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mot = La
Le gascon "ne chante pas"
On lit de plus en plus pour vendre l'enseignement du dit "occitan" que c'est une langue qui chante.
Je suis désolé mais si cela est vrai du provençal ou du languedocien, cela ne l'est pas du gascon.
Le gascon a toujours été reconnu comme le castillan de France : une langue militaire, dure, rocailleuse, cadencée, ...
Ce sont d'ailleurs ces qualités là qui font à mes oreilles la grande beauté du gascon, et aujourd'hui du vrai accent régional des vieux Gascons.

Certains diront que ce n'est que du ressenti. Oui, certes, mais pas seulement : la prosodie est une facette de la linguistique pas assez étudiée.
Et j'ajoute que phonologiquement, le caractère dur du gascon s'explique par une absence d'assimilations consonantiques qui pullulent en languedocien (mais qui sont supprimées de l'écrit par une graphie alibertine mal comprise).
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Afficher Le gascon "ne chante pas" en particulier, et peut-être donner votre avis...
... Ne m'aduvi pas !
Parçans que i a, en Gasconha, on le lenga e canta plan pro, que tròbi.
E la prosodia qu'i es hòrta. Que sui estat susprés d'entèner aqueth accent cantant qu'i a deu Coserans dinc a le vath d'Aura.
Alavetz, bilhèu qu'es un accent pròpi au gascon orientau, n'ac sèi pas...

Totun, entà çò de le lenga, sustot en gascon negue, que m'aduvi tà díser de que n'es pas guaire pleguedissa, mes que canta a le soa façon !
De tot biash, que ns'escarraunhan les aurelhas dab l'occitan, mes qui pòt díser que'n coneish les varietats totas, les diferenças d'accent e de prosodia ?
Espiatz sonqu'entà nosatis gascons, le varietat dialectau de non créder qu'i a !
Auteur : Castèths en l'aire
23/01/12
Alors pourquoi avoir dit du Béarn qu'il était surnommé "lou païs de las cantes" ?
Ce qui est vrai, c'est que l'on raconte et que l'on écrit n'importe quoi pour "vendre" l'occitan... mais on pourrait croire que depuis quelques temps çà à du mal à passer...
Auteur : jmcasa
23/01/12
En Couserans c'est vrai, mais cela s'explique par l'influence toulousaine, très certainement.
Mais quelqu'un comme Poueigh trouvait encore que le gascon du Couserans bien âpre, à son goût, le parler de Foix était plus musical (et a produit les plus belles chansons pyrénéennes, c'est assez vrai).

Mais cela dit, je fais une différence entre un peuple qui chante et le caractère mélodieux de sa langue.
Ce que je critique, c'est l'obsession de faire du monde gascon quelque chose de sirupeux.
On peut apprendre le gascon sans se convaincre que c'est une langue "qui chante". Parce que c'est faux.
Et que le consensus veut que le gascon est d'autant plus beau qu'il est haché et "hard".
Auteur : Vincent.P
23/01/12
praube ibg
Lo pais deras cantas c'est mieux et c'est comme ca qu'on prononce...
En Bearn on prononce pas e a la fin on n'est pas dans les landes mais c'est vrai que la phonetique est difficile a ecrire... j'ai note cinq facons d'ecrire differentes sur le sit de l'ibg va falloir vous mettre d'accord les gars.....
pour ce qui est du pais deras cantas cela n'a rien a voir avec la prononciation chantee ou pas du gascon ici c'est tout simplement le fait qu'en Bearn il y a toujours eu une tradition de chants polyphoniques et ça continue transmis chez les jeunes aussi et ce grace au collectage fait depuis plus de trente ans par les occitanistes du bearn que vous vomissez.. mais il y a trente ans vous etiez ou casa et consorts.... quand il s'agissait de sauver notre culture....
je precise chants danses langue musique vous essayez maintenant de faire un pale plagiat de ce qui existe deja ...
par exemple la dame qui apprend les danses a Oloron pour Biarn tostemps ou ibg c'est pareil a appris a fa'set grace aux occitanistes bearnais... mon frere et moi... allez sans rancunes...
Pour Vincent c'est bon on a compris que tu voulais te faire de l'occitan ce n'est pas la peine d'en rajouter en racontant n'importe quoi.
Auteur : miqueu
23/01/12
Miquèu, la prononciation -e en Béarn est quasi majoritaire car en plus d'être la seule façon au NO d'une ligne Navarrenx-Artix, elle est aussi une prononciation "secondaire" et hésitante ailleurs en Béarn de la plaine.
Le Béarn, ce n'est pas que la vallée d'Aspe !

Dans tous les cas, c'est aussi la prononciation majoritaire en Gascogne !
Et c'est une manière socialisée d'écrire la finale féminine atone depuis le 12ème siècle !
Auteur : Vincent.P
24/01/12
ah bon !!!
Je pense que tu entends parler rarement le gascon d'ici...
Il n'y a guère que sur Salies de Béarn ou le e est franchement prononcé en Béarn.
Ce n'est pas franchement un a prononcé effectivement mais un o guttural et ce n'est pas spécifique à la vallée d'ASPE mon ami, apprends à écouter merci.
Pour l'écriture c'est un autre débat.
Par contre pour le parler là quand mê^me tu est à côté du vélo !!!
J'aimerais bien t'entendre parler quand même cela m'intrigue tes leçons c'est bien mais...
Auteur : miqueu
25/01/12
mensonger
Tu est vraiment un tout petit provocateur... apprends a prononcer comme il faut le gascon du bearn apres tu pourras peut etre affirmer des choses censees.
Merci
Auteur : miqueu
25/01/12
Heu ... Comment dire ? J'ai raison, c'est tout.
Au NO d'une ligne grosso-modo Navarrenx-Artix, c'est -e en finale, ailleurs dans la plaine, c'est sporadiquement -e, c'est -a du côté de Pontacq, ce qui laisse à -o le reste du domaine à savoir franchement les vallées pyrénéennes, la plaine de Nay, le Soubestre et le Vic-Bilh (mais pour ces deux derniers, c'est pas si franc).

Il est possible de le vérifier ici :

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Monsieur Poudampa,

Pourquoi perdez-vous votre temps à essayer de convaincre un Monsieur avec lequel il est impossible de discuter raisonnablement. Manifestement, il ne connaît rien à rien au gascon. Arrêtez de vous moquer de lui.
Et vous, Monsieur Merger, arrêtez de laisser ce Monsieur miqueu se ridiculiser de la sorte à longueur de messages.
C'est très pénible à lire.
N'est-ce pas ce même Monsieur miqueu qui nous assénait des gros mensonges éhontés sur la Calandreta de La teste, en nous disant qu'elle avait été créée en 1989 et que tout ce qui était dit par son contradicteur n'était qu'un tissus d'inepties ? Mais je me trompe peut-être.

Signé Félix Arnaudin, un Landais qui dit E à la fin, comme les Béarnais d'Orthez, de Salies, de Sauveterre ou de Navarrenx.

Avec mes remerciements et mes sincères salutations.
Auteur : Félix Arnaudin
25/01/12

Réponse de Gasconha.com :
I a tròp de "Mossurs", ací !
I a benlèu una rason a d'aquò, es que Miquèu parla deu gascon que se practica actualament (qu'a subit una normalisacion, donc adara los novèths locutors disen -O pertot en Biarn), lavetz que Vincent parla deu gascon deus locutors naturaus que se practiquèva dens las annadas 1960 (enquèsta ALG).

I a pas una sola vertat !
Auteur : Gaby
26/01/12
OC que soi un trashaman
Je voit avec plaisir que Mr ARNAUDIN est toujours parmi nous, tant mieux un grand monsieur !!!
Mais prendre comme pseudo le nom de cet illustre Gascon dénote un ego surdémesuré !!!
Je tiens à préciser à ce cher monsieur que ma langue maternelle est le gascon, en particulier celui parlé en vallée d'aspe.
J'ai appris à parler Français à l'âge de 4 ans à l'école d'Etsaut.
Je suis un locuteur naturel dont on fait souvent référence sur ce site.
Au niveau donc du Gascon parlé, je n'ai aucune leçon à recevoir de quiconque des internautes de ce site.
Pour l'écriture, j'avoue humblement que je maîtrise un peu moins, m'étant sur le tard mis à écrire en oc.
D'autres part, monsieur, vous n'avez pas expliqué pourquoi cette calandreta a fermé.
Je pourrai donner l'explication si cela intérresse ...
Mais au delà de toutes polémiques c'est toujours malheureux que ce type d'école disparaisse et je suis loin de m'en réjouir...
Je ne vous connais pas mais il me plairait de vous rencontrer pour parler ensemble Gascon, le ridicule ne tuant pas.
Monsieur Merger n'a pas besoin non plus de vos ordres pour censurer mes interventions, et si j'ai envie de me ridiculiser cela ne regarde que moi et je l'assume.
Mais pour ce qui est du ridicule je ne me sais pas seul sur ce site.
adishatz eth's berois
Auteur : miqueu
26/01/12
Cher Michel,

Mais non voyons, c'est du second degré ! Vous avez bien compris que je ne suis pas Félix Arnaudin, il est mort en 1921.
Bon, il vous arrive de vous tromper sur le gascon, sur la calandreta de La Teste.
Ce n'est pas bien grave dans le fond.
Ce qui est ennuyeux, c'est quand on ne reconnaît pas ses erreurs et qu'on s'obstine.
Vous savez, simplement dire : "Oui, c'est vrai, je me suis trompé. Je ne savais pas tout ça".
Personne n'en meurt car tout le monde se trompe un jour ou l'autre.
Vous avez des révélations à faire sur la "Calandreta bogesa" ? Et bien allez-y ! Pourquoi tardez-vous tant alors que les articles de presse sont en ligne depuis longtemps ? Cependant, après avoir si grossièrement menti (peut-être de bonne foi d'ailleurs) en affirmant des choses fausses (je vous renvoie à votre fameux courriel qui a déclenché la polémique), les révélations à venir sont d'ores et déjà entachées d'un sérieux soupçon de parti-pris occitaniste.
Votre explication intéresse cependant mais ce sera parole contre parole.
La parole de quelqu'un qui a les témoignages de première main des acteurs de l'époque et la vôtre, qui nous avez déclaré que ladite calandreta n'avait été créée qu'en 1989 et que les personnes citées étaient "inconnues au bataillon" (sic).
Rappelez-vous donc de ce que vous affirmiez avec beaucoup de véhémence.
D'ailleurs, tout le monde peut relire le fameux "gran de sau".
Relisez-le aussi pour rafraîchir votre mémoire de militant occitaniste.
Les occitanistes ont décidément une mémoire sélective et regardent le monde non pas tel qu'il est mais tel qu'ils aimeraient qu'il fût.

Cher Gaby. Vous prenez la défense de Michel mais vous devez avoir été élevé chez les jésuites parce que votre argumentation est tout à fait comparable à la rhétorique des bons pères de la Compagnie de Jésus.
Je veux bien que vous voliez au secours d'un collègue occitaniste en difficulté et vous nous dites qu'en fait, c'est vrai mais pas tout à fait puisqu'il s'agit de la langue des locuteurs naturels ( !!!!)
Cet argument pour dire que Vincent Poudampa a tort est tout de même assez incroyable non ?
Michel se réclame bien du camp de ces fameux "locuteurs naturels" non ? Alors il devrait être bien placé pour savoir comment on parle le gascon en Béarn.
Mais vous avez raison, les néo-locuteurs parlent une autre langue, et cette langue n'est généralement pas du gascon.
Où bien vous devez allez au bout de votre raisonnement en acceptant qu'en Gironde on enseigne un pseudo béarnais, une nov langue que vous fustigez par ailleurs, si je vous ai bien lu sur ce site.

En fait, tout au long de ces échanges, on ne peut que constater que le dialogue avec les occitanistes est très difficile, voire impossible, tant leur mauvaise foi et leur malhonnêteté intellectuelle est patente.
Il est impossible de discuter sérieusement avec eux.
Pisser dans un violon produirait sans doute de bien meilleurs résultats.
Auteur : Pèir de Garròs (C'est une blague!)
27/01/12
Felix Arnaudin, Peir de Garros, Gaston febus benlèu doman ? Arrêtez,on s'y perd !
Et si on arrêtait aussi les polémiques et les généralisations sans fin ?
Ce "hiu" portait sur un thème pas fondamental mais pas inintéressant non plus (le gascon chante-t-il ou pas ?) avec une discussion esquissée sur ce thème entre Vincent et Miquéu.
On en vient à force de généralisations et d'arguments "ad hominem" à le faire rentrer au forceps dans les querelles pichrocolines entre occitanistes et antioccitanistes (ou plutôt béarnistes si j'interprète bien le lapsus du message de Peir de Garros au sujet du "béarnais en Gironde").
Quel intérêt à l'étalage de ces rancoeurs pour la nième fois ?
Quelle avancée dans l'approfondissement de notre connaissance d'une culture qui devrait nous rassembler ici malgré nos différences ?
Et ce sont bien ces différences d'approches qui font l'intérêt de ce site, non ?
Franchement, si le règlement de compte apparait à chaque détour du chemin, je crains de me déshabituer d'une de mes lectures favorites !
Siatz tots hardits, totun !
Auteur : Gérard S-G
27/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, seules des contraintes techniques rendent pour l'instant difficile ta nomination comme modérateur !-)
[Tederic M.]
quina mesclanha
Les violons n'y sont pour rien... dommage d'ailleurs d'abîmer de si beaux instruments.
A ce sujet j'invite Félix Arnaudin ou je ne sais plus ...on s'y perd à écouter des violons pyrénéens du groupe adarron Vriulons pirénencs qui ont repris le jeu traditionnel des vallées béarnaises et remis à l'ordre du jour ce magnifique jeu à 2 voix de violons.
Je suis un peu chauvin car mon frère joue, il est aspois comme moi, locuteur naturel et joueur naturel mais aussi ...brrrrr... occitaniste béarnais.
Mais au moins on voit le travail de collectage de musiciens tournés vers l'avenir.
Pour info Gérard nous connait au moins de vue nous sommes aussi Pagalhos...
Par contre j'apprécie beaucoup les propos de Gérard, je préfère avancer malgré mes propos acerbes et désentenuts parfois.
Il s'agit ici de défendre notre culture, notre langue et si nous ne sommes pas forcément d'accord sur la forme je pense que nous sommes d'accords sur le fond.
Sauf Jeanne d'ARC ou Félix ou les rois mages....
Auteur : miqueu
27/01/12
Non, pas Gaston Fébus. Je préfère, et de loin, Michel Eyquem. Mais c'est vrai, cette passe d'arme serait plus à sa place dans l'histoire de la Calandreta bogesa.

Cher Gérard, Michel a dit de gros mensonges et ça me met vraiment en colère.
C'est la raison pour laquelle j'insiste à ce point. On n'a pas le droit de mentir ainsi en espérant que personne ne va oser vous clouer le bec avec des PREUVES et en espérant s'en sortir à bon compte.
Je déteste le mensonge, la calomnie et la manipulation. Je les déteste plus que tout. C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime décidément pas l'occitanisme ni ses zélateurs les plus agressifs.
Point final définitif pour ce qui me concerne.
Auteur : Guilhem Sanç
27/01/12
re
En plus très honnêtement je ne m'étais jamais posé la question si le Gascon chantait ou pas !!!
Vincent est parfois surprenant.
Moi je peut dire que le gascon au moins en Béarn roule comme les galets du Gave balayés par une bonne crue de fonte de neige.
Auteur : miqueu
27/01/12
Je me pose la question depuis un moment parce que je ne comprends pas pour quelle raison la langue des néo-locuteurs ne sonne pas comme celle des anciens, et à mon sens, c'est qu'on n'insiste pas assez sur la prosodie, par absence de référent oral de qualité.
La langue que j'entendais dans ma petite enfance dans la bouche des cousins paysans, n'avait rien à voir avec le parler actuel que l'on entend à la radio ou ailleurs, qui est plaintif, trainant, un peu chantant certes, à la fois francisé et languedocianisé.
Même chose dans l'accent en français, mais aujourd'hui, même dans le Sud-Ouest, ceux qui ont un accent local convergent vers un accent du Midi standard mi-marseillais, mi-pied-noir.

Sur ces questions, je cherche à savoir le "secret" de l'accent gascon, celui qui fait que l'on ne prendra jamais Pierre Albaladéjo pour un Marseillais.
Mais aussi des questions plus subtiles : pour quelle raison les anciens disaient-ils de ma grand-mère qu'elle avait un accent bigourdan ? (et il est vrai qu'elle a passé les années décisives de sa vie à Vic-Bigorre).
Sans parler de la similitude de l'accent basque et de l'accent béarnais pour des oreilles non habituées.
Accent béarnais qui est très spécial en français, un peu snob, arrogant, haché, absolument pas méridional en ce qu'il manque de rondeur.
Auteur : Vincent.P
28/01/12
Ouf ! Merci Vincent d'aider ce "hiu" à redescendre sur terre avec cette question -de fond- celle là, bien réelle et qui montre à ceux qui en doutaient que tu n'as pas tout à fait fait une croix sur la langue gasconne !
Je corrobore tout à fait tes constatations.
Dans la jeune génération en particulier, se répand un accent indéterminé (qui tend à rejoindre celui que j'observe dans les grandes villes du nord de la France et se colore d'influences "rebeu-caillera" et/ou avec e final trainant selon les milieux ...).
Comment, sans donner dans l'archéologisme et un goût de la reconstitution à l'identique qui est si paralysant pour les néo-locuteurs, parler gascon avec un accent à peu près authentique ?
Cela devrait attirer l'attention de tous ceux qui animent ateliers de langue, émissions de radio, écoles calendretas ou pas.
Miquéu, locuteur naturel, risque de trouver cette question un peu bizarre mais elle touche maintenant beaucoup de gens potentiellement.

PS 1 : Tederic, qu'en dobti : l'aprentis moderator n'es pas tant patient com tu !
PS 2 : Guilhem Sanx ? Que'm ditz quauquarren, aquo, mes que m'engani benlèu ?
PS 3 : Vriulons pirenencs : merci Miquèu, qu'us seguiré .
Auteur : Gerard S-G
28/01/12
Non, ne croyez pas ça, vos remarques sont très pertinentes au contraire.
En effet phénomène de société, de plus en plus les jeunes ont un parlé Français uniforme depuis chez nous jusque dans le nord.
Ce langage dit des banlieues, comme d'ailleurs l'écriture sms au désespoir des enseignants...
Par contre j'émettrai 2 bémols à tout ça, fréquentant les calandretas dans le cadre d'intervenant en danses je puis vous assurez que les gamins peut être grâce à l'influence Gasconne n'ont pas pris encore cette façon de parler Français.
Ensuite quand on monte dans la capitale les gens ne font pas la différence entre quelqu'un de chez nous ou de nice, en fait on est tous marseillais.
Sur un point Vincent a raison, il m'est arrivé en parlant français que des gens me disent "oh tu est souletin" tant notre r est commun.
Mais ce n'est propre qu'avec la soule.

Il est vrai aussi que de plus en plus ces gamins n'entendent la langue qu'à l'école, donc non pas cette musique souvent dans la tête.
Pour moi une langue c'est comme une musique, plus on l'entend plus on s'en imprègne.
D'ailleurs l'Ostau biarnès a cherché des solutions par rapport à ce problème de prononciation, il est donc organisé tous les mois depuis 2 ans des rencontres prosejadas entre des gamins issus d'écoles bilingues ou calandrons avec des anciens et souvent dans des maisons de retraite où se trouvent encore pas mal de locuteurs naturels pour améliorer la diction gasconne.
C'est sûr qu'il faudrait trouver des solutions pédagogiques ou techniques mais là je n'ai pas les compétences.
Mais sachez que nous nous sommes posés ces questions, donc vos analyses sont et restent d'actualité.

Après, mais c'est tout à fait personnel, il vaut mieux que notre langue soit toujours parlée même si sa prononciation est moins "pure" que ne plus la transmettre et l'abandonner.
A nous tous de trouver les clés pour une langue digne de nos aieux.
Mercès dera vosta escota.
Auteur : miqueu
28/01/12
Exemple de gascon supposément dans une zone en finale féminine en -o (enclave bigourdane méridionale)  : je suis désolé, je n'entends que -e.

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
29/01/12
Tranche de vie
Collègue de travail. 26 ans, en couple, sur le point de faire construire dans le Sud-Toulousain, aux confins de la Gascogne. Je l'ai bien avertie du danger qu'elle avait à s'enterrer à la campagne loin de la ville où elle travaillera fatalement, les transports, l'enfermement pavillonnaire, tout ça ...
Une gare pas loin qu'elle dit, tant mieux alors ...
Mais est-ce le destin d'un jeune couple que de vivre cette vie de galère ?
Un appart en périphérie immédiate de Toulouse, c'est aussi bien ...

Passons, on ne peut rien faire contre les fantasmes contemporains, même si dans les faits ils aboutissent à des inepties d'un point de vue de l'aménagement du territoire.
Elle m'a surtout confié ceci : son lotissement s'appelle "Couradou del Païs".
Ses mots, avec accent toulousain très fort : "j'ai honte de dire mon adresse, j'aurais préféré quelque chose de normal, Rue des Chênes, quelque chose comme ça".

Tant que les militants régionaux n'agiront pas dans le but de rendre leur fierté aux sonorités de l'ancienne langue, ils se trouveront toujours face à ce mur de mépris, dressé par les autochtones eux-mêmes.
Et la graphie alibertine n'est d'aucune utilité, elle n'est source de dignité que pour quelques latinistes et autres médiévistes des facultés ...

Je passe évidemment sur le fait que la maison qu'elle fait construire est une saloperie méditerranéenne.
Mais en l'espèce, c'est pas sa faute, c'est son mec (d'origine portugaise et dans l'artisanat), elle, elle voulait retaper une petite toulousaine de brique, c'est chou.
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Afficher Tranche de vie en particulier, et peut-être donner votre avis...
1- Sui estomagat per çò que ditz ta collèga... mès pas esmiraglat ! (estonat)
2- Es pas grave qu'un ostau èsti de tipe mediterranean, l'essenciau es qu'èstin adaise dedens...e qu'i parlin gascon !! ;)
3- Ès redde amar... Quò's pas bon per tu ni mèi per digun ;|
Auteur : Gaby
23/01/12
Cela me rappelle les commentaires sur V.D.M. (pour ceux qui connaissent) tu vas encore te faire des amis Vincent mais je ne doute pas que tu ais malheureusement raison.
Ce n’est pas parce que ce sont des promoteurs ou aménageurs que ce sont forcément des lumières… et puis tu vois par exemple en Corse ces choses-là n’arrivent pas pour la simple raison que les promoteurs sont corses : qu’ei atau
Auteur : Tederic D
23/01/12
Si, c'est grave, Gaby !
"Es pas grave qu’un ostau èsti de tipe mediterranean, l’essenciau es qu’èstin adaise dedens...e qu’i parlin gascon  ! ! ;)"

Mès justament, si n'an pas la fiertat de l'eretatge gascon, ne van pas construíser gascon, e ne parleran pas gascon tanpau !

A force de faire du hors-sol, de défendre l'apprentissage de "l'occitan" non par un ancrage identitaire et territorial, mais par utilitarisme pédagogique, on se trouve démuni à Orthez devant une fronde de "parents MacDo", qui veulent bien le bilingüisme, mais français-anglais only.
Ma grand mère disait : "à malin, malin et demi". On peut dire ici : "à hors-sol, hors-sol et demi !".

En refusant de s'appuyer sur un ancrage identitaire fort, l'occitanisme jacobin s'est privé de la seule chance de succès dans son face à face inégal avec l'Etat jacobin français.
Auteur : Tederic M.
24/01/12
Que les choses soient claires : c'est une fille que j'apprécie particulièrement, je ne fais que faire état des propos anodins d'une personne lambda, et en quoi cela nous permet de nous faire une idée de la sociologie des habitants de notre région.

Ce n'est pas la première fois que l'on me confie de telles choses, notamment sur la honte induite par une présence trop typée de la langue vernaculaire. Cela fait plouc.

Quant au débat du hors-sol, je crois malheureusement que les occitanistes sont conscients de ce qu'ils font, à savoir que nous sommes face à un mouvement qui vomit tout sentiment identitaire et qui n'a pour seule passion "la" langue.
Ils ne parlent que d'elle, ne vivent que pour elle, ils en ont fait une abstraction totale, coupée de tout contexte socio-économique ou ethno-culturel.
J'ai même envie de dire qu'ils se moquent par qui "la" langue est parlée, même de comment elle est parlée, ce qui importe, c'est qu'elle soit encore là.
L'amour fou ne fait pas une politique intelligente.
Auteur : Vincent.P
24/01/12
Si je résume ce que tu dis, le ver est dans le fruit … alors débarrassons nous du ver.
Auteur : Tederic D
25/01/12
Ca ne m'étonne pas non plus.

Conformisme, ignorance entretenue, désir de bien faire. Les réflexes typiquement régionaux s'effacent parce qu'on a tout fait pour les chasser. Ce qui allait de soi en 1970 est aujourd'hui en loques.

La honte intériorisée est l'acquis des nouvelles classes dirigeantes (voire des anciennes) 'french-minded'. C'est un système, ça tourne tout seul.

F. Fontan disait souvent que "la langue est le critère synthétique de l'ethnicité". C'est vrai en gros, mais terriblement réducteur.
Il faut être coupé du réel pour ne pas voir l'insuffisance de la définition, tant en Europe (Suisse, Croatie, Serbie, Ecosse) qu'au niveau régional "français".

Et quelle langue ?
La langue comme substitut à l'identité perdue ? Comme instrument d'un lien social ? Comme gratification affective aléatoire ? Comme posture ?

La réduction à une langue hors-sol ramène l'appartenance à une option immédiate, éphémère et individuelle.
Or, un peuple n'est pas une collection d'individus unifiés par une étiquette.
La notion de personnalité ethnique (au sens exact du mot : appartenance à un groupe humain historique et culturel auto-défini sur la longue durée) est étrangère à la pensée française, et au droit français des minorités nationales (d'où le refus de ratifier le charte des langues régionales, qui n'a rien de surprenant).
L'interdit sur le concept empêche la pensée et annihile la capacité de résistance.

En soixante ans les attitudes des occitanistes (générique non polémique) ont varié. Pourquoi le 'revival' n'a-t-il pas pris, ou si mal ? Bref, où sont les peuples réels ?
Peut-être était-il déjà trop tard. Sans doute certains n'ont pas voulu sauver un peuple mais flatter leurs fantasmes.
Les provincialistes, pour leur part, n'ont pas posé les questions de fond.
Trop de disputes ont brouillé les raisonnements, d'autant plus virulentes que l'agonie de la langue et de la fierté paysanne (brisée entre 1914 et 1950) laissaient la place libre aux grands débats des spécialistes en bocal et des institutionnels. Sur les décombres des peuples réels, dont les Gascons.

On peut enseigner une langue, même la rendre obligatoire, généraliser la signalétique bilingue ; mais les autres dimensions de la vie, même si on les met en slogans, ne se plient pas si facilement aux projets doctrinaires.
Quelle conception du peuple et de l'appartenance pourrait sauver ce qui peut encore l'être et le projeter dans une dynamique de reconquête ?
Attention à ce que le tout-linguistique et le hors-sol ne fabriquent pas des coquilles vides. Nous aurions alors nos villages Potemkine à nous.
Auteur : PJM
25/01/12
Je suis d'accord avec toi, Vincent, sur cette idéalisation que se font les occitanistes de la langue. Mais pas tous.

"L'amour fou ne fait pas une politique intelligente." La haine est donc plus efficace. Ca fait pas un peu hitlérien ça ?
Auteur : Gaby
25/01/12
Gaby, vous valez mieux que ça !
Utiliser la référence nazie pour essayer de mettre en difficulté vos contradicteurs n'est pas digne.
Auteur : inconnu
27/01/12
Mes vertes frontières
J'habite le Val d'oise, dans mon coeur, je chantais en 1990, en soutien d'une grosse dépression un air disant ceci :
j'ai aimé sur les vertes bruyères,
j'ai aimé sur les vertes saisons,
j'ai aimé sur les vertes bruyères,
j'ai aimé au pays des gascons.

Je ne connaissais pas du tout l'air, il m'est venu doucement en moi, pourriez vous me dire quelque chose la dessus ?
Peut être quelqu'un me l'a chanté petite, à mes 3 ans, je suis allée en vacances à Condom Gers dans la ferme Neuret, à Las tapie. ......?????
C'est incroyable ...
Auteur : Martine Langlois
22/01/12
Afficher Mes vertes frontières en particulier, et peut-être donner votre avis...
Accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me renseigner sur l'accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916 nbsp;? Merci bcp.
Auteur : Gasquet André - 17800 Pons
19/01/12
Afficher Accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un rapide voyage en internet nous apprend que la poudrerie fut créée en 1913, dans le voisinage de celle de St-Médard en Jalles qui existe encore(la SNPE) et juste à la limite de ce qui fut l'aérodrome de Croix d'Hins de 1903 à 1920.
L'accident, le 21 avril 1916, fit 42 morts parmi les 1800 ouvriers, français, espagnols, civils et mobilisés (on était en pleine Grande Guerre et l'usine fournissait au front des poudres et des grenades : tout ceci nous rappelle l'hécatombe de ces années terribles).
On ne dit rien sur les causes de l'accident : erreur de manipulation dans l'usine ou voisinage malencontreux avec l'aérodrome ? L'activité dura pourtant jusqu'à fin 1917.
L'histoire de Croix d'Hins dans la période contemporaine semble ainsi tissée d'investissements râtés ou sans avenir : l'aérodrome mentionné aurait pu être l'équivalent de Mérignac aujourd'hui et Radio Lafayette, station franco-américaine (du moins dans le projet de départ) abritée sur le territoire de l'ancien aérodrome de 1920 à 1944, aurait pu être le berceau d'un petit Boulogne Billancourt voire, qui sait,un Hollywood/Bollywood gascon. Les guerres auront été fatales à tout cela.
Voir pour l'épisode Radio Bordeaux Lafayette, le site www.radiofil.com
Auteur : Gérard S-G
25/01/12
Orthez : des parents d'élèves s'insurgent contre la classe bilingue
Sans commentaires ... que je ferai quand même après. : )

www.larepubliquedespyrenees.fr-2012/01/18/orthez-des-parents-deleves-sinsurgent-contre-la-classe-bilingue-occitan
Auteur : Vincent.P
18/01/12
Afficher Orthez : des parents d'élèves s'insurgent contre la classe bilingue en particulier, et peut-être donner votre avis...
ecoles bilingues
Au delà de cette polémique importante, que l'on soir pro ou contre les écoles bilingues, je voulais témoigner de deux évènements importants concernant ce sujet mis sous l'éteignoir en ces périodes "troublées"...
Je rappelle que ces actions de parents d'élèves sont menées par la FCPE du Béarn visiblement anti-occitaniste de base.
Quand le collège CALANDRETA DE GASCONHA a été relogé au collège JEAN MONET à Pau où des classes étaient libres, nul ne trouva à redire, à préciser qu'il y avait sur place déjà des classes d'enseignement de type classique.
Tout début 2011 je ne suis pas sûr de la date, après 2 ans de présence du collège Calandreta sur le site, des parents d'élèves et ce à l'iniciative de la FCPE demandèrent une séparation physique de la cour de la récréation afin que les gamins des 2 structures ne se mélangent pas, les calandrons sont peut être porteurs de virus...
Je posais la question alors à une responsable FCPE "faut-il aussi les marquer et leur coudre une étoile au revers de leur veste"....
Hélas cette navrante anecdote s'est renouvelé à côté de Limoges récemment, toujours sous la houlette de la FCPE, toujours au combat d'avant-garde, une demande de séparation physique par barrières entre calandrons et élèves d'une école primaire classique.
Tout simplement le maire de la commune avait logé la calandreta provisoirement dans cette école, le temps que des travaux de couverture s'effectuent à la calandreta...
Je trouve ces méthodes passéistes, un brin nauséabondes au 21ème siècle, pour un syndicat de parents d'élèves qui prone le partage et la tolérance oui mais pour qui ?
Je tenais a rappeler ces évènements qui me semblent graves.
Je ne doute pas que la plupart des parents qui sont opposés à l'ouverture de la classe bilingue à côté d'Orhez ne sont pas dans cette lignée d'esprit mais que la FCPE Béarn par contre fait un travail infâme de désinformation.
La classe bilingue et les parents hostiles à ce projet sont pris en otage par syndicat "parti pris".
En effet il est beaucoup plus facile d'aller manifester et semer le trouble dans une réunion où participe un représentant du CAPOC, un inspecteur d'académie dont la fonction unique est de suivre la mise en place de l'enseignement bilingue public, une représentante du conseil Général maître d'oeuvre du projet par convention et 3 parents d'élèves présents dans la salle que d'aller directement manifester au siège de l'inspection académique par exemple, voire au ministère de l'éducation nationale !!!
Mais la Fcpe Béarn a toujours fait preuve d'un grand courage !!!
Cette action pour la Fcpe Béarn veut dire que la création d'écoles bilingues en Béarn est responsable à l'échelon national de la suppression de classes et de postes d'enseignants !!!
Je pense que cette responsabilité vient de beaucoup plus haut non ?
Dommage que tant de bêtise existe encore..
Le rôle des ces écoles bilingues est de transmettre la langue de notre territoire tout simplement, que l'on l'appelle occitan ou gascon...
Adishatz
Auteur : miqueu
19/01/12
Qu'i a mantuas faiçons de lutar contra l'ensenhament calandreta (e tanben ikastola).
Quan las escòlas e son estadas legalizadas, que se podèn pas mei atacar suu plan juridic, ua faiçon mei limaishorda qu'es estada experimentada : la non conformitat materiau deus locaus d'ensenhament (la calandreta de Labohèira) :
Aqueth locau qu'èra ua anciana escòla de l'ensenhament public !
M'es estat raportat un medish constat per ua ikastola.
La rason vertadèra vienè de la miaça que la Calandreta hadè sus un pòste de l'ensenhament public qui podè estar suprimit per baisha deus efectius.
Auteur : Lo Pèir
20/01/12
Je pense que les occitanistes n'ont pas compris qu'il n'y avait pas de demande véritable pour un tel enseignement et que les quelques parents qui y mettent leur gosse (7 inscrits ...) ne le font pas par patriotisme gascon ou béarnais, par amour du petit pays et par fidélité aux anciens, mais dans le but de donner à leurs enfants une éducation qu'ils pensent meilleures dans le contexte d'une concurrence accrue entre les individus ...
Bref, une sorte d'option latin dès le primaire ... Sachant après que les élèves en difficulté sont réorientés dans le cycle normal.

Les occitanistes n'ont pas préparé le terrain, ils arrivent en "étrangers", vantant une langue morte pour ses seules qualités pédagogiques ...
Alors, s'il s'agit de former les capacités cognitives des enfants, autant apprendre l'anglais ou l'espagnol, c'est clair ...
La seule justification de l'enseignement du gascon, c'est le patriotisme, point, parce que sur tous les autres plans, cela n'est plus d'aucun intérêt, d'autant plus que la population autochtone est minoritaire un peu partout, du fait de l'héliotropisme.

Les occitanistes doivent parvenir à faire le deuil de cette chimère d'une langue dite occitane qui serait enseignée normalement au sein de l'éducation publique.
Grandissez ... La vie est triste, c'est comme ça. Il y a d'autres choses à faire que sauver les parlers romans vernaculaires ... Sauver les paysages, les mythes, les traditions, l'esprit populaire, ... en français.
Auteur : Vincent.P
22/01/12
Qu'es escandalós çò que dises...
Ua vision pas faussa a le començada mes cents còps exagerada, com d'abituda.
A se demandar çò que't daré lo mèi de plaser : véder le lenga a contunhar, o l'escanar de les toas mans....
Mes atau qu'es l'òmi, l'escur qu'es totjamei mei interressent que le lutz... Côté obscur, etc... Hèi shau Anakin...
Auteur : Castèths en l'aire
22/01/12
Vincent misère.. misère
Cher Vincent je vois qu'en 2012 tu n'as pas changé !!!
Je ne sais pourquoi je savais que ton commentaire serait négatif et très nul..
Une fois de plus je vois que tu n'es pas très au fait de ce qui se passe ici, de grands de belles périphrases mais qui sonnent creux !!
A toi nous te laissons le Français nous nous continuons pour la défense du Gascon..
Quant tu auras des gamins, adhère à la Fcpe, ils sont formidables pour la défense du Français, c'est bien tu as trouvé ta voie et arrête de vouloir penser à la place des occitanistes ou des Gascons cela fait plus de trente ans qu'ils travaillent sur la transmission et l'enseignement, arriver en étrangers je crois que c'est toi qui n'as pas tout suivi...
C'est vrai qu'à l'époque tu étais encore dans les couches et les biberons !!!
Heureusement que l'on n'as pas attendu le grand William Wallace de Gascogne j'ai nommé VINCENT P.
Je te rassure on va continuer sans toi de toute façons tu n'amènes rien au débat à part quelques aboiements que je suis l'un des rares "Gascoccitan" à lire.
ADISHATZ mossur.
Vient plus tôt t'amuser au Carnaval Biarnès je t'invite avec les Pagalhos, tu verras ça te fera le plus grand bien, d'entendre l'oc, le chanter, le danser avec des jeunes plein d'optimisme qui eux ont décidé de ne pas enterrer leur langue et culture.
Mais s'il te plaît si tu pense que les langues romanes et le Gascon en particulier sont mortes et inutiles, arrête d'en parler et grandit toi aussi, laisse faire ceux qui savent.
Une chose est certaine on va continuer à sauver les paysages, les mythes, les traditions, l'esprit populaire,.....EN GASCON.
je te signale que c'est en très bonne voie, par exemple sur la communauté du piémont Oloronais le label ART ET histoire a été obtenu, que la langue Occitane avec la reconnaissance des dialectes Gascons est inscrite comme patrimoine immatériel.
Donc tu vois tes commentaires je me répète mais que je classe comme prétentieux et intellos sont très loin de ce qui se passe sur le terrain, ce n'est pas grave et je te plaint même un peu tu vois de te voir si jeune et tant arroganhec...
Auteur : miqueu
22/01/12
cassador
Au fait j'ai aperçu sur le site Facebook de Vincent une petite BD innocente et mignonne... où on accuse clairement les calandretas de tuer la langue, un chasseur est à l'affût pour tuer les petits calandrons, super non !!!
La BD n'est pas de Vincent, par contre il se vante de bien vouloir être le chasseur, c'est pathétique de connerie même au second degré.
Cela dénote bien l'état d'esprit de ce garçon un brin perturbé, l'instruction ce n'est pas l'intelligence !!!
Mais cela me plairait de le voir chasser le calandron mais la chasse n'est pas encore ouverte !!!
Chasser le chasseur je n'ai jamais fait, à voir.
Auteur : miqueu
22/01/12
ségrégation
Vincent tu n'as fait aucun commentaire sur les faits réels décrits dans mon premier article concernant la séparation physiques dans les cours de récréations entre gamins calandretas et ceux du cursus classique, rien de choquant pour toi, cela ne m'étonne pas, je commence mieux à te cerner, quand j'ai vu la BD que tu cautionne avec un humour un peu noir je comprends.
Surtout reste un bon citoyen Français tu es excellent.
Auteur : miqueu
22/01/12
Scandaleux ? Il ne faut pas exagérer, ma vision ne se base que sur des phénomènes objectifs : décrépitude finale de la langue dite occitane comme moyen de communication naturel, boom démographique porté par les allogènes, recherche de voies parallèles à l'enseignement public traditionnel discrédité, absence de base sociale de l'occitanisme dans la population.

Pour le reste, je ne suis pas responsable de la mort de "la" langue comme ils disent (elle a un nom, "la" langue), loin de là, mais cela fait un moment que je pense que l'on ne peut rien faire contre les phénomènes de fond qui traversent la société.
J'éprouve peut-être un certain plaisir à faire le constat pessimiste que tout est mort, mais c'est surtout parce que je sais que ça va effrayer les bonnes âmes occitanistes qui trouveront ça "scandaleux".
Personnellement, je trouve que le déni de la réalité est autrement plus scandaleux.
Sans parler du parasitisme de l'occitanisme dans les collectivités territoriales.
Auteur : Vincent.P
22/01/12
« une sorte d'option latin » :
Marrant quand on sait que les gens de la génération de mes grands-parents n'ont pas transmis leur langue, tellement ils en avaient intériorisé la honte, à force d'entendre que celle-ci n'était qu'un patois qui allait embrumer la tête de leur progéniture et nuire à leur scolarité.
Je me rappelle encore de quelqu'un me répétant ce que ses grands-parents lui disaient quand il allait en vacances chez eux : « Ne cau pas parlar biarnés, sinon que vas demorar pèc com nosautes ».
Alors de penser que l'occitan devient une filière de sélection de l'élite scolaire, je trouve que c'est un revirement historique intéressant...

Pour ce qui est de défendre la culture, les mythes, l'esprit populaire... en français, c'est tout simplement une ineptie !
N'importe quel étudiant en première année de philo sait qu'on ne pense pas de la même façon en français, en anglais, en allemand... et donc à fortiori en gascon.
À moins que celui-ci ne soit qu'une extension linguistique du français comme le pense l'IBG...
Il y a une dizaine d'année j'ai été invité à un meeting écologiste. En me promenant parmi les stands, j'ai manqué m'étouffer en voyant, sur un présentoir, un CD de chansons de Brassens... en esperanto.
Vouloir sauver la culture gasconne sans la langue est à peu près aussi crétin que de chanter Brassens en esperanto quand on est français...

Vincent se complait dans une posture nihiliste snob qui, je l'avoue me fatigue un peu (j'ai passé l'âge de prendre des poses).
Cela dit ce n'est pas en croyant prendre de la hauteur qu'on se grandit réellement...
Auteur : ltrobat
22/01/12
A propos de la BD : c'est vraiment moi, l'auteur l'a dessinée après une discussion avec moi sur un forum duquel j'ai été banni. Véridique.
Auteur : Vincent.P
22/01/12
parasite oc !!!
Si je pouvais te parasiter et sucer ta substantifique connerie je le ferais avec un plaisir non dissimulé !!!
N'empêche qu'une fois de plus tu ne réponds à mes questions.
vraiment tu me déçois beaucoup, je sais que tu t'en fout, mais tes commentaires sont à la hauteur de ton ego ....NULS ET INSIPIDES
Auteur : miqueu
22/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Laissons les insultes et revenons à la discussion sur la fronde de certains parents contre ce projet d'école bilingue français/"occitan" !
bd
AMICS de Gasconha.com je vous invite quand même a aller voir la petite bande dessinée sur le profil facebook de notre cher Vincent, c'est très parlant...
Hilh de puta que voi tornar prenèr eth permis de caça mès pas taus calandrons !!!
Auteur : miqueu
22/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Modera't, Miquèu ! (o que't vau moderar !-))
Tederic M.
Il y aurait une chronique à écrire sur la place consentie depuis deux siècles aux langues dites régionales dans les institutions de l’État français (comme dans les privées qui s’alignent contractuellement).
L’« Éducation nationale » n’a pas pour vocation et fin d’enseigner dans des idiomes autres que le français.
S’il en est autrement, c’est parce que des brèches provisoires ont été ouvertes dans la fortersse en béton.
Confondant l’« étatique » et le « national », l’étatique et le « populaire », tout le système intellectuel et administratif français repose sur le rejet des communautés régionales subsistantes, pour la Droite comme pour la Gauche, qui sont les deux ailes du même fonctionnalisme.
Ceux qui ont confié le sort des langues à l’E. N. ont été neutralisés, malgré leur sincérité, parce que simplement tolérés.
Mais au moindre incident, le système reprend ses droits et ses réflexes. Cela fait ressortir les limites des alliances politiques.
Ne croyez pas que ce ne soit qu’une question de postes à préserver syndicalement ou de carte scolaire.
Ces questions se posent certes, surtout dans les petites communes, mais le fond de la question est la conception de l’éducation.
L’idéologie française est ordonnée à la construction d’un individu-citoyen libéré de ses références locales.
Cela se traduit aussi bien à gauche qu’à droite (allez voir sur le site limousin 'Mescladis' les dernières péripéties à ce sujet).
Le monde de l’E. N. est globalement au service de cette conception qui fait aller de pair l’uni-formisation linguistique et morale de la « nation » (au sens français du mot, bien sûr) et la formation d’un citoyen majeur, débarrassé de ses attaches concrètes.
Les têtes qui pensent pour les parents d’élèves font simplement leur travail. Et ça continuera jusqu’à la fin.
Que les classes en langues régionales tendent à devenir des classe « bobos » ou refuges, cela se peut bien, mais si la cause linguistique était assez forte et localement assise, elle pourrait intégrer.
Si elle ne le peut, il faut envisager une meilleure liaison entre langues et activités locales. Cela dépendra évidemment de la situation « sur le terrain ».
La médiocre ségrégation des Calendrons, les menues brimades (qui peuvent devenir de grosses condamnations), sont dans l’ordre des choses, comme la conséquence d’une doctrine fixée et vigilante.
Dans la lutte pour la langue, indissociable du combat pour le respect et la dignité d’un peuple, rien ne fut, n’est ni ne sera facile.
Les enfants pris dans ces remous devront l'apprendre, aussi...

Ce jugement paraître sans doute trop général pour des situations qui se règlent au coup par coup (dans un épuisant bricolage fait de recours, de plaintes, etc.), mais sur le fond ?
Auteur : PJM
22/01/12
darrèr punt
Je tiens à signaler que le parasitisme occitan dont fait fait référence Vincent est ici en Béarn d'expression Gasconne, l'occitan n'étant qu'un terme générique, c'est la reconnaissance de la langue d'un peuple sur son territoire, je pense que ce n'est pas rien  !!!
Lui forcément c'est facile il n'a jamais rien fait pour défendre une identité et une appartenance... si tout casser.. je voudrais connaître la différence entre parasite et nuisible  !!!
Alors pourquoi t'essayes tu a vouloir sur youtube chanter en Gascon, très honnêtement mais je te l'ai déjà dit cela n'amènes rien et en plus c'est très parasite au niveau de la qualité vocale, heureusement que tes aînés ont su préserver ses chants que tu n'aimes pas non plus d'ailleurs car tu m'as dit un jour ne pas aimer les polyphonies Pyrénéenes, mais d'ailleurs qu'aime tu a part les jeunes basquaises....
Auteur : miqueu
22/01/12
Il est vraisemblable qu'une partie des parents choisissant l'option "occitan" le font comme il le feraient d'une option latin, en effet mais je suis persuadé qu'une autre partie le fait par attachement sincère à la langue et à la culture, du moins à ce qu'ils en perçoivent ou en ont conservé, bref une sorte de "patriotisme" même affadi comme l'écrit Vincent.
Il est sans doute impossible de séparer le bon grain de l'ivraie (qui n'est pas tout à fait ivraie, du reste...).
Cela peut expliquer la faible motivation de résistance quand l'option en question est menacée de disparition.

Mais ce qui est scandaleux dans cette histoire, c'est le comportement de la section locale de la FCPE (pas besoin de chercher "plus haut", Miqueu, sinon dans l'état d'esprit actuel et la conception purement individualiste et utilitariste de l'enseignement (qui ose encore s'intituler "Education", ce qui à ce stade est pathétique ).
Soyons lucide d'ailleurs, les parents en question ou leurs successeurs à la génération suivante, seront les premiers à sacrifier le français à l'anglais ou au chinois selon leur perception des puissants du moment et de l'intérêt qu'il y aurait à se mettre dans leurs petits papiers...
Le pire est dans cette demande ubuesque de séparation des cours de récréation ; ces bons apôtres, soucieux d'éviter la contamination du français parlé par leurs chers petits par des formes dialectales dépassées, se rendent-ils comptent qu'ils entrent dans une typique démarche d'apartheid ?
Enfin j'aimerais rappeler à Vincent que la politique du pire, même sous prétexte de réalisme, historiquement, ça n'a strictement jamais marché : ne décourageons pas les efforts des autres surtout lorsque l'intention commune est bien de sauver tous les éléments culturels et sociaux réflétant l'appartenance commune (gasconne ou occitano-gasconne ,comme on voudra).
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
22/01/12
Je ne suis absolument pas nihiliste, sinon je ne ferais pas des choses de mon côté, je suis seulement réaliste, et je veux agir efficacement.
La figure de style du coup d'épée dans l'eau ne m'intéresse pas. Quand c'est mort, c'est mort. On ne sauve pas les cancéreux en phase terminale. On peut prier si on veut.

Quant à la Gascogne, ma conviction profonde est en effet qu'elle transcende largement sa langue qui n'était qu'un marqueur historique parmi d'autres.
Le seul souci, c'est que les autres marqueurs se cassent aussi la gueule, avec la fin du monde rural... On fait comment ? C'est toute la question !

Enfin, attribuer une idéologie à une langue est stupide, et même si c'était vrai, ils pensent quoi les calandrons qui parlent un français avec des a à la fin des mots, langue dite aussi "occitane"  ?
Auteur : Vincent.P
22/01/12
Si les enfants en cursus occitan veulent parler parfaitement l'oc, il vaut mieux en effet qu'ils soient physiquement séparés des petits francophones qui les pousseraient à repasser au français ! :D
Auteur : Vincent.P
22/01/12
Lo Eric Zemmour gascon !
Totun les questions deus dus prumèrs paragrafe de l'intervencion de Vinsenç que son interessentas.
Jo tanben e'm pensi lo biash de har vir "neolocutors" de cap a le lenga qu'a un ligam hense dab un "patriotisme" locau.
Prenem un exemple pèc : se quauqu'un e's bota a parlar allemand (d'eth medish) que serà pr'amor d'estar estat interressat prumèr per le cultura allemanda, lo país. Qu'es atau qu'arriberà entà le lenga.
Qu'èm nosatis, gascons, a har passar aqueth sentit de fiertat identitari aus còshes, e atau que contunherà le lenga.
Auteur : Castèths en l'aire
22/01/12
cassador dusau
Aquiu segur que voi tornar cargar eth peta hum !!!
Auteur : miqueu
23/01/12
contentament..
Je suis quand même rassuré de lire des réactions saines et intelligentes sur ce site merci à Gérard et à PJM je serais plus modéré envers Castèth en l'aire que je respecte beaucoup au demeurant.
Les calandrons qui parlent Français avec des a à la fin des mots pourraient donner des leçons de gascon a notre cher Vincent qui doit souffrir d'un complexe linguistique évident.
Viens donc te mesurer avec ces petits pseudos gascons à parler gascon et après on jugera tes "jugements".
Ce jour là j'invite tous les membres de ce site a participer à la joute verbale, j'offre le jurançon de l'amitié, mais je doute que Vincent malgré sa grosse gueule soit au rendez vous, ou alors je le sous estime et c'est avec plaisir que j'accepterai ma défaite.
En attendant et jusqu'à preuve du contraire les calandrons parlent un Gascon digne de ce nom j'en suis témoin Vincent je ne sais pas et vous ?
Auteur : MIQUEU
23/01/12
Doit-on voir dans les actions de la FCPE l'esprit jacobin frapper de nouveau ?
De vieux démons ressurgissent, la fameuse république une et indivisible où le français sera la langue universelle sur notre territoire national.
Aujourd'hui les choses ont changé, l'Europe est née et l'Anglais est devenu la langue universelle dans cette mondialisation.
Les vieux réflexes alors reviennent… cela m'attriste.
Miqueu a raison sur le fond, c'est inacceptable, il y a la place dans l'éducation pour toutes les langues qu'elles soient régionales ou étrangères et ce qui par contre m'attriste, c'est qu'une langue qui est notre patrimoine régional, notre identité gasconne soit aussi mal traitée.
Alors que la Charte européenne des langues régionales adoptée par l'Europe pour protéger et pour favoriser les langues régionales et minoritaires en Europe a pour but de favoriser l’emploi de ces langues dans la vie privée et publique. Un objectif purement culturel mais qui a son importance quand on sait qu'il rentre dans les débats nationaux voir même dans les programmes présidentiels.
La France n'a toujours pas ratifié ce traité et il serait temps de le faire avant qu'il ne soit trop tard.

Et surtout ne pas oublier :
sauvons les paysages, les mythes, les traditions, l'esprit populaire de Gascogne oui mais aussi notre langue sinon nous n'aurions plus de raison d'exister.
La Bretagne, l'Alsace, la Corse, l'Euskal Herria ont leur langue, et nous non ?
Auteur : Tédéric D
23/01/12
"AMICS de Gasconha.com je vous invite quand même a aller voir la petite bande dessinée sur le profil facebook de notre cher Vincent, c’est très parlant..."
Oui, mais quelles sont les coordonnées de son profil ?
Auteur : ltrobat
23/01/12
Nous sommes en 2192, et les descendants de Vincent nous rabâchent qu'il faut sauver la culture française, la littérature française, les mythes français, la chanson française, l'esprit français... en anglais.
Le français n'étant qu'un parler roman vernaculaire...
Auteur : ltrobat
23/01/12
Sur les conseils de Miqueu je suis allé sur le profil de Vincent comme n’importe quel « amic de Gasconha » et je n’ai rien vu pas de Bd….
Peut être faut-il aller sur son « Mur » ? mais pour cela il faut être accepté comme ami !!!?
Vincent, si tu veux un conseil, la prochaine fois choisis mieux tes amis sur Facebook cela t’évitera des mauvaises surprises :-) ou alors Miqueu et toi vous nous faites le sketch des frères ennemis
Adiu et amistats a voste
Auteur : Tederic D
23/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com a le plaisir de confirmer que Miquèu et Vincent sont amis Facebook depuis hier.
Mais je ne suis pas un monstre !
Auteur : Vincent.P
23/01/12
facebook
jo tanpoc !!!!
Auteur : miqueu
24/01/12
jou tanpouc ?
"Jo tanpòc"plutôt ? Enfin je crois.
Auteur : Louis Alibert, supplétif de la gestapo et fondateur de l'occitanisme.
24/01/12
Très bonne réponse de M. Trobat dans son second post du 23 janvier. D'accord à 100%.
M. Poudampa a tort, on ne sauve pas son identité en abandonnant sa langue nationale. C'est totalement aberrant.
Le gascon est mort, c'est vrai. Mais la Gascogne aussi est morte avec sa langue.
Précisions, le français est un patois qui a réussi et le gascon un patois qui a échoué.
Si un jour on ne parle plus français en France, sera-ce toujours la France ?
Les Irlandais, par exemple, ce ne sont que des Anglo-saxons catholiques, ni plus ni moins. Des Anglais qui se croient celtes.
Tout cela me paraît telle évidence que je ne comprends même pas qu'on puisse en débattre.
Auteur : Ludovic Dupouy
24/01/12
Nos ancêtres ont perdu la maîtrise de la langue basco-aquitaine, et nous sommes toujours là ...
Parce que la Gascogne est un espace géographique naturel contre lequel seule la tectonique des plaques pourra faire quelque chose...

Et de toute manière, ceux qui me lisent savent très bien que je pense que si nous voulons vraiment une langue nationale, nous n'avons qu'à adopter le batua.
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Pas très convaincante votre comparaison avec les irlandais, c'est comme de dire que les Corses sont des Italiens qui se croient Maures.
La Gascogne est morte sur le papier et sur les cartes mr Dupouy … mais elle existe toujours  !! car l'âme gasconne demeure.
SVP, ne vous faites pas le porte parole de ceux que Vincent vient de décrire et que j'appelle " les fossoyeurs" du sentiment gascon que nombreux d'entre nous voulons perpétuer.
L'histoire n'est qu'un éternel recommencement et l'actualité nous démontre que nous avons raison.
Je suis d'accord qu'il ne faut pas abandonner sa langue car l'on perd son identité mais je pense que ce n'est pas ce que Vincent a voulu faire passer comme message.
Il aime le Gascon mais peut être pas le même gascon que ces fossoyeurs jacobins et il n'en veut pas.
Mais là où je donne surtout raison à Vincent, c'est qu'il y a d'autres sujets plus importants peut être que le gascon… comme la défense de nos paysages, de notre culture, de notre architecture, de notre art de vivre, de notre gastronomie, où chaque jour on découvre qu'ils sont mis à mal.
Aujourd'hui, Il y a une prise de conscience et je ne donne pas cher de nos adeptes de ce mouvement sectaire décrit pas Vincent car comme tout mouvement sectaire il ne peut plus et ne sais pas évoluer.
Auteur : Tederic D
25/01/12
evident..
Cher Ludovic si tu ne comprends pas pourquoi participe tu au debat, je pense que tu as mieux a faire.. tu as le droit de penser ce que tu veux mais d'autres pensent autrement sur ce site qui pensent que le gascon helas pour toi est toujours vivant cela tu n'y pourras rien changer...et heureusement
Coraument
Miqueu
Auteur : miqueu
25/01/12
Adishatz,
J'ai mes deux petits garçons en Calandreta, et je suis vraiment très curieux de voir cette fameuse bande dessinée avec, semble-t-il, un chasseur voulant les tuer.
Merci par avance.
Auteur : David Bordes
25/01/12
en plus
Des anglais qui parlent le gaellique et dont la majorite sont protestants en Eire.
Reste un petit bout en haut vestige de la colonisation anglaise
Faut voyager mon grand....
Auteur : miqueu
25/01/12

Réponse de Gasconha.com :
En Ulster et pas en Eire, la majorité protestante !
oups
Merces Tederic en voulant faire le sapien j'ai dit une grosse connerie... mea culpa
Auteur : miqueu
25/01/12
Honnêtement, je suis allé à Dublin en 1989 après avoir connu l'Angleterre et j'ai vraiment eu l'impression d'être dans une ville anglaise. De confession catholique mais d'esprit anglo-saxon.
De plus on sait que la pratique du gaëlique est presqu'éteinte hormis dans certains foyers. En tout cas inexistante dans les villes.
Les pouvoirs publics, conscients de la gravité de la situation, essaient de faire revivre la langue...
Auteur : ltrobat
25/01/12
"Je suis d’accord qu’il ne faut pas abandonner sa langue car l’on perd son identité mais je pense que ce n’est pas ce que Vincent a voulu faire passer comme message."
Ah bon ? Alors "il y a d’autres choses à faire que sauver les parlers romans vernaculaires ... Sauver les paysages, les mythes, les traditions, l’esprit populaire, ... en français.", ça veut dire quoi ? ?
Que celui qui a des oreilles pour entendre entende...
Auteur : ltrobat
25/01/12
En même temps, d'un point de vue civilisationnel, pas grand chose n'a jamais séparé les Anglais des confins celtes des îles britanniques ...
Ils sont tous issus d'une même souche ethnique, leur destin historique est lié depuis les temps les plus reculés, qu'in fine sur ces îles celtiques, un patois germanique se soit imposé (aussi bien en Angleterre qu'en Ecosse via le scots d'ailleurs) est un accident historique assez amusant.

Par contre, même dans 100 ans, si l'on fait exception de ce qu'il y aura de français en commun, il y aura toujours un monde entre Bayonne, Marseille et Clermont-Ferrand.
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Sorti du contexte c’est sûr … je ne vais pas répondre à la place de Vincent mais prenez de la distance, ce n’est pas les quelques calandretas qui vont changer quelque chose.
Beaucoup de gens ont entendu parler du gascon mais ne l’on jamais entendu.
Le gascon est resté ancré au sein de quelques initiés.
Mais l’avez-vous entendu sur les ondes nationales ? ou lu sur des livres édités par de grandes maisons d’éditions ?
« Les occitanistes doivent parvenir à faire le deuil de cette chimère d’une langue dite occitane qui serait enseignée normalement au sein de l’éducation publique ».
Ça veut dire tout simplement que s’il faut attendre que toute la Gascogne parle gascon pour agir sur le reste, on peut toujours attendre.
Qu’il y a des sujets tout aussi brulants en Gascogne que l’on peut traiter maintenant … et en français.
Une langue pour qu’elle vive, il faut qu’elle soit parlée au quotidien. Qui entend chez le boulanger ou l’épicier parler gascon ? il y a 30 ans oui mais aujourd’hui ? …. On n’entend même plus l’accent de notre pays alors c’est peu dire !!
Réveillons d’abord les consciences, les gens viendront à la langue.
Auteur : Tederic D
25/01/12
Jo qu'ac torni díser un còp mei : ensenhem aus nòstes mainatges le lenga gascona, e deishem de calcular en de balas a teorias d'aviéner. Après, que'n haràn çò que vulhin. Parlem com diré l'aut.
E escrivetz en gascon diu vivant !
Auteur : Castèths en l'aire
26/01/12
Qui c'est "nous" ? Plus grand monde en âge d'avoir des enfants ne possède "la" langue.
Et beaucoup vivent ailleurs, dans les métropoles, où ils rencontrent des gens venus d'horizon divers, de nouveaux cercles de sociabilité, ...
Les campagnes gasconnes à l'inverse sont aujourd'hui peuplées par de jeunes couples, certes, avec enfants, oui, mais ils ne sont pas du pays.
Et ce n'est pas la nullité de l'imaginaire occitan qui va leur donner l'envie de s'enraciner et de perdre leur temps à apprendre la langue du paysan célibataire de la ferme sur les terrains de laquelle ils ont fait construire leur mas provençal à bas prix (il prend déjà l'eau).

Je veux bien que les militants s'interdisent de se projeter dans l'avenir, pour maintenir la foi, mais en 2012, toute personne soucieuse de sauver quelque chose de l'ancien monde doit réfléchir à une stratégie à adopter face aux comportements sociaux contemporains, à la mondialisation.
Auteur : Vincent.P
26/01/12
perdiu oc
Castèths en l'aire qu'a rason, que calère har corda e defenè eth gascon purmèr en escrivè Gascon !!!
D'hicar en placa ua identitat e arretrovar un esperit Gascon plan car Tédéric mes ne va pas estar pro ta sauvar aquesta lenga, qu'ei era mea conviccion.
Enta estar realista n'i a pas qu'ua faison qu'ei l'ensenhament, escolas bilingas pertot, noste aviener quei noste joenessa qu'ei tot.
Que podem devisar oras e oras sus eths darrèrs locutors naturaus mès aquo ne serveish pas ta darrèr.
Ne vam pas tornar har eth passat, cao a l'avienèr adara que totni disèr un cop mei.
QUE SERAM CO QUI BASTIRAM !!!
Auteur : miqueu
26/01/12
enquera
Jo que serei ta qu'eth Gascon devengussa obligatori en'ras escolas mairaus e primaris de tota era Gasconha  !!!
AQUO DIT..
Abeth leu
Auteur : miqueu
26/01/12
Je ne vous donne pas tort. Je veux bien croire que vous vous donnez à fond et continuez à défendre notre langue et je dis bravo.
C'est très bien ce que vous faites avec votre groupe.
Alors, exportez-vous vers les autres régions de France, soyez nos ambassadeurs.
Vous continuez d'écrire en gascon, soit ! mais qui d'autres que ceux initiés vont vous lire ??
Vous restez entre vous et vous réservez Gasconha.com à ceux qui comprennent le Gascon !!?? c'est Tédéric qui ne va pas être content…
De plus connaissez-vous le nombre de locuteurs qui parlent la langue ? ce n'est pas bésef.
L'occitan lui est parlé par des millions de gens… no comment.
Pour continuer le gran de sau … avant de créer partout des écoles bilingues, les langues régionales doivent être ratifiées premier point sinon on pourra toujours s'égosiller dans le vide.
Après il faudra faire prendre conscience aux gens que la langue du pays de Gascogne est le gascon et que c'est une belle langue.
Il faut créer le buzz (pour parler actuel) la faire connaitre au grand public, là ce n'est pas gagné.
Et à partir de ce moment vous n'aurez plus d'association de parents d'élèves qui s'insurgeront contre les classes bilingues. Amen.
Auteur : Tederic D
26/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Je suis content que certains ici écrivent en gascon.
Il s'établit finalement sur Gasconha.com un équilibre où le gascon est avantagé par rapport à sa situation désastreuse dans le monde ordinaire, et c'est très bien !
N'autoriser que le gascon serait contre-productif, parce que nous devons promouvoir la Gascogne auprès d'un large public.
Et si la Gascogne n'est plus tout-à-fait elle-même sans le gascon, le gascon n'est rien sans la Gascogne.
[lou Tederic M.]
E le dessenh
Adishatz monde,
Qu'ateni lo dessenh deu Vincent P suus Calandrons. Que soi hèra interessat. Alavetz merci deu publicar.

Au cas où Vincent P. parle beaucoup de la langue mais ne la comprenne pas, merci de montrer le dessin du chasseur et des Calandrons. Je voudrais vraiment le voir.
Auteur : David Bordes
27/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Pour éviter un malentendu croissant : la BD n'est pas de Vincent Poudampa, elle a été au contraire dessinée contre lui.
bd
Adiu David que cau ir sus eth siti lacabraelolop.canalblog.com aqui que vederas era bd.
Auteur : miqueu
27/01/12
Merci
Merci tau ligam.

E merci de deishar los calandrons har la loa vita de mainatges tranquilòts.
Auteur : David Bordes
31/01/12
On ne dénonce pas assez le fléau de l'enlèvement des jeunes calandrons par des groupuscules gasconnistes.
Auteur : Vincent.P
01/02/12

Réponse de Gasconha.com :
!-)
L’oc-gascon à l’école : quels enjeux ?
PJM souhaitait faire figurer ici son point de vue sur les enjeux de l’oc-gascon à l’école.

Son texte était un peu trop long pour la protection anti-spam des grans de sau. Il est devenu un article...

Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Tederic M. (webmèste)
08/02/12
Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue
www.larepubliquedespyrenees.fr--le-maire-contre-le-projet-bilingue
Auteur : Vincent.P
12/02/12
Afficher Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue en particulier, et peut-être donner votre avis...
Etonnant que personne ne réagisse à cet article du Maire d'Orthez. La capitale de l'occitan du Béarn et de la Setmana de la Lenga.
Ville dans laquelle ne flotte même pas un drapeau béarnais au balcon de la Mairie !
Auteur : jmcasa
29/02/12
Orthez est depuis longtemps une ville "SNEAP" ... Les Béarnais me comprendront ...
Auteur : Vincent.P
01/03/12
Pour la suite de l'affaire à lire cet article et observer la photographie d'une classe de Morlanne blasonnée d'un drapeau...
Auteur : jmcasa
13/06/12
Je sais de source sûre que le cursus bilingue à Morlaàs est également menacé après défection de nombreux élèves - lire : parents - après 3 années car "ils parlent occitan mais ne savent pas dire triangle en français".

On a vendu aux allogènes une pré-classe européenne, ils se retrouvent avec des gamins déphasés ...
Auteur : Vincent.P
13/06/12
classe occitan ORTHEZ
Désolé j'avais oublié le lien presse :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/06/12/la-classe-bilingue-en-occitan-ne-devrait-pas-ouvrir-a-la-rentree,1086800.php
Auteur : jmcasa
13/06/12
Moi non plus, à cinq ans je ne savais sans doute pas dire triangle en français (ce qui me semble peu probable dans une école bilingue à parité horaire)... comme des centaines d'enfants basques, ça m'a pas empêché de l'apprendre par la suite.
Auteur : Xuuel
13/06/12
La question n'est pas la vérité de l'affirmation, mais qu'elle émane de parents qui ont mis leurs gosses dans cette section bilingue, et qui aujourd'hui se plaignent que leurs enfants montreraient des manquements.

Nous ne sommes pas face à des autochtones fiers que leurs enfants parlent la langue de leurs parents mais face à des implantés - que je respecte au demeurant mais la liste des patronymes est sans mystère - qui ont cru que la section bilingue était une classe d'élite dès le primaire (du CE1 au CM2) et qui aujourd'hui se demandent pour quelle raison tant d'efforts n'ont pas été fournis pour plutôt leur apprendre l'anglais.

Bref, les occitanistes sont pris à leur piège, celui d'avoir vendu leur langue comme une ouverture pédagogique quand le seul argument qui tienne pour mettre ses enfants dans ces classes-là, c'est le patriotisme local, patriotisme dont la génération des années 70 est dépourvu, car complètement francisée, car pour partie d'extraction française d'ailleurs.

Les occitanistes ne veulent pas voir ce problème, ils partent dans le mur.
Auteur : Vincent.P
13/06/12
L'argument des manquements est alors foireux, à partir du moment où on introduit une deuxième langue très tôt, il peut y avoir des confusions ou des lacunes pendant un laps de temps, que ce soit de l'anglais ou pas.
Certains parents ont tendance à paniquer pour rien et mettent du coup une pression monstre aux gamins et aux enseignants sans laisser le temps au temps.
La réalité, et on a maintenant suffisamment de recul pour le dire, c'est que ces enfants là ne parleront pas français moins bien que les autres à moyen et long terme, et auront de toutes façons une richesse supplémentaire ; c'est une ouverture pédagogique (entre autres), une fenêtre de plus sur le monde : une langue, une culture, une manière de voir la vie différente qui correspond à l'endroit où ils vivent.

Après, je sais que certains enseignants vendent ça comme un facteur de super réussite (acquisition d'autres langues, réussite en maths), en s'appuyant sur des études mais ne prennent pas forcément toujours en compte tous les paramètres (le milieu social des élèves notamment), et ne sont de toutes façons pas une garantie de réussite scolaire.
Dans ce cas là, les enseignants s'exposent effectivement à des vilains retours de manivelle.
Auteur : Xuel
14/06/12
Je ne pense pas qu'une langue induise une façon différente de voir la vie, ce n'est le cas que si celle-ci est liée à une civilisation bien précise.
Une langue n'est qu'un système, on peut exprimer toutes les visions de la vie.

Pour le reste, les gamins devenus adultes auront plus précisément oublié la langue d'un pays que statistiquement, ils n'habiteront plus de toute manière, car la jeunesse bouge, va faire son trou ailleurs, ...
Auteur : Vincent.P
15/06/12
Moi non plus, je ne pense pas qu’une langue induise une façon différente de voir la vie.

A y réfléchir, je pense que connaitre une langue (de plus), c'est comme connaitre un paysage (de plus).
La langue est comme un paysage (de sons, de mots, de structures grammaticales), ou un environnement physique, avec son organisation.
On peut apprendre un nouvel environnement géographique, cela ne modifie pas, en général, substantiellement la manière de voir la vie, même si on peut s'attacher très fortement à tel ou tel paysage.

Certes, la langue est un outil, pas seulement un environnement.
Mais toutes les langues ayant la même capacité de faire communiquer les hommes, la connaissance d'une autre langue, c'est comme avoir un autre outil qui fait ce que fait la première langue. Il n'y a pas là non plus de quoi changer beaucoup "la manière de voir la vie".

Appliqué au gascon, keske ça donne ?
Je peux parler pour moi même :
la connaissance, un peu tardive, et très incomplète, du gascon, m'a permis de sentir un monde qui était d'ailleurs en train de s'évanouir.

Si le gascon avait été encore langue de grande communication, la connaissance du gascon m'aurait permis tout bonnement de communiquer avec les gasconophones ; de même que la connaissance du chinois permet de mieux se débrouiller dans le monde sinophone...
Alors, l'apprentissage d'une autre langue permet peut-être, non pas de voir la vie autrement, mais de voir une autre facette du monde, facilite l'entrée dans un autre univers.
L'anglais va faciliter l'entrée dans le monde anglophone, et dans le monde mondialisé...

Je comprends que les occitanistes ou autres déplacent l'enjeu de la connaissance d'une langue vers un enrichissement personnel plus psychologique ou cérébral que pratique : l'occitan ou le gascon n'ouvrent plus les portes d'un monde "utile".
Auteur : Tederic M.
15/06/12
Si une langue permet de voir une autre facette du monde, elle modifie fatalement la façon de voir le monde, et donc la vie, mais peu importe on joue sur les mots.
Vous remarquerez que dans ce qui modifie la façon de voir la vie dans mon premier message, j'inclus aussi la culture, et donc les gens.
Une langue à elle seule peut contribuer à aborder les choses sous un angle différent, mais si elle est prise "hors-sol", elle perd en effet 90% de son intérêt. C'est un peu comme travailler des combinaisons à l'entrainement et ne jamais jouer un match.

Pour ce qui est de l'utilité, il ne faut pas oublier la grosse composante affective de la langue (sinon plus personne ne parlerait basque par exemple).
Parler gascon ne t'aurait pas servi à communiquer avec les gasconophones, il suffit de parler français pour ça.
Mais la relation qu'on tisse avec les gens est forcément différente selon qu'on leur parle leur langue ou pas, surtout si c'est une langue minoritaire et c'est aussi en ça que c'est intéressant.
Je ne connais pas la situation du gascon mais cette langue ne permet elle d'entrer dans aucun univers ?
Auteur : Xuel
15/06/12
Xuel a raison. Demandons-nous pourquoi les ethnies qui ont su préserver leur langue résistent mieux à l'effacement. Pourquoi Messieurs ?
Pourquoi les paysages basques, l'architecture, l'esprit etc... survivent alors que la Gascogne est morte dans à peu près toutes ses composantes ?

Quant à l'occitan, cette langue de culture hors-sol qu'une poignée de traitres nauséabonds essaient d'imposer en Gascogne c'est, pour paraphraser le bon Jean-Pierre Coffe, de la merde et ça ne véhicule strictement rien.
Auteur : inconnu
16/06/12
Je suis en désaccord quand on dit que la langue n'apporte pas un autre mode de vie.
J'ai eu cette chance de vivre la période ou quasi tout le monde parlait encore gascon. Et incontestablement nous étions dans une autre planète.
Certes la planète ne s'arrêtait pas à la langue, mais englobait l'économie, les échanges de tous ordres, l'affect.
gComme qqun l'a très bien dit la langue aujourd'hui est "hors sol", et s'est perdu le "génie" de la langue même si celle-ci perdure.
Nous y sommes revenus (au gascon) après un lavage de cerveau hexagonal, mais non sans laisser de traces.
Je suis choqué de percevoir que le gascon est ressenti aujourd'hui comme une langue étrangère en Gascogne même. Je le ressent comme une trahison profonde.
J'ai vécu un autre sentiment dont je me demande si d'autres on connu celà : étant parti très jeune, et longtemps, au fur et à mesure que j'ai perdu l'accent gascon, j'ai senti que ma perception de la vie changeait, sentiment qui complète "la perception de la langue".
Auteur : Lo Pèir
16/06/12
Toute langue détermine une vision du monde, une façon d'en percevoir les ressorts et d'en organiser la maîtrise.
Difficile certes de distinguer ce qui relève des stuctures et ce qui a trait au contenu. Mais le fait est là : la langue est aussi perception.

L'existence d'une langue n'a pas à être justifiée.
Si ses locuteurs lui reconnaissent une valeur, c'est parce qu'elle est inséparable de la culture qu'elle exprime (au sens plein : le sens de la vie par-delà les fonctions élémentaires).
Ils la défendent parce qu'elle les défend.
La résistance linguistique inclut l'ensemble des valeurs de la communauté, que la langue nomme et transmet.
Quand un peuple veut se retrouver, voire se reconstituer, il s'y accroche : "es la clau".
Quand un groupe n'a plus foi en lui-même, il abandonne sa langue avec toutes sortes de justifications (ne pas paraître arriéré, éviter les humiliations, complaire aux puissances du jour, être mieux instruit, etc.).
Quand des idéocrates imposent une langue ils ont eux aussi leurs bons motifs.
La mort d'une langue est aussi celle d'une société.

Autre cas de figure : en s'universalisant une langue peut se vider de ses références nationales et affectives et ses locuteurs s'en détacher.

Les argumentaires de promotion des langues dites régionales sont souvent faibles et prétentieux. Certes, il est des arguments de bonne guerre, mais à long terme il est dangereux de traiter les langues comme des marques pédagogiques et des options interchangeables, des produits de consommation.
J'ai toujours trouvé mensongers les discours sur les bienfaifs du bilinguisme tenus par des spécialistes médiatiques qui jouent sur les 'bons sentiments' à la mode.
La réalité est dure : un individu peut être polyglotte, un peuple ne peut pas être 'bilingue', c'est le stade qui précède le basculement.
Nos ancêtres étaient généralement monolingues (avec un peu de latin pour les instruits et quelques mots de basque, d'espagnol ou de français à l'occasion).
Etaient-ils plus "aliénés" ou "en retard" que les populations sans caratère qui leur ont succédé ?
Derrière l'éloge du multilinguisme se cache le grand mépris pour les cultures autocentrées, pas encore digérées par le système, et la méfiance pour ce qui échappe encore à la normalisation.
C'est aussi une façon d'effacer la mémoire de l'éradication, la façon dont on s'y est pris pour tuer l'identité des peuples.

La thématique de la "récupération de la langue" qui prévaut au pays Basque et au pays de Galles est la seule justification à long terme des actions publiques qu'on y mène. En est-il vraiment question ici ?

Eh bien, élever ses enfants en basque ou en breton, c'est un choix patriotique et un acte militant.
L'école linguistique n'a de valeur que si elle porte le projet d'une société réelle, viable, fondée sur une conception non instrumentale de la culture.
Si vous n'êtes pas poussé par l'amour du pays ou un désir certain de fidélité, si vous ne souhaitez pas, si vous ne voulez pas, servir le pays qui vous abrite, alors enseignez à vos enfants des langues utiles. L'anglais fera suffisamment l'affaire, ou le chinois pour les plus snobs.

P. S. : Effectivement, le gascon ne sert à rien. A rien qu'ils puissent comprendre.
Auteur : PJM
16/06/12
C'était trop génial ! Kesk'on s'est éclaté !
Entendu ce jour 17/06/12 au vide-grenier de Fauillet (près de Tonneins) par une femme déjà d'âge un peu mûr, avec une pointe d'accent "du sud-ouest", pour autant que cet accent puisse bien se manifester sur des mots venus d'un autre monde...

On parlait de "langue "hors sol"... la langue parlée en Gascogne maintenant, elle vient du sol français, qui, lui, innove encore.

Ma grand-mère aurait dit :
"Oh, c'était vraiment réussi ! Nous nous sommes réellement amusés !" ["réelleument"]
En gascon, elle aurait su le dire, mais je sais pas comment.
Allez, j'essaye (mais il me manque les mots pour "génial") :
"Bondiu quin(a) *** ! / Bondiu, qu'es estat un/ua *** [de las ***] ! Que'nse som vertaderament amusats (?), hé !"
Auteur : Tederic M.
17/06/12
La Gascouigno desoulado
Je viens d'acheter "La Gascouigno desoulado" aux éditions Letras d’oc, un texte par un dénommé Lasplaces sous le règne de Louis XIV, qui fait la litanie des ravages de la Fronde en Gascogne, de Toulouse à Bordeaux, en passant par Pau, même s’il s’agit surtout d’une évocation de la Gascogne garonnaise et du Gers moderne.

Sont très intéressantes les formes données par le curé Lasplaces des villages.
Ainsi, Agen est dit « Agens » de manière assez curieuse, alors que Bordeaux est « Bourdeus » (comme en catalan et espagnol en somme, avec la réadaptation du –s final qui n’est pas étymologique, et est probablement une influence francisante).

Aiguillon est dit Aguilhon, comme si le o final avec nasale n’avait pas encore été fermé en –oun (il y a d’autres exemples jusqu’au XVIIIème siècle). Bajonette se dit Baiouneto et Goujon Gouioun, confirmation que j se prononçait y partout en Gascogne en des temps pas si anciens. L’abbé Lasplaces graphie le v intervocalique u  : Billonauo par exemple. Casteljaloux est bien Castetgelous, Astaffort est Estahort mais Fontenilles et Fonsorbes sont Fountanilhos et Founsorbos.

Fals en Bruilhois est Hals (ce qui sous-entend je suppose Halhs) car dans le même texte, Fieux est Hius. La Sauvetat (32) est La Saubedat avec une intéressante forme sonorisée. Lachapelle est Lacapero. On a confirmation que Lavardens est Lauardens et que le n final dans Lèguevin se prononçait à l’époque, en tout cas dans le gascon de Lasplaces, car il écrit Legobin.

Il y a une erreur dans le texte  : Jean Eygun qui annote identifie Mouchac avec Mouchan (32)  : je ne pense pas, Mouchac est seulement la forme gasconne de Moissac, sans yod. Yod qui apparait dans Seysses qui est Seissos (on attendrait en gascon Sechos). Puycasquier est Pouycasque, Pujaudran est Puiaudran (encore j prononcé y).

Enfin, confirmation finale : Tonneins en gascon est bien Tounens, et je suppose même qu’en certaines régions gasconnes, cela devait tendre vers du Tounenx.
C’est en guyennais que l’on dit Tounen, car ces parlers sont plus lâches au niveau de la prononciation, déjà influencés par l’oïl en somme, en tout cas par le limousin.
Auteur : Vincent.P
16/01/12
Afficher La Gascouigno desoulado en particulier, et peut-être donner votre avis...
Quan dises qu'Aiguillon èra escriut Aguilhon, es pas segur qu'aquò retranscrivi la prononciacion.
L'ortografia n'èra pas encara bien estabilisada a d'aqueras epòcas, nani ?
Auteur : Gaby
17/01/12
La Gascogne est bien désolée de nos jours, même le Conseil Régional Aquitaine ne parle plus de sa langue gasconne si chère à Montaigne ou à Manciet ! Un vrai massacre institutionnel !
Auteur : jmcasa
17/01/12
Wascons et goths
J'ai lu ou relu récemment les deux tomes de "la Vasconie" de l'historien souletin Jean de Jaurgain qui écrivait avant 1900 et le livre que, 100 ans après, l'historienne des Goths,des Mérovingiens et des Carolingiens, Renée Mussot-Goulard prétendait consacrer aux Gascons ("Les Gascons", éd.Atlantica,2002).

Sur le plan factuel, l'histoire des Aquitains/Gascons des VIè au IXè siècle, aux prises avec les grandes puissances du moment, y est bien rappelée et ce livre est fort intéressant.
Reste qu'il me parait représenter à un autre niveau un hold-up historique un peu fort : se fondant sur un "anonyme de Ravenne" (en Italie) de la fin du VIIè siècle (voir pp 9 et 253), l'historienne reprend ce qui me parait un gigantesque anachronisme du "ravennate" qui voyait naitre une "Gascogne" dès le VIè siècle sur l'ensemble de ces territoires ; elle étend le nom de Gascogne à l'immense territoire entre Loire et Pyrénées (les Aquitaine première et seconde d'Auguste).
Ce tour de passe-passe lui permet de raconter, non l'histoire d'un peuple particulier appelé "Wascones" surtout présent au sud de la Garonne - qu'elle ne mentionne même pas à titre d'hypothèse - mais bien la résistance visigothe à la mainmise franque après que la victoire franque à Vouillé (511) les eût chassé de ces territoires.
Du reste, RMG ne mentionne rien d'autre que sa thèse assez partielle et partiale et jamais, même dans sa bibliographie, tous ceux qui écrivirent avant elle sur le Haut moyen âge aquitain et gascon.
Je ne sais si ce livre avait été beaucoup discuté à l'époque de sa parution ; j'ai trouvé toutefois une critique modérée mais claire et bien avisée dans un site basque (Ikerzaleak) sous la plume de Robert Elissondo ("avons-nous des ancêtres goths ?").
Derrière cette thèse outrancière, une question se profile tout de même :
qu'est-ce qui dans notre héritage génétique, culturel, linguistique mais aussi paysager et social, vient respectivemet des quelque 30 peuples "novempopulaniens" (considérés souvent comme "ibères" (les "Aquitains" de Jules César dans les Commentaires), des Goths (qui ont certes laissé leur empreinte) et des "Wascones" que tous s'accordent à voir venir de la zone cantabrique ?
Pour ma part, je subodore que l'influence des premiers nommés, pourtant occupants nombreux et établis de très longue date, a été au fil des temps très sous-estimés au bénéfice des "Wascones" et, avec Mme Mussot-Goulard (bien seule,il est vrai !) des Goths.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
15/01/12
Afficher Wascons et goths en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mauvaise lecture
Je pense, cher monsieur, que vous avez très mal compris cet ouvrage.
Car au final, ce que dit Mme Mussot Goulard revient à peu de chose prêt à ce que vous avez l'air de penser.
Certes elle souligne une influence gothique mais dit en même temps que les Wascones ne sont rien d'autre que la succession de peuples qui ont vécu à cet endroit et dont la grosse base sont les fameux aquitains.
Elle soutient même que ces fameux Wascones ne venaient pas de l'autre coté des Pyrénées (comme la légende populaire voudrait nous le faire croire) mais tout simplement de notre coté à nous des Pyrénées et que c'était ce peuple formé d'une succession de cultures.
Car si on doit considérer le peuple Vascon des romains comme étant les Wascones de Grégoire de Tour, alors il faudrait expliquer pourquoi ce peuple a réussi à rester à l'écart de tous les autres pendant 7 siècles à telle enseigne que personne, absolument personne, ne parle d'eux pendant ces 7 siècles.
Auteur : Guillaume
13/09/12
A Guilhem.
Votre interpellation m'a conduit à relire une troisième fois l'intriguant livre de Mme M-G mais cette fois ,un crayon à la main.
Je dois vous dire que je ne retire rien de ce que j'en avais écrit en janvier.
Pour Mme M-G il est constamment implicite que ces Wascons sont des Goths et sans doute rien d'autre.
Elle s'appuie sur une citation du VIIè siècle évoquant deux "géographes goths" du VIè siècle, sur l'existence des quels elle ne se penche pas alors qu'ils me semblent la clé de son hypothèse (jamais avouée comme telle).
Il faut attendre la fin de l'ouvrage (p 254) pour qu'en deux paragraphes plus que sybillins, elle se demande enfin ce que sont Gascogne et Gascons.
Quant à votre dernière phrase, je ne la comprends pas. Je ne vois pas ce qu'est "le peuple vascon des Romains" et par ailleurs nous sommes bien d'accord pour dire que si on ne s'est pas aperçu d'un peuple wascon sur le territoire de l'actuelle Gascogne pendant les 6 (plutôt que 7) premiers siècles de notre ère, c'est bien parce qu'ils venaient de l'autre côté des Pyrénées (par contre, les tribus novempopulaniennes et quelques tribus celtes, elles, étaient bien là  !).
Mme M-G écrit d'ailleurs que pour résister aux Mérovingiens, ces "Wascons" descendaient des Pyrénées, ce qui est curieux pour un peuple supposé réparti depuis longtemps entre Loire et Tage mais notre historienne n'en est pas davantage ébranlée dans ses certitudes.
Encore une fois toutes les déductions et conclusions de ce livre, que je me permets de trouver hâtives et pas vraiment fondées ne sont pas exclusives d'observations utiles et de réelle finesse dans l'exploitation des sources écrites sollicitées .
Auteur : Gérard S-G
02/12/12
Guillaume et Guilhem
Ce n'est pas à Guilhem que je souhaitais m'adresser mais à Guillaume, bien sûr.Que l'un et l'autre veuillent bien m'excuser .
Auteur : GSG
04/12/12
Goths, vascons...
Je tombe sur votre réflexion portant sur le livre de Mme Mussot-Goulard et je ne peux m'empêcher d'apporter une contribution - maladroite sans doute - à votre discussion avec "Guillaume"
Si je me souviens bien de ma lecture, il y a une bonne dizaine d'années, et de mon irritation d'alors, mais je me livrerai à une relecture de cet ouvrage, l'auteur ne s'intéresse - c'est bien ce que vous notez, quoiqu'en usant d'une tournure qui m'a semblé un peu elliptique, qu'à l'élite goth, aux seigneurs et dominants. Le sous-titre est d'ailleurs clair : "une aristocratie régionale aux temps mérovingiens"). {{Le peuple goth, dont mes lectures ne me laissent pas le sentiment qu'il est resté uni bien longtemps et surtout sur notre territoire, est ignoré.}}

Quant à la question Vascon-aquitain, elle me semble relativement claire, à la lecture de Michel Rouche notamment. Il semble bien que l'accord soit fait aujourd'hui pour admettre qu'{{avant la conquête romaine sont présents de part et d'autre des Pyrénées, bien implantés, des peuples apparentés ethniquement et linguistiquement autour d'une réalité historique relativement commun}}e. Les Vascons constituent seulement un élément (En Navarre/ Aragon et non en Cantabrie, si je puis me permettre) de cet ensemble.
On lit bien à partir du 5e siècle la mise en exergue de ce peuple qui porte une forme de reconquête de l'ensemble aquitain et, disons, bascoïde du pays basque actuel. L'attribution à l'ensemble "nord et sud" du terme qui devient générique et s'applique aux aquitains comme aux basques semble s'expliquer par le mouvement que l'ethnie dite vasconne aurait porté à ce moment-là et de façon durable pendant le haut-moyen-âge.

Pour tout dire, j'ai le sentiment que la position de l'auteur relève - nonobstant son érudition - d'une prise de parti plus que de la volonté de rétablir une vérité historique.

En espérant ne pas avoir écrit trop de sottises ni trop de banalités.
Auteur : Labat
05/02/14
Qui étaient les vascons ?
Des sottises, sûrement pas  ! Je crois que nous sommes bien d'accord pour une lecture de ces temps assez obscurs (il y a eu entre autres la grande et longue coupure des invasions normandes qui ont dû nous priver de bien des sources ) fondée sur des faits assez largement acceptés et en particulier la parenté linguistique entre gasconité et basquitude qui semble dire qu'{{avant que la plus grande part se mette à parler et déformer le latin en fonction de ses pratiques linguistiques antérieures tous ces peuples de part et d'autres des Pyérénées parlaient la même langue}} ; et qu'on est légitimement fondé à les appeler Wascones. Et que par conséquent les Wascones ne peuvent être identifiés à une aristocratie militaire et administrative gothe dépouillée ensuite de ses pouvoirs par les Francs après Vouillé.
Auteur : Gérard S-G
08/02/14
Une vue diamétralement opposée à celle de mme M-G mais assez audacieuse également : celle exposée dans le dernier numéro de Dossier pour la Science (janvier-mars 2014 ) par Théo Vennemann, professeur émérite à l'Université de Munich et Elisabeth Hamel, journaliste scienctifique bavaroise. Selon eux les Vascons auraient peuplé les Pyrénées il y a 20 000 ans avant de peupler la quasi totalité du continent européen ; leur reflux aurait laissé des origines communes vacsonnes à presque tous les noms de montagnes et de rivière. G.Rohlfs, allemand lui aussi, s'était penché sur cette fréquence élevée de noms de rivières et d'éléments géographiques relevant d'une même origine préhistorique mais il me semble qu'il les attribuait plutôt à un peuplement antérieur aux Vasoncs. Toute cette genèse de nos pays n'a pas fini de faire couller de l'encre mais, grâce à Dossier pour la Science, les hypothèses de Mme M-G sont balayées au profit d!une question qui devrait faire gonfler de fierté tous les d'Artagnan que nous sommes : "le Vascon, première langue d'Europe ?".
Auteur : GSG
16/02/14
Génétique et Vascons
Je crois qu'aujourd'hui, la génétique des populations a fait la preuve que les populations vasconnes n'ont pas l'ancienneté que certains secteurs nationalistes leur prêtent : les "Vascons" (Basques et proches parents : Gascons, Aragonais, Cantabres) sont, comme les autres, le fruit du métissage des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique et des fermiers du Néolithique en provenance du Levant.

Les populations vasconnes ont même relativement plus d'héritage ancestral néolithique que les autres populations françaises, a fortiori que l'Europe du Nord, restée plus proche des chasseurs-cueilleurs.

Nous sommes des "Atlanto-Méditerranéens" comme en avait eu l'intuition l'anthropologie physique aujourd'hui désuète. En quoi les "Vascons" se différencient-ils alors de leurs voisins ?

D'abord, c'est tendanciel et de proche en proche, tout est affaire de continuum, sur la Garonne comme sur l'Èbre. Façon, on n'a pas assez d'échantillons. Mais ce qui se dessine, c'est que les populations vasconnes ont seulement évité la dernière migration, celles des Indo-Européens (qui dans les études génétiques se détecte par un apport d'une composante en provenance du Caucase, qui est nulle chez les Basques, alors qu'elle monte à 10% chez les Français de base, et une re-paléolithisation probable, à savoir que les Indo-Européens en provenance probable de la steppe ukrainienne, ont réintroduit des gènes du Paléolthique en des zones qui avaient été néolithisées, c'est le cas en Allemagne il semblerait).

Bref, nous ne sommes pas si vieux, Lascaux et Altamira, la dame de Brassempouy également, ce n'est pas nous, enfin, disons que ce n'est qu'une part de notre arbre généalogique (de l'ordre de 60% selon certains calculateurs), celle qui a été envahie par les fermiers qui ont mis en valeur les terres, introduit notre régime alimentaire et également la langue basque.
Auteur : Vincent P.
02/03/14
Gascogne d'aujourd'hui
A la télé sur France 2, reportage à Solférino.
Pas un seul intervenant qui ait l'accent gascon... Accent ch'ti du garagiste, accent d'oïl du maire ...
Que des "implantés" pour illustrer les Landes.
Le repas des anciens, pas un béret, rien, tout ça est mort ...

En face de chez mes parents, en Béarn, une fille du village, instit de son état, fait construire une maison.
J'ai vite compris à la forme de la dalle ... Les génoises étaient un indice.
Dans la semaine, la charpente est arrivée : plus de doute, c'est une provençale, la 4ème en 10 ans sur 500 mètres ...
Le maire ne veut pas s'engueuler.
Je ne vois plus qu'une solution, balancer des requêtes en référé-suspension sur chaque permis de construire ... Cela ne servira à rien en droit puisqu'il n'y a pas de norme contraignante, mais il leur faudra répondre et balancer des mémoires en réponse.

J'ai regardé après tout le monde "Les Petits Mouchoirs".
Le Pays de Buch, dit Bassin d'Arcachon, y est admirablement filmé, et je suis sensible à ces vies amoureuses un peu autocentrées des trentenaires, mais ne nous voilons pas la face, c'est Boboland que ce Cap Ferret de cinéma.
Touche typique avec l'ostréiculteur à accent.
Le film finit sur des obsèques à Mons. Je regardais la scène finale en me demandant qui savait que l'église était une paroisse de l'évêché de Bazas en des temps anciens ...
Auteur : Vincent.P
15/01/12
Afficher Gascogne d'aujourd'hui en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mais ce n'est pas que le cap-Ferret, c'est tout le Bassin qui est devenu BOBOLAND !!
Auteur : GINOU
16/01/12
Rien à ajouter à ces constatations que nous pouvons tous faire, hélas...
Quant au remède, le référé suppose d'avoir non seulement le "courage" de se brouiller avec ses voisins mais de fermer la porte à toute discussion, mais pourquoi pas quand tout espoir de persuasion a disparu.
Reste l'éventuel problème des frais de justice qui peut faire reculer plus d'un surtout si l'on sait que l'on sera débouté dans l'état actuel de la législation et donc de devoir payer les frais de justice.
Pour faire changer loi et/ou règlement il faudrait envoyer aux pouvoirs publics et aux municipalités (là aussi, ce sont des coûts !) des dossiers fondés sur les études du CAUE des Landes ou des PA, par exemple ; lourde et incertaine démarche mais qui vaudrait la peine pour les architectes et urbanistes qui lisent ce site !
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
17/01/12
mais personne ne connait vraiment cette région !
elle fut rétive, bizarre, sauvage, faite de sable et de piéges... et de vasières ! mais y sortir son dériveur, dans des conditions extrêmes, c'était juste magnifique !
Auteur : inconnu
01/06/13
Ces trous au bord de l'Adour...: des goses !
Ces trous en dehors du lit du fleuve que l'on appelle (phonétiquement) goses (substantif féminin) en Rivière Basse .....et peut-être ailleurs  !

Ce n'est pas vraiment de l'eau morte car ils sont alimentés par les résurgences de la nappe phréatique d'accompagnement et lors des débordements.
Ce sont d'ailleurs les crues qui les creusent et les rajeunissent.
Ils sont d'un très grand intérêt dans l'écosystème.

J'ai inventorié (cadastre,Cassini, minutes de l'EM, IGN) tous les lieux situés dans la vallée entre Aire et Maubourguet.

Trouvé  :
- Hères (65) lieu dit Lagose (aucun habitat) que je n'identifie malheureusement sur aucun support cartographique ancien. Nous sommes à 330 m du lit actuel du fleuve ( 750 m au N du bourg, le long de la D 367de Hères à Mazeres) , dans un secteur ou l'Adour a divagué naturellement ( bien avant que l'érosion ne soit accélérée par les gravières dans le lit du fleuve). Le lien est donc possible.

