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mot = La
Attitude Rugby
Dans le numéro 48 (janvier) de Rugby Attitude (un magazine publié à Paris et qu'on aimerait voir paraitre à Bordeaux...), quelques articles révélateurs de la liaison intime et encore mal expliquée entre rugby (à XV, bien sûr !) et peuple gascon (ou plutôt peuples vascons puisque le numéro fait la part belle à la région mixte du BAB) :
- le rugby de Capelle,
- le Vino griego : chanson vagabonde (dont l'article ne dit pas qu'il existe maintenant une version gasconne que nos avons chantée -n'est-ce pas, Tederic- aux dernières fêtes de Dax),
- Guy Accoceberry :un pur béglais (ça daille, ça daille !)
- Oloron-Tyrosse : un dimanche à la camagne (avec la figure fabuleuse du P.Coustié !)
- Greta Garbure : Yvonne Hégoburu, entre rugby, vin de Jurançon et mémoire familiale..

Du vrai bonheur, qui le serait encore plus avec du gascon dedans !
Auteur : Gérard S-G
26/02/12
Afficher Attitude Rugby en particulier, et peut-être donner votre avis...
Si l'imaginaire gascon fournit encore au rugby une partie de sa mythologie, la vérité de ce sport dans la France contemporaine est qu'il est devenu celui des métropoles, que les clubs gascons n'ont pas su survivre au virage du professionnalisme et que ceux qui survivent en Top 14 ou Pro D2 vont chercher leurs joueurs dans les pays anglo-saxons de l'hémisphère Sud, dans le Caucase ou dans les îles du Pacifique.
Il n'y a plus rien de "communautaire" dans le rugby de Gascogne, sauf dans les plus petites divisions, celles du rugby des villages, mais là encore, il s'agit d'une branche plus ou moins raffinée de l'esprit feria hispanisant, que l'on peut cependant dresser à terme, en le gasconnisant, pour peu que l'on sache dans les années à venir, parler clairement et séduire.
Auteur : Vincent.P
27/02/12
Esprit feria hispanisant, je ne crois pas puisqu'au contraire, le rugby nous est venu des brumes d'Albion, mais en effet, comme la "culture feria" un substitut plus ou moins réussi d'identité culturelle pour une population qui se sait différente, mais ne repère plus très bien en quoi elle l'est et, ici ou là, cherche à reconnaitre dans les aliments culturels qui passent à sa portée, ce qui pourrait coller avec ses qualités propres, ses particularités plus ou moins enfouies.
L'esprit communautaire sans doute, entre autres, qui le différencie probablement du supposé "individualisme français" (quoique là aussi, il y aurait à redire à ce type de généralisation...)
Et c'est vrai qu'on le trouve assez pur dans le rugby de nos villages comme dans d'autres manifestations ludiques ou sportives.
Que le rugby communautaire et "gratuit" soit menacé par l'argent et la "pipolisation", ce n'est hélas que trop clair et il faut aussi reconstruire, reconquérir ce monde là à partir du rugby communautaire dont restent des éléments, plus sans doute qu'on ne croit, dans nos villages et même dans les grands clubs.
Mais comme le dit Vincent P, il faut nous savoir parler clair et séduire.
Comment ? En entourant les clubs les plus sympathiques à la conservation collective des valeurs locales, en chantant avec eux (pas n'importe quoi, plutôt "vin grec" que des couillonnades dans l'air du temps), en écrivant sur ce thème qui n'est chasse gardée ni de Midi Olympiques de Rugby Attitude !
Il ne doit pas manquer d'experts passionnés autour de nous ,non ?
Auteur : Gérard Sent-Gaudens
28/02/12
Obsèques dans la famille en Béarn.
Préparation de la cérémonie en concertation avec la paroisse.
Demande à ce que "Boune Maÿ dou Boun Diu" soit interprété. Refus.
Motif : "Pas assez de monde ne saura le chanter".
Auteur : Vincent.P
25/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Condoléances pour le décès, pour le refus et pour la situation qu'il traduit.
[Tederic M.]
Afficher Obsèques dans la famille en Béarn. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il vaut mieux toujours cela que la distribution, comme ce fut le cas lors des obsèques d'un autre membre de la famille, des paroles en graphie alibertine, rendant de ce fait impossible la communion de tous dans le chant ...
Même chose à la messe de minuit.
La graphie classique a coupé les derniers locuteurs malhabiles de leur langue.
Auteur : Vincent.P
25/02/12
Il y a six ou sept ans, cérémonie d'anniversaire de décès à A. (un an après).
Huit personnes d'âge moyen. Lecture et bénédiction. Chant : 'estela de la mar' ou un autre (je ne sais plus). Totalement inattendu, tombe comme la foudre. Saisi par trop de choses...

L'Eglise n'a pas pour fin d'illustrer les héritages populaires. Elle use des vernaculaires pour des raisons pratiques et se plie à la politique dominante, pour durer et influencer.

Elle a un temps fondé son conservatisme sur les idiomes jugés protecteurs des moeurs anciennes (sous la IIIe République) : breton, gascon béarnais, etc. ; elle fonde aujourd'hui son ouverture sur un universalisme qui ne leur laisse plus aucune place.

Sa doctrine officielle n'est pas à l'enracinement. Une messe en patois une fois par an, pour Noël, c'est assez bon pour ces fidèles "sociologiques", qui ont la faiblesse de demander des rites hérités, montrant par là leur mauvaise volonté à s'adapter à l'Esprit du Temps.
Quant à la frange la plus conservatrice des catholiques, elle honore Jeanne d'Arc, qui est pour les Gascons la sainte de l'ennemi.

Dans les deux siècles écoulés, de nombreux religeux ont bien servi la langue gasconne et l'érudition. Nous leur devons des études de toponymie, des poèmes, etc. Le bas-clergé breton ou flamand était attaché à sa langue, mais l'histoire a liquidé ces attitudes. Ce temps n'est plus et les séminaires ne font pas place aux valeurs périmées des gens 'tels qu'ils furent'. C'est le prix auquel se paye une religion universaliste.

La mort avait ses usages : administration des sacrements, glas, visites au mort, toilette funèbre par les voisins (et seulement par eux), établissement du 'rama' ou liste des donataires, cérémonie, cimetière, messes de rappel.
Mort d'un apiculteur : ne pas oublier de mettre un crêpe noir sur les ruches, sinon les abeilles s'enfuient (cas d'un de mes trisaïeux).
Société morte, rites éteints comme le pain bénit offert le dimanche par la famille X.
Peuple mort, les vivants ne sont-ils plus qu'au cimetière ?

Solution : s'il est prévu de lire des textes, en lire un en gascon sans prévenir, et un long. Et entamer autre chose que le chant prévu (mais là c'est "combien de divisions ?")

Et faire des courriers à la presse (plus efficace qu'on ne croit).

L'Eglise de France est objectivement du côté des forces hostiles ou indifférentes. Il doit bien exister des exceptions. Où ?

Condoléances,
PJM
Auteur : PJM
25/02/12
Des chants gascons, sinon rien !
Pour ma part, je refuse de mourir si mes funérailles ne sont pas accompagnées de chants gascons, en polyphonie de préférence.

J'accepte "L'Estela de la mar" bien qu'en désaccord avec le contenu.
Essai de liste :
- Hami de viver (mais pour moi, ce sera cuit !)
- Qu'èm ço qui èm (de Nadau)
- L'Imne landeus
Qu'ei tot, peu moment...
Auteur : Tederic M.
25/02/12
tristér ...
Malheureusement dans ces moments difficiles de douleur que sont la mort d'un proche, les chants et en particulier ici en Béarn ont toujours accompagné ceux qui partent pour le grand voyage.
Certains curés font partie plutôt de la mouvance dite écriture "phonétique"..
Par contre je peut témoigner pour les obsèques de mon père et d'amis proches nous avions communiqués des livrets écrits en graphie classique et les messes furent chantées sans soucis.
En fait peu importe les graphies, pour des chants dits traditionnels comme "Bona mair deu bon diu", les gens les connaissent par coeur et ceux qui veulent chanter chantent.
Par contre un curé qui interdit ces chants, je trouve ça lamentable et peu importe la raison.

Je vous invite a écouter une de nos créations qui date de quelques années
"Lo naviu de neu" que nous avions écrite en hommage à un grand ami des Pagalhos ; c'est une chanson sur la mort mais aussi sur l'espoir.
Elle a fait le tour des enterrements du Béarn, en écriture classique.
Ce n'était pas le but premier mais la vie..
Adishatz que'ts dèsiri a tots totun ua longa vita.
Auteur : miqueu
26/02/12
Remarca
I a analisas interessantas aqui mès au lòc d'especular entre nosauts sus l'avenir e lo present de la Gasconha (que nos presentatz coma chic glorios), fadré hèser mèi de publicitat ^^ Senon sèrv pas a ren de blagassejar ...VIRAM EN ROND
Auteur : Gaby
22/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Ací ne som pas "entre nosauts" : lo sit Gasconha.com que recep cada jorn centenats de visitaires, e la soa ambicion qu'es de s'adreçar tanben au gran public, shens éster demagogic, superficiau, conformista...

Lo present de la Gasconha n'es pas briga glorious, lo son avenir benlèu qu'ac serà, qu'i trabàlham !-)
[Tederic M.]
Afficher Remarca en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le net révolutionne l'accès à l'information, je crois assez qu'un site actif et bien référencé sur les moteurs de recherche est susceptible de changer les choses, en prenant également appui sur les réseaux sociaux.
Maintenant, je pense que nous sommes tous dépendants de la demande  : si tout le monde tapait "gascogne"sur google, les divers sites autour du fait gascon seraient encore plus visités !

L'occitanisme travaille assez sur le net, il diffuse ses idées de manière assez maligne (mais mal référencée), en tout cas via Wikipedia par exemple, une certaine vérité émerge...
Quand elle ne plait pas, difficile de s'y opposer, surtout quand elle commence à faire corps dans la population !
Je suis ainsi surpris en 10 ans de l'adoption en Béarn du seul terme d'occitan via notamment la presse et les collectivités locales.
Auteur : Vincent.P
22/02/12
@Tederic : òc, trabalham-i !!

@Vincent : èi redigit articles en nòrd-gascon suu Wikipedia occitan, n'an pas estat revirats en lengadocian !
Auteur : Gaby
01/03/12
Des résidus à l'engrais organique
Dans la dernière lettre d'APESA (bureau d'étude établi dans la plaine de Pau), cette initiative remarquable d'une petite entreprise gasconne :

Des granulés biocombustibles à base de graisse de canard pour se chauffer écologiquement !

Avec l'assistance technique de l'APESA, la société Labat Assainissement, basée à Aire sur Adour, a développé, breveté et testé à l’échelle pilote un granulé biocombustible constitué de résidus végétaux et d’un liant riche en énergie issu de la transformation de graisses animales.
Ces granulés utilisables en chaufferies collectives ou individuelles offrent des performances énergétiques et une qualité de combustion similaires voire supérieures à celles des granulés de bois.
Leur composition originale permet de valoriser des déchets verts et autres résidus végétaux actuellement sans autre débouché que la transformation en compost.
Reste aujourd'hui à franchir la barrière réglementaire pour passer à la phase industrialisation et développement !

>> Lire l'interview de Xavier Labat

Pour ses travaux dans le domaine des biocombustibles solides, la société LABAT a reçu en 2011 le premier prix national du concours « Stars & Métiers » catégorie Innovation Technologique (concours organisé par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, sous le haut patronage du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie).

BIOMASSE - COMPOSTAGE - METHANISATION - SOLS - EFFLUENT
Auteur : Gérard Sent-Gaudens
14/02/12
Afficher Des résidus à l'engrais organique en particulier, et peut-être donner votre avis...
1) Bon exemple de créativité issue du terroir gascon, et non parachutée par un groupe mondial (cela dit par rapport au débat en cours sur "Les dynamiques territoriales et urbaines du Grand Sud Ouest").

2) La présence en quantités suffisantes de ces résidus, notamment animaux, est probablement liée à l'élevage industriel, qu'on peut critiquer par ailleurs.
Auteur : Tederic M.
15/02/12
C'est bien de l'"économie circulaire" qui sait utiliser positivement ses déchets, donc d'une certaine façon minimiser ses bêtises. Pas tan pèc qu'aquo, non ?
Auteur : GSG
01/03/12
Valorisation des déchets de graisses par "Labat assainissement" (suite)
Le précédent post de Gérard Sent-Gaudens ne traite qu'une partie de la filière dans laquelle Xavier Labat, patron de Labat Assainissement et Agraval Environnement, investit de façon importante sur le territoire d'Aire sur l'Adour et Duhort Bachen.

Labat assainissement est la suite depuis 1992 d'une entreprise familiale de vidange démarrée en 1942 et qui dessert les départements 32, 40, 64 et 65.
Elle traite aujourd'hui 12 000 t /an de graisses animales (conserveurs, abattoirs, cuisines centrales, lavage des plumes....) ainsi que les déchets nouvellement apparus en quantités significatives ( résidus légumiers, périmés des grandes surfaces, déchets des coopératives céréalières....).
Toutes ces biomasses sont aujourd'hui sans réel débouché et leur coût de traitement est significatif.

L'investissement qu'entreprend Labat Assainissement à Aire-Duhort est dimensionné pour 50 000 t de graisses, susceptible donc d'accueillir des produits collectés par ses confrères.

La valorisation de ces déchets et graisses se fera au travers de deux filières distinctes mais complémentaires présentes sur le même site :
-Une valorisation par méthanisation (fermentation) au sein de silos fermés permettant d'une part de fabriquer à partir de tous les intrants correctement homogénéisés (vidanges, boues, lisiers, graisses, marcs,GMS, IA )
  a.. des galettes de graisses séchées entre 40 et 60% ( procédé utilisé par l'entreprise depuis 2007)
  b.. et d'alimenter par le gaz produit un groupe électrogène fournissant 500 kwh, vendus à EdF ( l'équivalent de la consommation d'un lotissement moyen).
  c.. Les effluents sont utilisables en fertigation (liquides) ou compost, épandage agricole car quasiment-exempts de métaux lourds.
-Une valorisation par production de granulés bio-combustibles.
Les galettes de graisses séchées issues du premier process sont mélangées à des déchets verts, paille, sciure, marc de raisin agissant comme substrat. Après broyage, il en sort un granulé combustible , supérieur de 10 % environ au pouvoir calorifique du granulé bois, et dont le prix de revient devrait être inférieur de 20%.
Les essais menés à ce jour montrent la compatibilité avec les normes et la plupart des chaudières à granulés. Le brevet en est déposé depuis 2011 pour une durée de 20 ans.

L'intéret de ces deux process est leur complémentarité  : par exemple, la chaleur fournie par la fermentation-méthanisation concourt au séchage des plaquettes de graisse.

Pour terminer, je partage tout à fait le commentaire de Tédéric qui appréciait que l'on sache faire en Gascogne ce que nous n'avons nul besoin d'importer ou de nous faire imposer !
L'esprit pionnier se perpétue ... ici dans le secteur de l'environnement et du développement durable.
Auteur : Charles L.
30/04/12
Afficher Valorisation des déchets de graisses par "Labat assainissement" (suite) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Merci pour ces intéressantes précisions et tous mes voeux à l'entreprise !
Auteur : GSG
06/05/12
Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue
www.larepubliquedespyrenees.fr--le-maire-contre-le-projet-bilingue
Auteur : Vincent.P
12/02/12
Afficher Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue en particulier, et peut-être donner votre avis...
Etonnant que personne ne réagisse à cet article du Maire d'Orthez. La capitale de l'occitan du Béarn et de la Setmana de la Lenga.
Ville dans laquelle ne flotte même pas un drapeau béarnais au balcon de la Mairie !
Auteur : jmcasa
29/02/12
Orthez est depuis longtemps une ville "SNEAP" ... Les Béarnais me comprendront ...
Auteur : Vincent.P
01/03/12
Pour la suite de l'affaire à lire cet article et observer la photographie d'une classe de Morlanne blasonnée d'un drapeau...
Auteur : jmcasa
13/06/12
Je sais de source sûre que le cursus bilingue à Morlaàs est également menacé après défection de nombreux élèves - lire : parents - après 3 années car "ils parlent occitan mais ne savent pas dire triangle en français".

On a vendu aux allogènes une pré-classe européenne, ils se retrouvent avec des gamins déphasés ...
Auteur : Vincent.P
13/06/12
classe occitan ORTHEZ
Désolé j'avais oublié le lien presse :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/06/12/la-classe-bilingue-en-occitan-ne-devrait-pas-ouvrir-a-la-rentree,1086800.php
Auteur : jmcasa
13/06/12
Moi non plus, à cinq ans je ne savais sans doute pas dire triangle en français (ce qui me semble peu probable dans une école bilingue à parité horaire)... comme des centaines d'enfants basques, ça m'a pas empêché de l'apprendre par la suite.
Auteur : Xuuel
13/06/12
La question n'est pas la vérité de l'affirmation, mais qu'elle émane de parents qui ont mis leurs gosses dans cette section bilingue, et qui aujourd'hui se plaignent que leurs enfants montreraient des manquements.

Nous ne sommes pas face à des autochtones fiers que leurs enfants parlent la langue de leurs parents mais face à des implantés - que je respecte au demeurant mais la liste des patronymes est sans mystère - qui ont cru que la section bilingue était une classe d'élite dès le primaire (du CE1 au CM2) et qui aujourd'hui se demandent pour quelle raison tant d'efforts n'ont pas été fournis pour plutôt leur apprendre l'anglais.

Bref, les occitanistes sont pris à leur piège, celui d'avoir vendu leur langue comme une ouverture pédagogique quand le seul argument qui tienne pour mettre ses enfants dans ces classes-là, c'est le patriotisme local, patriotisme dont la génération des années 70 est dépourvu, car complètement francisée, car pour partie d'extraction française d'ailleurs.

Les occitanistes ne veulent pas voir ce problème, ils partent dans le mur.
Auteur : Vincent.P
13/06/12
L'argument des manquements est alors foireux, à partir du moment où on introduit une deuxième langue très tôt, il peut y avoir des confusions ou des lacunes pendant un laps de temps, que ce soit de l'anglais ou pas.
Certains parents ont tendance à paniquer pour rien et mettent du coup une pression monstre aux gamins et aux enseignants sans laisser le temps au temps.
La réalité, et on a maintenant suffisamment de recul pour le dire, c'est que ces enfants là ne parleront pas français moins bien que les autres à moyen et long terme, et auront de toutes façons une richesse supplémentaire ; c'est une ouverture pédagogique (entre autres), une fenêtre de plus sur le monde : une langue, une culture, une manière de voir la vie différente qui correspond à l'endroit où ils vivent.

Après, je sais que certains enseignants vendent ça comme un facteur de super réussite (acquisition d'autres langues, réussite en maths), en s'appuyant sur des études mais ne prennent pas forcément toujours en compte tous les paramètres (le milieu social des élèves notamment), et ne sont de toutes façons pas une garantie de réussite scolaire.
Dans ce cas là, les enseignants s'exposent effectivement à des vilains retours de manivelle.
Auteur : Xuel
14/06/12
Je ne pense pas qu'une langue induise une façon différente de voir la vie, ce n'est le cas que si celle-ci est liée à une civilisation bien précise.
Une langue n'est qu'un système, on peut exprimer toutes les visions de la vie.

Pour le reste, les gamins devenus adultes auront plus précisément oublié la langue d'un pays que statistiquement, ils n'habiteront plus de toute manière, car la jeunesse bouge, va faire son trou ailleurs, ...
Auteur : Vincent.P
15/06/12
Moi non plus, je ne pense pas qu’une langue induise une façon différente de voir la vie.

A y réfléchir, je pense que connaitre une langue (de plus), c'est comme connaitre un paysage (de plus).
La langue est comme un paysage (de sons, de mots, de structures grammaticales), ou un environnement physique, avec son organisation.
On peut apprendre un nouvel environnement géographique, cela ne modifie pas, en général, substantiellement la manière de voir la vie, même si on peut s'attacher très fortement à tel ou tel paysage.

Certes, la langue est un outil, pas seulement un environnement.
Mais toutes les langues ayant la même capacité de faire communiquer les hommes, la connaissance d'une autre langue, c'est comme avoir un autre outil qui fait ce que fait la première langue. Il n'y a pas là non plus de quoi changer beaucoup "la manière de voir la vie".

Appliqué au gascon, keske ça donne ?
Je peux parler pour moi même :
la connaissance, un peu tardive, et très incomplète, du gascon, m'a permis de sentir un monde qui était d'ailleurs en train de s'évanouir.

Si le gascon avait été encore langue de grande communication, la connaissance du gascon m'aurait permis tout bonnement de communiquer avec les gasconophones ; de même que la connaissance du chinois permet de mieux se débrouiller dans le monde sinophone...
Alors, l'apprentissage d'une autre langue permet peut-être, non pas de voir la vie autrement, mais de voir une autre facette du monde, facilite l'entrée dans un autre univers.
L'anglais va faciliter l'entrée dans le monde anglophone, et dans le monde mondialisé...

Je comprends que les occitanistes ou autres déplacent l'enjeu de la connaissance d'une langue vers un enrichissement personnel plus psychologique ou cérébral que pratique : l'occitan ou le gascon n'ouvrent plus les portes d'un monde "utile".
Auteur : Tederic M.
15/06/12
Si une langue permet de voir une autre facette du monde, elle modifie fatalement la façon de voir le monde, et donc la vie, mais peu importe on joue sur les mots.
Vous remarquerez que dans ce qui modifie la façon de voir la vie dans mon premier message, j'inclus aussi la culture, et donc les gens.
Une langue à elle seule peut contribuer à aborder les choses sous un angle différent, mais si elle est prise "hors-sol", elle perd en effet 90% de son intérêt. C'est un peu comme travailler des combinaisons à l'entrainement et ne jamais jouer un match.

Pour ce qui est de l'utilité, il ne faut pas oublier la grosse composante affective de la langue (sinon plus personne ne parlerait basque par exemple).
Parler gascon ne t'aurait pas servi à communiquer avec les gasconophones, il suffit de parler français pour ça.
Mais la relation qu'on tisse avec les gens est forcément différente selon qu'on leur parle leur langue ou pas, surtout si c'est une langue minoritaire et c'est aussi en ça que c'est intéressant.
Je ne connais pas la situation du gascon mais cette langue ne permet elle d'entrer dans aucun univers ?
Auteur : Xuel
15/06/12
Xuel a raison. Demandons-nous pourquoi les ethnies qui ont su préserver leur langue résistent mieux à l'effacement. Pourquoi Messieurs ?
Pourquoi les paysages basques, l'architecture, l'esprit etc... survivent alors que la Gascogne est morte dans à peu près toutes ses composantes ?

Quant à l'occitan, cette langue de culture hors-sol qu'une poignée de traitres nauséabonds essaient d'imposer en Gascogne c'est, pour paraphraser le bon Jean-Pierre Coffe, de la merde et ça ne véhicule strictement rien.
Auteur : inconnu
16/06/12
Je suis en désaccord quand on dit que la langue n'apporte pas un autre mode de vie.
J'ai eu cette chance de vivre la période ou quasi tout le monde parlait encore gascon. Et incontestablement nous étions dans une autre planète.
Certes la planète ne s'arrêtait pas à la langue, mais englobait l'économie, les échanges de tous ordres, l'affect.
gComme qqun l'a très bien dit la langue aujourd'hui est "hors sol", et s'est perdu le "génie" de la langue même si celle-ci perdure.
Nous y sommes revenus (au gascon) après un lavage de cerveau hexagonal, mais non sans laisser de traces.
Je suis choqué de percevoir que le gascon est ressenti aujourd'hui comme une langue étrangère en Gascogne même. Je le ressent comme une trahison profonde.
J'ai vécu un autre sentiment dont je me demande si d'autres on connu celà : étant parti très jeune, et longtemps, au fur et à mesure que j'ai perdu l'accent gascon, j'ai senti que ma perception de la vie changeait, sentiment qui complète "la perception de la langue".
Auteur : Lo Pèir
16/06/12
Toute langue détermine une vision du monde, une façon d'en percevoir les ressorts et d'en organiser la maîtrise.
Difficile certes de distinguer ce qui relève des stuctures et ce qui a trait au contenu. Mais le fait est là : la langue est aussi perception.

L'existence d'une langue n'a pas à être justifiée.
Si ses locuteurs lui reconnaissent une valeur, c'est parce qu'elle est inséparable de la culture qu'elle exprime (au sens plein : le sens de la vie par-delà les fonctions élémentaires).
Ils la défendent parce qu'elle les défend.
La résistance linguistique inclut l'ensemble des valeurs de la communauté, que la langue nomme et transmet.
Quand un peuple veut se retrouver, voire se reconstituer, il s'y accroche : "es la clau".
Quand un groupe n'a plus foi en lui-même, il abandonne sa langue avec toutes sortes de justifications (ne pas paraître arriéré, éviter les humiliations, complaire aux puissances du jour, être mieux instruit, etc.).
Quand des idéocrates imposent une langue ils ont eux aussi leurs bons motifs.
La mort d'une langue est aussi celle d'une société.

Autre cas de figure : en s'universalisant une langue peut se vider de ses références nationales et affectives et ses locuteurs s'en détacher.

Les argumentaires de promotion des langues dites régionales sont souvent faibles et prétentieux. Certes, il est des arguments de bonne guerre, mais à long terme il est dangereux de traiter les langues comme des marques pédagogiques et des options interchangeables, des produits de consommation.
J'ai toujours trouvé mensongers les discours sur les bienfaifs du bilinguisme tenus par des spécialistes médiatiques qui jouent sur les 'bons sentiments' à la mode.
La réalité est dure : un individu peut être polyglotte, un peuple ne peut pas être 'bilingue', c'est le stade qui précède le basculement.
Nos ancêtres étaient généralement monolingues (avec un peu de latin pour les instruits et quelques mots de basque, d'espagnol ou de français à l'occasion).
Etaient-ils plus "aliénés" ou "en retard" que les populations sans caratère qui leur ont succédé ?
Derrière l'éloge du multilinguisme se cache le grand mépris pour les cultures autocentrées, pas encore digérées par le système, et la méfiance pour ce qui échappe encore à la normalisation.
C'est aussi une façon d'effacer la mémoire de l'éradication, la façon dont on s'y est pris pour tuer l'identité des peuples.

La thématique de la "récupération de la langue" qui prévaut au pays Basque et au pays de Galles est la seule justification à long terme des actions publiques qu'on y mène. En est-il vraiment question ici ?

Eh bien, élever ses enfants en basque ou en breton, c'est un choix patriotique et un acte militant.
L'école linguistique n'a de valeur que si elle porte le projet d'une société réelle, viable, fondée sur une conception non instrumentale de la culture.
Si vous n'êtes pas poussé par l'amour du pays ou un désir certain de fidélité, si vous ne souhaitez pas, si vous ne voulez pas, servir le pays qui vous abrite, alors enseignez à vos enfants des langues utiles. L'anglais fera suffisamment l'affaire, ou le chinois pour les plus snobs.

P. S. : Effectivement, le gascon ne sert à rien. A rien qu'ils puissent comprendre.
Auteur : PJM
16/06/12
C'était trop génial ! Kesk'on s'est éclaté !
Entendu ce jour 17/06/12 au vide-grenier de Fauillet (près de Tonneins) par une femme déjà d'âge un peu mûr, avec une pointe d'accent "du sud-ouest", pour autant que cet accent puisse bien se manifester sur des mots venus d'un autre monde...

On parlait de "langue "hors sol"... la langue parlée en Gascogne maintenant, elle vient du sol français, qui, lui, innove encore.

Ma grand-mère aurait dit :
"Oh, c'était vraiment réussi ! Nous nous sommes réellement amusés !" ["réelleument"]
En gascon, elle aurait su le dire, mais je sais pas comment.
Allez, j'essaye (mais il me manque les mots pour "génial") :
"Bondiu quin(a) *** ! / Bondiu, qu'es estat un/ua *** [de las ***] ! Que'nse som vertaderament amusats (?), hé !"
Auteur : Tederic M.
17/06/12
pradèu = airial
Bonjour
pouvez vous me dire ce que signifie le mot PRADEOU
Merci d'avance
Auteur : Patrick Fragneau
12/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz !
synonyme de "airial" : gasconha.com/spip.php?page=paraula&id_paraula=592
Afficher pradèu = airial en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je trouve que "pradèu" synonyme d'airial est un peu réducteur.
S.Palay le traduit ainsi :
"Préau ; dans le N.-E. des Landes c'est l'emplacement occupé par la maison, ses dépendances et le sol qui l'entoure :
cour,jardin,verger; v.casalà,courràu.
N.de p.,Pradeu".
Mais le mot "Pradeou" peut églement être rapproché de "pradàu,pradòt" qui sont toujours d'après S.Palay, je cite :
"prairie naturelle ; pâturage ; place communale couverte d'herbe ; on traduit en français de Gascogne par pradò, pradeau, les noms de place ou de promenade."
On peut trouver dans un texte de Yulien CASEBOUNE (extrait d'Esprabes d'amou) la phrase suivante : "Au pradòt comunau, ombrejat de cassos e de tilhs....".
On trouve également "pradè-doù" - garde des près
N.de p. Pradé,Pradère,Pradou.
"Pradoû" veut également dire, comme "pradét-dót" petit pré
Auteur : j.p.Depeyris
14/02/12
PRADÈU, en gascon garonés, quò's per jo (sivant en aquò D.A. Virac) tèrras aluvionàrias en bòrns de Garona.
Se ditz tanben GETIN o VACANT.
Aqueras tèrras son plantadas de briules (=> aubarèdas)
Auteur : Gaby
15/02/12
Firefighters in the 64
Gasconha.com est le site de l'identité gasconne, donc s'intéresse aux noms, aux "chafres" d'autrefois, aux pseudos du web d'aujourd'hui...
Dans le forum d'un article de la République des Pyrénées, deux pompiers béarnais interviennent. Comment se nomment-ils ?
Firefighter64 et firegirl 64...
Voici l'identité choisie, de nos jours, dans notre région : américanomanie assortie d'une touche départementale jacobine.
Je n'accuse pas ces deux pompiers (cela dit au cas peu probable où il liraient ces lignes !) : j'observe seulement leur "choix" comme un symptôme de notre contexte social. Ils nous donnent la température de l'américanisation, et... il y a le feu !
On ne peut pas, quand on voit ça, être surpris par la fronde des parents d'Orthez contre une classe bilingue français-"occitan".
Auteur : Tederic M.
08/02/12
Afficher Firefighters in the 64 en particulier, et peut-être donner votre avis...
ça continue !
A la une du web de la Rép :
- une pub "N'PY CUP /02 GOURETTE KING FOR A DAY
- "Après le lipdub, les lycéens de Montardon font un «freeze»"
Auteur : Tederic M.
08/02/12
desolacion
Qu'ei tarible !!!
Et ne parlons pas de tous les groupes de countrie qui se montent partout.
Ces andouilles ne savent même pas que ça veut dire danses de la campagne et que ces danses sont issues de l'émigration de Français partis en Amérique.
Pour le plupart ces danses sont issues du centre France.
Et parfois de Gascogne, on retrouve dans la musique acadienne des mélodies construites sur le même tempo que des branles ossalois.
Avec mon frère on a trouvé un violoneux acadien Jean CARRIGNAN qui joue un air qui est un branle d'Ossau ...
C'est pitoyable ces santiags, chapeaux western quand on sait que ces danses en ligne viennent du Texas dansées que par les blancs très racistes..
C'est hallucinant de bêtise.

Mais peut être sommes nous fautifs aussi, c'est là que l'on voit nos limites en information et communication sur notre propre culture ici et moi le premier je fait mon mea culpa.
Une preuve de plus qu'il ne faut pas nous enfermer dans nos certitudes et s'ouvrir au maximum.
Atau amics
Auteur : miqueu
09/02/12
Allez faire un tour sur espritmusique.20 minutes.fr

Dans la région de Gascogne, il n'y a que des groupes baignés dans l'américanomanie comme le dit si bien Tédéric :
Pas un seul groupe aux consonances gasconnes.
Pas un groupe qui semble intéressé par l'identité Gascogne.
Tout est pratiquement chanté en anglais… alors que je suis persuadé que le gascon se marierait avec le rock le blues ou le jazz : il y en a d'autres qui l'ont déjà fait.
Un constat hélas qui n'a pas fini de s'aggraver.
Tant que la langue restera, une inconnue, une langue d'un autre temps pour ne pas dire vulgairement de "vieux" dans l'esprit populaire.
Auteur : Tédéric D
09/02/12
Il subsiste aux Etats-Unis des folk-lores vivants propres aux différentes communautés : country, cajun (cadien), noir, latino, amérindien, etc.
Ce que nous en recevons est filtré par les media de masse et ne correspond pas au vécu "indigène", assez dynamique.

L'américanomanie a commencé en France vers 1917 et s'est amplifiée après la seconde guerre mondiale.
Le long travail d'arrasement des cultures populaires ayant été mené à bien par la Fonction Publique, la place était libre pour les produits de substitution.
Les modes "introduites" dès 1930 par le disque, la radio, le film, les magazines, sous le signe de la modernité, ont comblé un manque : jazz, blues, rythmes sud-américains (dont les opérettes "marseillaises" et les espagnolades de music-hall !), bref ce 'style composite' et superficlel (ou cette absence de style) ont pris la place des formes déchues de la culture.

La déculturation a frappé les plus typés, maintenant elle atteint tous les milieux, et met à mal la culture française elle-même (qui n'est pas une petite chose), et l' anglaise, etc.
Le triomphe du 'basic american', stratégiquement favorisé par la sphère publicitaire et politique (plus forte désormais que la mirifique "francophonie") est facilité par le lessivage linguistique hexagonal qui a coupé les liens générationnels et, ce qu'on ne souligne pas aseez, les ponts avec les autres peuples d'Europe (essentiels pour la musique, le costume, les techniques, depuis toujours).

La culture a horreur du vide.

Et ce n'est pas qu'une question de langue ! Pour l'esprit français (je ne dis pas 'pour les Français'), 'folklore' est synonyme de nunucherie, de ridicule gentillet, d'aliénation, de moeurs condamnées par l'histoire. Allez dire ça à un Letton ou un Estonien.

On peut aimer telle ou telle mode culturelle extérieure, voire s'en inspirer, mais quand l'échange s'inverse en substitution accompagnée de haine de soi, on atteint le dernier stade de l'assimilation : les éradicateurs du gascon (ou du flamand, ou du breton) deviennent les vecteurs de la non-différenciation planétaire, qui liquide les misérables vestiges de ce qui fut un peuple.

Tenter de rénover la tradition à travers des formes musicales empruntées n'est qu'un pis-aller marginal. Seul un inventaire complet des ressources indigènes et leur exploitation pourra faire renaître quelque chose. Nous sommes seuls, condamnés à inventer notre propre sens.
Comment inverser un courant involutif ?, retourner ls idées générales, qui sont contre nous, au profit du concret et du vécu ?

A suivre...
Auteur : PJM
09/02/12
Que faire pour que la référence 'Gascogne-Gasconha' soit une voie de recours au besoin d'expression ?
La voie occitane n'a pss bien pris ; la voie béarniste n'est pas en mesure de contrer les clichés qu'on a collés à la culture gasconne.
Le monde enseignant est aussi sourd qu'avant (et plus ignorant) et reflète fidèlement son époque.

Ne pas intérioriser le "bruit de fond" général.

Courage !

à suivre,
Auteur : PJM
09/02/12
Peuple en danger
"La conscience de peuple, et de peuple en danger, est vitale. Le reste est relatif et ne peut servir que d'outils conjoncturaux dans le chantier historique, à la marge (...). Un peuple conscient n'est jamais battu. Un peuple qui ne l'est pas assez peut glisser dans un renoncement mortifère"
(M. Simeoni, 'Arriti', n° 2261).
Auteur : PJM
09/02/12
Monsieur Momas,

Vos analyses sont brillantes. Bravo !
Auteur : Peu Importe
09/02/12
Solide que i a ua quasi fascinacion per tot çò d'american. N'i a pas qu'a véder lo slogan de Citroën : "Creative technologie". Ridicule !
Mes d'un aute costat, que vivem en un monde aubèrt, e que pòdem estar autan plan enradigat en un territòri e neurit de cultura anglo-saxòna.
Enfin, au mensh, entà jo, atau qu'es ! Que parli gascon, que sui pro estacat a le mia cultura locau, mes n'escoti quasi pas sonque musica cantada en anglés. Ne pensi que singui un paradòxe, o se n'es un, le nòsta cultura qu'es vertaderament sepelida.
Après, entà çò de le "country" e deu cow boys aprenents... là c'est la beaufitude au maximum...
Auteur : Castèths en l'aire
09/02/12
Adishatz
Effectivement Pjm a toujours des analyses extremement pertinentes et tres documentees.
Sur le site de Gasconha.com je pense qu'il y a beaucoup de personnes competentes aux bonnes idees malgre quelques pelejas parfois..
J'avoue que je ne fait partie des sages comme PJm...
Ne pourrait on pas federer nos idees, essayer tous ensemble de trouver les solutions afin de redonner aux gens de notre region l'envie d'adherer a cette culture si riche... pourquoi pas debattre autour d'une bonne table... a mediter ..
a beth leu mics
Auteur : miqueu
09/02/12
Je ne connais pas "Lous Tatayous", mais au point où on en est, j'ai tendance à apprécier le programme de cette affiche (visible avec Gasconha.com NAVETH).
Au moins, pas d'américanomanie.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Une bonne table, oui, ce serait très bien.
La plupart des disputes deviennent des "confrontations fructueuses" quand les gens se rencontrent et discutent. C'est un effet de la convivialité, pour peu qu'ils soient sincères.
Mais nous sommes loin...
Un "porteteni" des amis du Site G.com. serait une excellente perspective !

J'ai parfois l'impression que nous ne retenons que le plus facile et le moins bon de la culture anglo-saxonne, séduisante et irritante à la fois, si riche pourtant (y compris celle des Etats-Unis).
Mais pour accueillir il faut être fort. Le mimétisme fait exister par procuration.

L'ère industrielle et étatique a cassé les courants d'échanges naturels entre les régions d'Europe :
les Pyrénées sont devenues une frontière, comme le Rhin ou la Manche, la continuité a été brisée et les peuples se sont retrouvés en vase clos.
Le monde ouvert, c'était celui des routes et des foires médiévales, des étudiants voyageurs, des libertés communales et des grands défrichements.
Aujourd'hui, il n'y a plus de contre-poids à l'ouverture apparente du monde.
La communication n'est que la distribution de modes par le canal des media.
Le "monde" s'y réduit, surtout pour ceux qui n'ont rien connu d'autre.
Il y a certes de tout, mais cela ne fait pas une cohérence, ni une stabilité psychologique, pédagogique, affective, familière. Le renouvellement ne se fait plus.
J'aimerais avoir tort.

Le plus difficile pour des Gascons d'aujourd'hui, c'est de s'ouvrir à eux-mêmes.

P.S. : Continuez les pelejas, ça soulève des questions.
Il faut seulement penser à ceux qui ne connaissent pas (pas encore) le site et devront y trouver du positif.
Auteur : PJM
10/02/12
Repash
Si j'organise cette table redonda, êtes vous d'accord pour y participer et c'est valable pour Casa de L'ibg que j'invite avec plaisir même si nos idées sont convergentes pour une fois parlons avec écoute et en toute intelligence.
Si vous êtes prêts je peut m'en occuper.
Mercès a tots
Auteur : miqueu
10/02/12

Réponse de Gasconha.com :
C'est une bonne idée, et elle ne peut venir que d'un esprit généreux.
Les expériences passées montrent qu'il est très difficile de trouver une date pour rassembler des gens très dispersés.
[Tederic M.]
Nous étions arrivés à mettre au point un "porteteni" en septembre dernier, l'idée est excellente et à reproduire.
J'accepte avec plaisir pour ma part (et peux accueillir l'une ou l'autre "session" en Pays de Gosse comme déjà proposé).
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse
C'est le héros de "Si l'Adour l'avait voulu"*, le Docteur Ducasse, gascon enflammé, qui parle :

"le chef-d'œuvre, Dudebout, le plus ancien visage de femme qui soit connu, sculpté par un artiste génial il y a vingt-cinq mille ans, la Dame de Brassempouy !
- La... Dame de Brassempouy ! dis-je. Mais je l'ai vue ! Je n'avais pas fait le rapprochement. Une petite figurine...
- La taille ne fait rien à l'affaire, coupa le docteur avec emportement. Elle est exquise, parfaite. Mystérieuse. Envoûtante. Elle vous fascine ! A côté d'elle, croyez-moi, la Joconde, qui n'a pas quatre cents ans, c'est du flan, de la gnognote.
[...]
Quand on a vu une fois la Dame de Brassempouy on ne peut plus l'oublier. Néfertiti, la Vénus de Milo, la Joconde, bernique en comparaison ! Le pouvoir de cette, statuette de quatre centimètres de haut est immense : c'est Eve qui vous regarde. Elle est belle, elle est blonde. Elle est la Femme. Elle vous ensorcelle à jamais !"

* "Si l'Adour l'avait voulu", de Michel Larneuil, éditions Albin Michel, 1988 (Belle évocation de Poyanne et de la Chalosse d'autes cops)
Auteur : Tederic M.
06/02/12
Afficher La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse en particulier, et peut-être donner votre avis...
A propos de la Dame, je pense qu'il ne serait pas mauvais d'amorcer une campagne pour qu'elle revienne "a casa" tout simplement au lieu de dormir dans un recoin du bric a brac que m'avait semblé être le musée de Saint-Germain en Laye il y a déjà longtemps.
Il faudrait pour cela un lieu digne de l'accueillir et on m'a dit que le petit musée de Brassempouy n'était pas terrible. Qu'en disetz ?
Auteur : Gérard S-G
09/02/12
Si elle revenait, ce ne pourrait et ne devrait être qu'au musée de Brassempouy.
Tes informations sont-elles fraiches, Gérard ?
J'ai visité ce musée il y a 3 ou 4 ans, et j'en garde l'idée d'un espace moderne, superbe, dynamique, tout à fait digne de l'accueillir.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Alors va pour le musée de Brassempouy !
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
Article de Sud-Ouest qui fait un bilan mitigé de l'enseignement à l'école des langues régionales
www.sudouest.fr--les-langues-regionales-au-tableau

Je trouve une fois de plus que Grosclaude fils est à côté de la plaque.
Auteur : Vincent.P
30/01/12
Afficher Article de Sud-Ouest qui fait un bilan mitigé de l'enseignement à l'école des langues régionales en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est logique avec lui même au contraire et n'a pas changé par rapport à la perception que j'en avais déjà il y a 15 ans : "une langue codifiée dont la littérature a 1000 ans d'existence", comparaison avec le chti ou le québecois dans leur rapport au français : la future "langue occitane" qu'il nous voit parler à terme c'est la "koine" troubadouresque modernisée, à côté de laquelle on aura bien sûr le droit de patoiser un petit peu...
Auteur : Gerard S-G
30/01/12
Qu'es A COSTAT de la placa Grosclaude ? Benlhèu ?
Mès susquetot qu'èm nosatis gascons e occitans EN DEVATH de la placa, en dessous de tout, per s'enténer a díser peu rector Nembrini qu'èm pas fotuts de préner en carga çò qu'es lo mei pregon dens nosta societat : la lenga !
Lo poder jacobin e'ns hè la leiçon !
Auteur : Lo Pèir
30/01/12
Non mais quand même un journal local commence à se faire l'écho de l'incompréhension liée à l'unification graphique, au mélange des dialectes, ... il faut accepter la critique, et surtout ne pas parler des troubadours, ce que fait Grosclaude en somme. Ce n'est pas possible d'être si nul ...
Auteur : Vincent.P
30/01/12
La phrase de D. Grosclaude est celle-ci :
"C'est exactement la même chose pour le français. J'ai parfois du mal à comprendre quelqu'un du Nord ou un Québécois."

Je ne sais pas si Grosclaude fait allusion au "chti" (en fait le picard, aussi éloigné du français standard que le gascon l'est du languedocien).
Exemples  :
le gâteau (fr.) = ech watieu (picard)
le château (fr.) = ech catieu (picard)

Grosclaude fait peut-être allusion à l'accent chti ou à un français régional chti.

De toute façon, pour lui, tout ça c'est du français, et ça ne doit pas trop l'intéresser de creuser !

D'autres occitanistes (Grosclaude aussi, je le subodore) comparent la différence gascon/languedocien (et même gascon/limousin  !), à la différence anglais d'Angleterre/anglais US...
C'est faux : la distance gascon/ languedocien est bien plus grande.
Mais soit ils ne veulent pas le voir, soit ils ne veulent pas le dire.
Auteur : Tederic M.
30/01/12
Je pense que vous vous trompez tous d'ennemis mais il plus facile d'accabler les occitans de tous les maux...
Je pense que c'est plus politiquement que David Grosclaude gêne !!!!
Elu à gauche et occitaniste...
Bref c'est encore un autre débat.
Bien sûr qu'il y a des différences parlées entre Gascon et Languedocien jamais personne n'a dit le contraire et encore moins les soi disants d'occitanistes que vous vomissez tant.

Par contre à moins d'être sourd ou de mauvaise foi ou de ne pas savoir trop parler notre langue, la compréhension ne pose pas du tout de problème.
Quand je parle Gascon avec mes amis Languedociens aucun soucis on peut parler et se comprendre sans soucis car ils ne parlent pas inuit..
C'est de la même langue dont on parle malgré tout ce que vous pouvez raconter comme inepties.
Atau.
Pour ce qui est de l'écriture à l'instar des autres langues je ne vois pas pourquoi il faudrait 12 écritures pour écrire notre langue, c'est ridicule Vincent.
Le français, le basque, l'anglais sont prononcés et parlés de manière différentes suivant l'endroit ou l'on se trouve pourtant leur écriture est commune.
Alors arrêtez de grâce de dire que pour le gascon c'est différent, c'en est ridicule et pathétique.
Auteur : miqueu
31/01/12
Qu'èm nosatis, adultes, e neolocutors (o pas) que devem har passar le lenga aus nòstes còshes
Que sui per las escòlas bilingües, per l'ensenhament d'un "occitan" pòc o pro locau, mes lo mainatge ne haràn pas arren shens deus pairs.
Que son aus pairs d'apréner le lenga, e li assegurar ua vita sociau, per menina que singui.
Atau, los escolans d'aquiras escòlas qu'auràn lo parat de parlar le lenga qu'aprènan en classa.
Qu'èm responsables, Grosclaude, los sons avís, que me'n trufi percé n'es pas eth dont hentra en les familhas, e que'us fòrça a har quau que singui.
Qu'èm nosatis qu'am le clau.
Estar gloriós de çò qu'èm, apréner le lenga, parlar-la, e transméter-la.
Auteur : Castèth en l'aire...
31/01/12
Que i a mantuas causas de discutir :
- Qu'ei una coneria de las bèras de díser que la lenga ensenhada e seré diferenta de la lenga parlada.
Dens las escòlas Calandretas e las classas bilinguas, que s'i ensenha la lenga dens la soa varietat dialectau locau.
Qu'èi vist aquò foncionar, e qu'afirmi que sostiéner lo contrari qu'ei tot simplament mensongèr...
« Des jeunes ont parfois du mal à échanger avec leurs grands-parents. Autrement dit, apprendre l'occitan a-t-il un sens si l'on ne peut pas le parler dans la vie courante  ? »
Sia lo jornaliste qu'a escriut aquò ei un con, sia ne coneish pas arren a çò de que parla.
Que poish testimoniar de que los mainats escolarisats en classa bilingua o en Calandreta en Biarn que pòden devisar dab los sons gran-parents.
Après que's trobaré tostemps monde tà díser qu'en Vath d'Aspa ne's parla pas lo medish biarnés qu'a Ortès, o que los de Jurançon ne parlan pas com los de Laruntz...
- L'apitament d'ua lenga occitana normalizada qu'ei ua tintèina de David Grosclaude. Ne la partatji pas e qu'èi avut mantus còps lo parat d'at díser ací.
De mei ne pensi pas que seré possible de crear e har adoptar un estandart linguistic sapient per noste. La lenga qu'i demora enqüèra ua realitat populara...
Auteur : ltrobat
31/01/12
Et ça arrive aux Béarnais de voir ailleurs que le Béarn ?
Heureusement qu'en Béarn, on enseigne grosso-modo quelque chose qui ressemble à du sud-gascon béarnais !
C'est le standard de facto depuis la méthode de Grosclaude père !

On parlait du Bordelais ou de l'Agenais où de jeunes béarnais sont envoyés enseigner ce qu'ils savent ... le gascon du Béarn !
Je répète, je connais même en école publique, un itinérant qui parle très mal le gascon du Béarn, l'enseigner en Guyenne agenaise, du côté de Tournon !
Auteur : Vincent.P
31/01/12
David Grosclaude n'emmerde personne politiquement : il est plutôt à gauche dans une région qui vote à gauche ...
On a vu des anticonformistes qui ont eu plus de difficultés à s'affirmer dans la sphère publique ...
On remarque d'ailleurs qu'il n'a jamais vraiment tenté l'aventure du Conseil général, faut dire que c'est plus difficile de se faire élire par les Béarnais ... Alors que sur une liste aux régionales ...

David Grosclaude est une menace par contre car il a publiquement dit qu'il était en faveur d'un standard occitan, qu'il mène une politique de négation du fait gascon en Aquitaine, qu'il ne sait absolument pas répondre aux interrogations de ses adversaires autrement qu'en répétant son catéchisme lénifiant.
Auteur : Vincent.P
31/01/12
Je suis un ami personnel de David et là Vincent tu dis n'importe quoi, c'est édifiant !!!
Que tu ne l'aimes pas, soit, c'est ton problème, par contre il est pour une écriture standardisée et je suis d'accord avec, par contre pour ce qui est de la langue unifiée c'est faux et archi faux.

Je signale quand même que David a appris depuis tout petit la langue dite à ses 2 enfants ces gosses sont des locuteurs naturels et oui il y a des nouveaux locuteurs naturels que vous oubliez les amis...

Vincent sera tu capable d'en faire autant avec les tiens si tu as un jour des enfants et je te le souhaite.

Ensuite je signale que D grosclaude parle mais agit !!!
Pas comme Vincent qui parle beaucoup et très bien mais ne fait pas grand chose... pour la langue j'entends bien sûr.

Pour ce qui des élections cantonales ici en PA nous nous sommes présentés 3 fois, je faisais partie de l'équipe avec David, certes avec des fortunes diverses, mais au moins on y était pour présenter nos idées et on a silloné le Béarn sans les moyens des gros partis que l'on connait donc au niveau de l'engagement et de la représentation et du combat de tous les jours, tu n'as aucune leçons a donner cher Vincent que ce soit à David ou d'autres.

Déjà apprends à parler le Gascon comme lui, après on verra.

Il n'y a qu'un point ou David est un peu défaillant, ce n'est pas un fêtard et ne se mêle pas trop des activités festives populaires.

Je signale aussi que David a été un très bon artiste, à 17 ans il montait le groupe LOS DE LARVATH, il composait musique et chansons dans une langue remarquable.
Tes qualités artistiques Vincent sont loin d'atteindre celle de David tu sais.
Alors critiquer parfait ... mais faut savoir de qui on parle..
Auteur : miqueu
31/01/12
"Heureusement qu'en Béarn, on enseigne grosso-modo quelque chose qui ressemble à du sud-gascon béarnais !"
Quauquarren qu'ei sud gascon biarnés tot simplament...;
Auteur : ltrobat
31/01/12
A 02:10, David Grosclaude appelle à l'élaboration d'un standard.
www.youtube.com
Auteur : Vincent.P
31/01/12
oui langue standard mais en ayant parlé avec lui il n'a jamais parlé de références dialectales et n'exclut pas que ce soit le gascon, nous nous sommes longuement entretenus là dessus, car nous occitanistes béarnais ne voyons pas l'utilité d'une telle création, ce n'est qu'un projet très discuté et contreversé.
Auteur : miqueu
31/01/12
Le discours transmis par youtube est très clair et confirme totalement ce que j'écrivais d'entrée.
C'est très honorable, Miqueu, de défendre ses amis attaqués.
Mais si vous réécoutez ce discours, il donne bien à entendre que dans 15 ans 60% des locuteurs (nous pouvons comprendre : de formes dialectales) auront disparu et "il faudra bien se poser la question douloureuse de la langue standard".
Il s'agit bien de "la" langue standard et pas de formeS dialectaleS standard. Ne pensez-vous que c'est très différent de la manière dont vous et vos amis voulez faire vivre le gascon ?
Auteur : Gerard S-G
31/01/12
En plus Vincent ton attaque très ciblée contre David est pleine de contradictions, en effet il y a quelques temps tu disais que le salut de la Gasconha était de se mettre au basque en tant que vascons.

Mais en adoptant le batua, ce sont tes propos si je me trompe pas, mais si je ne dis pas de conneries le batua est le basque unifié parlé d'apprentissage... là la standardisation de la langue ne te choque pas, marrant...
Par contre pour l'Occitan cela te choquerait, j'avoue que tu es très dur à suivre mais surtout ou de mauvaise foi, mais parfois tu te perds un peu dans tes affirmations.
Mais peut être les petites basquaises te tournent un peu la tête mais je te dis tant mieux fonce c'est de ton âge....
Auteur : miqueu
31/01/12
Je ne sais qui de Vincent ou de David est à côté de la plaque.....
Auteur : miqueu
31/01/12
Jo que pensi qu'ei lo Dàvid qui ei a costat de la placa  : qu'imagina que l'Euròpa va subvencionar un giga-programa de renaishença de "l'occitan", au nom de la biodiversitat lingüistica...

Aqueth giga-programa, sonqu'un governament nacionalista occitan qu'ac poderé miar.
Ne l'auram pas jamei, e de tota faiçon, qu'impausaré un "occitan batu" (unifiat) qui ne seré pas lo gascon.
Auteur : Tederic M.
31/01/12
Langue standard, même si ce n'était que pour l'écrit, cela interdirait au gascon toute existence écrite ...
Mais j'ai confiance dans le principe de réalité : un standard occitan n'est pas utile, parce qu'il n'y a pas de demande, pas de public.
Il peut y avoir une offre mais les publications institutionnelles des régions administratives ne sont pas de la grande littérature ! : )

Pour ce qui est du batua, je suis triste que les dialectes basques multi-millénaires disparaissent mais les Basques ont un avantage sur les Gascons, c'est qu'ils constituent un peuple, une ethnie, et que ce sentiment autorise le sacrifice de particularismes en vue de la constitution d'une nation.
Je ne vois pas un tel sentiment en Occitanie, qui reste pour moi un vague domaine linguistique, qui se définit avant tout par opposition au fait oïlique.
Auteur : Vincent.P
01/02/12
Trop complicat ta jo tot aquo....
jo que voi continhuar a ensenhar e har corda ta eth chic que coneishi lenga, dancas, musica, cantas, aus mainatges deu men parçar tau poc de temps qu'em demora sus aquera planeta.

si hasem tots atau au loc d'es pelejar amassas dieu que poderam guarda viva noste cultura.

Tota faicon qu'avem un devèr de transmicion, qu'avem arrecebut que cau continuhar au maugrat deus chucas sang de tot escantil.
Anem bona nueit a tots.
Auteur : miqueu
01/02/12
Le devoir de transmission, c'est bien joli, mais on fait comment quand la transmission a cessé dans les années 60 ?
Je ne sais pas si la plupart d'entre vous avez conscience du degré d'apathie identitaire dans la France du Sud-Ouest ...
Auteur : Vincent.P
01/02/12
Elle n'a pas cessé puisque on parle toujours c'est ce travail de transition nécessaire qui a été fait dans les années 70.
On s'est donné les moyens de faire en sorte que la langue soit sauvée et apprise.
L'apathie identitaire tu parle pour toi surement car je te signale gentiment qu'il y en a qui se bougent pendant que d'autres se bornent à des constats pessimistes sans rien foutre et rien proposer.
Trop facile Vincent oui trop facile....
Auteur : miqueu
01/02/12
Pff ... Hey, Miquèu, on prend la bagnole et on va se promener à Marmande, à Lannemezan ou à Biscarrosse pour chercher à parler "patois" ?
Auteur : Vincent.P
01/02/12
N'es pas pr'amor que ne'n entènes pas a parlar que digun ne'n parla...
Com ac ditz Miquèu, que vau mélher transméter, que de tirar conclusions mortuaris...
Quitament s'as rason, ne l'entenes pas enlòc, mes a nosatis de'u dar sonque un petit carrat de socialisacion.
E per har aquò, parlar e forçar un chic a bèth còps, los que n'an vergonha, a ralhar.
Se i a tres occitanofònes e un francòfòne amasses, que cau parlar occitan/gascon/patoès, au mensh un chic. E pas mòts atau, frasas !
Deishem càder aquera "politessa" pèga !
Perqué tres personas e's diurén adaptar ad ua pr'amor, era, ne parla pas sonque le lenga oficiau ?
Lavetz, avisatz-vos, non disi pas botar aquera persona de costat, mes li har véder qui èm.
Auteur : Castèths en l'aire
01/02/12
Miqueu,
Dens aqueth hiu la question n'es pas de saber qui a pelejat tà la lenga e qui s'es damorat inactiu.
Qu'es de saber si arron doman (en 2025 quan "60% deus locutors auran desapareishut) tu e los tons amics biarnés seretz contents dab l'ensenhament (non se poderé pas mei parlar de "transmission") e benlèu quauqua pratica en Gasconha, en Biarn, hents la Vath d'Aspa, d'ua lenga qui seré l'occitan estandardizat (qu'es a diser un lengadocian modernizat) e pas méi lo gascon de noste quauqu'en sia la forma ?
O seré aquo tà vosautes ua auta lenga, de la medisha familia, que o, mes auta ?
E seré aquò lo coronament o l'esbonida deus vostes esfòrçs de tota la vita ?
Auteur : Gerard S-G
01/02/12
Que le vulhin har aquera lenga , qu'ic vui plan créder (lenga estandardizada, donc un pseudo lengadocian).
Mes que sui segur ne marcharà pas briga, pr'amor lo monde que vòlen parlar quauquarren en rappòrt dab lo son territòri, e pas ua lenga "parachutada" !
Alavetz, que cau pè hremar, shens d'aver paur d'aquiths idealistes !
E'm pensi que son los dont hèn passar le lenga (los pairs) qu'an le clau, pas los politics. Lo monde, a soacasi, qu'an lo poder.
Auteur : Castèths en l'aire
02/02/12
Quand on est extérieur à ce débat, on n'a pas une bonne vision de la langue.
Les gens extérieurs à la Gascogne doivent se dire "ils ne sont pas sortis de l'auberge !!"
Miqueu comme Grosclaude sont des idéalistes engagés et comme tout idéaliste avec des œillères.
J'ai écouté le discours sur Youtube, je trouve le discours dangereux.
C'est mon avis. Grosclaude prône la standardisation, lui qui combat aujourd'hui la Mondialisation où il n'y aura plus qu'un seul monde, Miqueu, il n'y a pas là une énorme contradiction dans son discours ?
Ce qui n'est pas bon pour un est bon pour la langue ?

Sortons de ces "béarniaiseries " (excuses moi VP) car on n'y entend plus rien du tout.
Vincent a vu la réalité des choses… Il faut vivre dans les grandes villes pour comprendre le triste constat.
Le devoir de transmission n'existe pas. Peut être que chez une poignée d'érudits de la langue où d'autres ancrés dans la mouvance occitaniste.
Sortez de vos campagnes et essayez de trouver dans les villes un gascon qui parle la langue !!
Je répète, on entend même plus l'accent !!
Les villes, Toulouse, Bordeaux, Bayonne … et les plus petites … ont été investies par nos compatriotes nationaux attirés par le soleil, la joie de vivre, le bon air, et le bon vivre de notre région.
Les jeunes viennent pour les études et restent. Ils viennent du nord, d'ile de France …
Aujourd'hui la moitié de la population de l'Aquitaine vit dans les villes et banlieues urbaines (source Insee). A méditer.
Dans les 20 années qui vont suivre la population sera essentiellement concentré sur les zones urbanisées villes et grandes périphéries (une ville comme Bordeaux l'urbanisation s'étendra jusqu'à Biscarosse et au-delà de Langon.)
Il ne restera pas beaucoup de place pour les gascons de souche et donc pour la transmission de la langue.
Déjà qu'elle n'existe plus dans les villes.
Quand on voit le delta de la migration des entrants des autres régions et DOMTOM (source insee) par rapport aux sortants que ce soit dans n'importe quel département de la Gascogne, les entrants sont toujours beaucoup plus nombreux.
Enfin la population dans ces zones urbaines rajeunit et la jeunesse reste concentrée dans les villes.
Les jeunes aujourd'hui la langue c'est le français et les langues étrangères.
Le seul sursaut possible n'est pas de faire une seule langue d'Oc standardisée, c'est de faire prendre conscience qu'il existe des dialectes dans l'Occitanie qu'il faut préserver et faire connaitre au grand public.
Il faut amener les gens à s'intéresser à la langue, qu'elle soit leur quotidien. Les initiatives comme de mettre les panneaux des villes en français / gascon est pour ma part une bonne piste.
Il y en a d'autres, notamment les médias.
Auteur : Tederic D
02/02/12
Se lo noste parlar a un aviéner ?
Enter lo constat realista de Vincent P. e los espèrs de quauques autes devisaires, pensi qu'èm condemnats a l'UTOPIA.
E dempuish 40 ans shens d'aquera utopia, tot que serè mort.
Mès hòra de l'Utopia que ? Se quauqu'un ac sabè ? Sonque ua volontat capborruda, e ua chança de desvelh ? Malaja, com deishudar los morts ?

Per çò qu'es de Dàvid, lenga estandardizada o gascon ?
L'experiénça de "La Setmana" balha l'arresponsa :
Començada tota en gascon, qu'arriba a tota en lengadocian. Pr'amor ? A maugrat que lo jornau sia en gascon, la majoritat deus abonats qu'èran lengadocians.
Donc, lo Dàvid s'a comprés qu'economicament qu'i aurè mei de crompaires en lengadocian. Qu'es de la soa fauta ?
E dab la TV que volerè, qu'auram lo medish caminament.
Qu'ac cau mélher saber per non pas estar susprés dens quauquas annadas !!
Auteur : Lo Pèir
02/02/12
@Miqueu :
Qu'at saps, que soi occitaniste e donc ne soi pas deus qui veden lo mauhasent complot tolosenc au darrèr de tot çò qui gesseih de l'occitanisme.
Mes qu'i a quauquarren que n'ei pas pro clar dens lo ton devis : lo David Grosclaude qu'ei o pas en favor de l'apitament d'ua lenga occitana normalizada ?
Dens los tons pòsts que's pòt trobar responsas diferentas ad aquèra question.
Mercés de me'n balhar ua que sia clara...
Auteur : ltrobat
02/02/12
Le societat qu'es desgasconizada, lo nòste quite accent que ven clar, n'entèni pas sovent (o jamei) a parlar gascon en le carrèra ?
Jo qu'èi hèit aqueth dòu e ne'm vui pas guastar le vita en de balas a ploriquejar sus causas que son dejà en mutacion...
Ploriquejar o arromegar... Mes çò que'm cau har lavetz ? Estangar d'aimar e de voler har passar le lenga que m'èi arrecaptat a fòrça de volontat ?
Pr'amor los auts que hèn açò, qu'ic deurí har tanben ?
Jo que sui tot lo contrari d'un utòpiste, e qu'es percé de véder le situacion de le lenga com es, que m'estau e que pè hrèmi.
Avossin, lo monde, hèit sonqu'aqueth petit diver patrimoniau, no'n serém pas a on èm uei.
Lo cabelh, non, l'arradic, quiò !
Auteur : Castèths en l'aire
02/02/12
Que sui totaument de l'avis de Casteths en l'Aire e sui pas utopiste tanpoc - pas briga, las utopias que son dangeirosas, e la deu David Grosclaude com las autas - mes n'enteni pas aquesta delectacion desesperada qui amuixa lo noste amic Tederic D :
si tot es perdut, perque poderem esperar quauquarren ?
Si la poblacion gascona a totaument desapareishut, qui poderem convencer de "recuperar" ua lenga "noste", quauqui sii (lo gascon o lo lengadocan estandardizat de M.Grosclaude ?) ni quauque element d'identitat tan petit qui sii.
Qu'en parlarem bethleu, Tederic, qu'esperi !
ço qui es segur au mensh tà jo es que n'ai pas cap interes tà la lenga de substitucion qui'ns promet D.Grosclaude dens 10 o 15 ans !
Ni dens la soa Occitania suenhada e utopica !
Auteur : Gerard S-G
02/02/12
A prepaus de "La Setmana" en lengadocian
N'i a que se plànhen que la Setmana èsti escriuta en lengadocian. D'abòrd i a egau J.J. Fénié que redigis articles dedens.
Apui fau notar que n'es pas forçadament un complòt se lo cap-redactor , Clamenç Pech, mèi la redactriça, Aure Seguièr, venen de Lengadòc.
Los Gascons que son pas contents n'an pas qu'a postular !
Amèi, nosauts am mèi de chança que non pas d'auts : gueitatz, n'i a quasi jamèi d'articles en lemosin, auvernhàs, provençau...
Auteur : Gaby
03/02/12
On s'interroge.
Une langue unique ?
Je crois que le grand public confond trop facilement la graphie et la langue écrite (sinon les opinions). C'est un premier brouillage.

Le gascon partage avec les autres langues d'Oc la graphie dite IEO, dont certains traits étaient annoncés ou préconisés même avant Mistral. Il a partagé aussi des graphies 'félibréennes'.
Les mérites et les faiblesses des graphies en concurrence sont connus, on en a beaucoup débattu sur ce site, je n'y reviens pas.
Souhaitons que nous soit épargné l'arrière-plan crypto-politique du débat (voeu pieux  ?).

Face au français, langue corsetée et travaillée, il faut une langue codifiée qui puisse intégrer les parlers.
Mais pour avoir une chance une langue de référence doit compter sur le sentiment d'appartenance linguistique ET régional.
C'est toute la limite de l'abstraction occitaniste durcie, qui tend à remplacer les ancrages locaux encore vivants.

Pour le gascon, une norme gasconne est souhaitable et nécessaire, avec des tolérances dialectales larges dans un système défini, ce qui se fait effectivement.

L'"occitan" a été adapté à cinq ou six aires linguistiques dites "dialectales". Nous devons à cette adaptation la norme linguistique, morphologique, syntaxique, etc., de M. Grosclaude, et il ne faut pas s'en plaindre.
C'est un effort remarquable pour raisonner au niveau de la Gascogne. Mais pourquoi avoir introduit l'Occitanie là-dedans ?

La norme gasconne existe peu ou prou, comme la norme sud-occitane, la norme provençale, la norme auvergnate (ces deux dernières assez obérées par le conflit des graphies). Mais pourquoi étendre l'unification des principes graphiques à la 'langue' comme système ? Est-ce une tactique ? Où mène-t-elle ?

C'est à l'échelle des cinq ou six peuples d'Oc (que je tends à appeler des "nationalités", mais on peut dire autrement, retenons seulement l'idée) que pourra se mener la sauvegarde de l'"occitan" (si on tient à la désignation) : Gascogne, Provence, Countea de Nissa, Sud-Occitanie, Haute-Occitanie alverno-limousine.
Des rythmes différents, des besoins différents, des horizons différents. Des peuples distincts. Est-ce absurde ?

Les tribulations de la notion d'Occitanie ont des causes diverses, dont beaucoup ne sont pas linguistiques.
L'un de ces facteurs de faiblesse est l'absence de lien entre l'idée de nation occitane et les nationalités réelles, historiques et ressenties, des pays d'Oc.

Un grand pas aura été franchi pour sortir des ambiguïtés quand on aura redéfini la notion d'Occitanie et de langue d'Oc, et pas forcément dans un sens provincialiste.
La Gascogne n'est pas une province de l'Occitanie.

L'évolution de l'Occitanisme et l'idée de langue unique, en germe dans le 'Que-sais-je ?' de P. Bec (excellent sur la phonologie, vide sur l'histoire des graphies) malgré ses ambiguites sur le gascon, repose sur la croyance unificatrice autour d'un certain type de languedocien "unité la plus puissante de la terre d'Oc". Mais quelle "terre d'Oc" ? C'est le fond de la question.
Une définition erronée des parlers gallo-romans du Sud n'a pas contribué à poser sereinement la question.
La minoration ou le refus de l'aquitano-roman en tant que dialecte autonome du roman a fait le reste.
Ce serait resté sans conséquence si on n'avait bâti là-dessus l'idée d'une nation occitane.
Stratégiquement, l'occitanisme a construit, mobilisé. Pourquoi ne reconnaît-il pas les nationalités potentielles qu'il identifie implicitement par leurs "dialectes" ?
La langue unique créera-telle une nation unique ?

Attention : ce n'est pas le francien qui a effacé le picard, le normand ou le champenois, ces merveilleuses langues littéraires et populaires du Moyen Âge, c'est le français des clercs parisiens, langue hors-sol.
L'esprit français ne s'en est pas remis.

On peut fabriquer toutes les langues qu'on voudra, on ne forcera pas le sentiment populaire.
On se demanderait même si les crispations de l'occitanisme jacobin n'auraient pas pour raison la perte de contact avec une identité qui s'efface, la rupture avec le peuple des campagnes, le désarroi d'une société où tout paraît possible avec une bonne planification, et où rien ne l'est plus faute d'écho. En vase clos, on peut tout faire...

Conclusion : un code unique peut historiquement recouvrir des dialectes, des dialectes peuvent accéder, politiquement, au statut de langue, mais toujours il faut qu'une nécessité nationale vienne appuyer la codification. À défaut de nécessité, un besoin commun à une aire de culture régionale, en l'occurrence une demande de gasconnité.
Auteur : PJM
05/02/12
« L’"occitan" a été adapté à cinq ou six aires linguistiques dites "dialectales". »
Aquò dit, que voleré díser qu'ua lenga artificiau, un esperantò, estó impausat deu dehòra aus pòbles que demoran dens l'espaci lingüistic occitan.
N'èi pas sonque ua grafia, basada sus l'etimologia, qu'estó adoptada com estandart tà escríver la lenga.
Cambiar la manèra d'escríver la lenga n'ei pas cambiar la lenga.
Ací qu'ei tu que hès la confusion enter lenga e grafia...
Auteur : ltrobat
05/02/12
Quelle langue commune ?
C'était un raccourci. Il est évident que la graphie n'est pas la langue, et qu'on ne change pas l'une en changeant l'autre.

Je pensais à l'adaptation d'une graphie commune aux langues d'oc (ou aux "dialectes de l'occitan" dans l'esprit de P. Bec), fondée sur la phonologie.
Ce travail a été fait (même si on peut toujours critiquer l'inventaire des phonèmes et tel ou tel détail des solutions proposées, car si l'on pose d'entrée un proto-occitan ou un "occitan dialectalisé", on a tendance à chercher l'intégration à tout prix). Au fond, les présupposés influent sur les choix.

Mon opinion sur cette unification graphique est donc favorable, sur ce point, d'autant qu'elle a accompagné la dynamique scolaire et éditoriale 'occitane'.
Savoir si la notion d'Occitanie était pertinente, c'est une question qui se vérifie (vérifiera) sur la durée, et l'on sait que les opinions divergent sur ce point.

Mais si l'unification graphique fait passer aussi des faits de morphologie, voire de syntaxe et de vocabulaire, ça ne va plus. Ce n'était pas l'esprit de la méthode de M. Grosclaude (sauf erreur de ma part).

Je me posais seulement la question des rapports entre la langue ou les langues objectivement décrites, leur image publique et le niveau auquel doit s'établir une 'langue de référence'.
Le niveau gascon demande en lui-même des tolérances internes (lo / eth, conjugaisons, etc.).
Je ne pense pas qu'un "occitan de synthèse" soit pertinent, et je ne vois ici personne pour le défendre.
Le "Blog de Joan" a sur cette question des analyses parallèles à celles de ce site. Il y a un consensus (un peu bancal parfois, mais enfin) sur l'usage d'une graphie partagé au moins avec "l'oc du Sud" et l'attachement au gascon comme langue.

Je m'interrogeais aussi sur les raisons profondes du clivage qui frappe certains groupes d'Oc, notamment en Provence et en Auvergne (voire en Gascogne).
Inutile d'ajouter qu'il n'y a pas de réponse toute faite, parce que la question n'est pas que linguistique sans doute.

Ce ne sont que des questions et plus il y aura de réponses (notamment celles des enseignants professionnels ou bénévoles, des parents, des élèves en contact avec les parlers...), mieux on se fera une idée qui nous aidera à avancer et prévoir.
Auteur : PJM
05/02/12
Tournage dans le Gers
Bonjour à tous,
nous sommes une équipe de tournage d'un court métrage qui évoque l'histoire de la Gascogne à travers ses paysages.
Pour cela une partie du film est tourné en langue gasconne.
Nous recherchons donc une femme, actrice ou non, parlant le gascon entre 50 et 70 ans.
Il s'agit d'un second rôle et le tournage est prévu dans le semaine du 27 février au 03 mars.
à côté de Simorre. Toute aide sera la bienvenue !
Auteur : Yohann Pottier
30/01/12
Afficher Tournage dans le Gers en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je m'étonne que personne n'ait encore réagi à cette offre réellement intéressante.
N'y a -t-il personne, dans les réseaux gascons des uns et des autres (toutes opinions confondues !) qui puisse correspondre au profil demandé, quitte à demander quelques précisions sur la scénario, le script, l'esprit du court métrage, etc ?
Auteur : Gérard S-G
05/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com donnera l'adresse de Yohann Pottier aux personnes intéressées.
Le délai est un peu court...
Type architectural cantabro-aquitain
C'est la première fois que je vois un nom donné par un architecte pour l'architecture que nous disons "vasconne" :

"Jusqu’au Moyen âge, la maison bloc à salle unique, en pierre, en pisé ou en bois, couvre les trois provinces du Pays Basque nord, au même titre que la maison tour et les bâtisses en pierres sèches couvertes de lauzes.

C’est récemment qu’apparaissent les versions locales de deux types génériques forts différents : le « cantabro-aquitain », couvert de tuiles, en Navarre et au Labourd, et le modèle « pyrénéen », couvert d’ardoises, en Soule."

www.eke.org/fr/ondarea/arkitektura
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Afficher Type architectural cantabro-aquitain en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voici le lien  !

www.eke.org/fr/ondarea/arkitektura
Auteur : Vincent.P
00/00/00

Réponse de Gasconha.com :
Merci Vincent, tu avais bien mis l'adresse, mais c'est son traitement par Gasconha.com (avec une manipulation non automatisée, périlleuse par nature !) qui a péché.
Pour bien faire, il faudrait que je vérifie les liens à chaque fois, mais je néglige parfois de le faire.
[Tederic M.]
Vincent tu n’aurais pas oublié quelque chose qui éclairerait notre lanterne ? Quel architecte ? où ?
La maison bloc au moyen âge avec salle unique tu peux même le dire était généralisée sur toute la Gascogne.
On en trouve aussi au bord de la Garonne. La salle commune une fenêtre ou deux et le toit à deux pans.
Tout à fait d’accord, les différences et les caractéristiques régionales des pays de Gascogne sont arrivés plus récemment on peut dire le 18ème siècle et c’est la même chose pour le costume.
Auteur : tederic D
25/01/12
Le gascon "ne chante pas"
On lit de plus en plus pour vendre l'enseignement du dit "occitan" que c'est une langue qui chante.
Je suis désolé mais si cela est vrai du provençal ou du languedocien, cela ne l'est pas du gascon.
Le gascon a toujours été reconnu comme le castillan de France : une langue militaire, dure, rocailleuse, cadencée, ...
Ce sont d'ailleurs ces qualités là qui font à mes oreilles la grande beauté du gascon, et aujourd'hui du vrai accent régional des vieux Gascons.

Certains diront que ce n'est que du ressenti. Oui, certes, mais pas seulement : la prosodie est une facette de la linguistique pas assez étudiée.
Et j'ajoute que phonologiquement, le caractère dur du gascon s'explique par une absence d'assimilations consonantiques qui pullulent en languedocien (mais qui sont supprimées de l'écrit par une graphie alibertine mal comprise).
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Afficher Le gascon "ne chante pas" en particulier, et peut-être donner votre avis...
... Ne m'aduvi pas !
Parçans que i a, en Gasconha, on le lenga e canta plan pro, que tròbi.
E la prosodia qu'i es hòrta. Que sui estat susprés d'entèner aqueth accent cantant qu'i a deu Coserans dinc a le vath d'Aura.
Alavetz, bilhèu qu'es un accent pròpi au gascon orientau, n'ac sèi pas...

Totun, entà çò de le lenga, sustot en gascon negue, que m'aduvi tà díser de que n'es pas guaire pleguedissa, mes que canta a le soa façon !
De tot biash, que ns'escarraunhan les aurelhas dab l'occitan, mes qui pòt díser que'n coneish les varietats totas, les diferenças d'accent e de prosodia ?
Espiatz sonqu'entà nosatis gascons, le varietat dialectau de non créder qu'i a !
Auteur : Castèths en l'aire
23/01/12
Alors pourquoi avoir dit du Béarn qu'il était surnommé "lou païs de las cantes" ?
Ce qui est vrai, c'est que l'on raconte et que l'on écrit n'importe quoi pour "vendre" l'occitan... mais on pourrait croire que depuis quelques temps çà à du mal à passer...
Auteur : jmcasa
23/01/12
En Couserans c'est vrai, mais cela s'explique par l'influence toulousaine, très certainement.
Mais quelqu'un comme Poueigh trouvait encore que le gascon du Couserans bien âpre, à son goût, le parler de Foix était plus musical (et a produit les plus belles chansons pyrénéennes, c'est assez vrai).

Mais cela dit, je fais une différence entre un peuple qui chante et le caractère mélodieux de sa langue.
Ce que je critique, c'est l'obsession de faire du monde gascon quelque chose de sirupeux.
On peut apprendre le gascon sans se convaincre que c'est une langue "qui chante". Parce que c'est faux.
Et que le consensus veut que le gascon est d'autant plus beau qu'il est haché et "hard".
Auteur : Vincent.P
23/01/12
praube ibg
Lo pais deras cantas c'est mieux et c'est comme ca qu'on prononce...
En Bearn on prononce pas e a la fin on n'est pas dans les landes mais c'est vrai que la phonetique est difficile a ecrire... j'ai note cinq facons d'ecrire differentes sur le sit de l'ibg va falloir vous mettre d'accord les gars.....
pour ce qui est du pais deras cantas cela n'a rien a voir avec la prononciation chantee ou pas du gascon ici c'est tout simplement le fait qu'en Bearn il y a toujours eu une tradition de chants polyphoniques et ça continue transmis chez les jeunes aussi et ce grace au collectage fait depuis plus de trente ans par les occitanistes du bearn que vous vomissez.. mais il y a trente ans vous etiez ou casa et consorts.... quand il s'agissait de sauver notre culture....
je precise chants danses langue musique vous essayez maintenant de faire un pale plagiat de ce qui existe deja ...
par exemple la dame qui apprend les danses a Oloron pour Biarn tostemps ou ibg c'est pareil a appris a fa'set grace aux occitanistes bearnais... mon frere et moi... allez sans rancunes...
Pour Vincent c'est bon on a compris que tu voulais te faire de l'occitan ce n'est pas la peine d'en rajouter en racontant n'importe quoi.
Auteur : miqueu
23/01/12
Miquèu, la prononciation -e en Béarn est quasi majoritaire car en plus d'être la seule façon au NO d'une ligne Navarrenx-Artix, elle est aussi une prononciation "secondaire" et hésitante ailleurs en Béarn de la plaine.
Le Béarn, ce n'est pas que la vallée d'Aspe !

Dans tous les cas, c'est aussi la prononciation majoritaire en Gascogne !
Et c'est une manière socialisée d'écrire la finale féminine atone depuis le 12ème siècle !
Auteur : Vincent.P
24/01/12
ah bon !!!
Je pense que tu entends parler rarement le gascon d'ici...
Il n'y a guère que sur Salies de Béarn ou le e est franchement prononcé en Béarn.
Ce n'est pas franchement un a prononcé effectivement mais un o guttural et ce n'est pas spécifique à la vallée d'ASPE mon ami, apprends à écouter merci.
Pour l'écriture c'est un autre débat.
Par contre pour le parler là quand mê^me tu est à côté du vélo !!!
J'aimerais bien t'entendre parler quand même cela m'intrigue tes leçons c'est bien mais...
Auteur : miqueu
25/01/12
mensonger
Tu est vraiment un tout petit provocateur... apprends a prononcer comme il faut le gascon du bearn apres tu pourras peut etre affirmer des choses censees.
Merci
Auteur : miqueu
25/01/12
Heu ... Comment dire ? J'ai raison, c'est tout.
Au NO d'une ligne grosso-modo Navarrenx-Artix, c'est -e en finale, ailleurs dans la plaine, c'est sporadiquement -e, c'est -a du côté de Pontacq, ce qui laisse à -o le reste du domaine à savoir franchement les vallées pyrénéennes, la plaine de Nay, le Soubestre et le Vic-Bilh (mais pour ces deux derniers, c'est pas si franc).

Il est possible de le vérifier ici :

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Monsieur Poudampa,

Pourquoi perdez-vous votre temps à essayer de convaincre un Monsieur avec lequel il est impossible de discuter raisonnablement. Manifestement, il ne connaît rien à rien au gascon. Arrêtez de vous moquer de lui.
Et vous, Monsieur Merger, arrêtez de laisser ce Monsieur miqueu se ridiculiser de la sorte à longueur de messages.
C'est très pénible à lire.
N'est-ce pas ce même Monsieur miqueu qui nous assénait des gros mensonges éhontés sur la Calandreta de La teste, en nous disant qu'elle avait été créée en 1989 et que tout ce qui était dit par son contradicteur n'était qu'un tissus d'inepties ? Mais je me trompe peut-être.

Signé Félix Arnaudin, un Landais qui dit E à la fin, comme les Béarnais d'Orthez, de Salies, de Sauveterre ou de Navarrenx.

Avec mes remerciements et mes sincères salutations.
Auteur : Félix Arnaudin
25/01/12

Réponse de Gasconha.com :
I a tròp de "Mossurs", ací !
I a benlèu una rason a d'aquò, es que Miquèu parla deu gascon que se practica actualament (qu'a subit una normalisacion, donc adara los novèths locutors disen -O pertot en Biarn), lavetz que Vincent parla deu gascon deus locutors naturaus que se practiquèva dens las annadas 1960 (enquèsta ALG).

