VIELH
NAVÈTH
Tonneins / Tonens
Bordeaux / Bordèu
Pays de BuchLang-Baz*
*Langonnais-Bazadais
pour les intimes
(Aucun mot recherché)
Résultats par types de document :
1681 mots
212 prenoms
2050 noms
3588 lòcs
450 banèras
940 grans de sau =====>
716 ligams
Cercatz ! Cherchez !
Tapez un mot (ou un tròç de mot) :
Recherche par Google

dans Gasconha.com
dans Internet
Cherchez par aire géographique ou par thème dans les ligams :
aire géo :
Toutes !
Angoumois
Gascogne bordelaise
Gascogne médiane
Gascogne toulousaine
Lana de Bordèu
Lande-Adour-Chalosse
Landes-Adour-Chalosse
Pays Basque
Pyrénées
thème :
Tous !
Langue
Cuisine
Jòcs, hest@s, heir@s
Musique
Architecture
Histoire
Vasconie
Ecologie
País
Technique de bâtiment
Prospective
Pour recevoir les navèras (nouvelles) de Gasconha.com : courrier
Cliquez ici pour vous inscrire à G(V)asconha-doman
Cliquez sur le logo pour vous inscrire
à G(V)asconha-doman
(forum par e-mail sur la Gascogne d'hier à demain)
Écrivez-nous !
Code HTML pour les webmestres :
Lo blòg deu Joan
Au centre de la gascosfèra.
LEXILOGOS
LEXILOGOS
mots & merveilles des langues d'ici et d'ailleurs

MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams
La Gascouigno desoulado
Je viens d'acheter "La Gascouigno desoulado" aux éditions Letras d’oc, un texte par un dénommé Lasplaces sous le règne de Louis XIV, qui fait la litanie des ravages de la Fronde en Gascogne, de Toulouse à Bordeaux, en passant par Pau, même s’il s’agit surtout d’une évocation de la Gascogne garonnaise et du Gers moderne.

Sont très intéressantes les formes données par le curé Lasplaces des villages.
Ainsi, Agen est dit « Agens » de manière assez curieuse, alors que Bordeaux est « Bourdeus » (comme en catalan et espagnol en somme, avec la réadaptation du –s final qui n’est pas étymologique, et est probablement une influence francisante).

Aiguillon est dit Aguilhon, comme si le o final avec nasale n’avait pas encore été fermé en –oun (il y a d’autres exemples jusqu’au XVIIIème siècle). Bajonette se dit Baiouneto et Goujon Gouioun, confirmation que j se prononçait y partout en Gascogne en des temps pas si anciens. L’abbé Lasplaces graphie le v intervocalique u  : Billonauo par exemple. Casteljaloux est bien Castetgelous, Astaffort est Estahort mais Fontenilles et Fonsorbes sont Fountanilhos et Founsorbos.

Fals en Bruilhois est Hals (ce qui sous-entend je suppose Halhs) car dans le même texte, Fieux est Hius. La Sauvetat (32) est La Saubedat avec une intéressante forme sonorisée. Lachapelle est Lacapero. On a confirmation que Lavardens est Lauardens et que le n final dans Lèguevin se prononçait à l’époque, en tout cas dans le gascon de Lasplaces, car il écrit Legobin.

Il y a une erreur dans le texte  : Jean Eygun qui annote identifie Mouchac avec Mouchan (32)  : je ne pense pas, Mouchac est seulement la forme gasconne de Moissac, sans yod. Yod qui apparait dans Seysses qui est Seissos (on attendrait en gascon Sechos). Puycasquier est Pouycasque, Pujaudran est Puiaudran (encore j prononcé y).

Enfin, confirmation finale : Tonneins en gascon est bien Tounens, et je suppose même qu’en certaines régions gasconnes, cela devait tendre vers du Tounenx.
C’est en guyennais que l’on dit Tounen, car ces parlers sont plus lâches au niveau de la prononciation, déjà influencés par l’oïl en somme, en tout cas par le limousin.
Auteur : Vincent.P
16/01/12
Afficher La Gascouigno desoulado en particulier, et peut-être donner votre avis...
Quan dises qu'Aiguillon èra escriut Aguilhon, es pas segur qu'aquò retranscrivi la prononciacion.
L'ortografia n'èra pas encara bien estabilisada a d'aqueras epòcas, nani ?
Auteur : Gaby
17/01/12
La Gascogne est bien désolée de nos jours, même le Conseil Régional Aquitaine ne parle plus de sa langue gasconne si chère à Montaigne ou à Manciet ! Un vrai massacre institutionnel !
Auteur : jmcasa
17/01/12
Wascons et goths
J'ai lu ou relu récemment les deux tomes de "la Vasconie" de l'historien souletin Jean de Jaurgain qui écrivait avant 1900 et le livre que, 100 ans après, l'historienne des Goths,des Mérovingiens et des Carolingiens, Renée Mussot-Goulard prétendait consacrer aux Gascons ("Les Gascons", éd.Atlantica,2002).

