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Je ne saurais trop vous conseiller les gars de vous pencher un peu plus sur les théories de Joel Supery et d'essayer de lancer un débat constructif commun au lieu de vous lancer des théories que je suppose justes à travers la figure mais qui ne fera pas avancer le schmilblick pour autant.
Tout ce que je peux vous dire c'est que dans l'architecture gasconne, il y a d'étranges analogies avec l'architecture normande et viking alors pourquoi n'y en aurait il pas avec la toponymie ?
Auteur : Tédéric D.
24/03/11
Parce qu'il n'y a jamais eu d'implantations vikings en Gascogne (à peine en Normandie), au mieux des raids dans l'Adour. Qu'il relève de la folie douce d'expliquer par les langues nordiques la moitié des toponymes gascons.
Et surtout que Joël Supéry ne connait pas le gascon, la langue qui a formé ou déformé l'intégralité de nos lieux-dits.
Auteur : Vincent.P
24/03/11
Tu m’as l’air bien sûr de ta réponse mais as-tu des preuves de ce que tu avances.
Supèry ne parle pas gascon soit, mais je pense que tu ne parles pas non plus nordique. Je me fais l’avocat du diable :
Je ne pense pas qu’une personne qui base toute sa théorie sur des documents anciens et sur des faits historiques et qui y met toute son énergie, ne doit pas être écoutée et doit permettre de réfléchir à d’autres possibilités de lecture de certains mots gascons.
La possibilité d’une présence viking sur notre Gascogne ne doit pas être ignorée par la seule volonté d’une certaine fermeture d’esprit peut être due au fait que nous sommes latins et surtout pas nordiques.
Cela nous ramènerait il pas à de vieux démons, à cette occupation française donc franque qui a fait disparaitre à terme notre identité gasconne ?
Auteur : Tédéric D
24/03/11
Les Gascons ne sont pas plus latins que nordiques.
Enfin si, culturellement ce sont les enfants de Rome, à savoir qu'ils en hérité le droit, la religion et la langue. Alors que l'influence germanique, à part trois mots de vocabulaire ...

Maintenant, des preuves que l'adstrat viking en Gascogne est une folie sans nom, on n'en manque pas :

- La génétique a fait la preuve que les Gascons sont des Basques romanisés : toutes les cartes génétiques les placent quelque part entre les Basques les plus archétypiques et les populations espagnoles. Il n'a pas été possible de détecter une quelconque influence scandinave parmi les populations gasconnes.

- Linguistiquement, aucune des propositions de Joël Supéry ne tient la route, parce qu'il méconnait les grandes règles du passage des étymons latins et autres au gascon.
De plus, Joël Supéry ne pratique pas l'analyse comparée, à savoir qu'il évacue assez largement toute comparaison avec les autres pays de langue romane, pour ne retenir que de vagues ressemblances entre des toponymes gascons et des toponymes normands.
De plus, il ne s'appuie généralement pas sur les attestations anciennes mais au contraire sur les formes modernes des toponymes.

- Historiquement, il est impossible de dire quoi que ce soit de ces infiltrations vikings via l'Adour. Nous ne sommes même pas capables de connaître précisément la nature de l'occupation viking en Normandie ... D'un point de vue archéologique, il n'existe aucun foyer de colonisation viking détectable.

Pour toutes ces raisons, il ne me parait pas incongru de balayer d'un revers de la main l'ensemble des travaux de Joël Supéry dont je déplore qu'ils soient de plus en plus pris au sérieux, notamment à l'IBG, où ils servent notamment à expliquer le caractère supposément plus français/nordique du gascon noir de la lande, il s'agit là d'un renouveau du mépris béarnais pour les Lanusquets (témoignage recueilli par mes soins).
Entre les délires d'Arette-Lendresse et les normaniaqueries de Supéry, on peut dire qu'on est mal barrés.
Auteur : Vincent.P
25/03/11
Bonjour,

Toutes ces théories grecques (le Pyla, Arès...), vikings ou vaccéennes sont sur le marché des idées et nous devons faire avec. Les gens informés font la part des choses, j'en suis certain.
Quant au grand public, il n'est pas si grand que ça et je pense que ces sujets n'intéressent de toute façon pas grand monde. Je ne crois pas que ces "délires" dont tu parles, Vincent, ont beaucoup d'échos favorables dans la communauté scientifique.
Et puis un poète a tous les droit tant qu'il ne se prétend pas scientifique.
Je ne pense pas que M. Arette se présente comme tel.
Pour ce qui est du mépris des Béarnais, ce n'est pas nouveau. Le Béarnais béarnocentré, c'est une espèce de Basque à la petite semaine, sans les couilles et sans le panache.
Il n'y a qu'à voir l'état de la langue en Béarn. Pas de quoi la ramener outre mesure tout de même.
Ils ont le droit de dire que le gascon "noir" c'est du viking ou de la contamination oïl, et nous avons le droit de penser que c'est idiot.
Ce n'est pas bien grave dans le fond.
Moi, j'ai une grande sympathie pour les Basques, ça c'est un vrai peuple. J'aime bien les méchants talentueux.
Auteur : P.Lartigue
25/03/11
Dans le milieu archéologique en tout cas il ne passe évidemment pas. La preuve par l'absence, c'est facile.

www.archeolandes.com/forum
Auteur : gaskonia.blogspot.com
25/03/11
Non, ils n'ont guère d'écho dans la communauté scientifique, mais aussi en partie parce que cette dernière ne s'intéresse plus que marginalement aux questions tournant autour du fait gascon.
Ponctuellement, une oeuvre majeure sort (l'édition du Cartulaire de Dax par exemple).
Mais c'est embêtant si de telles élucubrations ancrent pour les années à venir une ligne dans les divers avatars du mouvement régionaliste : il faut tuer le catharisme dans l'oeuf d'une certaine manière.
Joël Supéry met par ailleurs beaucoup de soin à présenter ses travaux, il faut l'en féliciter, ce qu'il fait est formellement beau et bien foutu.
Auteur : Vincent.P
26/03/11
Bonjour,

