Il y a probablement pas mal de maisons comme ça à Sos. La façade sur rue ne laisse en rien deviner l'ossature bois.
Le remplissage des pans de bois est fait avec de la pierraille. Ce serait ça, le massacanat : colombage garni de pierres ? (voir Un lexique gascon de la charpente ?)
Ces maisons semblent vasconnes par la structure*, mais pas par l'esprit : la façade n'est pas sous le pignon.
L'opportunité de faire une façade vasconne, de plus éclairée par le soleil du petit matin, sera-t-elle saisie ? Il faudrait alors percer des ouvertures sur la face à colombage apparent.
*Il faudrait demander à Duvert-Bachoc ce qu'ils en pensent.
Cela semble une maison tripartite, avec un portique central qui est plus étroit que les bas-côtés.
Auteur : Tederic M.
13/07/12
A y réfléchir, le colombage qu'on voit est plutôt celui de la maison démolie, mais on l'aurait laissé contre la paroi de la maison qui reste.
Du coup, celle-ci n'est peut-être pas en ossature bois.
Auteur : Tederic M.
15/07/12
Oui, je pense que l'on a le reste "vitrifié" et collé à une maison 19ème, de l'ancienne façade d'une maison à ossature en bois.
On peut imaginer qu'autrefois, la maison était semblable à cette maison de La Réole :
http://farm5.staticflickr.com/4137/4780192716_bd4203408a_z.jpg
Se prononce castagne ou castagno.
dérivés :
castanhèir ou castanhèr (ne pas prononcer le "r" final), et aussi, semble-t-il, castanh tout court : châtaigner
"arbre pouvant atteindre 30 m et plusieurs milliers d'années" [Gilles Granereau] castanhèra, castanheda : châtaigneraie
Une expression tirée de V. Lespy (proverbes du pays de Béarn - éditions Lacour): Qu'a castanhat ! Veut dire "il a récolté les châtaignes". Comme la récolte des châtaignes est la dernière de toutes, l'expression veut dire (en moins guerrier) "il a tiré ses dernières cartouches".
Qui me podesse dìser que mon nom qu'es pas gascon ?
Auteur : Miquèu.R.CASTANH
05/08/05
La présence anglaise et écossaise dans le pays de Buch a surement laissé des traces patronymiques autour du bassin, des noms comme descot ou castaing seraient peut-etre d`origine britannique, mon grand pere me disait pour Descot que lui petit les Escot etaient ceux qui venaient d'Ecosse et Castaing peut etre casting ou asting.
En effet certaines famille du pays de Buch sont blonds au yeux bleux et frises ce qui ne rappele pas vraiment le type courant des gens du Buch dans les temps anciens, je connais personnelement des vieilles famille du Buch qui ne presentent pas ce type particulier du petit brun et trapu..... alors
Auteur : Dieu
30/06/06
Réponse de Gasconha.com : Pour Castaing, il n'y a guère de doute que c'est "Castanh" (châtaigner).
Attention de ne pas surestimer la présence anglaise ou britannique en Pays de Buch, et plus généralement en Gascogne bordelaise !
Tordem lou còt en totas aquèras peguessas :
La prétendue présence anglaise en Aquitaine est une INVENTION à l'exception de 2 ou 3 familles bourgeoises bordelaises (Scott, Swynburn, Redcliff, Shorthoise).
La chevalerie gasconne, sous le captal de Buch (Jean de Grailly d'origine normande), les sires de Curton, de Pommiers, de Lestrade, de Rauzan, de Mauléon, de la Nau, d'Aulède... n'avaient rien à voir avec les bords de la Tamise ou de la Tweed.
Voir les Chroniques de J. Froissard et surtout Ribadieu.
Auteur : David Escarpit
16/02/08
David Escarpit affirme que le célèbre Johan de Grailly (+ 1376), captal de Buch et compagnon du Prince Noir était issu d'une famille normande...
En fait, les Grailly ou Greilly étaient originaire de Grilly dans une région qui était alors unie au comté de Savoie et qui est maintenant dans le département de l'Ain. fr.wikipedia.org/wiki/Grilly
Auteur : Guilhem Pépin
03/05/08
C'est une hypothèse, même si en domaine français, il me semble difficile de pouvoir affirmer une adéquation totale entre un patronyme et un toponyme.
La piste normande me semblait la plus plausible pour le peu que j'en savais.
Auteur : David
06/05/08
Cher David,
Je viens d'apprendre que David Escarpit et "David en colerassa" sont la même personne.
Je suis un peu déçu.
Bref, quand vous aurez fini de tordre le cou, avec raison, à la légende de l'occupation anglaise en Gascogne, n'oubliez pas de tordre aussi celui de toutes les couillonnades occitanistes, avec leurs mythes fondateurs style "cathares" et autres "troubadours", qui ont autant leur place en Gascogne que les hordes anglaises défilant au pas cadencé dans les rues de Bordeaux.
Auteur : P.Lartigue
25/05/09
Le fantasme d'une Gascogne coupée de l'ensemble occitan pour être rattachée à une fantasmagorie basco-aquitanique ne mérite qu'un sourire de compassion. Le courant spirituel que l'on appelle "catharisme" tout en usant et abusant de ce nom s'est manifesté en Marmandais (il faut sortir, un peu...). Quant aux troubadours... Les bras m'en tombent... Je traduis en ce moment les poèmes de Pèire de Gavarret, trobaire gascon et gentilhomme du pays de Benauge, grand adepte des joutes poétiques à la manière de Guiraud de Bornelh. J'ai oublié, également, le nom de ce grand trouveur médoquin...
Bref... à quoi bon perdre mon temps. Fantasmez tant que vous voudrez, que m'importe à vrai dire !
Auteur : David
13/09/09
Bonjour David,
La compassion est un beau sentiment qui vous honore.
Je suppose cependant que si tout cela vous importait si peu vous ne prendriez pas le temps de répondre.
Quand vous aurez fini de traduire ce bon Pèire de Gavarret, prévenez-moi.
Auteur : P.Lartigue
15/09/09
Au fait David. Laissez moi donc rêver de Vasconie tout comme je vous laisse rêver d'Occitanie.
A chacun son trip. Après, chacun y colle les justifications qu'il souhaite.
Moi, je me sens plus chez moi à Donostia qu'à Narbonne, ça me suffit et je n'ai pas envie d'argumenter. Gora Baskoinia !
Vincent.P n'avait pas indiqué lequel des Castagnède c'était (il y en a un en Béarn) et il mettait ainsi le validateur au défi de choisir d'après le paysage de la photo. Ai-je bien choisi ?
Oui ! :)
Vraiment un paysage typique du Comminges.
Commune d'Orthe, et très probablement à expliquer via le basque : Orist est à côté, il semble bien, pour des raisons inconnues, que les toponymes en -st constituent des métathèses du suffixe avec affriquée d'abondance basque -tz, comme "congelées".
Cf les équivalences Urost/Urrotz, Orist/Urritz.
Vous avez remarqué des rues, des édifices, des maisons isolées, des coins de campagne (etc...) qui :
sont injustement menacés,
méritent d'être connus (par exemple pour leur architecture, d'hier ou d'aujourd'hui),
sont chargés d'histoire (même d'une histoire très locale),
portent des noms que tout le monde ne sait pas décrypter ou prononcer (des noms gascons, ou "patois", par exemple),
donnent des idées pour l'avenir,
etc...
Proposez-les ici, avec une photo* et le commentaire qui permettra au public de partager votre passion !
*Les photos doivent être envoyées séparément, par e-mail.
Attention :
Les lieux proposés doivent s'accorder avec "l'esprit" de Gasconha.com, et son domaine géographique : la grande Gascogne, entre la mar, la Garonne et les Pyrénées, et même, au Sud des Pyrénées, le reste du domaine vascon...