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Le mépris d'Emmanuel Todd
Au delà du fond (on peut être d'accord ou non sur l'analyse économique du journaliste souletin Aphatie), ce qui transparait, c'est une fois de plus, parmi l'élite française la plus cultivée, le mépris de l'accent méridional.

"Aphatie, c’est ce qu’on appelle un idiot utile, c’est-à-dire un type qui ne connaît rien à l’économie, qui raconte des âneries avec un air satisfait et peut-être mon attachement au midi me le rend antipathique parce que je vois bien comment il utilise son accent du midi pour avoir l’air original alors qu’en fait il est totalement creux"

La réponse d'Aphatie :

"Contrairement à ce que suggère M. Todd, je ne joue pas de mon accent, ni avec mon accent. (...)
Je m’exprime d’une manière que je dois à la nature, à la géographie, à l’éducation et à tout ce que la vie possède de mystérieuse diversité.
Dès lors, me reprocher mon accent me parait singulier, voire diffamatoire quand on suggère que je cherche à en tirer avantage. Pour quoi d’ailleurs ?
(...) Un accent du sud qui parlerait de rugby ou de météo dérangerait sans doute moins son univers mental. Mais la politique et l’économie, comment est-ce possible ?
Insensiblement, Emmanuel Todd passe ainsi d’un racisme social au racisme tout court, c’est-à-dire à cette attitude qui uniformise toute une population à raison de quelques-unes de ces caractéristiques physiques."
Auteur : Vincent.P
29/02/12
Afficher Le mépris d'Emmanuel Todd en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pourvu qu'Apathie garde son accent !
La Soule en plein Paris au milieu de tous ces culs-pincés !
Encore un Parisien qui ne connait pas le Midi et sa diversité de Midis !
Praube macaréu de Todd !
C'est sûr qu'avec lui, tout le monde parlerait très bien français et ayant tout compris aux subtilités de l'économie, on aurait échappé à la crise !
Qu'il aille expliquer ses leçons aux ouvriers Mauléonais de l'espadrille et aux paysans de Sainte-Engrâce !

Agur Xiberua Jean-Michel !
Auteur : jmcasa
29/02/12
En matière d'économie, il n'est pas difficile de dire des sottises, ni d'en faire. Cet axiome doit concerner aussi M. Todd.

Ce qui est révélateur, c'est que la critique de M. Todd ne porte pas seulement sur un contenu, ce qui est légitime, ni même sur un style ou un procédé d'écriture, mais sur une caractéristique propre à l'objecteur.
Pour juger de sa pertinence, il faudrait connaître les parties en cause.
Ce déplacement d'attention n'est-il pas au fond un hommage à l'accent et une reconnaissance de son efficacité ?
On pourrait aussi l'inverser et reprocher à M. Todd de jouer de son absence d'accent, de son style, pour appuyer ses analyses.
N'est-il pas une référence pour nos 'décideurs' ?
Ce qui révélerait qu'à toute divergence d'interprétation répond un donné ethno-culturel objectif.
La Soule contre... quoi au juste ?

Pour rendre compte de la suffisance de "nos" élites proclamées, il faudrait un Montesquieu et un La Bruyère.
Mais M. Todd ne s'exprime certainement pas comme eux ; ça se saurait.

Ce n'est pas de sa part du "racisme" (la réponse de M. Aphatie est à côté de la plaque) mais un agacement : l'accent régional ne servirait-il pas d'agrément à des idées incorrectes, venues d'un pays qu'on ne connaît pas trop et dont on se méfie ?

L'accent, vestige de la langue perdue, doit disparaître, comme doivent aussi s'effacer les subtilités du français vivant.
En attendant que l'idiome plastifié des Todd et consorts cède la place à quelque code mondial encore plus désodorisé.
Un exemple : cela fait plus de quarante ans que l'accent des présentateurs de la télévision est un français standard de nulle part, y compris dans le "Sud". Question d'éducation et de 'rééducation'.

Il y a en France des cercles concentriques. Todd n'est pas original, il représente le milieu et 'un milieu'. Il "aime le Midi", certes, mais lequel ? Qu'est-ce que cela représente pour lui ?
De même pour les idées.

Leçon : il est temps pour les régions de la 'ceinture hexagonale' (et même les autres) de retrouver leur propre centralité, et de se souvenir que les 'Méridionaux' ne le sont que vus de Paris, que l'Alsace est l'aile occidentale de l'Europe centrale (ce que vient de déclarer l'un des présidents de conseil général), que Dunkerque n'est pas 'le Nord' mais Zuid-Vlanderen "Flandre du Sud", que la Corse est une île au nord de la Sardaigne et que le Madiran ne se fait pas à Neuilly-sur-Seine.
Mais quand on sait le poids des grands analystes médiatiques, on doute que cela soit possible.

Réflexion annexe : Particulièrement grave et dommageable est le déclin de la presse 'de province' et son rachat par de grands groupes sans projet local.

J'en profite pour rappeler le souvenir de quelques acteurs politiques non dénués d'accent et qui en ont joué à l'occasion : le petit père Duclos (lyrique en 1968 : "mais notre drapeau, c'est le drapeau de la France...), le zézayant Edgard Faure ("ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent), le mobile Charles Pasqua ("les promesses n'engagent que ceux qui y croient", le peu distinct Gaston Deferre. (Liste à continuer.)
Evidemment, ça ne leur a pas toujours évité de dire des bêtises...
Auteur : PJM
01/03/12
Mais enfin il faut lire ou écouter ce qu'a dit Todd.
Ce n'est pas une charge contre les accents, le midi, les midis ou je ne sais quelle expression de "racisme" sociologique ou géographique, c'est une charge contre un con qui dit des âneries avec un accent.
Très bien l'accent, mais ce n'est quand même pas un préservatif contre la bêtise satisfaite.

Je signale que vient d'ailleurs de sortir une réédition d'un des bouquins de Todd intitulé L'Invention de la France, qui est précisément une ode (basée sur des statistiques et des cartes) à la diversité du pays, le contraire d'un phantasme d'homogénéisateur prétentieux.
Auteur : Emmanuel B
02/03/12
Je ne sais pas si Aphatie dit des "conneries" quand il parle d'économie, mais...
1) Au moins, il n'a pas travaillé pour perdre son accent, ce que tant d'autres qui voulaient réussir à Paris ont fait (Bayrou, Bourdieu...).
2) Qu'il utilise maintenant son accent pour se mettre en valeur, ça reviendrait à faire d'un handicap une force... Si c'était le cas, je dirais "bien joué". Mais comment Emmanuel Todd peut-il le savoir ?
3) La réponse d'Apathie à Todd me parait sincère et sensée. Bonne compréhension du racisme (uniformiser une population, la réduire à des clichés, le gascon fanfaron etc.).
Auteur : Tederic M.
02/03/12
Non, c'est une accusation que le con en question surjouerait le côté méridional pour tromper les gens en faisant passer ses idées pour sympathiques (ce qui est idiot, les maniérismes d'Aphatie sont ceux des locuteurs de français avec accent basque naturel).
Todd enferme l'expression française avec accent méridional dans le seul registre du crétin plein de duplicité.

Quant à Todd, je l'ai vu sur arte, je ne l'ai pas trouvé très brillant, des banalités sur la diversité interne de la France pour mieux faire passer la diversité d'aujourd'hui (ce qui est un raisonnement occitaniste assez fréquent, hihi).
Auteur : Vincent.P
02/03/12
Il est bien d'avoir rappelé 'L'invention de la France', un livre plein d'enseignements, assez peu dans l'esprit administratif dominant aujourd'hui.