Sur le plan factuel, l'histoire des Aquitains/Gascons des VIè au IXè siècle, aux prises avec les grandes puissances du moment, y est bien rappelée et ce livre est fort intéressant.
Reste qu'il me parait représenter à un autre niveau un hold-up historique un peu fort : se fondant sur un "anonyme de Ravenne" (en Italie) de la fin du VIIè siècle (voir pp 9 et 253), l'historienne reprend ce qui me parait un gigantesque anachronisme du "ravennate" qui voyait naitre une "Gascogne" dès le VIè siècle sur l'ensemble de ces territoires ; elle étend le nom de Gascogne à l'immense territoire entre Loire et Pyrénées (les Aquitaine première et seconde d'Auguste).
Ce tour de passe-passe lui permet de raconter, non l'histoire d'un peuple particulier appelé "Wascones" surtout présent au sud de la Garonne - qu'elle ne mentionne même pas à titre d'hypothèse - mais bien la résistance visigothe à la mainmise franque après que la victoire franque à Vouillé (511) les eût chassé de ces territoires.
Du reste, RMG ne mentionne rien d'autre que sa thèse assez partielle et partiale et jamais, même dans sa bibliographie, tous ceux qui écrivirent avant elle sur le Haut moyen âge aquitain et gascon.
Je ne sais si ce livre avait été beaucoup discuté à l'époque de sa parution ; j'ai trouvé toutefois une critique modérée mais claire et bien avisée dans un site basque (Ikerzaleak) sous la plume de Robert Elissondo ("avons-nous des ancêtres goths ?").
Derrière cette thèse outrancière, une question se profile tout de même :
qu'est-ce qui dans notre héritage génétique, culturel, linguistique mais aussi paysager et social, vient respectivemet des quelque 30 peuples "novempopulaniens" (considérés souvent comme "ibères" (les "Aquitains" de Jules César dans les Commentaires), des Goths (qui ont certes laissé leur empreinte) et des "Wascones" que tous s'accordent à voir venir de la zone cantabrique ?
Pour ma part, je subodore que l'influence des premiers nommés, pourtant occupants nombreux et établis de très longue date, a été au fil des temps très sous-estimés au bénéfice des "Wascones" et, avec Mme Mussot-Goulard (bien seule,il est vrai !) des Goths.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
15/01/12
Afficher Wascons et goths en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mauvaise lecture
Je pense, cher monsieur, que vous avez très mal compris cet ouvrage.
Car au final, ce que dit Mme Mussot Goulard revient à peu de chose prêt à ce que vous avez l'air de penser.
Certes elle souligne une influence gothique mais dit en même temps que les Wascones ne sont rien d'autre que la succession de peuples qui ont vécu à cet endroit et dont la grosse base sont les fameux aquitains.
Elle soutient même que ces fameux Wascones ne venaient pas de l'autre coté des Pyrénées (comme la légende populaire voudrait nous le faire croire) mais tout simplement de notre coté à nous des Pyrénées et que c'était ce peuple formé d'une succession de cultures.
Car si on doit considérer le peuple Vascon des romains comme étant les Wascones de Grégoire de Tour, alors il faudrait expliquer pourquoi ce peuple a réussi à rester à l'écart de tous les autres pendant 7 siècles à telle enseigne que personne, absolument personne, ne parle d'eux pendant ces 7 siècles.
Auteur : Guillaume
13/09/12
A Guilhem.
Votre interpellation m'a conduit à relire une troisième fois l'intriguant livre de Mme M-G mais cette fois ,un crayon à la main.
Je dois vous dire que je ne retire rien de ce que j'en avais écrit en janvier.
Pour Mme M-G il est constamment implicite que ces Wascons sont des Goths et sans doute rien d'autre.
Elle s'appuie sur une citation du VIIè siècle évoquant deux "géographes goths" du VIè siècle, sur l'existence des quels elle ne se penche pas alors qu'ils me semblent la clé de son hypothèse (jamais avouée comme telle).
Il faut attendre la fin de l'ouvrage (p 254) pour qu'en deux paragraphes plus que sybillins, elle se demande enfin ce que sont Gascogne et Gascons.
Quant à votre dernière phrase, je ne la comprends pas. Je ne vois pas ce qu'est "le peuple vascon des Romains" et par ailleurs nous sommes bien d'accord pour dire que si on ne s'est pas aperçu d'un peuple wascon sur le territoire de l'actuelle Gascogne pendant les 6 (plutôt que 7) premiers siècles de notre ère, c'est bien parce qu'ils venaient de l'autre côté des Pyrénées (par contre, les tribus novempopulaniennes et quelques tribus celtes, elles, étaient bien là  !).
Mme M-G écrit d'ailleurs que pour résister aux Mérovingiens, ces "Wascons" descendaient des Pyrénées, ce qui est curieux pour un peuple supposé réparti depuis longtemps entre Loire et Tage mais notre historienne n'en est pas davantage ébranlée dans ses certitudes.
Encore une fois toutes les déductions et conclusions de ce livre, que je me permets de trouver hâtives et pas vraiment fondées ne sont pas exclusives d'observations utiles et de réelle finesse dans l'exploitation des sources écrites sollicitées .
Auteur : Gérard S-G
02/12/12
Guillaume et Guilhem
Ce n'est pas à Guilhem que je souhaitais m'adresser mais à Guillaume, bien sûr.Que l'un et l'autre veuillent bien m'excuser .
Auteur : GSG
04/12/12
Goths, vascons...
Je tombe sur votre réflexion portant sur le livre de Mme Mussot-Goulard et je ne peux m'empêcher d'apporter une contribution - maladroite sans doute - à votre discussion avec "Guillaume"
Si je me souviens bien de ma lecture, il y a une bonne dizaine d'années, et de mon irritation d'alors, mais je me livrerai à une relecture de cet ouvrage, l'auteur ne s'intéresse - c'est bien ce que vous notez, quoiqu'en usant d'une tournure qui m'a semblé un peu elliptique, qu'à l'élite goth, aux seigneurs et dominants. Le sous-titre est d'ailleurs clair : "une aristocratie régionale aux temps mérovingiens"). {{Le peuple goth, dont mes lectures ne me laissent pas le sentiment qu'il est resté uni bien longtemps et surtout sur notre territoire, est ignoré.}}

Quant à la question Vascon-aquitain, elle me semble relativement claire, à la lecture de Michel Rouche notamment. Il semble bien que l'accord soit fait aujourd'hui pour admettre qu'{{avant la conquête romaine sont présents de part et d'autre des Pyrénées, bien implantés, des peuples apparentés ethniquement et linguistiquement autour d'une réalité historique relativement commun}}e. Les Vascons constituent seulement un élément (En Navarre/ Aragon et non en Cantabrie, si je puis me permettre) de cet ensemble.
On lit bien à partir du 5e siècle la mise en exergue de ce peuple qui porte une forme de reconquête de l'ensemble aquitain et, disons, bascoïde du pays basque actuel. L'attribution à l'ensemble "nord et sud" du terme qui devient générique et s'applique aux aquitains comme aux basques semble s'expliquer par le mouvement que l'ethnie dite vasconne aurait porté à ce moment-là et de façon durable pendant le haut-moyen-âge.

Pour tout dire, j'ai le sentiment que la position de l'auteur relève - nonobstant son érudition - d'une prise de parti plus que de la volonté de rétablir une vérité historique.

