Ce "centre-bourg" illustre à lui seul bien l'impossibilité justement de trouver un centre-bourg dans les villages landais.
Est-il vraiment judicieux de mettre le tri sélectif devant l'Eglise ? Fallait-il autoriser la construction d'une maison à gauche, si près de l'Eglise, et qui porte gravement atteinte à l'esprit même de la lande du fait de sa palissade en bois qui détruit la sensation de liberté et d'espace si propre à cette région ?
Je dois dire que le massacre esthétique des Landes, dans l'indifférence générale, est triste à en mourir, comme si au fond la platitude du terrain autorisait la médiocrité en surface.
Auteur : Vincent.P
24/12/08
Réponse de Gasconha.com : Que fait le CAUE ?-)
Oui Vincent, tu as raison. Dans les Landes on assiste à un véritable massacre esthétique avec la prolifération des lotissements "languedociens", comme les appelle Tederic.
Viens un peu à Biscarrosse et partout ailleurs sur la côte et tu comprendras cette profonde transformation qui est en train de s'opérer. Les pavillonneurs sévissent avec leurs catalogues de maisons "copié-collé" pseudo méditerranéennes depuis une quinzaine d'années.
Les élus locaux, les municipalités les ont laissé faire sans aucun discernement. L'architecture traditionnelle, ou bien quelque chose qui aurait pu s'en inspirer, est morte. Aujourd'hui, de Sanguinet à Tarnos et de Mimizan à Gabarret c'est la même vision d'un pays qui se renie, tourne le dos à son patrimoine architectural.
Les Landes ont peut-être le solde migratoire positif le plus important de la région, et peut être aussi de France.
Les gens viennent s'installer chez nous, on n'a pas besoin de faire la danse du ventre pour les attirer.
On n'avait donc pas besoin de laisser faire n'importe quoi, ils seraient venus quand même. On pouvait parfaitement imposer des règles pour ne pas laisser dénaturer à ce point notre pays et nos paysage.
Ils auraient fait ce qu'on leur demandait sans rechigner.
Essayez seulement de construire une néo-provençale au Pays-Basque ou en Bretagne, votre projet est refusé.
Mais nous, nous n'avons pas de c... et nous sommes dirigés par des gens qui sont prêts à beaucoup pour attirer des habitants qui, de toute manière, seraient venus.
Moi, ça me donne vraiment envie d'aller vivre ailleurs, j'y réfléchis très sérieusement.
Auteur : P.Lartigue
30/01/09
Réponse de Gasconha.com : Non, demora damb nosautes, Halip !-)
Mès ò, que damorerèi dab vosatis ! Mès pas mei hentz lo despartiment de les Lanas. N'es pas enqüèra hèit.. No ploritz pas !
Auteur : H.Lartiga
30/01/09
Réponse de Gasconha.com : Au contrari, preparatz los mocadèirs (lous moucadeuÿs ?) !-)
Saps, Halip, n'i a d'autes qui son partits en créser que i avè mensh de peguessa alhors...
A propos de règles à poser pour les constructions nouvelles, j'avais eu vent d'un problème entre "le Parc" et un bâtisseur de maison néo-landaises.
Ce bâtisseur se plaignait que (par purisme ?) "le Parc" s'opposât (jusqu'à vouloir les faire démolir ?) aux néo-landaises, alors qu'il acceptait les lotissements du genre de ceux que dénonce Halip.
Voir ces "néo-landaises" sur www.airdeslandes.online.fr
et www.ecologis.biz.
Auteur : Tederic
30/01/09
Cette situation landaise, c'est en fait celle de toute la France, de tous ces terroirs sans grande identité, ces régions informes, découpées dans tous les sens, grande banlieue de villes moyennes et anonymes.
Le Pays Basque est l'une des grandes exceptions (françaises : le Pays Basque espagnol est massacré), pour une seule raison : un nationalisme fort.
D'ailleurs, la Soule, plus à l'écart du foyer patriote basque, plus béarnaise en un sens, est elle aussi victime de ce qu'il faut appeler les ravages de la décentralisation, c'est-à-dire la compétition entre régions pour attirer la population et donc la ressource fiscale, et l'urbanisme confié à des maires dépassés et trop conciliants avec leurs administrés.
Le mouvement occitaniste porte une grande responsabilité dans la situation actuelle : en nous emmerdant depuis 40 ans avec la langue, ce totem indépassable, les occitanistes ont oublié de parler du pays, de l'exalter, de le faire survivre aux yeux des autres Français.