Autre sujet sans rapport direct avec O. Todd : Est-ce que l'accent n'est pas le stade intermédiaire avant la normalisation linguistique totale ?
Auteur : PJM
04/03/12
Pas nécessairement, l'accent en Espagne se perpétue car il est une marque d'origine valorisée qui définit une identité.
Cela fait des siècles que Madrid tolère l'accent basque, l'accent andalou, l'accent galicien, ...
Paris aussi le tolérait mais déjà se moquait de l'accent des méridionaux.
Mais il était admis comme un mode d'expression normal jusque il y a quelques décennies.
Auteur : Vincent.P
06/03/12
Cazaux, le nom totémique gascon par excellence
www.sudouest.fr--sanctionne-pour-une-homonymie
Auteur : Vincent.P
29/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Explication du nom Cazaux
Afficher Cazaux, le nom totémique gascon par excellence en particulier, et peut-être donner votre avis...
Nulle part il n'est dit que "cazau" (cazaus au pluriel, et non cazaux) veut dire "jardin", plus précisément la partie des terres qui ne sont pas des champs mais un lieu clôturé servant de potager.
Auteur : Guicharrousse
29/02/12
Casau a probablement une autre origine mais cela a été dit ailleurs sur le site.
Plus intéressant au fond serait de savoir pour quelle raison il y a si peu de "Cazal" en comparaison (Cazals est fréquent, surtout en Rouergue).
Probablement que l'ancien espace gascon s'organisait différemment de l'espace guyennais et languedocien. Cf le phénomène de questalité, analysé par Cursente dans un ouvrage récent.
Auteur : Vincent.P
06/03/12
Gascon, un gros mot ?
2 articles dans le canard régional à propos de la sortie du livre de Patrick Lavaud, et pas une seule fois le mot gascon !!

www.sudouest.fr--un-ouvrage-pour-que-vive-l-occitan-en-medoc
www.sudouest.fr--l-occitan-vu-par-patrick-lavaud
Auteur : Lou drouley
27/02/12
Afficher Gascon, un gros mot ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mais il réapparait parfois de manière bizarre : le nouvel entraineur de l'Elan Béarnais, parle de son patronyme comme étant issu d'un terme de "patois gascon".

ww.larepubliquedespyrenees.fr--laulhe-au-secours-de-l-elan
Auteur : Vincent.P
27/02/12
Merci lou drouley d'être intervenu dans les commentaires.
Vous remarquerez que le nom des deux journalistes de sud-Ouest ne sont pas issus de la région : Le Guilloux et Dowmont, cela ne veut pas forcément dire grand chose mais je trouve triste que des journalistes qui sont censés être exacts et précis dans leurs articles, ne savent même pas que la langue parlée dans le Médoc est le gascon ou l'occitan Gascon comme l'aiment dire certains.
Il est possible aussi que ce soit Patrick Lavaud lui-même qui désire occulter le nom gascon de son langage et qu'il soit encore persuadé que la langue que parlaient son père et ses grands-parents était l'occitan.
Humm ça sent l'occitaniste à plein nez….
www.nuitsatypiques.org
On a là aussi sur ce site, des gens qui ont honte d'être gascon mais sont fiers d'être occitan !
Auteur : Tederic D
28/02/12
BD Histoire des Terres du Sud-Ouest
Dans un célèbre magasin vendant livres, CD etc... j'ai vu ces derniers jours cette BD
www.editions-cairn.fr

Quelqu'un l'a lue chez gasconha.com ?
Auteur : Christophe L.
09/03/12

Réponse de Gasconha.com :
L'auteur Patrice Frechou nous l'avait signalée :
gasconha.com--id_gran=30150
Afficher BD Histoire des Terres du Sud-Ouest en particulier, et peut-être donner votre avis...
Attitude Rugby
Dans le numéro 48 (janvier) de Rugby Attitude (un magazine publié à Paris et qu'on aimerait voir paraitre à Bordeaux...), quelques articles révélateurs de la liaison intime et encore mal expliquée entre rugby (à XV, bien sûr !) et peuple gascon (ou plutôt peuples vascons puisque le numéro fait la part belle à la région mixte du BAB) :
- le rugby de Capelle,
- le Vino griego : chanson vagabonde (dont l'article ne dit pas qu'il existe maintenant une version gasconne que nos avons chantée -n'est-ce pas, Tederic- aux dernières fêtes de Dax),
- Guy Accoceberry :un pur béglais (ça daille, ça daille !)
- Oloron-Tyrosse : un dimanche à la camagne (avec la figure fabuleuse du P.Coustié !)
- Greta Garbure : Yvonne Hégoburu, entre rugby, vin de Jurançon et mémoire familiale..

Du vrai bonheur, qui le serait encore plus avec du gascon dedans !
Auteur : Gérard S-G
26/02/12
Afficher Attitude Rugby en particulier, et peut-être donner votre avis...
Si l'imaginaire gascon fournit encore au rugby une partie de sa mythologie, la vérité de ce sport dans la France contemporaine est qu'il est devenu celui des métropoles, que les clubs gascons n'ont pas su survivre au virage du professionnalisme et que ceux qui survivent en Top 14 ou Pro D2 vont chercher leurs joueurs dans les pays anglo-saxons de l'hémisphère Sud, dans le Caucase ou dans les îles du Pacifique.
Il n'y a plus rien de "communautaire" dans le rugby de Gascogne, sauf dans les plus petites divisions, celles du rugby des villages, mais là encore, il s'agit d'une branche plus ou moins raffinée de l'esprit feria hispanisant, que l'on peut cependant dresser à terme, en le gasconnisant, pour peu que l'on sache dans les années à venir, parler clairement et séduire.
Auteur : Vincent.P
27/02/12
Esprit feria hispanisant, je ne crois pas puisqu'au contraire, le rugby nous est venu des brumes d'Albion, mais en effet, comme la "culture feria" un substitut plus ou moins réussi d'identité culturelle pour une population qui se sait différente, mais ne repère plus très bien en quoi elle l'est et, ici ou là, cherche à reconnaitre dans les aliments culturels qui passent à sa portée, ce qui pourrait coller avec ses qualités propres, ses particularités plus ou moins enfouies.
L'esprit communautaire sans doute, entre autres, qui le différencie probablement du supposé "individualisme français" (quoique là aussi, il y aurait à redire à ce type de généralisation...)
Et c'est vrai qu'on le trouve assez pur dans le rugby de nos villages comme dans d'autres manifestations ludiques ou sportives.
Que le rugby communautaire et "gratuit" soit menacé par l'argent et la "pipolisation", ce n'est hélas que trop clair et il faut aussi reconstruire, reconquérir ce monde là à partir du rugby communautaire dont restent des éléments, plus sans doute qu'on ne croit, dans nos villages et même dans les grands clubs.
Mais comme le dit Vincent P, il faut nous savoir parler clair et séduire.
Comment ? En entourant les clubs les plus sympathiques à la conservation collective des valeurs locales, en chantant avec eux (pas n'importe quoi, plutôt "vin grec" que des couillonnades dans l'air du temps), en écrivant sur ce thème qui n'est chasse gardée ni de Midi Olympiques de Rugby Attitude !
Il ne doit pas manquer d'experts passionnés autour de nous ,non ?
Auteur : Gérard Sent-Gaudens
28/02/12
Obsèques dans la famille en Béarn.
Préparation de la cérémonie en concertation avec la paroisse.
Demande à ce que "Boune Maÿ dou Boun Diu" soit interprété. Refus.
Motif : "Pas assez de monde ne saura le chanter".
Auteur : Vincent.P
25/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Condoléances pour le décès, pour le refus et pour la situation qu'il traduit.
[Tederic M.]
Afficher Obsèques dans la famille en Béarn. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il vaut mieux toujours cela que la distribution, comme ce fut le cas lors des obsèques d'un autre membre de la famille, des paroles en graphie alibertine, rendant de ce fait impossible la communion de tous dans le chant ...
Même chose à la messe de minuit.
La graphie classique a coupé les derniers locuteurs malhabiles de leur langue.
Auteur : Vincent.P
25/02/12
Il y a six ou sept ans, cérémonie d'anniversaire de décès à A. (un an après).
Huit personnes d'âge moyen. Lecture et bénédiction. Chant : 'estela de la mar' ou un autre (je ne sais plus). Totalement inattendu, tombe comme la foudre. Saisi par trop de choses...