- Secteur d'Estirac dans un endroit où historiquement la divagation est très forte ( en rive gauche un bras toujours en eau est baptisé Canal du vieil Adour, en rive droite le ruisseau de l'Esteous a été capturé)  : lieu dit Lasgosdes parfois écrit en 2 mots on parle du pont de Las Gosdes.
Le lieu dit se situe en rive gauche vers le Vieil Adour.

Quelqu'un pourra t il m'éclairer sur cette toponymie  ?

J'ai trouvé sur Simin Palay les mots gob, gobe, gaube qui signifient flaque, trou d'eau, de plus ou moins grande taille parce que le lac de Gaube  ! ! ! !

Plus au sud, dans la vallée on emploie gau, agau pour tout canal ou ruisseau canalisé qui amène l'eau pour l'irigation ( Capagau....).
Auteur : Lo Carle
05/01/12
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Enjoy33
Lu dans le magazine de la Communauté de communes de Montesquieu (en gros le pays de la Brède, au sud de Bordeaux) :
La radio locale "TRG" devient "Enjoy33". Sous-titre du logo :"Hits et News"...

D'accord, le nom "TRG" n'était pas beroy, mais pourquoi "Enjoy" ?
Pourquoi faut-il qu'une radio locale qui semble d'ailleurs bien enracinée et présente sur cette ancienne "Terre gasque" fonce tête baissée dans l'anglo-américanomanie ?
Avec l'ajout du "33" jacobin, on a "la totale". Ils veulent peut-être rayonner sur "le 33" (le département de la Gironde)... la folie des grandeurs, en plus ?

Pour se consoler, on peut espérer un petit effet secondaire positif : à force d'être anglomane, on pourra revenir un jour, après l'avoir perdue sous l'effet de la francisation, à la prononciation correcte du "oy" dans des noms comme "le Caloy", "Beroy" etc. C'est comme "enjoy" !
Auteur : Tederic M.
04/01/12
Afficher Enjoy33 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il y aurait à dire sur les délires de grandeur du côté de La Brède ...
A tous les égards, le modèle de développement est celui d'une banlieue pavillonnaire américaine.
Rien d'étonnant alors que la radio locale se mette en conformité avec l'état d'esprit général ... Dans tous les cas, vive la crise ...

Wikipedia nous apprend cependant que Télé Radio des Graves était depuis 2009 "The Radio Girondine". L'implantation sur Cadaujac n'est pas anodine.

NB : La disparition des radios locales est une triste réalité. La Voix du Béarn sur Pau passe plus de musique portugaise que de musique gasconne ...
Les animateurs ont encore un peu l'accent, pas toujours.
Il faut désormais écouter les radios basques pour quelque chose de couleur locale.
Auteur : Vincent.P
05/01/12
J'en rajoute une louche :
Le slogan de la radio est « Just play  ! ».
Je viens de l'écouter un momentot, assez pour entendre un de leurs "jingles" :
"La radio des girondins qui bougent et qui ont le smile"

Au secours !
Et la Communauté de communes de Montesquieu qui les encourage ! Il n'aurait pas aimé...
Auteur : Tederic M.
05/01/12
La Communauté de communes de Montesquieu est un laboratoire du rurbain assumé, une communauté parasite aux portes de la CUB qui n'entend se développer que via le pavillonnaire.
C'est la décentralisation des ronds-points, des journaux à la gloire de l'élu local.
Mais la crise passe par là ...
Auteur : Vincent.P
15/01/12
Nom gascon de localités situées en Pays Basque
Une idée m'est venue, celle de donner le nom gascon de localités situées en Pays Basque.

Cela me semble intéressant car la plupart des noms de communes actuelles sont le résultat d'une romanisation (gasconne surtout) de noms d'origine basque.

Pour le Labourd (dans sa globalité) :

GUICHE (gasconophone) : prononcé 'GUICHE par les gascons du village.
L'IBG choisit deux graphies, GUICHE et GUIXE. BBF, elle, choisit la graphie normalisée "occitane" et écrit GUICHEN (avec accent aigu sur le I). Cette dernier graphie retranscrit bien la prononciation locale me semble-t-il.
GIXUNE en basque.

BARDOS (maj bascophone) : prononcé BAR'DOS par les gascons du village. BBF propose BARDOS (avec accent grave sur le O).
BARDOZE en basque.
Auteur : P. Dibon
04/01/12
Afficher Nom gascon de localités situées en Pays Basque en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pour ainsi dire, toutes les communes basques du Labourd, de Basse-Navarre ou de Soule nous sont parvenues dans les versions gasconnisées, avec cependant des foyers de plus forte résistance un peu aléatoires.

Je peux si ça amuse fournir la liste entière des noms, je m'étais amusé à la faire.
Auteur : Vincent.P
04/01/12
Avec plaisir Vincent P. !
Auteur : P. Dibon
05/01/12
URT (gasconophone) : prononcé URT par les urtois. L'IBG propose deux graphies, UR et URT.
BBF propose URT, qui transcrit bien la présence du T final prononcé et étymologique.
AHURTI en basque.

URCUIT (maj bascophone) : prononcé UR'CWOEUIT en gascon. BBF propose URCUEIT.
URKETA en basque.
Auteur : P. Dibon
06/01/12
Labourd  :

- Briscous : Briscós
- Lahonce : Lahonça
- Mouguerre : Moguerre
- Saint-Pierre-d'Irube : Sent Pèr d'Irúber
- Bassussarry : Bassussarri
- Arcangues : Arcangues
- Arbonne : Arbona
- Bidart : Bidart
- Guétary : Guetaria

- Ahetze : pas de version gasconne attestée, un des rares cas du genre, même si la forme de 1249 laisse entrevoir ce qu'aurait été la gasconnisation ("de hetsa"), quelque chose comme Hesse.
- Saint-Jean-de-Luz : Sent Joan de Lus
- Ciboure : Cibore (en fait, le u/ou final du basque buru est depuis longtemps interprété e "negue" en gascon local, comme dans Arcangues, qui était en ancien gascon Arcangos)
- Urrugne : Urrunha
- Hendaye : Hendaia
- Serres : Zerra en basque, c'est un toponyme gascon transparent.
- Ascain : Ascanh (le gascon a palatisé la finale comme le souletin)
- Sare : Sara
- Saint-Pée-sur-Nivelle : Sent Pèr
- Aïnhoa : Ainho (les formes anciennes gasconnes sont claires, on palatisait le groupe prononcé détaché en français régional et basque n.h)
- Souraïde : Soraide
- Espelette : Espeleta
- Ustaritz : Ustárits

Jatxou : Jatso (une vraie forme gasconne n'aurait probablement pas le t fricatif, on aurait Jasse, cf Ciboure pour le u final basque)
- Villefranque : Vielafranca
- Halsou : pas de forme gasconne non plus sauf l'adaptation "Halso", une vraie forme gasconne serait Hausse.
- Larressore : c'est l'ancien Saint Martin d'Arribère Longue, Larressòre en gascon (là encore o final basque)
- Cambo : Cambo
- Hasparren : je ne sais pas si l'accent est porté sur la finale ou l'avant-dernière syllabe. Le cas de Libarrenx en Soule laisse penser qu'il n'y avait pas recul de l'accent tonique sur le basque barren lorsqu'il était adapté en gascon (alors que d'autres finales avec n sonore comme le suffixe -un a disparu par recul de l'accent : cf Bidache)
- Bonloc : Bonlòc

- Mendionde : Mendionde
- Gréciette : Grecieta
- Macaye : Macaia
- Louhoussoa : pas de forme gasconne, serait probablement Lohosse.

- Itxassou : pas de forme gascon, c'est vraiment le Labourd rétif aux pénétrations culturelles gasconnes, Itsaso en gascon du coup, mais une forme authentique aurait pu être quelque chose comme Ichasse en phonétique française (cf Ichas, patronyme charnégou)
Auteur : Vincent.P
07/01/12
Lehounse, Mougueurre et Haspar en gascon.
Auteur : inconnu
07/01/12
Oui, c'est exact, Lahonça ne peut pas rendre correctement la prononciation, donc Lehonça (prononcé Leuhounçe). Pour Mouguerre, le Moguerre normalisé se prononcera Mougueurre.

Quant à Hasparren, heureux d'apprendre que l'on dit Haspar, ce qui est conforme à l'autre théorie que j'avançais, à savoir qu'il y a bien eu recul de l'accent tonique, ce doit être quelque chose comme "Hasparre" donc.
Auteur : Vincent.P
08/01/12
Non, c'est bien Haspar, avec R prononcé roulé à la fin et H soufflé.
Hasparr. C'est ainsi que disait Georges Duhart, gascon de Labastide Clairence, que j'ai connu et avec lequel j'ai souvent parlé avant sa mort prématurée.
On peut avancer une orthographe Hasparn, en normalisé, étant donné que le -N final ne se prononce pas toujours, cf. your(n), pèyis de Bor(n), Biar(n) etc...
Auteur : inconnu
08/01/12
BAYONNE (maj gasconophone) : prononcé BAY'OUNE en gascon. BAYOUNE est la graphie de l'IBG, BAIONA en graphie normalisée.

ANGLET (maj gasconophone) : prononcé AN'GLEUT en gascon. ANGLET en graphie normalisée.
L'IBG met un accent aigu sur le E, ce qui ne tient pas compte de la prononciation locale.
Auteur : P. Dibon
08/01/12
BIARRITZ (maj gasconophone) : prononcé 'BIARRITS en gascon. Comment orthographier le suffixe basque à sifflante -i(t)z ?

ARBONNE : pouquoi ne pas écrire ARBÒNE ?
Auteur : P. Dibon
08/01/12
GUETHARY : le A final de GUETARIA correspond au A de l'étymon basque ? Comme il ne figure plus dans le nom officiel, pourquoi ne pas l'enlever en gascon ?

SENT-JEAN DE LUZ : comment savoir si l'on choisit JAN ou JOAN pour JEAN ?
Auteur : P. Dibon
08/01/12
Pour Guétary, en gascon de l'Ouest, -ia final est prononcé simplement -i, c'est une convention.
Du reste, Guétary comme Getaria semblent être des formations romanes, carrément gasconnes, sur "gué", avec le suffixe -aria.

Pour Arbonne, il me semble qu'on dit Arboune, ce qui serait logique. D'où Arbona en alibertin.

Pour Biarritz, aucune raison en fait d'utiliser le z car en gascon, s et z sont confondus en un même son, donc -ts, voire -s, car pas certain que la fricative s'entende toujours.

Pour Hasparren, c'est très intéressant, cela signifie que le recul de l'accent tonique a carrément éliminé toute trace de la syllabe finale.
Auteur : Vincent.P
09/01/12
IBARRON : le suffixe locatif basque -un pourrait bien se notait -on [un] en gascon, d'où IBARRON.

AINHOA : pourquoi ne pas garder le a final ?
Certaines attestations anciennes indiquent AINHOUE, AIGNOUE... il me paraît donc légitime de rétablir AINHOA en graphie normalisée.
Auteur : P. Dibon
11/01/12
Basse-Navarre : (je suis l'ordre du livre d'Orpustan)

1. Pays de Mixe (Micsa en gascon)

a) Mande d'Outre-Bidouze

- Uhart-Mixe : Uhart
- Larribar : Larraivath
- Sorhapuru : pas de version gasconne, on aurait Sourapoure
- Lapiste : Lapista
- Béhasque : Behásquen
- Saint-Palais : Sent Pelai
- Aïcirits : pas de version gasconne, serait plutôt Assíri(t)s, avec probable recul de l'accent tonique
- Arbérats : Arberats
- Sussaute : Sussauta
- Sillègue : Silego
- Arbouet : Arboet
- Camou-Mixe : Camon
- Suhast : Suhast


b) Mande de la Barhoue

- Orsanco : pas de forme gasconne, on aurait Ossancou, quelque chose comme ça
- Beyrie-sur-Joyeuse : Veiria (j'ai demandé à une amie à moi qui habite justement dans la vallée de la Joyeuse comment l'on disait en basque le nom de cette rivière, sa réponse : "on ne le dit pas")
- Garris : Garrís
- Oneix : Oneis
- Amendeuix : Aminduish
- Gabat : Gabat
- Ilharre : Ilarra
- Sumberraute : Sumberrauta
- Luxe : Lucsa


c) Mande d'Ahetze

- Béguios : Beguiòs
- Labets : Labets
- Biscay : Biscai
- Charritte : Sharrita
- Arraute : Arrauta
- Masparraute : Masparrauta
- Succos : Sucòs
- Amorots : Amoròs
- Orègue : Oréguer
Auteur : Vincent.P
15/01/12
Pour USTARITZ, la graphie gasconne ne doit pas plutôt comporter un accent grave sur le A ? "Ustàrits" ?

ARRAUNTZ  : ARRONTS en gascon ?
Auteur : P. Dibon
17/01/12
J'entend parfois quelques personnes d'origine biarrotte prononcer justement 'Biarriss lorsqu'elles évoquent Biarritz, en français.
Auteur : P. Dibon
15/06/12
Je l'ai déjà dit, mais ça vaut la peine d'être redit, ma mère m'a rapporté que son père (à Réaup, en Albret, donc à environ 200 km de Biarritz) prononçait 'Biarrits, donc avec l'accent tonique sur "Bia" et la sifflante "ts" à la fin.
Je trouve remarquable qu'une prononciation gasconne et tellement incompatible avec le modèle français ait pu se maintenir jusqu'au 20e siècle et si loin du lieu nommé.
J'y vois une preuve d'un bassin de vie sur toute la Gascogne, donc d'un "système gascon" qui a longtemps résisté au "système français", pour reprendre des mots de l'historien Braudel.
Auteur : Tederic M.
15/06/12
An nau
Bona annada a tota la Gasconha !
Auteur : cos
02/01/12
Afficher An nau en particulier, et peut-être donner votre avis...

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