Le mouvement régionaliste est effectivement une entité à géométrie très variable, traversé par tous les courants idéologiques de la société française, de l'extrême droite à l'extrême gauche.
Toutes les tendances s'y expriment, comme partout ailleurs.
L'occitanisme s'ancre à gauche et à l'extrême gauche et un mouvement comme l'IBG à droite et à l'extrême droite.
Le dialogue entre les deux devient alors difficile.
Chacun a ses lubies : vasconne, viking, vaccéenne, grecque, celte, occitane etc...
Chacun essaie de faire coller ses présupposés idéologiques avec la science, en la manipulant parfois pour la faire entrer dans un moule souvent mal taillé.
L'Occitanie éternelle, le Béarn immuable, la Vasconie millénaire.
L'objectivité n'est pas toujours au rendez-vous, y compris en ce qui me concerne.
Mon amour du fait basque me fait peut-être déraisonner parfois, même si je m'en défends.
Joël Supéry a le mérite de savoir très bien présenter ses travaux, contrairement aux universitaires qui ont du mal à sortir de leurs facultés pour se mettre au niveau du grand public. Je pense cependant que cette attitude est louable qui ne verse pas dans la démagogie.
Sommes-nous objectifs, même quand nous nous réfugions derrière l'alibi scientifique ?
Je n'en suis pas certain.
L'objectivité est une vertu difficile à atteindre tant nous sommes sous l'influence de nos préjugés, de nos choix idéologiques, de nos fidélités.
Le bon sens doit alors nous guider.
Ce qui m'arrête, chez M. Supéry par exemple, c'est le fait qu'il donne l'impression d'absolument vouloir faire plier les faits historiques, linguistiques, toponymiques, pour les faire entrer de force dans son schéma, en faisant fi du simple bon sens.
Peut-être avons-nous tendance à voir du vascon partout, parfois là où il n'y en a peut-être pas. Mais lui, tout de même, met du nordique là où il n'y en a vraiment pas.
Mais sa démonstration est brillante, trop peut-être, et laissera des traces malgré toutes nos dénégations et toutes nos critiques.
Pourquoi ? Parce qu'il y aura toujours des gens qui voudront absolument avoir des ancêtres vikings, ou vascons, ou grecs, ou vaccéens, ou occitans et on ne peut pas objectivement lutter contre cela, même avec les meilleurs arguments du monde.
L'attitude romantique qui consiste à vouloir absolument se bâtir un passé idéalisé, une Histoire quasi mythologique, est une tendance lourde du régionalisme.
Je peux, avec bonne foi, essayer d'expliquer que Biscarrosse est un toponyme "basque", ayant pour radical Bizkar.
Si mon interlocuteur a décidé d'être un descendant des Vikings, des Grecs, des Celtes ou des Vaccéens, tous mes arguments seront parfaitement inutiles et je devrais alors renoncer.
Je ne dis pas qu'il faut refuser le dialogue, simplement qu'il faut éviter de perdre trop de temps en essayant de convaincre des gens qui n'en ont pas envie.
Auteur : P.Lartigue
27/03/11
Je n'ai aucune compétence pour réfuter ou approuver les affirmations de ce Mr Supéry.
De toute évidence c'est très exotique de vouloir marquer d'un empreinte Viking forte, la Gascogne.
Je ne dirais pas qu'il n'en est rien, qu'il n'aura aucun échos, notre temps se prête à ce genre de dérive.

Non, avant tout, il souligne notre faiblesse idéologique, la faiblesse de nos convictions, une insuffisance de nos recherches.
Si nous étions profondément convaincus, si nous avions un mouvement politique, ou même simplement culturel conséquent, déterminé, ces arguments ne pèseraient pas lourd.
Auteur : Lo Pèir
28/03/11
En lisant la discussion , il y a une phrase de Vincent P. que je ne comprends pas :
Il dit : "La génétique a fait la preuve que les gascons sont des basques romanisés" et plus loin il parle de "cartes génétiques".
Cela m'épate, je pensais que dans l'espèce humaine on ne pouvait repérer de groupements génétiques tels que les groupes sanguins, les groupes HLA, qui soient attribuables à des groupes humains déterminés, des races, des ethnies ?
A ma connaissance on ne peut faire que l'analyse d'individus, et c'est le mot "a fait la preuve" qui me questionne.
Ma question est vraiment naïve et à prendre au premier degré, elle n'est en rien une critique de la démonstration de Vincent P. qui me semble très convaincante en réponse aux essais poétiques mais bien abracabrantesques de M.Supéry.
Auteur : Dominique
28/03/11
Je vais être plus terre à terre. La période qui nous préoccupe tous, les années 700 à 1000 lors des incursions vikings est une période qui a complètement été zapée dans notre histoire (la Gascogne bien sur).
Il n'y a qu'à se pencher sur les livres historiques aussi bien actuels qu'anciens, le sujet ne prend au mieux que quelques pages. Dans ces conditions il est évident que l'interprétation historique des choses peut être faussée.
On peut quand même je pense féliciter Joel Supéry d'avoir ouvert une porte sur une époque que tout historien et scientifique depuis des siècles a volontairement ou pas négligé.
Maintenant que le débat est ouvert, il est peut être temps de se pencher plus en avant sur cette époque trouble de notre histoire.
Auteur : Tédéric D.
29/03/11
Oui, elle a été zappée ... parce qu'il n'y a pas de textes !
Pour ma part, je n'ai pas une vision de l'Histoire cataclysmique, la vie quotidienne des Vascons de l'an 700 ne se différenciait pas de celle des Gascons de 1300.
Sauf qu'en l'an 700, on devait encore parler basque à Oloron ou à Dax, dans une situation de bilinguisme.
Les bergers transhumaient depuis toujours, les paysans cultivaient la terre, le système administratif romain s'était maintenu plus ou moins, relevé par les ordres religieux, ce qui n'empêchait pas les autochtones les moins romanisés d'appliquer leur droit aborigène (le droit dit pyrénéen).

Ces gens ont-ils vu débouler des hordes de Vikings ? Peut-être, peut-être pas, en tout cas jamais un conquérant dans l'Histoire n'aura laissé aussi peu de traces de son passage.
Auteur : Vincent.P
29/03/11
A propos de la génétique (sachant qu'on ne peut pas mettre trop de liens), je renvoie à mes messages sur la liste G(V)asconha Doman ainsi qu'à cet article un peu vieux désormais de mon blog, sur mon propre cas sachant que depuis lors je possède de nombreux autres résultats (sur 23andme, depuis lors, j'ai pu communiquer avec un Argentin d'extraction navarraise des alentours de Pampelune : nous possédons le même Y-DNA pyrénéen et de toutes les personnes jusqu'ici qui ont fait un test génétique, il est celui qui m'est le plus proche sur l'ensemble du génotype).