En espérant ne pas avoir écrit trop de sottises ni trop de banalités.
Auteur : Labat
05/02/14
Qui étaient les vascons ?
Des sottises, sûrement pas  ! Je crois que nous sommes bien d'accord pour une lecture de ces temps assez obscurs (il y a eu entre autres la grande et longue coupure des invasions normandes qui ont dû nous priver de bien des sources ) fondée sur des faits assez largement acceptés et en particulier la parenté linguistique entre gasconité et basquitude qui semble dire qu'{{avant que la plus grande part se mette à parler et déformer le latin en fonction de ses pratiques linguistiques antérieures tous ces peuples de part et d'autres des Pyérénées parlaient la même langue}} ; et qu'on est légitimement fondé à les appeler Wascones. Et que par conséquent les Wascones ne peuvent être identifiés à une aristocratie militaire et administrative gothe dépouillée ensuite de ses pouvoirs par les Francs après Vouillé.
Auteur : Gérard S-G
08/02/14
Une vue diamétralement opposée à celle de mme M-G mais assez audacieuse également : celle exposée dans le dernier numéro de Dossier pour la Science (janvier-mars 2014 ) par Théo Vennemann, professeur émérite à l'Université de Munich et Elisabeth Hamel, journaliste scienctifique bavaroise. Selon eux les Vascons auraient peuplé les Pyrénées il y a 20 000 ans avant de peupler la quasi totalité du continent européen ; leur reflux aurait laissé des origines communes vacsonnes à presque tous les noms de montagnes et de rivière. G.Rohlfs, allemand lui aussi, s'était penché sur cette fréquence élevée de noms de rivières et d'éléments géographiques relevant d'une même origine préhistorique mais il me semble qu'il les attribuait plutôt à un peuplement antérieur aux Vasoncs. Toute cette genèse de nos pays n'a pas fini de faire couller de l'encre mais, grâce à Dossier pour la Science, les hypothèses de Mme M-G sont balayées au profit d!une question qui devrait faire gonfler de fierté tous les d'Artagnan que nous sommes : "le Vascon, première langue d'Europe ?".
Auteur : GSG
16/02/14
Génétique et Vascons
Je crois qu'aujourd'hui, la génétique des populations a fait la preuve que les populations vasconnes n'ont pas l'ancienneté que certains secteurs nationalistes leur prêtent : les "Vascons" (Basques et proches parents : Gascons, Aragonais, Cantabres) sont, comme les autres, le fruit du métissage des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique et des fermiers du Néolithique en provenance du Levant.

Les populations vasconnes ont même relativement plus d'héritage ancestral néolithique que les autres populations françaises, a fortiori que l'Europe du Nord, restée plus proche des chasseurs-cueilleurs.

Nous sommes des "Atlanto-Méditerranéens" comme en avait eu l'intuition l'anthropologie physique aujourd'hui désuète. En quoi les "Vascons" se différencient-ils alors de leurs voisins ?

D'abord, c'est tendanciel et de proche en proche, tout est affaire de continuum, sur la Garonne comme sur l'Èbre. Façon, on n'a pas assez d'échantillons. Mais ce qui se dessine, c'est que les populations vasconnes ont seulement évité la dernière migration, celles des Indo-Européens (qui dans les études génétiques se détecte par un apport d'une composante en provenance du Caucase, qui est nulle chez les Basques, alors qu'elle monte à 10% chez les Français de base, et une re-paléolithisation probable, à savoir que les Indo-Européens en provenance probable de la steppe ukrainienne, ont réintroduit des gènes du Paléolthique en des zones qui avaient été néolithisées, c'est le cas en Allemagne il semblerait).

Bref, nous ne sommes pas si vieux, Lascaux et Altamira, la dame de Brassempouy également, ce n'est pas nous, enfin, disons que ce n'est qu'une part de notre arbre généalogique (de l'ordre de 60% selon certains calculateurs), celle qui a été envahie par les fermiers qui ont mis en valeur les terres, introduit notre régime alimentaire et également la langue basque.
Auteur : Vincent P.
02/03/14
Gascogne d'aujourd'hui
A la télé sur France 2, reportage à Solférino.
Pas un seul intervenant qui ait l'accent gascon... Accent ch'ti du garagiste, accent d'oïl du maire ...
Que des "implantés" pour illustrer les Landes.
Le repas des anciens, pas un béret, rien, tout ça est mort ...

En face de chez mes parents, en Béarn, une fille du village, instit de son état, fait construire une maison.
J'ai vite compris à la forme de la dalle ... Les génoises étaient un indice.
Dans la semaine, la charpente est arrivée : plus de doute, c'est une provençale, la 4ème en 10 ans sur 500 mètres ...
Le maire ne veut pas s'engueuler.
Je ne vois plus qu'une solution, balancer des requêtes en référé-suspension sur chaque permis de construire ... Cela ne servira à rien en droit puisqu'il n'y a pas de norme contraignante, mais il leur faudra répondre et balancer des mémoires en réponse.

J'ai regardé après tout le monde "Les Petits Mouchoirs".
Le Pays de Buch, dit Bassin d'Arcachon, y est admirablement filmé, et je suis sensible à ces vies amoureuses un peu autocentrées des trentenaires, mais ne nous voilons pas la face, c'est Boboland que ce Cap Ferret de cinéma.
Touche typique avec l'ostréiculteur à accent.
Le film finit sur des obsèques à Mons. Je regardais la scène finale en me demandant qui savait que l'église était une paroisse de l'évêché de Bazas en des temps anciens ...
Auteur : Vincent.P
15/01/12
Afficher Gascogne d'aujourd'hui en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mais ce n'est pas que le cap-Ferret, c'est tout le Bassin qui est devenu BOBOLAND !!
Auteur : GINOU
16/01/12
Rien à ajouter à ces constatations que nous pouvons tous faire, hélas...
Quant au remède, le référé suppose d'avoir non seulement le "courage" de se brouiller avec ses voisins mais de fermer la porte à toute discussion, mais pourquoi pas quand tout espoir de persuasion a disparu.
Reste l'éventuel problème des frais de justice qui peut faire reculer plus d'un surtout si l'on sait que l'on sera débouté dans l'état actuel de la législation et donc de devoir payer les frais de justice.
Pour faire changer loi et/ou règlement il faudrait envoyer aux pouvoirs publics et aux municipalités (là aussi, ce sont des coûts !) des dossiers fondés sur les études du CAUE des Landes ou des PA, par exemple ; lourde et incertaine démarche mais qui vaudrait la peine pour les architectes et urbanistes qui lisent ce site !
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
17/01/12
mais personne ne connait vraiment cette région !
elle fut rétive, bizarre, sauvage, faite de sable et de piéges... et de vasières ! mais y sortir son dériveur, dans des conditions extrêmes, c'était juste magnifique !
Auteur : inconnu
01/06/13
Le 65 en Gascon
Istorià deus Hauts-Pirenèus

Sur le site Conseil Général des Hautes-Pyrénées nous trouvons une page " un peu d'histoire en gascon" au lien suivant (en "graphie normalisée") :

www.cg65.fr--sectionId=209

Bonne lecture et à vos commentaires !
Auteur : jmcasa
11/01/12
Afficher Le 65 en Gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
La langue utilisée me parait bonne et bigourdane, d'autant que je peux en juger.
Je regrette seulement qu'on n'y ose pas davantage d'hyper-gascon ("arribèra" plutôt que "ribèra"...).

Sur l'histoire :

- Comme peuplement pré-romain, il n'est fait allusion qu'aux celtibères, alors que la toponymie semble montrer plutôt un peuplement vasco-pyrénéen.