Les raisons sont multiples :
territoire d'action trop vaste, formation intellectuelle qui pousse à l'abstraction (lisez le livre sur le Béarn d'un Grosclaude : du Béarn il n'en retient que le protestantisme et les velléités d'indépendance, rien sur son architecture, sur ses paysages, sur ses habitants), refus d'employer des arguments patriotes au nom d'un universalisme mal compris, ...
Pire, l'idée d'Occitanie va dans le sens d'un Grand Sud uniforme : le nouvel habitant vient en Aquitaine avec la ferme intention de réaliser son rêve provençal : mas, oliviers et le chant des cigales.
Une fois de plus, alors que Toulouse se complait dans cette médiocrité, le salut vient de Bordeaux, une des rares villes de France avec une vraie identité : rien ne se construit à Bordeaux sans imiter servilement le style échoppe, à Arcachon, l'arcachonnaise inspire les nouveaux bâtiments.
Il a été tenu compte des grans de sau ci-dessous pour la graphie du nom en gascon.
Salut à tous,
Il y bien longtemps que je n'ai pas fait de remarque à propos de l'orthographe.
En gascon, on prononce TOURR, avec le R final bien apical comme il faut. C'est la raison pour laquelle J.Lafitte avait proposé la graphie TORR pour en tenir compte.
Ce n'est pas très esthétique mais ça marche quand on enseigne la langue. Mes élèves ne confondent plus les R finaux muets et ceux qui doivent se prononcer.
En effet, quelle incohérence graphique ! "La tor de l'amor". D'ailleurs, les mots gascons qui ont conservé la prononciation finale RR viennent d'étymons latins à double R dont la voyelle finale a disparu mais qu'on retrouve en castillan, par exemple, TORRE.
Voilà, j'arrête.
Auteur : P.Lartigue
29/01/09
Réponse de Gasconha.com : Cette prononciation "tourr" est-elle générale en Gascogne ?
L'IGN donne LATOU [POMPIEY - 47] et LASTOUS [ORTHEZ - 64], mais aussi, c'est vrai, beaucoup plus de LASTOURS.
Et "Latou" est un nom de famille gascon.
Bravo mais il faut aussi changer la graphie "à la française" qui oublie carrrément le a bien apical... On voit là les dommages de la graphie alibertine !
Auteur : Txatti
29/01/09
Carte 2133 de l'ALG : on constate qu'il s'agit d'un trait sud-gascon, seulement absent de Gironde et Lot-et-Garonne et qui touche imparfaitement les mots.
Par exemple, le latin ferru ne donne que hè dans l'Ouest de la Gascogne.
A noter que dans certaines régions, ce r final est prononcé roulé à plusieurs battements.
Auteur : Vincent.P
29/01/09
A propos de la graphie de l'article féminin ("la" ou "le") en parlar negue, graphie alibertine, voir l'explication donnée par Halip Lartiga sur "le plaja" de Biscarrosse.
Déconseillé aux débutants.
Pour les autres, prévoir de l'aspirine, ou de faire jouer la clause de retrait !-)
Auteur : Tederic
30/01/09
Bonjour,
Je dois préciser cependant que notre langue est tellement mal en point que nos petites lubies orthographiques sont parfois un peu surréalistes et doivent amuser certains de ceux qui lisent notre prose.
Pour hèr(r), c'est vrai qu'ici on dit "lou hè" et pas "lou hèrr".
Ceci dit, on entendait surtout "lo fèrt" (mais "lo camin de hèr").
Auteur : P.Lartigue
30/01/09
Réponse de Gasconha.com : Las garrolhas graficas que son ua plaga, e un terren propici a las guerras de religion.
La prioritat qu'auré totjorn devut estar de manténguer viva la lenga.
Vous avez remarqué des rues, des édifices, des maisons isolées, des coins de campagne (etc...) qui :
sont injustement menacés,
méritent d'être connus (par exemple pour leur architecture, d'hier ou d'aujourd'hui),
sont chargés d'histoire (même d'une histoire très locale),
portent des noms que tout le monde ne sait pas décrypter ou prononcer (des noms gascons, ou "patois", par exemple),
donnent des idées pour l'avenir,
etc...
Proposez-les ici, avec une photo* et le commentaire qui permettra au public de partager votre passion !
*Les photos doivent être envoyées séparément, par e-mail.
Attention :
Les lieux proposés doivent s'accorder avec "l'esprit" de Gasconha.com, et son domaine géographique : la grande Gascogne, entre la mar, la Garonne et les Pyrénées, et même, au Sud des Pyrénées, le reste du domaine vascon...