bearniaiseries.blogspot.com--mes-resultats-genetiques

Brièvement : oui, on peut distinguer les gens parce que tout simplement, via l'isolation, les gens développent des caractéristiques génétiques distinctes, ou qu'en fonction de migrations ultérieures, le patrimoine génétique évolue.
Ainsi les Basques et les Gascons ne montrent pas de traces ou peu d'affinités avec le Levant (alors que cela constitue 10% de la variabilité génétique française en moyenne et près de 40% pour l'Italie du Sud).
Il n'en reste pas moins que l'ensemble de l'humanité est un continuum de proche en proche (avec quelques ruptures  : les "Caucasiens" sont plus proches les uns les autres qu'ils ne sont proches des Africains subsahariens, la frontière du Sahara oblige, d'où l'importance des barrières naturelles) et qu'aujourd'hui, nous nous mélangeons avec bonheur, du moins il faut l'espérer, ce qui ne doit pas empêcher d'analyser le passé tel qu'il était, et non pas en fonction des idéaux contemporains, très louables au demeurant.
Auteur : Vincent.P
29/03/11
Le souci avec la génétique, c'est que "c'est l'antichambre des théories raciales" pour reprendre les terme d'un ami archéologue.
Jamais un gène n'a fait un homme. C'est évidemment la culture qui prime mais je pense qu'ici tout le monde est d'accord avec ça.
Si tout le monde avait la prudence de Vincent, cela irait. Mais à mon avis - j'espère me tromper le plus possible - c'est loin d'être le cas et c'est pourquoi je préfère ne jamais évoquer ces études génétiques...
Auteur : gaskonia.blogspot.com
29/03/11
Les humains peuvent faire mauvais usage de la science.
Je pense quand même qu'il faut utiliser la génétique, concurremment avec l'archéologie. pour connaître les mouvements de populations qui ne sont pas attestés par des textes.
Après, il faut expliquer !
Expliquer par exemple que les caractères génétiques sont aussi ou plus variables entre individus d'une même origine, d'une même couleur de peau, ou forme corporelle, qu'entre individus qui se distinguent sur ces critères.
Il me semble que la génétique démonte justement le racisme.
Le culturel est par définition déconnecté du génétique, et ce sont souvent des différences culturelles qui alimentent des théories raciales (exemple : les tziganes, indo-européens persécutés par Hitler, ou, puisque nous sommes en Gascogne, les cagots, qui ne devaient guère différer par leur origine des autres gascons).
Mais je reviens sur la question de Dominique :
je n'ai probablement pas tout compris, mais il y a bien des caractères génétiques qui identifient une "communauté ancestrale" à un moment donné entre des individus, même si ces caractères génétiques sont en proportion infime dans le capital génétique de chaque individu.
Peux-tu me confirmer que je ne dis pas de grosse "péguesse", Vincent ? Et ce que tu nommes "variabilité génétique", n'est-ce pas précisément cette part infime du patrimoine de chacun qui marque que certains de ses ancêtres ont fait partie d'une population résidant en un certain lieu identifié à une certaine époque ?
Auteur : Tederic M.
30/03/11
Bonjour,

Depuis la mise en application des théories racialistes par les nazis, lesquelles théories ont conduit à ce que l'on sait, le sujet est à manier avec d'immenses précautions.
Quand j'ai rédigé le petit bouquin, j'ai longtemps hésité avant de parler des groupes sanguins vasco-aquitains.
C'est vraiment très délicat. Pour moi, c'est la culture et l'éducation qui priment et je pense que le vrai racisme n'est pas dû à la génétique mais au fait qu'on méprise la culture de l'autre.
En cela, ceux qui ont bâti la France à grands coups de pied au cul ont fait preuve de beaucoup de racisme vis à vis de tout ce qui n'était pas francophone et par là même méprisable.
Auteur : P.Lartigue
30/03/11
Suite du message.
L'humanité, selon moi, ne peut et ne doit pas être réduite à des considérations raciales ou génétiques.
Etre né quelque part ne suffit pas.
Etre noir, blanc ou jaune ne suffit pas. Mon ami Jean-Samuel Barria est de père afro-antillais et de mère landaise. Sa carte d'identité n'est pourtant pas sur son visage. Il est gascon parce qu'il a choisi d'épouser cette culture et cette langue.
Mon voisin, pur landais sur le plan génétique, se contrefiche de la langue et de la culture de ses ancêtres. Pour moi c'est très simple, il n'est pas gascon mais français du Sud-Ouest.
Je ne le stigmatise pas, c'est son droit le plus strict de se sentir avant tout français.
Par contre, s'il vient me servir des théories sur sa généalogie pour interdire à Jean-Samuel d'être gascon, alors je me permettrai de lui dire son fait, comme je le ferai avec tous les imbéciles dont le seul titre de gloire est d'être né quelque part.
Auteur : P.Lartigue
30/03/11
Les mesures des boites crâniennes, les yeux bleus, les cheveux blonds, ça n'était pas des traits culturels... et c'était lié à la science. Du moins au scientifique.
On en revient toujours au dictat de la blouse blanche, la science est formidable c'est certain, mais il y a des recherches qui ne sont pas raisonnables et qui doivent être condamnées.
Comme je dis toujours, "In medio stat virtus".
Auteur : gaskonia.blogspot.com
30/03/11
Oui, tout cela est vrai "gaskonia", maintenant, je vais tenter un propos peut-être polémique mais tant pis : les Nazis n'en avaient rien à faire de la science, ce n'était qu'un vernis sur leurs théories d'exclusion d'une communauté (en fait de plusieurs : les Juifs, les Tsiganes, les Slaves, ...).
Ce n'est pas la science qui donne les camps de la mort mais bien plus le mysticisme aryen et complètement tordu d'un Himmler.
Parce que ce que la science prouve, c'est que les êtres humains sont encore à 99% similaires aux chimpanzés !
La différenciation se fait sur les allèles, c'est un trait de famille élargi disons. Dans l'ancien monde, on disait bien de telle ou telle personne "alors lui c'est un X", X étant une famille connue et bien implantée.
La génétique ne dit pas autre chose.

Enfin si, on peut reconstruire les dynamiques préhistoriques et historiques de peuplement du monde. Il n'y a aucune raison de cracher sur un outil aussi puissant de connaissance.

