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Los 20/21 de abriu, tots a Bardòs tà víver lo hestenau XARNEGU EGUNA !!!
" XARNEGU EGUNA est une manifestation qui, depuis 2005 vise à promouvoir le mélange des cultures et des langues et à développer les liens intergénérationnels en milieu rural à travers une programmation éclectique et festive.

Le "mélange", fil conducteur de ce festival, n'est pas sans rappeler la situation géographique de l'évènement : le village de Bardos implanté au carrefour du Pays Basque, des Landes et du Béarn.

Le Pays Charnégou, terre d'accueil tout au long de son hsitoire, vous invite à la rencontre et au partage culturel. "
Auteur : P. Dibon
16/04/12
Afficher Los 20/21 de abriu, tots a Bardòs tà víver lo hestenau XARNEGU EGUNA !!! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Parents opposés à la section francais-basque
Dans la série majorité/minorité, redéploiement de la population, culture nationale, mondialisation, les conséquences pratiques :

www.sudouest.fr--parents-opposes-a-la-section-francais-basque
Auteur : Vincent.P
16/04/12
Afficher Parents opposés à la section francais-basque en particulier, et peut-être donner votre avis...
Alors évidemment, il y a un contexte à analyser, le besoin réel d'une telle formation, le fait que le basque n'est pas la langue vernaculaire d'Anglet, mais à mon sens, ce n'est pas là le sens des réactions des parents qui sont simplement hostiles par principe à l'enseignement du basque.
Auteur : Vincent.P
16/04/12
Ces parents sont très utilitaristes.
Une fois de plus, on voit poindre la demande d'un enseignement bilingue anglais-français.
Et un enseignement d'immersion unilingue anglais ne serait pas pour déplaire à certains, je suppose...
De même, dans certains pays (l'Egypte par exemple), la bourgeoisie envoyait ses enfants au lycée français...
Mais comme toujours, l'excès nuit. A force d'utilitarisme, on risque de donner aux enfants des formations bancales, et de leur faire manquer des connaissances... utiles.

Etre à Anglet et ignorer ou mépriser le fait qu'à 50 km, il y a un peuple qui se bat pour survivre et qui y réussit en partie, ce n'est pas très malin.
Bon, peut-être que certains de ces parents ne seront plus là dans deux ans, mais à Bordeaux, Lyon ou Créteil...
Et que, la nostalgie aidant, ils se vanteront d'avoir vécu au "Pays basque" ou se plaindront d'avoir dû le quitter...
Mais tout ça, c'est encore une confirmation qu'une langue peut difficilement survivre si elle n'est pas langue préférentielle d'une communauté forte et stable économiquement et identitairement.
A bons entendeurs gascons, salut !-)
Auteur : Tederic M.
16/04/12
Le basque n'est pas la langue vernaculaire d'Anglet, c'est vite dit.
Moi je dirais le basque n'est pas la seule langue vernaculaire d'Anglet.
En tous cas d'après Goyhenetche : lapurdum.revues.org
Auteur : Xuuel
16/04/12
Dans l'état actuel de l'Education Nationale (française), la qualité de l'école peut faire la différence entre les filières (basque, française, non confessionnelle, catholiques mono- ou bi-, hors-contrat, etc.).
La concurrence "interne" entre écoles basques est une saine émulation ; avec les écoles françaises, c'est une rivalité qui devra prendre fin, d'une façon ou d'une autre.

Capitale aussi dans le succès d'un système d'enseignement est la capacité des écoles à favoriser un emploi au pays pour les jeunes qui en sortent.
Les filières basques se renforceront si elles reconstituent un vivier professionnel basque correspondant à leur région d'implantation.

Il y a d'autres facteurs.
On ne le dit pas assez, la 'récupération de la langue' dans la Communauté autonome d'Euskadi, dans la Communauté forale de Navarre et dans le Dépt fr. des Pyrénées-Atlantiques dépend de la démographie des bascophones. C'est le coeur du problème.
En Espagne, une fois adapté le système scolaire, le 'taux de reproduction des langues' se confond pratiquement avec celui des groupes ethniques en présence.
Le bilinguisme potentiel, périphérique, ne pourra jamais remplacer le dynamisme du groupe central, sinon sur le papier.

Il y a donc à Anglet un conflit pour le territoire culturel, et pour le territoire tout court, entre des indigènes (on peut les dire tels) minoritaires et la société qui les englobe.
Que des citoyens français, parmi lesquels sans doute des natifs du "Sud-Ouest", soient insensibles à la thématique basque, à l'enracinement concret sur une terre, aux solidarités et aux devoirs que cela induit, etc., ne m'étonne pas. C'est une conséquence logique de l'écolage français.

Les revendications de pseudo-blinguisme franco-anglais en vase clos relèvent de l'attardement des modes.
Ces parents d'Anglet qui "se foutent du basque" (cf. Sud-Ouest) se font beaucoup d'illusions.
Dans les temps qui viennent, un peu de mauvais ou de bon anglais ne sauvera personne, mais l'esprit du lieu et la volonté de permanence collectivement exprimée.
Auteur : PJM
16/04/12
Une question : Anglet étant traditionnellement gasconophone (ce qu'elle n'est sans doute plus qu'à la marge, francisation aidant) et étant le siège d'Aci Gasconha (et de nos amis los Pingorlats, si je ne m'abuse), abrite-t-elle une calendreta ou à tout le moins une classe de gascon (occitan gascon, je suppose) ? Miquèu devrait pouvoir nous dire ça.
Auteur : Gérard S-G
17/04/12

Réponse de Gasconha.com :
"calandreta", Gerard !
L'occitanisme dans le "64" a abandonné le BAB dans le souci d'éviter la guéguerre avec les Basques, pour continuer à tirer profit de leur dynamisme auprès des institutions départementales.

Il faut ajouter que cela arrangeait bien les occitanistes béarnais qui ont ainsi pu développer un imaginaire historique coupé de la Gascogne maritime, dans un double objectif :

- Faire du Béarn un interlocuteur direct du Languedoc ou de la Provence en sautant l'étape gasconne.

- Occitaniser le Béarn en faisant oublier aux Béarnais qu'ils se sentaient bien plus à l'aise à Mauléon ou Bayonne qu'à Béziers ou Marseille.

Certains milieux régionaux basques ne sont pas innocents non plus, eux qui vomissent tout ce qui est gascon, et plus particulièrement béarnais. Phénomène classique qui voit dans la culture romane vernaculaire le cheval de Troie de la francisation (pareil en Biscaye avec les populations cantabres des Encartaciones).

Cela dit, il y avait dans le militantisme basque des gens ouverts à l'idée d'une communion vasconne, qui aurait réconcilié les Bayonnais (farouches patriotes gascons et bascophobes, cela a bien changé), les Béarnais et les Basques. Il n'est pas trop tard aujourd'hui, l'institution permettant ce dialogue existe encore, c'est le département des Pyrénées-Atlantiques.
Auteur : Vincent.P
17/04/12
Je pense qu'il y a beaucoup de vrai dans la lecture psychologique (psychosociologique sans doute), que fait Vincent de ces doubles mouvements de rejet dont beaucoup se passent sans doute dans l'informulé voire l'inconscient.
Comme lui, je serais heureux que nous abordions des temps nouveaux à cet égard (sans trop en voir les prémisses).
Quant au département des PA, j'ai l'impression qu'il est plutôt vécu comme une fatalité administrative subie que comme un lieu d'échange volontaire (mais je n'en suis pas ressortissant et bien des choses peuvent m'échapper).
Cela dit, si était créé un nouveau département des PA limité à sa partie occidentale (ce qui est la réalité géographique des Pyrénées baignant dans l'Atlantique, le Béarn restant à part), je crains que la gasconité n'y soit alors doublement et définitivement laminée... sauf si ces temps nouveaux arrivent,en effet !
Mais cela ne me donne pas de réponse à la question sur les éventuelles classes gasconnes du BAB !
PS Merci à Tederic pour la correction !
Auteur : GSG
17/04/12
Je suis pour la disparition des PA à condition que Béarn et Pays Basque continuent à dialoguer à l'intérieur d'une région vasconne alors, du moins hyper-gasconne (64+65+40+32).
Pour le reste, il y a de vraies lignes de fracture dans le dit 64, mais plus entre la côte et l'intérieur, les Souletins se sentant par exemple assez peu solidaires des initiatives proprement basques, pour cause, que ce soit au Nord ou à l'Est, la vallée est complètement ouverte sur le seul Béarn ...
Auteur : Vincent.P
19/04/12
Qu'est-ce qu'une initiative proprement basque et qui sont "les souletins" dont tu parles ?
Auteur : Xuuel
20/04/12
Par "proprement" basque, j'entendais une initiative inspirée de la pensée abertzale, patriote donc, de la fronde contre la Chambre d'agriculture de Pau jusqu'aux projets de redécoupage interne au département.

Dans tous ces cas, il est évident que les Souletins, par leur vote, par le choix de leurs élus, sont bien souvent plus en phase avec les Béarnais qu'avec les autres Basques, à l'avant-garde d'un projet national qui a moins de succès en Soule, même si on peut constater un rattrapage dans la jeunesse.

