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Noms de maisons anciennes d'Urcuit
Adishatz a tots !

J'effectue en ce moment un recensement des maisons anciennes d'Urcuit et je bute sur l'origine de certains domonymes. A votre écoute !

- Barbategui, Barbateguy : seul est reconnaissable le basque "tegi", "demeure"

- Errimateguy : le même élément se retrouve ici

- Le(a)teguy : "tegi" = "demeure"

- Louhateguy : même élément. le premier terme est peut-être une altération de "lohi(a)", "limon" en basque ?

- Mariondeguy : "demeure de Marion" ?

- Mochateguy : "mosu" = "baiser", "Monsieur", "moxo" = "bélier"... Que choisir ?

- O(t)xondol : "cabane près des loups" (otso + ondo + ola) ?

- Pasco, Pascoenia : je ne sais pas si c'est une forme basque du prénom Pascal ?

- Pascoto, Pascotoenia : idem, avec le diminutif -to

- Placeau : un des quelques noms gascons du village, mais quelle en est la signification ? "plaça" = "place"
Auteur : P. Dibon
23/03/12
Afficher Noms de maisons anciennes d'Urcuit en particulier, et peut-être donner votre avis...
Tous ces noms en (t)egi "demeure" demandent à identifier l'anthroponyme qui sert de base.

Barbatéguy : la demeure de "Barbat" (probable sobriquet sur "barbe" avec suffixe augmentatif -at, très fréquent en pays roman)

Errimatéguy : je ne sais pas, je ne m'y connais pas en onomastique basque ancienne, peut-être une variante de Ramon (avec er- prosthétique basque) ?

Leatéguy : trop court pour identifier quoi que ce soit.

Louhatéguy : en fait, il semble qu'il y ait une tendance, c'est que "tegi" est précédé de la voyelle a, alors que tout semble indiquer que la base est "lohi" ... Barbategi pourrait donc être plutôt la demeure d'un Barbé (patronyme gascon).

Mariondéguy : la demeure de Marion, qui est un garçon au passage.

Mochatéguy : "motxo" pour bélier peut correspondre comme sobriquet également

Pour le reste, il semble bien que Pasco est une forme basque de Pascal, donc Pascoenia "chez Pascal", Pascotoenia "chez petit Pascal".

Quant à Placeau, c'est le Placeou moderne des cartes IGN, un dérivé masculinisé de "plaça" (au sens transparent), avec l'ambigüité sur le suffixe -èu en gascon, qui admet de nombreuses théories que traitent Berganton dans "Le dérivé du nom individuel au Moyen-Âge en Béarn et en Bigorre".
Auteur : Vincent.P
24/03/12
Il s'agit en fait du nom Le(g)ateguy, avec un "g".
Auteur : P. Dibon
25/03/12
Pour Mariondeugy, Marion est un prénom gascon ?
Auteur : P. Dibon
27/03/12
Les Basques portaient des prénoms romans (gascons) donc cela ne signifie rien sur l'origine ethnique du premier habitant, ou en tout cas de celui qui a laissé son prénom à la demeure.
Mais oui, Marion est un prénom masculin gascon.
Auteur : Vincent.P
27/03/12
Pour la maison dénommée PERES, difficile de savoir s'il s'agit du nom hispanique ou d'un toponyme gascon...
Auteur : P. Dibon
28/03/12
Tout va dépendre de son ancienneté mais il est clair que la communauté juive portugaise de Labastide-Clairence n'est pas loin.
Auteur : Vincent.P
28/03/12
Bonne remarque.

Voici une petite liste des dernières maisons dont j'ai vraiment du mal à faire l'analyse :

- Angeré, Angerena : -ena = "chez", mais quel est l'anthroponyme de base ? Angèle ?

- Angeretéguy : même base avec "tegi", "demeure"

- Ber()reart : -arte = "entre", donc un toponyme, mais le premier terme ne me vient pas

- Chiribic : ?

- Codain : suffixe basco-béarnais -ain ?

- Comexa : peut-être le gascon Comets suivi de l'article basque -a

- Estiaho, Estialio : aucune idée, me fait penser au gascon "hastiau", mais parait peu probable

- Gamoy : toponyme basque formé de "gamo" ? Le suffixe serait-il une variante du commun -toi ?

- Gar(r)acola : je penserais à un composé basque garrika + ola, ou sinon "garakoila", "l'escargot" ?

- Ibasson : nom sans doute basque. le suffixe est peut-être le locatif -un ?

- Leha(g)oun  : toponyme ayant pour suffixe le locatif -(g)un, mais le premier terme n'est pas clair. Peut-être le même que dans LE(G)ATEGUY ?

- Lessa : ?

- Linague : réduction de Liginague, forme romanisée de Liginaga (nom basque de Laguinge) ?

- Marticot : ?

- Mimis(s)ague : on reconnaît l suffixe locatif basque -aga

- Mouesca : ?

- Moustéguy nbsp;: "tegie" = "demeure". Le premier terme peut être "Musde", "Monsieur" réduit par haplologie. Il ressemble à Mochatéguy.

- Pigoun : ?

- Pounte : peut être basque ou gascon

- Sitoits : sans doute basque

Merci Vincent de votre aide !
Auteur : P. Dibon
28/03/12

Réponse de Gasconha.com :
"haplologie" ? Aupa Peio !-)
Qu'y a-t'il ? Ce n'est pas le bon mot ?
Auteur : P. Dibon
28/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Oh si, sans doute que si !
Que vòu díser, exactament ?
Haplologie : processus par lequel une des deux séries de phonèmes successifs et semblables disparaît. [Le Petit Larousse]

Ainsi, Si on admet que le premier terme de MOUSTEGUY est "Musde", la seconde syllabe "de" a disparu par haplologie avec le contact d'un phonème proche "te" de "tegi".

Musde-tegi...Mustegi

Ce n'est peut-être pas très clair !?
Auteur : P. Dibon
30/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Si, adara qu'ei clar ! Mercés plan.
Angere : oui, pourquoi pas, un prénom sur la base d'Ange (Aingeru en basque), ou alors déformation de Andere "dame"

Berreart : bizarre que ce *berre, on attendrait berro "broussaille"

Chiribic : ça sonne basque mais bien obscur
Auteur : Vincent.P
31/03/12
Codain : toponyme de la série en -ain ? Possible. Mais quel anthroponyme alors ? Il y a "Le Coudain" à Bergouey. Je ne sais pas pour quelle raison, j'ai presque envie d'y voir une déformation de "codougn", le coing, mais ce n'est probablement pas ça.

Comexa : oui, ce doit être quelque chose comme ça, peut-être tout simplement Coumes (Comas en normalisé).

Estiaho/Estialio : les dictionnaires donnent "ezti" pour doux en basque. Il y a bien eztari "canal".
Dans tous les cas, tous ces toponymes paraissent déformés, il faudrait leur évolution graphique dans l'histoire.

Gamoy : oui, c'est le basque kamu/gamo suffixé en -i
Auteur : Vincent.P
31/03/12
Il est vrai qu'une analyse sérieuse prend en compte l'évolution du nom durant l'Histoire. Ce que je sais, c'est que ces maisons-là ne sont pas citées au Moyen-Age.

J'ai relevé les formes apparaissant au début du XIX° (1800-1835 environ), donc à époque relativement récente.

La maison VERSEYTS me fait penser au basque BERTZAITZ, ou sinon au gascon VERGES. Lequel vous semble le plus sérieuxnbsp;?
Auteur : P. Dibon
01/04/12
en basque Xirribika c'est le rebec (ou la vièle), un ancètre du violon ;
Zitoitza la gouttière.
Kodaina une sorte de scie à élaguer.
Garacola à mon avis gara(i)+ko+ola ("cabane d'en haut") (cf Garaikoetxea) ;
Pour Angerenea, Angeretegi, sans doute andere (dame)->angere ? (cf maisons/toponymes Anderetegia, Anderenia très communs)
Auteur : Xuel
12/04/12
Mimizague -> peut être mimitx=belette donc lieu ou il y a des belettes.

Ligi sans doute alluvion donc lliguinaga (ligi+gain+aga), lieu au dessus des alluvions

Berreart à mon avis Berroetarte ou Berroarte
Auteur : inconnu
12/04/12
"Pigoun" : coincidence ou pas, c'est un nom qu'on donnait parfois au boeuf de labour : dans la chanson montagnarde "Adius d'un joen aimador", le berger qui doit conduire son troupeau du côté de Bordeaux (a bisa) s'adresse à "Pigoun" en lui disant qu'il est bien heureux, lui, de rester auprès d'Annette.... ce doit être la maison d'un berger amoureux, nostalgique ou éconduit.
Auteur : Gérard S-G
17/04/12
Un terrible doute me saisit : plutôt qu'un boeuf de labour, "Pigoun" ne serait-il pas le chien du berger, que celui-ci laisse en gage de son amour à ladite Annette ?
P.Mora donne du nom "Pigon" (graphie classique) le sens de "chien de berger blanc et noir ou blanc et roux".
Mais comme pourrait se le demander Maigret (ou Colombo ou qui vous voudrez) pourquoi donc ce brave berger se séparerait-il de son chien ?
Alors que "lo soenh de sas anescas l'amia tà Bordeu" je le vois mal se séparer d'un auxiliaire bien utile pour ramener à lui ses brebis, perdues dans les rues de la grand ville !
L'idée de laisser près de sa maitresse un fidèle ruminant me plairait assez d'autant qu'en Marensin, la "vaca piga" est bien la vache pie, tachetée de blanc et de noir.
Bref entre chien et vache, tous deux tachetés, vous n'avez qu'à choisir !
Auteur : GSG
25/04/12
chant "lou praube munde"
Je recherche un chant "lou praube munde" pour une ceremonie "deces".
merci de votre aide
Auteur : Emmanuelle Courtiade
19/03/12
Afficher chant "lou praube munde" en particulier, et peut-être donner votre avis...
pa deu ceu
En vallee d'Aspe, nous chantons Pair deth ceu pair deu praube monde a tots Jesus a voluth dar....
Je pense que c'est cette chanson dont vous parlez si c'est cela je pourrais vous faire passer paroles et air avec plaisir.
Auteur : Miqueu
19/03/12
re canta
Madame je vous ai laissé un message sur votre boîte mail, ainsi que mon tél afin que je puisse vous faire passer tous ces éléments.
adishatz a beth leu
Auteur : Miqueu
20/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Que't arremerciam !
Pan deu cèu
Ecoutez donc la version d'Ardalh,c'est plus que magnifique
Jèsus, mon Diu, lo darrèr dia,
Entaus vostes hrairs, pot viéner lèu.
Balhatz a tots, après l'ostia,
Voste cèu.