Alors, peut-être qu'à force de m'intéresser à la question, j'ai développé une insensibilité totale au sujet, de telle sorte que je ne parviens plus à voir ce qu'il y a de délicat dans ces problématiques.
Je ne sais pas, parvenir à reconstruire notre passé le plus enfoui me semble tellement formidable que je suis incapable d'y voir des implications dangereuses pour le monde d'aujourd'hui.
A une nuance près : il est indéniable que quelque chose de l'ordre de la construction romantique peut se faire sur cette base.
Par exemple, il est tout à fait exact qu'aujourd'hui, les populations juives du monde entier, très férues de génétique, via la découverte de leur extraction véritablement moyen-orientale (les théories khazars s'effondrent), créent une judaïté nouvelle, plus ethnique indéniablement, plus religieuse, plus orientale, ce qui n'arrange pas par ailleurs le conflit du Proche Orient.
Mais avant que ne surgisse en Gascogne un grand mouvement d'exaltation ethnique basco-aquitain, je crois qu'on a le temps de voir venir.
Auteur : Vincent.P
30/03/11
Oh que oui Vincent ! On a tellement le temps de voir venir ça que nos caveaux de famille nous auront accueillis depuis bien longtemps.
Et peut-être même que ceux qui liront nos élucubrations vasconnes dans un siècle rigoleront bien de nous.
Mais qui sait ?
Auteur : P.Lartigue
31/03/11
On est d'accord. Bien que ce ne concerne pas la période sur laquelle je travaille, il est vrai que ces mouvements génétiques sont très intéressants. Encore une fois quand ils sont pris dans le bon sens.
Auteur : gaskonia.blogspot.com
31/03/11
Je vous remercie d'avoir répondu à mon interrogation, qui portait autant sinon plus, sur l'usage de la génétique que sur une détermination d'origine.
Si j'ai bien compris ce que j'ai lu sur le blog "bearniaiserie" , il s'agit d'une analyse d'un individu en l'occurrence qui connait ses origines au moins pour les derniers siècles, et dont on va rapprocher les résultats de ceux d'autres individus et on va voir statistiquement, les rapprochements les plus exacts.
Cela n'a rien à voir avec la démarche des "théoriciens" racistes des années 30 qui rassemblaient des "traits" repérables :eg. couleur de la peau, forme du nez, du crâne et les assignaient à tel ou tel groupe.
Le sens de la démarche était inverse.
Mais ce qui m'a intéressée dans ces résultats c'est en fait que je n'avais aucune idée des résultats auxquels une génétique des populations pouvait parvenir. Je pense que cela peut être vraiment un outil important pour comprendre des migrations, des installations de groupes humains à certains endroits.
Je pense que c'est le même type de démarche qui est employé pour déterminer si les néanderthaliens ont pu se mêler à l'espèce homo sapiens sapiens. Mais peut-être me trompé-je ?
Auteur : Dominique
01/04/11
"Pour ce qui est du mépris des Béarnais, ce n'est pas nouveau. Le Béarnais béarnocentré, c'est une espèce de Basque à la petite semaine, sans les couilles et sans le panache."
Excellent...
Moi qui dois me les coltiner, je dois dire que vous c'est très juste.
Cela dit, en quoi estimez-vous que la langue se porte mal en Béarn ?
Auteur : Guy Cap2
05/04/11
Bonjour Guy,

Il s'agit des enquêtes linguistiques les plus récentes, je n'ai plus la référence en tête (mais l'omniscient Tederic saura peut-être), où il est dit que, en Aquitaine, c'est en Dordogne et dans les Landes que gascon et occitan se maintiennent le mieux.
Le Béarn n'arrive qu'en 3eme position.
Et puis il y a la transmission familiale qui, comme partout ailleurs, est éteinte ou quasiment éteinte.
Auteur : P.Lartigue
05/04/11
Pour la Dordogne j'étais déjà au courant.
La vitalité de la langue dans ce département me semble être un argument à opposer aux tenants de la création d'un gascon référentiel.
En effet, il y a en Dordogne deux dialectes (grosso modo le limousin au nord et au sud un languedocien un peu atypique). Dans la partie limousine, il y a de grandes différences de parler (le vocabulaire pouvant changer beaucoup d'un village à l'autre). Cela n'empêche pas les gens de parler la langue et de se comprendre...
Auteur : Guy Cap2
06/04/11
Bonjour Guy,

J'ai quelque expérience du parler limousin de la Dordogne et de la Corrèze. Les grands parents de mon ex-épouse habitaient à Juillac, au nord d'Objat.
J'ai donc eu l'occasion, dans les années 90, de converser avec le voisinage, en langue d'oc.
Mais la conversation a tourné court puisque nous ne nous comprenions pas.
Ensuite, j'ai connu une enseignante de la Calandreta de Périgueux que j'ai fréquenté pendant deux ans. Elle est originaire de Villamblard, en zone "limousine".
Nous parlions généralement en français parce qu'elle avait du mal à me comprendre.
Pour ce qui est du gascon référentiel que j'appelle de mes voeux, sans grande illusion cependant, je ne comprends pas votre argumentation.
Les dialectes sont à l'agonie, la transmission ne s'est pas faite. La transmission par l'école relève du saupoudrage maladroit et sûrement pas d'une véritable politique linguistique.
Connaissez-vous la politique linguistique en Hegoalde ? C'est une autre planète. Quand je pense que nous nous réjouissons, ici, pour quelques malheureux et souvent maladroits panneaux de signalisation.
Quels sont les effectifs de nos salles de classe ? Maigres. Je vous en parle en connaissance de cause.
Nos élèves ont-ils un rapport autre que très artificiel avec la langue ?
Dans quel environnement linguistique évoluent-ils une fois hors de la salle de classe ?
Toutes les langues majeures ont su élaborer un standard. Nos voisins basques l'ont fait, dans la douleur et au bout de longues décennies, mais ils l'ont fait.
Nous, après 160 ans de félibrige et 60 ans d'occitanisme, où en sommes-nous ? Quelle est la juste mesure à trouver entre le parler de chaque canton et l'illusion occitane ? Je pense que le niveau gascon est cohérent, au triple point de vue linguistique, historique et ethnique.
Je reconnais cependant que le dernier volet de ce triptyque n'a plus beaucoup de pertinence aujourd'hui tant la substitution de population, qu'on pourrait comparer à un phénomène de colonisation intérieure, est avancé.
Etes-vous favorable à l'émergence d'un occitan normé à partir d'un modèle languedocien ?
C'est tout de même le leitmotiv, le credo du mouvement occitaniste depuis ses origines, et j'attends toujours qu'on me prouve le contraire.
Pourquoi êtes-vous défavorable à la création d'un standard gascon ? Je ne comprends pas.
D'un côté une norme panoccitane noble, de l'autre les patois locaux à usage privé ? C'est un peu la contradiction de beaucoup des occitanistes gascons et béarnais que je connais.
D'un côté un discours panoccitan, de l'autre le culte du patois du village. Je ne comprends pas cette contradiction.
Cette incohérence, nous la payons par la mort de la langue, qui ne revivra vraisemblablement jamais dans la, ou les formes que nous lui connaissions.
Certains occitanistes clament : "Le patois est mort. Vive l'occitan !".
Je me place simplement à un autre niveau : "Les patois sont morts, vive le gascon !". Mais, encore une fois, je ne me fais pas beaucoup d'illusions.

