VIELH
NAVÈTH
Tonneins / Tonens
Bordeaux / Bordèu
Pays de BuchLang-Baz*
*Langonnais-Bazadais
pour les intimes
(Aucun mot recherché)
Résultats par types de document :
1683 mots
212 prenoms
2063 noms
3594 lòcs
450 banèras
952 grans de sau =====>
720 ligams
Cercatz ! Cherchez !
Tapez un mot (ou un tròç de mot) :
Recherche par Google

dans Gasconha.com
dans Internet
Cherchez par aire géographique ou par thème dans les ligams :
aire géo :
Toutes !
Angoumois
Gascogne bordelaise
Gascogne médiane
Gascogne toulousaine
Lana de Bordèu
Lande-Adour-Chalosse
Landes-Adour-Chalosse
Pays Basque
Pyrénées
thème :
Tous !
Langue
Cuisine
Jòcs, hest@s, heir@s
Musique
Architecture
Histoire
Vasconie
Ecologie
País
Technique de bâtiment
Prospective
Pour recevoir les navèras (nouvelles) de Gasconha.com : courrier
Cliquez ici pour vous inscrire à G(V)asconha-doman
Cliquez sur le logo pour vous inscrire
à G(V)asconha-doman
(forum par e-mail sur la Gascogne d'hier à demain)
Écrivez-nous !
Code HTML pour les webmestres :
Lo blòg deu Joan
Au centre de la gascosfèra.
LEXILOGOS
LEXILOGOS
mots & merveilles des langues d'ici et d'ailleurs

MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams
Foie Gras banni des assiettes californiennes
Encore un coup dur pour le fleuron de notre gastronomie avec les conséquences que cela peut engendrer.
Surtout qu'ils n'ont pas de leçons à nous donner ... veaux aux hormones. Dindes pour Noël aussi gavées et j'en passe
www.sudouest.fr/2012/06/29/le-foie-gras-hors-la-loi-en-californie
Auteur : Tédéric D
01/07/12
Afficher Foie Gras banni des assiettes californiennes en particulier, et peut-être donner votre avis...
contre-boycott
Le député (du Gers) Ph.Martin vient de proposer en riposte le boycott des vins californiens !
Bonne idée mais les Gascons consomment-ils autant de vins californiens que les Californiens de foie gascon ?
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
04/07/12
Il faudrait interdire les macdos, cette bouffe dégueulasse qui a envahi notre hexagone, c'est honteux d'avoir accepté des contrats commerciaux qui empoisonnent tout une génération.
Auteur : GINOU
04/07/12
Dans le domaine de la consommation, on est dans le "soft power".
L'interdiction aurait l'effet contraire...
Il faudrait créer des contre-modèles attractifs.
J'ai toujours pensé qu'au lieu de "démonter des MacDo", il fallait proposer des formes de restauration moderne alternatives, et surtout les faire entrer dans les habitudes des gens, ou au moins d'une partie de la population.
Le retour au local est quand même dans l'air, j'ai vu la semaine passée, sur la 5, une émission de télé-réalité grand public qui popularisait la pratique de consommer des produits venant d'un rayon de 200km (en l'occurrence autour de Toulouse, et il y avait même certains parents qui avaient "l'accent" !).
Auteur : Tederic M.
04/07/12
Je mange souvent chez McDo ou Quick. Pourquoi ?

Parce que les menus sont standardisés, la même chose partout, on sait à quoi s'attendre.
Parce que cela va vite, que j'apprécie manger dans ma voiture, sur un banc, j'aime échapper à l'interaction parfois.
Parce que c'est propre, bien agencé, servi chaud. Parce que c'est tout sauf mauvais.
Gras certes, tous les jours je ne pourrais pas, même leurs salades en fait.

Je ne peux que souhaiter l'émergence de formes de restauration rapide concurrentes et attractives qui sauront proposer aux "commuteurs" des grandes périphéries une alternative, pour varier, pour manger plus local, encore qu'il n'y ait aucune honte non plus de temps en temps à manger global.
Oui à une chaîne de restauration rapide "Sud-Ouest" qui proposera un menu inspiré de nos traditions culinaires. Mais est-ce viable ?

NB : Pour autant, je ne me prive pas, ni de me faire à manger, ni d'aller dans un bon resto le midi.
L'éclectisme me paraît une bonne chose.
Le problème du McDo, c'est quand il devient le seul réflexe des populations.
Auteur : Vincent.P
05/07/12
C'est très simple pour moi, je prépare ma gamelle la veille, comme beaucoup de mes collègues, si je décide de manger un sandwich, j'achète le jambon de pays ou le pâté, et ma baguette, désolée je n'ai pas la culture "macdo" et je n'ai pas habitué mon fils à manger ce style de "boustifaille" Mr Vincent il est possible avec un peu d'organisation comme le faisaient nos anciens, afin d'éviter de manger dans ces fast-foods, d'autant plus que dans notre région nous avons la meilleure culture gastronomique, donc nous devons résister pour perenniser cette culture.
Auteur : GINOU
06/07/12
- Je ne crois pas que nous ayons la meilleure culture gastronomique qui soit, c'est peut-être vrai mais cela m'est égal, je déteste le chauvinisme régional. On mange très bien partout dans le monde.

- Le jambon du pays que l'on achète n'est généralement pas du pays ... (cf AOC Bayonne).

- Je ne suis pas une ménagère, je n'ai pas le temps de cuisiner dans mon appart le soir, d'ailleurs je n'ai pas la place. Le midi, je mange au resto, dans des snacks ou dans des cantines, comme le font les Espagnols, l'individualisme de la gamelle et du "on mange chacun son tour" au coin cuisine du bureau, très peu pour moi.

C'est d'ailleurs ainsi que mangeaient nos anciens, certainement pas dans des gamelles, incarnation de la société industrielle et de l'aliénation des femmes aux fourneaux le soir pour le lendemain, mais dans des tavernes, dans la convivialité.
Car faire à manger est une profession.
Je ne me coupe pas les cheveux tout seul, de même je vais manger chez des restaurateurs. Pour un prix modique somme toute.
Et au fond, il y a autant de patriotisme local à agir de la sorte, peut-être une acuité plus grande encore à l'environnement autour de soi.

Au demeurant, je ne donne pas de leçons, j'aime manger chez McDo de temps en temps, parce que je trouve ça bon à petites doses, je ne vomis pas la culture américaine en bloc.
Auteur : Vincent.P
06/07/12
La qualité des MacDo dépend de leurs fournisseurs locaux.
Ce qui est gênant, c'est l'accompagnement "culturel" de ce genre d'établissements, mais est-ce plus acculturant au fond que le Kébab ou le Palais des Mille Dragons qui ont remplacé le bistrot de Cazau ou d'Estrade ?

E. Leclerc avait lancé 'Mélodine', une chaîne de restaurants populaires de bonne qualité sur le principe du Self.

De toute façon, consommons plutôt vernaculaire, à condition de savoir d'où ça vient.

La vie moderne a un rythme. Elle a libéré la femme (enfin, les 98 % qui n'ont pas de quoi se payer une bonne ou manger dans un bon reatau) de ses fourneaux et de son foyer, en cassant le foyer.
Place à l'usine, au bureau, aux horaires flexibles, aux emplois précaires, aux plats tout préparés, au charme de cette fluide liberté que nos aïeules n'avaient pas le bonheur de connaître.

À propos, les anciens mangeaient à leur faim, c'est-à-dire jamais trop, rarement de viande, frugalement, et local par nécessité.
La préparation du cochon était un rituel auquel les voisins étaient associés, etc. Bref, tout ce qui tournait autour de la nourriture était vital.
L'offrande dominicale du pain consacrait cette naïve (nativa) sacralité.

Au fait : combien de petites collations dans la journée d'un paysan (6h, 10h, midi, 4h, 6h) ?
Auteur : Cazauba
12/07/12
GARDAREM LO HITGE !
E s'ils n'en veulent pas, qu'ils mangent des andaches.
Auteur : inconnu
12/07/12
Je me remets ces jours-ci, avec les miens, d'une grosse intoxication due à la campagne électorale : indigestion de tracts qui passent de plus en plus mal à cause de la quadrichromie et surtout des mensonges publiés par ces méchantes gens.
Je vous dirai un jour ce que je pense des MacDo et de la façon dont il faut manger avant d'être mangé.

ksss, grrr, hsss !
Arratoi
Auteur : Arratoi Minjagats
12/07/12
Le bonheur est dans l'airial, mais...
Par Google et le mot "estantad" (mais il me parait de plus en plus qu'il faut un "e" : estantade), je suis tombé sur cet article de Sud-Ouest:
http://www.sudouest.fr/2011/08/04/le-bonheur-est-dans-l-airial-des-metayers-466938-2937.php
Encore un investissent contemporain de l'airial landais.
Ce qui fut autrefois le lieu d'une vie souvent rude et laborieuse apparait aujourd'hui comme un coin de paradis.
Tant mieux.

Mais ce paradis est-il largement accessible ?
Pardon pour cette atterrissage brutal, mais quel modèle économique pour l'airial ?

Voici mes propositions :
- une famille nombreuse, élargie, peut-être plusieurs familles assemblées comme autrefois dans le tinèu landais ; il y a tellement de place et de tâches à assurer...
- l'autonomie énergétique : l'électricité fournie par des panneaux solaires sur les pans de toit exposés au sud de la maison principale et des dépendances qui le permettent ; éoliennes ; le chauffage au bois fourni par le domaine
- animaux : le minimum est d'avoir des moutons (ne pas tondre la pelouse avec un tracteur) et des volailles
- jardin potager, pou ségu !

Ensuite, il faut quand même faire rentrer de l'argent...
Je ne sas pas si c'est le cas pour l'airial de Lartigue, mais certains font gîte ou chambre d'hôte.
Evidemment toute activité artisanale, forestière a sa place.
La seule chose à éviter, c'est le travail quotidien à la ville (Bordeaux, le Moun, et même des plus petites et un peu plus proches) : contraintes et coûts de transport trop forts !
Le télétravail est une possibilité à explorer.
Auteur : Tederic M.
30/06/12
Afficher Le bonheur est dans l'airial, mais... en particulier, et peut-être donner votre avis...
sans l'autoroute
Acquó que m'agrada ! Je vivais le même bonheur chez mes beaux parents aux vacances, du côté D'Escaudes. et puis... aquera puta d'autoroute !! 150 Mètres derrière la maison ! pas mei de calma ! et benleu doman la LGV à 500 Mètres ....
Auteur : lo gran stef
13/07/12
Un lexique gascon de la charpente ?
Il existe en ligne un LEXIQUE DU BÂTIMENT ET DE LA MAISON EN ROUCHI, DIALECTE PICARD DU VALENCIENNOIS.

Que caleré çò-medish en gascon...
L'avem pas tanpau dens los libes "papèr", si ?
Qu'èi pòur qu'ac ajam tot perdut !
Totun, los carpentèrs gascons d'autes còps ne parlèvan pas francés !
Auteur : Tederic M.
25/06/12
Afficher Un lexique gascon de la charpente ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je scannerai les planches de l'ALG qui se rapportent à la maison.
Auteur : Vincent.P
27/06/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Vincent !
En anar a la pesca sus Google Books
cabiroun : chevron, pièce de charpente
balestrè : arc-boutant de charpente, ferme [balestè/balestèr serait plus gascon, mais JCM subit peut-être une influence languedocienne ; ses mots concernant la charpente sont d'ailleurs assez différents de ceux de l'abbé Foix]
cantilat : chevron d'angle d'une charpente [on reconnait la racine "cant" dans le sens "lo cantèr deu lheit"]
gruè : chevron d'arête, pièce de charpente
brin : angle d'une poutre, d'un soliveau
paret (s. f.) : pisé, mur en terre
enlusi : fourbir, faire luir, enduire un mur, nettoyer
tourtis : colombage, tourtissa faire un torchis, couvrir, enduire de terre
massacanat : colombage garni de pierres
horojet : stillicite, avance d'un toit
teoulat : toit, toiture
goutèro : gouttière
capitet : linteau de porte [en fait "capitèth"]
renboursuro : arrière-voussure, linteau de porte
bisaigut : pioche, outil de charpentier
douladèro : doloire, outil de charpentier, outil à tailler les douves
rayneto : raynette, outil de charpentier
hucholo : herminette, outil de charpentier

[Dictionnaire gascon-français : dialecte du département du Gers
Par Justin Cénac-Moncaut]
Auteur : Tederic M.
30/06/12
E aquò, dens lo diccionari de l'Abbé Foix (en linha tanben)
emban : hangar ouvert, préau, auvent, place couverte
estantade : galerie, abri
estan : pilier de bois, étai [doit être "estant", pour avoir donné "estantada" et non "estancada" ni "estanada"]
esparroun : barreau, échelon, perche
cabirouatye (sub. fém.) [cela semble une erreur de Foix : "cabiroatge" doit être masculin] : charpente, l'assemblage des chevrons
matran : grosse poutre de charpente (et aussi poisson de mer, raie énorme (Capbreton)) [pas connu par JCM (Justin Cénac-Moncaut)]
cap-pounte (sub. fém.) : poutre maîtresse qui soutient la maison
coulane : poutre longitudinale de la toiture, soliveau d'une cloison [pas connu par JCM]
coulana (verb. act.) : mettre des supports de bois (Aire)
paret : mur en torchis [Foix cite "lou paret"]
alipe : mur d'une grange ["alipo" pas connu par JCM]
biscle : faîte de la toiture (Aire) ; côté d'un toit, en biais (Lespy) [on a aussi "biscre" dans un "Dictionnaire analogique et etymologique des idiomes meridionaux qui sont parles depuis Nice jusqu"a Bayonne et depuis les Pyrenees jusqu"au centre de la France"]
cap-bouquets : jambes de force supportant l'avancée du toit (Siest)
Auteur : Tederic M.
01/07/12
* travatèth/travatèr (chevron de comble)

Mòts girondins :
* cropa (arbalétrier)
* cabiron (solive)
* fetatge/futatge/sirment/sirmant (poutre faîtière)
* teulada/tiulada/tiulèira (toit) (mais on dit par exemple "sus los tiules")
* dala (chéneau)
* bardís/bardish (torchis) -> tortís se dit aussi en Médoc.
* bardishar (bâtir en torchis)
* balet (porche) => retrouvé dans les registres paroissiaux d'Aubiac (aujourd'hui Verdelais) au XVIII° s.

"Herminette" se ditz "eishòla" en sud Gironda, "armineta" en Buc.
Auteur : Gaby
05/07/12
Je ne sais pas, Gaby, ce qu'est exactement un "chevron de comble", mais j'avais bien pensé que le "trabatetx", qui en basque soulétain, veut dire traverse, entrait ou tirant (donc la pièce horizontale qui joint le haut de deux poteaux) venait d'un mot gascon.
"travatèth" est donc ce mot gascon, même s'il semble qu'il y ait une légère dérive de sens.
Je cherchais plutôt du côté de "trubesset", mais voyais mal le passage vers "trabatetx".
Mais d'où vient "travatèth" ?

Sur "cropa", je suis étonné de la traduction "arbalétrier" parce que la croupe est tout autre chose (une portion de toit en biseau - je ne sais pas comment l'expliquer, il faut un dessin).
Le mot "balestèr" figure dans le dictionnaire de P. Morà pour "arbalétrier" et c'est bien la forme gasconne que j'attendais.

Il est intéressant de voir que "tortís" connu de JCM (dialecte du département du Gers) est connu en Médoc.

Quant au "hucholo" de JCM, j'y vois le "eishòla" du Sud-Gironde, le "h" utilisé par JCM n'étant peut-être pas justifié en graphie alibertine.
Auteur : Tederic M.
05/07/12
Travatèth doit avoir la même origine que "travar" ou "travèrs". Latin "transversus" = oblique, vertical.

Pour "cropa", il devait y avoir des approximations de la part des informateurs de l'ALG.

Essayons de trouver l'étymologie de "uishòla/eishòla" pour voir si le H se justifie
Auteur : Gaby
05/07/12
herminettes dites ucholes
Dans un document des Pyrénées gasconnes datant de vers 1830 :
"Deux herminettes dites ucholes"

Il n'y a pas le "h", mais ce n'est pas une preuve absolue, seulement un indice.

http ://www.agnouede.fr/IMG/pdf/Couffite1831.pdf
Auteur : Tederic M.
05/07/12
Alabetz, ço qu'es l'ouccitân ?
Quen èri mey joen e mey nau, quen lous loucutous naturaus dab qui parlèvi e'm doumandèvan ço qu'es l'ouccitân, qu'ous arrespouní toustèm qu'èra ço que parlèvan.
Adara, que sus bilhèu 150 persounas encountradas, toutas que m'an dit qu'èra ço qu'entinèn a le televisioun (Viure al País pushque que vivi dou coustat de Tarba) e a força de véder "occitan" per ací, "occitan" per'quí, que'vs pausi ua questioûn touta braca : ço qu'es l'ouccitân entà vousatis ? Lou lengadouciân, arren, tout ?
Percé a le fîn, qu'ac vey plân, pas mey digûn ne sap pas mey ço qu'es "l'occitan"...
Alabetz, ço qu'es l'ouccitân ?
Auteur : Castèths en l'aire
22/06/12
Afficher Alabetz, ço qu'es l'ouccitân ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans les années 196O-70 on voyait des affichettes "Si parlats patoès, parlats occitan". Pourquoi pas 'gascoun' ?

Vers 1970 je devisais avec une femme du canton d'Arzacq, la soixantaine en tablier bleu, un sourire malicieux, et d'un coup son visage heureux de me faire remarquer  : "E, mais c'est une langue, é".

Praoube patoès, mais depuis ? Les émissions de télévision ne sont guère suivies. Elles ne disent rien aux derniers locuteurs.
Et la mirifique 'Occitanie' n'a pas réussi à gagner le coeur des petites gens. Erreur sur le peuple.

Beder aci la discussioun sus lou hiu "Tobeen, poète cubiste..."
Auteur : PJM
23/06/12
Quò's fòrt simple çò qu'es l'occitan : *'quò's la lenga dens laquau lo francés "oui" se ditz ÒC.*
N'es pas per ren que disen "la lenga d'òc". D'alhurs prepausi de remplaçar "occitan" per "lenga d'òc"... o mèi "lengas d'òc" se vòletz.

Jo, per tant qu'èsti occitaniste, n'èi pas nat problème per remplaçar "occitan" per "gascon" e mèi "gascon garonés" per qualificar çò que parli.
Donc shau ! ne tombim pas dens prepaus generalisators suus occitanistes.

L'especificitat istorica, etnologica, etc., deu pòple gascon, ne'n hèi un pòple un chic a part. Solide !
Mès linguisticament, lo gascon n'es pas mèi diferent deu lengadocian (encara que i a mèi d'un lengadocian) que lo lemosin ne l'es. Donc n'es pas mèi a part dens lo maine d'òc que d'auts parlars d'òc.

Donc per resumar : *l'occitan quò's la lenga d'òc.* N'i a pas nada ambigüitat atau !
Auteur : Gaby
25/06/12
O, vertat, mes s'escoutas lous ouccitanistes que disen toustèm "l'ouccitân" com estoussi "ua" lenga unica. Alabetz, que podem díser de que soun lengas hort dialectizadas, les lengas d'oc, etc...
Mes les gens, eths, qu'ous cau councret : un nom, simple e cla.
E'm pensi jou que s'enganan sou nom de le lenga, de díser qu'es segoundari.
N'i a pas qu'a véder dab "lou biarnés", toutas las reaccioûns eriçadas countra lou nom "ouccitân".
Lou nom de le lenga, ço de mey gran. Lou cop passat, qu'èri en ua debisada, e sas sus qué se breguèvan lou mounde ? E cau aperar le lenga ouccitân ou gascoûn ? Nou, mes se calè aperar 'quo bigourdân ou patoès...
Alabetz, veys on èm, e veys quauques oucitanistes a oun soun, a créder que cadûn counex e arrecounex coum estans lou nom de le soua lenga, l'ouccitân...
Auteur : Castèths en l'aire
25/06/12
Prepausi qu'entre nosauts, emplèguim sonque "la lenga" per la qualificar.
La denominacion de la lenga a son importança mès los locutors diven pas se polhar entr'eths a d'aqueth prepaus. Senon n'avànçam pas.
Auteur : Gaby
25/06/12
Après, qu'es un coupa-cap xens fin...
Mes malurousament, n'èm pas nousatis dont am coentas dab lou nom de le lenga, jou qu'apèri ço que parli "gascoun", que push díser ouccitân, se parli a quauqu'un hora païs, e après que disi lou nom dou dialècte de qué vuy parlar.
Mes, n'èm pas nousatis, lous ahoecats, lou trabuc, percé lou mounde que s'an daun de tout classificar, de tout shafrar.
Per eths, le lenga, s'es ua lenga, que diu aver un nom...
E aperar "ouccitân", ço qu'es 90 % dous cas lengadouciân, qu'es countre-prouductiu percé, a le hèyta fin, ne saben pas mé de qué parlan
... Après,qu'es partit pr'estar atau, alabetz... bilhèu que s'i cau har... mes que'm prud un chic !
Auteur : Castèths en l'aire
26/06/12
Ce ne serait pas un pays entre l'Ouzbékistan, le Kazakztan, le Turkménistan et l'Afghanistan ?
Pas loin du Pakistan quoi.
Auteur : inconnu
07/07/12
Le refrain du "Vent" / L'arrepic deu "Vent" en gascon bordelais
Que saludi tanben lo Dàvid Escarpit qui hesut l'arrevirada d'aqueth arrepic e deu reste, lo contaire e cantaire Miquèu Barís qui la cantèt e hesut cantar a la celebracion occitana de Cabanac en 2012, e l'associacion "Patrimoine & Culture en Pays de Ségur".

J'ai chanté par mégarde "entenes" (qui est une forme gasconne plus méridionale que le bordelais) au lieu de "entendes".
Mès aquò rai / tant pis... j'ai peur que si je recommence, ce soit pire.

Enfin, vous pouvez donner vos appréciations, et si nécessaire, je tenterai un autre enregistrement.
J'utilise le logiciel gratuit Audacity.

L'air que je chante est (enfin, j'espère !) celui du registre des basses de la chorale des "Divagations" de Tonneins, où nous avons chanté "Le vent" en français.
Pour les couplets, les basses chantent une mélodie sans parole qui accompagne les autres voix ; je ne me suis pas lancé à l'enregistrer.

Au fait, je n'ai pas trouvé de qui est la chanson d'origine "Le vent"...
Auteur : Tederic M.
16/06/12
Afficher Le refrain du "Vent" / L'arrepic deu "Vent" en gascon bordelais en particulier, et peut-être donner votre avis...
Quauquas precisions a perpaus de la canta "Lo Vent"
A l'origina, aquera canta qu'es un cantic.
La musica qu'esto compausada preu Jo Akepsimas, e las paraulas en Francés que son deu Michel Scouarnec.
L'armonisacion a quate votz qu'esto hèita per l'abat Jan Amesland, un prèste landés, cap de corala, e ancian professor au Petit Seminari d'Aira-sus-Ador, uei dispareishut.

Qu'adaptèi aquera canta en gascon de las Lanas au parat d'ua hèsta gascona qui's debanè a Ondres per Pentacosta de 1998.
Desempuish, aquera canta qu'es au programa de la corala ondresa "Los Esclatats".
Auteur : Miquèu Barís
18/06/12
Et maintenant le 1er couplet (soprano & basse) !


[sus Gasconha.com navèth sonque !]
Auteur : Tederic M.
28/06/12
"Lo vent", texte, réadapté au gascon bordelais en 2012 par Dàvid Escarpit
LO VENT.

Musica originau : Jo Akepsimas

Paraulas originaus en Francés : Michel Scouarnec

Adaptacion gascona : Miquèu Barís (Pentacosta de 1998)

Adaptacion au gascon bordelés : Dàvid Escarpit (Celebracion occitana de 2012 a Cabanac)

Arrepic (refrain)
Lo vent boha on vòu, e tu, qu'entendes sa vutz, Mès ne sabes pas d’on ven, e ne sabes pas on se'n vai, lo vent !

1
E as comptat los grans de sable suu bòrd de la mar ?
E as comprés lo cant de l'aiga au pas daus matins clars ?

2
Tu, quan espías las estelas au mantèth de la nueit,
qu'aimarés ben livar la tela qui t’estuja la gaita !

3
Òc, qu'es tan long aqueth viatge cap a l'inconegut.
Que i a tan lonh dinc au ribatge qui cèrcas, dab los pès nuds !

4
E com l'ausèth, lonh de la tèrra, qu'aimarés t'envolar
de cap au só e shens termièra, dens un cèu de libertat !
Auteur : Tederic M.
09/08/12
"Lo vent", texte gascon de Miquèu Barís (1998)
LO VENT.

Musica originau : Jo Akepsimas

Paraulas originaus en Francés : Michel Scouarnec

Adaptacion gascona : Miquèu Barís (Pentacosta de 1998)

Arrepic (refrain)
Lo vent boha on vòu, e tu, qu'entens la soa votz, Mès ne sabes pas d’on vien, e ne sabes pas on se'n va, lo vent !

1
E as condat los grans de sable suu bòrd de la mar ?
E as comprés lo cant de l'aiga au país deus matins clars ?

2
Tu, quan espias las estelas au manto de la nueit,
qu'aimarés plan lhevar la tela qui't còcha l'argüeit !

3
Òc, qu'es tan long aqueth viatge cap a l'inconegut.
Que i a tan lonh dinc au ribatge qui cèrcas dab los pès nuds !

4
E com l'ausèth, lonh de la tèrra qu'aimarés t'envolar
de cap au só e shens termièra, dens un cèu de libertat !
Auteur : Tederic M.
09/08/12
Tablature de "Lo vent"
Nous avons des cours de gascon (bazadais) et nous souhaitons chanter lo vent. Peut on avoir la tablature? Merci d'avance pour votre réponse.
Clément MUSSEAU
Auteur : MUSSEAU Clément
27/10/13
Tablatura o particion ?
Jo que pensi àuger la particion...
Bona idea de cantar "Lo vent" !
Auteur : Tederic M.
27/10/13
Coilas - nom porté en vallée d'Aspe, Osse en Aspe
Origine : L'arrec de Couyela à Ichère ou une variante de la cabane du berger, ou les deux ?
Auteur : obzaa
16/06/12
Afficher Coilas - nom porté en vallée d'Aspe, Osse en Aspe en particulier, et peut-être donner votre avis...
A rapprocher de "COUYALAS 1776 - 1810 Osse-en-Aspe" [Geneanet], et donc de la cabane du berger (au pluriel) par l'intermédiaire d'un nom de lieu.
La graphie de "Coilas" est cependant étrange à première vue. Il faudrait comparer avec d'autres graphies, pour d'autres noms, à la même époque et dans la même localité.
Auteur : Tederic M.
19/06/12
Le petit dicccionari du Conselh Generau d'Aran de Frederic Vergés Bartau donne en aranés (occitan) :
còila : "baguette d'osier"
Auteur : j.p.Depeyris
20/06/12
Anglet, quartier ANGLET DE BAS
Harlio : aujourd'hui Harliot. Suffixe diminutif gascon ?

Bellitte : Iglesias le classe dans une série de prénoms, sans en être certain. Formé de "bel" ?

Caché : sans doute une forme cacographiée

Penain : suffixe archaïque -ain  ?

Pinatel : semble gascon

L'Union : là encore, je pense qu'il faut chercher autre chose que le français "union"

Vallejo
Auteur : P. Dibon
12/06/12
Afficher Anglet, quartier ANGLET DE BAS en particulier, et peut-être donner votre avis...
A Anglet toujours...
...quartier Pignadats, qui est sans doute Pinhadars en normalisé ?

Lazaret

Chiberta : difficile de suivre les commentaires savants d'Hector Iglesias...

Adiot : on reconnait le suffixe diminutif gascon -òt, mais le radical n'est pas évident, sans doute plus long à l'origine.

Lamagnan : actuellement Larmagnan
Auteur : P. Dibon
10/06/12
Afficher A Anglet toujours... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Chiberta : Je crois qu'Iglesias, dont je pense qu'il s'emballe bien souvent (son bouquin sur la toponymie du BAB au XVIIIème est très bon mais dans d'autres articles, je le trouve confus, un peu trop versé dans la science-fiction et obsédé par l'idée de coller le Pays Basque à la Galice, son pays d'origine, alors que les deux entités sont très distinctes), a raison sur Chiberta : c'est bien la déformation de Gibraltar, nom donné au lieu par analogie avec le site espagnol.

Là où je suis plus circonspect, c'est quand il explique que c'est forcément un contexte bascophone qui explique la mutation.
Je ne vois absolument pas en quoi le gascon bas-aturin ne pourrait pas transformer g à l'initial en chuintante.

Lamagnan : aucune chance d'un fundum latin en -anum, probablement en lien avec le patronyme landais Lameignère.
Auteur : Vincent.P
11/06/12
Le travail effectué sur toute la toponymie, et même anthroponymie du BAB est vraiment une étude sérieuse et poussée, qui nous permet de comprendre assez bien les raisons d'une telle "mesclanha" des noms.

Certains acteurs de la revitalisation gasconne sur le BAB s'obstinent encore à vouloir, eux, trouver des origines gasconnes à tous les noms anciens, médiévaux comme modernes...
Auteur : P. Dibon
11/06/12
Les soi-disant gascons de Bayonne, bien occitanisés aujourd'hui, sont des inutiles qui sont avant tout anti-Basques et reprochent aux Basques la nullité des gascons de Bayonne.
Quant on est nul on est nul, ça n'a rien à voir avec le voisin.
Auteur : inconnu
12/06/12
Manifeste pour la reconnaissance du béarnais et du gascon
http://www.jean-louismassourre.com/article-59050-manifeste-pour-la-reconnaissance.html#1
Auteur : jmcasa
04/06/12
Afficher Manifeste pour la reconnaissance du béarnais et du gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Oui mais pourquoi "le béarnais et le gascon" ?
Le béarnais n'existe pas ... Le Béarn parle gascon ... et est traversé par les grandes isoglosses de la langue.
Auteur : Vincent.P
04/06/12
per ua vets..
Entièrement d'accord avec Vincens pour une fois !
Le Béarnais linguistiquement n'existe pas, c'est bien du gascon dont on parle et si l'on s'en réfère aux grands linguistes de l'IBG, lequel Béarnais ? Celui parlé en Aspe, Barétous, Ossau, Garlin, Morlaas ?
Allons un peu de sérieux, notre langue est du Gascon.
Auteur : miqueu
06/06/12
Pourquoi pour une fois ?
Linguistiquement, j'ai toujours été en accord avec les occitanistes qui sont des linguistes éminents : il n'y a pas de langue béarnaise (sauf à appeler ainsi celle des fors ou la langue littéraire médiane de l'Escole Gastou Febus) et le Béarn parle diverses variétés de gascon (en Vic-Bilh, on parle comme en Astarac ; à Pontacq comme à Lourdes ; à Orthez comme à Saint-Sever  ; ... ).

En fait, j'irai même plus loin que la linguistique : je pense que le Béarn dans les faits n'existe pas, humainement parlant.
C'est une construction politique qui induisait une fidélité juridique mais dans les faits de la vie réelle (mariages, foires, l'économie et le social en somme), le Béarn n'avait aucune existence concrète, il n'y a aucune frontière entre Garlin et le Tursan, entre Orthez et la Chalosse (pour cause, c'était le même évêché de Dax), ... Les Ossalois étaient tout autant les ennemis des Aspois que des Lavedanais.
Je suis assez persuadé que le petit patriotisme béarnais est une reconstruction romantique d'intellectuels palois au XIXème siècle (Henri IV et tutti quanti) : je n'ai jamais rencontré de patriotisme béarnais parmi les paysans du NE du Béarn dont je suis familier. Ou alors toujours par opposition : par opposition des enclavés bigourdans (alors qu'ils étaient tous cousins) par exemple.

Le Béarn, comme nombre d'entités politiques médiévales, n'a pas de réelle existence. Ce qui ne signifie pas qu'il faut s'interdire de vibrer pour ce pays.

Pour finir, je suis en désaccord avec les occitanistes sur un point, mais crucial : sans remettre en cause les liens linguistiques existant entre le gascon et le reste des dialectes gallo-romans méridionaux de France, je ne pense pas que lesdits liens suffisent à caractériser l'existence d'une nation, d'un peuple ou je ne sais quoi qui mériteraient que l'on se batte, tant l'évidence gasconne me paraît à privilégier, d'autant plus que politiquement, c'est quand même plus rusé de se donner pour champ d'action le petit quart SO de la France que le tiers Sud de l'Hexagone.

Et puis c'est comme ça, je ne me sens rien en commun avec les Provençaux ou les Limousins, avec les Languedociens et les Guyennais, si (mais Aquitaine et Midi-Pyrénées sont là), mais surtout en fait avec les Basques, les Aragonais, jusqu'aux Cantabres, et ça, l'occitanisme n'apporte pas de réponse.
Auteur : Vincent.P
06/06/12
En fait, c'est la quasi totalité du microcosme régionaliste méridional de France, qu'il soit occitaniste, béarniste ou gasconniste, félibréen ou autre qui est d'une médiocrité invraisemblable !
Auteur : inconnu
06/06/12

Réponse de Gasconha.com :
Mais la médiocrité n'est-elle pas dans tout groupe humain, si on a un regard noir, par la définition même du mot "médiocre" qui vient du mot latin qui veut dire "moyen" avec un suffixe "ocre" péjoratif ?
Oui, c'est encore un cas de confusion entre l'appartenance territoriale historique et la description dialectale.
Et pourquoi pas une langue par département ? Cela faciliterait la tâche des linguistes.

Certains 'sociolinguistes' estiment, comme l'a publié récemment M. Blanchet sur le site de l'IBG, que 'le béarnais' pourrait bien se constituer en langue indépendante si telle était le désir de ses utilisateurs.
Façon d'évacuer en douceur les micro-langues et de tourner le dos à la description objective. Et de sortir de la longue durée.
En ce sens l'avenir d'une langue est aussi entre les mains de ceux qui la définissent (y compris ses ennemis !).
C'est la question qui fâche : les langues ne sont pas des superstructures mais définissent des peuples. S'interroger sur les unes, c'est découvrir les autres...

Langue et histoire sont liées : on constate ainsi que la notion de 'provençal' déborde largement le cadre du provençal 'sud-occitan' vu par l'IEO, puisqu'on la rencontre largement en Dauphiné (ex-'provençal alpin').
Ici, comme l'a vu M. Blanchet, le sentiment historique détermine le sentiment de langue.
Confusion ? Non, simplement l'appartenance linguistique ne suffit pas à elle seule à définir un groupe ethnique.

Et la Gascogne, qui est par excellence une aire ethnographique ? En distinguant béarnais et gascon, même sans intention perverse, on contribue effectivement à casser ce qui reste d'objectif dans la conscience d'appartenance gasconne.
J'entends bien qu'il faut être explicite et que le mot 'béarnais' n'est pas déplacé pour se faire comprendre, mais à la longue, l'effet est négatif parce que les représentations provincialistes, valables à leur niveau, détruisent leur objet en le réduisant, en l'enfermant.

Tout dépend bien sûr de ce qu'on met sous le mot : une querelle graphique  ? (encore !), un rapport épineux avec 'les pays d'Oc' ? (je suis prudent).

Normalement les parlers et la langue commune s'épaulent. Dans le cas du gascon les parlers sont en voie de disparition et la langue commune n'est qu'ébauchée.
À ma connaissance Jean Lafitte défend bien 'la langue gasconne' et les méthodes IEO se réfèrent au 'dialecte gascon' (voir par exemple Grosclaude préfacé par Pierre Bec). On ne peut pas ignorer que les parlers de Béarn, Born, Aran, etc., sont du gascon et LE gascon). De quelque école qu'on se réclame on dispose de toute l'information nécessaire.
Une erreur qui dure devient une faute.

L'attachement à un Béarn quelque peu idéalisé, l'importance accordée à des traditions graphiques réputées béarnaises, doivent être équilibrés par la forme qui les justifie en dernière analyse.
Le localisme doit trouver sa place à l'échelle appropriée, dans le temps et l'espace : la Gascogne et le peuple gascon, fût-il en voie d'effacement.

Ce qui est derrière tout cela au fond, ce n'est pas du tout le Béarn, c'est le Département, c'est le cadre départemental incrusté par l'école, l'administration et le reste.

Finalement, il y a plusieurs façons d'user de la référence locale. La bonne me paraît de jouer sur l'idée d'un gascon nourri par ses divers parlers mais assis sur une l'idée d'une grande langue partagée.
Les Béarnistes pourraient concevoir autrement leur rôle dans la renaissance gasconne (s'il doit y en avoir une, et s'ils la souhaitent).

Reconnaissons-le, le mot 'gascon' est sous-employé. On parle ici de 'langue béarnaise', là d''occitan de Béarn'.
Ce ne sont pas les mêmes qui abusent de ces expressions (on le sait de reste) mais le résultat est identique : barrer le chemin à une conscience d'identité gasconne, qui ne se fonde pas seulement sur la langue. C'est la question de fond.

Positivement : Pourquoi ne pas dite 'manifeste pour la reconnaissance du gascon dans tous ses territoires' ? ou 'en Béarn' ? Trouver la formule ?

Mettre en valeur Béarn, Comminges, Bordelais, Bigorre, c'est bien. Mais il faut oser parler de 'peuple gascon', quitte à ne pas se faire aimer. Il n'y a pas d'autre voie.
Auteur : PJM
06/06/12
Disons que les individualités qui ont mené le combat depuis quelques décennies ont été décevantes ... avec tout le respect qu'on leur doit.

Je pense que cela s'explique facilement : Paris a aspiré nos élites locales depuis des siècles et de façon accélérée depuis les Trente Glorieuses.
Il est assez manifeste que les militants régionalistes se soient trouvés être les enseignants du primaire et du secondaire, qui ne sont pas soumis à la mobilité. Inversement, on a vu débouler des enseignants venus d'ailleurs, qui ont profité de la vacance de l'intellect pour devenir des gourous.

Je pense de manière générale que la France du SO n'est pas mûre pour prendre son destin en main, il n'y a qu'à voir ce que la décentralisation a donné.
Pire, la décentralisation a été pour le personnel politique parisien ou énarchique une façon de s'implanter dans des fiefs.
Je respecte Alain Rousset mais qu'attendre du chef d'un exécutif local qui a fait le transfert de la fonction publique vers la politique après parachutage au sortir d'une grande école ? C'est ça notre élite locale ?
Auteur : Vincent.P
06/06/12
Je reprends une partie de l’intervention de JPM  : ‘c’est encore un cas de confusion entre l’appartenance territoriale historique et la description dialectale.’
Pourquoi parler de confusion, il est écrit dans le manifeste 'Par exemple, dans l’ensemble gascon, le béarnais est écrit depuis le XIe siècle.'
Puis : 'reconnaissent que le béarnais, et plus généralement le gascon'.
Il est bien affirmé ici que le béarnais est du gascon.
Je rejoins vincent P. :’le Béarn parle diverses variétés de gascon’, étant originaire du nord du département des PA, je ne vois aucune différence entre les parlers de mon père né dans le département, et de son beau-frère né à Castelner, canton d’Hagetmau.
Par contre autant mon père va facilement dire qu’il parle béarnais, autant mon oncle dira qu’il parle patois.
Que les différents parlers de la vicomté de Béarn aient été nommés à partir du XVIème siècle sous le vocable de béarnais et que les actuels habitants de ce territoire éprouvent (encore ?) une vague fierté à se nommer béarnais ne mérite t’il pas d’être souligné ?
Auteur : lou Laugaà
10/06/12
IBG, le gascon et le béarnais
Nulle part l'IBG ne parle de différence linguistique entre le béarnais et le gascon.
La seule référence au béarnais est dans sa légitimité historique sur l'ancien territoire de la vicomté de béarn. Mais quand on veut noyer son chien.........

amistats à touts.
Auteur : lou Laugaà
10/06/12

Réponse de Gasconha.com :
Il fut un temps pas du tout lointain où le site web de l'IBG donnait une liste de langues d'oc où le gascon et le béarnais figuraient au même niveau que le provençal.
C'est ce genre d'énumérations qui créent la confusion auprès du grand public, même si leurs auteurs savent ce qu'il en est réellement.
Certains occitanistes tombent maintenant aussi dans ce travers, en produisant par exemple des énumérations du genre "bigourdan, béarnais, gascon".
Et aussi, "occitan pyrénéen, gascon, languedocien", comme la plaquette de "Tarba en canta"...

Aquo dit, Moussu Laugaà, je comprends très bien la nécessité de se mettre à portée des gens, en tenant compte de leurs représentations parfois inexactes.
C'est le problème de la vulgarisation des connaissances : comment simplifier, comment se faire comprendre, comment éviter un blocage psychologique en heurtant des croyances très ancrées, sans être inexact, sans perpétuer l'erreur ?
La formulation "le gascon et le béarnais" pose problème parce qu'elle fait penser à deux langues certes proches parentes mais distinctes.
Alors, que proposer à l'IBG, qui a cette formulation dans son appellation même, qui est ancré en Béarn, et qui doit se faire comprendre des béarnais ?
Une idée : s'appeler tout simplement "Institut béarnais", parler de "langue béarnaise", mais habituer peu à peu les béarnais à voir le gascon comme un sur-ensemble du béarnais !
Parler plus souvent de "gascon béarnais" n'est pas trop lourd et pourrait aller dans ce sens.
[Tederic M.]
Ce que l'on sait peu, c'est que l'habitude des Béarnais de dire "parler béarnais" n'a pas toujours été évidente, c'est aussi le fruit du combat identitaire occitaniste des années 70 que d'avoir ressuscité le Béarn.

C'est d'ailleurs l'un des reproches majeurs que je ferai à l'occitanisme orthézien : s'être plongé dans le mirage occitan pour élever le Béarn fantasmé, afin de sauter l'étape gasconne.

Au combat occitan, s'ajoutait celui des félibres jusqu'à Arette-Lendresse. En Béarn, félibres comme occitanistes ont toujours été en accord pour nier l'appartenance gasconne du Béarn (jusqu'aux élucubrations d'Arette qui a pondu un livre pour explique que les Béarnais n'ont pas les mêmes ancêtres que les autres Gascons, les Béarnais descendraient des Vaccéens).

Dans ma famille béarnaise, je n'ai jamais constaté autre chose que l'usage du mot "patois".
Et le "patois" du Béarn, qu'ils disaient, ça ressemble beaucoup à celui des Hautes-Pyrénées, du Gers et des Landes. Mais par contre, à Morlaàs on dit "you", à Thèze et Arzacq ils disent "jou". Bref, conscience linguistique que ledit patois s'étend assez loin mais que chaque village, chaque canton, a le sien, sans jamais qu'il n'y ait l'idée qu'il y aurait un patois commun au Béarn. D'ailleurs, le "Béar", on ne sait pas ce que c'est.

Une partie de ma famille est originaire des environs de Lembeye. Nos terres faisaient et font encore face pour ce qu'on nous a pas expropriés pour faire un lac collinaire, à la Rivière-Basse, à Vidouze. Depuis Bassillon, le Béarn n'existe pas. A Vidouze, ils parlent la même langue, ils construisent les mêmes maisons, ils cultivent les mêmes vignes, d'ailleurs pour tout dire ce sont des cousins.

L'étranger en l'espèce, c'était mon arrière-grand-père né à Salies, bien loin du canton de Lembeye. Il était "à moitié basque" pour les paysans du coin. On comprenait son patois, mais enfin, ce n'était pas la même chose.

Je comprends aujourd'hui que le Béarn, réalité administrative et politique ancienne évidente, qui mérite qu'on la chérisse, ne doit cependant sa petite vivacité actuelle qu'aux efforts patriotes d'intellectuels.
Bref, le patriotisme béarnais est intellectuel, absolument pas "naturel" au sens où la fidélité à la petite nation aurait échappé aux mutations des 18ème et 19ème siècles.

D'ailleurs, c'est le peuple qui voulait faire le sacrifice du Béarn en 1789, les béarnisants de l'époque étaient déjà les Palois, qui voulaient rester capitale de quelque chose.
Les écrits d'un Barère de Vieuzac à la même époque pour sa Bigorre montre la même chose, un chauvinisme de petits nobles.

De toute façon, il suffit de voir comment les Basques appelaient les Béarnais : ils étaient des "kaskoinak", comme les autres.
Auteur : Vincent.P
10/06/12
Le Béarn ? Le béarnais ?
Comme tout le reste, des Français du Sud-Ouest.
Le Béarn et les Béarnais ça n'existe tout simplement plus, mis à part quelques vieillards nostalgiques qui n'ont jamais fait leur boulot patriotique de transmission de la langue et de la culture et qui osent la ramener aujourd'hui. Bouclez-là donc !!
Auteur : inconnu
10/06/12

Réponse de Gasconha.com :
Cher inconnu, nous avons tous le droit à l'erreur.
Mais compte tenu de nos erreurs passées, vieux ou moins vieux, devons aussi rester humbles.
Ensuite, c'est comme pour la Gascogne en général, il suffit qu'une nouvelle génération le veuille, et le Béarn existera, mais hélas probablement sans sa langue, ce qui enlève beaucoup de piment, mès rai...
[Tederic M.]
Je vous propose de venir à l’AG de l’IBG qui se déroule à Amou (40) à 10h30 samedi 16 juin pour en discuter autour d’une bonne bouteille de Côtes de Gascogne.

Amistats Gascounes e Biarnèses.
Auteur : lou Laugaà
10/06/12
C'est vrai, M. Laugaà, entre la langue du nord du Béarn et celle d'Hagetmau, il n'y a guère de différence, tout au plus quelques particularités connues des uns et des autres.
Les parlers du Béarn pyrénéen sont plus éloignés.
Au temps de la société monolingue les nuances des parlers ne devaient pas faire obstacle à l'intercompréhension gasconne.
Vers Garlin je n'ai jamais entendu nommer autre chose que 'le patois' par la vieille génération (et sans aucune honte), y compris pour l'écrit (texte des cantiques, articles de journaux locaux).

J'ai écrit qu'il fallait être explicite et je reconnais l'utilité du mot 'béarnais' (et affectivement aussi).
En ce sens on peut parfaitement nommer 'béarnais' tout parler gascon du Béarn.
Il n'en reste pas moins que le béarnais en soi n'existe pas comme dialecte du gascon, et que l'expression 'béarnais et gascon' est ambiguë, même par rapport à l'écrit.
Le lecteur a l'impression que le Béarn se distingue dans un ensemble gascon assez flou.
Il en sort même convaincu que 'le' béarnais n'est pas le gascon.
Ce n'est pas clair.
Puisque 'la seule référence au béarnais est dans sa légitimité historique sur l'ancien territoire de la vicomté de Béarn', autant ne pas la reporter indûment sur la réalité linguistique.

'Béarnais et gascon' ? Tout est dans ce "et"...
La confusion se fera, se fait et se prolonge, dans l'esprit du grand public. L'intrusion de l''occitan' ne simplifie pas la donne.

Il n'est pas question de noyer son chien, seulement d'appeler un chat un chat, (et sans arrière-pensées).
Un amusant dicton bigourdan en passant : 'Carne de ca ne's paga pas.' (pour un repas de fortune).

Ôter le mot 'gascon' de l'intitulé de l'IBG serait ressenti comme une mutilation et restreindrait son influence, qui dépasse son ancrage béarnais.
Pourquoi pas "Institut gascon de Béarn ?"

Il n'y a pas de solution toute faite.
Les mots 'gascon' et 'Gascogne' et les notions qui s'y attachent, encore minorés ou refoulés, doivent trouver leur juste place dans la conscience d'appartenance régionale et locale : la première.
Auteur : PJM
10/06/12
Merci lou Laugaà pour l'invitation à Amou samedi prochain !
J'aurais bien aimé vous rejoindre, mais Amou est trop éloigné et pas très commode pour moi.
J'espère que nous nous créerons d'autres occasions.
Adishatz/Adixat...
Auteur : Tederic M.
13/06/12
Sur le blog de J.-L. Massourre au 30-5 on peut lire une lettre ouverte aux "Chers collègues linguistes" signataires du manifeste en question.

Le ton est courtois, le texte mesuré et conciliant. On y trouve tous les arguments habituels en faveur de l'"occitan" : grande langue médiévale ; langue intercompréhensible malgé des variétés régionales plus ou moins étendues (ce dont témoigne l'usage très large dans le temps des mots 'limousin', 'provençal', 'langue d'oc' et même 'gascon' pour l'ensemble) ; refus de l'atomisation dialectale qui interdit toute renaissance ; confiance dans l'alternance politique actuelle et la signature de la Charte des langues régionales et minoritaires qui va permettre un nouvel essor ; protestation de respect de la diversité des grands dialectes de l'occitan par les universitaires signataires. Etc.

Le texte conserve l'expression 'béarnais et gascon', ne soulignant qu'au passage l'hétérogénéité dialectale du Béarn.

Rien sur l'hétérogénéité des identités d'Oc, sur la notion de "peuple occitan", sur l'existence d'un éventuel peuple gascon. Ce n'est pas la question puisqu'il s'agit de langues et seulement de langues dans leur cadre institutionnel.

Ce texte, que je vous invite à lire, ne répondra je le crains à aucune des interrogations autrement vivaces et pertinentes qui fleurissent sur Gasconha.com.
Car la question de fond est celle de l'identité du peuple gascon.

Aussi poursuivrez-vous votre lecture par la lecture des autres rubriques du blog de J.-L. Massourre, bien plus intéressantes que l'argumentaire occitanien.
Auteur : PJM
16/06/12
La 'Charte des langues régionales et minoritaires' joue un peu le même rôle dans l'imaginaire des régionistes que la Loi Deixonne autrefois.
La plupart des Etats européens, signataires ou pas, ont déjà pris les mesures qu'elle préconise (sauf le Grèce et la France).
Manière de donner un statut aux groupes linguistiques en apaisant les questions de minorités et de nations sans Etat.
Façon aussi pour certains de se constituer une clientèle.
Signer la charte n'ajoutera pas un locuteur aux langues concernées.
A qui profitera une éventuelle distribution de crédits (i. e. nos impôts) ?
Auteur : inconnu
17/06/12
Techoueyre
Que veut dire ce nom landais ?
Je doute qu'il ait à voir avec "teisheneir"(teinturier) mais peut-être bien quand même avec le verbe "teisher"(teindre) ?
Auteur : Gérard S-G
04/06/12

Réponse de Gasconha.com :
Voir tout ce qui dérive de taish/tach (blaireau), si on estime que le passage de "a" en "e" est possible dans ce cas.
Afficher Techoueyre en particulier, et peut-être donner votre avis...
En ce cas, il faudrait en induire un substantif probablement féminin, "tachoueyre" (tashoeira ou taxoeira en orthographe classique) qui pourrait signifier "blaireautière" - si le mot existe bien français ou habitat du blaireau - or je ne trouve aucune trace d'un tel nom dans le dictionnaire landais de Foix ; ailleurs peut-être ?
Auteur : GSG
06/06/12
Le français avait tout bonnement Tessonnière.
Auteur : Vincent.P
06/06/12
Des histoires de blaireaux ?
Le Larousse de 1895 donne en effet pour "tesson" (outre l'acception toujours en usage) : nom ancien du blaireau (aussi "taisson" et "teysson")... mais de "tessonnière",point : peut-être encore trop vieilli, voire disparu à l'époque du français normatif...