L'Eglise n'a pas pour fin d'illustrer les héritages populaires. Elle use des vernaculaires pour des raisons pratiques et se plie à la politique dominante, pour durer et influencer.

Elle a un temps fondé son conservatisme sur les idiomes jugés protecteurs des moeurs anciennes (sous la IIIe République) : breton, gascon béarnais, etc. ; elle fonde aujourd'hui son ouverture sur un universalisme qui ne leur laisse plus aucune place.

Sa doctrine officielle n'est pas à l'enracinement. Une messe en patois une fois par an, pour Noël, c'est assez bon pour ces fidèles "sociologiques", qui ont la faiblesse de demander des rites hérités, montrant par là leur mauvaise volonté à s'adapter à l'Esprit du Temps.
Quant à la frange la plus conservatrice des catholiques, elle honore Jeanne d'Arc, qui est pour les Gascons la sainte de l'ennemi.

Dans les deux siècles écoulés, de nombreux religeux ont bien servi la langue gasconne et l'érudition. Nous leur devons des études de toponymie, des poèmes, etc. Le bas-clergé breton ou flamand était attaché à sa langue, mais l'histoire a liquidé ces attitudes. Ce temps n'est plus et les séminaires ne font pas place aux valeurs périmées des gens 'tels qu'ils furent'. C'est le prix auquel se paye une religion universaliste.

La mort avait ses usages : administration des sacrements, glas, visites au mort, toilette funèbre par les voisins (et seulement par eux), établissement du 'rama' ou liste des donataires, cérémonie, cimetière, messes de rappel.
Mort d'un apiculteur : ne pas oublier de mettre un crêpe noir sur les ruches, sinon les abeilles s'enfuient (cas d'un de mes trisaïeux).
Société morte, rites éteints comme le pain bénit offert le dimanche par la famille X.
Peuple mort, les vivants ne sont-ils plus qu'au cimetière ?

Solution : s'il est prévu de lire des textes, en lire un en gascon sans prévenir, et un long. Et entamer autre chose que le chant prévu (mais là c'est "combien de divisions ?")

Et faire des courriers à la presse (plus efficace qu'on ne croit).

L'Eglise de France est objectivement du côté des forces hostiles ou indifférentes. Il doit bien exister des exceptions. Où ?

Condoléances,
PJM
Auteur : PJM
25/02/12
Des chants gascons, sinon rien !
Pour ma part, je refuse de mourir si mes funérailles ne sont pas accompagnées de chants gascons, en polyphonie de préférence.

J'accepte "L'Estela de la mar" bien qu'en désaccord avec le contenu.
Essai de liste :
- Hami de viver (mais pour moi, ce sera cuit !)
- Qu'èm ço qui èm (de Nadau)
- L'Imne landeus
Qu'ei tot, peu moment...
Auteur : Tederic M.
25/02/12
tristér ...
Malheureusement dans ces moments difficiles de douleur que sont la mort d'un proche, les chants et en particulier ici en Béarn ont toujours accompagné ceux qui partent pour le grand voyage.
Certains curés font partie plutôt de la mouvance dite écriture "phonétique"..
Par contre je peut témoigner pour les obsèques de mon père et d'amis proches nous avions communiqués des livrets écrits en graphie classique et les messes furent chantées sans soucis.
En fait peu importe les graphies, pour des chants dits traditionnels comme "Bona mair deu bon diu", les gens les connaissent par coeur et ceux qui veulent chanter chantent.
Par contre un curé qui interdit ces chants, je trouve ça lamentable et peu importe la raison.

Je vous invite a écouter une de nos créations qui date de quelques années
"Lo naviu de neu" que nous avions écrite en hommage à un grand ami des Pagalhos ; c'est une chanson sur la mort mais aussi sur l'espoir.
Elle a fait le tour des enterrements du Béarn, en écriture classique.
Ce n'était pas le but premier mais la vie..
Adishatz que'ts dèsiri a tots totun ua longa vita.
Auteur : miqueu
26/02/12
Remarca
I a analisas interessantas aqui mès au lòc d'especular entre nosauts sus l'avenir e lo present de la Gasconha (que nos presentatz coma chic glorios), fadré hèser mèi de publicitat ^^ Senon sèrv pas a ren de blagassejar ...VIRAM EN ROND
Auteur : Gaby
22/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Ací ne som pas "entre nosauts" : lo sit Gasconha.com que recep cada jorn centenats de visitaires, e la soa ambicion qu'es de s'adreçar tanben au gran public, shens éster demagogic, superficiau, conformista...

Lo present de la Gasconha n'es pas briga glorious, lo son avenir benlèu qu'ac serà, qu'i trabàlham !-)
[Tederic M.]
Afficher Remarca en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le net révolutionne l'accès à l'information, je crois assez qu'un site actif et bien référencé sur les moteurs de recherche est susceptible de changer les choses, en prenant également appui sur les réseaux sociaux.
Maintenant, je pense que nous sommes tous dépendants de la demande  : si tout le monde tapait "gascogne"sur google, les divers sites autour du fait gascon seraient encore plus visités !

L'occitanisme travaille assez sur le net, il diffuse ses idées de manière assez maligne (mais mal référencée), en tout cas via Wikipedia par exemple, une certaine vérité émerge...
Quand elle ne plait pas, difficile de s'y opposer, surtout quand elle commence à faire corps dans la population !
Je suis ainsi surpris en 10 ans de l'adoption en Béarn du seul terme d'occitan via notamment la presse et les collectivités locales.
Auteur : Vincent.P
22/02/12
@Tederic : òc, trabalham-i !!

@Vincent : èi redigit articles en nòrd-gascon suu Wikipedia occitan, n'an pas estat revirats en lengadocian !
Auteur : Gaby
01/03/12
Des résidus à l'engrais organique
Dans la dernière lettre d'APESA (bureau d'étude établi dans la plaine de Pau), cette initiative remarquable d'une petite entreprise gasconne :

Des granulés biocombustibles à base de graisse de canard pour se chauffer écologiquement !

Avec l'assistance technique de l'APESA, la société Labat Assainissement, basée à Aire sur Adour, a développé, breveté et testé à l’échelle pilote un granulé biocombustible constitué de résidus végétaux et d’un liant riche en énergie issu de la transformation de graisses animales.
Ces granulés utilisables en chaufferies collectives ou individuelles offrent des performances énergétiques et une qualité de combustion similaires voire supérieures à celles des granulés de bois.
Leur composition originale permet de valoriser des déchets verts et autres résidus végétaux actuellement sans autre débouché que la transformation en compost.
Reste aujourd'hui à franchir la barrière réglementaire pour passer à la phase industrialisation et développement !

>> Lire l'interview de Xavier Labat

Pour ses travaux dans le domaine des biocombustibles solides, la société LABAT a reçu en 2011 le premier prix national du concours « Stars & Métiers » catégorie Innovation Technologique (concours organisé par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, sous le haut patronage du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie).