Amicalement.
Auteur : P.Lartigue
07/04/11
Il me semble de toute façon que le dynamisme identitaire en Périgord est avant tout le fait de la seule zone limousinophone, car dans la vallée de la Dordogne, de parler "guyennais", il me semble que l'atonie est pareille à celle qui règne en Agenais ou en Entre-Deux-Mers.
Cela s'explique facilement que les zones limousinophones sont restées plus agricoles. De manière globale, dans les pays dits d'oc, ce sont les zones les plus reculées qui ont le mieux maintenu un semblant de langue régionale : le Cantal par exemple.
A l'inverse, c'est mort en Languedoc oriental.

Pour ce qui est de Béarn, le refus de voir la fin du monde paysan aussi bien de la part des occitanists que des IBGistes est un peu triste.
Le Béarn va bien plus mal que ne le laisse croire la grande gueule de certains de ses représentants.
Après en Béarn, il faut ajouter une donnée bassement démographique, à savoir que les Béarnais ne sont probablement pas en majorité en Béarn, ce depuis les années 70 et la découverte de Lacq.
Lancez les pierres, mais c'est la vérité.
Et bien c'est comme ça, il faut voir ce que l'on peut faire dans l'avenir.
Auteur : Vincent.P
07/04/11
Bonsoir Philippe,

Pour répondre à votre question, si je ne suis pas chaud pour la création d'un gascon référentiel, je suis totalement OPPOSÉ à la création d'un occitan standard, d'un dialecte panoccitan référentiel (de la même façon que je n'aime pas l'esperanto : je suis contre les productions hors-sol).
Ce que je voulais dire, c'est juste que la Dordogne limousine arrive, dans l'aire linguistique des langues d'oc, ou de l'occitan (barrer la mention inutile) à être l'endroit où la langue se parle le plus sans qu'il y ait besoin d'un standard afin d'harmoniser les différences linguistiques (réelles) de village à village.
J'arrive à discuter avec des languedociens, des italiens des vallées piémontaises, voire avec des périgourdins (après maints efforts afin de m'accoutumer à la prononciation) en utilisant le béarnais sans que personne ne m'emmerde avec cela.
Je ne vois pas l'opportunité d'apprendre un gascon standard pour discuter avec un landais ou un girondin...
De plus, dans le cadre d'une transmission linguistique, quel dialecte transmettra-t-on : la variante linguistique locale ? le gascon normé, les deux ?
Je n'exclu pas que vous ayez raison, mais en ce qui me concerne, je suis attaché à la diversité sous toutes ses formes et ne souhaite pas voir émerger, à l'image du modèle unificateur français, un modèle unificateur pan-gascon ou pan-occitan.

Amitiés
Guy
Auteur : Guy Cap2
07/04/11
Bonjour,

Vincent. Ce déni de réalité est effectivement très préjudiciable car il empêche toute action vraiment productive.
Se bercer de l'illusion que la langue est encore bien vivante ne permet pas de réfléchir à une stratégie adaptée.

Tu parles du Béarn. Je peux parler de mon lieu de vie, Biscarrosse. Ici, nous sommes aujourd'hui la troisième ville des Landes, avec 13000 habitants. Je ne dois pas être loin de la réalité en supposant que nous sommes moins de 4000 autochtones. Mais c'est le cas de tout le littoral, depuis le Bassin d'Arcachon jusqu'à Hendaye. En 1960, il y avait à peu près 3000 habitants.

Guy. La création d'un gascon référentiel aurait dû se faire depuis bien longtemps mais nous sommes passés à côté. Nous sommes passés à côté parce que les dialectes sont restés assez vivaces jusqu'aux années 50 et 60, époque à laquelle personne ne se souciait déjà plus de la pérennité du gascon.
Je pense que le niveau dialectal est pertinent dans une société qui maintient sa spécificité linguistique et qui n'a d'autres relations que celles de proche en proche. Jusqu'à une époque historiquement récente, un Biscarrosse se mariant avec une Parentis (ou vice versa) était quelque chose de mal vu.
L'intercompréhension n'est réelle que de proche en proche.
Il suffit de consulter les matrices dialectométriques et les cartes des distances linguistiques de l'ALG pour s'en persuader.
Ecoutez les enregistrements de la Parabole du Médoc et ceux d'Aragnouet. Pensez-vous vraiment que ces gens se seraient compris ? J'en doute.
Et pourtant, ils parlent bien tous gascon. Je suis favorable à l'élaboration d'un gascon standard, pensé à partir des dialectes les plus conservateurs des Landes, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes- Pyrénées, c'est à dire la zone à l'intérieur de laquelle la gasconnité est forte.
Je pense aussi qu'il ne faut pas se dispenser d'aller puiser du vocabulaire dans les dialectes périphériques, la vigne en Bordelais, la mer en Pays de Buch etc...
Mais pour ce qui est de la syntaxe, de la morphosyntaxe ou du verbe, il convient, me semble-t-il, de rester dans la zone de grande gasconnité.
Je ne pense pas que le dialecte béarnais doit absolument être la référence ultime, les parlers de Bigorre étant bien plus canoniques et la gasconnité de la plaine béarnaise étant équivalente à celle du Pays de Born.
Il faut prendre ce qu'il y a de plus typique dans les dialectes de la zone de gasconnité maxima.
Il est une tendance actuelle de l'occitanisme qui consiste à élaborer un gascon light, normé à partir des dialectes périphériques et plus accessible aux autres pays d'oc. Je ne suis pas d'accord avec ça.
Normalise-t-on une langue à partir de ses variétés périphériques ? Les occitanistes utilisent-ils les dialectes du Croissant pour élaborer l'occitan dit référentiel ?
Vous me dites qu'il n'est pas opportun d'apprendre un gascon standard pour converser avec un Landais ou un Girondin. Le problème est de trouver, aujourd'hui, un interlocuteur Landais ou Girondin.
En classe, que ce soit à Beaumont de Lomagne, Vic Bigorre ou Audenge, j'enseignais ce gascon standard.
A l'écrit, j'utilise le standard. A l'oral, je parle mon dialecte, qui est celui de Félix Arnaudin pour vous donner une piste.
Je suis aussi attaché à la diversité et c'est bien le dialecte que j'ai transmis à ma fille. Mais je ne pense pas que le gascon pourrait-être sauvé par autre chose qu'un bon standard, bien pensé et bien réfléchi, dans lequel tous les gascons pourraient se reconnaître.
Auteur : P.Lartigue
08/04/11
Je viens de voir dans un article de "Courrier international" un article (du 4 Mars 2010) qui sous le titre : "Les Basques ne sont pas ce qu'ils croient être" semble infirmer les résultats sur la spécificité basque et remet en cause les théories des migrations et du peuplement.
Cet article dit même qu'il y a plus de proximité entre les espagnols et les "basques espagnols" (sic) qu'entre ceux-ci et les basques "français" venus de l'autre côté des Pyrénées.
L'article parle d'une enquête comportant quelques centaines de sujets, ceci à partir de l'ADN mitochondrial.
Comme dans ce lien nous en avions parlé et que vous aviez éclairé ma lanterne, je voulais savoir si les gasconautes connaissaient cet article et ce que vous en pensiez.
Amitiés
Auteur : Dominique
10/04/11
Bonjour,

