
Auteur : Castèths en l'aire
24/07/12
Gascon d'origine...?
Voici un extrait en "gascon d'origine" de 1278, texte écrit en "béarnais" :
(ou sous-dialecte occitan ou occitan du Béarn ou dialecte gascon ou patois du Béarn...)

"In nomine Patris et Filii et Spritus Sancti, Amen. En aqued temps, quent En Fortaner segnor d’Escot e de Lascu ere, plago a luy per honor e per profieit de si e (de) tota sa terre, que aquere cabdalarie qui ave a Escot volo (la mudar) a Ferrere, e fe aqui poblatio ab autrei e ab voluntat de los homis de Oieu e de Escot et de Escoo (fassen) dreit e ley. Eu qua avant diit laug biencon pobladors de divers termis cum En Gassio de Santz Arric e En Domenge Sanz de Lobinher, e En P. de Clar de Sielosse, N’Arramon Arnaut de Casenave de Ferrere, En Baro d’Artiguelonque, aus quaus lo diit En Fortaner de e (autreia a ) lor e a todz los autres qui apres de lor seren poblantz (au diit laug) meilhors foers e maiors franquesses que ad autres homis de sa segnorie ; per so qua los pobla au for d’Oloro en queg en que lo segnor de Bearn poblada los homis de la diite biele d’Oloro."

Charte d'Herrère (Béarn-64)
Auteur : jmcasamayou
01/09/12
On ne dénoncera jamais assez le système de la mobilité dans la fonction publique...
... (institutionnalisée dans la nationale, masquée en territoriale) qui a mis sur les chemins de l'exil des milliers de Gascons tandis qu'ils étaient remplacés par d'autres sur leur lieu de naissance.

www.sudouest.fr--la-tete-a-paris-le-coeur-dans-le-sud-ouest

C'est aux âges où l'on est muté que se forgent les existences : le mariage notamment.
La France a mis en place un système de création d'un peuple français.
Auteur : Vincent.P
23/07/12
Afficher On ne dénoncera jamais assez le système de la mobilité dans la fonction publique... en particulier, et peut-être donner votre avis...
bonjour,
tout à fait d'accord avec l'article de Vincent P dénonçant le système des mutations dans le secteur public.
C'est mon cas, c'est très difficile en particulier au début, mais c'est surtout le fait de savoir que c'est pour nous remplacer par d'autres venus d'ailleurs.
Les Corses ont des points bonus pour renter chez eux pourquoi pas nous ??
Auteur : Sébastien F
23/07/12
La seule solution, c'est qu'il faut refuser de servir l'Etat ...
Mais le secteur privé est également organisé en référence à Paris, les opportunités de carrière passent par un exil ailleurs.

Bordeaux et Toulouse peuvent compenser, à la marge.
Auteur : Vincent.P
24/07/12
Dans tous les cas, ce qui est certain, c'est que le combat culturel n'est jamais que le corollaire d'un combat socio-économique, sans faire de marxisme de bas étage.
C'est seulement si la Gascogne possède une activité économique endogène apte à embaucher les gens du pays que l'on pourra ancrer quelque chose de culturel.

En l'état, je suis très pessimiste, c'est pourquoi je pense que l'exil sur Bordeaux ou Toulouse est un moindre mal.
Auteur : Vincent.P
24/07/12
Personnellement, c'est l'éloignement qui m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses.
Le monde moderne ne fait que "diluer" l'ensemble des cultures régionales dans une globalité où personne ne sait en réalité où il va !
Auteur : Sébastien F
24/07/12
Je crois que l'on sait où l'on va : nous allons vers la constitution d'un citoyen mondial.
Première étape, un citoyen européen, dans l'hypothèse où la crise de l'Euro ne mettrait pas à mal le projet européen de libre-circulation des individus, des capitaux, des marchandises.

Que faire ? Je ne sais pas.
Espérer que cette culture mondiale uniforme s'attache avant tout à se déployer dans les villes, tandis que nos villes moyennes développeront une activité parallèle.
Chez nous, ouste Toulouse et Bordeaux.
Non pas que nous devons rester indifférent au sort de ces deux grandes métropoles, certainement pas même, juste que la culture vernaculaire n'a pas plus de légitimité qu'une autre pour s'y exprimer, c'est trop tard.

Pour ma part, j'ai intériorisé assez jeune le fait que la fonction publique signifierait une vie d'exil.
J'ai un projet de vie depuis longtemps, celui de faire mon trou dans mon pays.
Parfois, je regrette aussi les opportunités manquées, bouger tous les 5 ans, découvrir d'autres coins de France, d'autres gens, d'autres univers.
La mobilité n'a pas que du mal, c'est une ouverture sur autre chose. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

Il est très décevant que la jeune génération occitaniste aille faire les profs d'occitan loin de leurs terres gasconnes.
Et miser sur la territoriale est également une faute : les postes-clés sont trustés par un classement national qui ne dit pas son nom, avec le superstrat induit par la cooptation politique qui est la règle en FPT.

Dans tous les cas, je suis assez malheureux de me rendre compte que les félibres avaient raison, eux qui misaient sur une prise de conscience des artisans, des paysans, des professions libérales, plutôt que sur l'armada des fonctionnaires en gestation.
Tout l'occitanisme gascon est une histoire de fonctionnaires, du pays ou étrangers.

Mais bon, c'est comme ça, on ne décrète pas l'émergence de notables gasconophiles, pas plus d'une activité économique locale patriote.
Mais on peut toujours donner le vocabulaire d'un combat qui mettra un siècle.
Auteur : Vincent.P
24/07/12
"o ma lande ! ma terre chérie ! je ne te savais point cet étrange aspect et des larmes montent malgré moi à mes yeux"
C'est en voyant le paysage landais de son enfance bouleversé par les plantations de pins que Félix Arnaudin prononça cette phrase.
Un siècle et demi après, je la reprends voyant notre paysage d'enfance bouleversé par la frénésie des promoteurs immobiliers, faisant pousser des lotissements comme des cèpes sous les pins de plus en plus rares autour de nos villages !
Auteur : Sébastien F
24/07/12
Broya analisa Vincent. Qu'es lusent.
Aunestament, que cau estar capborrut en lou mounde noste per vouler parlar ua lenga regiounala quen èm en ua tempourada de barrey de les populacioûns...
Ço que vòu díser lou dialècte locau que va desaparéxer, lou dialècte mèy espandit taben, de segur, e l'accent dou sud-oèst a le hèyta fîn, taben.
Que's patàcam contra moulîns, contra ûn sistème que'ns vòu har pérder l'identitat...
Auteur : Castèths
25/07/12
Comme l'a écrit Vincent, je pense qu'on ne peut faire une croix sur Bordeaux et même sur Toulouse, gasconne dans ses faubourgs ouest et du fait de sa nombreuse immigration gasconne au fil des siècles.
Pas seulement comme un moindre mal mais parce qu'elles influencent fortement pour le bien comme pour le mal tout leur arrière -pays et aussi parce qu'elles peuvent avoir un véritable effet d'entrainement.
C'est bien sûr un sujet débattu, incertain et dans les conditions d'aujourd'hui les deux métropoles donnent bien l'impression de chercher à tirer au mieux leur épingle du jeu de la mondialisation en se moquant du reste.
Voila qui vaudrait bien un "hiu" à lui tout seul.
Regasconnisons nos capitales !
Auteur : Gérard S-G
28/07/12
Les Corses ont obtenu des points aux barêmes des mutations.
Ainsi les titulaires du Capes ne quitteront pas l'île, pénalisant des compatriotes partis depuis longtemps et qui n'atteindront jamais les barres excesives pour renter dans leur académie natale.
Il faut accepter les règles des concours publics. Ou bien fonder des écoles corses privées et hors-contrat pour rester chez soi. Mais un tel mouvement de refus, on n'en voit pas se dessiner. Trop exigeant, bien sûr.
Auteur : inconnu
01/08/12
On ne peut pas être à la fois fonctionnaire de l'Etat français et avoir ce genre d'exigences.
Si vous voulez rester par chez vous alors faites autre chose que fonctionnaire.
Créez une entreprise par exemple.
Comme tous ces occitanistes, fonctionnaires pour la plupart, qui dénoncent le méchant Etat colonial français mais vivent de ses prébendes.
On ne peut pas vouloir le beurre, l'argent du beurre et le c... sourire de la crémière.
Je trouve ce passe-droit pour les Corses, un de plus, totalement aberrant. Et en plus ils crachent sur la main qui les nourrit. Bande de rigolos !
Auteur : inconnu
01/08/12
La fonction publique territoriale était là pour être un compromis entre la volonté d'agir pour le bien public local et les exigences de service.

Elle a depuis longtemps perdu son sens d'être et n'est plus, elle aussi, qu'une machine dépendantes des concours, avec en prime l'horreur du piston.
Auteur : Vincent.P
01/08/12
On va un peu vite en besogne quand on critique les corses et leur "exception" territoriale.
L'universalisme républicain c'est bien joli, mais il faut intégrer des données géographiques de base : un corse travaillant en région parisienne et rentrant chez lui doit se taper un Paris-Marseille par autoroute puis 7 heures de traversée en bateau (et encore en hydroglisseur).
C'est autre chose qu'un Paris-Bordeaux par autoroute un vendredi soir pour assister à la communion du petit neveu...
Pour un corse, bosser à Paris est effectivement une forme d'exil.
Ensuite ce qu'on obtenu les corses en terme de mobilité (ou plutôt d'immobilité) révèle en creux la pusillanimité des gascons dans la défense de leur langue, leur culture et leur territoire.
Volem tribalhar au pais disait-on dans les années 70, et alors ?
Au moins les corses se bougent pour défendre leur territoire et leur identité.
D'ailleurs en Corse, les corses se sentent pleinement corses, alors que la Gascogne, pour reprendre une expression de Philippe Lartigue (à tout seigneur tout honneur) est plus peuplée de français du Sud-Ouest que de gascons.
Avant de râler après les corses, rappelons-nous qu'on n'a que ce qu'on mérite...
Auteur : ltrobat
15/08/12
Personne ne râle contre les Corses, il était fait allusion au fait que le système actuel rend impossible le retour des Corses du continent, exilés avant la mise en place dudit système.
Mais on fait pas fonctionnaire si on ne veut pas ça.

Du reste, la situation ethno-linguistique en Corse est beaucoup plus précaire qu'on ne le dit, pour partie de la faute de la France (réimplantation des Pieds-Noirs qui constituent la moitié de la population de l'île, en tout cas dans les villes), pour partie par inertie naturelle.
Auteur : Vincent P.
15/08/12
Certes, le dispositif est injuste pour les corses travaillant sur le continent avant sa mise en place, mais il en va de même pour tout dispositif de ce type : il y a un avant et un après, avec les inconvénients que ça implique.
Ensuite, on ne va pas recenser les enseignants "corses" bossant sur le continent avant la mise en place de ce système pour leur permettre de rentrer chez eux, ce qui s'apparenterait à du fichage "ethnique"...

Je veux bien croire que la situation en Corse soit précaire du point de vue ethno-linguistique. Mais j'ai pu y constater que la langue y est présente socialement et que les groupes musicaux chantant en corse sont légion et parfois très jeunes (en plus ils savent faire autre chose que de l'electro-trad...).
Enfin en passant devant l'IUFM d'Ajaccio, j'ai vu que le panneau apposé sur la façade était en corse, on est loin de tout ça nous ici...
Auteur : ltrobat
16/08/12
Pleurer parce que l'on est muté fonctionnaire au loin ?...
Personne n'es tenu à devenir fonctionnaire, et si c'est le cas, on sait très bien quelles sont les conditions.
Le statut de fonctionnaire a (avait) des avantages et des inconvénients.
C'est pour les avantages qu'on les choisit, et l'on découvre ensuite les inconvénients.
Je pense qui si l'on en parle ici, il y a des raisons sociologiques : l'occitanisme est surtout implanté chez les dits fonctionnaires.
Mais il me semble qu'il y a bien plus de départs pour des emplois privés, ce qui a bien plus d'inconvénients pour revenir car certaines spécialités d'emploi sont introuvables dans nos régions.
Comment développer les emplois industriels (hors l'aviation). Est-ce le souci de nos élus, eux-mêmes fonctionnaires pour la plupart, ou médecins ou avocats, l'industrialisation n'est pas leur tasse de thé, hélas !
Auteur : Lo Pèir
04/09/12
Le Tour de France traverse la Gascogne ces jours-ci.
- Le Col de Péguère en Couserans est devenu le "Mur de Péguère", pour éviter la paronymie avec le "Port de Pailhères" en Pays de Foix ...
Même si l'étape Limoux-Foix était surtout languedocienne, on remarquera que les Pyrénées couseranaises sont désormais immuablement dites "ariégeoises".
- Le Gers, gros morceau de l'étape Samatan-Pau. Le Gers, c'est quasi les plus beaux paysages de Gascogne, à mon sens, depuis le ciel, c'est idyllique.
Que nous propose la télévision publique française pour nous parler du Gers ? Bandas, clichés "Le bonheur est dans le pré", Roger Couderc (qui était du Quercy, mais soit), ...
C'est l'imaginaire mini-gascon départemental, c'est nul, il faut vraiment relever l'identité gasconne ...
Auteur : Vincent.P
16/07/12
Afficher Le Tour de France traverse la Gascogne ces jours-ci. en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'oubliais, D'Artagnan, on nous dit son vrai nom "Charles de Bâ".

A Bassoues, on a apposé sur le formidable donjon une ridicule banderole "Bassoues salue le Tour". Peut-être de peur que les hélicos oublient de montrer le village ...
La commune pouvait pour les années à venir disposer de belles images aériennes, celles-ci seront ancrées avec la banderole hideuse.
Auteur : Vincent.P
16/07/12
Bassoues a fait forte impression dans la presse anglo-saxonne qui est éperdument amoureuse de ce qui est pour eux la France éternelle (et pour nous la Gascogne).
Le village est beau il faut dire, la combinaison village-rue, tour et halle en bois a un charme fou, même si sur place, on peut se rendre compte des dégâts des restaurations modernes.
Auteur : Vincent.P
17/07/12
Un drapeau occitan au sommet du Tourmalet ...
Auteur : Vincent.P
19/07/12
Aux Gascons d'agiter des drapeaux gascons (le sautoir et/ou le Trencat) aux endroits stratégiques...
Auteur : inconnu
20/07/12
Lou dret de l'aÿnat ençò deu Palaÿ (seguide)
Qu'èi hèit un segon enregistrament :
"Lo pair mort, los hilhs que parlan de l’eretatge / lou paÿ mourt, lous hilhs que parlen de l’érétadye"


Le cas est subtil.
- Le père a fait un testament qui donne tout à l'aÿnat.
C'est contre "la leÿ nabère".

- Les deux cadets disent qu'ils n'iront pas à Pau (au tribunal) pour contester le testament*.

- Coup de théâtre :
l'aÿnat annonce qu'il n'accepte pas le testament (qui pourtant lui donne tout).

*Un testament contraire à la loi pouvait donc être valable jusqu'à l'avis contraire d'un tribunal !
Auteur : Tederic M.
15/07/12
Afficher Lou dret de l'aÿnat ençò deu Palaÿ (seguide) en particulier, et peut-être donner votre avis...
La dialectologie et la toponymie au service d'une géographie préhistorique
[Fernand Braudel, Identité de la France, Arthaud 1986, Flammarion 1990] :
"Les patois - ou pour mieux dire les dialectes et parlers locaux - ne témoignent pas seulement des réalités des XVIIIe et XIXe siècles.
La dialectologie et la toponymie - l'étude des noms de lieux -, branches actives du travail des linguistes, offrent, sur le passé lointain de notre pays, un prodigieux gisement de connaissances que ni la géographie traditionnelle, ni l'histoire la plus nouvelle n'ont encore exploré.
Le mérite de Pierre Bonnaud, un jeune géographe, est d'avoir réalisé la première tentative sérieuse pour incorporer ces richesses et témoignages aux discours explicatifs de la géographie et de l'histoire.
[...]
le patient travail de Pierre Bonnaud vise à reconnaître, à travers de multiples signes linguistiques, les « ethnies », ces « cellules fondamentales » très anciennes qui, lors de la première et si lointaine occupation des sols, ont marqué chacune, à jamais, une « unité territoriale » plus ou moins vaste, à la fois dans son paysage et dans sa culture profonde.
Quelques bouleversements qu'elles aient subis ultérieurement, « leurs noyaux resurgissent de toutes les tempêtes ». Là se trouve la clef des permanentes diversités de notre pays. Diversités reconnaissables bien qu'érodées, aplanies par l'ennemi, par l'Etat qui, à partir d'un espace dominant, le Bassin Parisien central, à partir d'une langue nationale, a poursuivi une tâche de lente absorption, de lente uniformisation."

Pierre Bonnaud a déjà été mentionné ici et là sur "Gasconha".
Ce que publie Braudel en 1986 incite à le lire.

25 ans après, qu'a-t-on obtenu en suivant cette piste, et spécialement concernant la Gascogne ?
Tout en sachant que 25 ans, c'est court, pour la recherche fondamentale.

Et (question totalement distincte de la précédente) ces 25 dernières années ne sont-elles pas en train d'effacer la diversité qui s'était, selon Bonnaud et Braudel, perpétuée depuis la nuit des temps ?
Auteur : Tederic M.
08/07/12
Afficher La dialectologie et la toponymie au service d'une géographie préhistorique en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bonnaud est à lire de toute urgence. Sa meilleure carte de visite est d'être sur la liste des bêtes noires de l'occitanisme. Son travail est tout simplement fondamental et ce seul éloge du grand Braudel réduit à néant tous les commentaires de ces crétins d'occitanistes qui ne produisent strictement rien de scientifiquement valable, en dehors de leurs sempiternelles invocations dogmatiques. Un Braudel = 2000 Sumien (Et encore !)
Auteur : inconnu
11/07/12
Les idées de Bonnaud sont intéressantes et résumées ci-après dans le lexique en lien :
auvergnelangueciv.pagesperso-orange.fr/lexique

Maintenant, je crois aussi qu'il a peut-être tendance à trop individualiser les pays du Massif Central, probablement, sans faire de mauvaise psychologie, pour réconcilier sa généalogie personnelle.
La relation entre les limousinophones et les hommes d'oïl d'Angoumois était au moins aussi conflictuelle que celle des Gascons avec les Saintongeais.

Je suis d'accord pour faire du fait "oc" ce qu'il reste par miroir de l'avancée culturelle oïlique.
Mais si le Limousin et l'Auvergne sont restées plutôt méridionaux, et pas la Saintonge ni le Lyonnais, c'est qu'il y a des raisons ...
Auteur : Vincent.P
11/07/12
J'avais pensé aussi que P. Bonnaud avait une...
J'avais pensé aussi que P. Bonnaud avait une inclination personnelle à concilier Oc et Oïl dans un groupe roman central un peu large, du Poitevin au francoprovençal (mais pourquoi ne pas y inclure aussi le romanche, le ladin et le frioulan ? tout dépend des traits qu'on retient).

Cela ne retire rien à la valeur de son énorme travail accompli dans des conditions physiquement et moralement éprouvantes.
Il est assez rare qu'un géographe en remontre aux linguistes (ou proclamés tels).

Les noms de lieux permettent de retrouver les substrats et l'aire ancienne des langues.
Croisés avec d'autres données, ils sont un instrument d'enquête.
C'est évident pour l'aquitain, le vieux-celtique, le gascon et le basque, pour le norrois (Briquebecq, Honfleur), pour le breton, pour le germanique (Wissant), pour les implantations des peuples de l'Antiquité tardive (Bretonvillers, Goux de *Gotones, etc.) qui dessinent le portrait ethnique de la Gaule romaine bien avant la France.

Toutefois l'enquête est difficile parce qu'elle fait appel à plusieurs disciplines et que les universitaires se contentent souvent (pusillanimité, paresse ou médiocrité routinière) de puiser dans ce qu'ont écrit leurs collègues spécialisés (= précocement sclérosés). À moins qu'ils ne se laissent aller aux approximations qui les arrangent.
Le temps des D'Arbois de Jubainville, F. Lot, A. Dauzat, A. Longon, L. Fleuriot, et al.) est passé...

Quant à la géographie rurale, c'est le parent pauvre. Le travail de Bonnaud est à cet égard exceptionnel.

Malgré les fatalités géographiques, les "pays" n'ont pas tous la même ancienneté. Par exemple, Soubestre et Chalosse, qui se recoupent partiellement.
Les limites primitives ne sont pas toujours connues. On réclame une synthèse pour la Gascogne.

Quant aux pays modernes, ils s'effacent comme le reste, se confondant avec les diverses circonscriptions actuelles ou avec les 'terroirs'. D'où la nécessité de les réactiver comme repères identitaires.

Pour une vulgarisation intelligente je signale les deux gros volumes très bien renseignés de Ziegerman, 'Le guide des pays de France', Paris (Fayard), 1999.
Auteur : PJM
12/07/12
Il y a le livre d'Anne Zink qui fait ce travail pour la Gascogne, bouquin très précis.

"Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du Sud-Ouest sous l'Ancien Régime"

http://books.google.fr/books?id=DmIi1dn25eMC&lpg=PP1&hl=fr&pg=PP1#v=onepage&q&f=false
Auteur : Vincent.P
12/07/12
Bonnaud est encore vivant et on peut se procurer sa thèse directement auprès de lui, en lui écrivant.
Auteur : inconnu
12/07/12
Foie Gras banni des assiettes californiennes
Encore un coup dur pour le fleuron de notre gastronomie avec les conséquences que cela peut engendrer.
Surtout qu'ils n'ont pas de leçons à nous donner ... veaux aux hormones. Dindes pour Noël aussi gavées et j'en passe
www.sudouest.fr/2012/06/29/le-foie-gras-hors-la-loi-en-californie
Auteur : Tédéric D
01/07/12
Afficher Foie Gras banni des assiettes californiennes en particulier, et peut-être donner votre avis...
contre-boycott
Le député (du Gers) Ph.Martin vient de proposer en riposte le boycott des vins californiens !
Bonne idée mais les Gascons consomment-ils autant de vins californiens que les Californiens de foie gascon ?
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
04/07/12
Il faudrait interdire les macdos, cette bouffe dégueulasse qui a envahi notre hexagone, c'est honteux d'avoir accepté des contrats commerciaux qui empoisonnent tout une génération.
Auteur : GINOU
04/07/12
Dans le domaine de la consommation, on est dans le "soft power".
L'interdiction aurait l'effet contraire...
Il faudrait créer des contre-modèles attractifs.
J'ai toujours pensé qu'au lieu de "démonter des MacDo", il fallait proposer des formes de restauration moderne alternatives, et surtout les faire entrer dans les habitudes des gens, ou au moins d'une partie de la population.
Le retour au local est quand même dans l'air, j'ai vu la semaine passée, sur la 5, une émission de télé-réalité grand public qui popularisait la pratique de consommer des produits venant d'un rayon de 200km (en l'occurrence autour de Toulouse, et il y avait même certains parents qui avaient "l'accent" !).
Auteur : Tederic M.
04/07/12
Je mange souvent chez McDo ou Quick. Pourquoi ?

Parce que les menus sont standardisés, la même chose partout, on sait à quoi s'attendre.
Parce que cela va vite, que j'apprécie manger dans ma voiture, sur un banc, j'aime échapper à l'interaction parfois.
Parce que c'est propre, bien agencé, servi chaud. Parce que c'est tout sauf mauvais.
Gras certes, tous les jours je ne pourrais pas, même leurs salades en fait.

Je ne peux que souhaiter l'émergence de formes de restauration rapide concurrentes et attractives qui sauront proposer aux "commuteurs" des grandes périphéries une alternative, pour varier, pour manger plus local, encore qu'il n'y ait aucune honte non plus de temps en temps à manger global.
Oui à une chaîne de restauration rapide "Sud-Ouest" qui proposera un menu inspiré de nos traditions culinaires. Mais est-ce viable ?

NB : Pour autant, je ne me prive pas, ni de me faire à manger, ni d'aller dans un bon resto le midi.
L'éclectisme me paraît une bonne chose.
Le problème du McDo, c'est quand il devient le seul réflexe des populations.
Auteur : Vincent.P
05/07/12
C'est très simple pour moi, je prépare ma gamelle la veille, comme beaucoup de mes collègues, si je décide de manger un sandwich, j'achète le jambon de pays ou le pâté, et ma baguette, désolée je n'ai pas la culture "macdo" et je n'ai pas habitué mon fils à manger ce style de "boustifaille" Mr Vincent il est possible avec un peu d'organisation comme le faisaient nos anciens, afin d'éviter de manger dans ces fast-foods, d'autant plus que dans notre région nous avons la meilleure culture gastronomique, donc nous devons résister pour perenniser cette culture.
Auteur : GINOU
06/07/12
- Je ne crois pas que nous ayons la meilleure culture gastronomique qui soit, c'est peut-être vrai mais cela m'est égal, je déteste le chauvinisme régional. On mange très bien partout dans le monde.

- Le jambon du pays que l'on achète n'est généralement pas du pays ... (cf AOC Bayonne).

- Je ne suis pas une ménagère, je n'ai pas le temps de cuisiner dans mon appart le soir, d'ailleurs je n'ai pas la place. Le midi, je mange au resto, dans des snacks ou dans des cantines, comme le font les Espagnols, l'individualisme de la gamelle et du "on mange chacun son tour" au coin cuisine du bureau, très peu pour moi.

C'est d'ailleurs ainsi que mangeaient nos anciens, certainement pas dans des gamelles, incarnation de la société industrielle et de l'aliénation des femmes aux fourneaux le soir pour le lendemain, mais dans des tavernes, dans la convivialité.
Car faire à manger est une profession.
Je ne me coupe pas les cheveux tout seul, de même je vais manger chez des restaurateurs. Pour un prix modique somme toute.
Et au fond, il y a autant de patriotisme local à agir de la sorte, peut-être une acuité plus grande encore à l'environnement autour de soi.

Au demeurant, je ne donne pas de leçons, j'aime manger chez McDo de temps en temps, parce que je trouve ça bon à petites doses, je ne vomis pas la culture américaine en bloc.
Auteur : Vincent.P
06/07/12
La qualité des MacDo dépend de leurs fournisseurs locaux.
Ce qui est gênant, c'est l'accompagnement "culturel" de ce genre d'établissements, mais est-ce plus acculturant au fond que le Kébab ou le Palais des Mille Dragons qui ont remplacé le bistrot de Cazau ou d'Estrade ?

E. Leclerc avait lancé 'Mélodine', une chaîne de restaurants populaires de bonne qualité sur le principe du Self.

De toute façon, consommons plutôt vernaculaire, à condition de savoir d'où ça vient.

La vie moderne a un rythme. Elle a libéré la femme (enfin, les 98 % qui n'ont pas de quoi se payer une bonne ou manger dans un bon reatau) de ses fourneaux et de son foyer, en cassant le foyer.
Place à l'usine, au bureau, aux horaires flexibles, aux emplois précaires, aux plats tout préparés, au charme de cette fluide liberté que nos aïeules n'avaient pas le bonheur de connaître.

À propos, les anciens mangeaient à leur faim, c'est-à-dire jamais trop, rarement de viande, frugalement, et local par nécessité.
La préparation du cochon était un rituel auquel les voisins étaient associés, etc. Bref, tout ce qui tournait autour de la nourriture était vital.
L'offrande dominicale du pain consacrait cette naïve (nativa) sacralité.

Au fait : combien de petites collations dans la journée d'un paysan (6h, 10h, midi, 4h, 6h) ?
Auteur : Cazauba
12/07/12
GARDAREM LO HITGE !
E s'ils n'en veulent pas, qu'ils mangent des andaches.
Auteur : inconnu
12/07/12
Je me remets ces jours-ci, avec les miens, d'une grosse intoxication due à la campagne électorale : indigestion de tracts qui passent de plus en plus mal à cause de la quadrichromie et surtout des mensonges publiés par ces méchantes gens.
Je vous dirai un jour ce que je pense des MacDo et de la façon dont il faut manger avant d'être mangé.

ksss, grrr, hsss !
Arratoi
Auteur : Arratoi Minjagats
12/07/12
Le bonheur est dans l'airial, mais...
Par Google et le mot "estantad" (mais il me parait de plus en plus qu'il faut un "e" : estantade), je suis tombé sur cet article de Sud-Ouest:
http://www.sudouest.fr/2011/08/04/le-bonheur-est-dans-l-airial-des-metayers-466938-2937.php
Encore un investissent contemporain de l'airial landais.
Ce qui fut autrefois le lieu d'une vie souvent rude et laborieuse apparait aujourd'hui comme un coin de paradis.
Tant mieux.

Mais ce paradis est-il largement accessible ?
Pardon pour cette atterrissage brutal, mais quel modèle économique pour l'airial ?

Voici mes propositions :
- une famille nombreuse, élargie, peut-être plusieurs familles assemblées comme autrefois dans le tinèu landais ; il y a tellement de place et de tâches à assurer...
- l'autonomie énergétique : l'électricité fournie par des panneaux solaires sur les pans de toit exposés au sud de la maison principale et des dépendances qui le permettent ; éoliennes ; le chauffage au bois fourni par le domaine
- animaux : le minimum est d'avoir des moutons (ne pas tondre la pelouse avec un tracteur) et des volailles
- jardin potager, pou ségu !

Ensuite, il faut quand même faire rentrer de l'argent...
Je ne sas pas si c'est le cas pour l'airial de Lartigue, mais certains font gîte ou chambre d'hôte.
Evidemment toute activité artisanale, forestière a sa place.
La seule chose à éviter, c'est le travail quotidien à la ville (Bordeaux, le Moun, et même des plus petites et un peu plus proches) : contraintes et coûts de transport trop forts !
Le télétravail est une possibilité à explorer.
Auteur : Tederic M.
30/06/12
Afficher Le bonheur est dans l'airial, mais... en particulier, et peut-être donner votre avis...
sans l'autoroute
Acquó que m'agrada ! Je vivais le même bonheur chez mes beaux parents aux vacances, du côté D'Escaudes. et puis... aquera puta d'autoroute !! 150 Mètres derrière la maison ! pas mei de calma ! et benleu doman la LGV à 500 Mètres ....
Auteur : lo gran stef
13/07/12
Un lexique gascon de la charpente ?
Il existe en ligne un LEXIQUE DU BÂTIMENT ET DE LA MAISON EN ROUCHI, DIALECTE PICARD DU VALENCIENNOIS.

Que caleré çò-medish en gascon...
L'avem pas tanpau dens los libes "papèr", si ?
Qu'èi pòur qu'ac ajam tot perdut !
Totun, los carpentèrs gascons d'autes còps ne parlèvan pas francés !
Auteur : Tederic M.
25/06/12
Afficher Un lexique gascon de la charpente ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je scannerai les planches de l'ALG qui se rapportent à la maison.
Auteur : Vincent.P
27/06/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Vincent !
En anar a la pesca sus Google Books
cabiroun : chevron, pièce de charpente
balestrè : arc-boutant de charpente, ferme [balestè/balestèr serait plus gascon, mais JCM subit peut-être une influence languedocienne ; ses mots concernant la charpente sont d'ailleurs assez différents de ceux de l'abbé Foix]
cantilat : chevron d'angle d'une charpente [on reconnait la racine "cant" dans le sens "lo cantèr deu lheit"]
gruè : chevron d'arête, pièce de charpente
brin : angle d'une poutre, d'un soliveau
paret (s. f.) : pisé, mur en terre
enlusi : fourbir, faire luir, enduire un mur, nettoyer
tourtis : colombage, tourtissa faire un torchis, couvrir, enduire de terre
massacanat : colombage garni de pierres
horojet : stillicite, avance d'un toit
teoulat : toit, toiture
goutèro : gouttière
capitet : linteau de porte [en fait "capitèth"]
renboursuro : arrière-voussure, linteau de porte
bisaigut : pioche, outil de charpentier
douladèro : doloire, outil de charpentier, outil à tailler les douves
rayneto : raynette, outil de charpentier
hucholo : herminette, outil de charpentier

[Dictionnaire gascon-français : dialecte du département du Gers
Par Justin Cénac-Moncaut]
Auteur : Tederic M.
30/06/12
E aquò, dens lo diccionari de l'Abbé Foix (en linha tanben)
emban : hangar ouvert, préau, auvent, place couverte
estantade : galerie, abri
estan : pilier de bois, étai [doit être "estant", pour avoir donné "estantada" et non "estancada" ni "estanada"]
esparroun : barreau, échelon, perche
cabirouatye (sub. fém.) [cela semble une erreur de Foix : "cabiroatge" doit être masculin] : charpente, l'assemblage des chevrons
matran : grosse poutre de charpente (et aussi poisson de mer, raie énorme (Capbreton)) [pas connu par JCM (Justin Cénac-Moncaut)]
cap-pounte (sub. fém.) : poutre maîtresse qui soutient la maison
coulane : poutre longitudinale de la toiture, soliveau d'une cloison [pas connu par JCM]
coulana (verb. act.) : mettre des supports de bois (Aire)
paret : mur en torchis [Foix cite "lou paret"]
alipe : mur d'une grange ["alipo" pas connu par JCM]
biscle : faîte de la toiture (Aire) ; côté d'un toit, en biais (Lespy) [on a aussi "biscre" dans un "Dictionnaire analogique et etymologique des idiomes meridionaux qui sont parles depuis Nice jusqu"a Bayonne et depuis les Pyrenees jusqu"au centre de la France"]
cap-bouquets : jambes de force supportant l'avancée du toit (Siest)
Auteur : Tederic M.
01/07/12
* travatèth/travatèr (chevron de comble)

Mòts girondins :
* cropa (arbalétrier)
* cabiron (solive)
* fetatge/futatge/sirment/sirmant (poutre faîtière)
* teulada/tiulada/tiulèira (toit) (mais on dit par exemple "sus los tiules")
* dala (chéneau)
* bardís/bardish (torchis) -> tortís se dit aussi en Médoc.
* bardishar (bâtir en torchis)
* balet (porche) => retrouvé dans les registres paroissiaux d'Aubiac (aujourd'hui Verdelais) au XVIII° s.

"Herminette" se ditz "eishòla" en sud Gironda, "armineta" en Buc.
Auteur : Gaby
05/07/12
Je ne sais pas, Gaby, ce qu'est exactement un "chevron de comble", mais j'avais bien pensé que le "trabatetx", qui en basque soulétain, veut dire traverse, entrait ou tirant (donc la pièce horizontale qui joint le haut de deux poteaux) venait d'un mot gascon.
"travatèth" est donc ce mot gascon, même s'il semble qu'il y ait une légère dérive de sens.
Je cherchais plutôt du côté de "trubesset", mais voyais mal le passage vers "trabatetx".
Mais d'où vient "travatèth" ?

Sur "cropa", je suis étonné de la traduction "arbalétrier" parce que la croupe est tout autre chose (une portion de toit en biseau - je ne sais pas comment l'expliquer, il faut un dessin).
Le mot "balestèr" figure dans le dictionnaire de P. Morà pour "arbalétrier" et c'est bien la forme gasconne que j'attendais.

Il est intéressant de voir que "tortís" connu de JCM (dialecte du département du Gers) est connu en Médoc.

Quant au "hucholo" de JCM, j'y vois le "eishòla" du Sud-Gironde, le "h" utilisé par JCM n'étant peut-être pas justifié en graphie alibertine.
Auteur : Tederic M.
05/07/12
Travatèth doit avoir la même origine que "travar" ou "travèrs". Latin "transversus" = oblique, vertical.

Pour "cropa", il devait y avoir des approximations de la part des informateurs de l'ALG.

Essayons de trouver l'étymologie de "uishòla/eishòla" pour voir si le H se justifie
Auteur : Gaby
05/07/12
herminettes dites ucholes
Dans un document des Pyrénées gasconnes datant de vers 1830 :
"Deux herminettes dites ucholes"

Il n'y a pas le "h", mais ce n'est pas une preuve absolue, seulement un indice.

http ://www.agnouede.fr/IMG/pdf/Couffite1831.pdf
Auteur : Tederic M.
05/07/12
Alabetz, ço qu'es l'ouccitân ?
Quen èri mey joen e mey nau, quen lous loucutous naturaus dab qui parlèvi e'm doumandèvan ço qu'es l'ouccitân, qu'ous arrespouní toustèm qu'èra ço que parlèvan.
Adara, que sus bilhèu 150 persounas encountradas, toutas que m'an dit qu'èra ço qu'entinèn a le televisioun (Viure al País pushque que vivi dou coustat de Tarba) e a força de véder "occitan" per ací, "occitan" per'quí, que'vs pausi ua questioûn touta braca : ço qu'es l'ouccitân entà vousatis ? Lou lengadouciân, arren, tout ?
Percé a le fîn, qu'ac vey plân, pas mey digûn ne sap pas mey ço qu'es "l'occitan"...
Alabetz, ço qu'es l'ouccitân ?
Auteur : Castèths en l'aire
22/06/12
Afficher Alabetz, ço qu'es l'ouccitân ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans les années 196O-70 on voyait des affichettes "Si parlats patoès, parlats occitan". Pourquoi pas 'gascoun' ?

Vers 1970 je devisais avec une femme du canton d'Arzacq, la soixantaine en tablier bleu, un sourire malicieux, et d'un coup son visage heureux de me faire remarquer  : "E, mais c'est une langue, é".

Praoube patoès, mais depuis ? Les émissions de télévision ne sont guère suivies. Elles ne disent rien aux derniers locuteurs.
Et la mirifique 'Occitanie' n'a pas réussi à gagner le coeur des petites gens. Erreur sur le peuple.

Beder aci la discussioun sus lou hiu "Tobeen, poète cubiste..."
Auteur : PJM
23/06/12
Quò's fòrt simple çò qu'es l'occitan : *'quò's la lenga dens laquau lo francés "oui" se ditz ÒC.*
N'es pas per ren que disen "la lenga d'òc". D'alhurs prepausi de remplaçar "occitan" per "lenga d'òc"... o mèi "lengas d'òc" se vòletz.

Jo, per tant qu'èsti occitaniste, n'èi pas nat problème per remplaçar "occitan" per "gascon" e mèi "gascon garonés" per qualificar çò que parli.
Donc shau ! ne tombim pas dens prepaus generalisators suus occitanistes.

L'especificitat istorica, etnologica, etc., deu pòple gascon, ne'n hèi un pòple un chic a part. Solide !
Mès linguisticament, lo gascon n'es pas mèi diferent deu lengadocian (encara que i a mèi d'un lengadocian) que lo lemosin ne l'es. Donc n'es pas mèi a part dens lo maine d'òc que d'auts parlars d'òc.

Donc per resumar : *l'occitan quò's la lenga d'òc.* N'i a pas nada ambigüitat atau !
Auteur : Gaby
25/06/12
O, vertat, mes s'escoutas lous ouccitanistes que disen toustèm "l'ouccitân" com estoussi "ua" lenga unica. Alabetz, que podem díser de que soun lengas hort dialectizadas, les lengas d'oc, etc...
Mes les gens, eths, qu'ous cau councret : un nom, simple e cla.
E'm pensi jou que s'enganan sou nom de le lenga, de díser qu'es segoundari.
N'i a pas qu'a véder dab "lou biarnés", toutas las reaccioûns eriçadas countra lou nom "ouccitân".
Lou nom de le lenga, ço de mey gran. Lou cop passat, qu'èri en ua debisada, e sas sus qué se breguèvan lou mounde ? E cau aperar le lenga ouccitân ou gascoûn ? Nou, mes se calè aperar 'quo bigourdân ou patoès...
Alabetz, veys on èm, e veys quauques oucitanistes a oun soun, a créder que cadûn counex e arrecounex coum estans lou nom de le soua lenga, l'ouccitân...
Auteur : Castèths en l'aire
25/06/12
Prepausi qu'entre nosauts, emplèguim sonque "la lenga" per la qualificar.
La denominacion de la lenga a son importança mès los locutors diven pas se polhar entr'eths a d'aqueth prepaus. Senon n'avànçam pas.
Auteur : Gaby
25/06/12
Après, qu'es un coupa-cap xens fin...
Mes malurousament, n'èm pas nousatis dont am coentas dab lou nom de le lenga, jou qu'apèri ço que parli "gascoun", que push díser ouccitân, se parli a quauqu'un hora païs, e après que disi lou nom dou dialècte de qué vuy parlar.
Mes, n'èm pas nousatis, lous ahoecats, lou trabuc, percé lou mounde que s'an daun de tout classificar, de tout shafrar.
Per eths, le lenga, s'es ua lenga, que diu aver un nom...
E aperar "ouccitân", ço qu'es 90 % dous cas lengadouciân, qu'es countre-prouductiu percé, a le hèyta fin, ne saben pas mé de qué parlan
... Après,qu'es partit pr'estar atau, alabetz... bilhèu que s'i cau har... mes que'm prud un chic !
Auteur : Castèths en l'aire
26/06/12
Ce ne serait pas un pays entre l'Ouzbékistan, le Kazakztan, le Turkménistan et l'Afghanistan ?
Pas loin du Pakistan quoi.
Auteur : inconnu
07/07/12
Le refrain du "Vent" / L'arrepic deu "Vent" en gascon bordelais
Que saludi tanben lo Dàvid Escarpit qui hesut l'arrevirada d'aqueth arrepic e deu reste, lo contaire e cantaire Miquèu Barís qui la cantèt e hesut cantar a la celebracion occitana de Cabanac en 2012, e l'associacion "Patrimoine & Culture en Pays de Ségur".

J'ai chanté par mégarde "entenes" (qui est une forme gasconne plus méridionale que le bordelais) au lieu de "entendes".
Mès aquò rai / tant pis... j'ai peur que si je recommence, ce soit pire.

Enfin, vous pouvez donner vos appréciations, et si nécessaire, je tenterai un autre enregistrement.
J'utilise le logiciel gratuit Audacity.

L'air que je chante est (enfin, j'espère !) celui du registre des basses de la chorale des "Divagations" de Tonneins, où nous avons chanté "Le vent" en français.
Pour les couplets, les basses chantent une mélodie sans parole qui accompagne les autres voix ; je ne me suis pas lancé à l'enregistrer.

Au fait, je n'ai pas trouvé de qui est la chanson d'origine "Le vent"...
Auteur : Tederic M.
16/06/12
Afficher Le refrain du "Vent" / L'arrepic deu "Vent" en gascon bordelais en particulier, et peut-être donner votre avis...
Quauquas precisions a perpaus de la canta "Lo Vent"
A l'origina, aquera canta qu'es un cantic.
La musica qu'esto compausada preu Jo Akepsimas, e las paraulas en Francés que son deu Michel Scouarnec.
L'armonisacion a quate votz qu'esto hèita per l'abat Jan Amesland, un prèste landés, cap de corala, e ancian professor au Petit Seminari d'Aira-sus-Ador, uei dispareishut.

Qu'adaptèi aquera canta en gascon de las Lanas au parat d'ua hèsta gascona qui's debanè a Ondres per Pentacosta de 1998.
Desempuish, aquera canta qu'es au programa de la corala ondresa "Los Esclatats".
Auteur : Miquèu Barís
18/06/12
Et maintenant le 1er couplet (soprano & basse) !


[sus Gasconha.com navèth sonque !]
Auteur : Tederic M.
28/06/12
"Lo vent", texte, réadapté au gascon bordelais en 2012 par Dàvid Escarpit
LO VENT.

Musica originau : Jo Akepsimas

Paraulas originaus en Francés : Michel Scouarnec

Adaptacion gascona : Miquèu Barís (Pentacosta de 1998)

Adaptacion au gascon bordelés : Dàvid Escarpit (Celebracion occitana de 2012 a Cabanac)

Arrepic (refrain)
Lo vent boha on vòu, e tu, qu'entendes sa vutz, Mès ne sabes pas d’on ven, e ne sabes pas on se'n vai, lo vent !

1
E as comptat los grans de sable suu bòrd de la mar ?
E as comprés lo cant de l'aiga au pas daus matins clars ?

2
Tu, quan espías las estelas au mantèth de la nueit,
qu'aimarés ben livar la tela qui t’estuja la gaita !

3
Òc, qu'es tan long aqueth viatge cap a l'inconegut.
Que i a tan lonh dinc au ribatge qui cèrcas, dab los pès nuds !

4
E com l'ausèth, lonh de la tèrra, qu'aimarés t'envolar
de cap au só e shens termièra, dens un cèu de libertat !
Auteur : Tederic M.
09/08/12
"Lo vent", texte gascon de Miquèu Barís (1998)
LO VENT.

Musica originau : Jo Akepsimas

Paraulas originaus en Francés : Michel Scouarnec

Adaptacion gascona : Miquèu Barís (Pentacosta de 1998)

Arrepic (refrain)
Lo vent boha on vòu, e tu, qu'entens la soa votz, Mès ne sabes pas d’on vien, e ne sabes pas on se'n va, lo vent !

1
E as condat los grans de sable suu bòrd de la mar ?
E as comprés lo cant de l'aiga au país deus matins clars ?

2
Tu, quan espias las estelas au manto de la nueit,
qu'aimarés plan lhevar la tela qui't còcha l'argüeit !

3
Òc, qu'es tan long aqueth viatge cap a l'inconegut.
Que i a tan lonh dinc au ribatge qui cèrcas dab los pès nuds !

4
E com l'ausèth, lonh de la tèrra qu'aimarés t'envolar
de cap au só e shens termièra, dens un cèu de libertat !
Auteur : Tederic M.
09/08/12
Tablature de "Lo vent"
Nous avons des cours de gascon (bazadais) et nous souhaitons chanter lo vent. Peut on avoir la tablature? Merci d'avance pour votre réponse.
Clément MUSSEAU
Auteur : MUSSEAU Clément
27/10/13
Tablatura o particion ?
Jo que pensi àuger la particion...
Bona idea de cantar "Lo vent" !
Auteur : Tederic M.
27/10/13
Coilas - nom porté en vallée d'Aspe, Osse en Aspe
Origine : L'arrec de Couyela à Ichère ou une variante de la cabane du berger, ou les deux ?
Auteur : obzaa
16/06/12
Afficher Coilas - nom porté en vallée d'Aspe, Osse en Aspe en particulier, et peut-être donner votre avis...
A rapprocher de "COUYALAS 1776 - 1810 Osse-en-Aspe" [Geneanet], et donc de la cabane du berger (au pluriel) par l'intermédiaire d'un nom de lieu.
La graphie de "Coilas" est cependant étrange à première vue. Il faudrait comparer avec d'autres graphies, pour d'autres noms, à la même époque et dans la même localité.
Auteur : Tederic M.
19/06/12
Le petit dicccionari du Conselh Generau d'Aran de Frederic Vergés Bartau donne en aranés (occitan) :
còila : "baguette d'osier"
Auteur : j.p.Depeyris
20/06/12
Anglet, quartier ANGLET DE BAS
Harlio : aujourd'hui Harliot. Suffixe diminutif gascon ?

Bellitte : Iglesias le classe dans une série de prénoms, sans en être certain. Formé de "bel" ?

Caché : sans doute une forme cacographiée

Penain : suffixe archaïque -ain  ?

Pinatel : semble gascon

L'Union : là encore, je pense qu'il faut chercher autre chose que le français "union"

Vallejo
Auteur : P. Dibon
12/06/12
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