- L'histoire de la langue n'est pas abordée. Faire une page de l'histoire locale en gascon local sans parler du changement de langue vers le français, c'est bizarre.
Mais l'auteur de l'article d'histoire l'avait sans doute rédigé en français.
Auteur : Tederic M.
11/01/12
Les Celtibères, c'est la vieille littérature du XIXème siècle ça ...
On ne sait même pas vraiment qui étaient les Celtibères d'ailleurs, probablement des Ibères de la Meseta centrale à l'élite celtisée, contrairement aux Ibères de la côte méditerranéenne, restés culturellement étrangers aux infiltrations celtes (mais en contact étroit avec la Méditerranée par contre, surtout ce qui est aujourd'hui le pays valencien).

Ensuite, "Celtibère" est la manière de dire que les populations antiques de Bigorre partagaient plus avec les populations de l'autre versant des Pyrénées.
Mais en effet, ce substrat commun est proprement "vasconien", "basco-aquitain", qu'importe, mais pas celtibère, la relation entre le monde basque et le monde ibère étant contrastée et encore à définir (il semble bien que l'ibère soit apparenté au basque, probablement que la différenciation ethno-culturelle s'est opérée justement parce que les Ibères ont incorporé des éléments culturels et ethniques en provenance de la Méditerranée et du monde néolithique, là où les pays vascons sont restés des no man's lands isolés, sauf dans la vallée de l'Ebre et celle de la Garonne).

On détecte des formations toponymiques celtes en Rivière-Basse par contre, probablement des formations tardives de l'élite celtisée d'Auch.
Auteur : Vincent.P
12/01/12
Oui, j'oubliais de dire que je suis un fervent défenseur de l'éclatement du département des Hautes-Pyrénées, ou en tout cas pour le retour des pays commingeois dans l'orbite de Saint-Gaudens (au moins la Barousse, Aure et le Nestés en Haute-Garonne et la réunification du Magnoac avec l'Astarac).
L'éclatement du Comminges est une des hontes de notre géographie locale.
Auteur : Vincent.P
12/01/12
Era Varossa quiò, mes eth Nestés, e encara mens era Vath dera Aura non senteishen pas comengés.
Auteur : Renaud
13/01/12
Mais ils le sont, par leur appartenance au bassin garonnais, par leur langue qui montre des traits commingeois notables, par l'Histoire, ...

Maintenant, c'est vrai, la vallée d'Aure a pour débouché Lannemezan.
Auteur : Vincent.P
13/01/12
Ces trous au bord de l'Adour...: des goses !
Ces trous en dehors du lit du fleuve que l'on appelle (phonétiquement) goses (substantif féminin) en Rivière Basse .....et peut-être ailleurs  !

Ce n'est pas vraiment de l'eau morte car ils sont alimentés par les résurgences de la nappe phréatique d'accompagnement et lors des débordements.
Ce sont d'ailleurs les crues qui les creusent et les rajeunissent.
Ils sont d'un très grand intérêt dans l'écosystème.

J'ai inventorié (cadastre,Cassini, minutes de l'EM, IGN) tous les lieux situés dans la vallée entre Aire et Maubourguet.

Trouvé  :
- Hères (65) lieu dit Lagose (aucun habitat) que je n'identifie malheureusement sur aucun support cartographique ancien. Nous sommes à 330 m du lit actuel du fleuve ( 750 m au N du bourg, le long de la D 367de Hères à Mazeres) , dans un secteur ou l'Adour a divagué naturellement ( bien avant que l'érosion ne soit accélérée par les gravières dans le lit du fleuve). Le lien est donc possible.

- Secteur d'Estirac dans un endroit où historiquement la divagation est très forte ( en rive gauche un bras toujours en eau est baptisé Canal du vieil Adour, en rive droite le ruisseau de l'Esteous a été capturé)  : lieu dit Lasgosdes parfois écrit en 2 mots on parle du pont de Las Gosdes.
Le lieu dit se situe en rive gauche vers le Vieil Adour.

Quelqu'un pourra t il m'éclairer sur cette toponymie  ?

J'ai trouvé sur Simin Palay les mots gob, gobe, gaube qui signifient flaque, trou d'eau, de plus ou moins grande taille parce que le lac de Gaube  ! ! ! !

Plus au sud, dans la vallée on emploie gau, agau pour tout canal ou ruisseau canalisé qui amène l'eau pour l'irigation ( Capagau....).
Auteur : Lo Carle
05/01/12
Afficher Ces trous au bord de l'Adour...: des goses ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Enjoy33
Lu dans le magazine de la Communauté de communes de Montesquieu (en gros le pays de la Brède, au sud de Bordeaux) :
La radio locale "TRG" devient "Enjoy33". Sous-titre du logo :"Hits et News"...

D'accord, le nom "TRG" n'était pas beroy, mais pourquoi "Enjoy" ?
Pourquoi faut-il qu'une radio locale qui semble d'ailleurs bien enracinée et présente sur cette ancienne "Terre gasque" fonce tête baissée dans l'anglo-américanomanie ?
Avec l'ajout du "33" jacobin, on a "la totale". Ils veulent peut-être rayonner sur "le 33" (le département de la Gironde)... la folie des grandeurs, en plus ?

Pour se consoler, on peut espérer un petit effet secondaire positif : à force d'être anglomane, on pourra revenir un jour, après l'avoir perdue sous l'effet de la francisation, à la prononciation correcte du "oy" dans des noms comme "le Caloy", "Beroy" etc. C'est comme "enjoy" !
Auteur : Tederic M.
04/01/12
Afficher Enjoy33 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il y aurait à dire sur les délires de grandeur du côté de La Brède ...
A tous les égards, le modèle de développement est celui d'une banlieue pavillonnaire américaine.
Rien d'étonnant alors que la radio locale se mette en conformité avec l'état d'esprit général ... Dans tous les cas, vive la crise ...

Wikipedia nous apprend cependant que Télé Radio des Graves était depuis 2009 "The Radio Girondine". L'implantation sur Cadaujac n'est pas anodine.

NB : La disparition des radios locales est une triste réalité. La Voix du Béarn sur Pau passe plus de musique portugaise que de musique gasconne ...
Les animateurs ont encore un peu l'accent, pas toujours.
Il faut désormais écouter les radios basques pour quelque chose de couleur locale.
Auteur : Vincent.P
05/01/12
J'en rajoute une louche :
Le slogan de la radio est « Just play  ! ».
Je viens de l'écouter un momentot, assez pour entendre un de leurs "jingles" :
"La radio des girondins qui bougent et qui ont le smile"

Au secours !
Et la Communauté de communes de Montesquieu qui les encourage ! Il n'aurait pas aimé...
Auteur : Tederic M.
05/01/12
La Communauté de communes de Montesquieu est un laboratoire du rurbain assumé, une communauté parasite aux portes de la CUB qui n'entend se développer que via le pavillonnaire.
C'est la décentralisation des ronds-points, des journaux à la gloire de l'élu local.
Mais la crise passe par là ...
Auteur : Vincent.P
15/01/12
Nom gascon de localités situées en Pays Basque
Une idée m'est venue, celle de donner le nom gascon de localités situées en Pays Basque.