Je connais cet article et il y a assez longtemps qu'on pense que les Basques du Nord sont plus typiquement basques que ceux du Sud. Je pense même que les populations gasconnes, héritières des Aquitains, sont plus "basques" que la majeure partie des habitants d'Hegoalde.
Même au niveau linguistique, les dialectes du Nord sont plus conservateurs et plus canoniques que ceux du Sud, notamment le souletin.
Une étude dont j'ai oublié le titre avait même situé le noyau de la "basquitude" en Soule.
Il est vraisemblable que les populations du Sud ont été plus et plus tôt soumises aux influences péninsulaires quand les Basques du Nord, et les Gascons, étaient assez épargnés.
Auteur : P.Lartigue
10/04/11
Non c'est faux, tous les tests sur l'ADN autosomal ne permettent pas de différencier les Basques de France des Basques d'Espagne, en tout cas les Basques les plus archétypiques, étant donné que le fait basque est divers, et qu'il y a un monde entre la Soule totalement ouverte sur le Béarn et l'Alava castillanophone depuis des siècles ouvert sur la vallée de l'Ebre et la Castille.
On manque en l'espèce d'échantillons de qualité et je songe à mettre en place une association, mais je crains qu'il ne faudrait placer celle-ci sous droit anglais.

La spécificité basque est mise en évidence par toutes les études récentes : il s'agit d'un des résidus des grands pôles de peuplement préhistoriques, un espace franco-cantabrique dont l'histoire est celle d'une longue déchéance, incapable de s'imposer face à la vague néolithique notamment.
Auteur : Vincent.P
10/04/11
Quand je vois une étude sur les peuplements anciens (d'il y a plusieurs millénaires - si on prend dans l'échantillon "basque" des descendants d'immigrants de la révolution industrielle ou de la période franquiste, ça change tout) qui semble légitimer une frontière politique (entre France et Espagne) qui date de quelques siècles, je dis "Attention  ! danger de manipulation extra-scientifique  !"
Auteur : Tederic M.
10/04/11
Tu as raison Tederic, certaines de ces études sont faites pour légitimer la frontière. Il y a par exemple la théorie des Vascongadas.
Mais je pense tout de même que les populations d'Hegoalde, surtout en Navarre et Alava, sont débasquisées, culturellement et ethniquement depuis bien longtemps.
Auteur : P.Lartigue
10/04/11
Cher Philippe,

"Ecoutez les enregistrements de la Parabole du Médoc et ceux d'Aragnouet. Pensez-vous vraiment que ces gens se seraient compris ? "
J'ai envie de dire que dans la France maniaquement monolingue où des jeunes de 18 ans ont toutes les peines du monde à annoner l'anglais après l'avoir appris depuis l'école primaire bien sûr que non. Mais...
- Nombre d'historiens médiévistes soulignent que, compte-tenu des réseaux commerciaux d'alors (foires, commerces itinérants, réseaux commerciaux type Hanse), les populations avaient l'oreille sensibles aux différences de parlers...
- Il m'est arrivé plusieurs fois d'entendre des récits de prisonniers de guerre racontant qu'ils n'avaient nulle difficulté à se comprendre entre gascons, voire entre gascons et languedociens... Bien sûr, il s'agit de gens qui avaient la langue à l'oreille et en bouche depuis le berceau...
Bref, je ne saurais apporter de réponse péremptoire à votre question. Je m'interroge...
Dans les questions liées à la compréhension d'une langue régionale, il y a une bonne part de subjectivité, voire de chauvinisme.
Lors d'un premier contact avec un biarnés "cap e tout" type IBG, nous nous comprenons fort bien. Mais il suffit que je dise, par exemple, que j'emploie la graphie classique à l'écrit, pour que tout d'un coup il passe au français et me dise qu'il ne me comprend pas...

Amistats
Guy
Auteur : Guy Cap2
14/04/11
Tout est fonction du degré d'ouverture du locuteur.
Ma famille du Béarn oriental assurait qu'elle ne comprenait pas mon arrière-grand-père venu de Salies.
Ma grand-mère encore aujourd'hui bloque dès que le béarnais qu'elle entend n'est pas exactement le sien. "Ils ne parlent pas comme nous". Cela n'ira pas plus loin, la conversation s'arrête.
Ma grand-mère m'assure également ne pas comprendre un traitre mot de ce que raconte "Joan de Nadau". Mon grand-père me confiait de même il y a une dizaine d'années.

A côté de cela, il y a des témoignages de prisonniers de guerre qui parlaient en leur patois roman et qui parvenaient à se comprendre (mon grand-père, encore lui, avait surpris les Corréziens en camp de jeunesse pendant la guerre car lui et son groupe de Béarnais comprenaient quelque peu ce qu'ils disaient.
Mais mon grand-père ne comprenait pas le languedocien, par contre il m'assurait mieux comprendre le provençal, allez comprendre, c'est tellement fluctuant).
De la même manière, les Aspois et les Aragonais avaient développé un sabir. Mais enfin, rien de plus normal quoi  ! Nous parlions des modalités néo-latines !
Quel est ce monde où l'on s'enthousiasme qu'en faisant des efforts, des locuteurs de langue romane puissent se comprendre ? C'est l'évidence.
Auteur : Vincent.P
16/04/11
Bonjour,
Je voudrais répondre au post de Vincent du 24 mars…
Dire que les Vikings ou Normands ne se seraient pas implantés dans le Gers et n’y auraient pas fait souche est certainement une très courte vision des choses !
Je renvoie aux publications de Christian et Jean-Michel Lassure dans les Bulletins de la SAHLS du Gers, des 1° T 1975 et 3° T 1978. Pour le Tuco N°I de Pannassac, il publiait un dossier écrit par Louis Lartet sur le mobilier de ce Tuco. Lartet faisait la comparaison avec des pièces nordiques.
Au vu des dessins parus aussi dans un autre N° l’évidence est là pour qui connaît l’art scandinave.
Le Tuco I était certainement un lieu Viking. Jean-Michel Lassure dans l’article concernant les découvertes qu’il a faites dans le Tuco II précise l’analogie des pièces avec le I° site, il ajoute aussi qu’il lui semble pertinent que le I° site ayant été incendié, ce second site a été construit en un lieu de défense plus stratégique.
Il ajoute qu’ils se font suite dans le temps, le N° II ayant selon lui duré trois siècles. Ces sites, lieux de défense étaient aussi des lieux de vie avec forge, poterie locale, filage de la laine et non des camps de passage sur le trajet d’envahisseurs destructeurs.