Pan deu cèu, pan deu praube monde,
a tots, jèsus l'a volut dar,
Que tostemps, voste cos abonde
sus l'autar, sus l'autar.
Auteur : Evelyne
16/07/13
La génétique au service de l'histoire
"La genética no tiene jerarquías, ni grupos mejores ni peores. La genética no discrimina. En el fondo, la genética solo nos cuenta una parte de nuestra historia, eso es todo."

Los vascos presentan un 10% de rasgos genéticos que son únicos en Europa [Deia]
Auteur : Tederic M.
18/03/12
Afficher La génétique au service de l'histoire en particulier, et peut-être donner votre avis...
La génétique peut se faire auxiliaire de l'histoire. quelques exemples de résultats éclairants :

1) Etablie par l'étude génétique de vestiges osseux, l'origine centre-européenne des porteurs du Campaniforme (Bell-Beakers) en Grande-Bretagne affaiblit ou ruine l'hypothèse d'une origine sud-hispanique de cette culture.
Conséquence : la première indo-européanisation de la façade atlantique et de la péninsule pourrait leur être attribuée (IIIe millénaire), sur les territoires où se développeront plus tard les langues celtiques, dont on ne pouvait dater de façon satisfaisante l'"arrivée" au sud des Pyrénées.
Ce qui éclaire aussi la résolution de la crise des sociétés agricoles occidentales ("mégalithisme") par l'apport technique et conceptuel des nouveaux venus (roue, cheval, dynamique trifonctionnelle).
La convergence des 'modèles' linguistique et archéologique se fonde sur un nouvel indice, objectif.

2) Les études de B. Sykes sur l'ADN maternel ont ruiné les sollicitations de L. Cavall-Sforza et les spéculations de C. Renfrew sur l'origine "anatolienne" des Indo-Européens, aucune intrusion massive à partir de cette région n'étant survenue en Europe aux époques envisagées (la venue d'agriculteurs anatoliens n'a pas eu l'importance qu'on lui accordait a priori).
Cela invite à revoir les modèles proposés.

3) Le peuplement de L'Insulinde et des îles du Pacifique a été périodisé par ce même Sykes. Le foyer en est bien l'Asie du S-E. La carte des mutations suit les étapes du peuplement.

4) Des études récentes montrent clairement les affinités britanniques du peuplement de la Bretagne selon des pourcentages qui correspondent avec les marqueurs toponymiques du haut M.-A (lignes Loth et Vallerie).

5) L'origine européenne du premier peuplement de l'Amérique du Nord est repoussée à -19000. Ce peuplement n'aurait pas laissé de descendance, bien que des affinités avec certains groupes indiens soient envisagées. Etudes en cours.

6) La spécificité basque, et même vasconne, est établie.

Il faut seulement prendre garde à l'interprétation des mutations sur le long terme qui peuvent modifier un profil génétique, ainsi qu'aux mouvements de populations qui ont poussé à l'intégration culturelle des Européens (alternance des glaciations et des réchauffements climatiques), les régions des Cantabres à l'Ukraine servant de zones de refuge.

Bien entendu, une spécificité génétique peut être majorée ou minorée, voire dépréciée. Dans le cas des Basques, c'est un élément de résistance.

Une question de fond étant le rapport entre nature et culture, problématique qui est particulièrement mal traitée en France.
Auteur : PJM
19/03/12
Malebranne
Necesito ubicar genealogía de Francisco Malebranne, antepasado mío.
Auteur : Inés Daniel
22/03/12
Malebranne :
en otro sitio (ver "noms") Gasconha.com habia anteriormente ubicado el origen del apellido en Gascuna por significar "mal brezo" : se referia por supuesto el apellido a un brezal infecundo o plantado con brezos de pequeno tamano (en gascon "brana" es un brezo alto mientras que "broc" es un brezo bajo).
Tambien anadia que existia un camino "de Malebranne" en la comuna de Vensac en Medoc(Gironde).
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
25/03/12
Nouveau stade à Bordeaux
Je pense que ce stade est une connerie, surtout en période de crise.
C'est un investissement qui ne bénéficie pas à la collectivité.
En plus, d'un point de vue identitaire, cela fait longtemps qu'un club sportif ne véhicule plus, en ce qui nous concerne, une identité régionale.

Mais il est sympa de voir que sur le projet des architectes, le pin est utilisé comme arbre emblématique de Bordeaux.

www.sudouest.fr--les-derniers-espoirs-des-ecolos
Auteur : Vincent.P
15/03/12
Afficher Nouveau stade à Bordeaux en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans le même genre, la Section Paloise à Pau, anticipant un retour possible en Top14, a dans les cartons un projet de doublement de la capacité du Stade du Hameau.
20.000 au lieu de 10.000 actuellement.
Sachant qu'au plus haut de la grandeur du club il y a une dizaine d'années, le stade était difficilement plein ...

