Récemment remis en valeur, il est à noter que c'est la Mairie de Les et la Generalitat de Catalunya qui ont financé les travaux.
Si cela pouvait être de même côté français ! Nous avons des splendeurs romanes (Cf les églises des vallées du Larboust et d'Oueil) qui tombent en décrépitude car l'Église n'a pas les moyens de les restaurer.
Auteur : Txatti
24/02/09
Il me semble que l'Eglise n'a à sa charge que les églises construites après la séparation. La réparation des églises relève des communes.
Ce qui du point de vue de la ressource financière relève d'un niveau de précarité semblable.
Maintenant, quand je vois certaines restaurations, j'aime autant le charme de la ruine...
J'ai quelques photos que je communiquerai.
Chapelle dédiée à Saint Blaise qui semble avoir été un Saint particulièrement prisé en Pyrénées centrales, également Saint Patron du village de Juzet de Luchon fêté le 3 février, "der aute costat", je ne peux y voir qu'une simple coïncidence.
Si j'ai bien compris, cette date allait de pair avec le retour de jours un petit peu plus longs, la fin des trop longues nuits d'hiver. Un dicton en gascon le soulignait que ma mémoire n'a pas retenu.
Les prénoms Blaise et Blaisine semblent avoir été longtemps "à la mode" jusqu'au début du vingtième siècle par chez nous. Cette chapelle se situe le long d'un chemin ravissant qui surplombe la Garonne rive droite, en dehors des sentiers battus à touristes.
Il y a peu elle était encore grande ouverte (sans les ferroneries que l'on devine) et en faisait une halte appréciée des promeneurs et ombragée l'été.
Je crois qu'elle faisait aussi partie d'un long chemin de croix, quand les fidèles d'antan l'accomplissaient en plein air, et non pas en un lieu clos comme une église.
À Luchon certains faisaient ainsi pratiquement le tour du canton et donc en Aran du "Terçon".
Auteur : Txatti
24/02/09
Petita precision a con·hirmar : ce ditz d'aqueste camin que miava tath "pont deth Rei" que passa Garona d'arriba esquerra ad arriba dreta atau qu'era arrota actuau ei dessenhada ; que hè termièra entre es dus estadi (estats) francés e espanhòu. Ei pr'amor ho aperat "camin reiau" aqueth ?
Mais de quelle manière l'architecture pyrénéenne s'est-elle propagée à toute la chaîne gasconne ? C'est incroyable ces mêmes maisons de la Soule au Couserans.
Auteur : Vincent.P
23/02/09
À noter : dans les quadrilatères luchonnais et aranais, on dit "sant/a" et non pas "sent/a".
Il paraitrait que les deux formes aient été employées dans toute la Gascogne indifféremment mais on veut nous imposer sent/a" depuis que la standardisation est en marche, à tel point qu'on me corrige régulièrement comme si cet emploi était très fautif alors que ma famille est originaire d'un quartier dit "era Santeta" (la petite Sainte) et que c'est en partie par amour pour ce mot que j'ai voulu conserver et renouer avec le gascon...
On a même vu des "sans-tête" sur les adresses postales !
Auteur : Txatti
24/02/09
Tentative de réponse à Vincent qui mérite d'être complétée ou nuancée :
-pour l'unicité architecturale nord-pyrénéenne et g(v)asconne, on peut déjà avancer une explication physique : les toits à pente 50% sont faits pour mieux évacuer l'eau et la fonte de la neige (que m'aví desbrembat de mencionar aqueth mot qu'aimi tan : "es larmières" pour " les gouttières").
-le climat est sensiblement le même de la Soule jusqu'au Couserans.
-la pierre de construction et les ardoises viennent du schiste, omniprésent et facilement extractible tout au long de la chaîne.
-il en va de même pour les essences de bois et la configuration du terrain.
-autre aspect : les savoir-faire qui devaient se transmettre d'artisans en apprentis, qui parlaient la même langue, ne l'oublions jamais. On a beau eu dire "a cada vilatge son parlar", le gascon montagnol a des particularités communes évidentes d'un bout à l'autre (sauf en Ossau ?).
La dialectalisation outrée que le français obligatoire et standardisé a mis en relief doit être relativement récente et achevée aux 19e et 20e siècles.
Cette analyse efface cependant les différences "Bascoat/Gasconha" mais elle vaut pour le style basco-landais.
-restent à considérer les choix esthétiques, plus subjectifs, qui laissent place à mon interprétation d'une identité culturelle forte partagée, conscientisée ou pas.
Le fait que les piémonts ; lieux de passage entre les vallées six mois de l'année partagent souvent le même style de maisons et les articles "eth/era" vont dans le même sens.
Ce podem desvelopar mes avant encara beth temps !...
Vous avez remarqué des rues, des édifices, des maisons isolées, des coins de campagne (etc...) qui :
sont injustement menacés,
méritent d'être connus (par exemple pour leur architecture, d'hier ou d'aujourd'hui),
sont chargés d'histoire (même d'une histoire très locale),
portent des noms que tout le monde ne sait pas décrypter ou prononcer (des noms gascons, ou "patois", par exemple),
donnent des idées pour l'avenir,
etc...
Proposez-les ici, avec une photo* et le commentaire qui permettra au public de partager votre passion !
*Les photos doivent être envoyées séparément, par e-mail.
Attention :
Les lieux proposés doivent s'accorder avec "l'esprit" de Gasconha.com, et son domaine géographique : la grande Gascogne, entre la mar, la Garonne et les Pyrénées, et même, au Sud des Pyrénées, le reste du domaine vascon...