Du reste, il est évident que les Souletins qui vivent entre Mauléon et Oloron (référence ultime des Souletins : il y naissent, ils s'y font soigner, ils y font leurs courses, ... et plus loin Pau est la première ville souletine) ne peuvent pas avoir la même vision de leur espace de vie que les Basques du fin fond d'Arnéguy.
Et au demeurant, tout, dans les paysages, l'architecture, les modes de vie, font de la Soule déjà une vallée des Pyrénées centrales. Qui a miraculeusement conservé l'usage du basque.
Auteur : Vincent.P
20/04/12
Je pense que c'est une partie de la vérité.
C'est vrai que la Soule a toujours été un peu à part. J'ai l'impression que les souletins sont avant tout souletins, ni "manex" ni "kaskoiñ".
Ils ne peuvent pas avoir la même vision de leur espace qu'un type d'Arnegi, pas plus qu'un type de Ciboure n'aura la même qu'un gars de Helette.
Mais comme tu l'as dit ils ont conservé l'usage du basque et c'est bien ça qui est important.
Nombre de souletins sont ambassadeurs de la culture (Mirande, Etxart, Oyhenart ….....) et même de l'agriculture basque puisque Jean Pitrau par exemple est à l'origine de la création d'ELB et donc « par ricochet » d'EHLG.
Il me semble aussi qu'une majorité d'élus souletins s'était prononcée en faveur de la création d'un département basque (à verifier je trouve plus la référence).
Dans un autre domaine les entreprises souletines ont été rattachées à la CCI de Bayonne et les missions locales voulaient aussi être rattachées à Bayonne, je ne sais pas si ça s'est fait.
Tout ça pour dire que ce n'est pas aussi simple, la Soule est à un tournant actuellement et si l'architecture, le mode de vie et les paysage font d'elle une vallée des Pyrénées centrales, sa langue, son tissus associatif et sa jeunesse fait qu'une partie se sentira de plus en plus « solidaire des initiatives proprement basques ».

PS : Le dialogue entre basques et gascons existe depuis un bail, je vois pas pourquoi ça s'arrêterait, département basque ou pas.
Auteur : Xuuel
21/04/12
C'est aussi ce que je constate, un "rattrapage" en Soule des codes politiques du reste du Pays Basque.
Qui est parallèle d'une réorientation vers Bayonne.
La Pau-Oloron pourrait changer cela en faveur de Pau (j'y suis favorable, mais ce n'est pas le lieu d'en parler).
Auteur : Vincent.P
21/04/12
C'est le deuxième cas rapporté par la presse après la polémique qui a eu lieu à Orthez-Chaussée de Dax.
Mais qui sait encore que le nom de l'école en question est : JUSTIN LARREBAT. Un poète gascon du XIXè siècle, né à Bayonne (1816-1868).
Et l'enseignement du GASCON,langue de pays, de région et de terroir ???
Mais que ce département est riche en langue basque et gasconne : gascon noir, béarnais, souletin, navarrais, labourdin...
"Redreçats-bous, tournats rebade" !
(vers emprunté à Larrebat, poème : Au gazoun,1845).
Auteur : jmcasa
22/04/12
La mutation du vote basque sous l'influence du patriotisme basque est très claire sur les cartes suivantes :
www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012

Regardez le vote Poutou, Joly ou même Cheminade. Le passage d'un vote RPR à un vote alter dans les pays de langue basque est assez remarquable mais c'est un phénomène semblable au transfert du carlisme vers les partis abertzaleak en Guipuzcoa (moins en Biscaye qui reste PNV). Bayrou fait figure quant à lui de lien entre Basques et Béarnais.

Je ferai plus tard une analyse globale des résultats pour la Gascogne, avec notamment la vallée frontiste qu'est la vallée de la Garonne (électorat pied-noir/italien de seconde génération, société du pavillon à son maximum, confrontation plus forte avec les populations immigrées + l'exception médoquine).
Auteur : Vincent.P
23/04/12

Réponse de Gasconha.com :
On attend tes prochaines analyses avec impatience.
La vallée de la Garonne, frontiste ? Ah !? Pas en Gironde du moins. A part le Podensaquais qui est à droite, le pays garonnais est PS/PCF.
Le FN c'est plutôt , me semble-t-il, vers Pujols/Pellegrue/Castillon....... ce à quoi nous ajouterons le Bassin qui est bien à droite. Le Médoc je ne sais pas.
Auteur : Gaby
23/04/12

Réponse de Gasconha.com :
Reportez vous à la même carte du "Monde" en cliquant sur "Marine le Pen" pour avoir ses résultats.
On y voit nettement une trainée qui part du Médoc (très fort pour Marine Le Pen, et on attend l'analyse de Vincent), qui passe par le Blayais et le nord Gironde et qui rejoint "l'arribère" de Garonne, peut-être vers La Réole ou Marmande, et va jusque vers Montauban.
Si on clique sur 2007, on s'aperçoit que la même trainée existait déjà pour Jean-Marie Le Pen. La "hilhe" semble avoir amélioré les résultats du père spécialement en Médoc et en nord-Gironde.
Il faudra faire une analyse département par département, mais en traçant "a bisto de nas" la Garonne sur la carte du vote lepéniste fort, il y a clairement quelque chose qui apparait.
Carte

On peut faire une analyse simple de l'embouchure à la source :

- Médoc : crise viticole, vote chasseur (même chose rive saintongeaise il semble).

- Graves : il semble bien que rive gauche entre Bordeaux et Langon, cela prenne moins, encore que le FN fait son plus gros score à Bègles depuis des années

- Réolais-Agenais : il ne faut pas se mentir, c'est la confrontation des immigrés italiens de 3ème génération, des pieds-noirs avec les populations nord-africaines en nombre à Marmande, La Réole voire Tonneins.
C'est une ancienne région rad-soc, à vocation maraichère, une telle mutation ne peut s'expliquer que par ces mouvements démographiques. Montauban prolonge ce foyer (je sais personnellement que le vote FN y est fort, sauf au centre-ville boboïfié comme partout, même raison qu'en Agenais).

- Toulouse : il semble que la gauche a repris son bastion abandonné aux Baudis dans l'après-guerre. C'est une Nantes du Sud-Ouest en somme : esprit bobo, classes moyennes voire supérieures (Airbus, ...), salariat.

- Volvestre/Bas-Comminges : là c'est plus prolo, c'est la grande banlieue "blanche" des déclassés qui font construire le petit pavillon merdique, je renvoie à nos analyses récentes sur ce phénomène.
C'est marrant comme le paysage parle pour les votes en somme.
Même chose dans la vallée de la Lèze et celle de l'Arize (je connais quelqu'un qui y habite, typique : 25 ans, femme, parents salariés, née à Toulouse, pavillon il y a 10 ans à 30km de Toulouse, vote FN).

Enfin bon, tout cela reste superficiel, il va falloir éplucher canton par canton. Je constate la nouveauté de taches lepénistes dans la Haute-Lande, à quelques encablures du Bassin d'Arcachon (qui lui est une colonie de retraités qui votent UMP), clairement à mon sens la marque de la transformation de cette partie de la lande en lotissement (on en parlait récemment ici même !).

Le reste de la Gascogne semble complètement hermétique au vote FN.
Auteur : Vincent.P
23/04/12
Un autre outil bien chouette :
http://fr2012.election-maps.appspot.com/results/embed?hl=fr
Auteur : Vincent.P
23/04/12
Le problème de l'outil Google, c'est que l'on ne voit pas les grandes tendances :

- De prime abord, on ne voit que la couleur du candidat arrivé en tête (cela ne veut rien dire Hollande en tête si derrière MLP et Sarkozy sont très haut).

- On ne connait que les 4 premiers candidats, or voir les mouvements de fond, ceux des prochaines législatives par exemple (avant la "correction" du 2nd tour : je suis pour la proportionnelle intégrale aux législatives sur scrutin de liste, réservant le scrutin par circonscription aux sénatoriales qui deviendraient une chambre des provinces, mais qu'importe), c'est aussi aller voir le vote pour les petits candidats (on ne vote pas pour un président comme pour un autre élu).

- Et enfin, on ne voit pas les grandes tendances, tel village va voter Mélenchon qui voisine avec un village pour le FN. Dans les HP, Gèdre vote Mélenchon et Gavarnie à bloc pour Sarkozy. En Béarn, Auga est très à gauche quand Momy est très à droite.
Auteur : Vincent.P
24/04/12
Mea culpa, on peut voir candidat par candidat.
Auteur : Vincent.P
24/04/12
La Gascogne hermétique au vote FN ?
Je comprends cette appréciation de Vincent au vu d'une carte électorale qui teint en pâle l'intensité du vote Le Pen dans le triangle gascon.
Mais parler d'hermétisme quand les scores de Le Pen dépassent couramment 10 voire 15% n'est plus approprié.
La Gascogne devient de plus en plus comme le reste de la France, et les différences sont quasi-résiduelles.
J'ai observé spécialement le village natal de ma mère, Réaup-Lisse (Albret profond et déjà landais), et j'ai vu que "Marine" est en 2e position à 21,29%. Commune anciennement ouvrière (scierie, gemmage etc.) à fort vote communiste jadis. Le vote Mélanchon y a été plus fort qu'ailleurs, mais c'est résiduel, il me semble.
Du coup, j'ai été voir d'autres communes alentours, donc toujours l'Albret plutôt landais (Sos, Durance, Caubeyres...), mais dans le département du Lot-et-Garonne. Je vois des scores "Marine" entre 20 et 25%.
Même Gabarret (plus au sud) a 19,23%*.
On n'est pas là en présence d'une forte immigration maghrébine, mais on n'est pas non plus si loin que ça de l'arribère de Garonne, et maintenant, les liaisons et échanges sont très faciles (en voiture) à une trentaine de km.
Une psychose "anti-arabe" peut se diffuser.
Il peut y avoir aussi des habitants nouveaux, marginalisés économiquement, qui viennent trouver refuge.
Mais je me demande s'il n'y a pas aussi une conversion du vote chasseur.
Il faudrait retrouver les scores de CPNT aux élections précédentes et voir si l'hypothèse tient le coup.

* http://www.elections-live.com/2012/sudouest/ est efficace et rapide pour les résultats par commune
Auteur : Tederic M.
24/04/12
Par hermétisme, j'entendais le vote d'adhésion purement d'extrême-droite qui n'est pas dans la tradition gasconne, du moins ne l'était pas.

A mon sens, une part du vote FN est constitué par le transfert de voix d'ex-communistes, d'ouvriers déclassés, du vote chasseur (cela se confirme en Béarn si l'on compare le score Nihous de 2007 avec le score Le Pen de 2012, notamment autour de Sauveterre). A y ajouter le "superstrat" pavillonnaire, oui, ces familles qui viennent se réfugier dans la campagne.

Maintenant, la constatation, c'est bien que la Gascogne tend à s'aligner sur le vote français, du moins sur ses marges.
Auteur : Vincent.P
24/04/12
En vallée de Garonne ce ne sont pas les villes moyennes comme Marmande ou Tonneins qui votent le plus FN, j'ai l'impression que c'est plutôt leur périphérie. Mais je ne sais pas pourquoi...
Dans les communes très rurales (genre 50 électeurs) on voit aussi le FN souvent en tête.
Je vois là un vote contestataire paysan.

Dans d'autres communes rurales (plus rares certes) on voit le Modem en tête, ce qui me conforte dans un report du vote paysan de la droite traditionnelle UMP vers le FN ou le Modem (assimilé dans ce cas là au centre-droit).

Les résultats du FN cela interpellent beaucoup de monde, mais il est aussi intéressant d'analyser les scores des autres partis. Par exemple j'ai toujours pensé que les PA et les Landes étaient à droite.
Hors le candidat UMP n'a pas vraiment trouvé d'électorat dans ces départements où le candidat PS arrive largement en tête.
Auteur : Desman
24/04/12
Les Landes sont à gauche, depuis la IIIème République, il y a même en Chalosse des foyers "Mélenchon" (Dax est de droite par contre). La nouveauté, c'est le vote FN dans la Haute Lande.

Le Béarn est clairement un pays centriste de tradition avec des foyers plus conservateurs (Montanérès, Barétous, vallée du Gave d'Oloron, plaine de Nay) et d'autres plus progressistes (Aspe, Vic-Bilh). Mais c'est vraiment le pays de Barthou ou de Bayrou ...

Le Pays Basque est à droite, mais vous verrez que dans les décennies à venir, le travail de fond des partis nationalistes basques portera ses fruits, le vote paysan se déplacera de l'UMP vers eux. Reste la Soule qui est plutôt socialo.
Auteur : Vincent.P
24/04/12
Quant à Marmande, si la ville en elle-même ne vote pas FN, c'est pour les mêmes raisons que ce n'est pas le 93 qui vote FN ...
Auteur : Vincent.P
24/04/12
Tonneins a beaucoup voté FN : 23,72%
Marmande, moins : 18,87%

La différence de vote entre les deux ne m'étonne pas :
Marmande a beaucoup plus de fonctionnaires (enseignants, rôle de sous-préfecture, hôpital...) que Tonneins, et souffre moins que Tonneins d'un sentiment de décadence, même si le Tribunal de Grande Instance a été déménagé récemment.

Tonneins a beaucoup de retraités (voire de licenciés) de la "Manu" ex SEITA qui peuvent, parmi bien d'autres, pencher pour le FN aussi par nostalgie d'une époque "glorieuse".
Cette ville a aussi un tissu d'entreprises moyennes et petites dont ni les patrons ni les salariés n'ont un statut protégé, et qui dans un contexte local de rejet de la population maghrébine, peuvent pencher dans le même sens. Cela dit, ils ne votent pas tous à Tonneins, parce que l'étalement rurbain y joue aussi à fond.
Enfin, Tonneins peut, comme des communes plus rurales des alentours, accueillir les "petits blancs réfugiés" dont j'ai parlé ailleurs...

Quant au vote paysan qui se serait reporté en partie vers le FN, je pense que oui.
La situation des agriculteurs peut être assez diverse, mais beaucoup ont de grosses difficultés (endettement, prix de vente insuffisants...).
Et la tradition paysanne communiste liée à la condition passée des métayers va devenir résiduelle.
La plupart des agriculteurs, déjà "à droite" parce qu'entrepreneurs, peuvent aller à l'extrême droite pour protester.
Auteur : Tederic M.
24/04/12
Au sujet de ces échanges sur les ressorts sociologiques des résultats de ce premier tour des présidentielles (sur lesquels je serais assez d'accord), je vous suggère la lecture d'un livre paru il y a quelques années et qui a peu agité la blogosphère gasconne et autre, me semble--il : c'est l'oeuvre d'un sociologue parisien (Gérard Desportes) qui était venu il y a plusieurs années vivre dans un petit village du sud du Gers (Masseube, cher à mon coeur bien que n'y ayant jamais mis les pieds car pays natal d'un arrière-grand père).
Venu au départ avec une suffisance d'intello parisien de gauche se penchant sur les bouseux qui votaient un peu trop à son goût pour le Front National, il en a sorti une série d'observations assez fines où, finalement, la sympathie pour lesdits bouseux observés n'était pas absente.
Il s'agissait en fait en grande majorité de fils ou petit-fils d'immigrés (soit d'autres régions de France soit -surtout- d'Italie ) et je dois reconnaitre à mon grand regret que la gasconité n'y trouvait à peu près pas son compte, les descendants d'autochtones étant quasiment tous partis.
Mais vous y trouverez le reflet exact de toutes vos remarques ; ça s'appelle, très justement, hélas, "Les Dessaisis".
Auteur : Gérard S-G
24/04/12
J'aimerais pouvoir dire "l'affirmation d'un sentiment commun d'appartenance à la Gascogne serait une antidote au "réflexe FN""... sans avoir l'impression d'être utopiste.

En principe, ceux qui sont "dessaisis" ont tout intérêt à retrouver un enracinement local et régional.
Au contraire, l'appartenance exclusive et fanatique à une "grande nation française" indifférenciée est le meilleur moyen de compter pour du beurre, ou d'être de la chair à canon (cf guerre de 14).
Auteur : Tederic M.
24/04/12
Ce n'est pas utopique, ce serait probablement la conséquence d'un sentiment d'appartenance gascon, à savoir que ce dernier, sur les nombreuses thématiques du FN, imposerait une vue différente :
- Sur l'Euro : le patriotisme gascon ne peut que désirer le maintien de ce lien avec l'Espagne septentrionale voisine.

- Sur les frontières : idem.

- Sur la conception de la nation française : le FN est clairement jacobin, le discours de la fille Le Pen sur les identités régionales est très clairement hostile à l'idée régionale.
Le nouveau FN n'a pas repris que la fonction tribunicienne du PCF, il a aussi piqué son background idéologique sur de nombreux plans (étatisme, ...).

Au demeurant, je ne vomis pas sur ceux qui ont voté FN, je pense même que certaines thématiques doivent inspirer l'ensemble du spectre politique.
La question de la dérégulation totale des marchandises et des migrations est une vraie thématique qui doit être traitée techniquement.
Mais là où j'ai envie d'être cynique, c'est que si la France est peut-être menacée par les migrations mondiales dans un contexte d'endettement qui ne permet plus la mise en place de services publics forts (éducation, ...) capables de franciser les nouveaux venus (de toute façon, avec Internet et le satellite, on garde un contact avec le pays d'origine comme jamais), la Gascogne est elle-même menacée par l'héliotropisme, les migrations internes à la France, la France à l'américaine des résidences surveillées, bref la France qui vote FN.
On est tous l'immigré d'un autre.
Auteur : Vincent.P
25/04/12
Pour les retraités qui votent FN en masse j'y crois pas trop.
En décortiquant les résultats sur Toulouse les quartiers de 'vieux' sont ceux où le FN est le plus bas (et Sarkozy le plus haut).
Le FN cartonne plutôt dans les banlieues jeunes actifs et/ou cols blancs. Et ça c'est une nouveauté quand même.
Auteur : Desman
25/04/12
Desman, j'ai parlé des retraités de Tonneins, dont je subodore (j'habite à Tonneins) que beaucoup votent FN, et pas des retraités de Toulouse qui sont dans un contexte totalement différent.

Des analystes (dont Jacques Lévy, je crois), dans un récent numéro du Monde, mettent l'accent sur le fait que le lieu de résidence (urbain, périurbain, rurbain dans une aire urbaine, "hypo-urbain"=ultra-rural hors de toute aire urbaine) devient très corrélé au vote.
Cette corrélation vote/lieu de résidence par rapport à la typologie ci-dessus est logique, puisque maintenant on choisit, plus qu'avant, son lieu d'habitat en fonction de son idéologie (je résume ce que j'ai retenu).
Celui qui fuit le mélange fuit la ville, c'est ce que j'ai compris.
Ce n'est peut-être pas si nouveau que ça. C'est vrai qu'il y a 50 ans, on ne pouvait guère choisir d'habiter à 50 km de son lieu de travail. A voir.

Autre chose : par rapport aux présidentielles de 2002, il y a 10 ans, le vote FN n'a pas réellement augmenté en France. Mais il s'est peut-être étalé. Voir ce qu'il en est en Gascogne.
Autre chose encore :
Si dans la France de l'Est et du Nord, le périurbain est très FN, c'est moins le cas dans la France de l'Ouest ou du Sud-Ouest, où le FN croît plus loin de la ville.