Tout cela est ridicule bien évidemment.
Qu'est-ce que la Section Paloise ?
Est-elle la vitrine du rugby béarnais, la possibilité pour les jeunes joueurs des villages de "monter" à Pau ?
Absolument pas, c'est un club de mercenaires de l'hémisphère Sud ou de joueurs français d'un peu partout en France.
Quelle identification identitaire alors ?
Si le club de rugby de la capitale du Béarn n'est pas celui des rugbymen béarnais, il n'y a aucun intérêt, d'une part à continuer à supporter ce club, d'autre part à le subventionner.
Auteur : Vincent.P
15/03/12
Article en relation avec ce qui vient d'être exposé :
www.larepubliquedespyrenees.fr--le-stade-sur-toutes-les-levres

Tout ceci est ridicule.
Auteur : Vincent.P
15/03/12
A part l'identitarisme
A part l'identitarisme, çò de mèi grave, quò's que l'argent despensat per construiser aqueth inutile estadi, poiré servir per resoder problèmes mèi importants (lotjament, trabalh...)
Imaginatz los fonccionaris municipaus o lo lotjaments sociaus que poiré pagar...
Auteur : gaby
16/03/12
Perso, je suis contre ce type de stade excentré, mais apparemment c'est le sens de l'histoire (enfin pour le moment...).
Ne pas oubliez aussi que ce nouveau stade est nécessaire pour accueillir le championnat d'Europe 2016 de football.
Voilà d'ailleurs un très bon article sur le sujet.


Pour le stade du Hameau il me semble que la capacité actuelle est plutôt autour de 14.000, ce que confirme le site officiel.
Apparemment le projet 'd'agrandissement' consiste surtout dans la construction de tribunes en virage (actuellement de simples pesages).
Auteur : Desman
30/03/12
Emission sur Europe 1. Une auditrice de Saint-Pierre-d'Aurillac (33) intervient.
L'animateur : "Ah vous avez un accent".

(En fait, elle n'a absolument aucun accent, elle n'est pas originaire de Gironde ainsi qu'elle le dira plus tard, la capacité des Parisiens à entendre un accent méridional là où il n'y a que des intonations de la France de l'Ouest est hallucinante)

L'animateur de poursuivre : "Mais pourtant, il n'y a pas d'accent en Gironde normalement."

Certains chroniqueurs de l'émission discuteront alors de la réalité ou pas d'un accent en Gironde.

Ce que l'on peut dire, c'est qu'aujourd'hui, il est généralisé parmi les trentenaires et plus jeunes qu'il n'y a pas d'accent en Gironde. A peine sait-on qu'il y eut un patois spécifique à la région.

Personnellement, j'entends aussi peu l'accent du SO à Toulouse qu'à Bordeaux, mais ça, c'est très anticonformiste de le dire il semblerait.
Il faut affirmer qu'il y a eu un accent en Gironde, le fameux accent gascon des Bordelais, celui encore d'un Lacouture.
Mais c'est un accent gascon, moins prononcé que l'accent provençal, un accent un peu snob qui se fond assez bien dans le français standard.

Mais la question de l'accent gascon du Bordelais est aujourd'hui autre : est-il faux de dire qu'il n'y a "plus" d'accent en Bordelais ? Je le crois assez pour tout dire ...
D'abord, il y a le phénomène ancien de "gabachisation" qui a je pense profondément influencé le parler français de Bordeaux.
Ensuite, la Gironde n'est plus peuplée majoritairement d'autochtones, c'est l'évidence.
La vérité du parler français de Gironde, à l'exception du Bazadais profond, c'est celle d'un français standard, peut-être de l'Ouest, les personnes ayant un accent méridional étant originaires d'ailleurs assez souvent.
Auteur : Vincent.P
13/03/12
Afficher Emission sur Europe 1. Une auditrice de Saint-Pierre-d'Aurillac (33) intervient. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Coma de costuma
Mon papè qu'es bordalés a un accent bordalés, e bien shord es lo qui refusaré d'ec créser en l'entendent. Idem per ma mair.
A Bordèu, entendi tendent lo petit pòple parlar damb son accent.
Nani, los Bordalés son pas encara tots remplaçats preus Parisièns !
Auteur : gaby
00/00/00
On entend l'accent dans les banlieues populaires des années 70, pavillonnaires, à savoir rive gauche Pessac, et rive droite des "villes" comme Artigues. A Bordeaux-centre, il faut bien tendre l'oreille ...
Auteur : Vincent.P
19/03/12
L'accent nord-gascon est au contraire étrangement présent, jusqu'à la génération née dans les années 60 et au début des années 70, y compris chez des non-autochtones, comme des Maghebins assimilés (mon voisin de palier).
On entend des gens d'une quarantaine d'années parler avec un accent gascon qui en serait choquant s'il n'était jouissif de l'entendre.
Ce sont généralement des Pessacais, Mérignacais, Eysinais, Gradignannais etc. de souche.