Cela me semble intéressant car la plupart des noms de communes actuelles sont le résultat d'une romanisation (gasconne surtout) de noms d'origine basque.

Pour le Labourd (dans sa globalité) :

GUICHE (gasconophone) : prononcé 'GUICHE par les gascons du village.
L'IBG choisit deux graphies, GUICHE et GUIXE. BBF, elle, choisit la graphie normalisée "occitane" et écrit GUICHEN (avec accent aigu sur le I). Cette dernier graphie retranscrit bien la prononciation locale me semble-t-il.
GIXUNE en basque.

BARDOS (maj bascophone) : prononcé BAR'DOS par les gascons du village. BBF propose BARDOS (avec accent grave sur le O).
BARDOZE en basque.
Auteur : P. Dibon
04/01/12
Afficher Nom gascon de localités situées en Pays Basque en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pour ainsi dire, toutes les communes basques du Labourd, de Basse-Navarre ou de Soule nous sont parvenues dans les versions gasconnisées, avec cependant des foyers de plus forte résistance un peu aléatoires.

Je peux si ça amuse fournir la liste entière des noms, je m'étais amusé à la faire.
Auteur : Vincent.P
04/01/12
Avec plaisir Vincent P. !
Auteur : P. Dibon
05/01/12
URT (gasconophone) : prononcé URT par les urtois. L'IBG propose deux graphies, UR et URT.
BBF propose URT, qui transcrit bien la présence du T final prononcé et étymologique.
AHURTI en basque.

URCUIT (maj bascophone) : prononcé UR'CWOEUIT en gascon. BBF propose URCUEIT.
URKETA en basque.
Auteur : P. Dibon
06/01/12
Labourd  :

- Briscous : Briscós
- Lahonce : Lahonça
- Mouguerre : Moguerre
- Saint-Pierre-d'Irube : Sent Pèr d'Irúber
- Bassussarry : Bassussarri
- Arcangues : Arcangues
- Arbonne : Arbona
- Bidart : Bidart
- Guétary : Guetaria

- Ahetze : pas de version gasconne attestée, un des rares cas du genre, même si la forme de 1249 laisse entrevoir ce qu'aurait été la gasconnisation ("de hetsa"), quelque chose comme Hesse.
- Saint-Jean-de-Luz : Sent Joan de Lus
- Ciboure : Cibore (en fait, le u/ou final du basque buru est depuis longtemps interprété e "negue" en gascon local, comme dans Arcangues, qui était en ancien gascon Arcangos)
- Urrugne : Urrunha
- Hendaye : Hendaia
- Serres : Zerra en basque, c'est un toponyme gascon transparent.
- Ascain : Ascanh (le gascon a palatisé la finale comme le souletin)
- Sare : Sara
- Saint-Pée-sur-Nivelle : Sent Pèr
- Aïnhoa : Ainho (les formes anciennes gasconnes sont claires, on palatisait le groupe prononcé détaché en français régional et basque n.h)
- Souraïde : Soraide
- Espelette : Espeleta
- Ustaritz : Ustárits

Jatxou : Jatso (une vraie forme gasconne n'aurait probablement pas le t fricatif, on aurait Jasse, cf Ciboure pour le u final basque)
- Villefranque : Vielafranca
- Halsou : pas de forme gasconne non plus sauf l'adaptation "Halso", une vraie forme gasconne serait Hausse.
- Larressore : c'est l'ancien Saint Martin d'Arribère Longue, Larressòre en gascon (là encore o final basque)
- Cambo : Cambo
- Hasparren : je ne sais pas si l'accent est porté sur la finale ou l'avant-dernière syllabe. Le cas de Libarrenx en Soule laisse penser qu'il n'y avait pas recul de l'accent tonique sur le basque barren lorsqu'il était adapté en gascon (alors que d'autres finales avec n sonore comme le suffixe -un a disparu par recul de l'accent : cf Bidache)
- Bonloc : Bonlòc

- Mendionde : Mendionde
- Gréciette : Grecieta
- Macaye : Macaia
- Louhoussoa : pas de forme gasconne, serait probablement Lohosse.

- Itxassou : pas de forme gascon, c'est vraiment le Labourd rétif aux pénétrations culturelles gasconnes, Itsaso en gascon du coup, mais une forme authentique aurait pu être quelque chose comme Ichasse en phonétique française (cf Ichas, patronyme charnégou)
Auteur : Vincent.P
07/01/12
Lehounse, Mougueurre et Haspar en gascon.
Auteur : inconnu
07/01/12
Oui, c'est exact, Lahonça ne peut pas rendre correctement la prononciation, donc Lehonça (prononcé Leuhounçe). Pour Mouguerre, le Moguerre normalisé se prononcera Mougueurre.

Quant à Hasparren, heureux d'apprendre que l'on dit Haspar, ce qui est conforme à l'autre théorie que j'avançais, à savoir qu'il y a bien eu recul de l'accent tonique, ce doit être quelque chose comme "Hasparre" donc.
Auteur : Vincent.P
08/01/12
Non, c'est bien Haspar, avec R prononcé roulé à la fin et H soufflé.
Hasparr. C'est ainsi que disait Georges Duhart, gascon de Labastide Clairence, que j'ai connu et avec lequel j'ai souvent parlé avant sa mort prématurée.
On peut avancer une orthographe Hasparn, en normalisé, étant donné que le -N final ne se prononce pas toujours, cf. your(n), pèyis de Bor(n), Biar(n) etc...
Auteur : inconnu
08/01/12
BAYONNE (maj gasconophone) : prononcé BAY'OUNE en gascon. BAYOUNE est la graphie de l'IBG, BAIONA en graphie normalisée.

ANGLET (maj gasconophone) : prononcé AN'GLEUT en gascon. ANGLET en graphie normalisée.
L'IBG met un accent aigu sur le E, ce qui ne tient pas compte de la prononciation locale.
Auteur : P. Dibon
08/01/12
BIARRITZ (maj gasconophone) : prononcé 'BIARRITS en gascon. Comment orthographier le suffixe basque à sifflante -i(t)z ?

ARBONNE : pouquoi ne pas écrire ARBÒNE ?
Auteur : P. Dibon
08/01/12
GUETHARY : le A final de GUETARIA correspond au A de l'étymon basque ? Comme il ne figure plus dans le nom officiel, pourquoi ne pas l'enlever en gascon ?