Si l’on étudie l’histoire des civilisations, il y a toujours eu lors des invasions des installations locales. Il y a toujours eu des mélanges.
Le Gers n’a pas échappé à cela. De plus, il faut noter que si les Vikings étaient à la recherche de terres plus riches et faciles à vivre que les leurs, et qu’ils recherchaient aussi des esclaves, nous avons les preuves que l’esclavage était couramment pratiqué dans le Languedoc, et pourquoi pas dans toute la région jusqu’à la mer ? Là aussi, cela semble une évidence.

Le travail de Joël Supéry interpelle et il est sérieux. Il a des connaissances plus approfondies connaissant la Scandinavie, ce qui est normal. Rejeter ce travail c’est faire preuve d’obscurantisme…
Auteur : S.Saint-Arroman
17/04/11
Oui, le travail de Joel Supéry est sérieux. Il doit cependant être critiqué, comme tout travail qui se veut scientifique.
Je suis de ceux qui pensent qu'il est très critiquable pour la seule raison qu'il va chercher des solutions très compliquées à des phénomènes qu'on peut expliquer bien plus simplement, avec juste un peu de bon sens et de logique.
La toponymie, l'anthroponynie, l'Histoire des peuples sont des sujets très glissants et il n'est pas nécessaire de rajouter du savon sur la planche.
Pourquoi aller chercher des Grecs, des Vikings, des Vaccéens, des Atlantes, des Martiens ?
Auteur : P.Lartigue
22/04/11
Adiu lo Halip.
Pna solide qu'un Medoquin, un Testerenc, un Bearnés se serén comprés, autecòps...
Confondis pas las pelèjas de campanèirs (que se foten de la lenga o daus dialèctes, es juste ende se pelar) e l'intercompreneson entre dialèctes...
Espia un tèxte com lo Mairau Medoquin (L'Esparra, alentorn de 1678) : i trobaràs fòrmas estonantas.
Jo, trobèri emplegs lanusquets dens lo gascon de Borg-de-Gironda (col. Daleau), e autes exemples encara dens collectatges hèits en haut-Medòc mei recentament.
Tot aqueth monde viatjava. Los medoquins didèven "fau anar", mès sabèven plan qu'i avè endreits on se didè "que cau anar"...
Auteur : Dàvid
23/04/11
Adiu Dàvid,

Que poderam parlar de tot aquò un de'queths dias. Ne soi pas hòrt assolidat l'intercomprenença existi au simple nivèth gascon.
Que'm brembi deu testimòni deu Claudi Corau, deu Porge. Eth e la soa familha que sortívann de Sent Delian de Bòrn e, quand s'acasinn au Pòrge, los deu lòc que credonn de que parlèvann espanhòu.
Eth que m'ac disó quand l'encontrèi quauques anadas a.
Mes vertat lo monde de d'autes còps, quand s'aubrívann los pòts, pramor de la soa bona coneixença de la lenga, que's comprenènn bilhèu haut o baix.
Mes ací enqüèra, ne'n soi pas briga assolidat.
Que pensi tabé la lenga gascona qu'estó mei blossa, mei canonica, e aquò dinc a bisa, Medòc e Bordalés.
En bèth espiant la toponimia, que védem hèitas adara despareixudas, pròba de l'avançada de l'occitan en Gasconha e de la degasconisacion mei o menx hensa deu gascon periferic.
Auteur : P.Lartigue
24/04/11
Cher Monsieur Lartigue ,
La prudence et le scepticisme sont deux grandes qualités indispensables lorsqu’on cherche à comprendre les événements quels qu’ils soient.
Cependant, votre manière de placer les Vikings au même niveau que les Martiens me laisse un peu perplexe…
L’Eglise de Gascogne va être ruinée en 840, date à laquelle les douze évêchés de Gascogne sont mis à bas par une attaque danoise (Bréviaire de Lescar évoqué par Pierre de Marca en 1640, cartulaire de Tarbes évoqué par Nicolas Bertrand en 1515).
La Gascogne reste sans église jusqu’en 985 date de la refondation de l’abbaye de Saint-Sever.
Pendant 145 ans, les Gascons ont accepté de vivre sans épiscopat.
Pourquoi ?
Pourquoi n’ont-ils par rétabli le Christianisme plus tôt ?
A cause des Martiens ?
En 868, Charles le Chauve reprend possession de l’Aquitaine.
Il fortifie Saintes, Angoulême, Périgueux et Agen, mais pas Bordeaux. Pourquoi ? Qui l’en empêche ? Son adversaire Pépin d’Aquitaine ? Il est mort. Qui alors  ?
Des Grecs ?
Frothaire, évêque de Bordeaux abandonne sa cité en 976 et part à Bourges.
En 887, le pape lui ordonne de retourner à Bordeaux, mais il refuse à cause des païens.
En 892, le pape demande à Léon, évêque de Rouen, parlant la langue danoise, de venir convertir les Païens de Gascogne.
Qui sont ces Païens ?
Des Basques parlant le norrois ?
Avant les invasions, Lapurdum est une ville de garnison située sur la route côtière. A l’issue de celles-ci, Bayonne est un prospère port de commerce tourné vers l’Europe du Nord.
Qui a opéré ce miracle ?
Des bergers descendus de leur montagne ?
Comme le fait remarquer Vincent, on n’a quasiment pas de texte de cette époque.
Pourquoi les Gascons ont-ils subitement perdu leur latin ? Pourquoi n’ont-ils pas écrit leur histoire ? Pourquoi n’a-t-on pas trace de levées d’impôts, ou d’actes notariés durant cette période en Gascogne ?
Une pénurie d’encre ?
Vous dites qu’on n’a besoin de personne pour expliquer l’histoire de la Gascogne.

Soit. Alors, comment expliquez-vous ces anomalies ?
J’ai lu la plupart des spécialistes et je peux vous affirmer qu’un seul explique ces anomalies et il s’agit de l’historienne Renée Mussot-Goulard qui, il est vrai, parle de la présence scandinave en Gascogne comme de « la plus longue occupation normande dans le royaume »…
Vous avez le droit d’être sceptique, mais avant de rejeter une hypothèse quelle qu’elle soit, il est plus honnête de l’étudier.
Je ne vous demande pas d’acheter mon livre. Vous le trouverez sans doute dans votre bibliothèque municipale.
Bien cordialement,
JS
Auteur : Joel Supery
07/05/11
Bonjour Monsieur Supéry,

Vous avez une excellente connaissance de l'Histoire de la Gascogne et vos hypothèses sont donc étayées. Mais ce ne sont que des hypothèses et vous ne me convainquez pas.
Combien étaient-ils, ces Scandinaves, à occuper ou à vivre en Gascogne ?
Comment expliquer qu'ils aient laissé, d'après ce que vous dites, de si profondes traces toponymiques ? Les "Anglais" sont restés près de 300 ans en Gascogne occidentale et il n'y a que deux noms de lieux indubitablement anglais, Libourne et Hastingues.
Et pourtant, la couronne anglo-normande était bien présente pendant toute cette période.
Les Martiens ? C'était bien entendu une boutade. Lapurdum tourné vers l'Europe du Nord ? Soit.
Mais Bordeaux aussi a entretenu des relations privilégiées avec la Hanse, sans nul besoin d'expliquer cela par la présence de populations germaniques nombreuses, si ce n'est quelques marchands.
Votre livre ? Je l'ai eu entre les mains et j'ai même consulté votre blog.
Vous expliquez un nombre très importants de toponymes gascons à l'aide des langues nordiques. Soit, je n'en ai ni la connaissance ni la pratique.
Je me permets simplement de douter.
Vous savez sûrement qu'au début du siècle dernier, avec des arguments tout aussi fouillés que les vôtres, certains expliquaient nos toponymes en -OS par une colonisation grecque.
Puis je peux aussi vous citer le cas du docteur Lemoine qui latinisait tout. Il voyait par exemple dans Biscarrosse un avatar de vesculus, avec d'excellents arguments aussi.
Vous voyez, une bonne argumentation et de bonnes connaissances historiques permettent d'élaborer à peu près n'importe quelle hypothèse.
Ensuite, il s'agit de convaincre la communauté scientifique. Or, tout scientifique qui se respecte n'a pas le droit de refuser une hypothèse a priori.
Par contre, une fois cette hypothèse étudiée honnêtement, il est en droit de la réfuter. Je ne nie pas la présence des Vikings en Gascogne, je n'aime pas le terme Viking d'ailleurs, je préfère Scandinave.
On a trop l'habitude de voir les Vikings comme des guerriers pilleurs et meurtriers alors qu'il s'agit d'une civilisation brillante.
Donc, je vous prie de m'en excuser mais, en l'état actuel des recherches, je ne pense pas que votre théorie est pertinente.
Votre argumentation est brillante et fouillée mais elle ne convainc pas la dite communauté scientifique, d'après ce que j'ai lu ici et là.
Mais si vous avez raison, justice vous sera rendue un jour et, à ce moment là, je vous présenterai mes plus plates excuses.
Selon vous, quel a été le rôle et l'influence des Vascons sur la Novempopulanie puis sur la Gascogne.
Pouvez-vous me donner votre sentiment sur les études toponymiques, lingüistiques, génétiques, historiques, qui vont dans le sens d'une Gascogne bascoïde ? D'une "ibérie" citérieure ? Avez-vous raison contre la majeure partie de la littérature actuelle en la matière.
Peut-être, la porte reste ouverte.
Pour le moment, je reste dans le camp des vasconnistes. Vascon au sens large bien entendu, plutôt basco-aquitain ou aquitano pyrénéen, comme vous préférerez.
Auteur : P.Lartigue
08/05/11
Langue - Histoire
Sur le site David Rumsey Historical Map Collection. Utiliser la fonction de zoom pour obtenir la toponymie gasconne. Les noms de lieu sont bien lisibles.
Merci  !

Un aute  : www.cartocassini.org
Auteur : gaskonia.blogspot.com
19/03/11
Bonjour,

Pour ceux qui ne connaissent pas, la carte de Belleyme comporte moins d'imprécisions que celle de Cassini.
Auteur : P.Lartigue
26/03/11
Comment se connecter pour voir la carte de Belleyme ? je n'ai trouvé que les planches concernant Blaye, Sarlat, et la vallée de la Dropt.
Les feuilles concernant, les Landes, la Chalosse et les Pyrénées sont elles accessibles aisément ?
Auteur : Dominique
27/03/11

Réponse de Gasconha.com :
Le Dropt (ou Drot) !
La carte de Belleyme n'est pas en ligne il faut aller aux archives départementales.
Les Cartes de Cassini étaient vendues à l'IGN. Rendues publiques, c'est certainement la raison pour laquelle on les trouve sur le net.
Effectivement la carte de Belleyme est très précise, on distingue même les parcelles de cultures.
Auteur : Tédéric D
27/03/11
Langue
Amusant... les gascons de Paris se retrouvent là ;-)
Langue - Ecologie
Landes-Adour-Chalosse
Alias "Nabères de nouste".
Architecture
Arcachon
Gascogne bordelaise
D'accord, elle n'est pas exactement construite avec les matériaux du lieu...
Mais "La charpente, les portes et les fenêtres ont été réalisées en chêne de Dordogne séché très lentement à l'air. Il n'a subi aucun traitement, n'a été ni peint ni verni et n'a pas bougé depuis la construction."
Et tant que vous y êtes, vous pouvez passer voir les autres "Chroniques du patrimoine" de www.sauvegarde-arcachon.org.
[Tederic M.]
Histoire
Pyrénées
20 ans de découvertes archéologiques Musée Basque et d'Histoire de Bayonne Du 3 mars au 22 mai 2011.
Qu'èi vesitat aquesta muixa dissabte passat, qu'es pro plan hèit.
Auteur : P.Lartigue
11/03/11
Musique
Film d'animation.
L'animacion qu'es simpatica !
Auteur : gaskonia.blogspot.com
01/10/10
Voila donc une chanson de neuf !
Très joyeux !
Auteur : Dominique
10/03/11
N'aimi pas. Quauquarren me bote mau adaise...
Auteur : Dàvid
12/05/11

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grain de sel !
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Les liens proposés doivent s'accorder avec "l'esprit" de Gasconha.com, et son domaine gographique : la grande Gascogne, entre la mar, la Garonne et les Pyrnes, et mme, au Sud des Pyrnes, le reste du domaine vascon...