Dans toutes les villes l'accent se perd, mais je trouve que sa persistance en Bordelais est au contraire emblématique d'une très très forte dynamique locale.
Dans les rues de Pau, cette semaine, aux environs de la place de la Résistance, j'ai entendu fort peu de jeunes lycéens parler avec l'accent béarnais.
Auteur : David
19/03/12
A Bordeaux, ce sont les étudiants des Landes et d'ailleurs qui ont l'accent ...
Dans les commerces de l'hyper-centre, oui il y a encore l'accent parmi les commerçants, car souvent ils sont du cru (des Médoquins, des gens des Graves, ...). Mais ce sera la dernière génération je pense.

L'accent est très présent dans la banlieue-pignada (Pessac, Mérignac, ...).

Pour Pau, je suis d'accord, mais c'est une bête question de substitution démographique dans les années 70 (Lacq).
Auteur : Vincent.P
19/03/12
Après, pour tout dire, je trouve David que tu as un peu tendance à surévaluer la gasconnité en Bordelais, dans toutes ses facettes.
Je sais que la Gascogne septentrionale souffre d'un déficit d'image dans la mouvance régionale, qui a du mal à y reconnaître son "Sud" (la Gironde, ce n'est pas l'Aude ...) et qu'il faut donc en tout occasion rappeler le caractère fort de la culture indigène.
Mais voilà, il ne faut pas nier que le processus de francisation est en Gironde plus ancien qu'ailleurs, du fait de Bordeaux à partir du XVIIIème siècle surtout, du fait des migrations du XIXème siècle (qui ont pris la suite des migrations anciennes gavaches), ...
Après, je suis d'accord pour constater que dans les faits, les autres régions gasconnes sont tout aussi dégasconnisées.
Auteur : Vincent.P
22/03/12
Mon approche de la gasconnité, Vincent, se base autant que possible sur des données objectives, ne ressentant pas à titre personnel le besoin de créer une méridionalité de carton-pâte : je porte un patronyme dont l'origine me semble difficilement contestable, et suis d'une lignée béarno-bazadaise.

Ma connaissance de la - profonde - gasconnité du Bordelais vient d'une étude patiente et dénuée d'a-priori des multiples formes de l'idiome local, de la littérature populaire, de l'implication (passée, me répondras-tu) du gascon dans la vie locale bordelaise.
Je ne suis pas un dépliant touristique occitaniste, et ma thèse n'est pas financée par l'IEO.
La francisation de la ville de Bordeaux entre la fin du XVIIe siècle siècle et le calamiteux temps de Chaban-Delmas est le résultat (c'est ma théorie) d'une volonté parfaitement consciente de dé-gasconniser (désoccitaniser, déméridionaliser, comme tu voudras) une métropole qui possédait déjà le cosmopolitanisme inhérent à tout port de vaisseaux au long cours.
Bordeaux sentait le rhum et le café par devant, la ventrèche et l'ail par derrière, c'est mon avis.

Linguistiquement, une étude isoglossique de l'oc girondin reprise de zéro m'a conduit à démontrer l'existence d'une pan-occitanisation à fort substrat nord-occitan entre la fin du règne de Louis XIV et la Révolution (cau > fau, saber > sapcher, > còr alternant avec cur, cama > camba, hlama > flamba...).
A la différence de toi (je connais bien tes théories sur la question), je n'assimile pas les nord-Occitans à des Gavaches d'oc.
La différence entre un Poitevin et un Périgourdin, à l'accent, aux pratiques culturelles, au patrimoine commun, je gage que les Gascons ont toujours su la faire.
J'émets aussi l'hypothèse que le tournant soit, en 1451, la création du Parlement de Bordeaux.
En effet, les juridictions de Poitou et Saintonge, jusque là relevant du parlement de Paris, y furent rattachées.
En 1491, un arrêté de la Jurade que j'ai retrouvé aux AD interdit aux Saintongeais d'entrer dans Bordeaux sous peine de très lourdes sanctions, et entend expluser ceux qui s'y trouvent déjà.
Cette vague d'oïl n'a jamais submergé le sentiment d'altérité profond et fondamental (parfois jusqu'à la xénophobie violente) qui régit la relation entre les deux populations.
Enfin, n'oublie pas que dans l'argot urbain dit "bordeluche", le gascon a en quelque-sorte survécu, ou plutôt son écume, mais c'est une marque de vivacité que peu de villes du sud de la Loire peuvent revendiquer.
Je ne sais plus quel voyageur traversant le "Midi" au XIXe siècle sacrifie à la rebattue comparaison entre Bordeaux et Toulouse.
Il est intéressant de noter que, de Toulouse, il retient l'accent, de Bordeaux, il retient le gascon.

Une dernière chose : le substrat gascon est beaucoup plus vivace dans les textes de gascon bourgeais de la fin du XIXe qu'en parler bordelais de la même époque.
Ce n'est pas si simple.
Auteur : David
21/06/12
Un mot encore quant à l'accent girondin : sa gasconnité n'a pas besoin d'un a-priori occitaniste pour être constatée !
J'ai personnellement deux oreilles, et il me suffit d'écouter mon oncle, Michel Mano, né en 1939 à Mérignac-Pichey, fils, petit-fils et descendant de paysans mérignacais on ne peu plus de souche.
Ce n'est pas un étudiant landais ni un occitaniste cherchant à cautionner sa carte au PNO en jouant au marseillais, juste un Girondin de la périphérie bordelaise, encore vivant et actif au XXIe siècle, qui possède le plus bel accent gascon qu'il soit possible d'entendre. Ils sont encore nombreux comme ça.
Dans Bordeaux, ça se perd, sauf chez quelques vieilles dames qu'on croise parfois dans le bus ou le tram, entre les quais et Pey-Berland : dernier vestige du type bordelais verdiéen, elles ont encore le vieil accent de Paludate et des Capu. Plus gascon, tu meurs...
Auteur : David
22/06/12
ITCHOUETTE et HOURNAT
J'aimerais connaître la traduction ou l'origine de "ITCHOUETTE" et "HOURNAT".
Ce sont des noims de maison.
Merci
Auteur : DARRIEUMERLOU
12/03/12
Afficher ITCHOUETTE et HOURNAT en particulier, et peut-être donner votre avis...
Où se situent ces maisons ? Cela aiderait quant aux hypothèses.

Hournat : dérivé du gascon horn "four" sufficé en -at (dépréciatif) "gros four" ?

Itchouette : vu l'allure du toponyme, cela sent la maison du pays charnégou, autrement dit un toponyme basque gasconnisé.
Peut-être une déformation de quelque chose qui aurait été Ihitzueta (ihitz "jonc" + suffixe d'abondance -zu + suffixe locatif -eta, autrement dit la jonchaie) avec la fusion en pays charnégou des sons z, s et x du basque en un s chuinté.

Généralement, les toponymes en -oeta ou -ueta donnent -aute en gascon (cf Berraute qui est berroeta), à mon sens le maintien de -ouette montre que la gasconnisation a été tardive.
Auteur : Vincent.P
12/03/12
Simin Palay dans son dico mentionne hournà = ecobuer donc hournat = ecobué ?
Auteur : L Ronan
12/03/12
Pour la maison ITCHOUETTE, Jean Baptiste ORPUSTAN pense qu'il s'agit de la maison nommée au Moyen Age (1340) OTCHOETE et cacographiée par mécompréhension du toponyme.

OTCHOETE = en basque "lieu de loups" (otso + suffixe locatif -eta).

Ces deux maisons sont bien en Pays Sharnego, à Guiche plus exactement.
Auteur : P. Dibon
14/03/12
Déformation étrange en tout cas, sauf à imaginer que l'initiale atone a subi les transformations suivantes : ou > u > i.
Auteur : Vincent.P
14/03/12
BD Histoire des Terres du Sud-Ouest
Dans un célèbre magasin vendant livres, CD etc... j'ai vu ces derniers jours cette BD
www.editions-cairn.fr

Quelqu'un l'a lue chez gasconha.com ?
Auteur : Christophe L.
09/03/12

Réponse de Gasconha.com :
L'auteur Patrice Frechou nous l'avait signalée :
gasconha.com--id_gran=30150
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"ANNADA"
Adishatz, avèvam dejà parlat de la pertinença deus 2 N de "annada" qu'èran percebuts coma issuts de la dictatura occitanista.
Vos torni contradiser perçò qu'èi trobat la PRÒVA de çò que disèvi :
"CN ou NN est dur :
Sancnous (Bordeaux), sannous (Jasmin) saignant.
An-nâde (pron. an-cnâde), année."
Referença : CAUDERAN Hippolyte, Dialecte bordelais, essai grammatical, Paris, A. Aubry libr., 1861 ; page 16.
... çò que confirma que la prononciacion de mon grand-pair bordalés n'es pas manipulada per un complòt occitanista mès bien la faiçon bordalesa de diser.
Aquò dit, a Bordèu se parla gascon, quò's evident.
Èi enviat una enquèsta suu gascon bordalés a l'EHPAD de Crion, la directriça èra interessada donc atendi las responsas...
Siitz hardits !
Auteur : Gaby
07/03/12
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L'isoglosse de simplifiation de -nn- intervocalique est assez parente de celle de la chute du n simple intervocalique, donc rien d'anormal ...
Auteur : Vincent.P
07/03/12
Gaby,
No i a pas james avut unanimitat sus aqueth tema enter los contributors de Gasconha.com, ça'm par.
Personaument que sèi que lo mot e's pot prononciar dab dus "n" en quauques locs de Gasconha (pas en Biarn, mes lo Biarn n'es pas tota la Gasconha).
Mèi qu'aquo : en las Lanas qu'es prononcia generaument dab un "n" unic, e'm pensi mès arrèis, en l'adjectiu "annau" los dus "n" que's hen audir.
Com son tanben etimologics, no vedi pas nada rason entà deixar d'escriver "annada" e "annau".
Porta't plan ,amic.
Auteur : Gerard Sent-Gaudens
07/03/12
Aquitaine administrative ou Bassin aquitain?
Hervé Le Treut, climatologue originaire de Bordeaux, en mission pour la région Aquitaine  :
"On peut néanmoins effectuer un travail intéressant en Aquitaine, région dont la définition géographique est cohérente, entre les Pyrénées, le Massif central et l'Atlantique."

S'il voit une définition géographique cohérente, c'est probablement qu'il pense au bassin aquitain, en gros la somme des régions administratives Aquitaine et Midi-Pyrénées.
Pourtant, c'est ambigu : il travaille pour l'Aquitaine administrative, et qui sait si la région Midi-Pyrénées ne mandate pas de son côté d'autres climatologues pour étudier la même zone géographique cohérente ?

www.sudouest.fr--l-aquitaine-planche-sur-le-rechauffement-climatique
Auteur : Tederic M.
05/03/12
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J'aime cette idée de Bassin Aquitain, qui me semble une piste possible pour parler de Gascogne :
grosso-modo, le Bassin Aquitain, ce sont deux cultures sur chaque rive de la Garonne, la Gascogne et la Guyenne (et aux marges des morceaux d'Euskal Herria et de Languedoc).
Auteur : Vincent.P
06/03/12
Du gnac
Bonjour,

Enfant, j'ai toujours entendu chez moi parler "DU gnac", au masculin.

Maintenant, tout le monde parle "DE LA gnaque".

N'y a-t-il pas là, à votre avis, une "parisianisation" de ce mot gascon  ?

Note : dans le dictionnaire de Félix Arnaudin, on trouve bien "gnac" au masculin (exemple  : Un gnac de pan = Un petit morceau de pain)

Merci de me donner votre avis sur cette grave question.
Auteur : Jacques Hazera
03/03/12
Afficher Du gnac en particulier, et peut-être donner votre avis...
A mon avis, c'est bien une "parisianisation", agaçante comme toujours.
Cela avait déjà été relevé ici en 2005.
Aurons-nous assez de gnac* pour la repousser ?

* gnac = nhac en graphie alibertine
Auteur : Tederic M.
03/03/12
Lou nhac
Merci Tédéric,

Je ne savais pas qu'il y avait déjà eu des avis à ce sujet sur Gasconha. Je viens de mettre un mot sur mon propre blog :
www.pijouls.com/--sylviculture/pin-maritime--lou-nhac

Amitiés
Auteur : Jacques Hazera
03/03/12
Dinc a las annadas 90,lo nhac qu'es damorat masculin pr'amor sonque los gascons l'emplegavan.
Qu'es lo Pierre Salviac comentaire de rugby qui l'a popularizat com : LA GNAQUE.
Gent de La Rochelle, coneishe pas guaire arren au gascon.
E l'Albaladejo qui sap lo gascon eth, ne l'a pas corregit james.
E que m'an esmaliciat de'us audir sei pas quant d'annadas dab : La Gnaque
Auteur : Lo Peir
04/03/12
Alors, voilà un mot de plus qui bien qu'ayant un sens nouveau est un GASCONISME de plus dans la langue française.
Aujourd'hui à Pau, les affiches de la Section Paloise sont marquées en grand du verbe HONHA !
Auteur : jmcasa
04/03/12
Le passage d'un genre à l'autre n'est pas rare en gascon non plus ... Gnac ou gnaque, cela reste assez typé, même si in fine, c'est une onomatopée, non ?
Auteur : Vincent.P
06/03/12
Chis, lo Pèir  !
Je crois qu'on tient le fin mot de l'histoire :
Pierre Salviac avait dû entendre des expressions comme "manque de gnac", où le genre du mot n'était pas évident, surtout pour un "oïlitan" qui ne prononce pas les "e" finaux non toniques.
Il s'est donc trompé, et sa puissance médiatique a diffusé l'erreur.
Les langues évoluent de la sorte, par diffusion d'erreurs, en fonction des rapports de force des différentes communautés.
Dans le cas présent, l'erreur n'aurait pas pris si la Gascogne avait été puissante médiatiquement.
La timidité gasconne était ici représentée par Albaladejo.
Auteur : Tederic M.
18/03/12
Nouveaux landais
Tiré d'un article du "Monde", sur le vote FN en milieu rurbain (en l'occurence Mormant (Seine-et-Marne)),
Aux portes des pavillons où séduit "Marine" :

"De passage à Mormant pour voir "le fiston", ils ont fini par "fuir" cette grande banlieue où ils s'étaient installés dans les années 1980. "On s'est exilés dans le "40", s'amuse la femme. Les Landes, au moins il fait beau. Et puis ça reste la France."
Auteur : Tederic M.
03/03/12
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Les retraités ne font pas souche, c'est déjà ça ... Mais ils changent durablement la sociologie politique d'une région, notamment en ce qui concerne les priorités des exécutifs locaux. Sans oublier leur influence sur l'immobilier ...

Avant même d'oser imaginer un patriotisme pan-gascon, l'émergence d'un patriotisme landais serait bénéfique.
Il y a tout pour cela (l'imaginaire, les mythes, le contexte économique, ...), il manque juste les individualités.
L'occitanisme a un rôle là aussi, il a trop axé son action sur la langue.
Où est l'avant-garde landaise ?
Auteur : Vincent.P
06/03/12
Il faut dire que politiquement, les Landes sont le lieu du parachutage politique, depuis la IIIème République ...
Cela n'aide pas à favoriser l'émergence politique d'une nouvelle génération quand l'appareil départemental et communal de tout un département est construit sur la promotion interne de gens dans des logiques, ou bien de parti, ou bien d'administration.

J'ai pu le constater dans le "64" également.
Au Conseil Général, les femmes de ménage sont du pays, les fonctionnaires sont en transit pour des raisons de carrière, venus de partout en France, certains s'installant cependant.
C'est franchement le contraire de la philosophie initiale de la fonction publique territoriale.
Il y a plus de gens du cru en préfecture !

Je me souviens que j'étais le seul à connaître où se situaient les villages dont parlaient les fonctionnaires ...
Auteur : Vincent.P
09/03/12
Ce ne sont pas les nouveaux landais qui me gênent. Ils arrivent avec leurs idées, leurs habitudes et leurs clichés tous faits sur le pays, sur ce qu'il doit être, comment il doit fonctionner ? Peut-on le leur reprocher ?
Moi, ce sont les Anciens Landais qui me gênent, qui ont renoncé à peu près à tout, la langue étant le signe le plus visible.
N'étant determinés sur rien de ce qui fait notre spécificité, ils vont au devant des modes d'ailleurs, par crainte de ne pas "être dans le vent" de la dernière mode de consommation (c'est la nouvelle religion, la religion dominante dans laquelle les jeunes générations se delectent.
Comment alors "imprégner" les arrivants ?
Nous ne convaincrons les autres que si nous sommes convaincus nous-même.
Assumons ce à quoi nous croyons.
Soyons Gascons, disons-le ! Faisons-le !
L'exemple si proche des basques devrait nous rendre la tâche facile !!! Et pourtant, est-ce le cas ?
Du gnac quoi !
Auteur : Lo Pèir
11/03/12
Mais les nouveaux Landais peuvent complexer les anciens Landais qui seront d'autant moins fiers d'exprimer leur culture dont, il est vrai, il ne reste plus grand chose.
C'est là qu'il manque l'avant-garde éclairée, c'est un peu prophétique certes, mais c'est comme ça que change l'Histoire, il faut l'individualité originale qui condense un monde culturel dans des principes faciles et séduisants.
Bref, un Arana Goiri landais ... qui ferait pour les Landes dans le contexte gascon comme Arana fit pour la Biscaye dans le contexte basque. En tout cas, enclencher un phénomène qui s'étalera sur 100 ans.
Auteur : Vincent.P
12/03/12

Réponse de Gasconha.com :
D'ailleurs, Gasconha.com balise et prépare le terrain pour cet Arana Goiri landais ou plus généralement gascon que nous attendons !-)
C'est exactement ça !
Auteur : PJM
12/03/12
Une avant-garde éclairée, serait notre dernière utopie pour nous sauver.
Entre le jacobinisme français, et l'occitanisme qui gagne du terrain, plusieurs siècle de mensonges d'un côté et quelques décennies de l'autre, quina cuenta !
Au moins quelques textes fondateurs pourraient cristalliser un mouvement d'émancipation.
Anem los valents !!!
Auteur : Lo Pèir
13/03/12
Gaston Fébus au musée de Cluny
Plus que quelques jours pour monter à la capitale voir l'exposition "Gaston Fébus (1331-1391)
Prince Soleil"
www.rmn.fr/gaston-febus-1331-1391

Puisse cette exposition faire un détour sur les terres natales de Gaston Febus, histoire que nous puissions nous aussi profiter d'un peu de culture !! ;-)
Auteur : Lou drouley
01/03/12
Afficher Gaston Fébus au musée de Cluny en particulier, et peut-être donner votre avis...
Elle sera visible au Château de Pau du 1er mars au 17 juin :
"Gaston Fébus (1331-1391)
Prince soleil Armas, amors e cassa".

Bonne visite en Béarn.
Auteur : jmcasa
01/03/12
Je viens de la voir, à la dernière heure du dernier jour : deux salles seulement mais qui valaient le détour.
Beaucoup d'actes, de traités, de chartes dûment scellés et magnifiquement conservés mais aucun en gascon malheureusement, seulement en latin ou en français (certains il est vrai étaient communs à Febus et à d'autre monarques, français ou autres).
A noter une traduction anglaise, dès 1410, du Livre de la Chasse.
Celui-ci aurait-il été aussi partiellement traduit en gascon ?
A tenter peut-être, bien que le public ne soit sans doute pas au rendez-vous, histoire d'essayer de retrouver une certaine musique sous la prose française du XIVe siècle...
Auteur : Gérard S-G
04/03/12
Febus, tri- ou quadrilingue ?
Dans sa biographie (ed Tempus), Claudine Pailhès évoque le paysage linguistique autour de Gaston Febus et sa propre maitrise des langues.
Outre le latin et le français, celui-ci semblait pratiquer couramment ses deux ou trois "langues maternelles" : le gascon béarnais, le gascon commingeois (maternel au sens strict, transmis par sa mère Alienor de Comminges) et l'occitan fuxéen (sans compter la version classique,post-troubadouresque,du même occitan).
Les pages 247 à 258 sont passionnantes (comme le reste du livre, d'ailleurs) à ce titre.
A lire "absolument", comme disent les journalistes, et expo de Pau à visiter pour ceux qui le peuvent.
Auteur : Gérard S-G
13/05/12

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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