SENT-JEAN DE LUZ : comment savoir si l'on choisit JAN ou JOAN pour JEAN ?
Auteur : P. Dibon
08/01/12
Pour Guétary, en gascon de l'Ouest, -ia final est prononcé simplement -i, c'est une convention.
Du reste, Guétary comme Getaria semblent être des formations romanes, carrément gasconnes, sur "gué", avec le suffixe -aria.

Pour Arbonne, il me semble qu'on dit Arboune, ce qui serait logique. D'où Arbona en alibertin.

Pour Biarritz, aucune raison en fait d'utiliser le z car en gascon, s et z sont confondus en un même son, donc -ts, voire -s, car pas certain que la fricative s'entende toujours.

Pour Hasparren, c'est très intéressant, cela signifie que le recul de l'accent tonique a carrément éliminé toute trace de la syllabe finale.
Auteur : Vincent.P
09/01/12
IBARRON : le suffixe locatif basque -un pourrait bien se notait -on [un] en gascon, d'où IBARRON.

AINHOA : pourquoi ne pas garder le a final ?
Certaines attestations anciennes indiquent AINHOUE, AIGNOUE... il me paraît donc légitime de rétablir AINHOA en graphie normalisée.
Auteur : P. Dibon
11/01/12
Basse-Navarre : (je suis l'ordre du livre d'Orpustan)

1. Pays de Mixe (Micsa en gascon)

a) Mande d'Outre-Bidouze

- Uhart-Mixe : Uhart
- Larribar : Larraivath
- Sorhapuru : pas de version gasconne, on aurait Sourapoure
- Lapiste : Lapista
- Béhasque : Behásquen
- Saint-Palais : Sent Pelai
- Aïcirits : pas de version gasconne, serait plutôt Assíri(t)s, avec probable recul de l'accent tonique
- Arbérats : Arberats
- Sussaute : Sussauta
- Sillègue : Silego
- Arbouet : Arboet
- Camou-Mixe : Camon
- Suhast : Suhast


b) Mande de la Barhoue

- Orsanco : pas de forme gasconne, on aurait Ossancou, quelque chose comme ça
- Beyrie-sur-Joyeuse : Veiria (j'ai demandé à une amie à moi qui habite justement dans la vallée de la Joyeuse comment l'on disait en basque le nom de cette rivière, sa réponse : "on ne le dit pas")
- Garris : Garrís
- Oneix : Oneis
- Amendeuix : Aminduish
- Gabat : Gabat
- Ilharre : Ilarra
- Sumberraute : Sumberrauta
- Luxe : Lucsa


c) Mande d'Ahetze

- Béguios : Beguiòs
- Labets : Labets
- Biscay : Biscai
- Charritte : Sharrita
- Arraute : Arrauta
- Masparraute : Masparrauta
- Succos : Sucòs
- Amorots : Amoròs
- Orègue : Oréguer
Auteur : Vincent.P
15/01/12
Pour USTARITZ, la graphie gasconne ne doit pas plutôt comporter un accent grave sur le A ? "Ustàrits" ?

ARRAUNTZ  : ARRONTS en gascon ?
Auteur : P. Dibon
17/01/12
J'entend parfois quelques personnes d'origine biarrotte prononcer justement 'Biarriss lorsqu'elles évoquent Biarritz, en français.
Auteur : P. Dibon
15/06/12
Je l'ai déjà dit, mais ça vaut la peine d'être redit, ma mère m'a rapporté que son père (à Réaup, en Albret, donc à environ 200 km de Biarritz) prononçait 'Biarrits, donc avec l'accent tonique sur "Bia" et la sifflante "ts" à la fin.
Je trouve remarquable qu'une prononciation gasconne et tellement incompatible avec le modèle français ait pu se maintenir jusqu'au 20e siècle et si loin du lieu nommé.
J'y vois une preuve d'un bassin de vie sur toute la Gascogne, donc d'un "système gascon" qui a longtemps résisté au "système français", pour reprendre des mots de l'historien Braudel.
Auteur : Tederic M.
15/06/12
An nau
Bona annada a tota la Gasconha !
Auteur : cos
02/01/12
Afficher An nau en particulier, et peut-être donner votre avis...
BD Histoire sud ouest
Bonjour,
j'ai réalisé une bd "histoire des terres du sud-ouest" dans laquelle je parle de la Novempopulanie, et des "débuts" de la Gascogne, j'ai pensé que cela pourrait vous interesser (aux éditions Cairn, à Pau).
Auteur : Frechou Patrice
31/12/11
Afficher BD Histoire sud ouest en particulier, et peut-être donner votre avis...
Très bonne initiative Patrice, cela manquait. Moi qui suis un amateur de Bd je vais me le procurer…
Les livres traitant de l'histoire, c'est bien, mais dans notre société où règne l'image, je pense qu'il est important de toucher un large public et la Bd le fait très bien.
En ce début d'année, je vous souhaite qu'il obtienne un large succès !
Auteur : Téderic D.
09/01/12
Voilà un sujet historique intéressant, d'autant plus que la Novempopulanie fut une réalité historique qui explique les origines romaines de la Gascogne.
Ce n'est pas toujours vrai d'autres constructions pseudo-historiques dont on nous rabâche sans cesse les oreilles !
Entrer dans l'histoire par la BD, c'est un bon choix.
Auteur : jmcasa
09/01/12

Réponse de Gasconha.com :
A quelles constructions pseudo-historiques faites-vous allusion ?
Parlatz clar / Parlat cla !-)
Pour compléter et répondre au webmeste je citerai un grand homme de la littérature gasconne, Bernard Manciet :
"Ce qu'il y a de pire maintenant-l'Occitanie vis d'Archimède à vide-Ils t'auront, Gascogne abâtardie (...)". L'Enterrament a Sabres.
Auteur : jmcasa
10/01/12
Autisme
Les résultats de l'enquête montrent qu'un peu moins de 7% des habitants des Hautes-Pyrénées parle couramment le gascon, pardon l'occitan, mais ils trouvent le moyen d'y voir "une enquête positive".
A ce degré d'autisme quant aux réalités démographiques ...

www.vistedit.com/actus
Auteur : Vincent.P
26/12/11
Afficher Autisme en particulier, et peut-être donner votre avis...
pas sympa
Vincent pas sympa pour les autistes
j'ai un petit cousin autiste et n'est pour rien dans les histoires occitano gasco..
a l'avenir stp emploie d'autres qualificatifs concernant la mauvaise foi merci pour lui et pour les autres..
sans rancune aucune mais je n'aime pas les references faites en comparaison avec l'handicap.
J'espere que tu comprendras ma demarche au dela de nos desaccords merci par avance.
Auteur : miqueu
27/12/11

Réponse de Gasconha.com :
L'autisme n'a à ma connaissance aucun rapport avec "la mauvaise foi".
Il est plutôt en rapport avec l'aptitude à participer à notre monde, à s'y sentir impliqué.
Si j'ai un peu compris ce que sont les autistes, ils n'ont pas d'amour propre, ils ne seront nullement blessés si on les traite d'autistes, ou si on étend le qualificatif d'autistes, au sens figuré, aux occitanistes.
Ces derniers, eux, seront éventuellement blessés d'être traités d'autistes, ce qui montrera dans ce cas qu'ils ne le sont pas complètement !-)
[Tederic M.]
Je n'emploierai pas d'autres qualificatifs, j'ose espérer qu'il existe encore quelque chose comme le champ figuré.
Je ne m'interdis pas de piocher dans le vocabulaire psychiatrique à des fins de diatribe ...
Ce n'est pas pour autant que je signalerais par ce choix mon mépris des personnes souffrant d'autisme.
Auteur : Vincent.P
27/12/11
Et oui ! Les sourds sont des mal entendants, les aveugles des mal voyants, les femmes de ménage des techniciennes de surface, l'extrême droite la droite nationale, les licenciements des plans sociaux, les élèves des apprenants, les noirs des gens de couleur, les pays pauvres des pays en voie de développement, les Gitans des gens du voyage, les Gascons des occitans de l'ouest, les caissières des hôtesses de caisse (ça fait un peu pute, vous ne trouvez pas ?).
Et les cons ? Des mal comprenants ?
Auteur : Jean-Luc Mélenchon
27/12/11
dommage..
Adishatz a tots e a jean luc, noste beroi jean luc qui enta jo n'ei pas ua referencia capa'ra nosta lenga...
J rappele que le cher mélenchon j'écris en minuscule volontairement s'est violemment opposé à la reconnaissance des langues régionales en france quand il était sénateur... sans commentaires.

Par contre je suis complètement écoeuré de la réaction de Vincent, écoeuré par ce petit prétentieux qui n'a jamais été confronté à un autiste, je tiens à dire et témoigner qu'un autiste est capable de sentiments et ressent très fortement ce qu'il peut être, mon petit cousin agé de 14 ans quand on lui pose la question c'est quoi un autiste, il répond c'est comme moi se met à pleurer et demande qu'on l'aide pour devenir comme nous...
J'ai un ami chanteur Pagalhos qui a malheureusement ses 2 enfants autistes ils ont 22 ans et 19 ans je puis témoigner de leur sensiblité et de leur compréhension en rapport à leur handicap.
Je ne demandais à Vincent juste à l'avenir de choisir des mots plus en rapport avec sa diatribe, je vois qu'il est un ignorant prétentieux et insensible, un jour si j'en ai l'occasion j'aimerais le présenter et discuter avec des autistes, peut être ce jour là serat il capable d'un peu d'humanité....
Les cons des mal comprenants certes, mélenchon porte un appareil auditif...
adiu
Auteur : miqueu
27/12/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, le terme "autiste" est couramment utilisé au sens figuré.
Admettons que tu réprouves cette utilisation, ce n'est pas une raison pour lancer une diatribe de plus, hors sujet dans ce hiu de grans de sau.
As minjat lion, a Nadau, o que ? [Tederic M.]
Je suis confronté à la souffrance de mes proches, je n'en fais pas l'étalage pour obtenir des hourras de bien pensance. Fin de la polémique.

Et sur mes 7% de locuteurs, on dit quoi ?
Auteur : Vincent.P
28/12/11
Halte à la polémique et paix dans les chaumières
Vincent pour me faire une une véritable idée et donner mon avis je souhaiterai lire le document auquel tu fait référence, mais le lien que tu donne est innaccéssible..vistedit... ya t'il un autre moyen pour accéder à ce document.
mercès
Auteur : miqueu
28/12/11

Réponse de Gasconha.com :
Le lien donné par Vincent est valide, mais c'est la souillarde de Gasconha.com qui l'avait corrompu.
C'est corrigé, avec mes excuses.

On remarquera aussi que, comme d'hab, l'article de "la Setmana" est en languedocien.
Si jamais quelqu'un de ces 7% qui parlent correctement "l'occitan" voulait prendre connaissance de l'enquête par "Vistedit", il aurait du mal à reconnaître sa langue ("per eles" etc.).
Ací qu'ei l'occitanisme jacobin.
[Tederic M.]
On sollicite beaucoup la sociolinguistique par les temps qui courent, et dans tous les sens.

J'ai parcouru le texte en question, qui est conforme à ce genre d'enquêtes. On y trouve tous les ingrédients de la "défense des langues régionales" :
- des chiffres bruts, sans doute forcés : tiennent-ils compte de la réalité du terrain, de la fréquence d'usage, des situations ?
- La confusion du potentiel "peut parler la langue" et du réel (ne la pratique pas) ;
- l'absence de critères qualitatifs ;
- le regret des parents (qu'attendent-ils ? Compteraient-ils sur l'école ?) ;
- l'appel au bénéfice touristique supposé (ne soyons nous-mêmes que pour les spectateurs, vendons-nous du mieux possible) ;
- les prétendues retombées économiques, formule désormais rituelle qui donnerait à croire que la société monolingue était improductive ; à moins que ce ne soit une façon détournée et malhabile de faire le lien entre langue et patrimoine ;
- le mythe d'une jeunesse mieux lettrée et plus instruite que les anciens (!) ;
- les progrès de l'écrit (occitan) : compensation-consolation (mais le travail des enseignants ne doit pas être sous-estimé : évaluer n'est pas dénigrer) ;
- la vaste perspective de reconquête : la langue ne sera-t-elle sauvée que médiatiquement, en quelque sorte de l'extérieur, comme une langue hors-sol, plus que par des parents élevant des enfants ?

Bien entendu, la question de fond, qui est celle l'appartenance à un peuple en voie de disparition, n'est pas posée. Ce n'était pas l'objet de l'enquête. Nous avons failli avoir peur.

Revenons au terrain, ici la Bigorre : Qu'en pensent ceux qui le connaissent bien ?
Un fil de discussion objectif et documenté sur l'"ETAT DE LA LANGUE" serait le bienvenu.
Une enquête sérieuse et détaillée sur une seule commune de chaque type (rurale, rurbaine, etc.) autoriserait des extrapolations non complaisantes.
Auteur : PJM
29/12/11
Je pense en effet qu'une étude sur quelques villages-test pourraient être menées, mais encore faut-il que les enquêteurs posent les bonnes questions et ne cherchent pas à justifier leur politique institutionnelle.
Ne pas désespérer Billancourt.

Pour le terrain, je peux dire que dès les années 70, en Rivière-Basse, de larges zones étaient déjà dégasconnisées et ne pratiquaient plus que le français régional.
Les zones béarnaises limitrophes, plus conservatrices, maintenaient mieux la langue. Cela a changé avec les années 90, la mort des derniers chefs de famille et la société des pavillons.
Auteur : Vincent.P
30/12/11
L'associacion Nosauts de Bigòrra, capvath Fabrici Bernissan e autis, qu'a totas las dadas e chifras tà tractar aquera question de l'estat de la lenga uei lo dia.
E ne son pas briga los madeish ! Haut o baish, sonque excepcion, 4 a 5 locutors per vilatge...
Auteur : Castèths en l'aire
01/01/12
Cloches, sonnailles, carillons en pays landais
Je conseille la lecture de "Cloches, sonnailles, carillons en pays landais" édité par Le Festin conjointement avec le CG des Landes.

Architecture des clochers, vie des sonneurs, évocation de la musicalité des troupeaux, ...
Et puis des détails intéressants : au XVIIIème siècles, 75% des cloches landaises étaient fabriquées par des Basques et des Cantabres itinérants ou pas (certains faisaient souche), ce qui est un indice de plus sur l'existence ancienne d'un espace économique vascon, détruit par l'instauration de l'Etat-Nation français au XIXèm siècle, qui a cassé le commerce avec l'Espagne pour privilégier les réseaux devenus nationaux (les Lorrains qui étaient cependant déjà présents).
Auteur : Vincent.P
26/12/11
Afficher Cloches, sonnailles, carillons en pays landais en particulier, et peut-être donner votre avis...
A Hagetmau, jusque après la guerre, les cloches sonnaient plus longtemps pour un mort riche que pour un pauvre, selon ce que payaient les familles.
Les longues sonneries proclamaient bien fort :

"Aqui qué'n i a !
Aqui qué'n i a  !"

(d'argent).


Clarines des vaches de Béarn, cloche des armes du Couserans, sonnailles des bannières d'or ou "Gaïffer" à Saint-Martial de Limoges...
Auteur : PJM
29/12/11
Noms gascons des communes gabayes
Per ríser :

Airans
Anglada
Baion
Berson
Blaia
Borg (de Gironda)
Brau e St Loís
Campunhan
Cars
Cartalèga
Cavinhac
Cesac
CUBNEZAIS  :  ? (Cavinhasés  ?)
Estaulèirs
Fors
Gauriac
Gauriaguet
Lansac
Maransin
MARCENAIS :  ?
Marcilhac
Marsàs
Masion
Mombrèir ( ?)
Punhac
Renhac
la Ruscada
Samonac
Saugon
St Andrauni (Andròuni)
St Cièrs de Gironda
St Cristòli de Blaia
St Girons d'Aigas Vivas
St Idens de Sodiac
St Martin la Cauçada
St Trojan
St Savin
St Seurin de Borg
St Seurin de Cursac
St Vevian (Vivian) de Blaia
Tauriac
Tulhac
Vilanèva

Abzac
las Artigas de Lussac
Baiàs
los Bilhaus
Bonzac
Chamadèla ( ?)
Cotràs
las Esgleisòtas ( ?) e Chalauras
LE FIEU  :  ? ?
Galgon
Guistras
Lussac [-at]
Montanha
Neac
las Pinturas
la Poiada (la Pojada)
Porquèiras
St Cièrs d'Abzac
St Cristòli de Dobla
St Denís de Pila
St Martin dau Bòi
St Martin ...DE LAYE =  ?
St Medard de Guisèiras

.....
e ne'n divi oblidar
Auteur : Gaby
23/12/11
Afficher Noms gascons des communes gabayes en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est à dire qu'à part en Vitrezais où l'on trouve des formes oïlico-limousines (Etauliers, face à ce qui serait Estableys en gascon) ainsi que du côté de Guîtres (qui devrait être Aguistres en gascon, cf aussi Porchères qui serait Pourqueyres), le reste est généralement gascon puisque ce sont des terres gasconnes oïlisées ...
Auteur : Vincent.P
23/12/11

Réponse de Gasconha.com :
"Estableys" ou "Estauleys" ?
Estaulèirs, puisque table = taula
Auteur : Gaby
25/12/11
Gauriac, issu de *gabriacum, laisse supposer plutôt Estauleys après réflexion.

Cubnezais serait Cunhasés en gascon (dérivé de Cunhac avec -c final qui passe à t d'où z à l'intervocalique).

L'abbé Lalanne a montré qu'il y avait des communautés gasconophones à Galgon, Montagne et Néac, c'était fonction des familles.
Pour le reste, dans la liste, ne sont pas gabayes : Bayon, Bourg, Gauriac, Saint-Seurin-de-Bourg, Tauriac et Villeneuve-de-Blaye.
Auteur : Vincent.P
25/12/11
En efèit, n'avèvi pas dens lo cap (...o la tèsta) la cartografia de la lemita òc/oïl....e avèvi la canha d'anar la quèrre ;)
Auteur : Gaby
25/12/11
St-Trojan
St-Trojan nous a laissé une parabole en gascon, aussi, dans l'enquête Bourciez...
Auteur : Dàvid
27/12/11
Saint-Trojan est un nom assez intéressant parce que le culte de ce saint est clairement centré sur les Charentes modernes (deux villages de ce nom).
Fatalement, puisque c'était l'évêque de Saintes ! Je suppose que de tels hagiotoponymes sont la conséquence d'une quelconque unité religieuse ancienne entre Saintes et Bordeaux (cf aussi la diffusion du style saintongeais en Bordelais).

Quant à la toponymie de Saint-Trojan, elle est difficilement attribuable à telle ou telle langue.
Bellevue, Fonneuve, Rousselet, ... c'est indistinct, vraiment.
Sont plutôt gascons : La Blayese, Douazits, Marticot, Novarre, Médoquine, Picapau (?), Jaugue (?).
Auteur : Vincent.P
28/12/11
Il y a apparemment une racine "Picapau" qui...
Il y a apparemment une racine "Picapau" qui serait peut-être bien gasconne.
J'ai interprété en "Hicapau" Phiquepal, au nord de Tonneins, zone gasconne.
L'IGN donne aussi PHIQUEPAU [LAYRAC - 47], mais aussi cependant LA PIQUEPAUDERIE [LA CLOTTE - 17].
En passant, il faudrait creuser l'hypothèse que la graphie "ph" a pu être utilisée pour noter un h gascon.
Auteur : Tederic M.
28/12/11

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :