Le Queyran est un petit pays au sud de Tonneins, rive gauche de la Garonne, zone de collines, faisant transition entre la plaine garonnaise et le massif landais.
Au premier plan, la Garonne, et une partie peu habitée de Saint-Germain, qui est le quartier de Tonneins rive gauche, heureusement préservé de l'urbanisation parce que zone inondable.
Les petits pays gascons qui font transition entre la forêt et les plaines sont en général très agréables :
Le pin ne se fait pas envahissant et industriel, les perspectives sont dégagées.
C'est vrai pour le Bazadais, le Cernès, l'Armagnac landais, l'Albret, et donc le Queyran.
Auteur : Vincent.P
29/08/07
Réponse de Gasconha.com : Bien d'accord.
Le Queyran fait partie de l'Albret, malgré la déportation de ce dernier vers l'est !
[Tederic]
J'ai regardé dans Wikipedia, et je trouve que Casteljaloux serait au centre du Queyran.
Je ne suis pas sûr que ses habitants utilisent cette appellation. Le pays Val-de-Garonne-Gascogne pourrait alors s'appeler "Val-de-Garonne-Queyran" ? Plus précis, plus logique, à mon avis !
La Barbère, très proche de Garonne, qui passe aux arbres au fond de la première photo, est, comme beaucoup de bordes dans la même situation, sur une butte (artificielle, je suppose) qu'on nommait "terrat", je crois.
Ce mot, sous ses nombreuses variantes, est une source inépuisable de noms propres, dans tout le domaine occitano-catalan.
variantes : poi (prononcer " pouï "), puèi, poèi, pèi (très fréquent en Bordelais et Médoc dans les noms de lieux, sous la forme "pey"), pèch (variante orthographique de "pèi").
"puch" semble être de la même famille, probablement une variante orthographique de "pui".
Signalons enfin puèg (languedocien) et puig (catalan), qui se prononcent plutôt "puech" et "poutch"...
Tout cela vient du latin "podium" (hauteur).
Dérivés : pojòu, pujòu, qu'on retrouve sous les formes francisées "Poujeau" ou "Puyôo" et en languedocien sous les formes "poujol" et "pujol" pojada (montée -fr. "poujade", "pouyade")
La forme en Pouey se trouve pour un quartier de Bagnères de Bigorre où les rues sont toutes en pentes.
Auteur : Lorcan
11/03/06
Pujòus de Ciron, semble plus conforme à la langue que Pujòus-sus-Ciron (avec ce 'sus' et ces tirets très français qui cassent la beauté et la simplicité)
Auteur : parpalhòu
02/04/09
Réponse de Gasconha.com : D'accord sur "Pujòus de Ciron".
La graphie officielle en français semble comporter les tirets. Il doit y avoir une raison.
Et dès lors, pourquoi cette raison ne s'appliquerait-elle pas à la version gasconne alibertine ?
Si "pèi" vient, comme "pui" du latin "podium", alors faut-il bien un accent grave ? Le [e] ne devrait pas être ouvert.
Auteur : David
01/09/09
Réponse de Gasconha.com : Adiu David !
Ne sabi pas, e d'un biais generau, que pòt i aver sus Gasconha.com hòrt d'errors suus accents grèu/agut, dens çò qu'ei escrit, jo, pr'amor que ne mestreji pas lo subjècte.
[Tederic]
Ancien moulin sur l'Avison (qui descend des Landes vers Garonne) devenu riche demeure.
Je ne montre ici qu'un extrait, l'ensemble ferait trop photo d'agence immobilière pour "anglais".
Photo prise le soir quand le soleil donnait déjà ailleurs.
Un "local" m'a dit qu'on prononce "Passepèï", alors que la pancarte écrit "Passepay".
Une hypothèse : on aurait le mot "pèi/pèch" (colline), et le nom voudrait dire "passe-colline".
Le lieu ne suggère pas vraiment cela, puisqu'on est simplement dans une vallée, certes enserrée de collines.
[Tederic]
= hangar
Lou boy es debat l'emban : le bois est sous l'hangar.
Auteur : Bernat
30/12/05
En catalan :
envà (escrit antigament Embà) [1360 ; del cèlt. *andebannom, comp. de ande- 'gran' i bannom 'banya', aplicat per comparació de forma a un element de construcció sobresortint, després a un de protector i, d'aquí, a un de separador]
Auteur : Envà
01/07/08
Dans certains coins (Bazadais, Albret, Tonneinquais...), il semble en effet que "hangar" ait été choisi comme mot français pour emban, balet etc. A Réaup chez ma grand-mère, c'est bien "hangar" qu'on disait en français ("sous le hangar"), alors que "emban" était bien le mot utilisé en gascon.
Je note qu'à Réaup, le "h" de hangar était bien aspiré, au moins au sens français.
Avant-hier, une vieille dame d'une vieille maison de Puch d'Agenais (qui sera bientôt ici en photo), à qui j'essayais de faire dire "emban" ou "balet", m'a sorti "l'hangar"...
Le mot "auvent" a fini par s'appliquer à ces embans. Pour moi, il a été apporté par les artisans (charpentiers...) comme le terme technique français approprié, et s'est peu à peu diffusé. Au début, "auvent" me faisait bizarre, signifiait autre chose, de plus petit...
Si "auvent" veut dire à l'origine "au vent" en français, ce n'est pas forcément approprié en Gascogne. Je suis partisan d'ailleurs d'utiliser les termes gascons (emban, balet, estantade... selon les lieux) même quand on parle français.
Vous avez remarqué des rues, des édifices, des maisons isolées, des coins de campagne (etc...) qui :
sont injustement menacés,
méritent d'être connus (par exemple pour leur architecture, d'hier ou d'aujourd'hui),
sont chargés d'histoire (même d'une histoire très locale),
portent des noms que tout le monde ne sait pas décrypter ou prononcer (des noms gascons, ou "patois", par exemple),
donnent des idées pour l'avenir,
etc...
Proposez-les ici, avec une photo* et le commentaire qui permettra au public de partager votre passion !
*Les photos doivent être envoyées séparément, par e-mail.
Attention :
Les lieux proposés doivent s'accorder avec "l'esprit" de Gasconha.com, et son domaine géographique : la grande Gascogne, entre la mar, la Garonne et les Pyrénées, et même, au Sud des Pyrénées, le reste du domaine vascon...