Je suis donc à demi convaincu par le blaireau mais avec tout de même une question sur le passage du a de "taix" au e de ce nom propre (tachoueyre étant apparemment inconnu au bataillon).
Auteur : GSG
06/06/12
IGN  :


Avec un "e" :


TECHOUEYRE [MIOS - 33]

TECHOUEYRE [SAVIGNAC - 33]

LA GRANDE TECHOUEYRE [SAINT-SYMPHORIEN - 33]

TECHOUEYRES [SANGUINET - 40]

LA LANDE DE TECHOUEYRES [GUJAN-MESTRAS - 33]

LA TEYCHOUEYRE [ILLATS - 33]

Avec un "a" :


TACHOUERE [SÉBY - 64]

CABANE DE TACHOUERE [ASSON - 64]

TACHOUERES [SOUEIX-ROGALLE - 09]

TACHOUERES [MAIRIE DE BAS-MAUCO - 40]

TACHOUERES [LABASTIDE-VILLEFRANCHE - 64]
TACHOUERES [LORTET - 65]
TACHOUERES [SALEICH - 31]

TACHOUERES [AUBIAC - 47]

TACHOUERES [MAIRIE DE NISTOS - 65]

LAS TACHOUERES [JUSTIAN - 32]

LAS TACHOUERES [LAGRAULET-DU-GERS - 32]
LES TACHOUERES [BÉZÉRIL - 32]

LES TACHOUERES [LA ROMIEU - 32]

LES TACHOUERES [SAMATAN - 32]


LAS TACHOUERES [SAINT-PÉ-SAINT-SIMON - 47]

LAS TACHOUERES [ESPARROS - 65]

LAS TACHOUERES [TOSTAT - 65]

LES TACHOUERES [FRANQUEVIELLE - 31]

LES TACHOUERES [LIAS - 32]

LES TACHOUERES [PLAISANCE - 32]

LES TACHOUERES [LERM-ET-MUSSET - 33]

LES TACHOUERES [ARAUX - 64]

LES TACHOUERES [ARCIZANS-AVANT - 65]
LES TACHOUERES [MONTESQUIOU - 32]

LES TACHOUERES [ESTIPOUY - 32]

RUISSEAU DES TACHOUERES [MONTESQUIOU - 32]



Avec le "e" et un suffixe différent :
CRETE DE TECHOUEDE [BOURG-D'OUEIL - 31]


Analyse  :
"Tachouère" est presque totémique. toute la Gascogne y passe, sauf justement là où on trouve des "TECHOUEYRE" (zone negue et landes bordelaises, en gros).


Le TECHOUEDE est peut-être un intrus. Le suffixe -eda fait penser à un lieu planté d'arbres (castanheda, tausieda...).
Et il y a un mot gascon "teish" qui veut dire "if"...
Sur la page "toponymie" de gourbit.com ("Pyrénées ariégeoises - Languedoc) : "Teychounière, Teich (bois du)  : du gascon tecoèra, qui donne teychouère "colline à cime arrondie, monticule" ou du gascon tèch "if""
Je pense qu'il y a une erreur : "tecoèra" ne peut pas donner "teishoèra". Mais le sens "if" me semble possible là-bas. L'est-il en pays negue ?
Contunhem a cercar !
Auteur : Tederic M.
06/06/12
Allez, quelques autres, sans le suffixe -era, pour nous embrouiller un peu plus :
TACHOUAS [ARRAS-EN-LAVEDAN - 65]

TACHOUAS [ASASP - 64]

TACHOUE [RIVÈRENERT - 09]

TACHOUE [LESTELLE-BÉTHARRAM - 64]

TECHONS [DOAZIT - 40]

LES TECHONS [LÉSIGNAC-DURAND - 16]

TECHOUN [PISSOS - 40]

LES TECHOUS [BAGNÈRES-DE-LUCHON - 31]

TELESKI DES TECHOUS [SAINT-AVENTIN - 31]

TEYCHOU [ORGEIX - 09]
TEYCHON [ARBANATS - 33]
TEYCHOUNAT [SAINT-HILAIRE-DE-LUSIGNAN - 47]
LA TACHOUNE [QUINSAC - 24]
TACHOUNIA [ORÈGUE - 64]
TACHOUNOS [LARRA - 31]

Il y a manifestement un mot "tech" qui forme des toponymes pyrénéens, et qui n'est pas, lui, notre "taish". Mais les Techoueyre ne sont pas pyrénéens mais landais et plutôt negues...
Auteur : Tederic M.
06/06/12
En bazadais, "taishoèra" signifie aussi taudis, tanière, etc.
Auteur : Gaby
06/06/12
Le blaireau a été fréquemment utilisé dans la toponymie ancienne, pour désigner des tanières et autres versants boisés.
Même en basque : cf Ascombéguy "œil de blaireau" (qui est "ol de tasson" dans le Cartulaire de Dax).

D'autres lieux-dits formés sur blaireau : Azkonegi, Azkonobieta, Azkonzabal, ...

Source : Orpustan
Auteur : Vincent.P
07/06/12
Ouf, je m'incline devant cette masse de preuves blaireautières et, avec mes remerciements, regagne, pour cette nuit, ma "tashoieira".
Auteur : Gérard S-G
07/06/12

Réponse de Gasconha.com :
En fait, il n'y a pas encore de preuve définitive qu'une "teishoèira" est une "taishoèira" dans une partie des Landes, mais une présomption.
Il faudrait qu'un negue nous dise comment on dit "blaireau" là-bas : "tash" ou "teush" ("eu" suivant la graphie française), ou si la mutation du "a" peut se faire vers "e" ?
En plus, comment est ou était prononcé "Teishoèira" ? Faudrait-il mettre un accent aigu, grave, ou aucun accent (le "e" negue) quand on l'écrit en français ?
L'importance du blaireau dans la cosmogonie gasconne est de toute façon remarquable.
Je me demande aussi depuis longtemps s'il y a un rapport entre "taishon" et "tesson" qui veut dire "porc" ici et là, en Médoc par exemple.
Dernière question : pourquoi "blaireau" a-t-il pris en français un sens injurieux, alors que, si je me rappelle bien, c'est un animal plutôt pacifique et attachant ?
Bref, n'incombe-t-il pas aux gasconistes de réhabiliter les blaireaux ?
[Tederic M.]
GASCONISTES ?!
"n'incombe-t-il pas aux gasconistes de réhabiliter les blaireaux ?"

SI SI ! entre blaireaux nous-mêmes, au poil dur, ça devrait le faire !
Auteur : Txatti
08/06/12
Lou tach (blaireau), en neugue.
"Lou Pelut que s'a hèyt un pincéu en púus de tach"

Téchoueyre(s), nom de personne et de lieu. Aussi Tachoire(s).

Le Teich (33) (lou Teu(y)ch en neugue.
Lo teuch = le tissus, le tricot. "Touts lous aulhès qu'an le potche dou tech en pindant a le sou pourtade".

TAXUS (l'If). Mais il n'y a pas d'ifs dans la lande.
Auteur : inconnu
09/06/12
Sonqu'ua precision (en gascon, lenga qui's sembla estar evaporada de'queth site...), téisher que vòu díser "tisser", e "teishener", qu'es un "tisserand". Tintar qu'es quauquarren mei.
Auteur : Castèths en l'aire
10/06/12

Réponse de Gasconha.com :
Mossur deus Castèths, aqueste sit que foncciona un chic en "pòrta-te'n-i se'n vòs" (principi hòrt gascon se'n jùtjam per la toponimia).
Le latin populaire 'taxonem', qui a donné l'ancien-français 'tais', CR 'taisson' (Du Cange) est réputé issu du germanique. C'est douteux.
Très vraisemblable est l'origine celtique par 'tasco' de même sens (Ct gaulois 'Tasco-uanus' est « tueur de blaireau » selon J. Koch), l'irlandais 'taidg' pouvant s’appliquer à un satitiste abusif (X. Delamarre, Dict.LG).
Dans la mythologie galloise le blaireau est victime d’un jeu saisonnier qui en fait l'accapareur des biens agricoles.
Il faudra ouvrir une discussion sur la mythologie gasconne.
En attendant, lire les commentaires sur les noms du blaireau 'porc', tashon', 'tasson' sur le 'Forum des langues d'Oc - Forum Babel' (projetbabel.org/forum/viewtopic)
Auteur : PJM
15/06/12
Precision : lo Teish n'es pas eth-mème en zòna negue. I empleg(uèv)an lo gascon de Buc.
Mès a poscut i auger una colonisacion
Auteur : Gaby
15/06/12
Oui, vous avez raison, Le Teich n'est pas en zone "neugue".
Cependant, les gasconophones de la zone "neugue" voisine, Mios, Lacanau-de-Mios, Salles, Belin, Sanguinet etc disent ou plutôt disaient Lou Toe(y)ch.
Auteur : inconnu
16/06/12
techoère-èyre
Simin Palay donne techoère-èyre identique à tachoère :
"trou,repaire de blaireau;par anal;cahute. nom de lieu et de pers;"
Auteur : j.p.Depeyris
19/06/12
Conseil de lecture
Après les ouvrages de référence de Jacques Sargos, de nombreux ouvrages sur les Landes paraissent qui permettent de redécouvrir ce qu'il en fut de l'imaginaire landais depuis le 19ème siècle, et en quoi les Landes ont été constitutives de l'univers vascon qui a culminé dans l'Entre-Deux-Guerres.

Le renouveau de ces études landaises est à mon sens annonciateur d'un regain d'intérêt pour le fait gascon.
Nous aurions besoin en somme d'un musée landais, sur le modèle du musée basque, que je verrais bien à Dax. Ou à Bordeaux, c'est selon (le Musée d'Aquitaine y ressemble pas mal).

www.amazon.fr/Peindre-Landes-Soulac-Arcachon-Hossegor
Auteur : Vincent.P
04/06/12
Afficher Conseil de lecture en particulier, et peut-être donner votre avis...
Noms de maisons d'Anglet
Adishatz a tots, gascons, gasconhautes e vascons :)

Après m'être intéressé aux maisons d'Urcuit, je me lance maintenant avec Anglet.

Voici donc, pour le quartier ANGLET DE HAUT, les noms qui me posent problème.

Aubrane : ?

Bouney : Etait Bonneits au Moyen-Age.

Gasoun : un composé basque gatz-un, "lieu de sel" ?

Jolis : Est-ce le mot français "joli" au pluriel ? Cela serait étonnant, quoique l'on touvecertains noms français déjà au XIX°. Sinon, peut-être le basque Jauregitz réduit à Jauritz, puis Jolis, tout comme à Bardos, Jauregiberri donne Jauriberri puis Joliberry ?

Jouandourthe : je pense à un nom d'origine, Joan venant d'un lieu-dit "Ourthe", peut-être le village d'Urt, ou bien une maison ayant pour nom quelque chose comme "Urte" (basque) ?

Kracq : ??? Le vieux terme "Karr" ?

Pountric : semble gascon

Régine : le prénom français semble logique. Hector Iglesias pense au basque "erregina" (reine) réduit par aphérèse.

Tarrandelle : ?

Tartillon : semble aussi gasscon, mais je ne vois pas précisemment.

Taton : ?

Cinq pilous : gascon, mais quel sens à le mot "pilou" ?

Fortune : mot français (on a bien Plaisance, Tailleur...) ? Sinon, peut-être composé du prénom gascon Hòrt ?

Graville : semble roman

Partaïre : semble à première vue gascon (suffixe -aire ?). Mais j'y verrai bien aussi un composé basque : Barta-iri ("domaine dans les barthes"), ou Borta-iri ("domaine de l'aire") Il y a une alternance courante entre p- et -b à l'initiale, surtout en territoire sharnego.

Sandune : ?

Aloulot : à la rigueur le suffixe diminutif gascon -òt, mais quel serait le premier terme ?

Merci d'avance de votre aide !
Auteur : P. Dibon
03/06/12
Afficher Noms de maisons d'Anglet en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je ne dispose pas de mes ouvrages de référence en semaine pour cause de vie en transit perpétuel, je confirmerai mes intuitions ce week-end.

Aubrane : préposition "au" + "brane", probablement nom de famille (sinon ce serait féminin)

Bouney : si l'attestation ancienne est réelle, cela change beaucoup d'hypothèses sur ce lieu-dit qui semblait bêtement un dérivé du prénom médiéval Bon

Gasoun : *gatzun donnerait Gachoun/Gassoun

Jolis : il faudrait voir avec les attestations anciennes, je vérifierai samedi, mais directement Jauritz est possible (composé de "jaun" maître + suffixe -itz qui souvent forme des domaines sur anthroponymes, sachant qu'en basque, n en composition devient r)

Jouandourthe : très probablement un Jean d'Urt en effet, cf Pédurthe patronyme béarnais

Kracq : oronyme crac ? Il peut s'agir aussi de la contraction d'un terme basque, en zone bayonnaise le suffixe basque -aga devient -ac (cf le patronyme Mendiacq)

Pountric : la finale semble être le diminutif gascon -ic, la base le gascon "pont", reste à expliquer la formation globale, réduction de Pounteric (suffixe arium) ? Pountret à Labatut (40), Pountras à Pontenx (40).

Régine : je ne vois pas pour quelle raison le g basque deviendrait un j intervocalique roman.

Partaïre : très probablement la déformation de Bourtayre, connu à Biarritz, gasconnisation du basque bortairi

Sandune : sonne basque, à creuser.

Aloulot : préposition "a" + "Loulot" hypocoristique quelconque sur une base qui peut être variée
Auteur : Vincent.P
04/06/12
Il y a "La Poutrique" et "Boutric" à St Médard d'Eyrans et L'Isle Saint Georges (Graves) :
http://www.gasconha.com/spip.php?page=banera&id_banera=130
Boutric de Isle Saint Georges est attesté par Cassini).

Mais réflexion faite, les POUNTRAS [PONTENX-LES-FORGES - 40] et POUNTRET [CASTEL-SARRAZIN et LABATUT - 40] rapportés par Vincent et attestés par l'IGN sont plus proches de "Pontric" (les noms morphologiquement, et les lieux géographiquement) : il n'y a que le suffixe qui change ("ic" au lieu de "et" ou "as).
Auteur : Tederic M.
04/06/12
Ils relèvent surtout du même domaine linguistique ouest-gascon, qui a tendance à réduire en faisant tomber les voyelles atones (ex : broustra, réduction de broste(y)ra, ou broy pour beroy).

Maintenant, c'est quoi "Un Pontè(i)r" en normalisé ? Ou alors, il s'agit d'une double suffixation diminutive :
pont + ell(um) + ic qui donnera ponteric puis pountric

En l'espèce, il y a de nombreux Pontet mais difficile de savoir si c'est Pontèth (suffixe -ellum, serait Pontèl en languedocien, Ponteau en français) ou Pontet (suffixe -ittum, identique en languedocien et français).
Auteur : Vincent.P
04/06/12
En fait, "La Poutrique" à St Médard d’Eyrans est "La Pontrique" à Cadaujac, ce qui arrange nos affaires...
J'ai corrigé.
Auteur : Tederic M.
04/06/12
Il est rageant de ne pas trouver de formes non-contractées en Gascogne de l'Est, genre Ponteric, si mon hypothèse est la bonne.

A noter que plus précisément, en ouest-gascon, c'est le e pré-tonique neugue qui tombe.

Il y a bien le lieu-dit périgourdin Ponteyraud, qui semble postuler la formation en arium + suffixe dimunitif -au (graphié à la française).
Auteur : Vincent.P
05/06/12
Il faut ajouter la rue Pontrique de Bayonne.
Il est toujours remarquable de constater les mêmes termes d'un bout à l'autre de la Gascogne.
Auteur : Vincent.P
05/06/12
Bouney : cette maison est à mon avis la même citée en 1524 sous le nom Bonneits.
Le suffixe aurait, avec le temps disparu ?
Auteur : P. Dibon
06/06/12
Le nom Aloulot est sans doute celui qu'on retrouve aujourd'hui sous la forme Louillot, sans la préposition -a.
Auteur : P. Dibon
08/06/12
Au quartier Le Sable se trouvait la maison Lesquerdo.

Faut-il y voir le basque "ezker" (gascon "esquèr") ?
Auteur : P. Dibon
10/06/12
L'adjonction de l'article semble commune dans les lieux-dits d'Anglet : Esterlou devient Lesterlou, Esterlocq idem Lesterlocq.

Lesquerdo semble bien tiré de ce qui a été en basque Ezkerdo, probablement le basque ezkerr "gauche" et un suffixe énigmatique en -o, d'où *ezkerro puis *ezkerdo par dissimilation de rr, phénomène commun sur les étymons basques (cf izquierdo en espagnol).
Auteur : Vincent.P
10/06/12
Le phénomène serait donc le même que l'on trouve avec la maison médiévale Lardas, qui provient sans doute du basque Larratz.
Auteur : P. Dibon
10/06/12
Très probablement. Il existe des lieux-dits Lardas en Béarn (mais c'est aussi un patronyme) du côté de Morlaàs.

Egalement, une montagne dite "Touron de Lardas" à la frontière entre Couserans et Pays de Foix.
Auteur : Vincent.P
10/06/12

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :