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Firefighters in the 64
Gasconha.com est le site de l'identité gasconne, donc s'intéresse aux noms, aux "chafres" d'autrefois, aux pseudos du web d'aujourd'hui...
Dans le forum d'un article de la République des Pyrénées, deux pompiers béarnais interviennent. Comment se nomment-ils ?
Firefighter64 et firegirl 64...
Voici l'identité choisie, de nos jours, dans notre région : américanomanie assortie d'une touche départementale jacobine.
Je n'accuse pas ces deux pompiers (cela dit au cas peu probable où il liraient ces lignes !) : j'observe seulement leur "choix" comme un symptôme de notre contexte social. Ils nous donnent la température de l'américanisation, et... il y a le feu !
On ne peut pas, quand on voit ça, être surpris par la fronde des parents d'Orthez contre une classe bilingue français-"occitan".
Auteur : Tederic M.
08/02/12
Afficher Firefighters in the 64 en particulier, et peut-être donner votre avis...
ça continue !
A la une du web de la Rép :
- une pub "N'PY CUP /02 GOURETTE KING FOR A DAY
- "Après le lipdub, les lycéens de Montardon font un «freeze»"
Auteur : Tederic M.
08/02/12
desolacion
Qu'ei tarible !!!
Et ne parlons pas de tous les groupes de countrie qui se montent partout.
Ces andouilles ne savent même pas que ça veut dire danses de la campagne et que ces danses sont issues de l'émigration de Français partis en Amérique.
Pour le plupart ces danses sont issues du centre France.
Et parfois de Gascogne, on retrouve dans la musique acadienne des mélodies construites sur le même tempo que des branles ossalois.
Avec mon frère on a trouvé un violoneux acadien Jean CARRIGNAN qui joue un air qui est un branle d'Ossau ...
C'est pitoyable ces santiags, chapeaux western quand on sait que ces danses en ligne viennent du Texas dansées que par les blancs très racistes..
C'est hallucinant de bêtise.

Mais peut être sommes nous fautifs aussi, c'est là que l'on voit nos limites en information et communication sur notre propre culture ici et moi le premier je fait mon mea culpa.
Une preuve de plus qu'il ne faut pas nous enfermer dans nos certitudes et s'ouvrir au maximum.
Atau amics
Auteur : miqueu
09/02/12
Allez faire un tour sur espritmusique.20 minutes.fr

Dans la région de Gascogne, il n'y a que des groupes baignés dans l'américanomanie comme le dit si bien Tédéric :
Pas un seul groupe aux consonances gasconnes.
Pas un groupe qui semble intéressé par l'identité Gascogne.
Tout est pratiquement chanté en anglais… alors que je suis persuadé que le gascon se marierait avec le rock le blues ou le jazz : il y en a d'autres qui l'ont déjà fait.
Un constat hélas qui n'a pas fini de s'aggraver.
Tant que la langue restera, une inconnue, une langue d'un autre temps pour ne pas dire vulgairement de "vieux" dans l'esprit populaire.
Auteur : Tédéric D
09/02/12
Il subsiste aux Etats-Unis des folk-lores vivants propres aux différentes communautés : country, cajun (cadien), noir, latino, amérindien, etc.
Ce que nous en recevons est filtré par les media de masse et ne correspond pas au vécu "indigène", assez dynamique.

L'américanomanie a commencé en France vers 1917 et s'est amplifiée après la seconde guerre mondiale.
Le long travail d'arrasement des cultures populaires ayant été mené à bien par la Fonction Publique, la place était libre pour les produits de substitution.
Les modes "introduites" dès 1930 par le disque, la radio, le film, les magazines, sous le signe de la modernité, ont comblé un manque : jazz, blues, rythmes sud-américains (dont les opérettes "marseillaises" et les espagnolades de music-hall !), bref ce 'style composite' et superficlel (ou cette absence de style) ont pris la place des formes déchues de la culture.

La déculturation a frappé les plus typés, maintenant elle atteint tous les milieux, et met à mal la culture française elle-même (qui n'est pas une petite chose), et l' anglaise, etc.
Le triomphe du 'basic american', stratégiquement favorisé par la sphère publicitaire et politique (plus forte désormais que la mirifique "francophonie") est facilité par le lessivage linguistique hexagonal qui a coupé les liens générationnels et, ce qu'on ne souligne pas aseez, les ponts avec les autres peuples d'Europe (essentiels pour la musique, le costume, les techniques, depuis toujours).

La culture a horreur du vide.

Et ce n'est pas qu'une question de langue ! Pour l'esprit français (je ne dis pas 'pour les Français'), 'folklore' est synonyme de nunucherie, de ridicule gentillet, d'aliénation, de moeurs condamnées par l'histoire. Allez dire ça à un Letton ou un Estonien.

On peut aimer telle ou telle mode culturelle extérieure, voire s'en inspirer, mais quand l'échange s'inverse en substitution accompagnée de haine de soi, on atteint le dernier stade de l'assimilation : les éradicateurs du gascon (ou du flamand, ou du breton) deviennent les vecteurs de la non-différenciation planétaire, qui liquide les misérables vestiges de ce qui fut un peuple.

Tenter de rénover la tradition à travers des formes musicales empruntées n'est qu'un pis-aller marginal. Seul un inventaire complet des ressources indigènes et leur exploitation pourra faire renaître quelque chose. Nous sommes seuls, condamnés à inventer notre propre sens.
Comment inverser un courant involutif ?, retourner ls idées générales, qui sont contre nous, au profit du concret et du vécu ?

A suivre...
Auteur : PJM
09/02/12
Que faire pour que la référence 'Gascogne-Gasconha' soit une voie de recours au besoin d'expression ?
La voie occitane n'a pss bien pris ; la voie béarniste n'est pas en mesure de contrer les clichés qu'on a collés à la culture gasconne.
Le monde enseignant est aussi sourd qu'avant (et plus ignorant) et reflète fidèlement son époque.

Ne pas intérioriser le "bruit de fond" général.

Courage !

à suivre,
Auteur : PJM
09/02/12
Peuple en danger
"La conscience de peuple, et de peuple en danger, est vitale. Le reste est relatif et ne peut servir que d'outils conjoncturaux dans le chantier historique, à la marge (...). Un peuple conscient n'est jamais battu. Un peuple qui ne l'est pas assez peut glisser dans un renoncement mortifère"
(M. Simeoni, 'Arriti', n° 2261).
Auteur : PJM
09/02/12
Monsieur Momas,

Vos analyses sont brillantes. Bravo !
Auteur : Peu Importe
09/02/12
Solide que i a ua quasi fascinacion per tot çò d'american. N'i a pas qu'a véder lo slogan de Citroën : "Creative technologie". Ridicule !
Mes d'un aute costat, que vivem en un monde aubèrt, e que pòdem estar autan plan enradigat en un territòri e neurit de cultura anglo-saxòna.
Enfin, au mensh, entà jo, atau qu'es ! Que parli gascon, que sui pro estacat a le mia cultura locau, mes n'escoti quasi pas sonque musica cantada en anglés. Ne pensi que singui un paradòxe, o se n'es un, le nòsta cultura qu'es vertaderament sepelida.
Après, entà çò de le "country" e deu cow boys aprenents... là c'est la beaufitude au maximum...
Auteur : Castèths en l'aire
09/02/12
Adishatz
Effectivement Pjm a toujours des analyses extremement pertinentes et tres documentees.
Sur le site de Gasconha.com je pense qu'il y a beaucoup de personnes competentes aux bonnes idees malgre quelques pelejas parfois..
J'avoue que je ne fait partie des sages comme PJm...
Ne pourrait on pas federer nos idees, essayer tous ensemble de trouver les solutions afin de redonner aux gens de notre region l'envie d'adherer a cette culture si riche... pourquoi pas debattre autour d'une bonne table... a mediter ..
a beth leu mics
Auteur : miqueu
09/02/12
Je ne connais pas "Lous Tatayous", mais au point où on en est, j'ai tendance à apprécier le programme de cette affiche (visible avec Gasconha.com NAVETH).
Au moins, pas d'américanomanie.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Une bonne table, oui, ce serait très bien.
La plupart des disputes deviennent des "confrontations fructueuses" quand les gens se rencontrent et discutent. C'est un effet de la convivialité, pour peu qu'ils soient sincères.
Mais nous sommes loin...
Un "porteteni" des amis du Site G.com. serait une excellente perspective !

J'ai parfois l'impression que nous ne retenons que le plus facile et le moins bon de la culture anglo-saxonne, séduisante et irritante à la fois, si riche pourtant (y compris celle des Etats-Unis).
Mais pour accueillir il faut être fort. Le mimétisme fait exister par procuration.

L'ère industrielle et étatique a cassé les courants d'échanges naturels entre les régions d'Europe :
les Pyrénées sont devenues une frontière, comme le Rhin ou la Manche, la continuité a été brisée et les peuples se sont retrouvés en vase clos.
Le monde ouvert, c'était celui des routes et des foires médiévales, des étudiants voyageurs, des libertés communales et des grands défrichements.
Aujourd'hui, il n'y a plus de contre-poids à l'ouverture apparente du monde.
La communication n'est que la distribution de modes par le canal des media.
Le "monde" s'y réduit, surtout pour ceux qui n'ont rien connu d'autre.
Il y a certes de tout, mais cela ne fait pas une cohérence, ni une stabilité psychologique, pédagogique, affective, familière. Le renouvellement ne se fait plus.
J'aimerais avoir tort.

Le plus difficile pour des Gascons d'aujourd'hui, c'est de s'ouvrir à eux-mêmes.

P.S. : Continuez les pelejas, ça soulève des questions.
Il faut seulement penser à ceux qui ne connaissent pas (pas encore) le site et devront y trouver du positif.
Auteur : PJM
10/02/12
Repash
Si j'organise cette table redonda, êtes vous d'accord pour y participer et c'est valable pour Casa de L'ibg que j'invite avec plaisir même si nos idées sont convergentes pour une fois parlons avec écoute et en toute intelligence.
Si vous êtes prêts je peut m'en occuper.
Mercès a tots
Auteur : miqueu
10/02/12

Réponse de Gasconha.com :
C'est une bonne idée, et elle ne peut venir que d'un esprit généreux.
Les expériences passées montrent qu'il est très difficile de trouver une date pour rassembler des gens très dispersés.
[Tederic M.]
Nous étions arrivés à mettre au point un "porteteni" en septembre dernier, l'idée est excellente et à reproduire.
J'accepte avec plaisir pour ma part (et peux accueillir l'une ou l'autre "session" en Pays de Gosse comme déjà proposé).
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse
C'est le héros de "Si l'Adour l'avait voulu"*, le Docteur Ducasse, gascon enflammé, qui parle :

"le chef-d'œuvre, Dudebout, le plus ancien visage de femme qui soit connu, sculpté par un artiste génial il y a vingt-cinq mille ans, la Dame de Brassempouy !
- La... Dame de Brassempouy ! dis-je. Mais je l'ai vue ! Je n'avais pas fait le rapprochement. Une petite figurine...
- La taille ne fait rien à l'affaire, coupa le docteur avec emportement. Elle est exquise, parfaite. Mystérieuse. Envoûtante. Elle vous fascine ! A côté d'elle, croyez-moi, la Joconde, qui n'a pas quatre cents ans, c'est du flan, de la gnognote.
[...]
Quand on a vu une fois la Dame de Brassempouy on ne peut plus l'oublier. Néfertiti, la Vénus de Milo, la Joconde, bernique en comparaison ! Le pouvoir de cette, statuette de quatre centimètres de haut est immense : c'est Eve qui vous regarde. Elle est belle, elle est blonde. Elle est la Femme. Elle vous ensorcelle à jamais !"

* "Si l'Adour l'avait voulu", de Michel Larneuil, éditions Albin Michel, 1988 (Belle évocation de Poyanne et de la Chalosse d'autes cops)
Auteur : Tederic M.
06/02/12
Afficher La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse en particulier, et peut-être donner votre avis...
A propos de la Dame, je pense qu'il ne serait pas mauvais d'amorcer une campagne pour qu'elle revienne "a casa" tout simplement au lieu de dormir dans un recoin du bric a brac que m'avait semblé être le musée de Saint-Germain en Laye il y a déjà longtemps.
Il faudrait pour cela un lieu digne de l'accueillir et on m'a dit que le petit musée de Brassempouy n'était pas terrible. Qu'en disetz ?
Auteur : Gérard S-G
09/02/12
Si elle revenait, ce ne pourrait et ne devrait être qu'au musée de Brassempouy.
Tes informations sont-elles fraiches, Gérard ?
J'ai visité ce musée il y a 3 ou 4 ans, et j'en garde l'idée d'un espace moderne, superbe, dynamique, tout à fait digne de l'accueillir.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Alors va pour le musée de Brassempouy !
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
Article de Sud-Ouest qui fait un bilan mitigé de l'enseignement à l'école des langues régionales
www.sudouest.fr--les-langues-regionales-au-tableau

Je trouve une fois de plus que Grosclaude fils est à côté de la plaque.
Auteur : Vincent.P
30/01/12
Afficher Article de Sud-Ouest qui fait un bilan mitigé de l'enseignement à l'école des langues régionales en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est logique avec lui même au contraire et n'a pas changé par rapport à la perception que j'en avais déjà il y a 15 ans : "une langue codifiée dont la littérature a 1000 ans d'existence", comparaison avec le chti ou le québecois dans leur rapport au français : la future "langue occitane" qu'il nous voit parler à terme c'est la "koine" troubadouresque modernisée, à côté de laquelle on aura bien sûr le droit de patoiser un petit peu...
Auteur : Gerard S-G
30/01/12
Qu'es A COSTAT de la placa Grosclaude ? Benlhèu ?
Mès susquetot qu'èm nosatis gascons e occitans EN DEVATH de la placa, en dessous de tout, per s'enténer a díser peu rector Nembrini qu'èm pas fotuts de préner en carga çò qu'es lo mei pregon dens nosta societat : la lenga !
Lo poder jacobin e'ns hè la leiçon !
Auteur : Lo Pèir
30/01/12
Non mais quand même un journal local commence à se faire l'écho de l'incompréhension liée à l'unification graphique, au mélange des dialectes, ... il faut accepter la critique, et surtout ne pas parler des troubadours, ce que fait Grosclaude en somme. Ce n'est pas possible d'être si nul ...
Auteur : Vincent.P
30/01/12
La phrase de D. Grosclaude est celle-ci :
"C'est exactement la même chose pour le français. J'ai parfois du mal à comprendre quelqu'un du Nord ou un Québécois."

Je ne sais pas si Grosclaude fait allusion au "chti" (en fait le picard, aussi éloigné du français standard que le gascon l'est du languedocien).
Exemples  :
le gâteau (fr.) = ech watieu (picard)
le château (fr.) = ech catieu (picard)

Grosclaude fait peut-être allusion à l'accent chti ou à un français régional chti.

De toute façon, pour lui, tout ça c'est du français, et ça ne doit pas trop l'intéresser de creuser !

D'autres occitanistes (Grosclaude aussi, je le subodore) comparent la différence gascon/languedocien (et même gascon/limousin  !), à la différence anglais d'Angleterre/anglais US...
C'est faux : la distance gascon/ languedocien est bien plus grande.
Mais soit ils ne veulent pas le voir, soit ils ne veulent pas le dire.
Auteur : Tederic M.
30/01/12
Je pense que vous vous trompez tous d'ennemis mais il plus facile d'accabler les occitans de tous les maux...
Je pense que c'est plus politiquement que David Grosclaude gêne !!!!
Elu à gauche et occitaniste...
Bref c'est encore un autre débat.
Bien sûr qu'il y a des différences parlées entre Gascon et Languedocien jamais personne n'a dit le contraire et encore moins les soi disants d'occitanistes que vous vomissez tant.

Par contre à moins d'être sourd ou de mauvaise foi ou de ne pas savoir trop parler notre langue, la compréhension ne pose pas du tout de problème.
Quand je parle Gascon avec mes amis Languedociens aucun soucis on peut parler et se comprendre sans soucis car ils ne parlent pas inuit..
C'est de la même langue dont on parle malgré tout ce que vous pouvez raconter comme inepties.
Atau.
Pour ce qui est de l'écriture à l'instar des autres langues je ne vois pas pourquoi il faudrait 12 écritures pour écrire notre langue, c'est ridicule Vincent.
Le français, le basque, l'anglais sont prononcés et parlés de manière différentes suivant l'endroit ou l'on se trouve pourtant leur écriture est commune.
Alors arrêtez de grâce de dire que pour le gascon c'est différent, c'en est ridicule et pathétique.
Auteur : miqueu
31/01/12
Qu'èm nosatis, adultes, e neolocutors (o pas) que devem har passar le lenga aus nòstes còshes
Que sui per las escòlas bilingües, per l'ensenhament d'un "occitan" pòc o pro locau, mes lo mainatge ne haràn pas arren shens deus pairs.
Que son aus pairs d'apréner le lenga, e li assegurar ua vita sociau, per menina que singui.
Atau, los escolans d'aquiras escòlas qu'auràn lo parat de parlar le lenga qu'aprènan en classa.
Qu'èm responsables, Grosclaude, los sons avís, que me'n trufi percé n'es pas eth dont hentra en les familhas, e que'us fòrça a har quau que singui.
Qu'èm nosatis qu'am le clau.
Estar gloriós de çò qu'èm, apréner le lenga, parlar-la, e transméter-la.
Auteur : Castèth en l'aire...
31/01/12
Que i a mantuas causas de discutir :
- Qu'ei una coneria de las bèras de díser que la lenga ensenhada e seré diferenta de la lenga parlada.
Dens las escòlas Calandretas e las classas bilinguas, que s'i ensenha la lenga dens la soa varietat dialectau locau.
Qu'èi vist aquò foncionar, e qu'afirmi que sostiéner lo contrari qu'ei tot simplament mensongèr...
« Des jeunes ont parfois du mal à échanger avec leurs grands-parents. Autrement dit, apprendre l'occitan a-t-il un sens si l'on ne peut pas le parler dans la vie courante  ? »
Sia lo jornaliste qu'a escriut aquò ei un con, sia ne coneish pas arren a çò de que parla.
Que poish testimoniar de que los mainats escolarisats en classa bilingua o en Calandreta en Biarn que pòden devisar dab los sons gran-parents.
Après que's trobaré tostemps monde tà díser qu'en Vath d'Aspa ne's parla pas lo medish biarnés qu'a Ortès, o que los de Jurançon ne parlan pas com los de Laruntz...
- L'apitament d'ua lenga occitana normalizada qu'ei ua tintèina de David Grosclaude. Ne la partatji pas e qu'èi avut mantus còps lo parat d'at díser ací.
De mei ne pensi pas que seré possible de crear e har adoptar un estandart linguistic sapient per noste. La lenga qu'i demora enqüèra ua realitat populara...
Auteur : ltrobat
31/01/12
Et ça arrive aux Béarnais de voir ailleurs que le Béarn ?
Heureusement qu'en Béarn, on enseigne grosso-modo quelque chose qui ressemble à du sud-gascon béarnais !
C'est le standard de facto depuis la méthode de Grosclaude père !

On parlait du Bordelais ou de l'Agenais où de jeunes béarnais sont envoyés enseigner ce qu'ils savent ... le gascon du Béarn !
Je répète, je connais même en école publique, un itinérant qui parle très mal le gascon du Béarn, l'enseigner en Guyenne agenaise, du côté de Tournon !
Auteur : Vincent.P
31/01/12
David Grosclaude n'emmerde personne politiquement : il est plutôt à gauche dans une région qui vote à gauche ...
On a vu des anticonformistes qui ont eu plus de difficultés à s'affirmer dans la sphère publique ...
On remarque d'ailleurs qu'il n'a jamais vraiment tenté l'aventure du Conseil général, faut dire que c'est plus difficile de se faire élire par les Béarnais ... Alors que sur une liste aux régionales ...

David Grosclaude est une menace par contre car il a publiquement dit qu'il était en faveur d'un standard occitan, qu'il mène une politique de négation du fait gascon en Aquitaine, qu'il ne sait absolument pas répondre aux interrogations de ses adversaires autrement qu'en répétant son catéchisme lénifiant.
Auteur : Vincent.P
31/01/12
Je suis un ami personnel de David et là Vincent tu dis n'importe quoi, c'est édifiant !!!
Que tu ne l'aimes pas, soit, c'est ton problème, par contre il est pour une écriture standardisée et je suis d'accord avec, par contre pour ce qui est de la langue unifiée c'est faux et archi faux.

Je signale quand même que David a appris depuis tout petit la langue dite à ses 2 enfants ces gosses sont des locuteurs naturels et oui il y a des nouveaux locuteurs naturels que vous oubliez les amis...

Vincent sera tu capable d'en faire autant avec les tiens si tu as un jour des enfants et je te le souhaite.

Ensuite je signale que D grosclaude parle mais agit !!!
Pas comme Vincent qui parle beaucoup et très bien mais ne fait pas grand chose... pour la langue j'entends bien sûr.

Pour ce qui des élections cantonales ici en PA nous nous sommes présentés 3 fois, je faisais partie de l'équipe avec David, certes avec des fortunes diverses, mais au moins on y était pour présenter nos idées et on a silloné le Béarn sans les moyens des gros partis que l'on connait donc au niveau de l'engagement et de la représentation et du combat de tous les jours, tu n'as aucune leçons a donner cher Vincent que ce soit à David ou d'autres.

Déjà apprends à parler le Gascon comme lui, après on verra.

Il n'y a qu'un point ou David est un peu défaillant, ce n'est pas un fêtard et ne se mêle pas trop des activités festives populaires.

Je signale aussi que David a été un très bon artiste, à 17 ans il montait le groupe LOS DE LARVATH, il composait musique et chansons dans une langue remarquable.
Tes qualités artistiques Vincent sont loin d'atteindre celle de David tu sais.
Alors critiquer parfait ... mais faut savoir de qui on parle..
Auteur : miqueu
31/01/12
"Heureusement qu'en Béarn, on enseigne grosso-modo quelque chose qui ressemble à du sud-gascon béarnais !"
Quauquarren qu'ei sud gascon biarnés tot simplament...;
Auteur : ltrobat
31/01/12
A 02:10, David Grosclaude appelle à l'élaboration d'un standard.
www.youtube.com
Auteur : Vincent.P
31/01/12
oui langue standard mais en ayant parlé avec lui il n'a jamais parlé de références dialectales et n'exclut pas que ce soit le gascon, nous nous sommes longuement entretenus là dessus, car nous occitanistes béarnais ne voyons pas l'utilité d'une telle création, ce n'est qu'un projet très discuté et contreversé.
Auteur : miqueu
31/01/12
Le discours transmis par youtube est très clair et confirme totalement ce que j'écrivais d'entrée.
C'est très honorable, Miqueu, de défendre ses amis attaqués.
Mais si vous réécoutez ce discours, il donne bien à entendre que dans 15 ans 60% des locuteurs (nous pouvons comprendre : de formes dialectales) auront disparu et "il faudra bien se poser la question douloureuse de la langue standard".
Il s'agit bien de "la" langue standard et pas de formeS dialectaleS standard. Ne pensez-vous que c'est très différent de la manière dont vous et vos amis voulez faire vivre le gascon ?
Auteur : Gerard S-G
31/01/12
En plus Vincent ton attaque très ciblée contre David est pleine de contradictions, en effet il y a quelques temps tu disais que le salut de la Gasconha était de se mettre au basque en tant que vascons.

Mais en adoptant le batua, ce sont tes propos si je me trompe pas, mais si je ne dis pas de conneries le batua est le basque unifié parlé d'apprentissage... là la standardisation de la langue ne te choque pas, marrant...
Par contre pour l'Occitan cela te choquerait, j'avoue que tu es très dur à suivre mais surtout ou de mauvaise foi, mais parfois tu te perds un peu dans tes affirmations.
Mais peut être les petites basquaises te tournent un peu la tête mais je te dis tant mieux fonce c'est de ton âge....
Auteur : miqueu
31/01/12
Je ne sais qui de Vincent ou de David est à côté de la plaque.....
Auteur : miqueu
31/01/12
Jo que pensi qu'ei lo Dàvid qui ei a costat de la placa  : qu'imagina que l'Euròpa va subvencionar un giga-programa de renaishença de "l'occitan", au nom de la biodiversitat lingüistica...

Aqueth giga-programa, sonqu'un governament nacionalista occitan qu'ac poderé miar.
Ne l'auram pas jamei, e de tota faiçon, qu'impausaré un "occitan batu" (unifiat) qui ne seré pas lo gascon.
Auteur : Tederic M.
31/01/12
Langue standard, même si ce n'était que pour l'écrit, cela interdirait au gascon toute existence écrite ...
Mais j'ai confiance dans le principe de réalité : un standard occitan n'est pas utile, parce qu'il n'y a pas de demande, pas de public.
Il peut y avoir une offre mais les publications institutionnelles des régions administratives ne sont pas de la grande littérature ! : )

Pour ce qui est du batua, je suis triste que les dialectes basques multi-millénaires disparaissent mais les Basques ont un avantage sur les Gascons, c'est qu'ils constituent un peuple, une ethnie, et que ce sentiment autorise le sacrifice de particularismes en vue de la constitution d'une nation.
Je ne vois pas un tel sentiment en Occitanie, qui reste pour moi un vague domaine linguistique, qui se définit avant tout par opposition au fait oïlique.
Auteur : Vincent.P
01/02/12
Trop complicat ta jo tot aquo....
jo que voi continhuar a ensenhar e har corda ta eth chic que coneishi lenga, dancas, musica, cantas, aus mainatges deu men parçar tau poc de temps qu'em demora sus aquera planeta.

si hasem tots atau au loc d'es pelejar amassas dieu que poderam guarda viva noste cultura.

Tota faicon qu'avem un devèr de transmicion, qu'avem arrecebut que cau continuhar au maugrat deus chucas sang de tot escantil.
Anem bona nueit a tots.
Auteur : miqueu
01/02/12
Le devoir de transmission, c'est bien joli, mais on fait comment quand la transmission a cessé dans les années 60 ?
Je ne sais pas si la plupart d'entre vous avez conscience du degré d'apathie identitaire dans la France du Sud-Ouest ...
Auteur : Vincent.P
01/02/12
Elle n'a pas cessé puisque on parle toujours c'est ce travail de transition nécessaire qui a été fait dans les années 70.
On s'est donné les moyens de faire en sorte que la langue soit sauvée et apprise.
L'apathie identitaire tu parle pour toi surement car je te signale gentiment qu'il y en a qui se bougent pendant que d'autres se bornent à des constats pessimistes sans rien foutre et rien proposer.
Trop facile Vincent oui trop facile....
Auteur : miqueu
01/02/12
Pff ... Hey, Miquèu, on prend la bagnole et on va se promener à Marmande, à Lannemezan ou à Biscarrosse pour chercher à parler "patois" ?
Auteur : Vincent.P
01/02/12
N'es pas pr'amor que ne'n entènes pas a parlar que digun ne'n parla...
Com ac ditz Miquèu, que vau mélher transméter, que de tirar conclusions mortuaris...
Quitament s'as rason, ne l'entenes pas enlòc, mes a nosatis de'u dar sonque un petit carrat de socialisacion.
E per har aquò, parlar e forçar un chic a bèth còps, los que n'an vergonha, a ralhar.
Se i a tres occitanofònes e un francòfòne amasses, que cau parlar occitan/gascon/patoès, au mensh un chic. E pas mòts atau, frasas !
Deishem càder aquera "politessa" pèga !
Perqué tres personas e's diurén adaptar ad ua pr'amor, era, ne parla pas sonque le lenga oficiau ?
Lavetz, avisatz-vos, non disi pas botar aquera persona de costat, mes li har véder qui èm.
Auteur : Castèths en l'aire
01/02/12
Miqueu,
Dens aqueth hiu la question n'es pas de saber qui a pelejat tà la lenga e qui s'es damorat inactiu.
Qu'es de saber si arron doman (en 2025 quan "60% deus locutors auran desapareishut) tu e los tons amics biarnés seretz contents dab l'ensenhament (non se poderé pas mei parlar de "transmission") e benlèu quauqua pratica en Gasconha, en Biarn, hents la Vath d'Aspa, d'ua lenga qui seré l'occitan estandardizat (qu'es a diser un lengadocian modernizat) e pas méi lo gascon de noste quauqu'en sia la forma ?
O seré aquo tà vosautes ua auta lenga, de la medisha familia, que o, mes auta ?
E seré aquò lo coronament o l'esbonida deus vostes esfòrçs de tota la vita ?
Auteur : Gerard S-G
01/02/12
Que le vulhin har aquera lenga , qu'ic vui plan créder (lenga estandardizada, donc un pseudo lengadocian).
Mes que sui segur ne marcharà pas briga, pr'amor lo monde que vòlen parlar quauquarren en rappòrt dab lo son territòri, e pas ua lenga "parachutada" !
Alavetz, que cau pè hremar, shens d'aver paur d'aquiths idealistes !
E'm pensi que son los dont hèn passar le lenga (los pairs) qu'an le clau, pas los politics. Lo monde, a soacasi, qu'an lo poder.
Auteur : Castèths en l'aire
02/02/12
Quand on est extérieur à ce débat, on n'a pas une bonne vision de la langue.
Les gens extérieurs à la Gascogne doivent se dire "ils ne sont pas sortis de l'auberge !!"
Miqueu comme Grosclaude sont des idéalistes engagés et comme tout idéaliste avec des œillères.
J'ai écouté le discours sur Youtube, je trouve le discours dangereux.
C'est mon avis. Grosclaude prône la standardisation, lui qui combat aujourd'hui la Mondialisation où il n'y aura plus qu'un seul monde, Miqueu, il n'y a pas là une énorme contradiction dans son discours ?
Ce qui n'est pas bon pour un est bon pour la langue ?

Sortons de ces "béarniaiseries " (excuses moi VP) car on n'y entend plus rien du tout.
Vincent a vu la réalité des choses… Il faut vivre dans les grandes villes pour comprendre le triste constat.
Le devoir de transmission n'existe pas. Peut être que chez une poignée d'érudits de la langue où d'autres ancrés dans la mouvance occitaniste.
Sortez de vos campagnes et essayez de trouver dans les villes un gascon qui parle la langue !!
Je répète, on entend même plus l'accent !!
Les villes, Toulouse, Bordeaux, Bayonne … et les plus petites … ont été investies par nos compatriotes nationaux attirés par le soleil, la joie de vivre, le bon air, et le bon vivre de notre région.
Les jeunes viennent pour les études et restent. Ils viennent du nord, d'ile de France …
Aujourd'hui la moitié de la population de l'Aquitaine vit dans les villes et banlieues urbaines (source Insee). A méditer.
Dans les 20 années qui vont suivre la population sera essentiellement concentré sur les zones urbanisées villes et grandes périphéries (une ville comme Bordeaux l'urbanisation s'étendra jusqu'à Biscarosse et au-delà de Langon.)
Il ne restera pas beaucoup de place pour les gascons de souche et donc pour la transmission de la langue.
Déjà qu'elle n'existe plus dans les villes.
Quand on voit le delta de la migration des entrants des autres régions et DOMTOM (source insee) par rapport aux sortants que ce soit dans n'importe quel département de la Gascogne, les entrants sont toujours beaucoup plus nombreux.
Enfin la population dans ces zones urbaines rajeunit et la jeunesse reste concentrée dans les villes.
Les jeunes aujourd'hui la langue c'est le français et les langues étrangères.
Le seul sursaut possible n'est pas de faire une seule langue d'Oc standardisée, c'est de faire prendre conscience qu'il existe des dialectes dans l'Occitanie qu'il faut préserver et faire connaitre au grand public.
Il faut amener les gens à s'intéresser à la langue, qu'elle soit leur quotidien. Les initiatives comme de mettre les panneaux des villes en français / gascon est pour ma part une bonne piste.
Il y en a d'autres, notamment les médias.
Auteur : Tederic D
02/02/12
Se lo noste parlar a un aviéner ?
Enter lo constat realista de Vincent P. e los espèrs de quauques autes devisaires, pensi qu'èm condemnats a l'UTOPIA.
E dempuish 40 ans shens d'aquera utopia, tot que serè mort.
Mès hòra de l'Utopia que ? Se quauqu'un ac sabè ? Sonque ua volontat capborruda, e ua chança de desvelh ? Malaja, com deishudar los morts ?

Per çò qu'es de Dàvid, lenga estandardizada o gascon ?
L'experiénça de "La Setmana" balha l'arresponsa :
Començada tota en gascon, qu'arriba a tota en lengadocian. Pr'amor ? A maugrat que lo jornau sia en gascon, la majoritat deus abonats qu'èran lengadocians.
Donc, lo Dàvid s'a comprés qu'economicament qu'i aurè mei de crompaires en lengadocian. Qu'es de la soa fauta ?
E dab la TV que volerè, qu'auram lo medish caminament.
Qu'ac cau mélher saber per non pas estar susprés dens quauquas annadas !!
Auteur : Lo Pèir
02/02/12
@Miqueu :
Qu'at saps, que soi occitaniste e donc ne soi pas deus qui veden lo mauhasent complot tolosenc au darrèr de tot çò qui gesseih de l'occitanisme.
Mes qu'i a quauquarren que n'ei pas pro clar dens lo ton devis : lo David Grosclaude qu'ei o pas en favor de l'apitament d'ua lenga occitana normalizada ?
Dens los tons pòsts que's pòt trobar responsas diferentas ad aquèra question.
Mercés de me'n balhar ua que sia clara...
Auteur : ltrobat
02/02/12
Le societat qu'es desgasconizada, lo nòste quite accent que ven clar, n'entèni pas sovent (o jamei) a parlar gascon en le carrèra ?
Jo qu'èi hèit aqueth dòu e ne'm vui pas guastar le vita en de balas a ploriquejar sus causas que son dejà en mutacion...
Ploriquejar o arromegar... Mes çò que'm cau har lavetz ? Estangar d'aimar e de voler har passar le lenga que m'èi arrecaptat a fòrça de volontat ?
Pr'amor los auts que hèn açò, qu'ic deurí har tanben ?
Jo que sui tot lo contrari d'un utòpiste, e qu'es percé de véder le situacion de le lenga com es, que m'estau e que pè hrèmi.
Avossin, lo monde, hèit sonqu'aqueth petit diver patrimoniau, no'n serém pas a on èm uei.
Lo cabelh, non, l'arradic, quiò !
Auteur : Castèths en l'aire
02/02/12
Que sui totaument de l'avis de Casteths en l'Aire e sui pas utopiste tanpoc - pas briga, las utopias que son dangeirosas, e la deu David Grosclaude com las autas - mes n'enteni pas aquesta delectacion desesperada qui amuixa lo noste amic Tederic D :
si tot es perdut, perque poderem esperar quauquarren ?
Si la poblacion gascona a totaument desapareishut, qui poderem convencer de "recuperar" ua lenga "noste", quauqui sii (lo gascon o lo lengadocan estandardizat de M.Grosclaude ?) ni quauque element d'identitat tan petit qui sii.
Qu'en parlarem bethleu, Tederic, qu'esperi !
ço qui es segur au mensh tà jo es que n'ai pas cap interes tà la lenga de substitucion qui'ns promet D.Grosclaude dens 10 o 15 ans !
Ni dens la soa Occitania suenhada e utopica !
Auteur : Gerard S-G
02/02/12
A prepaus de "La Setmana" en lengadocian
N'i a que se plànhen que la Setmana èsti escriuta en lengadocian. D'abòrd i a egau J.J. Fénié que redigis articles dedens.
Apui fau notar que n'es pas forçadament un complòt se lo cap-redactor , Clamenç Pech, mèi la redactriça, Aure Seguièr, venen de Lengadòc.
Los Gascons que son pas contents n'an pas qu'a postular !
Amèi, nosauts am mèi de chança que non pas d'auts : gueitatz, n'i a quasi jamèi d'articles en lemosin, auvernhàs, provençau...
Auteur : Gaby
03/02/12
On s'interroge.
Une langue unique ?
Je crois que le grand public confond trop facilement la graphie et la langue écrite (sinon les opinions). C'est un premier brouillage.

Le gascon partage avec les autres langues d'Oc la graphie dite IEO, dont certains traits étaient annoncés ou préconisés même avant Mistral. Il a partagé aussi des graphies 'félibréennes'.
Les mérites et les faiblesses des graphies en concurrence sont connus, on en a beaucoup débattu sur ce site, je n'y reviens pas.
Souhaitons que nous soit épargné l'arrière-plan crypto-politique du débat (voeu pieux  ?).

Face au français, langue corsetée et travaillée, il faut une langue codifiée qui puisse intégrer les parlers.
Mais pour avoir une chance une langue de référence doit compter sur le sentiment d'appartenance linguistique ET régional.
C'est toute la limite de l'abstraction occitaniste durcie, qui tend à remplacer les ancrages locaux encore vivants.

Pour le gascon, une norme gasconne est souhaitable et nécessaire, avec des tolérances dialectales larges dans un système défini, ce qui se fait effectivement.

L'"occitan" a été adapté à cinq ou six aires linguistiques dites "dialectales". Nous devons à cette adaptation la norme linguistique, morphologique, syntaxique, etc., de M. Grosclaude, et il ne faut pas s'en plaindre.
C'est un effort remarquable pour raisonner au niveau de la Gascogne. Mais pourquoi avoir introduit l'Occitanie là-dedans ?

La norme gasconne existe peu ou prou, comme la norme sud-occitane, la norme provençale, la norme auvergnate (ces deux dernières assez obérées par le conflit des graphies). Mais pourquoi étendre l'unification des principes graphiques à la 'langue' comme système ? Est-ce une tactique ? Où mène-t-elle ?

C'est à l'échelle des cinq ou six peuples d'Oc (que je tends à appeler des "nationalités", mais on peut dire autrement, retenons seulement l'idée) que pourra se mener la sauvegarde de l'"occitan" (si on tient à la désignation) : Gascogne, Provence, Countea de Nissa, Sud-Occitanie, Haute-Occitanie alverno-limousine.
Des rythmes différents, des besoins différents, des horizons différents. Des peuples distincts. Est-ce absurde ?

Les tribulations de la notion d'Occitanie ont des causes diverses, dont beaucoup ne sont pas linguistiques.
L'un de ces facteurs de faiblesse est l'absence de lien entre l'idée de nation occitane et les nationalités réelles, historiques et ressenties, des pays d'Oc.

Un grand pas aura été franchi pour sortir des ambiguïtés quand on aura redéfini la notion d'Occitanie et de langue d'Oc, et pas forcément dans un sens provincialiste.
La Gascogne n'est pas une province de l'Occitanie.

L'évolution de l'Occitanisme et l'idée de langue unique, en germe dans le 'Que-sais-je ?' de P. Bec (excellent sur la phonologie, vide sur l'histoire des graphies) malgré ses ambiguites sur le gascon, repose sur la croyance unificatrice autour d'un certain type de languedocien "unité la plus puissante de la terre d'Oc". Mais quelle "terre d'Oc" ? C'est le fond de la question.
Une définition erronée des parlers gallo-romans du Sud n'a pas contribué à poser sereinement la question.
La minoration ou le refus de l'aquitano-roman en tant que dialecte autonome du roman a fait le reste.
Ce serait resté sans conséquence si on n'avait bâti là-dessus l'idée d'une nation occitane.
Stratégiquement, l'occitanisme a construit, mobilisé. Pourquoi ne reconnaît-il pas les nationalités potentielles qu'il identifie implicitement par leurs "dialectes" ?
La langue unique créera-telle une nation unique ?

Attention : ce n'est pas le francien qui a effacé le picard, le normand ou le champenois, ces merveilleuses langues littéraires et populaires du Moyen Âge, c'est le français des clercs parisiens, langue hors-sol.
L'esprit français ne s'en est pas remis.

On peut fabriquer toutes les langues qu'on voudra, on ne forcera pas le sentiment populaire.
On se demanderait même si les crispations de l'occitanisme jacobin n'auraient pas pour raison la perte de contact avec une identité qui s'efface, la rupture avec le peuple des campagnes, le désarroi d'une société où tout paraît possible avec une bonne planification, et où rien ne l'est plus faute d'écho. En vase clos, on peut tout faire...

Conclusion : un code unique peut historiquement recouvrir des dialectes, des dialectes peuvent accéder, politiquement, au statut de langue, mais toujours il faut qu'une nécessité nationale vienne appuyer la codification. À défaut de nécessité, un besoin commun à une aire de culture régionale, en l'occurrence une demande de gasconnité.
Auteur : PJM
05/02/12
« L’"occitan" a été adapté à cinq ou six aires linguistiques dites "dialectales". »
Aquò dit, que voleré díser qu'ua lenga artificiau, un esperantò, estó impausat deu dehòra aus pòbles que demoran dens l'espaci lingüistic occitan.
N'èi pas sonque ua grafia, basada sus l'etimologia, qu'estó adoptada com estandart tà escríver la lenga.
Cambiar la manèra d'escríver la lenga n'ei pas cambiar la lenga.
Ací qu'ei tu que hès la confusion enter lenga e grafia...
Auteur : ltrobat
05/02/12
Quelle langue commune ?
C'était un raccourci. Il est évident que la graphie n'est pas la langue, et qu'on ne change pas l'une en changeant l'autre.

Je pensais à l'adaptation d'une graphie commune aux langues d'oc (ou aux "dialectes de l'occitan" dans l'esprit de P. Bec), fondée sur la phonologie.
Ce travail a été fait (même si on peut toujours critiquer l'inventaire des phonèmes et tel ou tel détail des solutions proposées, car si l'on pose d'entrée un proto-occitan ou un "occitan dialectalisé", on a tendance à chercher l'intégration à tout prix). Au fond, les présupposés influent sur les choix.

Mon opinion sur cette unification graphique est donc favorable, sur ce point, d'autant qu'elle a accompagné la dynamique scolaire et éditoriale 'occitane'.
Savoir si la notion d'Occitanie était pertinente, c'est une question qui se vérifie (vérifiera) sur la durée, et l'on sait que les opinions divergent sur ce point.

Mais si l'unification graphique fait passer aussi des faits de morphologie, voire de syntaxe et de vocabulaire, ça ne va plus. Ce n'était pas l'esprit de la méthode de M. Grosclaude (sauf erreur de ma part).

Je me posais seulement la question des rapports entre la langue ou les langues objectivement décrites, leur image publique et le niveau auquel doit s'établir une 'langue de référence'.
Le niveau gascon demande en lui-même des tolérances internes (lo / eth, conjugaisons, etc.).
Je ne pense pas qu'un "occitan de synthèse" soit pertinent, et je ne vois ici personne pour le défendre.
Le "Blog de Joan" a sur cette question des analyses parallèles à celles de ce site. Il y a un consensus (un peu bancal parfois, mais enfin) sur l'usage d'une graphie partagé au moins avec "l'oc du Sud" et l'attachement au gascon comme langue.

Je m'interrogeais aussi sur les raisons profondes du clivage qui frappe certains groupes d'Oc, notamment en Provence et en Auvergne (voire en Gascogne).
Inutile d'ajouter qu'il n'y a pas de réponse toute faite, parce que la question n'est pas que linguistique sans doute.

Ce ne sont que des questions et plus il y aura de réponses (notamment celles des enseignants professionnels ou bénévoles, des parents, des élèves en contact avec les parlers...), mieux on se fera une idée qui nous aidera à avancer et prévoir.
Auteur : PJM
05/02/12
Tournage dans le Gers
Bonjour à tous,
nous sommes une équipe de tournage d'un court métrage qui évoque l'histoire de la Gascogne à travers ses paysages.
Pour cela une partie du film est tourné en langue gasconne.
Nous recherchons donc une femme, actrice ou non, parlant le gascon entre 50 et 70 ans.
Il s'agit d'un second rôle et le tournage est prévu dans le semaine du 27 février au 03 mars.
à côté de Simorre. Toute aide sera la bienvenue !
Auteur : Yohann Pottier
30/01/12
Afficher Tournage dans le Gers en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je m'étonne que personne n'ait encore réagi à cette offre réellement intéressante.
N'y a -t-il personne, dans les réseaux gascons des uns et des autres (toutes opinions confondues !) qui puisse correspondre au profil demandé, quitte à demander quelques précisions sur la scénario, le script, l'esprit du court métrage, etc ?
Auteur : Gérard S-G
05/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com donnera l'adresse de Yohann Pottier aux personnes intéressées.
Le délai est un peu court...
Chaouri
Chaouri /§au'ri/.
(Xauri  ?)
Surnom, Boucoue (Chalosse) vers 1920.

Du français 'charivari' ?
Auteur : PJM
26/01/12
Afficher Chaouri en particulier, et peut-être donner votre avis...
Saurin ?
S'il s'agit d'un "s" chuinté, et pas d'un "t" mouillé...
Il me semble que "Saurin(a)" peut exister en Gascogne.
Geoportail-IGN donne "CHAOURE [VIGNAUX - 31], CHAOURE [CAZALIS - 40], CHAOURE [GAILLÈRES - 40] qui sont pour moi mystérieux. Mais là encore, il faudrait avoir la prononciation du "ch".
L'IGN donne aussi "SAOURES [SEIGNOSSE - 40], SAOURET [MONPEZAT - 64]".
Cela confirme l'existence d'une racine "saur" dont peut venir un "saurin".
Mais un chafre "moderne" ne s'analyse pas tout-à-fait comme un nom de famille créé il y a cinq siècles...br>
Je trouve aussi par Geneanet "CHAOURI Naissances 1794 - 1809 Peumerit Finistère, Bretagne, France".
Auteur : Tederic M.
26/01/12
Question suus lòcs de Vincent P.
Adishatz,

Sonqu'ua question sus eths "lòcs" tà Vincent P. Qu'ès amiat a viatjar en Gasconha preu ton tribalh, o que traucas lo país per passion ?
Auteur : Castèths en l'aire
25/01/12
Afficher Question suus lòcs de Vincent P. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Passion !
Remercions le monde de l'essence pas encore trop chère !
D'abord "mon" Béarn, puis en 4 années d'allers-retours sur Bordeaux, j'ai eu l'occasion de varier les chemins pour rallier mes destinations (passer par Agen ou Dax n'est pas le plus court chemin) !
Et là, je suis momentanément sur Toulouse (j'ai fait exprès), donc au gré des envies, retour sur Pau par le Gers ou le Comminges !
Auteur : Vincent.P
25/01/12
En tout cas ce sont toujours de superbes balades dans la diversité gasconne, le calme des paysages, la sérénité des vaches gasconnes fait vite oublier les propos agressifs voire orduriers que l'on lit çà et là venant toujours du même gòlis...
Il n'est pas besoin d'être excité coum û bèrmi pour être passionné !
Auteur : jmcasa
25/01/12
qu'ei beroi un golis
Excusez moi il faut un accent sur le o de golis mais je ne maîtrise pas assez le clavier...
Pour répondre à ce cher et charmant JM Cazamayou, je n'ai jamais proférer de propos orduriers à son égard.
Simplement il doit juger que les vérités sont injurieuses sûrement  !!!
Je lui ai posé une question à lui et ses amis de l'ibg (en minuscules volontairement).
Qu'avez vous fait depuis trente ans pour la sauvegarde et la transmission du Gascon ici en Béarn ?
Auteur : miqueu
26/01/12
Qu'as rasoû Miqueu, pas proû de cause ! Urousamén, lous ouccitanistes soun arribats !
Auteur : jmcasa
30/01/12
Car CASA vertat qu'eran aquiu mes pas desempush 2004 com vosautès !!!
Desenpush mei de 30 ans e de mei aqueths occitanistas aciu en Biarn son sustot e supertot Biarnès que sei qu'eth her cagar mes quei atau !!!
E tanben eth occitanistas n'an pas heit ua conolisacion aciu.

ETH trivalh de colectage deras cantas deras vaths deu Biarn, deras musicas dab flahuta a tres horats, jocs espicific deu vriulon biarnès, eras dancas d'aciu com branlos, sauts..
E sabes dancar motchico, petit anhet, mariana, dus, brosheta, ...
tot aquo qu'ei Biarnès e que l'avem sauvat i a mei de trente ans, on n'eran eth monde de l'ibg, ta har aqueth trivalh.

Era profesora de danca de l'ibg o "biarn toustèm" que soi jo que l'ei apresa a dancar..
Jo era lenga que l'ei popada a casa, eth me gran pair que ma amushat eths sauts d'omis deu biarn.

Que parlats tots deu Biarn shens coneishe tot eth noste patrimoni artistic....

Occitan n'ei pas qu'un termi généric ta devisar d'era lenga d'oc.
Oc que soi occitanista permor ta jo que i a pas sonque ua lenga dab espicifitats dialectaus com aciu eth Gascon.
Mès au maugrat de tot que soi "fier" d'estar Biarnès.

Mes ar'a difèrenci de vosautès qu'ei envejar de partatjar era mea cultura dab d'autes pas com vosautes enbarrats dens un intégrisma dera sang shens avienèr.
A betH leu CASA.
P.S. /
perqué hicar ^ sus eras letras com u e sabes qu'en francès que l'han deshat.
Auteur : inconnu
31/01/12
Aqueths ^ son gessits de la grafia modèrna de l'escòla Gaston Phoebus.
Qu'ac tròbi pro bròi jo.
Que vòu díser, que pòden prononciar un "n" velari a le fin. Gascoû = o gascou o gascoun segon los parçans.
N'a pas arren a véder dab lo ^ francés, ça'm par.
Auteur : Castèths en l'aire
01/02/12
Nous avons besoin des photos de Vincent, et de ses commentaires. Nous avons besoin de ceux de Miqueu, de JMCasa et de tous ceux qui apportent quelque chose, régulièrement ou occasionnellement.
Auteur : PJM
02/02/12
Type architectural cantabro-aquitain
C'est la première fois que je vois un nom donné par un architecte pour l'architecture que nous disons "vasconne" :

"Jusqu’au Moyen âge, la maison bloc à salle unique, en pierre, en pisé ou en bois, couvre les trois provinces du Pays Basque nord, au même titre que la maison tour et les bâtisses en pierres sèches couvertes de lauzes.

C’est récemment qu’apparaissent les versions locales de deux types génériques forts différents : le « cantabro-aquitain », couvert de tuiles, en Navarre et au Labourd, et le modèle « pyrénéen », couvert d’ardoises, en Soule."

www.eke.org/fr/ondarea/arkitektura
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Afficher Type architectural cantabro-aquitain en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voici le lien  !

www.eke.org/fr/ondarea/arkitektura
Auteur : Vincent.P
00/00/00

Réponse de Gasconha.com :
Merci Vincent, tu avais bien mis l'adresse, mais c'est son traitement par Gasconha.com (avec une manipulation non automatisée, périlleuse par nature !) qui a péché.
Pour bien faire, il faudrait que je vérifie les liens à chaque fois, mais je néglige parfois de le faire.
[Tederic M.]
Vincent tu n’aurais pas oublié quelque chose qui éclairerait notre lanterne ? Quel architecte ? où ?
La maison bloc au moyen âge avec salle unique tu peux même le dire était généralisée sur toute la Gascogne.
On en trouve aussi au bord de la Garonne. La salle commune une fenêtre ou deux et le toit à deux pans.
Tout à fait d’accord, les différences et les caractéristiques régionales des pays de Gascogne sont arrivés plus récemment on peut dire le 18ème siècle et c’est la même chose pour le costume.
Auteur : tederic D
25/01/12
Le gascon "ne chante pas"
On lit de plus en plus pour vendre l'enseignement du dit "occitan" que c'est une langue qui chante.
Je suis désolé mais si cela est vrai du provençal ou du languedocien, cela ne l'est pas du gascon.
Le gascon a toujours été reconnu comme le castillan de France : une langue militaire, dure, rocailleuse, cadencée, ...
Ce sont d'ailleurs ces qualités là qui font à mes oreilles la grande beauté du gascon, et aujourd'hui du vrai accent régional des vieux Gascons.

Certains diront que ce n'est que du ressenti. Oui, certes, mais pas seulement : la prosodie est une facette de la linguistique pas assez étudiée.
Et j'ajoute que phonologiquement, le caractère dur du gascon s'explique par une absence d'assimilations consonantiques qui pullulent en languedocien (mais qui sont supprimées de l'écrit par une graphie alibertine mal comprise).
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Afficher Le gascon "ne chante pas" en particulier, et peut-être donner votre avis...
... Ne m'aduvi pas !
Parçans que i a, en Gasconha, on le lenga e canta plan pro, que tròbi.
E la prosodia qu'i es hòrta. Que sui estat susprés d'entèner aqueth accent cantant qu'i a deu Coserans dinc a le vath d'Aura.
Alavetz, bilhèu qu'es un accent pròpi au gascon orientau, n'ac sèi pas...

Totun, entà çò de le lenga, sustot en gascon negue, que m'aduvi tà díser de que n'es pas guaire pleguedissa, mes que canta a le soa façon !
De tot biash, que ns'escarraunhan les aurelhas dab l'occitan, mes qui pòt díser que'n coneish les varietats totas, les diferenças d'accent e de prosodia ?
Espiatz sonqu'entà nosatis gascons, le varietat dialectau de non créder qu'i a !
Auteur : Castèths en l'aire
23/01/12
Alors pourquoi avoir dit du Béarn qu'il était surnommé "lou païs de las cantes" ?
Ce qui est vrai, c'est que l'on raconte et que l'on écrit n'importe quoi pour "vendre" l'occitan... mais on pourrait croire que depuis quelques temps çà à du mal à passer...
Auteur : jmcasa
23/01/12
En Couserans c'est vrai, mais cela s'explique par l'influence toulousaine, très certainement.
Mais quelqu'un comme Poueigh trouvait encore que le gascon du Couserans bien âpre, à son goût, le parler de Foix était plus musical (et a produit les plus belles chansons pyrénéennes, c'est assez vrai).

Mais cela dit, je fais une différence entre un peuple qui chante et le caractère mélodieux de sa langue.
Ce que je critique, c'est l'obsession de faire du monde gascon quelque chose de sirupeux.
On peut apprendre le gascon sans se convaincre que c'est une langue "qui chante". Parce que c'est faux.
Et que le consensus veut que le gascon est d'autant plus beau qu'il est haché et "hard".
Auteur : Vincent.P
23/01/12
praube ibg
Lo pais deras cantas c'est mieux et c'est comme ca qu'on prononce...
En Bearn on prononce pas e a la fin on n'est pas dans les landes mais c'est vrai que la phonetique est difficile a ecrire... j'ai note cinq facons d'ecrire differentes sur le sit de l'ibg va falloir vous mettre d'accord les gars.....
pour ce qui est du pais deras cantas cela n'a rien a voir avec la prononciation chantee ou pas du gascon ici c'est tout simplement le fait qu'en Bearn il y a toujours eu une tradition de chants polyphoniques et ça continue transmis chez les jeunes aussi et ce grace au collectage fait depuis plus de trente ans par les occitanistes du bearn que vous vomissez.. mais il y a trente ans vous etiez ou casa et consorts.... quand il s'agissait de sauver notre culture....
je precise chants danses langue musique vous essayez maintenant de faire un pale plagiat de ce qui existe deja ...
par exemple la dame qui apprend les danses a Oloron pour Biarn tostemps ou ibg c'est pareil a appris a fa'set grace aux occitanistes bearnais... mon frere et moi... allez sans rancunes...
Pour Vincent c'est bon on a compris que tu voulais te faire de l'occitan ce n'est pas la peine d'en rajouter en racontant n'importe quoi.
Auteur : miqueu
23/01/12
Miquèu, la prononciation -e en Béarn est quasi majoritaire car en plus d'être la seule façon au NO d'une ligne Navarrenx-Artix, elle est aussi une prononciation "secondaire" et hésitante ailleurs en Béarn de la plaine.
Le Béarn, ce n'est pas que la vallée d'Aspe !

Dans tous les cas, c'est aussi la prononciation majoritaire en Gascogne !
Et c'est une manière socialisée d'écrire la finale féminine atone depuis le 12ème siècle !
Auteur : Vincent.P
24/01/12
ah bon !!!
Je pense que tu entends parler rarement le gascon d'ici...
Il n'y a guère que sur Salies de Béarn ou le e est franchement prononcé en Béarn.
Ce n'est pas franchement un a prononcé effectivement mais un o guttural et ce n'est pas spécifique à la vallée d'ASPE mon ami, apprends à écouter merci.
Pour l'écriture c'est un autre débat.
Par contre pour le parler là quand mê^me tu est à côté du vélo !!!
J'aimerais bien t'entendre parler quand même cela m'intrigue tes leçons c'est bien mais...
Auteur : miqueu
25/01/12
mensonger
Tu est vraiment un tout petit provocateur... apprends a prononcer comme il faut le gascon du bearn apres tu pourras peut etre affirmer des choses censees.
Merci
Auteur : miqueu
25/01/12
Heu ... Comment dire ? J'ai raison, c'est tout.
Au NO d'une ligne grosso-modo Navarrenx-Artix, c'est -e en finale, ailleurs dans la plaine, c'est sporadiquement -e, c'est -a du côté de Pontacq, ce qui laisse à -o le reste du domaine à savoir franchement les vallées pyrénéennes, la plaine de Nay, le Soubestre et le Vic-Bilh (mais pour ces deux derniers, c'est pas si franc).

Il est possible de le vérifier ici :

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Monsieur Poudampa,

Pourquoi perdez-vous votre temps à essayer de convaincre un Monsieur avec lequel il est impossible de discuter raisonnablement. Manifestement, il ne connaît rien à rien au gascon. Arrêtez de vous moquer de lui.
Et vous, Monsieur Merger, arrêtez de laisser ce Monsieur miqueu se ridiculiser de la sorte à longueur de messages.
C'est très pénible à lire.
N'est-ce pas ce même Monsieur miqueu qui nous assénait des gros mensonges éhontés sur la Calandreta de La teste, en nous disant qu'elle avait été créée en 1989 et que tout ce qui était dit par son contradicteur n'était qu'un tissus d'inepties ? Mais je me trompe peut-être.

Signé Félix Arnaudin, un Landais qui dit E à la fin, comme les Béarnais d'Orthez, de Salies, de Sauveterre ou de Navarrenx.

Avec mes remerciements et mes sincères salutations.
Auteur : Félix Arnaudin
25/01/12

Réponse de Gasconha.com :
I a tròp de "Mossurs", ací !
I a benlèu una rason a d'aquò, es que Miquèu parla deu gascon que se practica actualament (qu'a subit una normalisacion, donc adara los novèths locutors disen -O pertot en Biarn), lavetz que Vincent parla deu gascon deus locutors naturaus que se practiquèva dens las annadas 1960 (enquèsta ALG).

I a pas una sola vertat !
Auteur : Gaby
26/01/12
OC que soi un trashaman
Je voit avec plaisir que Mr ARNAUDIN est toujours parmi nous, tant mieux un grand monsieur !!!
Mais prendre comme pseudo le nom de cet illustre Gascon dénote un ego surdémesuré !!!
Je tiens à préciser à ce cher monsieur que ma langue maternelle est le gascon, en particulier celui parlé en vallée d'aspe.
J'ai appris à parler Français à l'âge de 4 ans à l'école d'Etsaut.
Je suis un locuteur naturel dont on fait souvent référence sur ce site.
Au niveau donc du Gascon parlé, je n'ai aucune leçon à recevoir de quiconque des internautes de ce site.
Pour l'écriture, j'avoue humblement que je maîtrise un peu moins, m'étant sur le tard mis à écrire en oc.
D'autres part, monsieur, vous n'avez pas expliqué pourquoi cette calandreta a fermé.
Je pourrai donner l'explication si cela intérresse ...
Mais au delà de toutes polémiques c'est toujours malheureux que ce type d'école disparaisse et je suis loin de m'en réjouir...
Je ne vous connais pas mais il me plairait de vous rencontrer pour parler ensemble Gascon, le ridicule ne tuant pas.
Monsieur Merger n'a pas besoin non plus de vos ordres pour censurer mes interventions, et si j'ai envie de me ridiculiser cela ne regarde que moi et je l'assume.
Mais pour ce qui est du ridicule je ne me sais pas seul sur ce site.
adishatz eth's berois
Auteur : miqueu
26/01/12
Cher Michel,

Mais non voyons, c'est du second degré ! Vous avez bien compris que je ne suis pas Félix Arnaudin, il est mort en 1921.
Bon, il vous arrive de vous tromper sur le gascon, sur la calandreta de La Teste.
Ce n'est pas bien grave dans le fond.
Ce qui est ennuyeux, c'est quand on ne reconnaît pas ses erreurs et qu'on s'obstine.
Vous savez, simplement dire : "Oui, c'est vrai, je me suis trompé. Je ne savais pas tout ça".
Personne n'en meurt car tout le monde se trompe un jour ou l'autre.
Vous avez des révélations à faire sur la "Calandreta bogesa" ? Et bien allez-y ! Pourquoi tardez-vous tant alors que les articles de presse sont en ligne depuis longtemps ? Cependant, après avoir si grossièrement menti (peut-être de bonne foi d'ailleurs) en affirmant des choses fausses (je vous renvoie à votre fameux courriel qui a déclenché la polémique), les révélations à venir sont d'ores et déjà entachées d'un sérieux soupçon de parti-pris occitaniste.
Votre explication intéresse cependant mais ce sera parole contre parole.
La parole de quelqu'un qui a les témoignages de première main des acteurs de l'époque et la vôtre, qui nous avez déclaré que ladite calandreta n'avait été créée qu'en 1989 et que les personnes citées étaient "inconnues au bataillon" (sic).
Rappelez-vous donc de ce que vous affirmiez avec beaucoup de véhémence.
D'ailleurs, tout le monde peut relire le fameux "gran de sau".
Relisez-le aussi pour rafraîchir votre mémoire de militant occitaniste.
Les occitanistes ont décidément une mémoire sélective et regardent le monde non pas tel qu'il est mais tel qu'ils aimeraient qu'il fût.

Cher Gaby. Vous prenez la défense de Michel mais vous devez avoir été élevé chez les jésuites parce que votre argumentation est tout à fait comparable à la rhétorique des bons pères de la Compagnie de Jésus.
Je veux bien que vous voliez au secours d'un collègue occitaniste en difficulté et vous nous dites qu'en fait, c'est vrai mais pas tout à fait puisqu'il s'agit de la langue des locuteurs naturels ( !!!!)
Cet argument pour dire que Vincent Poudampa a tort est tout de même assez incroyable non ?
Michel se réclame bien du camp de ces fameux "locuteurs naturels" non ? Alors il devrait être bien placé pour savoir comment on parle le gascon en Béarn.
Mais vous avez raison, les néo-locuteurs parlent une autre langue, et cette langue n'est généralement pas du gascon.
Où bien vous devez allez au bout de votre raisonnement en acceptant qu'en Gironde on enseigne un pseudo béarnais, une nov langue que vous fustigez par ailleurs, si je vous ai bien lu sur ce site.

En fait, tout au long de ces échanges, on ne peut que constater que le dialogue avec les occitanistes est très difficile, voire impossible, tant leur mauvaise foi et leur malhonnêteté intellectuelle est patente.
Il est impossible de discuter sérieusement avec eux.
Pisser dans un violon produirait sans doute de bien meilleurs résultats.
Auteur : Pèir de Garròs (C'est une blague!)
27/01/12
Felix Arnaudin, Peir de Garros, Gaston febus benlèu doman ? Arrêtez,on s'y perd !
Et si on arrêtait aussi les polémiques et les généralisations sans fin ?
Ce "hiu" portait sur un thème pas fondamental mais pas inintéressant non plus (le gascon chante-t-il ou pas ?) avec une discussion esquissée sur ce thème entre Vincent et Miquéu.
On en vient à force de généralisations et d'arguments "ad hominem" à le faire rentrer au forceps dans les querelles pichrocolines entre occitanistes et antioccitanistes (ou plutôt béarnistes si j'interprète bien le lapsus du message de Peir de Garros au sujet du "béarnais en Gironde").
Quel intérêt à l'étalage de ces rancoeurs pour la nième fois ?
Quelle avancée dans l'approfondissement de notre connaissance d'une culture qui devrait nous rassembler ici malgré nos différences ?
Et ce sont bien ces différences d'approches qui font l'intérêt de ce site, non ?
Franchement, si le règlement de compte apparait à chaque détour du chemin, je crains de me déshabituer d'une de mes lectures favorites !
Siatz tots hardits, totun !
Auteur : Gérard S-G
27/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, seules des contraintes techniques rendent pour l'instant difficile ta nomination comme modérateur !-)
[Tederic M.]
quina mesclanha
Les violons n'y sont pour rien... dommage d'ailleurs d'abîmer de si beaux instruments.
A ce sujet j'invite Félix Arnaudin ou je ne sais plus ...on s'y perd à écouter des violons pyrénéens du groupe adarron Vriulons pirénencs qui ont repris le jeu traditionnel des vallées béarnaises et remis à l'ordre du jour ce magnifique jeu à 2 voix de violons.
Je suis un peu chauvin car mon frère joue, il est aspois comme moi, locuteur naturel et joueur naturel mais aussi ...brrrrr... occitaniste béarnais.
Mais au moins on voit le travail de collectage de musiciens tournés vers l'avenir.
Pour info Gérard nous connait au moins de vue nous sommes aussi Pagalhos...
Par contre j'apprécie beaucoup les propos de Gérard, je préfère avancer malgré mes propos acerbes et désentenuts parfois.
Il s'agit ici de défendre notre culture, notre langue et si nous ne sommes pas forcément d'accord sur la forme je pense que nous sommes d'accords sur le fond.
Sauf Jeanne d'ARC ou Félix ou les rois mages....
Auteur : miqueu
27/01/12
Non, pas Gaston Fébus. Je préfère, et de loin, Michel Eyquem. Mais c'est vrai, cette passe d'arme serait plus à sa place dans l'histoire de la Calandreta bogesa.

Cher Gérard, Michel a dit de gros mensonges et ça me met vraiment en colère.
C'est la raison pour laquelle j'insiste à ce point. On n'a pas le droit de mentir ainsi en espérant que personne ne va oser vous clouer le bec avec des PREUVES et en espérant s'en sortir à bon compte.
Je déteste le mensonge, la calomnie et la manipulation. Je les déteste plus que tout. C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime décidément pas l'occitanisme ni ses zélateurs les plus agressifs.
Point final définitif pour ce qui me concerne.
Auteur : Guilhem Sanç
27/01/12
re
En plus très honnêtement je ne m'étais jamais posé la question si le Gascon chantait ou pas !!!
Vincent est parfois surprenant.
Moi je peut dire que le gascon au moins en Béarn roule comme les galets du Gave balayés par une bonne crue de fonte de neige.
Auteur : miqueu
27/01/12
Je me pose la question depuis un moment parce que je ne comprends pas pour quelle raison la langue des néo-locuteurs ne sonne pas comme celle des anciens, et à mon sens, c'est qu'on n'insiste pas assez sur la prosodie, par absence de référent oral de qualité.
La langue que j'entendais dans ma petite enfance dans la bouche des cousins paysans, n'avait rien à voir avec le parler actuel que l'on entend à la radio ou ailleurs, qui est plaintif, trainant, un peu chantant certes, à la fois francisé et languedocianisé.
Même chose dans l'accent en français, mais aujourd'hui, même dans le Sud-Ouest, ceux qui ont un accent local convergent vers un accent du Midi standard mi-marseillais, mi-pied-noir.

Sur ces questions, je cherche à savoir le "secret" de l'accent gascon, celui qui fait que l'on ne prendra jamais Pierre Albaladéjo pour un Marseillais.
Mais aussi des questions plus subtiles : pour quelle raison les anciens disaient-ils de ma grand-mère qu'elle avait un accent bigourdan ? (et il est vrai qu'elle a passé les années décisives de sa vie à Vic-Bigorre).
Sans parler de la similitude de l'accent basque et de l'accent béarnais pour des oreilles non habituées.
Accent béarnais qui est très spécial en français, un peu snob, arrogant, haché, absolument pas méridional en ce qu'il manque de rondeur.
Auteur : Vincent.P
28/01/12
Ouf ! Merci Vincent d'aider ce "hiu" à redescendre sur terre avec cette question -de fond- celle là, bien réelle et qui montre à ceux qui en doutaient que tu n'as pas tout à fait fait une croix sur la langue gasconne !
Je corrobore tout à fait tes constatations.
Dans la jeune génération en particulier, se répand un accent indéterminé (qui tend à rejoindre celui que j'observe dans les grandes villes du nord de la France et se colore d'influences "rebeu-caillera" et/ou avec e final trainant selon les milieux ...).
Comment, sans donner dans l'archéologisme et un goût de la reconstitution à l'identique qui est si paralysant pour les néo-locuteurs, parler gascon avec un accent à peu près authentique ?
Cela devrait attirer l'attention de tous ceux qui animent ateliers de langue, émissions de radio, écoles calendretas ou pas.
Miquéu, locuteur naturel, risque de trouver cette question un peu bizarre mais elle touche maintenant beaucoup de gens potentiellement.

PS 1 : Tederic, qu'en dobti : l'aprentis moderator n'es pas tant patient com tu !
PS 2 : Guilhem Sanx ? Que'm ditz quauquarren, aquo, mes que m'engani benlèu ?
PS 3 : Vriulons pirenencs : merci Miquèu, qu'us seguiré .
Auteur : Gerard S-G
28/01/12
Non, ne croyez pas ça, vos remarques sont très pertinentes au contraire.
En effet phénomène de société, de plus en plus les jeunes ont un parlé Français uniforme depuis chez nous jusque dans le nord.
Ce langage dit des banlieues, comme d'ailleurs l'écriture sms au désespoir des enseignants...
Par contre j'émettrai 2 bémols à tout ça, fréquentant les calandretas dans le cadre d'intervenant en danses je puis vous assurez que les gamins peut être grâce à l'influence Gasconne n'ont pas pris encore cette façon de parler Français.
Ensuite quand on monte dans la capitale les gens ne font pas la différence entre quelqu'un de chez nous ou de nice, en fait on est tous marseillais.
Sur un point Vincent a raison, il m'est arrivé en parlant français que des gens me disent "oh tu est souletin" tant notre r est commun.
Mais ce n'est propre qu'avec la soule.

Il est vrai aussi que de plus en plus ces gamins n'entendent la langue qu'à l'école, donc non pas cette musique souvent dans la tête.
Pour moi une langue c'est comme une musique, plus on l'entend plus on s'en imprègne.
D'ailleurs l'Ostau biarnès a cherché des solutions par rapport à ce problème de prononciation, il est donc organisé tous les mois depuis 2 ans des rencontres prosejadas entre des gamins issus d'écoles bilingues ou calandrons avec des anciens et souvent dans des maisons de retraite où se trouvent encore pas mal de locuteurs naturels pour améliorer la diction gasconne.
C'est sûr qu'il faudrait trouver des solutions pédagogiques ou techniques mais là je n'ai pas les compétences.
Mais sachez que nous nous sommes posés ces questions, donc vos analyses sont et restent d'actualité.

Après, mais c'est tout à fait personnel, il vaut mieux que notre langue soit toujours parlée même si sa prononciation est moins "pure" que ne plus la transmettre et l'abandonner.
A nous tous de trouver les clés pour une langue digne de nos aieux.
Mercès dera vosta escota.
Auteur : miqueu
28/01/12
Exemple de gascon supposément dans une zone en finale féminine en -o (enclave bigourdane méridionale)  : je suis désolé, je n'entends que -e.

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
29/01/12
Tranche de vie
Collègue de travail. 26 ans, en couple, sur le point de faire construire dans le Sud-Toulousain, aux confins de la Gascogne. Je l'ai bien avertie du danger qu'elle avait à s'enterrer à la campagne loin de la ville où elle travaillera fatalement, les transports, l'enfermement pavillonnaire, tout ça ...
Une gare pas loin qu'elle dit, tant mieux alors ...
Mais est-ce le destin d'un jeune couple que de vivre cette vie de galère ?
Un appart en périphérie immédiate de Toulouse, c'est aussi bien ...

Passons, on ne peut rien faire contre les fantasmes contemporains, même si dans les faits ils aboutissent à des inepties d'un point de vue de l'aménagement du territoire.
Elle m'a surtout confié ceci : son lotissement s'appelle "Couradou del Païs".
Ses mots, avec accent toulousain très fort : "j'ai honte de dire mon adresse, j'aurais préféré quelque chose de normal, Rue des Chênes, quelque chose comme ça".

Tant que les militants régionaux n'agiront pas dans le but de rendre leur fierté aux sonorités de l'ancienne langue, ils se trouveront toujours face à ce mur de mépris, dressé par les autochtones eux-mêmes.
Et la graphie alibertine n'est d'aucune utilité, elle n'est source de dignité que pour quelques latinistes et autres médiévistes des facultés ...

Je passe évidemment sur le fait que la maison qu'elle fait construire est une saloperie méditerranéenne.
Mais en l'espèce, c'est pas sa faute, c'est son mec (d'origine portugaise et dans l'artisanat), elle, elle voulait retaper une petite toulousaine de brique, c'est chou.
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Afficher Tranche de vie en particulier, et peut-être donner votre avis...
1- Sui estomagat per çò que ditz ta collèga... mès pas esmiraglat ! (estonat)
2- Es pas grave qu'un ostau èsti de tipe mediterranean, l'essenciau es qu'èstin adaise dedens...e qu'i parlin gascon !! ;)
3- Ès redde amar... Quò's pas bon per tu ni mèi per digun ;|
Auteur : Gaby
23/01/12
Cela me rappelle les commentaires sur V.D.M. (pour ceux qui connaissent) tu vas encore te faire des amis Vincent mais je ne doute pas que tu ais malheureusement raison.
Ce n’est pas parce que ce sont des promoteurs ou aménageurs que ce sont forcément des lumières… et puis tu vois par exemple en Corse ces choses-là n’arrivent pas pour la simple raison que les promoteurs sont corses : qu’ei atau
Auteur : Tederic D
23/01/12
Si, c'est grave, Gaby !
"Es pas grave qu’un ostau èsti de tipe mediterranean, l’essenciau es qu’èstin adaise dedens...e qu’i parlin gascon  ! ! ;)"

Mès justament, si n'an pas la fiertat de l'eretatge gascon, ne van pas construíser gascon, e ne parleran pas gascon tanpau !

A force de faire du hors-sol, de défendre l'apprentissage de "l'occitan" non par un ancrage identitaire et territorial, mais par utilitarisme pédagogique, on se trouve démuni à Orthez devant une fronde de "parents MacDo", qui veulent bien le bilingüisme, mais français-anglais only.
Ma grand mère disait : "à malin, malin et demi". On peut dire ici : "à hors-sol, hors-sol et demi !".

En refusant de s'appuyer sur un ancrage identitaire fort, l'occitanisme jacobin s'est privé de la seule chance de succès dans son face à face inégal avec l'Etat jacobin français.
Auteur : Tederic M.
24/01/12
Que les choses soient claires : c'est une fille que j'apprécie particulièrement, je ne fais que faire état des propos anodins d'une personne lambda, et en quoi cela nous permet de nous faire une idée de la sociologie des habitants de notre région.

Ce n'est pas la première fois que l'on me confie de telles choses, notamment sur la honte induite par une présence trop typée de la langue vernaculaire. Cela fait plouc.

Quant au débat du hors-sol, je crois malheureusement que les occitanistes sont conscients de ce qu'ils font, à savoir que nous sommes face à un mouvement qui vomit tout sentiment identitaire et qui n'a pour seule passion "la" langue.
Ils ne parlent que d'elle, ne vivent que pour elle, ils en ont fait une abstraction totale, coupée de tout contexte socio-économique ou ethno-culturel.
J'ai même envie de dire qu'ils se moquent par qui "la" langue est parlée, même de comment elle est parlée, ce qui importe, c'est qu'elle soit encore là.
L'amour fou ne fait pas une politique intelligente.
Auteur : Vincent.P
24/01/12
Si je résume ce que tu dis, le ver est dans le fruit … alors débarrassons nous du ver.
Auteur : Tederic D
25/01/12
Ca ne m'étonne pas non plus.

Conformisme, ignorance entretenue, désir de bien faire. Les réflexes typiquement régionaux s'effacent parce qu'on a tout fait pour les chasser. Ce qui allait de soi en 1970 est aujourd'hui en loques.

La honte intériorisée est l'acquis des nouvelles classes dirigeantes (voire des anciennes) 'french-minded'. C'est un système, ça tourne tout seul.

F. Fontan disait souvent que "la langue est le critère synthétique de l'ethnicité". C'est vrai en gros, mais terriblement réducteur.
Il faut être coupé du réel pour ne pas voir l'insuffisance de la définition, tant en Europe (Suisse, Croatie, Serbie, Ecosse) qu'au niveau régional "français".

Et quelle langue ?
La langue comme substitut à l'identité perdue ? Comme instrument d'un lien social ? Comme gratification affective aléatoire ? Comme posture ?

La réduction à une langue hors-sol ramène l'appartenance à une option immédiate, éphémère et individuelle.
Or, un peuple n'est pas une collection d'individus unifiés par une étiquette.
La notion de personnalité ethnique (au sens exact du mot : appartenance à un groupe humain historique et culturel auto-défini sur la longue durée) est étrangère à la pensée française, et au droit français des minorités nationales (d'où le refus de ratifier le charte des langues régionales, qui n'a rien de surprenant).
L'interdit sur le concept empêche la pensée et annihile la capacité de résistance.

En soixante ans les attitudes des occitanistes (générique non polémique) ont varié. Pourquoi le 'revival' n'a-t-il pas pris, ou si mal ? Bref, où sont les peuples réels ?
Peut-être était-il déjà trop tard. Sans doute certains n'ont pas voulu sauver un peuple mais flatter leurs fantasmes.
Les provincialistes, pour leur part, n'ont pas posé les questions de fond.
Trop de disputes ont brouillé les raisonnements, d'autant plus virulentes que l'agonie de la langue et de la fierté paysanne (brisée entre 1914 et 1950) laissaient la place libre aux grands débats des spécialistes en bocal et des institutionnels. Sur les décombres des peuples réels, dont les Gascons.

On peut enseigner une langue, même la rendre obligatoire, généraliser la signalétique bilingue ; mais les autres dimensions de la vie, même si on les met en slogans, ne se plient pas si facilement aux projets doctrinaires.
Quelle conception du peuple et de l'appartenance pourrait sauver ce qui peut encore l'être et le projeter dans une dynamique de reconquête ?
Attention à ce que le tout-linguistique et le hors-sol ne fabriquent pas des coquilles vides. Nous aurions alors nos villages Potemkine à nous.
Auteur : PJM
25/01/12
Je suis d'accord avec toi, Vincent, sur cette idéalisation que se font les occitanistes de la langue. Mais pas tous.

"L'amour fou ne fait pas une politique intelligente." La haine est donc plus efficace. Ca fait pas un peu hitlérien ça ?
Auteur : Gaby
25/01/12
Gaby, vous valez mieux que ça !
Utiliser la référence nazie pour essayer de mettre en difficulté vos contradicteurs n'est pas digne.
Auteur : inconnu
27/01/12
Mes vertes frontières
J'habite le Val d'oise, dans mon coeur, je chantais en 1990, en soutien d'une grosse dépression un air disant ceci :
j'ai aimé sur les vertes bruyères,
j'ai aimé sur les vertes saisons,
j'ai aimé sur les vertes bruyères,
j'ai aimé au pays des gascons.

Je ne connaissais pas du tout l'air, il m'est venu doucement en moi, pourriez vous me dire quelque chose la dessus ?
Peut être quelqu'un me l'a chanté petite, à mes 3 ans, je suis allée en vacances à Condom Gers dans la ferme Neuret, à Las tapie. ......?????
C'est incroyable ...
Auteur : Martine Langlois
22/01/12
Afficher Mes vertes frontières en particulier, et peut-être donner votre avis...
Accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me renseigner sur l'accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916 nbsp;? Merci bcp.
Auteur : Gasquet André - 17800 Pons
19/01/12
Afficher Accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un rapide voyage en internet nous apprend que la poudrerie fut créée en 1913, dans le voisinage de celle de St-Médard en Jalles qui existe encore(la SNPE) et juste à la limite de ce qui fut l'aérodrome de Croix d'Hins de 1903 à 1920.
L'accident, le 21 avril 1916, fit 42 morts parmi les 1800 ouvriers, français, espagnols, civils et mobilisés (on était en pleine Grande Guerre et l'usine fournissait au front des poudres et des grenades : tout ceci nous rappelle l'hécatombe de ces années terribles).
On ne dit rien sur les causes de l'accident : erreur de manipulation dans l'usine ou voisinage malencontreux avec l'aérodrome ? L'activité dura pourtant jusqu'à fin 1917.
L'histoire de Croix d'Hins dans la période contemporaine semble ainsi tissée d'investissements râtés ou sans avenir : l'aérodrome mentionné aurait pu être l'équivalent de Mérignac aujourd'hui et Radio Lafayette, station franco-américaine (du moins dans le projet de départ) abritée sur le territoire de l'ancien aérodrome de 1920 à 1944, aurait pu être le berceau d'un petit Boulogne Billancourt voire, qui sait,un Hollywood/Bollywood gascon. Les guerres auront été fatales à tout cela.
Voir pour l'épisode Radio Bordeaux Lafayette, le site www.radiofil.com
Auteur : Gérard S-G
25/01/12
Orthez : des parents d'élèves s'insurgent contre la classe bilingue
Sans commentaires ... que je ferai quand même après. : )

www.larepubliquedespyrenees.fr-2012/01/18/orthez-des-parents-deleves-sinsurgent-contre-la-classe-bilingue-occitan
Auteur : Vincent.P
18/01/12
Afficher Orthez : des parents d'élèves s'insurgent contre la classe bilingue en particulier, et peut-être donner votre avis...
ecoles bilingues
Au delà de cette polémique importante, que l'on soir pro ou contre les écoles bilingues, je voulais témoigner de deux évènements importants concernant ce sujet mis sous l'éteignoir en ces périodes "troublées"...
Je rappelle que ces actions de parents d'élèves sont menées par la FCPE du Béarn visiblement anti-occitaniste de base.
Quand le collège CALANDRETA DE GASCONHA a été relogé au collège JEAN MONET à Pau où des classes étaient libres, nul ne trouva à redire, à préciser qu'il y avait sur place déjà des classes d'enseignement de type classique.
Tout début 2011 je ne suis pas sûr de la date, après 2 ans de présence du collège Calandreta sur le site, des parents d'élèves et ce à l'iniciative de la FCPE demandèrent une séparation physique de la cour de la récréation afin que les gamins des 2 structures ne se mélangent pas, les calandrons sont peut être porteurs de virus...
Je posais la question alors à une responsable FCPE "faut-il aussi les marquer et leur coudre une étoile au revers de leur veste"....
Hélas cette navrante anecdote s'est renouvelé à côté de Limoges récemment, toujours sous la houlette de la FCPE, toujours au combat d'avant-garde, une demande de séparation physique par barrières entre calandrons et élèves d'une école primaire classique.
Tout simplement le maire de la commune avait logé la calandreta provisoirement dans cette école, le temps que des travaux de couverture s'effectuent à la calandreta...
Je trouve ces méthodes passéistes, un brin nauséabondes au 21ème siècle, pour un syndicat de parents d'élèves qui prone le partage et la tolérance oui mais pour qui ?
Je tenais a rappeler ces évènements qui me semblent graves.
Je ne doute pas que la plupart des parents qui sont opposés à l'ouverture de la classe bilingue à côté d'Orhez ne sont pas dans cette lignée d'esprit mais que la FCPE Béarn par contre fait un travail infâme de désinformation.
La classe bilingue et les parents hostiles à ce projet sont pris en otage par syndicat "parti pris".
En effet il est beaucoup plus facile d'aller manifester et semer le trouble dans une réunion où participe un représentant du CAPOC, un inspecteur d'académie dont la fonction unique est de suivre la mise en place de l'enseignement bilingue public, une représentante du conseil Général maître d'oeuvre du projet par convention et 3 parents d'élèves présents dans la salle que d'aller directement manifester au siège de l'inspection académique par exemple, voire au ministère de l'éducation nationale !!!
Mais la Fcpe Béarn a toujours fait preuve d'un grand courage !!!
Cette action pour la Fcpe Béarn veut dire que la création d'écoles bilingues en Béarn est responsable à l'échelon national de la suppression de classes et de postes d'enseignants !!!
Je pense que cette responsabilité vient de beaucoup plus haut non ?
Dommage que tant de bêtise existe encore..
Le rôle des ces écoles bilingues est de transmettre la langue de notre territoire tout simplement, que l'on l'appelle occitan ou gascon...
Adishatz
Auteur : miqueu
19/01/12
Qu'i a mantuas faiçons de lutar contra l'ensenhament calandreta (e tanben ikastola).
Quan las escòlas e son estadas legalizadas, que se podèn pas mei atacar suu plan juridic, ua faiçon mei limaishorda qu'es estada experimentada : la non conformitat materiau deus locaus d'ensenhament (la calandreta de Labohèira) :
Aqueth locau qu'èra ua anciana escòla de l'ensenhament public !
M'es estat raportat un medish constat per ua ikastola.
La rason vertadèra vienè de la miaça que la Calandreta hadè sus un pòste de l'ensenhament public qui podè estar suprimit per baisha deus efectius.
Auteur : Lo Pèir
20/01/12
Je pense que les occitanistes n'ont pas compris qu'il n'y avait pas de demande véritable pour un tel enseignement et que les quelques parents qui y mettent leur gosse (7 inscrits ...) ne le font pas par patriotisme gascon ou béarnais, par amour du petit pays et par fidélité aux anciens, mais dans le but de donner à leurs enfants une éducation qu'ils pensent meilleures dans le contexte d'une concurrence accrue entre les individus ...
Bref, une sorte d'option latin dès le primaire ... Sachant après que les élèves en difficulté sont réorientés dans le cycle normal.

Les occitanistes n'ont pas préparé le terrain, ils arrivent en "étrangers", vantant une langue morte pour ses seules qualités pédagogiques ...
Alors, s'il s'agit de former les capacités cognitives des enfants, autant apprendre l'anglais ou l'espagnol, c'est clair ...
La seule justification de l'enseignement du gascon, c'est le patriotisme, point, parce que sur tous les autres plans, cela n'est plus d'aucun intérêt, d'autant plus que la population autochtone est minoritaire un peu partout, du fait de l'héliotropisme.

Les occitanistes doivent parvenir à faire le deuil de cette chimère d'une langue dite occitane qui serait enseignée normalement au sein de l'éducation publique.
Grandissez ... La vie est triste, c'est comme ça. Il y a d'autres choses à faire que sauver les parlers romans vernaculaires ... Sauver les paysages, les mythes, les traditions, l'esprit populaire, ... en français.
Auteur : Vincent.P
22/01/12
Qu'es escandalós çò que dises...
Ua vision pas faussa a le començada mes cents còps exagerada, com d'abituda.
A se demandar çò que't daré lo mèi de plaser : véder le lenga a contunhar, o l'escanar de les toas mans....
Mes atau qu'es l'òmi, l'escur qu'es totjamei mei interressent que le lutz... Côté obscur, etc... Hèi shau Anakin...
Auteur : Castèths en l'aire
22/01/12
Vincent misère.. misère
Cher Vincent je vois qu'en 2012 tu n'as pas changé !!!
Je ne sais pourquoi je savais que ton commentaire serait négatif et très nul..
Une fois de plus je vois que tu n'es pas très au fait de ce qui se passe ici, de grands de belles périphrases mais qui sonnent creux !!
A toi nous te laissons le Français nous nous continuons pour la défense du Gascon..
Quant tu auras des gamins, adhère à la Fcpe, ils sont formidables pour la défense du Français, c'est bien tu as trouvé ta voie et arrête de vouloir penser à la place des occitanistes ou des Gascons cela fait plus de trente ans qu'ils travaillent sur la transmission et l'enseignement, arriver en étrangers je crois que c'est toi qui n'as pas tout suivi...
C'est vrai qu'à l'époque tu étais encore dans les couches et les biberons !!!
Heureusement que l'on n'as pas attendu le grand William Wallace de Gascogne j'ai nommé VINCENT P.
Je te rassure on va continuer sans toi de toute façons tu n'amènes rien au débat à part quelques aboiements que je suis l'un des rares "Gascoccitan" à lire.
ADISHATZ mossur.
Vient plus tôt t'amuser au Carnaval Biarnès je t'invite avec les Pagalhos, tu verras ça te fera le plus grand bien, d'entendre l'oc, le chanter, le danser avec des jeunes plein d'optimisme qui eux ont décidé de ne pas enterrer leur langue et culture.
Mais s'il te plaît si tu pense que les langues romanes et le Gascon en particulier sont mortes et inutiles, arrête d'en parler et grandit toi aussi, laisse faire ceux qui savent.
Une chose est certaine on va continuer à sauver les paysages, les mythes, les traditions, l'esprit populaire,.....EN GASCON.
je te signale que c'est en très bonne voie, par exemple sur la communauté du piémont Oloronais le label ART ET histoire a été obtenu, que la langue Occitane avec la reconnaissance des dialectes Gascons est inscrite comme patrimoine immatériel.
Donc tu vois tes commentaires je me répète mais que je classe comme prétentieux et intellos sont très loin de ce qui se passe sur le terrain, ce n'est pas grave et je te plaint même un peu tu vois de te voir si jeune et tant arroganhec...
Auteur : miqueu
22/01/12
cassador
Au fait j'ai aperçu sur le site Facebook de Vincent une petite BD innocente et mignonne... où on accuse clairement les calandretas de tuer la langue, un chasseur est à l'affût pour tuer les petits calandrons, super non !!!
La BD n'est pas de Vincent, par contre il se vante de bien vouloir être le chasseur, c'est pathétique de connerie même au second degré.
Cela dénote bien l'état d'esprit de ce garçon un brin perturbé, l'instruction ce n'est pas l'intelligence !!!
Mais cela me plairait de le voir chasser le calandron mais la chasse n'est pas encore ouverte !!!
Chasser le chasseur je n'ai jamais fait, à voir.
Auteur : miqueu
22/01/12
ségrégation
Vincent tu n'as fait aucun commentaire sur les faits réels décrits dans mon premier article concernant la séparation physiques dans les cours de récréations entre gamins calandretas et ceux du cursus classique, rien de choquant pour toi, cela ne m'étonne pas, je commence mieux à te cerner, quand j'ai vu la BD que tu cautionne avec un humour un peu noir je comprends.
Surtout reste un bon citoyen Français tu es excellent.
Auteur : miqueu
22/01/12
Scandaleux ? Il ne faut pas exagérer, ma vision ne se base que sur des phénomènes objectifs : décrépitude finale de la langue dite occitane comme moyen de communication naturel, boom démographique porté par les allogènes, recherche de voies parallèles à l'enseignement public traditionnel discrédité, absence de base sociale de l'occitanisme dans la population.

Pour le reste, je ne suis pas responsable de la mort de "la" langue comme ils disent (elle a un nom, "la" langue), loin de là, mais cela fait un moment que je pense que l'on ne peut rien faire contre les phénomènes de fond qui traversent la société.
J'éprouve peut-être un certain plaisir à faire le constat pessimiste que tout est mort, mais c'est surtout parce que je sais que ça va effrayer les bonnes âmes occitanistes qui trouveront ça "scandaleux".
Personnellement, je trouve que le déni de la réalité est autrement plus scandaleux.
Sans parler du parasitisme de l'occitanisme dans les collectivités territoriales.
Auteur : Vincent.P
22/01/12
« une sorte d'option latin » :
Marrant quand on sait que les gens de la génération de mes grands-parents n'ont pas transmis leur langue, tellement ils en avaient intériorisé la honte, à force d'entendre que celle-ci n'était qu'un patois qui allait embrumer la tête de leur progéniture et nuire à leur scolarité.
Je me rappelle encore de quelqu'un me répétant ce que ses grands-parents lui disaient quand il allait en vacances chez eux : « Ne cau pas parlar biarnés, sinon que vas demorar pèc com nosautes ».
Alors de penser que l'occitan devient une filière de sélection de l'élite scolaire, je trouve que c'est un revirement historique intéressant...

Pour ce qui est de défendre la culture, les mythes, l'esprit populaire... en français, c'est tout simplement une ineptie !
N'importe quel étudiant en première année de philo sait qu'on ne pense pas de la même façon en français, en anglais, en allemand... et donc à fortiori en gascon.
À moins que celui-ci ne soit qu'une extension linguistique du français comme le pense l'IBG...
Il y a une dizaine d'année j'ai été invité à un meeting écologiste. En me promenant parmi les stands, j'ai manqué m'étouffer en voyant, sur un présentoir, un CD de chansons de Brassens... en esperanto.
Vouloir sauver la culture gasconne sans la langue est à peu près aussi crétin que de chanter Brassens en esperanto quand on est français...

Vincent se complait dans une posture nihiliste snob qui, je l'avoue me fatigue un peu (j'ai passé l'âge de prendre des poses).
Cela dit ce n'est pas en croyant prendre de la hauteur qu'on se grandit réellement...
Auteur : ltrobat
22/01/12
A propos de la BD : c'est vraiment moi, l'auteur l'a dessinée après une discussion avec moi sur un forum duquel j'ai été banni. Véridique.
Auteur : Vincent.P
22/01/12
parasite oc !!!
Si je pouvais te parasiter et sucer ta substantifique connerie je le ferais avec un plaisir non dissimulé !!!
N'empêche qu'une fois de plus tu ne réponds à mes questions.
vraiment tu me déçois beaucoup, je sais que tu t'en fout, mais tes commentaires sont à la hauteur de ton ego ....NULS ET INSIPIDES
Auteur : miqueu
22/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Laissons les insultes et revenons à la discussion sur la fronde de certains parents contre ce projet d'école bilingue français/"occitan" !
bd
AMICS de Gasconha.com je vous invite quand même a aller voir la petite bande dessinée sur le profil facebook de notre cher Vincent, c'est très parlant...
Hilh de puta que voi tornar prenèr eth permis de caça mès pas taus calandrons !!!
Auteur : miqueu
22/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Modera't, Miquèu ! (o que't vau moderar !-))
Tederic M.
Il y aurait une chronique à écrire sur la place consentie depuis deux siècles aux langues dites régionales dans les institutions de l’État français (comme dans les privées qui s’alignent contractuellement).
L’« Éducation nationale » n’a pas pour vocation et fin d’enseigner dans des idiomes autres que le français.
S’il en est autrement, c’est parce que des brèches provisoires ont été ouvertes dans la fortersse en béton.
Confondant l’« étatique » et le « national », l’étatique et le « populaire », tout le système intellectuel et administratif français repose sur le rejet des communautés régionales subsistantes, pour la Droite comme pour la Gauche, qui sont les deux ailes du même fonctionnalisme.
Ceux qui ont confié le sort des langues à l’E. N. ont été neutralisés, malgré leur sincérité, parce que simplement tolérés.
Mais au moindre incident, le système reprend ses droits et ses réflexes. Cela fait ressortir les limites des alliances politiques.
Ne croyez pas que ce ne soit qu’une question de postes à préserver syndicalement ou de carte scolaire.
Ces questions se posent certes, surtout dans les petites communes, mais le fond de la question est la conception de l’éducation.
L’idéologie française est ordonnée à la construction d’un individu-citoyen libéré de ses références locales.
Cela se traduit aussi bien à gauche qu’à droite (allez voir sur le site limousin 'Mescladis' les dernières péripéties à ce sujet).
Le monde de l’E. N. est globalement au service de cette conception qui fait aller de pair l’uni-formisation linguistique et morale de la « nation » (au sens français du mot, bien sûr) et la formation d’un citoyen majeur, débarrassé de ses attaches concrètes.
Les têtes qui pensent pour les parents d’élèves font simplement leur travail. Et ça continuera jusqu’à la fin.
Que les classes en langues régionales tendent à devenir des classe « bobos » ou refuges, cela se peut bien, mais si la cause linguistique était assez forte et localement assise, elle pourrait intégrer.
Si elle ne le peut, il faut envisager une meilleure liaison entre langues et activités locales. Cela dépendra évidemment de la situation « sur le terrain ».
La médiocre ségrégation des Calendrons, les menues brimades (qui peuvent devenir de grosses condamnations), sont dans l’ordre des choses, comme la conséquence d’une doctrine fixée et vigilante.
Dans la lutte pour la langue, indissociable du combat pour le respect et la dignité d’un peuple, rien ne fut, n’est ni ne sera facile.
Les enfants pris dans ces remous devront l'apprendre, aussi...

Ce jugement paraître sans doute trop général pour des situations qui se règlent au coup par coup (dans un épuisant bricolage fait de recours, de plaintes, etc.), mais sur le fond ?
Auteur : PJM
22/01/12
darrèr punt
Je tiens à signaler que le parasitisme occitan dont fait fait référence Vincent est ici en Béarn d'expression Gasconne, l'occitan n'étant qu'un terme générique, c'est la reconnaissance de la langue d'un peuple sur son territoire, je pense que ce n'est pas rien  !!!
Lui forcément c'est facile il n'a jamais rien fait pour défendre une identité et une appartenance... si tout casser.. je voudrais connaître la différence entre parasite et nuisible  !!!
Alors pourquoi t'essayes tu a vouloir sur youtube chanter en Gascon, très honnêtement mais je te l'ai déjà dit cela n'amènes rien et en plus c'est très parasite au niveau de la qualité vocale, heureusement que tes aînés ont su préserver ses chants que tu n'aimes pas non plus d'ailleurs car tu m'as dit un jour ne pas aimer les polyphonies Pyrénéenes, mais d'ailleurs qu'aime tu a part les jeunes basquaises....
Auteur : miqueu
22/01/12
Il est vraisemblable qu'une partie des parents choisissant l'option "occitan" le font comme il le feraient d'une option latin, en effet mais je suis persuadé qu'une autre partie le fait par attachement sincère à la langue et à la culture, du moins à ce qu'ils en perçoivent ou en ont conservé, bref une sorte de "patriotisme" même affadi comme l'écrit Vincent.
Il est sans doute impossible de séparer le bon grain de l'ivraie (qui n'est pas tout à fait ivraie, du reste...).
Cela peut expliquer la faible motivation de résistance quand l'option en question est menacée de disparition.

Mais ce qui est scandaleux dans cette histoire, c'est le comportement de la section locale de la FCPE (pas besoin de chercher "plus haut", Miqueu, sinon dans l'état d'esprit actuel et la conception purement individualiste et utilitariste de l'enseignement (qui ose encore s'intituler "Education", ce qui à ce stade est pathétique ).
Soyons lucide d'ailleurs, les parents en question ou leurs successeurs à la génération suivante, seront les premiers à sacrifier le français à l'anglais ou au chinois selon leur perception des puissants du moment et de l'intérêt qu'il y aurait à se mettre dans leurs petits papiers...
Le pire est dans cette demande ubuesque de séparation des cours de récréation ; ces bons apôtres, soucieux d'éviter la contamination du français parlé par leurs chers petits par des formes dialectales dépassées, se rendent-ils comptent qu'ils entrent dans une typique démarche d'apartheid ?
Enfin j'aimerais rappeler à Vincent que la politique du pire, même sous prétexte de réalisme, historiquement, ça n'a strictement jamais marché : ne décourageons pas les efforts des autres surtout lorsque l'intention commune est bien de sauver tous les éléments culturels et sociaux réflétant l'appartenance commune (gasconne ou occitano-gasconne ,comme on voudra).
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
22/01/12
Je ne suis absolument pas nihiliste, sinon je ne ferais pas des choses de mon côté, je suis seulement réaliste, et je veux agir efficacement.
La figure de style du coup d'épée dans l'eau ne m'intéresse pas. Quand c'est mort, c'est mort. On ne sauve pas les cancéreux en phase terminale. On peut prier si on veut.

Quant à la Gascogne, ma conviction profonde est en effet qu'elle transcende largement sa langue qui n'était qu'un marqueur historique parmi d'autres.
Le seul souci, c'est que les autres marqueurs se cassent aussi la gueule, avec la fin du monde rural... On fait comment ? C'est toute la question !

Enfin, attribuer une idéologie à une langue est stupide, et même si c'était vrai, ils pensent quoi les calandrons qui parlent un français avec des a à la fin des mots, langue dite aussi "occitane"  ?
Auteur : Vincent.P
22/01/12
Si les enfants en cursus occitan veulent parler parfaitement l'oc, il vaut mieux en effet qu'ils soient physiquement séparés des petits francophones qui les pousseraient à repasser au français ! :D
Auteur : Vincent.P
22/01/12
Lo Eric Zemmour gascon !
Totun les questions deus dus prumèrs paragrafe de l'intervencion de Vinsenç que son interessentas.
Jo tanben e'm pensi lo biash de har vir "neolocutors" de cap a le lenga qu'a un ligam hense dab un "patriotisme" locau.
Prenem un exemple pèc : se quauqu'un e's bota a parlar allemand (d'eth medish) que serà pr'amor d'estar estat interressat prumèr per le cultura allemanda, lo país. Qu'es atau qu'arriberà entà le lenga.
Qu'èm nosatis, gascons, a har passar aqueth sentit de fiertat identitari aus còshes, e atau que contunherà le lenga.
Auteur : Castèths en l'aire
22/01/12
cassador dusau
Aquiu segur que voi tornar cargar eth peta hum !!!
Auteur : miqueu
23/01/12
contentament..
Je suis quand même rassuré de lire des réactions saines et intelligentes sur ce site merci à Gérard et à PJM je serais plus modéré envers Castèth en l'aire que je respecte beaucoup au demeurant.
Les calandrons qui parlent Français avec des a à la fin des mots pourraient donner des leçons de gascon a notre cher Vincent qui doit souffrir d'un complexe linguistique évident.
Viens donc te mesurer avec ces petits pseudos gascons à parler gascon et après on jugera tes "jugements".
Ce jour là j'invite tous les membres de ce site a participer à la joute verbale, j'offre le jurançon de l'amitié, mais je doute que Vincent malgré sa grosse gueule soit au rendez vous, ou alors je le sous estime et c'est avec plaisir que j'accepterai ma défaite.
En attendant et jusqu'à preuve du contraire les calandrons parlent un Gascon digne de ce nom j'en suis témoin Vincent je ne sais pas et vous ?
Auteur : MIQUEU
23/01/12
Doit-on voir dans les actions de la FCPE l'esprit jacobin frapper de nouveau ?
De vieux démons ressurgissent, la fameuse république une et indivisible où le français sera la langue universelle sur notre territoire national.
Aujourd'hui les choses ont changé, l'Europe est née et l'Anglais est devenu la langue universelle dans cette mondialisation.
Les vieux réflexes alors reviennent… cela m'attriste.
Miqueu a raison sur le fond, c'est inacceptable, il y a la place dans l'éducation pour toutes les langues qu'elles soient régionales ou étrangères et ce qui par contre m'attriste, c'est qu'une langue qui est notre patrimoine régional, notre identité gasconne soit aussi mal traitée.
Alors que la Charte européenne des langues régionales adoptée par l'Europe pour protéger et pour favoriser les langues régionales et minoritaires en Europe a pour but de favoriser l’emploi de ces langues dans la vie privée et publique. Un objectif purement culturel mais qui a son importance quand on sait qu'il rentre dans les débats nationaux voir même dans les programmes présidentiels.
La France n'a toujours pas ratifié ce traité et il serait temps de le faire avant qu'il ne soit trop tard.

Et surtout ne pas oublier :
sauvons les paysages, les mythes, les traditions, l'esprit populaire de Gascogne oui mais aussi notre langue sinon nous n'aurions plus de raison d'exister.
La Bretagne, l'Alsace, la Corse, l'Euskal Herria ont leur langue, et nous non ?
Auteur : Tédéric D
23/01/12
"AMICS de Gasconha.com je vous invite quand même a aller voir la petite bande dessinée sur le profil facebook de notre cher Vincent, c’est très parlant..."
Oui, mais quelles sont les coordonnées de son profil ?
Auteur : ltrobat
23/01/12
Nous sommes en 2192, et les descendants de Vincent nous rabâchent qu'il faut sauver la culture française, la littérature française, les mythes français, la chanson française, l'esprit français... en anglais.
Le français n'étant qu'un parler roman vernaculaire...
Auteur : ltrobat
23/01/12
Sur les conseils de Miqueu je suis allé sur le profil de Vincent comme n’importe quel « amic de Gasconha » et je n’ai rien vu pas de Bd….
Peut être faut-il aller sur son « Mur » ? mais pour cela il faut être accepté comme ami !!!?
Vincent, si tu veux un conseil, la prochaine fois choisis mieux tes amis sur Facebook cela t’évitera des mauvaises surprises :-) ou alors Miqueu et toi vous nous faites le sketch des frères ennemis
Adiu et amistats a voste
Auteur : Tederic D
23/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com a le plaisir de confirmer que Miquèu et Vincent sont amis Facebook depuis hier.
Mais je ne suis pas un monstre !
Auteur : Vincent.P
23/01/12
facebook
jo tanpoc !!!!
Auteur : miqueu
24/01/12
jou tanpouc ?
"Jo tanpòc"plutôt ? Enfin je crois.
Auteur : Louis Alibert, supplétif de la gestapo et fondateur de l'occitanisme.
24/01/12
Très bonne réponse de M. Trobat dans son second post du 23 janvier. D'accord à 100%.
M. Poudampa a tort, on ne sauve pas son identité en abandonnant sa langue nationale. C'est totalement aberrant.
Le gascon est mort, c'est vrai. Mais la Gascogne aussi est morte avec sa langue.
Précisions, le français est un patois qui a réussi et le gascon un patois qui a échoué.
Si un jour on ne parle plus français en France, sera-ce toujours la France ?
Les Irlandais, par exemple, ce ne sont que des Anglo-saxons catholiques, ni plus ni moins. Des Anglais qui se croient celtes.
Tout cela me paraît telle évidence que je ne comprends même pas qu'on puisse en débattre.
Auteur : Ludovic Dupouy
24/01/12
Nos ancêtres ont perdu la maîtrise de la langue basco-aquitaine, et nous sommes toujours là ...
Parce que la Gascogne est un espace géographique naturel contre lequel seule la tectonique des plaques pourra faire quelque chose...

Et de toute manière, ceux qui me lisent savent très bien que je pense que si nous voulons vraiment une langue nationale, nous n'avons qu'à adopter le batua.
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Pas très convaincante votre comparaison avec les irlandais, c'est comme de dire que les Corses sont des Italiens qui se croient Maures.
La Gascogne est morte sur le papier et sur les cartes mr Dupouy … mais elle existe toujours  !! car l'âme gasconne demeure.
SVP, ne vous faites pas le porte parole de ceux que Vincent vient de décrire et que j'appelle " les fossoyeurs" du sentiment gascon que nombreux d'entre nous voulons perpétuer.
L'histoire n'est qu'un éternel recommencement et l'actualité nous démontre que nous avons raison.
Je suis d'accord qu'il ne faut pas abandonner sa langue car l'on perd son identité mais je pense que ce n'est pas ce que Vincent a voulu faire passer comme message.
Il aime le Gascon mais peut être pas le même gascon que ces fossoyeurs jacobins et il n'en veut pas.
Mais là où je donne surtout raison à Vincent, c'est qu'il y a d'autres sujets plus importants peut être que le gascon… comme la défense de nos paysages, de notre culture, de notre architecture, de notre art de vivre, de notre gastronomie, où chaque jour on découvre qu'ils sont mis à mal.
Aujourd'hui, Il y a une prise de conscience et je ne donne pas cher de nos adeptes de ce mouvement sectaire décrit pas Vincent car comme tout mouvement sectaire il ne peut plus et ne sais pas évoluer.
Auteur : Tederic D
25/01/12
evident..
Cher Ludovic si tu ne comprends pas pourquoi participe tu au debat, je pense que tu as mieux a faire.. tu as le droit de penser ce que tu veux mais d'autres pensent autrement sur ce site qui pensent que le gascon helas pour toi est toujours vivant cela tu n'y pourras rien changer...et heureusement
Coraument
Miqueu
Auteur : miqueu
25/01/12
Adishatz,
J'ai mes deux petits garçons en Calandreta, et je suis vraiment très curieux de voir cette fameuse bande dessinée avec, semble-t-il, un chasseur voulant les tuer.
Merci par avance.
Auteur : David Bordes
25/01/12
en plus
Des anglais qui parlent le gaellique et dont la majorite sont protestants en Eire.
Reste un petit bout en haut vestige de la colonisation anglaise
Faut voyager mon grand....
Auteur : miqueu
25/01/12

Réponse de Gasconha.com :
En Ulster et pas en Eire, la majorité protestante !
oups
Merces Tederic en voulant faire le sapien j'ai dit une grosse connerie... mea culpa
Auteur : miqueu
25/01/12
Honnêtement, je suis allé à Dublin en 1989 après avoir connu l'Angleterre et j'ai vraiment eu l'impression d'être dans une ville anglaise. De confession catholique mais d'esprit anglo-saxon.
De plus on sait que la pratique du gaëlique est presqu'éteinte hormis dans certains foyers. En tout cas inexistante dans les villes.
Les pouvoirs publics, conscients de la gravité de la situation, essaient de faire revivre la langue...
Auteur : ltrobat
25/01/12
"Je suis d’accord qu’il ne faut pas abandonner sa langue car l’on perd son identité mais je pense que ce n’est pas ce que Vincent a voulu faire passer comme message."
Ah bon ? Alors "il y a d’autres choses à faire que sauver les parlers romans vernaculaires ... Sauver les paysages, les mythes, les traditions, l’esprit populaire, ... en français.", ça veut dire quoi ? ?
Que celui qui a des oreilles pour entendre entende...
Auteur : ltrobat
25/01/12
En même temps, d'un point de vue civilisationnel, pas grand chose n'a jamais séparé les Anglais des confins celtes des îles britanniques ...
Ils sont tous issus d'une même souche ethnique, leur destin historique est lié depuis les temps les plus reculés, qu'in fine sur ces îles celtiques, un patois germanique se soit imposé (aussi bien en Angleterre qu'en Ecosse via le scots d'ailleurs) est un accident historique assez amusant.

Par contre, même dans 100 ans, si l'on fait exception de ce qu'il y aura de français en commun, il y aura toujours un monde entre Bayonne, Marseille et Clermont-Ferrand.
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Sorti du contexte c’est sûr … je ne vais pas répondre à la place de Vincent mais prenez de la distance, ce n’est pas les quelques calandretas qui vont changer quelque chose.
Beaucoup de gens ont entendu parler du gascon mais ne l’on jamais entendu.
Le gascon est resté ancré au sein de quelques initiés.
Mais l’avez-vous entendu sur les ondes nationales ? ou lu sur des livres édités par de grandes maisons d’éditions ?
« Les occitanistes doivent parvenir à faire le deuil de cette chimère d’une langue dite occitane qui serait enseignée normalement au sein de l’éducation publique ».
Ça veut dire tout simplement que s’il faut attendre que toute la Gascogne parle gascon pour agir sur le reste, on peut toujours attendre.
Qu’il y a des sujets tout aussi brulants en Gascogne que l’on peut traiter maintenant … et en français.
Une langue pour qu’elle vive, il faut qu’elle soit parlée au quotidien. Qui entend chez le boulanger ou l’épicier parler gascon ? il y a 30 ans oui mais aujourd’hui ? …. On n’entend même plus l’accent de notre pays alors c’est peu dire !!
Réveillons d’abord les consciences, les gens viendront à la langue.
Auteur : Tederic D
25/01/12
Jo qu'ac torni díser un còp mei : ensenhem aus nòstes mainatges le lenga gascona, e deishem de calcular en de balas a teorias d'aviéner. Après, que'n haràn çò que vulhin. Parlem com diré l'aut.
E escrivetz en gascon diu vivant !
Auteur : Castèths en l'aire
26/01/12
Qui c'est "nous" ? Plus grand monde en âge d'avoir des enfants ne possède "la" langue.
Et beaucoup vivent ailleurs, dans les métropoles, où ils rencontrent des gens venus d'horizon divers, de nouveaux cercles de sociabilité, ...
Les campagnes gasconnes à l'inverse sont aujourd'hui peuplées par de jeunes couples, certes, avec enfants, oui, mais ils ne sont pas du pays.
Et ce n'est pas la nullité de l'imaginaire occitan qui va leur donner l'envie de s'enraciner et de perdre leur temps à apprendre la langue du paysan célibataire de la ferme sur les terrains de laquelle ils ont fait construire leur mas provençal à bas prix (il prend déjà l'eau).

Je veux bien que les militants s'interdisent de se projeter dans l'avenir, pour maintenir la foi, mais en 2012, toute personne soucieuse de sauver quelque chose de l'ancien monde doit réfléchir à une stratégie à adopter face aux comportements sociaux contemporains, à la mondialisation.
Auteur : Vincent.P
26/01/12
perdiu oc
Castèths en l'aire qu'a rason, que calère har corda e defenè eth gascon purmèr en escrivè Gascon !!!
D'hicar en placa ua identitat e arretrovar un esperit Gascon plan car Tédéric mes ne va pas estar pro ta sauvar aquesta lenga, qu'ei era mea conviccion.
Enta estar realista n'i a pas qu'ua faison qu'ei l'ensenhament, escolas bilingas pertot, noste aviener quei noste joenessa qu'ei tot.
Que podem devisar oras e oras sus eths darrèrs locutors naturaus mès aquo ne serveish pas ta darrèr.
Ne vam pas tornar har eth passat, cao a l'avienèr adara que totni disèr un cop mei.
QUE SERAM CO QUI BASTIRAM !!!
Auteur : miqueu
26/01/12
enquera
Jo que serei ta qu'eth Gascon devengussa obligatori en'ras escolas mairaus e primaris de tota era Gasconha  !!!
AQUO DIT..
Abeth leu
Auteur : miqueu
26/01/12
Je ne vous donne pas tort. Je veux bien croire que vous vous donnez à fond et continuez à défendre notre langue et je dis bravo.
C'est très bien ce que vous faites avec votre groupe.
Alors, exportez-vous vers les autres régions de France, soyez nos ambassadeurs.
Vous continuez d'écrire en gascon, soit ! mais qui d'autres que ceux initiés vont vous lire ??
Vous restez entre vous et vous réservez Gasconha.com à ceux qui comprennent le Gascon !!?? c'est Tédéric qui ne va pas être content…
De plus connaissez-vous le nombre de locuteurs qui parlent la langue ? ce n'est pas bésef.
L'occitan lui est parlé par des millions de gens… no comment.
Pour continuer le gran de sau … avant de créer partout des écoles bilingues, les langues régionales doivent être ratifiées premier point sinon on pourra toujours s'égosiller dans le vide.
Après il faudra faire prendre conscience aux gens que la langue du pays de Gascogne est le gascon et que c'est une belle langue.
Il faut créer le buzz (pour parler actuel) la faire connaitre au grand public, là ce n'est pas gagné.
Et à partir de ce moment vous n'aurez plus d'association de parents d'élèves qui s'insurgeront contre les classes bilingues. Amen.
Auteur : Tederic D
26/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Je suis content que certains ici écrivent en gascon.
Il s'établit finalement sur Gasconha.com un équilibre où le gascon est avantagé par rapport à sa situation désastreuse dans le monde ordinaire, et c'est très bien !
N'autoriser que le gascon serait contre-productif, parce que nous devons promouvoir la Gascogne auprès d'un large public.
Et si la Gascogne n'est plus tout-à-fait elle-même sans le gascon, le gascon n'est rien sans la Gascogne.
[lou Tederic M.]
E le dessenh
Adishatz monde,
Qu'ateni lo dessenh deu Vincent P suus Calandrons. Que soi hèra interessat. Alavetz merci deu publicar.

Au cas où Vincent P. parle beaucoup de la langue mais ne la comprenne pas, merci de montrer le dessin du chasseur et des Calandrons. Je voudrais vraiment le voir.
Auteur : David Bordes
27/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Pour éviter un malentendu croissant : la BD n'est pas de Vincent Poudampa, elle a été au contraire dessinée contre lui.
bd
Adiu David que cau ir sus eth siti lacabraelolop.canalblog.com aqui que vederas era bd.
Auteur : miqueu
27/01/12
Merci
Merci tau ligam.

E merci de deishar los calandrons har la loa vita de mainatges tranquilòts.
Auteur : David Bordes
31/01/12
On ne dénonce pas assez le fléau de l'enlèvement des jeunes calandrons par des groupuscules gasconnistes.
Auteur : Vincent.P
01/02/12

Réponse de Gasconha.com :
!-)
L’oc-gascon à l’école : quels enjeux ?
PJM souhaitait faire figurer ici son point de vue sur les enjeux de l’oc-gascon à l’école.

Son texte était un peu trop long pour la protection anti-spam des grans de sau. Il est devenu un article...

Suite de ce gran de sau dans Gascogne-débat
Auteur : Tederic M. (webmèste)
08/02/12
Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue
www.larepubliquedespyrenees.fr--le-maire-contre-le-projet-bilingue
Auteur : Vincent.P
12/02/12
Afficher Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue en particulier, et peut-être donner votre avis...
Etonnant que personne ne réagisse à cet article du Maire d'Orthez. La capitale de l'occitan du Béarn et de la Setmana de la Lenga.
Ville dans laquelle ne flotte même pas un drapeau béarnais au balcon de la Mairie !
Auteur : jmcasa
29/02/12
Orthez est depuis longtemps une ville "SNEAP" ... Les Béarnais me comprendront ...
Auteur : Vincent.P
01/03/12
Pour la suite de l'affaire à lire cet article et observer la photographie d'une classe de Morlanne blasonnée d'un drapeau...
Auteur : jmcasa
13/06/12
Je sais de source sûre que le cursus bilingue à Morlaàs est également menacé après défection de nombreux élèves - lire : parents - après 3 années car "ils parlent occitan mais ne savent pas dire triangle en français".

On a vendu aux allogènes une pré-classe européenne, ils se retrouvent avec des gamins déphasés ...
Auteur : Vincent.P
13/06/12
classe occitan ORTHEZ
Désolé j'avais oublié le lien presse :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/06/12/la-classe-bilingue-en-occitan-ne-devrait-pas-ouvrir-a-la-rentree,1086800.php
Auteur : jmcasa
13/06/12
Moi non plus, à cinq ans je ne savais sans doute pas dire triangle en français (ce qui me semble peu probable dans une école bilingue à parité horaire)... comme des centaines d'enfants basques, ça m'a pas empêché de l'apprendre par la suite.
Auteur : Xuuel
13/06/12
La question n'est pas la vérité de l'affirmation, mais qu'elle émane de parents qui ont mis leurs gosses dans cette section bilingue, et qui aujourd'hui se plaignent que leurs enfants montreraient des manquements.

Nous ne sommes pas face à des autochtones fiers que leurs enfants parlent la langue de leurs parents mais face à des implantés - que je respecte au demeurant mais la liste des patronymes est sans mystère - qui ont cru que la section bilingue était une classe d'élite dès le primaire (du CE1 au CM2) et qui aujourd'hui se demandent pour quelle raison tant d'efforts n'ont pas été fournis pour plutôt leur apprendre l'anglais.

Bref, les occitanistes sont pris à leur piège, celui d'avoir vendu leur langue comme une ouverture pédagogique quand le seul argument qui tienne pour mettre ses enfants dans ces classes-là, c'est le patriotisme local, patriotisme dont la génération des années 70 est dépourvu, car complètement francisée, car pour partie d'extraction française d'ailleurs.

Les occitanistes ne veulent pas voir ce problème, ils partent dans le mur.
Auteur : Vincent.P
13/06/12
L'argument des manquements est alors foireux, à partir du moment où on introduit une deuxième langue très tôt, il peut y avoir des confusions ou des lacunes pendant un laps de temps, que ce soit de l'anglais ou pas.
Certains parents ont tendance à paniquer pour rien et mettent du coup une pression monstre aux gamins et aux enseignants sans laisser le temps au temps.
La réalité, et on a maintenant suffisamment de recul pour le dire, c'est que ces enfants là ne parleront pas français moins bien que les autres à moyen et long terme, et auront de toutes façons une richesse supplémentaire ; c'est une ouverture pédagogique (entre autres), une fenêtre de plus sur le monde : une langue, une culture, une manière de voir la vie différente qui correspond à l'endroit où ils vivent.

Après, je sais que certains enseignants vendent ça comme un facteur de super réussite (acquisition d'autres langues, réussite en maths), en s'appuyant sur des études mais ne prennent pas forcément toujours en compte tous les paramètres (le milieu social des élèves notamment), et ne sont de toutes façons pas une garantie de réussite scolaire.
Dans ce cas là, les enseignants s'exposent effectivement à des vilains retours de manivelle.
Auteur : Xuel
14/06/12
Je ne pense pas qu'une langue induise une façon différente de voir la vie, ce n'est le cas que si celle-ci est liée à une civilisation bien précise.
Une langue n'est qu'un système, on peut exprimer toutes les visions de la vie.

Pour le reste, les gamins devenus adultes auront plus précisément oublié la langue d'un pays que statistiquement, ils n'habiteront plus de toute manière, car la jeunesse bouge, va faire son trou ailleurs, ...
Auteur : Vincent.P
15/06/12
Moi non plus, je ne pense pas qu’une langue induise une façon différente de voir la vie.

A y réfléchir, je pense que connaitre une langue (de plus), c'est comme connaitre un paysage (de plus).
La langue est comme un paysage (de sons, de mots, de structures grammaticales), ou un environnement physique, avec son organisation.
On peut apprendre un nouvel environnement géographique, cela ne modifie pas, en général, substantiellement la manière de voir la vie, même si on peut s'attacher très fortement à tel ou tel paysage.

Certes, la langue est un outil, pas seulement un environnement.
Mais toutes les langues ayant la même capacité de faire communiquer les hommes, la connaissance d'une autre langue, c'est comme avoir un autre outil qui fait ce que fait la première langue. Il n'y a pas là non plus de quoi changer beaucoup "la manière de voir la vie".

Appliqué au gascon, keske ça donne ?
Je peux parler pour moi même :
la connaissance, un peu tardive, et très incomplète, du gascon, m'a permis de sentir un monde qui était d'ailleurs en train de s'évanouir.

Si le gascon avait été encore langue de grande communication, la connaissance du gascon m'aurait permis tout bonnement de communiquer avec les gasconophones ; de même que la connaissance du chinois permet de mieux se débrouiller dans le monde sinophone...
Alors, l'apprentissage d'une autre langue permet peut-être, non pas de voir la vie autrement, mais de voir une autre facette du monde, facilite l'entrée dans un autre univers.
L'anglais va faciliter l'entrée dans le monde anglophone, et dans le monde mondialisé...

Je comprends que les occitanistes ou autres déplacent l'enjeu de la connaissance d'une langue vers un enrichissement personnel plus psychologique ou cérébral que pratique : l'occitan ou le gascon n'ouvrent plus les portes d'un monde "utile".
Auteur : Tederic M.
15/06/12
Si une langue permet de voir une autre facette du monde, elle modifie fatalement la façon de voir le monde, et donc la vie, mais peu importe on joue sur les mots.
Vous remarquerez que dans ce qui modifie la façon de voir la vie dans mon premier message, j'inclus aussi la culture, et donc les gens.
Une langue à elle seule peut contribuer à aborder les choses sous un angle différent, mais si elle est prise "hors-sol", elle perd en effet 90% de son intérêt. C'est un peu comme travailler des combinaisons à l'entrainement et ne jamais jouer un match.

Pour ce qui est de l'utilité, il ne faut pas oublier la grosse composante affective de la langue (sinon plus personne ne parlerait basque par exemple).
Parler gascon ne t'aurait pas servi à communiquer avec les gasconophones, il suffit de parler français pour ça.
Mais la relation qu'on tisse avec les gens est forcément différente selon qu'on leur parle leur langue ou pas, surtout si c'est une langue minoritaire et c'est aussi en ça que c'est intéressant.
Je ne connais pas la situation du gascon mais cette langue ne permet elle d'entrer dans aucun univers ?
Auteur : Xuel
15/06/12
Xuel a raison. Demandons-nous pourquoi les ethnies qui ont su préserver leur langue résistent mieux à l'effacement. Pourquoi Messieurs ?
Pourquoi les paysages basques, l'architecture, l'esprit etc... survivent alors que la Gascogne est morte dans à peu près toutes ses composantes ?

Quant à l'occitan, cette langue de culture hors-sol qu'une poignée de traitres nauséabonds essaient d'imposer en Gascogne c'est, pour paraphraser le bon Jean-Pierre Coffe, de la merde et ça ne véhicule strictement rien.
Auteur : inconnu
16/06/12
Je suis en désaccord quand on dit que la langue n'apporte pas un autre mode de vie.
J'ai eu cette chance de vivre la période ou quasi tout le monde parlait encore gascon. Et incontestablement nous étions dans une autre planète.
Certes la planète ne s'arrêtait pas à la langue, mais englobait l'économie, les échanges de tous ordres, l'affect.
gComme qqun l'a très bien dit la langue aujourd'hui est "hors sol", et s'est perdu le "génie" de la langue même si celle-ci perdure.
Nous y sommes revenus (au gascon) après un lavage de cerveau hexagonal, mais non sans laisser de traces.
Je suis choqué de percevoir que le gascon est ressenti aujourd'hui comme une langue étrangère en Gascogne même. Je le ressent comme une trahison profonde.
J'ai vécu un autre sentiment dont je me demande si d'autres on connu celà : étant parti très jeune, et longtemps, au fur et à mesure que j'ai perdu l'accent gascon, j'ai senti que ma perception de la vie changeait, sentiment qui complète "la perception de la langue".
Auteur : Lo Pèir
16/06/12
Toute langue détermine une vision du monde, une façon d'en percevoir les ressorts et d'en organiser la maîtrise.
Difficile certes de distinguer ce qui relève des stuctures et ce qui a trait au contenu. Mais le fait est là : la langue est aussi perception.

L'existence d'une langue n'a pas à être justifiée.
Si ses locuteurs lui reconnaissent une valeur, c'est parce qu'elle est inséparable de la culture qu'elle exprime (au sens plein : le sens de la vie par-delà les fonctions élémentaires).
Ils la défendent parce qu'elle les défend.
La résistance linguistique inclut l'ensemble des valeurs de la communauté, que la langue nomme et transmet.
Quand un peuple veut se retrouver, voire se reconstituer, il s'y accroche : "es la clau".
Quand un groupe n'a plus foi en lui-même, il abandonne sa langue avec toutes sortes de justifications (ne pas paraître arriéré, éviter les humiliations, complaire aux puissances du jour, être mieux instruit, etc.).
Quand des idéocrates imposent une langue ils ont eux aussi leurs bons motifs.
La mort d'une langue est aussi celle d'une société.

Autre cas de figure : en s'universalisant une langue peut se vider de ses références nationales et affectives et ses locuteurs s'en détacher.

Les argumentaires de promotion des langues dites régionales sont souvent faibles et prétentieux. Certes, il est des arguments de bonne guerre, mais à long terme il est dangereux de traiter les langues comme des marques pédagogiques et des options interchangeables, des produits de consommation.
J'ai toujours trouvé mensongers les discours sur les bienfaifs du bilinguisme tenus par des spécialistes médiatiques qui jouent sur les 'bons sentiments' à la mode.
La réalité est dure : un individu peut être polyglotte, un peuple ne peut pas être 'bilingue', c'est le stade qui précède le basculement.
Nos ancêtres étaient généralement monolingues (avec un peu de latin pour les instruits et quelques mots de basque, d'espagnol ou de français à l'occasion).
Etaient-ils plus "aliénés" ou "en retard" que les populations sans caratère qui leur ont succédé ?
Derrière l'éloge du multilinguisme se cache le grand mépris pour les cultures autocentrées, pas encore digérées par le système, et la méfiance pour ce qui échappe encore à la normalisation.
C'est aussi une façon d'effacer la mémoire de l'éradication, la façon dont on s'y est pris pour tuer l'identité des peuples.

La thématique de la "récupération de la langue" qui prévaut au pays Basque et au pays de Galles est la seule justification à long terme des actions publiques qu'on y mène. En est-il vraiment question ici ?

Eh bien, élever ses enfants en basque ou en breton, c'est un choix patriotique et un acte militant.
L'école linguistique n'a de valeur que si elle porte le projet d'une société réelle, viable, fondée sur une conception non instrumentale de la culture.
Si vous n'êtes pas poussé par l'amour du pays ou un désir certain de fidélité, si vous ne souhaitez pas, si vous ne voulez pas, servir le pays qui vous abrite, alors enseignez à vos enfants des langues utiles. L'anglais fera suffisamment l'affaire, ou le chinois pour les plus snobs.

P. S. : Effectivement, le gascon ne sert à rien. A rien qu'ils puissent comprendre.
Auteur : PJM
16/06/12
C'était trop génial ! Kesk'on s'est éclaté !
Entendu ce jour 17/06/12 au vide-grenier de Fauillet (près de Tonneins) par une femme déjà d'âge un peu mûr, avec une pointe d'accent "du sud-ouest", pour autant que cet accent puisse bien se manifester sur des mots venus d'un autre monde...

On parlait de "langue "hors sol"... la langue parlée en Gascogne maintenant, elle vient du sol français, qui, lui, innove encore.

Ma grand-mère aurait dit :
"Oh, c'était vraiment réussi ! Nous nous sommes réellement amusés !" ["réelleument"]
En gascon, elle aurait su le dire, mais je sais pas comment.
Allez, j'essaye (mais il me manque les mots pour "génial") :
"Bondiu quin(a) *** ! / Bondiu, qu'es estat un/ua *** [de las ***] ! Que'nse som vertaderament amusats (?), hé !"
Auteur : Tederic M.
17/06/12

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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