BIOMASSE - COMPOSTAGE - METHANISATION - SOLS - EFFLUENT
Auteur : Gérard Sent-Gaudens
14/02/12
Afficher Des résidus à l'engrais organique en particulier, et peut-être donner votre avis...
1) Bon exemple de créativité issue du terroir gascon, et non parachutée par un groupe mondial (cela dit par rapport au débat en cours sur "Les dynamiques territoriales et urbaines du Grand Sud Ouest").

2) La présence en quantités suffisantes de ces résidus, notamment animaux, est probablement liée à l'élevage industriel, qu'on peut critiquer par ailleurs.
Auteur : Tederic M.
15/02/12
C'est bien de l'"économie circulaire" qui sait utiliser positivement ses déchets, donc d'une certaine façon minimiser ses bêtises. Pas tan pèc qu'aquo, non ?
Auteur : GSG
01/03/12
Valorisation des déchets de graisses par "Labat assainissement" (suite)
Le précédent post de Gérard Sent-Gaudens ne traite qu'une partie de la filière dans laquelle Xavier Labat, patron de Labat Assainissement et Agraval Environnement, investit de façon importante sur le territoire d'Aire sur l'Adour et Duhort Bachen.

Labat assainissement est la suite depuis 1992 d'une entreprise familiale de vidange démarrée en 1942 et qui dessert les départements 32, 40, 64 et 65.
Elle traite aujourd'hui 12 000 t /an de graisses animales (conserveurs, abattoirs, cuisines centrales, lavage des plumes....) ainsi que les déchets nouvellement apparus en quantités significatives ( résidus légumiers, périmés des grandes surfaces, déchets des coopératives céréalières....).
Toutes ces biomasses sont aujourd'hui sans réel débouché et leur coût de traitement est significatif.

L'investissement qu'entreprend Labat Assainissement à Aire-Duhort est dimensionné pour 50 000 t de graisses, susceptible donc d'accueillir des produits collectés par ses confrères.

La valorisation de ces déchets et graisses se fera au travers de deux filières distinctes mais complémentaires présentes sur le même site :
-Une valorisation par méthanisation (fermentation) au sein de silos fermés permettant d'une part de fabriquer à partir de tous les intrants correctement homogénéisés (vidanges, boues, lisiers, graisses, marcs,GMS, IA )
  a.. des galettes de graisses séchées entre 40 et 60% ( procédé utilisé par l'entreprise depuis 2007)
  b.. et d'alimenter par le gaz produit un groupe électrogène fournissant 500 kwh, vendus à EdF ( l'équivalent de la consommation d'un lotissement moyen).
  c.. Les effluents sont utilisables en fertigation (liquides) ou compost, épandage agricole car quasiment-exempts de métaux lourds.
-Une valorisation par production de granulés bio-combustibles.
Les galettes de graisses séchées issues du premier process sont mélangées à des déchets verts, paille, sciure, marc de raisin agissant comme substrat. Après broyage, il en sort un granulé combustible , supérieur de 10 % environ au pouvoir calorifique du granulé bois, et dont le prix de revient devrait être inférieur de 20%.
Les essais menés à ce jour montrent la compatibilité avec les normes et la plupart des chaudières à granulés. Le brevet en est déposé depuis 2011 pour une durée de 20 ans.

L'intéret de ces deux process est leur complémentarité  : par exemple, la chaleur fournie par la fermentation-méthanisation concourt au séchage des plaquettes de graisse.

Pour terminer, je partage tout à fait le commentaire de Tédéric qui appréciait que l'on sache faire en Gascogne ce que nous n'avons nul besoin d'importer ou de nous faire imposer !
L'esprit pionnier se perpétue ... ici dans le secteur de l'environnement et du développement durable.
Auteur : Charles L.
30/04/12
Afficher Valorisation des déchets de graisses par "Labat assainissement" (suite) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Merci pour ces intéressantes précisions et tous mes voeux à l'entreprise !
Auteur : GSG
06/05/12
Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue
www.larepubliquedespyrenees.fr--le-maire-contre-le-projet-bilingue
Auteur : Vincent.P
12/02/12
Afficher Le maire d'Orthez contre l'ouverture de la classe bilingue en particulier, et peut-être donner votre avis...
Etonnant que personne ne réagisse à cet article du Maire d'Orthez. La capitale de l'occitan du Béarn et de la Setmana de la Lenga.
Ville dans laquelle ne flotte même pas un drapeau béarnais au balcon de la Mairie !
Auteur : jmcasa
29/02/12
Orthez est depuis longtemps une ville "SNEAP" ... Les Béarnais me comprendront ...
Auteur : Vincent.P
01/03/12
Pour la suite de l'affaire à lire cet article et observer la photographie d'une classe de Morlanne blasonnée d'un drapeau...
Auteur : jmcasa
13/06/12
Je sais de source sûre que le cursus bilingue à Morlaàs est également menacé après défection de nombreux élèves - lire : parents - après 3 années car "ils parlent occitan mais ne savent pas dire triangle en français".

On a vendu aux allogènes une pré-classe européenne, ils se retrouvent avec des gamins déphasés ...
Auteur : Vincent.P
13/06/12
classe occitan ORTHEZ
Désolé j'avais oublié le lien presse :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/06/12/la-classe-bilingue-en-occitan-ne-devrait-pas-ouvrir-a-la-rentree,1086800.php
Auteur : jmcasa
13/06/12
Moi non plus, à cinq ans je ne savais sans doute pas dire triangle en français (ce qui me semble peu probable dans une école bilingue à parité horaire)... comme des centaines d'enfants basques, ça m'a pas empêché de l'apprendre par la suite.
Auteur : Xuuel
13/06/12
La question n'est pas la vérité de l'affirmation, mais qu'elle émane de parents qui ont mis leurs gosses dans cette section bilingue, et qui aujourd'hui se plaignent que leurs enfants montreraient des manquements.

Nous ne sommes pas face à des autochtones fiers que leurs enfants parlent la langue de leurs parents mais face à des implantés - que je respecte au demeurant mais la liste des patronymes est sans mystère - qui ont cru que la section bilingue était une classe d'élite dès le primaire (du CE1 au CM2) et qui aujourd'hui se demandent pour quelle raison tant d'efforts n'ont pas été fournis pour plutôt leur apprendre l'anglais.

Bref, les occitanistes sont pris à leur piège, celui d'avoir vendu leur langue comme une ouverture pédagogique quand le seul argument qui tienne pour mettre ses enfants dans ces classes-là, c'est le patriotisme local, patriotisme dont la génération des années 70 est dépourvu, car complètement francisée, car pour partie d'extraction française d'ailleurs.

Les occitanistes ne veulent pas voir ce problème, ils partent dans le mur.
Auteur : Vincent.P
13/06/12
L'argument des manquements est alors foireux, à partir du moment où on introduit une deuxième langue très tôt, il peut y avoir des confusions ou des lacunes pendant un laps de temps, que ce soit de l'anglais ou pas.
Certains parents ont tendance à paniquer pour rien et mettent du coup une pression monstre aux gamins et aux enseignants sans laisser le temps au temps.
La réalité, et on a maintenant suffisamment de recul pour le dire, c'est que ces enfants là ne parleront pas français moins bien que les autres à moyen et long terme, et auront de toutes façons une richesse supplémentaire ; c'est une ouverture pédagogique (entre autres), une fenêtre de plus sur le monde : une langue, une culture, une manière de voir la vie différente qui correspond à l'endroit où ils vivent.

Après, je sais que certains enseignants vendent ça comme un facteur de super réussite (acquisition d'autres langues, réussite en maths), en s'appuyant sur des études mais ne prennent pas forcément toujours en compte tous les paramètres (le milieu social des élèves notamment), et ne sont de toutes façons pas une garantie de réussite scolaire.
Dans ce cas là, les enseignants s'exposent effectivement à des vilains retours de manivelle.
Auteur : Xuel
14/06/12
Je ne pense pas qu'une langue induise une façon différente de voir la vie, ce n'est le cas que si celle-ci est liée à une civilisation bien précise.
Une langue n'est qu'un système, on peut exprimer toutes les visions de la vie.

Pour le reste, les gamins devenus adultes auront plus précisément oublié la langue d'un pays que statistiquement, ils n'habiteront plus de toute manière, car la jeunesse bouge, va faire son trou ailleurs, ...
Auteur : Vincent.P
15/06/12
Moi non plus, je ne pense pas qu’une langue induise une façon différente de voir la vie.

A y réfléchir, je pense que connaitre une langue (de plus), c'est comme connaitre un paysage (de plus).
La langue est comme un paysage (de sons, de mots, de structures grammaticales), ou un environnement physique, avec son organisation.
On peut apprendre un nouvel environnement géographique, cela ne modifie pas, en général, substantiellement la manière de voir la vie, même si on peut s'attacher très fortement à tel ou tel paysage.

Certes, la langue est un outil, pas seulement un environnement.
Mais toutes les langues ayant la même capacité de faire communiquer les hommes, la connaissance d'une autre langue, c'est comme avoir un autre outil qui fait ce que fait la première langue. Il n'y a pas là non plus de quoi changer beaucoup "la manière de voir la vie".

Appliqué au gascon, keske ça donne ?
Je peux parler pour moi même :
la connaissance, un peu tardive, et très incomplète, du gascon, m'a permis de sentir un monde qui était d'ailleurs en train de s'évanouir.

Si le gascon avait été encore langue de grande communication, la connaissance du gascon m'aurait permis tout bonnement de communiquer avec les gasconophones ; de même que la connaissance du chinois permet de mieux se débrouiller dans le monde sinophone...
Alors, l'apprentissage d'une autre langue permet peut-être, non pas de voir la vie autrement, mais de voir une autre facette du monde, facilite l'entrée dans un autre univers.
L'anglais va faciliter l'entrée dans le monde anglophone, et dans le monde mondialisé...

Je comprends que les occitanistes ou autres déplacent l'enjeu de la connaissance d'une langue vers un enrichissement personnel plus psychologique ou cérébral que pratique : l'occitan ou le gascon n'ouvrent plus les portes d'un monde "utile".
Auteur : Tederic M.
15/06/12
Si une langue permet de voir une autre facette du monde, elle modifie fatalement la façon de voir le monde, et donc la vie, mais peu importe on joue sur les mots.
Vous remarquerez que dans ce qui modifie la façon de voir la vie dans mon premier message, j'inclus aussi la culture, et donc les gens.
Une langue à elle seule peut contribuer à aborder les choses sous un angle différent, mais si elle est prise "hors-sol", elle perd en effet 90% de son intérêt. C'est un peu comme travailler des combinaisons à l'entrainement et ne jamais jouer un match.

Pour ce qui est de l'utilité, il ne faut pas oublier la grosse composante affective de la langue (sinon plus personne ne parlerait basque par exemple).
Parler gascon ne t'aurait pas servi à communiquer avec les gasconophones, il suffit de parler français pour ça.
Mais la relation qu'on tisse avec les gens est forcément différente selon qu'on leur parle leur langue ou pas, surtout si c'est une langue minoritaire et c'est aussi en ça que c'est intéressant.
Je ne connais pas la situation du gascon mais cette langue ne permet elle d'entrer dans aucun univers ?
Auteur : Xuel
15/06/12
Xuel a raison. Demandons-nous pourquoi les ethnies qui ont su préserver leur langue résistent mieux à l'effacement. Pourquoi Messieurs ?
Pourquoi les paysages basques, l'architecture, l'esprit etc... survivent alors que la Gascogne est morte dans à peu près toutes ses composantes ?

Quant à l'occitan, cette langue de culture hors-sol qu'une poignée de traitres nauséabonds essaient d'imposer en Gascogne c'est, pour paraphraser le bon Jean-Pierre Coffe, de la merde et ça ne véhicule strictement rien.
Auteur : inconnu
16/06/12
Je suis en désaccord quand on dit que la langue n'apporte pas un autre mode de vie.
J'ai eu cette chance de vivre la période ou quasi tout le monde parlait encore gascon. Et incontestablement nous étions dans une autre planète.
Certes la planète ne s'arrêtait pas à la langue, mais englobait l'économie, les échanges de tous ordres, l'affect.
gComme qqun l'a très bien dit la langue aujourd'hui est "hors sol", et s'est perdu le "génie" de la langue même si celle-ci perdure.
Nous y sommes revenus (au gascon) après un lavage de cerveau hexagonal, mais non sans laisser de traces.
Je suis choqué de percevoir que le gascon est ressenti aujourd'hui comme une langue étrangère en Gascogne même. Je le ressent comme une trahison profonde.
J'ai vécu un autre sentiment dont je me demande si d'autres on connu celà : étant parti très jeune, et longtemps, au fur et à mesure que j'ai perdu l'accent gascon, j'ai senti que ma perception de la vie changeait, sentiment qui complète "la perception de la langue".
Auteur : Lo Pèir
16/06/12
Toute langue détermine une vision du monde, une façon d'en percevoir les ressorts et d'en organiser la maîtrise.
Difficile certes de distinguer ce qui relève des stuctures et ce qui a trait au contenu. Mais le fait est là : la langue est aussi perception.

L'existence d'une langue n'a pas à être justifiée.
Si ses locuteurs lui reconnaissent une valeur, c'est parce qu'elle est inséparable de la culture qu'elle exprime (au sens plein : le sens de la vie par-delà les fonctions élémentaires).
Ils la défendent parce qu'elle les défend.
La résistance linguistique inclut l'ensemble des valeurs de la communauté, que la langue nomme et transmet.
Quand un peuple veut se retrouver, voire se reconstituer, il s'y accroche : "es la clau".
Quand un groupe n'a plus foi en lui-même, il abandonne sa langue avec toutes sortes de justifications (ne pas paraître arriéré, éviter les humiliations, complaire aux puissances du jour, être mieux instruit, etc.).
Quand des idéocrates imposent une langue ils ont eux aussi leurs bons motifs.
La mort d'une langue est aussi celle d'une société.

Autre cas de figure : en s'universalisant une langue peut se vider de ses références nationales et affectives et ses locuteurs s'en détacher.

Les argumentaires de promotion des langues dites régionales sont souvent faibles et prétentieux. Certes, il est des arguments de bonne guerre, mais à long terme il est dangereux de traiter les langues comme des marques pédagogiques et des options interchangeables, des produits de consommation.
J'ai toujours trouvé mensongers les discours sur les bienfaifs du bilinguisme tenus par des spécialistes médiatiques qui jouent sur les 'bons sentiments' à la mode.
La réalité est dure : un individu peut être polyglotte, un peuple ne peut pas être 'bilingue', c'est le stade qui précède le basculement.
Nos ancêtres étaient généralement monolingues (avec un peu de latin pour les instruits et quelques mots de basque, d'espagnol ou de français à l'occasion).
Etaient-ils plus "aliénés" ou "en retard" que les populations sans caratère qui leur ont succédé ?
Derrière l'éloge du multilinguisme se cache le grand mépris pour les cultures autocentrées, pas encore digérées par le système, et la méfiance pour ce qui échappe encore à la normalisation.
C'est aussi une façon d'effacer la mémoire de l'éradication, la façon dont on s'y est pris pour tuer l'identité des peuples.

La thématique de la "récupération de la langue" qui prévaut au pays Basque et au pays de Galles est la seule justification à long terme des actions publiques qu'on y mène. En est-il vraiment question ici ?

Eh bien, élever ses enfants en basque ou en breton, c'est un choix patriotique et un acte militant.
L'école linguistique n'a de valeur que si elle porte le projet d'une société réelle, viable, fondée sur une conception non instrumentale de la culture.
Si vous n'êtes pas poussé par l'amour du pays ou un désir certain de fidélité, si vous ne souhaitez pas, si vous ne voulez pas, servir le pays qui vous abrite, alors enseignez à vos enfants des langues utiles. L'anglais fera suffisamment l'affaire, ou le chinois pour les plus snobs.

P. S. : Effectivement, le gascon ne sert à rien. A rien qu'ils puissent comprendre.
Auteur : PJM
16/06/12
C'était trop génial ! Kesk'on s'est éclaté !
Entendu ce jour 17/06/12 au vide-grenier de Fauillet (près de Tonneins) par une femme déjà d'âge un peu mûr, avec une pointe d'accent "du sud-ouest", pour autant que cet accent puisse bien se manifester sur des mots venus d'un autre monde...

On parlait de "langue "hors sol"... la langue parlée en Gascogne maintenant, elle vient du sol français, qui, lui, innove encore.

Ma grand-mère aurait dit :
"Oh, c'était vraiment réussi ! Nous nous sommes réellement amusés !" ["réelleument"]
En gascon, elle aurait su le dire, mais je sais pas comment.
Allez, j'essaye (mais il me manque les mots pour "génial") :
"Bondiu quin(a) *** ! / Bondiu, qu'es estat un/ua *** [de las ***] ! Que'nse som vertaderament amusats (?), hé !"
Auteur : Tederic M.
17/06/12
pradèu = airial
Bonjour
pouvez vous me dire ce que signifie le mot PRADEOU
Merci d'avance
Auteur : Patrick Fragneau
12/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz !
synonyme de "airial" : gasconha.com/spip.php?page=paraula&id_paraula=592
Afficher pradèu = airial en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je trouve que "pradèu" synonyme d'airial est un peu réducteur.
S.Palay le traduit ainsi :
"Préau ; dans le N.-E. des Landes c'est l'emplacement occupé par la maison, ses dépendances et le sol qui l'entoure :
cour,jardin,verger; v.casalà,courràu.
N.de p.,Pradeu".
Mais le mot "Pradeou" peut églement être rapproché de "pradàu,pradòt" qui sont toujours d'après S.Palay, je cite :
"prairie naturelle ; pâturage ; place communale couverte d'herbe ; on traduit en français de Gascogne par pradò, pradeau, les noms de place ou de promenade."
On peut trouver dans un texte de Yulien CASEBOUNE (extrait d'Esprabes d'amou) la phrase suivante : "Au pradòt comunau, ombrejat de cassos e de tilhs....".
On trouve également "pradè-doù" - garde des près
N.de p. Pradé,Pradère,Pradou.
"Pradoû" veut également dire, comme "pradét-dót" petit pré
Auteur : j.p.Depeyris
14/02/12
PRADÈU, en gascon garonés, quò's per jo (sivant en aquò D.A. Virac) tèrras aluvionàrias en bòrns de Garona.
Se ditz tanben GETIN o VACANT.
Aqueras tèrras son plantadas de briules (=> aubarèdas)
Auteur : Gaby
15/02/12
Nom de lieu Mesquine
Que signifie le nom de lieu Mesquine, à Saint-Lon-les-Mines (maison et quartier) ? Existe aussi à Saint Étienne d'Orthe.
Auteur : JM
11/02/12
Afficher Nom de lieu Mesquine en particulier, et peut-être donner votre avis...
Curieux nom.
Inconnu du dictionnaire landais de l'Abbé Foix, ce mot ne serait pas gascon.
Faut-il y voir un décalque(récent ?) du français "mesquin" lui même sauf erreur issu de l'arabe "meskin" signifiant pauvre, mendiant (le Gaffiot ne donnant aucune racine latine de ce type) ?
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
L'IGN ne recense pas de "Mesquine" à Saint-Lon-les-Mines. Pas de cacographie ?

"Rues de ma ville" pas plus mais un curieux Misouine.

Je ne m'aventurerai pas pour l'instant à des hypothèses dans l'attente d'une confirmation.
Le suffixe féminin -ine a été abondamment utilisé pour des prénoms médiévaux au passage, mais je ne reconnais pas de base qui colle.
En dernier lieu, il faudra envisager le toponyme basque romanisé (à Saint-Lon, on trouve des micro-toponymes comme Courros, Irassen, Souroste ou Urichen qui sont clairement basco-aquitains).
Auteur : Vincent.P
11/02/12
Après, le Lespy atteste un usage ancien du terme de "mesquin" dans son sens premier, à savoir maigre, chétif.
Pourquoi pas ? Le gascon n'est pas resté à l'écart des grands emprunts de vocabulaire à l'arabe, à date ancienne.
Auteur : Vincent.P
12/02/12
Le dictionnaire de Simin Palay donne deux définitions : mesquî,-ne
1- "autrefois messager-ère, commissionnaire. Cf.avec l'ancien fr. meschin N.de p."
2- mesquî-ne ; mesquilh,-lho(G.);"adj. chétif, misérable, pauvre, pitoyable. V. caytiu."
Peut-être suivant la première définition pourrait t-il s'agir d'un endroit où l'on déposait les messages, une sorte de "bureau de poste" ou plutôt de relais.
Qu'en pensez vous, mon raisonnement est t-il fantaisiste ?
Auteur : j;p;Depeyris
12/02/12
Tout cela est peut-être possible.
A noter que l'adjectif se serait introduit en ancien français au XIIè siècle à partir d'une médiation par la langue italienne sous la forme "meschin, meschine" (jeune homme, jeune fille) et n'aurait repris qu'ensuite l'évocation de la pauvreté, éventuellement morale comme en français actuel.
Mais en gascon ?
Le jeune homme serait-il devenu messager ou l'apport aurait-il été fait à l'italien directement, voire via l'occitan ou encore directement à l'arabe lui même ?
Le point de chute identique au français est tout de même troublant.
Autre piste à explorer : la similitude de désinences avec "Ranquine" nom de lieu attesté (le hameau natal de Saint Vincent de Paul renommé à son nom et le lieu dit hébergeant le cimetière de Biarritz).
Nom lui aussi sans explication directe à partir du gascon occidental/landais.
L'analogie avec les systèmes de désinences paléo-ibères ou basques apporte-t-elle un éclairage ?
Les mots voyagent décidément de façon parfois bien inattendue.
Auteur : Gerard S-G
14/02/12
J'ai relevé dans le dict. des mots français d'orig. arabe (de Salah Guemriche) qu'une forme meschin, en ancien français, au sens de "jeune homme, serviteur" est signalée comme dérivée l'ancien provençal
mesquin.
G.Ménage mentionne une autre forme en ancien français, "méquine", au sens de "servante".
S.Palay le traduisant comme "messager, commissionnaire", il se rapproche de l'ancien provençal (les "franchimands" appellent facilement provençal ce qui est en fait plus généralement occitan).
Donc la thèse d'un serviteur devenu commissionnaire ou messager ne me paraît pas impossible.
Le nom aurait pu être donné au lieu où il habitait.
En tout cas, même si ce mot en tant qu'adj. vient de l'italien et est emprunté à l'arabe, il semble avoir été employé dans des temps reculés en Occitanie.
(A noter que S.Palay donne meschin comme nom de personnes).
Auteur : j.p.Depeyris
14/02/12
Bien reçu et merci à vous !
Gros travail !

Ce mot est inscrit au-dessus de la porte d’entrée d’une maison récente qui se trouve à Saint Lon les Mines au bord de la "route des mines".

D’après le propriétaire actuel, c’était le nom de la route des mines actuelle  ; il tient ceci d’un ancien entrepreneur maçon de Saint Lon.

Une recherche de "cartographie cassini des landes" avec google m'a donné entre autre, le site :
cassini.ehess.fr
sur ce site, aller à navigation, et en utilisant les outils on trouve au nord de Saint Lon (haut Saint Lon) un lieu dit
"la rue mesquine", ce qui confirmerait un nom de rue ou route mais nous donnerait deux orthographes différentes !
Est-ce intéressant pour approfondir les recherches ?

il existerait aussi dans chacun des villages d'Orist et de Saint Étienne d'Orthe (deux villages voisins de Saint Lon les Mines), un lieu dit la rue mesquine ; je ne les pas localisés ; dès que possible, je vous préviens.

Bien cordialement à vous tous
Auteur : JM
26/02/12
La carte de Cassini donne bien un autre "Rue Mesquine" aux confins de St Lon, Orist et Pey, au sud-est des lieux-dits Tarride et Hort.

Ces deux "Rue Mesquine" qui disparaissent sur les cartes plus récentes sont énigmatiques.
Quant à la transformation du "e" en "u", elle me parait possible dans une zone qui je crois est plutôt "negue" et où on prononçait donc "Meusquine".
Et le "k" de "Muskine" est possible aussi, on le trouve parfois (rarement) pour graphier des noms de lieu gascons à consonnance un peu exotique..
Auteur : Tederic M.
26/02/12
@ Gerard sus "Ranquine"
Pour moi, les "Ranque" qui sont en Gascogne sont clairement des "Hranca", donc, des "Franca" à la sauce gasconne.
On pourrait aussi y rattacher "Ranquine" qui existe aussi en plusieurs exemplaires en Gascogne et notamment en Béarn.
Auteur : Tederic M.
26/02/12
à cette occasion, à St Lon, j'ai vu Irassen (Yrassenous au XIX°). Quala significacion ?
Auteur : gaby
04/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Probablement un toponyme non recouvert du substrat lingüistique basque.
Les terminaisons non-toniques en -en du pays neugue masquent le suffixe locatif basque -un (Urdache qui est Urdaitxun, Bidache qui est Bidaitzun, ...).

A mon sens, Irassen est le basque Iratzun, sur iratz "fougère" (ce qui explique l'absence de mouillure), autrement dit "la fougeraie".
Auteur : Vincent.P
04/03/12
Firefighters in the 64
Gasconha.com est le site de l'identité gasconne, donc s'intéresse aux noms, aux "chafres" d'autrefois, aux pseudos du web d'aujourd'hui...
Dans le forum d'un article de la République des Pyrénées, deux pompiers béarnais interviennent. Comment se nomment-ils ?
Firefighter64 et firegirl 64...
Voici l'identité choisie, de nos jours, dans notre région : américanomanie assortie d'une touche départementale jacobine.
Je n'accuse pas ces deux pompiers (cela dit au cas peu probable où il liraient ces lignes !) : j'observe seulement leur "choix" comme un symptôme de notre contexte social. Ils nous donnent la température de l'américanisation, et... il y a le feu !
On ne peut pas, quand on voit ça, être surpris par la fronde des parents d'Orthez contre une classe bilingue français-"occitan".
Auteur : Tederic M.
08/02/12
Afficher Firefighters in the 64 en particulier, et peut-être donner votre avis...
ça continue !
A la une du web de la Rép :
- une pub "N'PY CUP /02 GOURETTE KING FOR A DAY
- "Après le lipdub, les lycéens de Montardon font un «freeze»"
Auteur : Tederic M.
08/02/12
desolacion
Qu'ei tarible !!!
Et ne parlons pas de tous les groupes de countrie qui se montent partout.
Ces andouilles ne savent même pas que ça veut dire danses de la campagne et que ces danses sont issues de l'émigration de Français partis en Amérique.
Pour le plupart ces danses sont issues du centre France.
Et parfois de Gascogne, on retrouve dans la musique acadienne des mélodies construites sur le même tempo que des branles ossalois.
Avec mon frère on a trouvé un violoneux acadien Jean CARRIGNAN qui joue un air qui est un branle d'Ossau ...
C'est pitoyable ces santiags, chapeaux western quand on sait que ces danses en ligne viennent du Texas dansées que par les blancs très racistes..
C'est hallucinant de bêtise.

Mais peut être sommes nous fautifs aussi, c'est là que l'on voit nos limites en information et communication sur notre propre culture ici et moi le premier je fait mon mea culpa.
Une preuve de plus qu'il ne faut pas nous enfermer dans nos certitudes et s'ouvrir au maximum.
Atau amics
Auteur : miqueu
09/02/12
Allez faire un tour sur espritmusique.20 minutes.fr

Dans la région de Gascogne, il n'y a que des groupes baignés dans l'américanomanie comme le dit si bien Tédéric :
Pas un seul groupe aux consonances gasconnes.
Pas un groupe qui semble intéressé par l'identité Gascogne.
Tout est pratiquement chanté en anglais… alors que je suis persuadé que le gascon se marierait avec le rock le blues ou le jazz : il y en a d'autres qui l'ont déjà fait.
Un constat hélas qui n'a pas fini de s'aggraver.
Tant que la langue restera, une inconnue, une langue d'un autre temps pour ne pas dire vulgairement de "vieux" dans l'esprit populaire.
Auteur : Tédéric D
09/02/12
Il subsiste aux Etats-Unis des folk-lores vivants propres aux différentes communautés : country, cajun (cadien), noir, latino, amérindien, etc.
Ce que nous en recevons est filtré par les media de masse et ne correspond pas au vécu "indigène", assez dynamique.

L'américanomanie a commencé en France vers 1917 et s'est amplifiée après la seconde guerre mondiale.
Le long travail d'arrasement des cultures populaires ayant été mené à bien par la Fonction Publique, la place était libre pour les produits de substitution.
Les modes "introduites" dès 1930 par le disque, la radio, le film, les magazines, sous le signe de la modernité, ont comblé un manque : jazz, blues, rythmes sud-américains (dont les opérettes "marseillaises" et les espagnolades de music-hall !), bref ce 'style composite' et superficlel (ou cette absence de style) ont pris la place des formes déchues de la culture.

La déculturation a frappé les plus typés, maintenant elle atteint tous les milieux, et met à mal la culture française elle-même (qui n'est pas une petite chose), et l' anglaise, etc.
Le triomphe du 'basic american', stratégiquement favorisé par la sphère publicitaire et politique (plus forte désormais que la mirifique "francophonie") est facilité par le lessivage linguistique hexagonal qui a coupé les liens générationnels et, ce qu'on ne souligne pas aseez, les ponts avec les autres peuples d'Europe (essentiels pour la musique, le costume, les techniques, depuis toujours).

La culture a horreur du vide.

Et ce n'est pas qu'une question de langue ! Pour l'esprit français (je ne dis pas 'pour les Français'), 'folklore' est synonyme de nunucherie, de ridicule gentillet, d'aliénation, de moeurs condamnées par l'histoire. Allez dire ça à un Letton ou un Estonien.

On peut aimer telle ou telle mode culturelle extérieure, voire s'en inspirer, mais quand l'échange s'inverse en substitution accompagnée de haine de soi, on atteint le dernier stade de l'assimilation : les éradicateurs du gascon (ou du flamand, ou du breton) deviennent les vecteurs de la non-différenciation planétaire, qui liquide les misérables vestiges de ce qui fut un peuple.

Tenter de rénover la tradition à travers des formes musicales empruntées n'est qu'un pis-aller marginal. Seul un inventaire complet des ressources indigènes et leur exploitation pourra faire renaître quelque chose. Nous sommes seuls, condamnés à inventer notre propre sens.
Comment inverser un courant involutif ?, retourner ls idées générales, qui sont contre nous, au profit du concret et du vécu ?

A suivre...
Auteur : PJM
09/02/12
Que faire pour que la référence 'Gascogne-Gasconha' soit une voie de recours au besoin d'expression ?
La voie occitane n'a pss bien pris ; la voie béarniste n'est pas en mesure de contrer les clichés qu'on a collés à la culture gasconne.
Le monde enseignant est aussi sourd qu'avant (et plus ignorant) et reflète fidèlement son époque.

Ne pas intérioriser le "bruit de fond" général.

Courage !

à suivre,
Auteur : PJM
09/02/12
Peuple en danger
"La conscience de peuple, et de peuple en danger, est vitale. Le reste est relatif et ne peut servir que d'outils conjoncturaux dans le chantier historique, à la marge (...). Un peuple conscient n'est jamais battu. Un peuple qui ne l'est pas assez peut glisser dans un renoncement mortifère"
(M. Simeoni, 'Arriti', n° 2261).
Auteur : PJM
09/02/12
Monsieur Momas,

Vos analyses sont brillantes. Bravo !
Auteur : Peu Importe
09/02/12
Solide que i a ua quasi fascinacion per tot çò d'american. N'i a pas qu'a véder lo slogan de Citroën : "Creative technologie". Ridicule !
Mes d'un aute costat, que vivem en un monde aubèrt, e que pòdem estar autan plan enradigat en un territòri e neurit de cultura anglo-saxòna.
Enfin, au mensh, entà jo, atau qu'es ! Que parli gascon, que sui pro estacat a le mia cultura locau, mes n'escoti quasi pas sonque musica cantada en anglés. Ne pensi que singui un paradòxe, o se n'es un, le nòsta cultura qu'es vertaderament sepelida.
Après, entà çò de le "country" e deu cow boys aprenents... là c'est la beaufitude au maximum...
Auteur : Castèths en l'aire
09/02/12
Adishatz
Effectivement Pjm a toujours des analyses extremement pertinentes et tres documentees.
Sur le site de Gasconha.com je pense qu'il y a beaucoup de personnes competentes aux bonnes idees malgre quelques pelejas parfois..
J'avoue que je ne fait partie des sages comme PJm...
Ne pourrait on pas federer nos idees, essayer tous ensemble de trouver les solutions afin de redonner aux gens de notre region l'envie d'adherer a cette culture si riche... pourquoi pas debattre autour d'une bonne table... a mediter ..
a beth leu mics
Auteur : miqueu
09/02/12
Je ne connais pas "Lous Tatayous", mais au point où on en est, j'ai tendance à apprécier le programme de cette affiche (visible avec Gasconha.com NAVETH).
Au moins, pas d'américanomanie.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Une bonne table, oui, ce serait très bien.
La plupart des disputes deviennent des "confrontations fructueuses" quand les gens se rencontrent et discutent. C'est un effet de la convivialité, pour peu qu'ils soient sincères.
Mais nous sommes loin...
Un "porteteni" des amis du Site G.com. serait une excellente perspective !

J'ai parfois l'impression que nous ne retenons que le plus facile et le moins bon de la culture anglo-saxonne, séduisante et irritante à la fois, si riche pourtant (y compris celle des Etats-Unis).
Mais pour accueillir il faut être fort. Le mimétisme fait exister par procuration.

L'ère industrielle et étatique a cassé les courants d'échanges naturels entre les régions d'Europe :
les Pyrénées sont devenues une frontière, comme le Rhin ou la Manche, la continuité a été brisée et les peuples se sont retrouvés en vase clos.
Le monde ouvert, c'était celui des routes et des foires médiévales, des étudiants voyageurs, des libertés communales et des grands défrichements.
Aujourd'hui, il n'y a plus de contre-poids à l'ouverture apparente du monde.
La communication n'est que la distribution de modes par le canal des media.
Le "monde" s'y réduit, surtout pour ceux qui n'ont rien connu d'autre.
Il y a certes de tout, mais cela ne fait pas une cohérence, ni une stabilité psychologique, pédagogique, affective, familière. Le renouvellement ne se fait plus.
J'aimerais avoir tort.

Le plus difficile pour des Gascons d'aujourd'hui, c'est de s'ouvrir à eux-mêmes.

P.S. : Continuez les pelejas, ça soulève des questions.
Il faut seulement penser à ceux qui ne connaissent pas (pas encore) le site et devront y trouver du positif.
Auteur : PJM
10/02/12
Repash
Si j'organise cette table redonda, êtes vous d'accord pour y participer et c'est valable pour Casa de L'ibg que j'invite avec plaisir même si nos idées sont convergentes pour une fois parlons avec écoute et en toute intelligence.
Si vous êtes prêts je peut m'en occuper.
Mercès a tots
Auteur : miqueu
10/02/12

Réponse de Gasconha.com :
C'est une bonne idée, et elle ne peut venir que d'un esprit généreux.
Les expériences passées montrent qu'il est très difficile de trouver une date pour rassembler des gens très dispersés.
[Tederic M.]
Nous étions arrivés à mettre au point un "porteteni" en septembre dernier, l'idée est excellente et à reproduire.
J'accepte avec plaisir pour ma part (et peux accueillir l'une ou l'autre "session" en Pays de Gosse comme déjà proposé).
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse
C'est le héros de "Si l'Adour l'avait voulu"*, le Docteur Ducasse, gascon enflammé, qui parle :

"le chef-d'œuvre, Dudebout, le plus ancien visage de femme qui soit connu, sculpté par un artiste génial il y a vingt-cinq mille ans, la Dame de Brassempouy !
- La... Dame de Brassempouy ! dis-je. Mais je l'ai vue ! Je n'avais pas fait le rapprochement. Une petite figurine...
- La taille ne fait rien à l'affaire, coupa le docteur avec emportement. Elle est exquise, parfaite. Mystérieuse. Envoûtante. Elle vous fascine ! A côté d'elle, croyez-moi, la Joconde, qui n'a pas quatre cents ans, c'est du flan, de la gnognote.
[...]
Quand on a vu une fois la Dame de Brassempouy on ne peut plus l'oublier. Néfertiti, la Vénus de Milo, la Joconde, bernique en comparaison ! Le pouvoir de cette, statuette de quatre centimètres de haut est immense : c'est Eve qui vous regarde. Elle est belle, elle est blonde. Elle est la Femme. Elle vous ensorcelle à jamais !"

* "Si l'Adour l'avait voulu", de Michel Larneuil, éditions Albin Michel, 1988 (Belle évocation de Poyanne et de la Chalosse d'autes cops)
Auteur : Tederic M.
06/02/12
Afficher La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse en particulier, et peut-être donner votre avis...
A propos de la Dame, je pense qu'il ne serait pas mauvais d'amorcer une campagne pour qu'elle revienne "a casa" tout simplement au lieu de dormir dans un recoin du bric a brac que m'avait semblé être le musée de Saint-Germain en Laye il y a déjà longtemps.
Il faudrait pour cela un lieu digne de l'accueillir et on m'a dit que le petit musée de Brassempouy n'était pas terrible. Qu'en disetz ?
Auteur : Gérard S-G
09/02/12
Si elle revenait, ce ne pourrait et ne devrait être qu'au musée de Brassempouy.
Tes informations sont-elles fraiches, Gérard ?
J'ai visité ce musée il y a 3 ou 4 ans, et j'en garde l'idée d'un espace moderne, superbe, dynamique, tout à fait digne de l'accueillir.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Alors va pour le musée de Brassempouy !
Auteur : Gérard S-G
11/02/12

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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