Les cartes électorales qui figurent dans "Le Monde" montrent bien que la Gascogne n'existe plus guère humainement, mangée qu'elle est par les deux immenses aires urbaines de Bordeaux et Toulouse.
En dehors de ces aires de Bordeaux et Toulouse, il reste encore une zone sud-ouest, avec celles plus petites de Pau et Bayonne, qui rappelle un peu l'hyper-Gascogne lingüistique...
Auteur : Tederic M.
25/04/12
Je ne crois pas que la dérégulation totale des marchandises et des migrations puisse et doive être traitée "techniquement" : si elle l'est, ce sera dans le sens d'une dérégulation absolue, suivant une habitude qui me parait maintenant bien ancrée chez les décideurs politiques de tous échelons.
C'est bien politiquement qu'il faut le régler (c a dire en principe démocratiquement) avec une définition claire et aussi partagée que possible des enjeux, des thèmes, des concepts utilisés pour éviter tout amalgame.
Or le jeu politique se nourrit d'amalgames de tous les côtés qui empêchent une vraie réponse et donc une solution.
Quant à la Gascogne dans tout ça, qui me parait majoritairement glisser vers la catégorie des "déssaisis" de toute sorte, urbains et ruraux, je ne sais trop ce qu'elle peut exprimer car, comme Tederic, je ne la vois guère apparaitre dans tout ça.
Sauf à déclencher une fissure de plus, il me semble que son émergence pourrait aider à la clarification des problèmes que j'évoquais plus haut.
Auteur : Gérard S-G
26/04/12
Lo hilh prodigue en garonés deu bòrn de Sent-Macari
1. Un òme avèva sonque dus hilhs. Lo mèi june dishut (ou : dissut) a son pair : "Quò's temps qu'èsti mon mèste e qu'augi sòus. Fau que pusqui me'n anar e que vegi peís. Partatjatz vòste bien e balhatz-me çò que divi auger." "Ò, mon hilh, ce dishut lo pair, coma vòs. Ès un meishant e seràs punit." Pui, obrent una tireta, partatgèt son bien e ne'n hasut (ou : hit) duas parts.

2. Chic de jorns après, lo meishant hilh se'n angut deu vilatge en hasent lo gloriós e shens díser adiu a digun. Traversèt fòrt de lanas, bòis e ribèiras, e arribèt dens una granda vila, on despensèt tots sons sòus. Au cap de quauques mes, li falut vénder sas pelhas en d'una vielha hemna (fr : fama) e se logar coma vailet : l'envièren aus camps per gardar los ases e los beus.

3. Lavetz, estut fòrt malurós. N'aujut pas mèi de lèit per dromir la nuit, ni mèi nat huc per se cauhar quand hasèva fred. Avèva a còps tant hame que s'auré bien minjat aqueras hulhas de caulet e aqueths fruits porrits que minjan los pòrcs ; mès digun li balhèva [pas] ren.

4. Un desser, lo vente voit, se dishèt tombar sus un selòt (ou : soquet), gueitant per la finèstra (ou : frièsta) los ausèths que volèvan leugèirament. Apui vit paréisher la lu[n]a e las estelas, e se dishut en plorant : "Labàs, l'ostau de mon pair es plen de vailets qu'an pan e vin, eus e hormatge, coma ne'n vòlen. Pendent 'queth temps, jo, me mòri de hame (ou : d'hame) ací.

5. E ben, vau me levar, me'n ang'rèi trobar lo pair e li dirèi : "Hiri un pecat quòra voluri vos dishar. Aujuri grand tòrt, e fau que me puníssitz, qu'ec sabi. M'apèritz pas mèi vòste hilh, treitatz-me coma lo darrèir de vòstes vailets. Esturi copable, mès perissèvi lunh (ou : lònh) de vos." "

6. Lo pair èra dens son casau e acabèva d'arrosar sas flors ; vesitèva los pomèirs e los rasims. Quòra vit venir suu camin son hilh tot caperat de susor e de prova (fr : possièra), rossegant la cama, tot escàs s’ec podèva créser
Se demandèt se falèva (ou : faliva) que lo punissi o que li perdonèssi. A la fin, damb los plors dens los ulhs, tendent los braç, se gitèt a son còth e lo potonegèt.

7. Apui hit sheitar son hilh ; aperèt sas gents e los vesins : "Vòli l'aimar coma avant, lo praube dròlle, ce dishut tanlèu qu'esturen amassats. Es estat prampó punit : que digun li repròishi ren, adara. Venetz lo véser ; portatz-li viste una bròia vèsta, botatz-li un anèth au dit e novèras cauçuras aus pès. Poiratz tanben gahar fesans, guits, e menar un vetèth tuadèir ; vam béver, minjar amassa e hèser una granda hèsta."

8. Los vailets aubeíren au mèste e botèren un bròi tavalhon sus la taula. Au mème moment, lo hilh ainat se'n tornèva de la caça damb sons cans : "Qu'es aqueth barsalh ? s'escridèt en sacrant. Cresi que càntatz ací ; n'es pas tròp lèu que torni. Ètz pèc, mon pair ?"

9. "Non, mon hilh, n'ec sui pas, ce respondut lo vielh. Se hèsi aquò, quò's perçò que sui tot joiós. Càntam e som urós, perçò qu'am de qué. Qu'ec vòlis o non, fadrà que cantis tu tanben e que te rejoíssis damb nosauts, perçò que ton frair qu'èra mòrt es reviscolat. Quò's coma se venèva de nèisher ; gèir èra perdut, anuit l'am retrobat."
Auteur : Gaby
13/04/12
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Perdon, "frièsta" e pas "finèstra"
Auteur : Gaby
22/07/12
E, on es passat l'enregistrament ?
Auteur : Gaby
22/07/12

Réponse de Gasconha.com :
Perqué ? Lo vesi a la soa plaça.
[Lo webmèste]
Ah òc. En escrivent "parabole" dens "rechercher", en tombant suu gran de sau, i avèva pas l'enregistrament.

"Au temps pour moi" !
Auteur : Gaby
23/07/12
Massacre toponymique
Amis gascons,
Ce sont des cars et des tamboureùs de sel que je veux aujourd’hui déverser sur les ignorances, les incompétents qui improvisent, gribouillent et détruisent la toponymie, repère premier de nos cadastres.
Pour des Solécismes ou barbarismes véniels, on nous châtiait sévèrement en d’autres temps.
Ceci est grave. Carrère devient allègrement carrière, Castetbielh est languedociannisé en Castelviel, et Juan-Boun (à Larroque 31) devient Jambon.
Je ne citerai que ceux-là, il y a bien pire. Lorsque la faute a été commise, elle se répand en cascade, car transmise aux cartes routières, à Internet etc.
Il serait bon que les maires « importés » créent une commission et consultent les autochtones lors des réfections ou mises au point des documents cadastraux.
J’ai personnellement arrêté quelques massacres, c’est insuffisant, une prise de conscience s’impose
Auteur : Guy Pierre Souverville
10/04/12
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Où ça  ? Le seul exemple de languedocianisation en Gascogne que je connaisse est "Saint-Sauveur-de-Meilhan".
Auteur : Vincent.P
10/04/12
Donnons aux maires les moyens d'arrêter ce massacre
Je constate ce massacre dans mon village de Gascogne, en Rivière Basse plus précisément : il ne date pas d'aujourd'hui et est visible dés l'établissement du cadastre napoléonien, la nouveauté c'est que les moyens modernes propagent son appauvrissement.
Sur l'IGN, des noms gascons de lieux habités disparaissent au profit du nom de la famille l'ayant habité par exemple.
Mais nous pouvons faire quelque chose : pour ma part j'ai entrepris par le livre-terrier de la fin du XVIII° siècle de constituer une base toponymique de plus de 1000 noms (lieux habités, cultivés, ruisseaux...).
La prochaine étape consiste à diffuser cette base à la population en lui en expliquant l'ancienneté et la convaincre qu'un nom de maison Menic, Beoulaygue, ou Capdarré est mieux intégré au paysage gascon que Kilucru ou Le Routier.
Auteur : Charles L.
11/04/12
"Jouan-Boun" qui devient Jambon, cela est normal : le prénom Joan à date moderne ne se disait plus que Jan, boun à la rigueur a subi une francisation (mais en fait la prononciation avec o ouvert a persisté longtemps en Gascogne, d'ailleurs tous les noms de famille type Cazaubon nous sont parvenus avec o ouvert, on doit dater la fermeture en "ou" de la fin du XVIIIème siècle), et les deux termes ont été accolés. D'où Jambon, mais toute personne au fait du gascon y reconnaît "Joan Bon".

Castetbielh en Castetviel, c'est une languedocianisation très ancienne, présente dès les premiers textes gascons du XIIème siècle.

La seule languedocianisation étrange est le passage de Carrère à Carrière. On trouve en Gascogne toulousaine de tels cas mais en Rivière-Basse, c'est plus douteux, même si ce pays a été étrangement ouvert aux influences extérieures (linguistiquement, la langue y est traditionnellement assez dégasconnisée, et au niveau de l'architecture, c'est la dégasconnisation totale depuis les reconstructions du XVIIIème siècle, mais surtout depuis le XXème siècle, l'introduction de la brique, ...).

Bref, peut-on avoir plus de détails ?
Auteur : Vincent.P
11/04/12
Quant à donner le pouvoir aux maires, d'une part ils ont toute latitude pour empêcher ceci, d'autre part preuve est faite depuis les lois de décentralisation que le maire est loin d'être, dans le cas des communes rurales, l'autorité adaptée pour toutes les thématiques identitaires.

Le profil moyen du maire gascon, c'est un quinqua peu soucieux de culture locale, obsédé par l'idée de faire lotir, de faire des trottoirs, de buser les fossés, ...
Auteur : Vincent.P
11/04/12
La toponymie est le plus important vestige d'une langue que l'on utilise de moins en moins et que l'on n'écrit plus.
"languedocianiser", j'entends par la le remplacement du t gascon par le l de l'aval, quant à ce "brave" Jean transformé en charcuterie, jambon est un terme exogène, chez nous c'est le combalhoun !
Auteur : inconnu
11/04/12
Adishatz,

Vincent, e'ns pòts explicar aqueth dequò de o aubèrt e de ò barrat. E seré possible alavetz, aquò ça'm sembla que lo Jean Laffite que n'aji dijà parlat, qu'aqueth "lo" dont escrivem adara dab le grafia occitana, e sia estat prononciat "lo" ?
Lavetz, que hessim ua pèca en ortografiar aqueth "ou" "o" ?
Auteur : Castèths en l'aire
11/04/12
J'entends bien que Castelviel est une languedocianisation de Castetbielh, mais ce que je disais, c'est que celle-ci est si ancienne qu'elle relève d'un autre phénomène que l'occitanisation contemporaine.

Quant à Jambon, cela ne me choque pas, je trouve que restituer "Joan Bon" est un peu osé en fait, car cela doit faire 8 siècles que personne ne l'écrit de la sorte.
Auteur : Vincent.P
12/04/12

Réponse de Gasconha.com :
On pourrait alors restituer "Jan Bon" (ou "Jan Boun"), qui éviterait l'idée de la charcuterie.
Démonstration a été faite par Rohlfs, Grosclaude et Lafitte que la fermeture en "ou" de l'ancien o médian en gascon (son disparu sauf dans les parlers du Bas-Adour) a été plus longue qu'on le pense, et de très nombreux indices tendent à prouver qu'en de nombreuses situations, notamment toniques, o médian était encore la norme jusqu'au 18ème siècle (notamment en finale -on).

A part chez les occitanistes, tout le monde concède aujourd'hui que la graphie "ou" était l'évolution naturelle de la langue qui entendait noter un son nouveau.

Fait-on une faute à avoir ressusciter le "o" ? Ce n'est qu'un choix, mais un choix qui revient sur 10 siècles d'évolution de la langue, pour la figer dans une allure graphique médiévale, par incapacité profonde à comprendre que la langue n'est pas restée figée, qu'elle a été utilisée tout le long des siècles et qu'elle nous est arrivée avec les félibres avec une tradition orthographique légitime.
Auteur : Vincent.P
12/04/12
Je pense que la plupart des gasconhautes ne comprennent pas l'enjeu du dernier débat.
En gros : le passage de la graphie "o" à "ou" a-t-il suivi un changement de prononciation de l'ancien "o", ou était-il seulement un changement de graphie sous l'effet de la domination française, alors que la prononciation, elle, n'avait pas changé, en tout cas pas au moment du changement de graphie ?

Il faut être très très prudent en la matière : il y a un enjeu politique derrière !

Pour ma part je ne suis pas spécialiste et ne peux m'investir dans cette recherche.
J'ai seulement eu l'occasion de constater des changements de graphie du gascon bordelais, qui m'ont semblé consécutifs à la conquête française de 1453, et non à une modification de la prononciation du gascon (qu'elle ait eu lieu justement dans les années suivant 1453 est peu vraisemblable).
Un exemple : il me semble que dans les écrits gascons d'avant la conquête française, on écrivait "Far", et qu'après on a écrit "Ha". Je ne peux pas croire que l'influence du français ait conduit à passer de la prononciation "f" au la prononciation "h"...
Alors, pour le passage de la graphie "o" à "ou", il faudrait aussi vérifier dans les textes bordelais avant et après la conquête française s'il lui est lié chronologiquement. Si oui, il faut y voir plutôt un changement du code graphique sous l'influence du code français.
Ensuite, ce qui vaut pour le Bordelais ne vaut peut-être pas exactement pour d'autres parçans de Gascogne.
Auteur : Tederic M.
12/04/12
"Tous s'accordent, sauf les occitanistes, écrit Vincent, pour dire que la graphie "ou" notait un son nouveau par évolution naturelle de la langue".
Le post de Tederic discute la notion d'évolution naturelle (ou non).
Pour ma part, bien que j'évite autant que possible de m'immiscer dans les picrocholines querelles graphiques, je pense que ce graphème "ou" ne "nous" était pas naturel, pas plus au XVè siècle que maintenant (maintenant si, bien sûr puisque nous sommes tous "graphiquement" francisés et la seule manière qui nous est spontanée d'écrire le son "ou" est "ou"... tant qu'on ne change pas de registre en adoptant celui des langues d'oc, catalan inclus -avec un petit doute pour le provençal, il est vrai mais c'est leur affaire-).
Ma "preuve" est purement d'ordre visuel et esthétique. J'ai le regret de dir, malgré la sympathie et l'estime que m'inspire Jean Lafitte, qu'un texte écrit dans sa nouvelle et "moderne" graphie où les graphèmes "ou" abondent à chaque ligne, me fait le même effet qu'un vilain tableau, une mauvaise musique ou... un jambon passé : ça me soulève le coeur et je ne peux aller au delà de quelques lignes, en exagérant à peine. Il n'y a donc pas que les occitanistes...
Désolé pour cette franchise qui va me valoir une volée de bois vert de quelques uns .
Auteur : Gérard S-G
18/04/12
Tout dépend de sa socialisation à la langue. Je l'ai moi aussi vue écrite d'abord en alibertin dans la littérature occitaniste, mais c'est en revenant aux écrits des félibres (dont la correspondance de Camelat que j'ai dévorée, ou d'anciens numéros de Reclams trouvés d'occasion) que je me suis mis à trouver à l'orthographe fébusienne quelque chose de plus national, de plus authentique, difficile à dire pourquoi.
Auteur : Vincent.P
18/04/12
Hmm, hmm. Qu'es toutun le grafie de Camelat, Palay, de touts lous qu'an emplit l'arrebiste "Reclams",de l'Arnaudin, de l'arrebiscoulade gascoune, etc... Le grafie que tournem a troubar en la toupounimie, lous noms de familhe.
E'm pensi qu'un gascoun (e ací, que vuy díser un òmi dou sud-ouest), que s'arretrouberà mélhe en "lou" que'n "lo".
Entà jou, e aquo shens nat militantisme, se parli de'quere grafia, l'adjectiu "classique" que'm vinerà mé adayse que "modèrne", percé aquere grafie, qu'i banhem dehen : qu'i èm agrilhats !

PS : E quau que singui l'escaduda de'quò, grafia occitana, o "grafia classica", que m'avisi que ralhatz tostemps de'quò en francés... Hètz un esfòrt, hilh deu diabble !
Auteur : Castèths...
18/04/12
Totun, ua explicacion hòrt interressenta de Vincent sus aqueth subjèct, clar e saberut !
Quau culturassa, qu'ac dèvi díser !
Auteur : Castèths...
18/04/12
Bon, la pelada esperada n'es pas vinuda !
Qu'e m sembla la gent qu'a vinut hort toleranta ultimament suu queth siti !
Es vertat qu'eri hort arromere davant ger e las mias paraulas m'an un chic escapat deus dits !
Aquo dit, qu'admiti cadun qu'a lo son gost, on se mesclan costuma, criteris estetics, etc...
Mes per jo, la grafia "moderna" e'm sembla iper-localista (impossible de non pas autaleu veder si un texte es biarnes deu Vic Vilh o de l'arribera, de Xalossa o deu Marensin, etc... e la gasconitat non ven pas sonqu'en un segond reng.
Si volem ajudar a l'espelida d'un gascon mès o menx comun, aquera grafia n'ajudarà pas cap.
Mes perdon ta tornar ad aqueth tema qui dessepara e n'uneix pas los Gascons !
Auteur : Gerard S-G
19/04/12
@GSG :
E d'on vien aqueth "x" que remplaçà lo "sh" ?
Auteur : ltrobat
02/05/12
Lo"x" e lo " sh" :
Vielha istoria !
Lo "x" qu'esto emplegat a l'Atge Mejan e hens los pais pirenencs dinc au segle XV o XVI en gascon e continueix d'este emplegat en catalan e en basco.
Lo gramarian gascon (biarnès) Vastin Lespy qu'ac volo taben tornar emplegar a la fin deu segle XIX.
Desempuix aquò s'era un cop mèi deixat oblidar dinc a las darreras annadas deu segle passat quan lo Jan Lafiite en haso un deus signes mages de l'adaptacion de la grafia classica (occitana) au gascon.
Aquo qu'era abans la soa conversion a la grafia "moderna" de Simin Palay, modificada per eth.
Lo "sh" arrecomandat peus linguistes de l'IEO après lo quite Lois Alibert (lo gran gramarian occitan deu mitan deu segle XX), qu'ac semblan aver trobat en ço de trobadors gascons de l'Atge Mejan tanben més n'en puix pas donar nada referencia.
Personaument qu'utilisi a beths cops lo "sh" més méi sovent adara lo "x" (que'm semblava un chic exotic a la debuta mès finaument mès gascon e dab mès referencias istoricas que lo "sh".
Question de gost,si voletz...
Auteur : GSG
03/05/12
En bielh biarnés y gascoû, lou x qu'y ère plâ escribut ! En basque-souletin tabé !
Més dap Alibert qu'an hicat lou sh coum en batua qu'an hicat lou z. Medix-medish/Xiberua-Ziberoa. Que poudém pasa per Ledeuix, Soeix, Sarpourenx...

Adixat ! Més en Palay, adichat, en Alibert, adishatz.
Auteur : jmcasa
03/05/12
Que vèni d'on vèni, qu'es unqüèra de mé mau prononciar preu monde de uei que lo "sh".
Adara, en ua societat unicament francòfòne, aqueth "x" que serà prononciat cada còp com lo de "xylophone". E que parli per experiença.
Jo, qu'apèri lo monde a har le soa refòrma, tirar aqueth "i" pèc e inutile de "peishic, de "eishartigar", e aut "eishami".
Los qu'an hèit aquiras refòrmas qu'èran com nosatis, que caguèvan parièr (hmm hmm) !
Que s'an hèit ua nòrma qui n'a pas nada oficialitat, de vrai. Lavetz, hèm evoluar les causas !
Auteur : Castèths en l'aire
03/05/12
Lo « x » que m'agrada hèra et que seré un bon ligam dab lo basco et lo catalan que l'an tot dus...
Un espandiment de la grafia « classica » de Lafita que l'auré podut arreviscolar. Mes qu'ei paur que la conversion deu Lafita a la grafia de Palay e'u sia fatau...
Auteur : ltrobat
03/05/12
Je cherche à acheter un drapeau gascon
Pouvez-vous me dire comment faire ?
Auteur : G. S.
29/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Les instructions concernant le trencat de la Daune sont ici
Afficher Je cherche à acheter un drapeau gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Noms de maisons anciennes d'Urcuit
Adishatz a tots !

J'effectue en ce moment un recensement des maisons anciennes d'Urcuit et je bute sur l'origine de certains domonymes. A votre écoute !

- Barbategui, Barbateguy : seul est reconnaissable le basque "tegi", "demeure"

- Errimateguy : le même élément se retrouve ici

- Le(a)teguy : "tegi" = "demeure"

- Louhateguy : même élément. le premier terme est peut-être une altération de "lohi(a)", "limon" en basque ?

- Mariondeguy : "demeure de Marion" ?

- Mochateguy : "mosu" = "baiser", "Monsieur", "moxo" = "bélier"... Que choisir ?

- O(t)xondol : "cabane près des loups" (otso + ondo + ola) ?

- Pasco, Pascoenia : je ne sais pas si c'est une forme basque du prénom Pascal ?

- Pascoto, Pascotoenia : idem, avec le diminutif -to

- Placeau : un des quelques noms gascons du village, mais quelle en est la signification ? "plaça" = "place"
Auteur : P. Dibon
23/03/12
Afficher Noms de maisons anciennes d'Urcuit en particulier, et peut-être donner votre avis...
Tous ces noms en (t)egi "demeure" demandent à identifier l'anthroponyme qui sert de base.

Barbatéguy : la demeure de "Barbat" (probable sobriquet sur "barbe" avec suffixe augmentatif -at, très fréquent en pays roman)

Errimatéguy : je ne sais pas, je ne m'y connais pas en onomastique basque ancienne, peut-être une variante de Ramon (avec er- prosthétique basque) ?

Leatéguy : trop court pour identifier quoi que ce soit.

Louhatéguy : en fait, il semble qu'il y ait une tendance, c'est que "tegi" est précédé de la voyelle a, alors que tout semble indiquer que la base est "lohi" ... Barbategi pourrait donc être plutôt la demeure d'un Barbé (patronyme gascon).

Mariondéguy : la demeure de Marion, qui est un garçon au passage.

Mochatéguy : "motxo" pour bélier peut correspondre comme sobriquet également

Pour le reste, il semble bien que Pasco est une forme basque de Pascal, donc Pascoenia "chez Pascal", Pascotoenia "chez petit Pascal".

Quant à Placeau, c'est le Placeou moderne des cartes IGN, un dérivé masculinisé de "plaça" (au sens transparent), avec l'ambigüité sur le suffixe -èu en gascon, qui admet de nombreuses théories que traitent Berganton dans "Le dérivé du nom individuel au Moyen-Âge en Béarn et en Bigorre".
Auteur : Vincent.P
24/03/12
Il s'agit en fait du nom Le(g)ateguy, avec un "g".
Auteur : P. Dibon
25/03/12
Pour Mariondeugy, Marion est un prénom gascon ?
Auteur : P. Dibon
27/03/12
Les Basques portaient des prénoms romans (gascons) donc cela ne signifie rien sur l'origine ethnique du premier habitant, ou en tout cas de celui qui a laissé son prénom à la demeure.
Mais oui, Marion est un prénom masculin gascon.
Auteur : Vincent.P
27/03/12
Pour la maison dénommée PERES, difficile de savoir s'il s'agit du nom hispanique ou d'un toponyme gascon...
Auteur : P. Dibon
28/03/12
Tout va dépendre de son ancienneté mais il est clair que la communauté juive portugaise de Labastide-Clairence n'est pas loin.
Auteur : Vincent.P
28/03/12
Bonne remarque.

Voici une petite liste des dernières maisons dont j'ai vraiment du mal à faire l'analyse :

- Angeré, Angerena : -ena = "chez", mais quel est l'anthroponyme de base ? Angèle ?

- Angeretéguy : même base avec "tegi", "demeure"

- Ber()reart : -arte = "entre", donc un toponyme, mais le premier terme ne me vient pas

- Chiribic : ?

- Codain : suffixe basco-béarnais -ain ?

- Comexa : peut-être le gascon Comets suivi de l'article basque -a

- Estiaho, Estialio : aucune idée, me fait penser au gascon "hastiau", mais parait peu probable

- Gamoy : toponyme basque formé de "gamo" ? Le suffixe serait-il une variante du commun -toi ?

- Gar(r)acola : je penserais à un composé basque garrika + ola, ou sinon "garakoila", "l'escargot" ?

- Ibasson : nom sans doute basque. le suffixe est peut-être le locatif -un ?

- Leha(g)oun  : toponyme ayant pour suffixe le locatif -(g)un, mais le premier terme n'est pas clair. Peut-être le même que dans LE(G)ATEGUY ?

- Lessa : ?

- Linague : réduction de Liginague, forme romanisée de Liginaga (nom basque de Laguinge) ?

- Marticot : ?

- Mimis(s)ague : on reconnaît l suffixe locatif basque -aga

- Mouesca : ?

- Moustéguy nbsp;: "tegie" = "demeure". Le premier terme peut être "Musde", "Monsieur" réduit par haplologie. Il ressemble à Mochatéguy.

- Pigoun : ?

- Pounte : peut être basque ou gascon

- Sitoits : sans doute basque

Merci Vincent de votre aide !
Auteur : P. Dibon
28/03/12

Réponse de Gasconha.com :
"haplologie" ? Aupa Peio !-)
Qu'y a-t'il ? Ce n'est pas le bon mot ?
Auteur : P. Dibon
28/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Oh si, sans doute que si !
Que vòu díser, exactament ?
Haplologie : processus par lequel une des deux séries de phonèmes successifs et semblables disparaît. [Le Petit Larousse]

Ainsi, Si on admet que le premier terme de MOUSTEGUY est "Musde", la seconde syllabe "de" a disparu par haplologie avec le contact d'un phonème proche "te" de "tegi".

Musde-tegi...Mustegi

Ce n'est peut-être pas très clair !?
Auteur : P. Dibon
30/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Si, adara qu'ei clar ! Mercés plan.
Angere : oui, pourquoi pas, un prénom sur la base d'Ange (Aingeru en basque), ou alors déformation de Andere "dame"

Berreart : bizarre que ce *berre, on attendrait berro "broussaille"

Chiribic : ça sonne basque mais bien obscur
Auteur : Vincent.P
31/03/12
Codain : toponyme de la série en -ain ? Possible. Mais quel anthroponyme alors ? Il y a "Le Coudain" à Bergouey. Je ne sais pas pour quelle raison, j'ai presque envie d'y voir une déformation de "codougn", le coing, mais ce n'est probablement pas ça.

Comexa : oui, ce doit être quelque chose comme ça, peut-être tout simplement Coumes (Comas en normalisé).

Estiaho/Estialio : les dictionnaires donnent "ezti" pour doux en basque. Il y a bien eztari "canal".
Dans tous les cas, tous ces toponymes paraissent déformés, il faudrait leur évolution graphique dans l'histoire.

Gamoy : oui, c'est le basque kamu/gamo suffixé en -i
Auteur : Vincent.P
31/03/12
Il est vrai qu'une analyse sérieuse prend en compte l'évolution du nom durant l'Histoire. Ce que je sais, c'est que ces maisons-là ne sont pas citées au Moyen-Age.

J'ai relevé les formes apparaissant au début du XIX° (1800-1835 environ), donc à époque relativement récente.

La maison VERSEYTS me fait penser au basque BERTZAITZ, ou sinon au gascon VERGES. Lequel vous semble le plus sérieuxnbsp;?
Auteur : P. Dibon
01/04/12
en basque Xirribika c'est le rebec (ou la vièle), un ancètre du violon ;
Zitoitza la gouttière.
Kodaina une sorte de scie à élaguer.
Garacola à mon avis gara(i)+ko+ola ("cabane d'en haut") (cf Garaikoetxea) ;
Pour Angerenea, Angeretegi, sans doute andere (dame)->angere ? (cf maisons/toponymes Anderetegia, Anderenia très communs)
Auteur : Xuel
12/04/12
Mimizague -> peut être mimitx=belette donc lieu ou il y a des belettes.

Ligi sans doute alluvion donc lliguinaga (ligi+gain+aga), lieu au dessus des alluvions

Berreart à mon avis Berroetarte ou Berroarte
Auteur : inconnu
12/04/12
"Pigoun" : coincidence ou pas, c'est un nom qu'on donnait parfois au boeuf de labour : dans la chanson montagnarde "Adius d'un joen aimador", le berger qui doit conduire son troupeau du côté de Bordeaux (a bisa) s'adresse à "Pigoun" en lui disant qu'il est bien heureux, lui, de rester auprès d'Annette.... ce doit être la maison d'un berger amoureux, nostalgique ou éconduit.
Auteur : Gérard S-G
17/04/12
Un terrible doute me saisit : plutôt qu'un boeuf de labour, "Pigoun" ne serait-il pas le chien du berger, que celui-ci laisse en gage de son amour à ladite Annette ?
P.Mora donne du nom "Pigon" (graphie classique) le sens de "chien de berger blanc et noir ou blanc et roux".
Mais comme pourrait se le demander Maigret (ou Colombo ou qui vous voudrez) pourquoi donc ce brave berger se séparerait-il de son chien ?
Alors que "lo soenh de sas anescas l'amia tà Bordeu" je le vois mal se séparer d'un auxiliaire bien utile pour ramener à lui ses brebis, perdues dans les rues de la grand ville !
L'idée de laisser près de sa maitresse un fidèle ruminant me plairait assez d'autant qu'en Marensin, la "vaca piga" est bien la vache pie, tachetée de blanc et de noir.
Bref entre chien et vache, tous deux tachetés, vous n'avez qu'à choisir !
Auteur : GSG
25/04/12
chant "lou praube munde"
Je recherche un chant "lou praube munde" pour une ceremonie "deces".
merci de votre aide
Auteur : Emmanuelle Courtiade
19/03/12
Afficher chant "lou praube munde" en particulier, et peut-être donner votre avis...
pa deu ceu
En vallee d'Aspe, nous chantons Pair deth ceu pair deu praube monde a tots Jesus a voluth dar....
Je pense que c'est cette chanson dont vous parlez si c'est cela je pourrais vous faire passer paroles et air avec plaisir.
Auteur : Miqueu
19/03/12
re canta
Madame je vous ai laissé un message sur votre boîte mail, ainsi que mon tél afin que je puisse vous faire passer tous ces éléments.
adishatz a beth leu
Auteur : Miqueu
20/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Que't arremerciam !
Pan deu cèu
Ecoutez donc la version d'Ardalh,c'est plus que magnifique
Jèsus, mon Diu, lo darrèr dia,
Entaus vostes hrairs, pot viéner lèu.
Balhatz a tots, après l'ostia,
Voste cèu.

Pan deu cèu, pan deu praube monde,
a tots, jèsus l'a volut dar,
Que tostemps, voste cos abonde
sus l'autar, sus l'autar.
Auteur : Evelyne
16/07/13
La génétique au service de l'histoire
"La genética no tiene jerarquías, ni grupos mejores ni peores. La genética no discrimina. En el fondo, la genética solo nos cuenta una parte de nuestra historia, eso es todo."

Los vascos presentan un 10% de rasgos genéticos que son únicos en Europa [Deia]
Auteur : Tederic M.
18/03/12
Afficher La génétique au service de l'histoire en particulier, et peut-être donner votre avis...
La génétique peut se faire auxiliaire de l'histoire. quelques exemples de résultats éclairants :

1) Etablie par l'étude génétique de vestiges osseux, l'origine centre-européenne des porteurs du Campaniforme (Bell-Beakers) en Grande-Bretagne affaiblit ou ruine l'hypothèse d'une origine sud-hispanique de cette culture.
Conséquence : la première indo-européanisation de la façade atlantique et de la péninsule pourrait leur être attribuée (IIIe millénaire), sur les territoires où se développeront plus tard les langues celtiques, dont on ne pouvait dater de façon satisfaisante l'"arrivée" au sud des Pyrénées.
Ce qui éclaire aussi la résolution de la crise des sociétés agricoles occidentales ("mégalithisme") par l'apport technique et conceptuel des nouveaux venus (roue, cheval, dynamique trifonctionnelle).
La convergence des 'modèles' linguistique et archéologique se fonde sur un nouvel indice, objectif.

2) Les études de B. Sykes sur l'ADN maternel ont ruiné les sollicitations de L. Cavall-Sforza et les spéculations de C. Renfrew sur l'origine "anatolienne" des Indo-Européens, aucune intrusion massive à partir de cette région n'étant survenue en Europe aux époques envisagées (la venue d'agriculteurs anatoliens n'a pas eu l'importance qu'on lui accordait a priori).
Cela invite à revoir les modèles proposés.

3) Le peuplement de L'Insulinde et des îles du Pacifique a été périodisé par ce même Sykes. Le foyer en est bien l'Asie du S-E. La carte des mutations suit les étapes du peuplement.

4) Des études récentes montrent clairement les affinités britanniques du peuplement de la Bretagne selon des pourcentages qui correspondent avec les marqueurs toponymiques du haut M.-A (lignes Loth et Vallerie).

5) L'origine européenne du premier peuplement de l'Amérique du Nord est repoussée à -19000. Ce peuplement n'aurait pas laissé de descendance, bien que des affinités avec certains groupes indiens soient envisagées. Etudes en cours.

6) La spécificité basque, et même vasconne, est établie.

Il faut seulement prendre garde à l'interprétation des mutations sur le long terme qui peuvent modifier un profil génétique, ainsi qu'aux mouvements de populations qui ont poussé à l'intégration culturelle des Européens (alternance des glaciations et des réchauffements climatiques), les régions des Cantabres à l'Ukraine servant de zones de refuge.

Bien entendu, une spécificité génétique peut être majorée ou minorée, voire dépréciée. Dans le cas des Basques, c'est un élément de résistance.

Une question de fond étant le rapport entre nature et culture, problématique qui est particulièrement mal traitée en France.
Auteur : PJM
19/03/12
Malebranne
Necesito ubicar genealogía de Francisco Malebranne, antepasado mío.
Auteur : Inés Daniel
22/03/12
Malebranne :
en otro sitio (ver "noms") Gasconha.com habia anteriormente ubicado el origen del apellido en Gascuna por significar "mal brezo" : se referia por supuesto el apellido a un brezal infecundo o plantado con brezos de pequeno tamano (en gascon "brana" es un brezo alto mientras que "broc" es un brezo bajo).
Tambien anadia que existia un camino "de Malebranne" en la comuna de Vensac en Medoc(Gironde).
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
25/03/12
Nouveau stade à Bordeaux
Je pense que ce stade est une connerie, surtout en période de crise.
C'est un investissement qui ne bénéficie pas à la collectivité.
En plus, d'un point de vue identitaire, cela fait longtemps qu'un club sportif ne véhicule plus, en ce qui nous concerne, une identité régionale.

Mais il est sympa de voir que sur le projet des architectes, le pin est utilisé comme arbre emblématique de Bordeaux.

www.sudouest.fr--les-derniers-espoirs-des-ecolos
Auteur : Vincent.P
15/03/12
Afficher Nouveau stade à Bordeaux en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans le même genre, la Section Paloise à Pau, anticipant un retour possible en Top14, a dans les cartons un projet de doublement de la capacité du Stade du Hameau.
20.000 au lieu de 10.000 actuellement.
Sachant qu'au plus haut de la grandeur du club il y a une dizaine d'années, le stade était difficilement plein ...

Tout cela est ridicule bien évidemment.
Qu'est-ce que la Section Paloise ?
Est-elle la vitrine du rugby béarnais, la possibilité pour les jeunes joueurs des villages de "monter" à Pau ?
Absolument pas, c'est un club de mercenaires de l'hémisphère Sud ou de joueurs français d'un peu partout en France.
Quelle identification identitaire alors ?
Si le club de rugby de la capitale du Béarn n'est pas celui des rugbymen béarnais, il n'y a aucun intérêt, d'une part à continuer à supporter ce club, d'autre part à le subventionner.
Auteur : Vincent.P
15/03/12
Article en relation avec ce qui vient d'être exposé :
www.larepubliquedespyrenees.fr--le-stade-sur-toutes-les-levres

Tout ceci est ridicule.
Auteur : Vincent.P
15/03/12
A part l'identitarisme
A part l'identitarisme, çò de mèi grave, quò's que l'argent despensat per construiser aqueth inutile estadi, poiré servir per resoder problèmes mèi importants (lotjament, trabalh...)
Imaginatz los fonccionaris municipaus o lo lotjaments sociaus que poiré pagar...
Auteur : gaby
16/03/12
Perso, je suis contre ce type de stade excentré, mais apparemment c'est le sens de l'histoire (enfin pour le moment...).
Ne pas oubliez aussi que ce nouveau stade est nécessaire pour accueillir le championnat d'Europe 2016 de football.
Voilà d'ailleurs un très bon article sur le sujet.


Pour le stade du Hameau il me semble que la capacité actuelle est plutôt autour de 14.000, ce que confirme le site officiel.
Apparemment le projet 'd'agrandissement' consiste surtout dans la construction de tribunes en virage (actuellement de simples pesages).
Auteur : Desman
30/03/12
Emission sur Europe 1. Une auditrice de Saint-Pierre-d'Aurillac (33) intervient.
L'animateur : "Ah vous avez un accent".

(En fait, elle n'a absolument aucun accent, elle n'est pas originaire de Gironde ainsi qu'elle le dira plus tard, la capacité des Parisiens à entendre un accent méridional là où il n'y a que des intonations de la France de l'Ouest est hallucinante)

L'animateur de poursuivre : "Mais pourtant, il n'y a pas d'accent en Gironde normalement."

Certains chroniqueurs de l'émission discuteront alors de la réalité ou pas d'un accent en Gironde.

Ce que l'on peut dire, c'est qu'aujourd'hui, il est généralisé parmi les trentenaires et plus jeunes qu'il n'y a pas d'accent en Gironde. A peine sait-on qu'il y eut un patois spécifique à la région.

Personnellement, j'entends aussi peu l'accent du SO à Toulouse qu'à Bordeaux, mais ça, c'est très anticonformiste de le dire il semblerait.
Il faut affirmer qu'il y a eu un accent en Gironde, le fameux accent gascon des Bordelais, celui encore d'un Lacouture.
Mais c'est un accent gascon, moins prononcé que l'accent provençal, un accent un peu snob qui se fond assez bien dans le français standard.

Mais la question de l'accent gascon du Bordelais est aujourd'hui autre : est-il faux de dire qu'il n'y a "plus" d'accent en Bordelais ? Je le crois assez pour tout dire ...
D'abord, il y a le phénomène ancien de "gabachisation" qui a je pense profondément influencé le parler français de Bordeaux.
Ensuite, la Gironde n'est plus peuplée majoritairement d'autochtones, c'est l'évidence.
La vérité du parler français de Gironde, à l'exception du Bazadais profond, c'est celle d'un français standard, peut-être de l'Ouest, les personnes ayant un accent méridional étant originaires d'ailleurs assez souvent.
Auteur : Vincent.P
13/03/12
Afficher Emission sur Europe 1. Une auditrice de Saint-Pierre-d'Aurillac (33) intervient. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Coma de costuma
Mon papè qu'es bordalés a un accent bordalés, e bien shord es lo qui refusaré d'ec créser en l'entendent. Idem per ma mair.
A Bordèu, entendi tendent lo petit pòple parlar damb son accent.
Nani, los Bordalés son pas encara tots remplaçats preus Parisièns !
Auteur : gaby
00/00/00
On entend l'accent dans les banlieues populaires des années 70, pavillonnaires, à savoir rive gauche Pessac, et rive droite des "villes" comme Artigues. A Bordeaux-centre, il faut bien tendre l'oreille ...
Auteur : Vincent.P
19/03/12
L'accent nord-gascon est au contraire étrangement présent, jusqu'à la génération née dans les années 60 et au début des années 70, y compris chez des non-autochtones, comme des Maghebins assimilés (mon voisin de palier).
On entend des gens d'une quarantaine d'années parler avec un accent gascon qui en serait choquant s'il n'était jouissif de l'entendre.
Ce sont généralement des Pessacais, Mérignacais, Eysinais, Gradignannais etc. de souche.

Dans toutes les villes l'accent se perd, mais je trouve que sa persistance en Bordelais est au contraire emblématique d'une très très forte dynamique locale.
Dans les rues de Pau, cette semaine, aux environs de la place de la Résistance, j'ai entendu fort peu de jeunes lycéens parler avec l'accent béarnais.
Auteur : David
19/03/12
A Bordeaux, ce sont les étudiants des Landes et d'ailleurs qui ont l'accent ...
Dans les commerces de l'hyper-centre, oui il y a encore l'accent parmi les commerçants, car souvent ils sont du cru (des Médoquins, des gens des Graves, ...). Mais ce sera la dernière génération je pense.

L'accent est très présent dans la banlieue-pignada (Pessac, Mérignac, ...).

Pour Pau, je suis d'accord, mais c'est une bête question de substitution démographique dans les années 70 (Lacq).
Auteur : Vincent.P
19/03/12
Après, pour tout dire, je trouve David que tu as un peu tendance à surévaluer la gasconnité en Bordelais, dans toutes ses facettes.
Je sais que la Gascogne septentrionale souffre d'un déficit d'image dans la mouvance régionale, qui a du mal à y reconnaître son "Sud" (la Gironde, ce n'est pas l'Aude ...) et qu'il faut donc en tout occasion rappeler le caractère fort de la culture indigène.
Mais voilà, il ne faut pas nier que le processus de francisation est en Gironde plus ancien qu'ailleurs, du fait de Bordeaux à partir du XVIIIème siècle surtout, du fait des migrations du XIXème siècle (qui ont pris la suite des migrations anciennes gavaches), ...
Après, je suis d'accord pour constater que dans les faits, les autres régions gasconnes sont tout aussi dégasconnisées.
Auteur : Vincent.P
22/03/12
Mon approche de la gasconnité, Vincent, se base autant que possible sur des données objectives, ne ressentant pas à titre personnel le besoin de créer une méridionalité de carton-pâte : je porte un patronyme dont l'origine me semble difficilement contestable, et suis d'une lignée béarno-bazadaise.

Ma connaissance de la - profonde - gasconnité du Bordelais vient d'une étude patiente et dénuée d'a-priori des multiples formes de l'idiome local, de la littérature populaire, de l'implication (passée, me répondras-tu) du gascon dans la vie locale bordelaise.
Je ne suis pas un dépliant touristique occitaniste, et ma thèse n'est pas financée par l'IEO.
La francisation de la ville de Bordeaux entre la fin du XVIIe siècle siècle et le calamiteux temps de Chaban-Delmas est le résultat (c'est ma théorie) d'une volonté parfaitement consciente de dé-gasconniser (désoccitaniser, déméridionaliser, comme tu voudras) une métropole qui possédait déjà le cosmopolitanisme inhérent à tout port de vaisseaux au long cours.
Bordeaux sentait le rhum et le café par devant, la ventrèche et l'ail par derrière, c'est mon avis.

Linguistiquement, une étude isoglossique de l'oc girondin reprise de zéro m'a conduit à démontrer l'existence d'une pan-occitanisation à fort substrat nord-occitan entre la fin du règne de Louis XIV et la Révolution (cau > fau, saber > sapcher, > còr alternant avec cur, cama > camba, hlama > flamba...).
A la différence de toi (je connais bien tes théories sur la question), je n'assimile pas les nord-Occitans à des Gavaches d'oc.
La différence entre un Poitevin et un Périgourdin, à l'accent, aux pratiques culturelles, au patrimoine commun, je gage que les Gascons ont toujours su la faire.
J'émets aussi l'hypothèse que le tournant soit, en 1451, la création du Parlement de Bordeaux.
En effet, les juridictions de Poitou et Saintonge, jusque là relevant du parlement de Paris, y furent rattachées.
En 1491, un arrêté de la Jurade que j'ai retrouvé aux AD interdit aux Saintongeais d'entrer dans Bordeaux sous peine de très lourdes sanctions, et entend expluser ceux qui s'y trouvent déjà.
Cette vague d'oïl n'a jamais submergé le sentiment d'altérité profond et fondamental (parfois jusqu'à la xénophobie violente) qui régit la relation entre les deux populations.
Enfin, n'oublie pas que dans l'argot urbain dit "bordeluche", le gascon a en quelque-sorte survécu, ou plutôt son écume, mais c'est une marque de vivacité que peu de villes du sud de la Loire peuvent revendiquer.
Je ne sais plus quel voyageur traversant le "Midi" au XIXe siècle sacrifie à la rebattue comparaison entre Bordeaux et Toulouse.
Il est intéressant de noter que, de Toulouse, il retient l'accent, de Bordeaux, il retient le gascon.

Une dernière chose : le substrat gascon est beaucoup plus vivace dans les textes de gascon bourgeais de la fin du XIXe qu'en parler bordelais de la même époque.
Ce n'est pas si simple.
Auteur : David
21/06/12
Un mot encore quant à l'accent girondin : sa gasconnité n'a pas besoin d'un a-priori occitaniste pour être constatée !
J'ai personnellement deux oreilles, et il me suffit d'écouter mon oncle, Michel Mano, né en 1939 à Mérignac-Pichey, fils, petit-fils et descendant de paysans mérignacais on ne peu plus de souche.
Ce n'est pas un étudiant landais ni un occitaniste cherchant à cautionner sa carte au PNO en jouant au marseillais, juste un Girondin de la périphérie bordelaise, encore vivant et actif au XXIe siècle, qui possède le plus bel accent gascon qu'il soit possible d'entendre. Ils sont encore nombreux comme ça.
Dans Bordeaux, ça se perd, sauf chez quelques vieilles dames qu'on croise parfois dans le bus ou le tram, entre les quais et Pey-Berland : dernier vestige du type bordelais verdiéen, elles ont encore le vieil accent de Paludate et des Capu. Plus gascon, tu meurs...
Auteur : David
22/06/12
ITCHOUETTE et HOURNAT
J'aimerais connaître la traduction ou l'origine de "ITCHOUETTE" et "HOURNAT".
Ce sont des noims de maison.
Merci
Auteur : DARRIEUMERLOU
12/03/12
Afficher ITCHOUETTE et HOURNAT en particulier, et peut-être donner votre avis...
Où se situent ces maisons ? Cela aiderait quant aux hypothèses.

Hournat : dérivé du gascon horn "four" sufficé en -at (dépréciatif) "gros four" ?

Itchouette : vu l'allure du toponyme, cela sent la maison du pays charnégou, autrement dit un toponyme basque gasconnisé.
Peut-être une déformation de quelque chose qui aurait été Ihitzueta (ihitz "jonc" + suffixe d'abondance -zu + suffixe locatif -eta, autrement dit la jonchaie) avec la fusion en pays charnégou des sons z, s et x du basque en un s chuinté.

Généralement, les toponymes en -oeta ou -ueta donnent -aute en gascon (cf Berraute qui est berroeta), à mon sens le maintien de -ouette montre que la gasconnisation a été tardive.
Auteur : Vincent.P
12/03/12
Simin Palay dans son dico mentionne hournà = ecobuer donc hournat = ecobué ?
Auteur : L Ronan
12/03/12
Pour la maison ITCHOUETTE, Jean Baptiste ORPUSTAN pense qu'il s'agit de la maison nommée au Moyen Age (1340) OTCHOETE et cacographiée par mécompréhension du toponyme.

OTCHOETE = en basque "lieu de loups" (otso + suffixe locatif -eta).

Ces deux maisons sont bien en Pays Sharnego, à Guiche plus exactement.
Auteur : P. Dibon
14/03/12
Déformation étrange en tout cas, sauf à imaginer que l'initiale atone a subi les transformations suivantes : ou > u > i.
Auteur : Vincent.P
14/03/12
BD Histoire des Terres du Sud-Ouest
Dans un célèbre magasin vendant livres, CD etc... j'ai vu ces derniers jours cette BD
www.editions-cairn.fr

Quelqu'un l'a lue chez gasconha.com ?
Auteur : Christophe L.
09/03/12

Réponse de Gasconha.com :
L'auteur Patrice Frechou nous l'avait signalée :
gasconha.com--id_gran=30150
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