I a pas una sola vertat !
Auteur : Gaby
26/01/12
OC que soi un trashaman
Je voit avec plaisir que Mr ARNAUDIN est toujours parmi nous, tant mieux un grand monsieur !!!
Mais prendre comme pseudo le nom de cet illustre Gascon dénote un ego surdémesuré !!!
Je tiens à préciser à ce cher monsieur que ma langue maternelle est le gascon, en particulier celui parlé en vallée d'aspe.
J'ai appris à parler Français à l'âge de 4 ans à l'école d'Etsaut.
Je suis un locuteur naturel dont on fait souvent référence sur ce site.
Au niveau donc du Gascon parlé, je n'ai aucune leçon à recevoir de quiconque des internautes de ce site.
Pour l'écriture, j'avoue humblement que je maîtrise un peu moins, m'étant sur le tard mis à écrire en oc.
D'autres part, monsieur, vous n'avez pas expliqué pourquoi cette calandreta a fermé.
Je pourrai donner l'explication si cela intérresse ...
Mais au delà de toutes polémiques c'est toujours malheureux que ce type d'école disparaisse et je suis loin de m'en réjouir...
Je ne vous connais pas mais il me plairait de vous rencontrer pour parler ensemble Gascon, le ridicule ne tuant pas.
Monsieur Merger n'a pas besoin non plus de vos ordres pour censurer mes interventions, et si j'ai envie de me ridiculiser cela ne regarde que moi et je l'assume.
Mais pour ce qui est du ridicule je ne me sais pas seul sur ce site.
adishatz eth's berois
Auteur : miqueu
26/01/12
Cher Michel,

Mais non voyons, c'est du second degré ! Vous avez bien compris que je ne suis pas Félix Arnaudin, il est mort en 1921.
Bon, il vous arrive de vous tromper sur le gascon, sur la calandreta de La Teste.
Ce n'est pas bien grave dans le fond.
Ce qui est ennuyeux, c'est quand on ne reconnaît pas ses erreurs et qu'on s'obstine.
Vous savez, simplement dire : "Oui, c'est vrai, je me suis trompé. Je ne savais pas tout ça".
Personne n'en meurt car tout le monde se trompe un jour ou l'autre.
Vous avez des révélations à faire sur la "Calandreta bogesa" ? Et bien allez-y ! Pourquoi tardez-vous tant alors que les articles de presse sont en ligne depuis longtemps ? Cependant, après avoir si grossièrement menti (peut-être de bonne foi d'ailleurs) en affirmant des choses fausses (je vous renvoie à votre fameux courriel qui a déclenché la polémique), les révélations à venir sont d'ores et déjà entachées d'un sérieux soupçon de parti-pris occitaniste.
Votre explication intéresse cependant mais ce sera parole contre parole.
La parole de quelqu'un qui a les témoignages de première main des acteurs de l'époque et la vôtre, qui nous avez déclaré que ladite calandreta n'avait été créée qu'en 1989 et que les personnes citées étaient "inconnues au bataillon" (sic).
Rappelez-vous donc de ce que vous affirmiez avec beaucoup de véhémence.
D'ailleurs, tout le monde peut relire le fameux "gran de sau".
Relisez-le aussi pour rafraîchir votre mémoire de militant occitaniste.
Les occitanistes ont décidément une mémoire sélective et regardent le monde non pas tel qu'il est mais tel qu'ils aimeraient qu'il fût.

Cher Gaby. Vous prenez la défense de Michel mais vous devez avoir été élevé chez les jésuites parce que votre argumentation est tout à fait comparable à la rhétorique des bons pères de la Compagnie de Jésus.
Je veux bien que vous voliez au secours d'un collègue occitaniste en difficulté et vous nous dites qu'en fait, c'est vrai mais pas tout à fait puisqu'il s'agit de la langue des locuteurs naturels ( !!!!)
Cet argument pour dire que Vincent Poudampa a tort est tout de même assez incroyable non ?
Michel se réclame bien du camp de ces fameux "locuteurs naturels" non ? Alors il devrait être bien placé pour savoir comment on parle le gascon en Béarn.
Mais vous avez raison, les néo-locuteurs parlent une autre langue, et cette langue n'est généralement pas du gascon.
Où bien vous devez allez au bout de votre raisonnement en acceptant qu'en Gironde on enseigne un pseudo béarnais, une nov langue que vous fustigez par ailleurs, si je vous ai bien lu sur ce site.

En fait, tout au long de ces échanges, on ne peut que constater que le dialogue avec les occitanistes est très difficile, voire impossible, tant leur mauvaise foi et leur malhonnêteté intellectuelle est patente.
Il est impossible de discuter sérieusement avec eux.
Pisser dans un violon produirait sans doute de bien meilleurs résultats.
Auteur : Pèir de Garròs (C'est une blague!)
27/01/12
Felix Arnaudin, Peir de Garros, Gaston febus benlèu doman ? Arrêtez,on s'y perd !
Et si on arrêtait aussi les polémiques et les généralisations sans fin ?
Ce "hiu" portait sur un thème pas fondamental mais pas inintéressant non plus (le gascon chante-t-il ou pas ?) avec une discussion esquissée sur ce thème entre Vincent et Miquéu.
On en vient à force de généralisations et d'arguments "ad hominem" à le faire rentrer au forceps dans les querelles pichrocolines entre occitanistes et antioccitanistes (ou plutôt béarnistes si j'interprète bien le lapsus du message de Peir de Garros au sujet du "béarnais en Gironde").
Quel intérêt à l'étalage de ces rancoeurs pour la nième fois ?
Quelle avancée dans l'approfondissement de notre connaissance d'une culture qui devrait nous rassembler ici malgré nos différences ?
Et ce sont bien ces différences d'approches qui font l'intérêt de ce site, non ?
Franchement, si le règlement de compte apparait à chaque détour du chemin, je crains de me déshabituer d'une de mes lectures favorites !
Siatz tots hardits, totun !
Auteur : Gérard S-G
27/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, seules des contraintes techniques rendent pour l'instant difficile ta nomination comme modérateur !-)
[Tederic M.]
quina mesclanha
Les violons n'y sont pour rien... dommage d'ailleurs d'abîmer de si beaux instruments.
A ce sujet j'invite Félix Arnaudin ou je ne sais plus ...on s'y perd à écouter des violons pyrénéens du groupe adarron Vriulons pirénencs qui ont repris le jeu traditionnel des vallées béarnaises et remis à l'ordre du jour ce magnifique jeu à 2 voix de violons.
Je suis un peu chauvin car mon frère joue, il est aspois comme moi, locuteur naturel et joueur naturel mais aussi ...brrrrr... occitaniste béarnais.
Mais au moins on voit le travail de collectage de musiciens tournés vers l'avenir.
Pour info Gérard nous connait au moins de vue nous sommes aussi Pagalhos...
Par contre j'apprécie beaucoup les propos de Gérard, je préfère avancer malgré mes propos acerbes et désentenuts parfois.
Il s'agit ici de défendre notre culture, notre langue et si nous ne sommes pas forcément d'accord sur la forme je pense que nous sommes d'accords sur le fond.
Sauf Jeanne d'ARC ou Félix ou les rois mages....
Auteur : miqueu
27/01/12
Non, pas Gaston Fébus. Je préfère, et de loin, Michel Eyquem. Mais c'est vrai, cette passe d'arme serait plus à sa place dans l'histoire de la Calandreta bogesa.

Cher Gérard, Michel a dit de gros mensonges et ça me met vraiment en colère.
C'est la raison pour laquelle j'insiste à ce point. On n'a pas le droit de mentir ainsi en espérant que personne ne va oser vous clouer le bec avec des PREUVES et en espérant s'en sortir à bon compte.
Je déteste le mensonge, la calomnie et la manipulation. Je les déteste plus que tout. C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime décidément pas l'occitanisme ni ses zélateurs les plus agressifs.
Point final définitif pour ce qui me concerne.
Auteur : Guilhem Sanç
27/01/12
re
En plus très honnêtement je ne m'étais jamais posé la question si le Gascon chantait ou pas !!!
Vincent est parfois surprenant.
Moi je peut dire que le gascon au moins en Béarn roule comme les galets du Gave balayés par une bonne crue de fonte de neige.
Auteur : miqueu
27/01/12
Je me pose la question depuis un moment parce que je ne comprends pas pour quelle raison la langue des néo-locuteurs ne sonne pas comme celle des anciens, et à mon sens, c'est qu'on n'insiste pas assez sur la prosodie, par absence de référent oral de qualité.
La langue que j'entendais dans ma petite enfance dans la bouche des cousins paysans, n'avait rien à voir avec le parler actuel que l'on entend à la radio ou ailleurs, qui est plaintif, trainant, un peu chantant certes, à la fois francisé et languedocianisé.
Même chose dans l'accent en français, mais aujourd'hui, même dans le Sud-Ouest, ceux qui ont un accent local convergent vers un accent du Midi standard mi-marseillais, mi-pied-noir.

Sur ces questions, je cherche à savoir le "secret" de l'accent gascon, celui qui fait que l'on ne prendra jamais Pierre Albaladéjo pour un Marseillais.
Mais aussi des questions plus subtiles : pour quelle raison les anciens disaient-ils de ma grand-mère qu'elle avait un accent bigourdan ? (et il est vrai qu'elle a passé les années décisives de sa vie à Vic-Bigorre).
Sans parler de la similitude de l'accent basque et de l'accent béarnais pour des oreilles non habituées.
Accent béarnais qui est très spécial en français, un peu snob, arrogant, haché, absolument pas méridional en ce qu'il manque de rondeur.
Auteur : Vincent.P
28/01/12
Ouf ! Merci Vincent d'aider ce "hiu" à redescendre sur terre avec cette question -de fond- celle là, bien réelle et qui montre à ceux qui en doutaient que tu n'as pas tout à fait fait une croix sur la langue gasconne !
Je corrobore tout à fait tes constatations.
Dans la jeune génération en particulier, se répand un accent indéterminé (qui tend à rejoindre celui que j'observe dans les grandes villes du nord de la France et se colore d'influences "rebeu-caillera" et/ou avec e final trainant selon les milieux ...).
Comment, sans donner dans l'archéologisme et un goût de la reconstitution à l'identique qui est si paralysant pour les néo-locuteurs, parler gascon avec un accent à peu près authentique ?
Cela devrait attirer l'attention de tous ceux qui animent ateliers de langue, émissions de radio, écoles calendretas ou pas.
Miquéu, locuteur naturel, risque de trouver cette question un peu bizarre mais elle touche maintenant beaucoup de gens potentiellement.

PS 1 : Tederic, qu'en dobti : l'aprentis moderator n'es pas tant patient com tu !
PS 2 : Guilhem Sanx ? Que'm ditz quauquarren, aquo, mes que m'engani benlèu ?
PS 3 : Vriulons pirenencs : merci Miquèu, qu'us seguiré .
Auteur : Gerard S-G
28/01/12
Non, ne croyez pas ça, vos remarques sont très pertinentes au contraire.
En effet phénomène de société, de plus en plus les jeunes ont un parlé Français uniforme depuis chez nous jusque dans le nord.
Ce langage dit des banlieues, comme d'ailleurs l'écriture sms au désespoir des enseignants...
Par contre j'émettrai 2 bémols à tout ça, fréquentant les calandretas dans le cadre d'intervenant en danses je puis vous assurez que les gamins peut être grâce à l'influence Gasconne n'ont pas pris encore cette façon de parler Français.
Ensuite quand on monte dans la capitale les gens ne font pas la différence entre quelqu'un de chez nous ou de nice, en fait on est tous marseillais.
Sur un point Vincent a raison, il m'est arrivé en parlant français que des gens me disent "oh tu est souletin" tant notre r est commun.
Mais ce n'est propre qu'avec la soule.

Il est vrai aussi que de plus en plus ces gamins n'entendent la langue qu'à l'école, donc non pas cette musique souvent dans la tête.
Pour moi une langue c'est comme une musique, plus on l'entend plus on s'en imprègne.
D'ailleurs l'Ostau biarnès a cherché des solutions par rapport à ce problème de prononciation, il est donc organisé tous les mois depuis 2 ans des rencontres prosejadas entre des gamins issus d'écoles bilingues ou calandrons avec des anciens et souvent dans des maisons de retraite où se trouvent encore pas mal de locuteurs naturels pour améliorer la diction gasconne.
C'est sûr qu'il faudrait trouver des solutions pédagogiques ou techniques mais là je n'ai pas les compétences.
Mais sachez que nous nous sommes posés ces questions, donc vos analyses sont et restent d'actualité.

Après, mais c'est tout à fait personnel, il vaut mieux que notre langue soit toujours parlée même si sa prononciation est moins "pure" que ne plus la transmettre et l'abandonner.
A nous tous de trouver les clés pour une langue digne de nos aieux.
Mercès dera vosta escota.
Auteur : miqueu
28/01/12
Exemple de gascon supposément dans une zone en finale féminine en -o (enclave bigourdane méridionale)  : je suis désolé, je n'entends que -e.

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
29/01/12

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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