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Nom de lieu Mesquine
Que signifie le nom de lieu Mesquine, à Saint-Lon-les-Mines (maison et quartier) ? Existe aussi à Saint Étienne d'Orthe.
Auteur : JM
11/02/12
Afficher Nom de lieu Mesquine en particulier, et peut-être donner votre avis...
Curieux nom.
Inconnu du dictionnaire landais de l'Abbé Foix, ce mot ne serait pas gascon.
Faut-il y voir un décalque(récent ?) du français "mesquin" lui même sauf erreur issu de l'arabe "meskin" signifiant pauvre, mendiant (le Gaffiot ne donnant aucune racine latine de ce type) ?
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
L'IGN ne recense pas de "Mesquine" à Saint-Lon-les-Mines. Pas de cacographie ?

"Rues de ma ville" pas plus mais un curieux Misouine.

Je ne m'aventurerai pas pour l'instant à des hypothèses dans l'attente d'une confirmation.
Le suffixe féminin -ine a été abondamment utilisé pour des prénoms médiévaux au passage, mais je ne reconnais pas de base qui colle.
En dernier lieu, il faudra envisager le toponyme basque romanisé (à Saint-Lon, on trouve des micro-toponymes comme Courros, Irassen, Souroste ou Urichen qui sont clairement basco-aquitains).
Auteur : Vincent.P
11/02/12
Après, le Lespy atteste un usage ancien du terme de "mesquin" dans son sens premier, à savoir maigre, chétif.
Pourquoi pas ? Le gascon n'est pas resté à l'écart des grands emprunts de vocabulaire à l'arabe, à date ancienne.
Auteur : Vincent.P
12/02/12
Le dictionnaire de Simin Palay donne deux définitions : mesquî,-ne
1- "autrefois messager-ère, commissionnaire. Cf.avec l'ancien fr. meschin N.de p."
2- mesquî-ne ; mesquilh,-lho(G.);"adj. chétif, misérable, pauvre, pitoyable. V. caytiu."
Peut-être suivant la première définition pourrait t-il s'agir d'un endroit où l'on déposait les messages, une sorte de "bureau de poste" ou plutôt de relais.
Qu'en pensez vous, mon raisonnement est t-il fantaisiste ?
Auteur : j;p;Depeyris
12/02/12
Tout cela est peut-être possible.
A noter que l'adjectif se serait introduit en ancien français au XIIè siècle à partir d'une médiation par la langue italienne sous la forme "meschin, meschine" (jeune homme, jeune fille) et n'aurait repris qu'ensuite l'évocation de la pauvreté, éventuellement morale comme en français actuel.
Mais en gascon ?
Le jeune homme serait-il devenu messager ou l'apport aurait-il été fait à l'italien directement, voire via l'occitan ou encore directement à l'arabe lui même ?
Le point de chute identique au français est tout de même troublant.
Autre piste à explorer : la similitude de désinences avec "Ranquine" nom de lieu attesté (le hameau natal de Saint Vincent de Paul renommé à son nom et le lieu dit hébergeant le cimetière de Biarritz).
Nom lui aussi sans explication directe à partir du gascon occidental/landais.
L'analogie avec les systèmes de désinences paléo-ibères ou basques apporte-t-elle un éclairage ?
Les mots voyagent décidément de façon parfois bien inattendue.
Auteur : Gerard S-G
14/02/12
J'ai relevé dans le dict. des mots français d'orig. arabe (de Salah Guemriche) qu'une forme meschin, en ancien français, au sens de "jeune homme, serviteur" est signalée comme dérivée l'ancien provençal
mesquin.
G.Ménage mentionne une autre forme en ancien français, "méquine", au sens de "servante".
S.Palay le traduisant comme "messager, commissionnaire", il se rapproche de l'ancien provençal (les "franchimands" appellent facilement provençal ce qui est en fait plus généralement occitan).
Donc la thèse d'un serviteur devenu commissionnaire ou messager ne me paraît pas impossible.
Le nom aurait pu être donné au lieu où il habitait.
En tout cas, même si ce mot en tant qu'adj. vient de l'italien et est emprunté à l'arabe, il semble avoir été employé dans des temps reculés en Occitanie.
(A noter que S.Palay donne meschin comme nom de personnes).
Auteur : j.p.Depeyris
14/02/12
Bien reçu et merci à vous !
Gros travail !

Ce mot est inscrit au-dessus de la porte d’entrée d’une maison récente qui se trouve à Saint Lon les Mines au bord de la "route des mines".

D’après le propriétaire actuel, c’était le nom de la route des mines actuelle  ; il tient ceci d’un ancien entrepreneur maçon de Saint Lon.

Une recherche de "cartographie cassini des landes" avec google m'a donné entre autre, le site :
cassini.ehess.fr
sur ce site, aller à navigation, et en utilisant les outils on trouve au nord de Saint Lon (haut Saint Lon) un lieu dit
"la rue mesquine", ce qui confirmerait un nom de rue ou route mais nous donnerait deux orthographes différentes !
Est-ce intéressant pour approfondir les recherches ?

il existerait aussi dans chacun des villages d'Orist et de Saint Étienne d'Orthe (deux villages voisins de Saint Lon les Mines), un lieu dit la rue mesquine ; je ne les pas localisés ; dès que possible, je vous préviens.

Bien cordialement à vous tous
Auteur : JM
26/02/12
La carte de Cassini donne bien un autre "Rue Mesquine" aux confins de St Lon, Orist et Pey, au sud-est des lieux-dits Tarride et Hort.

Ces deux "Rue Mesquine" qui disparaissent sur les cartes plus récentes sont énigmatiques.
Quant à la transformation du "e" en "u", elle me parait possible dans une zone qui je crois est plutôt "negue" et où on prononçait donc "Meusquine".
Et le "k" de "Muskine" est possible aussi, on le trouve parfois (rarement) pour graphier des noms de lieu gascons à consonnance un peu exotique..
Auteur : Tederic M.
26/02/12
@ Gerard sus "Ranquine"
Pour moi, les "Ranque" qui sont en Gascogne sont clairement des "Hranca", donc, des "Franca" à la sauce gasconne.
On pourrait aussi y rattacher "Ranquine" qui existe aussi en plusieurs exemplaires en Gascogne et notamment en Béarn.
Auteur : Tederic M.
26/02/12
à cette occasion, à St Lon, j'ai vu Irassen (Yrassenous au XIX°). Quala significacion ?
Auteur : gaby
04/03/12

Réponse de Gasconha.com :
Probablement un toponyme non recouvert du substrat lingüistique basque.
Les terminaisons non-toniques en -en du pays neugue masquent le suffixe locatif basque -un (Urdache qui est Urdaitxun, Bidache qui est Bidaitzun, ...).

A mon sens, Irassen est le basque Iratzun, sur iratz "fougère" (ce qui explique l'absence de mouillure), autrement dit "la fougeraie".
Auteur : Vincent.P
04/03/12
Firefighters in the 64
Gasconha.com est le site de l'identité gasconne, donc s'intéresse aux noms, aux "chafres" d'autrefois, aux pseudos du web d'aujourd'hui...
Dans le forum d'un article de la République des Pyrénées, deux pompiers béarnais interviennent. Comment se nomment-ils ?
Firefighter64 et firegirl 64...
Voici l'identité choisie, de nos jours, dans notre région : américanomanie assortie d'une touche départementale jacobine.
Je n'accuse pas ces deux pompiers (cela dit au cas peu probable où il liraient ces lignes !) : j'observe seulement leur "choix" comme un symptôme de notre contexte social. Ils nous donnent la température de l'américanisation, et... il y a le feu !
On ne peut pas, quand on voit ça, être surpris par la fronde des parents d'Orthez contre une classe bilingue français-"occitan".
Auteur : Tederic M.
08/02/12
Afficher Firefighters in the 64 en particulier, et peut-être donner votre avis...
ça continue !
A la une du web de la Rép :
- une pub "N'PY CUP /02 GOURETTE KING FOR A DAY
- "Après le lipdub, les lycéens de Montardon font un «freeze»"
Auteur : Tederic M.
08/02/12
desolacion
Qu'ei tarible !!!
Et ne parlons pas de tous les groupes de countrie qui se montent partout.
Ces andouilles ne savent même pas que ça veut dire danses de la campagne et que ces danses sont issues de l'émigration de Français partis en Amérique.
Pour le plupart ces danses sont issues du centre France.
Et parfois de Gascogne, on retrouve dans la musique acadienne des mélodies construites sur le même tempo que des branles ossalois.
Avec mon frère on a trouvé un violoneux acadien Jean CARRIGNAN qui joue un air qui est un branle d'Ossau ...
C'est pitoyable ces santiags, chapeaux western quand on sait que ces danses en ligne viennent du Texas dansées que par les blancs très racistes..
C'est hallucinant de bêtise.

Mais peut être sommes nous fautifs aussi, c'est là que l'on voit nos limites en information et communication sur notre propre culture ici et moi le premier je fait mon mea culpa.
Une preuve de plus qu'il ne faut pas nous enfermer dans nos certitudes et s'ouvrir au maximum.
Atau amics
Auteur : miqueu
09/02/12
Allez faire un tour sur espritmusique.20 minutes.fr

Dans la région de Gascogne, il n'y a que des groupes baignés dans l'américanomanie comme le dit si bien Tédéric :
Pas un seul groupe aux consonances gasconnes.
Pas un groupe qui semble intéressé par l'identité Gascogne.
Tout est pratiquement chanté en anglais… alors que je suis persuadé que le gascon se marierait avec le rock le blues ou le jazz : il y en a d'autres qui l'ont déjà fait.
Un constat hélas qui n'a pas fini de s'aggraver.
Tant que la langue restera, une inconnue, une langue d'un autre temps pour ne pas dire vulgairement de "vieux" dans l'esprit populaire.
Auteur : Tédéric D
09/02/12
Il subsiste aux Etats-Unis des folk-lores vivants propres aux différentes communautés : country, cajun (cadien), noir, latino, amérindien, etc.
Ce que nous en recevons est filtré par les media de masse et ne correspond pas au vécu "indigène", assez dynamique.

L'américanomanie a commencé en France vers 1917 et s'est amplifiée après la seconde guerre mondiale.
Le long travail d'arrasement des cultures populaires ayant été mené à bien par la Fonction Publique, la place était libre pour les produits de substitution.
Les modes "introduites" dès 1930 par le disque, la radio, le film, les magazines, sous le signe de la modernité, ont comblé un manque : jazz, blues, rythmes sud-américains (dont les opérettes "marseillaises" et les espagnolades de music-hall !), bref ce 'style composite' et superficlel (ou cette absence de style) ont pris la place des formes déchues de la culture.

La déculturation a frappé les plus typés, maintenant elle atteint tous les milieux, et met à mal la culture française elle-même (qui n'est pas une petite chose), et l' anglaise, etc.
Le triomphe du 'basic american', stratégiquement favorisé par la sphère publicitaire et politique (plus forte désormais que la mirifique "francophonie") est facilité par le lessivage linguistique hexagonal qui a coupé les liens générationnels et, ce qu'on ne souligne pas aseez, les ponts avec les autres peuples d'Europe (essentiels pour la musique, le costume, les techniques, depuis toujours).

La culture a horreur du vide.

Et ce n'est pas qu'une question de langue ! Pour l'esprit français (je ne dis pas 'pour les Français'), 'folklore' est synonyme de nunucherie, de ridicule gentillet, d'aliénation, de moeurs condamnées par l'histoire. Allez dire ça à un Letton ou un Estonien.

On peut aimer telle ou telle mode culturelle extérieure, voire s'en inspirer, mais quand l'échange s'inverse en substitution accompagnée de haine de soi, on atteint le dernier stade de l'assimilation : les éradicateurs du gascon (ou du flamand, ou du breton) deviennent les vecteurs de la non-différenciation planétaire, qui liquide les misérables vestiges de ce qui fut un peuple.

Tenter de rénover la tradition à travers des formes musicales empruntées n'est qu'un pis-aller marginal. Seul un inventaire complet des ressources indigènes et leur exploitation pourra faire renaître quelque chose. Nous sommes seuls, condamnés à inventer notre propre sens.
Comment inverser un courant involutif ?, retourner ls idées générales, qui sont contre nous, au profit du concret et du vécu ?

A suivre...
Auteur : PJM
09/02/12
Que faire pour que la référence 'Gascogne-Gasconha' soit une voie de recours au besoin d'expression ?
La voie occitane n'a pss bien pris ; la voie béarniste n'est pas en mesure de contrer les clichés qu'on a collés à la culture gasconne.
Le monde enseignant est aussi sourd qu'avant (et plus ignorant) et reflète fidèlement son époque.

Ne pas intérioriser le "bruit de fond" général.

Courage !

à suivre,
Auteur : PJM
09/02/12
Peuple en danger
"La conscience de peuple, et de peuple en danger, est vitale. Le reste est relatif et ne peut servir que d'outils conjoncturaux dans le chantier historique, à la marge (...). Un peuple conscient n'est jamais battu. Un peuple qui ne l'est pas assez peut glisser dans un renoncement mortifère"
(M. Simeoni, 'Arriti', n° 2261).
Auteur : PJM
09/02/12
Monsieur Momas,

Vos analyses sont brillantes. Bravo !
Auteur : Peu Importe
09/02/12
Solide que i a ua quasi fascinacion per tot çò d'american. N'i a pas qu'a véder lo slogan de Citroën : "Creative technologie". Ridicule !
Mes d'un aute costat, que vivem en un monde aubèrt, e que pòdem estar autan plan enradigat en un territòri e neurit de cultura anglo-saxòna.
Enfin, au mensh, entà jo, atau qu'es ! Que parli gascon, que sui pro estacat a le mia cultura locau, mes n'escoti quasi pas sonque musica cantada en anglés. Ne pensi que singui un paradòxe, o se n'es un, le nòsta cultura qu'es vertaderament sepelida.
Après, entà çò de le "country" e deu cow boys aprenents... là c'est la beaufitude au maximum...
Auteur : Castèths en l'aire
09/02/12
Adishatz
Effectivement Pjm a toujours des analyses extremement pertinentes et tres documentees.
Sur le site de Gasconha.com je pense qu'il y a beaucoup de personnes competentes aux bonnes idees malgre quelques pelejas parfois..
J'avoue que je ne fait partie des sages comme PJm...
Ne pourrait on pas federer nos idees, essayer tous ensemble de trouver les solutions afin de redonner aux gens de notre region l'envie d'adherer a cette culture si riche... pourquoi pas debattre autour d'une bonne table... a mediter ..
a beth leu mics
Auteur : miqueu
09/02/12
Je ne connais pas "Lous Tatayous", mais au point où on en est, j'ai tendance à apprécier le programme de cette affiche (visible avec Gasconha.com NAVETH).
Au moins, pas d'américanomanie.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Une bonne table, oui, ce serait très bien.
La plupart des disputes deviennent des "confrontations fructueuses" quand les gens se rencontrent et discutent. C'est un effet de la convivialité, pour peu qu'ils soient sincères.
Mais nous sommes loin...
Un "porteteni" des amis du Site G.com. serait une excellente perspective !

J'ai parfois l'impression que nous ne retenons que le plus facile et le moins bon de la culture anglo-saxonne, séduisante et irritante à la fois, si riche pourtant (y compris celle des Etats-Unis).
Mais pour accueillir il faut être fort. Le mimétisme fait exister par procuration.

L'ère industrielle et étatique a cassé les courants d'échanges naturels entre les régions d'Europe :
les Pyrénées sont devenues une frontière, comme le Rhin ou la Manche, la continuité a été brisée et les peuples se sont retrouvés en vase clos.
Le monde ouvert, c'était celui des routes et des foires médiévales, des étudiants voyageurs, des libertés communales et des grands défrichements.
Aujourd'hui, il n'y a plus de contre-poids à l'ouverture apparente du monde.
La communication n'est que la distribution de modes par le canal des media.
Le "monde" s'y réduit, surtout pour ceux qui n'ont rien connu d'autre.
Il y a certes de tout, mais cela ne fait pas une cohérence, ni une stabilité psychologique, pédagogique, affective, familière. Le renouvellement ne se fait plus.
J'aimerais avoir tort.

Le plus difficile pour des Gascons d'aujourd'hui, c'est de s'ouvrir à eux-mêmes.

P.S. : Continuez les pelejas, ça soulève des questions.
Il faut seulement penser à ceux qui ne connaissent pas (pas encore) le site et devront y trouver du positif.
Auteur : PJM
10/02/12
Repash
Si j'organise cette table redonda, êtes vous d'accord pour y participer et c'est valable pour Casa de L'ibg que j'invite avec plaisir même si nos idées sont convergentes pour une fois parlons avec écoute et en toute intelligence.
Si vous êtes prêts je peut m'en occuper.
Mercès a tots
Auteur : miqueu
10/02/12

Réponse de Gasconha.com :
C'est une bonne idée, et elle ne peut venir que d'un esprit généreux.
Les expériences passées montrent qu'il est très difficile de trouver une date pour rassembler des gens très dispersés.
[Tederic M.]
Nous étions arrivés à mettre au point un "porteteni" en septembre dernier, l'idée est excellente et à reproduire.
J'accepte avec plaisir pour ma part (et peux accueillir l'une ou l'autre "session" en Pays de Gosse comme déjà proposé).
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse
C'est le héros de "Si l'Adour l'avait voulu"*, le Docteur Ducasse, gascon enflammé, qui parle :

"le chef-d'œuvre, Dudebout, le plus ancien visage de femme qui soit connu, sculpté par un artiste génial il y a vingt-cinq mille ans, la Dame de Brassempouy !
- La... Dame de Brassempouy ! dis-je. Mais je l'ai vue ! Je n'avais pas fait le rapprochement. Une petite figurine...
- La taille ne fait rien à l'affaire, coupa le docteur avec emportement. Elle est exquise, parfaite. Mystérieuse. Envoûtante. Elle vous fascine ! A côté d'elle, croyez-moi, la Joconde, qui n'a pas quatre cents ans, c'est du flan, de la gnognote.
[...]
Quand on a vu une fois la Dame de Brassempouy on ne peut plus l'oublier. Néfertiti, la Vénus de Milo, la Joconde, bernique en comparaison ! Le pouvoir de cette, statuette de quatre centimètres de haut est immense : c'est Eve qui vous regarde. Elle est belle, elle est blonde. Elle est la Femme. Elle vous ensorcelle à jamais !"

* "Si l'Adour l'avait voulu", de Michel Larneuil, éditions Albin Michel, 1988 (Belle évocation de Poyanne et de la Chalosse d'autes cops)
Auteur : Tederic M.
06/02/12
Afficher La Dame de Brassempouy évoquée par le Docteur Ducasse en particulier, et peut-être donner votre avis...
A propos de la Dame, je pense qu'il ne serait pas mauvais d'amorcer une campagne pour qu'elle revienne "a casa" tout simplement au lieu de dormir dans un recoin du bric a brac que m'avait semblé être le musée de Saint-Germain en Laye il y a déjà longtemps.
Il faudrait pour cela un lieu digne de l'accueillir et on m'a dit que le petit musée de Brassempouy n'était pas terrible. Qu'en disetz ?
Auteur : Gérard S-G
09/02/12
Si elle revenait, ce ne pourrait et ne devrait être qu'au musée de Brassempouy.
Tes informations sont-elles fraiches, Gérard ?
J'ai visité ce musée il y a 3 ou 4 ans, et j'en garde l'idée d'un espace moderne, superbe, dynamique, tout à fait digne de l'accueillir.
Auteur : Tederic M.
09/02/12
Alors va pour le musée de Brassempouy !
Auteur : Gérard S-G
11/02/12
Article de Sud-Ouest qui fait un bilan mitigé de l'enseignement à l'école des langues régionales
www.sudouest.fr--les-langues-regionales-au-tableau

Je trouve une fois de plus que Grosclaude fils est à côté de la plaque.
Auteur : Vincent.P
30/01/12
Afficher Article de Sud-Ouest qui fait un bilan mitigé de l'enseignement à l'école des langues régionales en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est logique avec lui même au contraire et n'a pas changé par rapport à la perception que j'en avais déjà il y a 15 ans : "une langue codifiée dont la littérature a 1000 ans d'existence", comparaison avec le chti ou le québecois dans leur rapport au français : la future "langue occitane" qu'il nous voit parler à terme c'est la "koine" troubadouresque modernisée, à côté de laquelle on aura bien sûr le droit de patoiser un petit peu...
Auteur : Gerard S-G
30/01/12
Qu'es A COSTAT de la placa Grosclaude ? Benlhèu ?
Mès susquetot qu'èm nosatis gascons e occitans EN DEVATH de la placa, en dessous de tout, per s'enténer a díser peu rector Nembrini qu'èm pas fotuts de préner en carga çò qu'es lo mei pregon dens nosta societat : la lenga !
Lo poder jacobin e'ns hè la leiçon !
Auteur : Lo Pèir
30/01/12
Non mais quand même un journal local commence à se faire l'écho de l'incompréhension liée à l'unification graphique, au mélange des dialectes, ... il faut accepter la critique, et surtout ne pas parler des troubadours, ce que fait Grosclaude en somme. Ce n'est pas possible d'être si nul ...
Auteur : Vincent.P
30/01/12
La phrase de D. Grosclaude est celle-ci :
"C'est exactement la même chose pour le français. J'ai parfois du mal à comprendre quelqu'un du Nord ou un Québécois."

Je ne sais pas si Grosclaude fait allusion au "chti" (en fait le picard, aussi éloigné du français standard que le gascon l'est du languedocien).
Exemples  :
le gâteau (fr.) = ech watieu (picard)
le château (fr.) = ech catieu (picard)

Grosclaude fait peut-être allusion à l'accent chti ou à un français régional chti.

De toute façon, pour lui, tout ça c'est du français, et ça ne doit pas trop l'intéresser de creuser !

D'autres occitanistes (Grosclaude aussi, je le subodore) comparent la différence gascon/languedocien (et même gascon/limousin  !), à la différence anglais d'Angleterre/anglais US...
C'est faux : la distance gascon/ languedocien est bien plus grande.
Mais soit ils ne veulent pas le voir, soit ils ne veulent pas le dire.
Auteur : Tederic M.
30/01/12
Je pense que vous vous trompez tous d'ennemis mais il plus facile d'accabler les occitans de tous les maux...
Je pense que c'est plus politiquement que David Grosclaude gêne !!!!
Elu à gauche et occitaniste...
Bref c'est encore un autre débat.
Bien sûr qu'il y a des différences parlées entre Gascon et Languedocien jamais personne n'a dit le contraire et encore moins les soi disants d'occitanistes que vous vomissez tant.

Par contre à moins d'être sourd ou de mauvaise foi ou de ne pas savoir trop parler notre langue, la compréhension ne pose pas du tout de problème.
Quand je parle Gascon avec mes amis Languedociens aucun soucis on peut parler et se comprendre sans soucis car ils ne parlent pas inuit..
C'est de la même langue dont on parle malgré tout ce que vous pouvez raconter comme inepties.
Atau.
Pour ce qui est de l'écriture à l'instar des autres langues je ne vois pas pourquoi il faudrait 12 écritures pour écrire notre langue, c'est ridicule Vincent.
Le français, le basque, l'anglais sont prononcés et parlés de manière différentes suivant l'endroit ou l'on se trouve pourtant leur écriture est commune.
Alors arrêtez de grâce de dire que pour le gascon c'est différent, c'en est ridicule et pathétique.
Auteur : miqueu
31/01/12
Qu'èm nosatis, adultes, e neolocutors (o pas) que devem har passar le lenga aus nòstes còshes
Que sui per las escòlas bilingües, per l'ensenhament d'un "occitan" pòc o pro locau, mes lo mainatge ne haràn pas arren shens deus pairs.
Que son aus pairs d'apréner le lenga, e li assegurar ua vita sociau, per menina que singui.
Atau, los escolans d'aquiras escòlas qu'auràn lo parat de parlar le lenga qu'aprènan en classa.
Qu'èm responsables, Grosclaude, los sons avís, que me'n trufi percé n'es pas eth dont hentra en les familhas, e que'us fòrça a har quau que singui.
Qu'èm nosatis qu'am le clau.
Estar gloriós de çò qu'èm, apréner le lenga, parlar-la, e transméter-la.
Auteur : Castèth en l'aire...
31/01/12
Que i a mantuas causas de discutir :
- Qu'ei una coneria de las bèras de díser que la lenga ensenhada e seré diferenta de la lenga parlada.
Dens las escòlas Calandretas e las classas bilinguas, que s'i ensenha la lenga dens la soa varietat dialectau locau.
Qu'èi vist aquò foncionar, e qu'afirmi que sostiéner lo contrari qu'ei tot simplament mensongèr...
« Des jeunes ont parfois du mal à échanger avec leurs grands-parents. Autrement dit, apprendre l'occitan a-t-il un sens si l'on ne peut pas le parler dans la vie courante  ? »
Sia lo jornaliste qu'a escriut aquò ei un con, sia ne coneish pas arren a çò de que parla.
Que poish testimoniar de que los mainats escolarisats en classa bilingua o en Calandreta en Biarn que pòden devisar dab los sons gran-parents.
Après que's trobaré tostemps monde tà díser qu'en Vath d'Aspa ne's parla pas lo medish biarnés qu'a Ortès, o que los de Jurançon ne parlan pas com los de Laruntz...
- L'apitament d'ua lenga occitana normalizada qu'ei ua tintèina de David Grosclaude. Ne la partatji pas e qu'èi avut mantus còps lo parat d'at díser ací.
De mei ne pensi pas que seré possible de crear e har adoptar un estandart linguistic sapient per noste. La lenga qu'i demora enqüèra ua realitat populara...
Auteur : ltrobat
31/01/12
Et ça arrive aux Béarnais de voir ailleurs que le Béarn ?
Heureusement qu'en Béarn, on enseigne grosso-modo quelque chose qui ressemble à du sud-gascon béarnais !
C'est le standard de facto depuis la méthode de Grosclaude père !

On parlait du Bordelais ou de l'Agenais où de jeunes béarnais sont envoyés enseigner ce qu'ils savent ... le gascon du Béarn !
Je répète, je connais même en école publique, un itinérant qui parle très mal le gascon du Béarn, l'enseigner en Guyenne agenaise, du côté de Tournon !
Auteur : Vincent.P
31/01/12
David Grosclaude n'emmerde personne politiquement : il est plutôt à gauche dans une région qui vote à gauche ...
On a vu des anticonformistes qui ont eu plus de difficultés à s'affirmer dans la sphère publique ...
On remarque d'ailleurs qu'il n'a jamais vraiment tenté l'aventure du Conseil général, faut dire que c'est plus difficile de se faire élire par les Béarnais ... Alors que sur une liste aux régionales ...

David Grosclaude est une menace par contre car il a publiquement dit qu'il était en faveur d'un standard occitan, qu'il mène une politique de négation du fait gascon en Aquitaine, qu'il ne sait absolument pas répondre aux interrogations de ses adversaires autrement qu'en répétant son catéchisme lénifiant.
Auteur : Vincent.P
31/01/12
Je suis un ami personnel de David et là Vincent tu dis n'importe quoi, c'est édifiant !!!
Que tu ne l'aimes pas, soit, c'est ton problème, par contre il est pour une écriture standardisée et je suis d'accord avec, par contre pour ce qui est de la langue unifiée c'est faux et archi faux.

Je signale quand même que David a appris depuis tout petit la langue dite à ses 2 enfants ces gosses sont des locuteurs naturels et oui il y a des nouveaux locuteurs naturels que vous oubliez les amis...

Vincent sera tu capable d'en faire autant avec les tiens si tu as un jour des enfants et je te le souhaite.

Ensuite je signale que D grosclaude parle mais agit !!!
Pas comme Vincent qui parle beaucoup et très bien mais ne fait pas grand chose... pour la langue j'entends bien sûr.

Pour ce qui des élections cantonales ici en PA nous nous sommes présentés 3 fois, je faisais partie de l'équipe avec David, certes avec des fortunes diverses, mais au moins on y était pour présenter nos idées et on a silloné le Béarn sans les moyens des gros partis que l'on connait donc au niveau de l'engagement et de la représentation et du combat de tous les jours, tu n'as aucune leçons a donner cher Vincent que ce soit à David ou d'autres.

Déjà apprends à parler le Gascon comme lui, après on verra.

Il n'y a qu'un point ou David est un peu défaillant, ce n'est pas un fêtard et ne se mêle pas trop des activités festives populaires.

Je signale aussi que David a été un très bon artiste, à 17 ans il montait le groupe LOS DE LARVATH, il composait musique et chansons dans une langue remarquable.
Tes qualités artistiques Vincent sont loin d'atteindre celle de David tu sais.
Alors critiquer parfait ... mais faut savoir de qui on parle..
Auteur : miqueu
31/01/12
"Heureusement qu'en Béarn, on enseigne grosso-modo quelque chose qui ressemble à du sud-gascon béarnais !"
Quauquarren qu'ei sud gascon biarnés tot simplament...;
Auteur : ltrobat
31/01/12
A 02:10, David Grosclaude appelle à l'élaboration d'un standard.
www.youtube.com
Auteur : Vincent.P
31/01/12
oui langue standard mais en ayant parlé avec lui il n'a jamais parlé de références dialectales et n'exclut pas que ce soit le gascon, nous nous sommes longuement entretenus là dessus, car nous occitanistes béarnais ne voyons pas l'utilité d'une telle création, ce n'est qu'un projet très discuté et contreversé.
Auteur : miqueu
31/01/12
Le discours transmis par youtube est très clair et confirme totalement ce que j'écrivais d'entrée.
C'est très honorable, Miqueu, de défendre ses amis attaqués.
Mais si vous réécoutez ce discours, il donne bien à entendre que dans 15 ans 60% des locuteurs (nous pouvons comprendre : de formes dialectales) auront disparu et "il faudra bien se poser la question douloureuse de la langue standard".
Il s'agit bien de "la" langue standard et pas de formeS dialectaleS standard. Ne pensez-vous que c'est très différent de la manière dont vous et vos amis voulez faire vivre le gascon ?
Auteur : Gerard S-G
31/01/12
En plus Vincent ton attaque très ciblée contre David est pleine de contradictions, en effet il y a quelques temps tu disais que le salut de la Gasconha était de se mettre au basque en tant que vascons.

Mais en adoptant le batua, ce sont tes propos si je me trompe pas, mais si je ne dis pas de conneries le batua est le basque unifié parlé d'apprentissage... là la standardisation de la langue ne te choque pas, marrant...
Par contre pour l'Occitan cela te choquerait, j'avoue que tu es très dur à suivre mais surtout ou de mauvaise foi, mais parfois tu te perds un peu dans tes affirmations.
Mais peut être les petites basquaises te tournent un peu la tête mais je te dis tant mieux fonce c'est de ton âge....
Auteur : miqueu
31/01/12
Je ne sais qui de Vincent ou de David est à côté de la plaque.....
Auteur : miqueu
31/01/12
Jo que pensi qu'ei lo Dàvid qui ei a costat de la placa  : qu'imagina que l'Euròpa va subvencionar un giga-programa de renaishença de "l'occitan", au nom de la biodiversitat lingüistica...

Aqueth giga-programa, sonqu'un governament nacionalista occitan qu'ac poderé miar.
Ne l'auram pas jamei, e de tota faiçon, qu'impausaré un "occitan batu" (unifiat) qui ne seré pas lo gascon.
Auteur : Tederic M.
31/01/12
Langue standard, même si ce n'était que pour l'écrit, cela interdirait au gascon toute existence écrite ...
Mais j'ai confiance dans le principe de réalité : un standard occitan n'est pas utile, parce qu'il n'y a pas de demande, pas de public.
Il peut y avoir une offre mais les publications institutionnelles des régions administratives ne sont pas de la grande littérature ! : )

Pour ce qui est du batua, je suis triste que les dialectes basques multi-millénaires disparaissent mais les Basques ont un avantage sur les Gascons, c'est qu'ils constituent un peuple, une ethnie, et que ce sentiment autorise le sacrifice de particularismes en vue de la constitution d'une nation.
Je ne vois pas un tel sentiment en Occitanie, qui reste pour moi un vague domaine linguistique, qui se définit avant tout par opposition au fait oïlique.
Auteur : Vincent.P
01/02/12
Trop complicat ta jo tot aquo....
jo que voi continhuar a ensenhar e har corda ta eth chic que coneishi lenga, dancas, musica, cantas, aus mainatges deu men parçar tau poc de temps qu'em demora sus aquera planeta.

si hasem tots atau au loc d'es pelejar amassas dieu que poderam guarda viva noste cultura.

Tota faicon qu'avem un devèr de transmicion, qu'avem arrecebut que cau continuhar au maugrat deus chucas sang de tot escantil.
Anem bona nueit a tots.
Auteur : miqueu
01/02/12
Le devoir de transmission, c'est bien joli, mais on fait comment quand la transmission a cessé dans les années 60 ?
Je ne sais pas si la plupart d'entre vous avez conscience du degré d'apathie identitaire dans la France du Sud-Ouest ...
Auteur : Vincent.P
01/02/12
Elle n'a pas cessé puisque on parle toujours c'est ce travail de transition nécessaire qui a été fait dans les années 70.
On s'est donné les moyens de faire en sorte que la langue soit sauvée et apprise.
L'apathie identitaire tu parle pour toi surement car je te signale gentiment qu'il y en a qui se bougent pendant que d'autres se bornent à des constats pessimistes sans rien foutre et rien proposer.
Trop facile Vincent oui trop facile....
Auteur : miqueu
01/02/12
Pff ... Hey, Miquèu, on prend la bagnole et on va se promener à Marmande, à Lannemezan ou à Biscarrosse pour chercher à parler "patois" ?
Auteur : Vincent.P
01/02/12
N'es pas pr'amor que ne'n entènes pas a parlar que digun ne'n parla...
Com ac ditz Miquèu, que vau mélher transméter, que de tirar conclusions mortuaris...
Quitament s'as rason, ne l'entenes pas enlòc, mes a nosatis de'u dar sonque un petit carrat de socialisacion.
E per har aquò, parlar e forçar un chic a bèth còps, los que n'an vergonha, a ralhar.
Se i a tres occitanofònes e un francòfòne amasses, que cau parlar occitan/gascon/patoès, au mensh un chic. E pas mòts atau, frasas !
Deishem càder aquera "politessa" pèga !
Perqué tres personas e's diurén adaptar ad ua pr'amor, era, ne parla pas sonque le lenga oficiau ?
Lavetz, avisatz-vos, non disi pas botar aquera persona de costat, mes li har véder qui èm.
Auteur : Castèths en l'aire
01/02/12
Miqueu,
Dens aqueth hiu la question n'es pas de saber qui a pelejat tà la lenga e qui s'es damorat inactiu.
Qu'es de saber si arron doman (en 2025 quan "60% deus locutors auran desapareishut) tu e los tons amics biarnés seretz contents dab l'ensenhament (non se poderé pas mei parlar de "transmission") e benlèu quauqua pratica en Gasconha, en Biarn, hents la Vath d'Aspa, d'ua lenga qui seré l'occitan estandardizat (qu'es a diser un lengadocian modernizat) e pas méi lo gascon de noste quauqu'en sia la forma ?
O seré aquo tà vosautes ua auta lenga, de la medisha familia, que o, mes auta ?
E seré aquò lo coronament o l'esbonida deus vostes esfòrçs de tota la vita ?
Auteur : Gerard S-G
01/02/12
Que le vulhin har aquera lenga , qu'ic vui plan créder (lenga estandardizada, donc un pseudo lengadocian).
Mes que sui segur ne marcharà pas briga, pr'amor lo monde que vòlen parlar quauquarren en rappòrt dab lo son territòri, e pas ua lenga "parachutada" !
Alavetz, que cau pè hremar, shens d'aver paur d'aquiths idealistes !
E'm pensi que son los dont hèn passar le lenga (los pairs) qu'an le clau, pas los politics. Lo monde, a soacasi, qu'an lo poder.
Auteur : Castèths en l'aire
02/02/12
Quand on est extérieur à ce débat, on n'a pas une bonne vision de la langue.
Les gens extérieurs à la Gascogne doivent se dire "ils ne sont pas sortis de l'auberge !!"
Miqueu comme Grosclaude sont des idéalistes engagés et comme tout idéaliste avec des œillères.
J'ai écouté le discours sur Youtube, je trouve le discours dangereux.
C'est mon avis. Grosclaude prône la standardisation, lui qui combat aujourd'hui la Mondialisation où il n'y aura plus qu'un seul monde, Miqueu, il n'y a pas là une énorme contradiction dans son discours ?
Ce qui n'est pas bon pour un est bon pour la langue ?

Sortons de ces "béarniaiseries " (excuses moi VP) car on n'y entend plus rien du tout.
Vincent a vu la réalité des choses… Il faut vivre dans les grandes villes pour comprendre le triste constat.
Le devoir de transmission n'existe pas. Peut être que chez une poignée d'érudits de la langue où d'autres ancrés dans la mouvance occitaniste.
Sortez de vos campagnes et essayez de trouver dans les villes un gascon qui parle la langue !!
Je répète, on entend même plus l'accent !!
Les villes, Toulouse, Bordeaux, Bayonne … et les plus petites … ont été investies par nos compatriotes nationaux attirés par le soleil, la joie de vivre, le bon air, et le bon vivre de notre région.
Les jeunes viennent pour les études et restent. Ils viennent du nord, d'ile de France …
Aujourd'hui la moitié de la population de l'Aquitaine vit dans les villes et banlieues urbaines (source Insee). A méditer.
Dans les 20 années qui vont suivre la population sera essentiellement concentré sur les zones urbanisées villes et grandes périphéries (une ville comme Bordeaux l'urbanisation s'étendra jusqu'à Biscarosse et au-delà de Langon.)
Il ne restera pas beaucoup de place pour les gascons de souche et donc pour la transmission de la langue.
Déjà qu'elle n'existe plus dans les villes.
Quand on voit le delta de la migration des entrants des autres régions et DOMTOM (source insee) par rapport aux sortants que ce soit dans n'importe quel département de la Gascogne, les entrants sont toujours beaucoup plus nombreux.
Enfin la population dans ces zones urbaines rajeunit et la jeunesse reste concentrée dans les villes.
Les jeunes aujourd'hui la langue c'est le français et les langues étrangères.
Le seul sursaut possible n'est pas de faire une seule langue d'Oc standardisée, c'est de faire prendre conscience qu'il existe des dialectes dans l'Occitanie qu'il faut préserver et faire connaitre au grand public.
Il faut amener les gens à s'intéresser à la langue, qu'elle soit leur quotidien. Les initiatives comme de mettre les panneaux des villes en français / gascon est pour ma part une bonne piste.
Il y en a d'autres, notamment les médias.
Auteur : Tederic D
02/02/12
Se lo noste parlar a un aviéner ?
Enter lo constat realista de Vincent P. e los espèrs de quauques autes devisaires, pensi qu'èm condemnats a l'UTOPIA.
E dempuish 40 ans shens d'aquera utopia, tot que serè mort.
Mès hòra de l'Utopia que ? Se quauqu'un ac sabè ? Sonque ua volontat capborruda, e ua chança de desvelh ? Malaja, com deishudar los morts ?

Per çò qu'es de Dàvid, lenga estandardizada o gascon ?
L'experiénça de "La Setmana" balha l'arresponsa :
Començada tota en gascon, qu'arriba a tota en lengadocian. Pr'amor ? A maugrat que lo jornau sia en gascon, la majoritat deus abonats qu'èran lengadocians.
Donc, lo Dàvid s'a comprés qu'economicament qu'i aurè mei de crompaires en lengadocian. Qu'es de la soa fauta ?
E dab la TV que volerè, qu'auram lo medish caminament.
Qu'ac cau mélher saber per non pas estar susprés dens quauquas annadas !!
Auteur : Lo Pèir
02/02/12
@Miqueu :
Qu'at saps, que soi occitaniste e donc ne soi pas deus qui veden lo mauhasent complot tolosenc au darrèr de tot çò qui gesseih de l'occitanisme.
Mes qu'i a quauquarren que n'ei pas pro clar dens lo ton devis : lo David Grosclaude qu'ei o pas en favor de l'apitament d'ua lenga occitana normalizada ?
Dens los tons pòsts que's pòt trobar responsas diferentas ad aquèra question.
Mercés de me'n balhar ua que sia clara...
Auteur : ltrobat
02/02/12
Le societat qu'es desgasconizada, lo nòste quite accent que ven clar, n'entèni pas sovent (o jamei) a parlar gascon en le carrèra ?
Jo qu'èi hèit aqueth dòu e ne'm vui pas guastar le vita en de balas a ploriquejar sus causas que son dejà en mutacion...
Ploriquejar o arromegar... Mes çò que'm cau har lavetz ? Estangar d'aimar e de voler har passar le lenga que m'èi arrecaptat a fòrça de volontat ?
Pr'amor los auts que hèn açò, qu'ic deurí har tanben ?
Jo que sui tot lo contrari d'un utòpiste, e qu'es percé de véder le situacion de le lenga com es, que m'estau e que pè hrèmi.
Avossin, lo monde, hèit sonqu'aqueth petit diver patrimoniau, no'n serém pas a on èm uei.
Lo cabelh, non, l'arradic, quiò !
Auteur : Castèths en l'aire
02/02/12
Que sui totaument de l'avis de Casteths en l'Aire e sui pas utopiste tanpoc - pas briga, las utopias que son dangeirosas, e la deu David Grosclaude com las autas - mes n'enteni pas aquesta delectacion desesperada qui amuixa lo noste amic Tederic D :
si tot es perdut, perque poderem esperar quauquarren ?
Si la poblacion gascona a totaument desapareishut, qui poderem convencer de "recuperar" ua lenga "noste", quauqui sii (lo gascon o lo lengadocan estandardizat de M.Grosclaude ?) ni quauque element d'identitat tan petit qui sii.
Qu'en parlarem bethleu, Tederic, qu'esperi !
ço qui es segur au mensh tà jo es que n'ai pas cap interes tà la lenga de substitucion qui'ns promet D.Grosclaude dens 10 o 15 ans !
Ni dens la soa Occitania suenhada e utopica !
Auteur : Gerard S-G
02/02/12
A prepaus de "La Setmana" en lengadocian
N'i a que se plànhen que la Setmana èsti escriuta en lengadocian. D'abòrd i a egau J.J. Fénié que redigis articles dedens.
Apui fau notar que n'es pas forçadament un complòt se lo cap-redactor , Clamenç Pech, mèi la redactriça, Aure Seguièr, venen de Lengadòc.
Los Gascons que son pas contents n'an pas qu'a postular !
Amèi, nosauts am mèi de chança que non pas d'auts : gueitatz, n'i a quasi jamèi d'articles en lemosin, auvernhàs, provençau...
Auteur : Gaby
03/02/12
On s'interroge.
Une langue unique ?
Je crois que le grand public confond trop facilement la graphie et la langue écrite (sinon les opinions). C'est un premier brouillage.

Le gascon partage avec les autres langues d'Oc la graphie dite IEO, dont certains traits étaient annoncés ou préconisés même avant Mistral. Il a partagé aussi des graphies 'félibréennes'.
Les mérites et les faiblesses des graphies en concurrence sont connus, on en a beaucoup débattu sur ce site, je n'y reviens pas.
Souhaitons que nous soit épargné l'arrière-plan crypto-politique du débat (voeu pieux  ?).

Face au français, langue corsetée et travaillée, il faut une langue codifiée qui puisse intégrer les parlers.
Mais pour avoir une chance une langue de référence doit compter sur le sentiment d'appartenance linguistique ET régional.
C'est toute la limite de l'abstraction occitaniste durcie, qui tend à remplacer les ancrages locaux encore vivants.

Pour le gascon, une norme gasconne est souhaitable et nécessaire, avec des tolérances dialectales larges dans un système défini, ce qui se fait effectivement.

L'"occitan" a été adapté à cinq ou six aires linguistiques dites "dialectales". Nous devons à cette adaptation la norme linguistique, morphologique, syntaxique, etc., de M. Grosclaude, et il ne faut pas s'en plaindre.
C'est un effort remarquable pour raisonner au niveau de la Gascogne. Mais pourquoi avoir introduit l'Occitanie là-dedans ?

La norme gasconne existe peu ou prou, comme la norme sud-occitane, la norme provençale, la norme auvergnate (ces deux dernières assez obérées par le conflit des graphies). Mais pourquoi étendre l'unification des principes graphiques à la 'langue' comme système ? Est-ce une tactique ? Où mène-t-elle ?

C'est à l'échelle des cinq ou six peuples d'Oc (que je tends à appeler des "nationalités", mais on peut dire autrement, retenons seulement l'idée) que pourra se mener la sauvegarde de l'"occitan" (si on tient à la désignation) : Gascogne, Provence, Countea de Nissa, Sud-Occitanie, Haute-Occitanie alverno-limousine.
Des rythmes différents, des besoins différents, des horizons différents. Des peuples distincts. Est-ce absurde ?

Les tribulations de la notion d'Occitanie ont des causes diverses, dont beaucoup ne sont pas linguistiques.
L'un de ces facteurs de faiblesse est l'absence de lien entre l'idée de nation occitane et les nationalités réelles, historiques et ressenties, des pays d'Oc.

Un grand pas aura été franchi pour sortir des ambiguïtés quand on aura redéfini la notion d'Occitanie et de langue d'Oc, et pas forcément dans un sens provincialiste.
La Gascogne n'est pas une province de l'Occitanie.

L'évolution de l'Occitanisme et l'idée de langue unique, en germe dans le 'Que-sais-je ?' de P. Bec (excellent sur la phonologie, vide sur l'histoire des graphies) malgré ses ambiguites sur le gascon, repose sur la croyance unificatrice autour d'un certain type de languedocien "unité la plus puissante de la terre d'Oc". Mais quelle "terre d'Oc" ? C'est le fond de la question.
Une définition erronée des parlers gallo-romans du Sud n'a pas contribué à poser sereinement la question.
La minoration ou le refus de l'aquitano-roman en tant que dialecte autonome du roman a fait le reste.
Ce serait resté sans conséquence si on n'avait bâti là-dessus l'idée d'une nation occitane.
Stratégiquement, l'occitanisme a construit, mobilisé. Pourquoi ne reconnaît-il pas les nationalités potentielles qu'il identifie implicitement par leurs "dialectes" ?
La langue unique créera-telle une nation unique ?

Attention : ce n'est pas le francien qui a effacé le picard, le normand ou le champenois, ces merveilleuses langues littéraires et populaires du Moyen Âge, c'est le français des clercs parisiens, langue hors-sol.
L'esprit français ne s'en est pas remis.

On peut fabriquer toutes les langues qu'on voudra, on ne forcera pas le sentiment populaire.
On se demanderait même si les crispations de l'occitanisme jacobin n'auraient pas pour raison la perte de contact avec une identité qui s'efface, la rupture avec le peuple des campagnes, le désarroi d'une société où tout paraît possible avec une bonne planification, et où rien ne l'est plus faute d'écho. En vase clos, on peut tout faire...

Conclusion : un code unique peut historiquement recouvrir des dialectes, des dialectes peuvent accéder, politiquement, au statut de langue, mais toujours il faut qu'une nécessité nationale vienne appuyer la codification. À défaut de nécessité, un besoin commun à une aire de culture régionale, en l'occurrence une demande de gasconnité.
Auteur : PJM
05/02/12
« L’"occitan" a été adapté à cinq ou six aires linguistiques dites "dialectales". »
Aquò dit, que voleré díser qu'ua lenga artificiau, un esperantò, estó impausat deu dehòra aus pòbles que demoran dens l'espaci lingüistic occitan.
N'èi pas sonque ua grafia, basada sus l'etimologia, qu'estó adoptada com estandart tà escríver la lenga.
Cambiar la manèra d'escríver la lenga n'ei pas cambiar la lenga.
Ací qu'ei tu que hès la confusion enter lenga e grafia...
Auteur : ltrobat
05/02/12
Quelle langue commune ?
C'était un raccourci. Il est évident que la graphie n'est pas la langue, et qu'on ne change pas l'une en changeant l'autre.

Je pensais à l'adaptation d'une graphie commune aux langues d'oc (ou aux "dialectes de l'occitan" dans l'esprit de P. Bec), fondée sur la phonologie.
Ce travail a été fait (même si on peut toujours critiquer l'inventaire des phonèmes et tel ou tel détail des solutions proposées, car si l'on pose d'entrée un proto-occitan ou un "occitan dialectalisé", on a tendance à chercher l'intégration à tout prix). Au fond, les présupposés influent sur les choix.

Mon opinion sur cette unification graphique est donc favorable, sur ce point, d'autant qu'elle a accompagné la dynamique scolaire et éditoriale 'occitane'.
Savoir si la notion d'Occitanie était pertinente, c'est une question qui se vérifie (vérifiera) sur la durée, et l'on sait que les opinions divergent sur ce point.

Mais si l'unification graphique fait passer aussi des faits de morphologie, voire de syntaxe et de vocabulaire, ça ne va plus. Ce n'était pas l'esprit de la méthode de M. Grosclaude (sauf erreur de ma part).

Je me posais seulement la question des rapports entre la langue ou les langues objectivement décrites, leur image publique et le niveau auquel doit s'établir une 'langue de référence'.
Le niveau gascon demande en lui-même des tolérances internes (lo / eth, conjugaisons, etc.).
Je ne pense pas qu'un "occitan de synthèse" soit pertinent, et je ne vois ici personne pour le défendre.
Le "Blog de Joan" a sur cette question des analyses parallèles à celles de ce site. Il y a un consensus (un peu bancal parfois, mais enfin) sur l'usage d'une graphie partagé au moins avec "l'oc du Sud" et l'attachement au gascon comme langue.

Je m'interrogeais aussi sur les raisons profondes du clivage qui frappe certains groupes d'Oc, notamment en Provence et en Auvergne (voire en Gascogne).
Inutile d'ajouter qu'il n'y a pas de réponse toute faite, parce que la question n'est pas que linguistique sans doute.

Ce ne sont que des questions et plus il y aura de réponses (notamment celles des enseignants professionnels ou bénévoles, des parents, des élèves en contact avec les parlers...), mieux on se fera une idée qui nous aidera à avancer et prévoir.
Auteur : PJM
05/02/12
Tournage dans le Gers
Bonjour à tous,
nous sommes une équipe de tournage d'un court métrage qui évoque l'histoire de la Gascogne à travers ses paysages.
Pour cela une partie du film est tourné en langue gasconne.
Nous recherchons donc une femme, actrice ou non, parlant le gascon entre 50 et 70 ans.
Il s'agit d'un second rôle et le tournage est prévu dans le semaine du 27 février au 03 mars.
à côté de Simorre. Toute aide sera la bienvenue !
Auteur : Yohann Pottier
30/01/12
Afficher Tournage dans le Gers en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je m'étonne que personne n'ait encore réagi à cette offre réellement intéressante.
N'y a -t-il personne, dans les réseaux gascons des uns et des autres (toutes opinions confondues !) qui puisse correspondre au profil demandé, quitte à demander quelques précisions sur la scénario, le script, l'esprit du court métrage, etc ?
Auteur : Gérard S-G
05/02/12

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com donnera l'adresse de Yohann Pottier aux personnes intéressées.
Le délai est un peu court...
Chaouri
Chaouri /§au'ri/.
(Xauri  ?)
Surnom, Boucoue (Chalosse) vers 1920.

Du français 'charivari' ?
Auteur : PJM
26/01/12
Afficher Chaouri en particulier, et peut-être donner votre avis...
Saurin ?
S'il s'agit d'un "s" chuinté, et pas d'un "t" mouillé...
Il me semble que "Saurin(a)" peut exister en Gascogne.
Geoportail-IGN donne "CHAOURE [VIGNAUX - 31], CHAOURE [CAZALIS - 40], CHAOURE [GAILLÈRES - 40] qui sont pour moi mystérieux. Mais là encore, il faudrait avoir la prononciation du "ch".
L'IGN donne aussi "SAOURES [SEIGNOSSE - 40], SAOURET [MONPEZAT - 64]".
Cela confirme l'existence d'une racine "saur" dont peut venir un "saurin".
Mais un chafre "moderne" ne s'analyse pas tout-à-fait comme un nom de famille créé il y a cinq siècles...br>
Je trouve aussi par Geneanet "CHAOURI Naissances 1794 - 1809 Peumerit Finistère, Bretagne, France".
Auteur : Tederic M.
26/01/12
Question suus lòcs de Vincent P.
Adishatz,

Sonqu'ua question sus eths "lòcs" tà Vincent P. Qu'ès amiat a viatjar en Gasconha preu ton tribalh, o que traucas lo país per passion ?
Auteur : Castèths en l'aire
25/01/12
Afficher Question suus lòcs de Vincent P. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Passion !
Remercions le monde de l'essence pas encore trop chère !
D'abord "mon" Béarn, puis en 4 années d'allers-retours sur Bordeaux, j'ai eu l'occasion de varier les chemins pour rallier mes destinations (passer par Agen ou Dax n'est pas le plus court chemin) !
Et là, je suis momentanément sur Toulouse (j'ai fait exprès), donc au gré des envies, retour sur Pau par le Gers ou le Comminges !
Auteur : Vincent.P
25/01/12
En tout cas ce sont toujours de superbes balades dans la diversité gasconne, le calme des paysages, la sérénité des vaches gasconnes fait vite oublier les propos agressifs voire orduriers que l'on lit çà et là venant toujours du même gòlis...
Il n'est pas besoin d'être excité coum û bèrmi pour être passionné !
Auteur : jmcasa
25/01/12
qu'ei beroi un golis
Excusez moi il faut un accent sur le o de golis mais je ne maîtrise pas assez le clavier...
Pour répondre à ce cher et charmant JM Cazamayou, je n'ai jamais proférer de propos orduriers à son égard.
Simplement il doit juger que les vérités sont injurieuses sûrement  !!!
Je lui ai posé une question à lui et ses amis de l'ibg (en minuscules volontairement).
Qu'avez vous fait depuis trente ans pour la sauvegarde et la transmission du Gascon ici en Béarn ?
Auteur : miqueu
26/01/12
Qu'as rasoû Miqueu, pas proû de cause ! Urousamén, lous ouccitanistes soun arribats !
Auteur : jmcasa
30/01/12
Car CASA vertat qu'eran aquiu mes pas desempush 2004 com vosautès !!!
Desenpush mei de 30 ans e de mei aqueths occitanistas aciu en Biarn son sustot e supertot Biarnès que sei qu'eth her cagar mes quei atau !!!
E tanben eth occitanistas n'an pas heit ua conolisacion aciu.

ETH trivalh de colectage deras cantas deras vaths deu Biarn, deras musicas dab flahuta a tres horats, jocs espicific deu vriulon biarnès, eras dancas d'aciu com branlos, sauts..
E sabes dancar motchico, petit anhet, mariana, dus, brosheta, ...
tot aquo qu'ei Biarnès e que l'avem sauvat i a mei de trente ans, on n'eran eth monde de l'ibg, ta har aqueth trivalh.

Era profesora de danca de l'ibg o "biarn toustèm" que soi jo que l'ei apresa a dancar..
Jo era lenga que l'ei popada a casa, eth me gran pair que ma amushat eths sauts d'omis deu biarn.

Que parlats tots deu Biarn shens coneishe tot eth noste patrimoni artistic....

Occitan n'ei pas qu'un termi généric ta devisar d'era lenga d'oc.
Oc que soi occitanista permor ta jo que i a pas sonque ua lenga dab espicifitats dialectaus com aciu eth Gascon.
Mès au maugrat de tot que soi "fier" d'estar Biarnès.

Mes ar'a difèrenci de vosautès qu'ei envejar de partatjar era mea cultura dab d'autes pas com vosautes enbarrats dens un intégrisma dera sang shens avienèr.
A betH leu CASA.
P.S. /
perqué hicar ^ sus eras letras com u e sabes qu'en francès que l'han deshat.
Auteur : inconnu
31/01/12
Aqueths ^ son gessits de la grafia modèrna de l'escòla Gaston Phoebus.
Qu'ac tròbi pro bròi jo.
Que vòu díser, que pòden prononciar un "n" velari a le fin. Gascoû = o gascou o gascoun segon los parçans.
N'a pas arren a véder dab lo ^ francés, ça'm par.
Auteur : Castèths en l'aire
01/02/12
Nous avons besoin des photos de Vincent, et de ses commentaires. Nous avons besoin de ceux de Miqueu, de JMCasa et de tous ceux qui apportent quelque chose, régulièrement ou occasionnellement.
Auteur : PJM
02/02/12
Type architectural cantabro-aquitain
C'est la première fois que je vois un nom donné par un architecte pour l'architecture que nous disons "vasconne" :

"Jusqu’au Moyen âge, la maison bloc à salle unique, en pierre, en pisé ou en bois, couvre les trois provinces du Pays Basque nord, au même titre que la maison tour et les bâtisses en pierres sèches couvertes de lauzes.

C’est récemment qu’apparaissent les versions locales de deux types génériques forts différents : le « cantabro-aquitain », couvert de tuiles, en Navarre et au Labourd, et le modèle « pyrénéen », couvert d’ardoises, en Soule."

www.eke.org/fr/ondarea/arkitektura
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Afficher Type architectural cantabro-aquitain en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voici le lien  !

www.eke.org/fr/ondarea/arkitektura
Auteur : Vincent.P
00/00/00

Réponse de Gasconha.com :
Merci Vincent, tu avais bien mis l'adresse, mais c'est son traitement par Gasconha.com (avec une manipulation non automatisée, périlleuse par nature !) qui a péché.
Pour bien faire, il faudrait que je vérifie les liens à chaque fois, mais je néglige parfois de le faire.
[Tederic M.]
Vincent tu n’aurais pas oublié quelque chose qui éclairerait notre lanterne ? Quel architecte ? où ?
La maison bloc au moyen âge avec salle unique tu peux même le dire était généralisée sur toute la Gascogne.
On en trouve aussi au bord de la Garonne. La salle commune une fenêtre ou deux et le toit à deux pans.
Tout à fait d’accord, les différences et les caractéristiques régionales des pays de Gascogne sont arrivés plus récemment on peut dire le 18ème siècle et c’est la même chose pour le costume.
Auteur : tederic D
25/01/12
Le gascon "ne chante pas"
On lit de plus en plus pour vendre l'enseignement du dit "occitan" que c'est une langue qui chante.
Je suis désolé mais si cela est vrai du provençal ou du languedocien, cela ne l'est pas du gascon.
Le gascon a toujours été reconnu comme le castillan de France : une langue militaire, dure, rocailleuse, cadencée, ...
Ce sont d'ailleurs ces qualités là qui font à mes oreilles la grande beauté du gascon, et aujourd'hui du vrai accent régional des vieux Gascons.

Certains diront que ce n'est que du ressenti. Oui, certes, mais pas seulement : la prosodie est une facette de la linguistique pas assez étudiée.
Et j'ajoute que phonologiquement, le caractère dur du gascon s'explique par une absence d'assimilations consonantiques qui pullulent en languedocien (mais qui sont supprimées de l'écrit par une graphie alibertine mal comprise).
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Afficher Le gascon "ne chante pas" en particulier, et peut-être donner votre avis...
... Ne m'aduvi pas !
Parçans que i a, en Gasconha, on le lenga e canta plan pro, que tròbi.
E la prosodia qu'i es hòrta. Que sui estat susprés d'entèner aqueth accent cantant qu'i a deu Coserans dinc a le vath d'Aura.
Alavetz, bilhèu qu'es un accent pròpi au gascon orientau, n'ac sèi pas...

Totun, entà çò de le lenga, sustot en gascon negue, que m'aduvi tà díser de que n'es pas guaire pleguedissa, mes que canta a le soa façon !
De tot biash, que ns'escarraunhan les aurelhas dab l'occitan, mes qui pòt díser que'n coneish les varietats totas, les diferenças d'accent e de prosodia ?
Espiatz sonqu'entà nosatis gascons, le varietat dialectau de non créder qu'i a !
Auteur : Castèths en l'aire
23/01/12
Alors pourquoi avoir dit du Béarn qu'il était surnommé "lou païs de las cantes" ?
Ce qui est vrai, c'est que l'on raconte et que l'on écrit n'importe quoi pour "vendre" l'occitan... mais on pourrait croire que depuis quelques temps çà à du mal à passer...
Auteur : jmcasa
23/01/12
En Couserans c'est vrai, mais cela s'explique par l'influence toulousaine, très certainement.
Mais quelqu'un comme Poueigh trouvait encore que le gascon du Couserans bien âpre, à son goût, le parler de Foix était plus musical (et a produit les plus belles chansons pyrénéennes, c'est assez vrai).

Mais cela dit, je fais une différence entre un peuple qui chante et le caractère mélodieux de sa langue.
Ce que je critique, c'est l'obsession de faire du monde gascon quelque chose de sirupeux.
On peut apprendre le gascon sans se convaincre que c'est une langue "qui chante". Parce que c'est faux.
Et que le consensus veut que le gascon est d'autant plus beau qu'il est haché et "hard".
Auteur : Vincent.P
23/01/12
praube ibg
Lo pais deras cantas c'est mieux et c'est comme ca qu'on prononce...
En Bearn on prononce pas e a la fin on n'est pas dans les landes mais c'est vrai que la phonetique est difficile a ecrire... j'ai note cinq facons d'ecrire differentes sur le sit de l'ibg va falloir vous mettre d'accord les gars.....
pour ce qui est du pais deras cantas cela n'a rien a voir avec la prononciation chantee ou pas du gascon ici c'est tout simplement le fait qu'en Bearn il y a toujours eu une tradition de chants polyphoniques et ça continue transmis chez les jeunes aussi et ce grace au collectage fait depuis plus de trente ans par les occitanistes du bearn que vous vomissez.. mais il y a trente ans vous etiez ou casa et consorts.... quand il s'agissait de sauver notre culture....
je precise chants danses langue musique vous essayez maintenant de faire un pale plagiat de ce qui existe deja ...
par exemple la dame qui apprend les danses a Oloron pour Biarn tostemps ou ibg c'est pareil a appris a fa'set grace aux occitanistes bearnais... mon frere et moi... allez sans rancunes...
Pour Vincent c'est bon on a compris que tu voulais te faire de l'occitan ce n'est pas la peine d'en rajouter en racontant n'importe quoi.
Auteur : miqueu
23/01/12
Miquèu, la prononciation -e en Béarn est quasi majoritaire car en plus d'être la seule façon au NO d'une ligne Navarrenx-Artix, elle est aussi une prononciation "secondaire" et hésitante ailleurs en Béarn de la plaine.
Le Béarn, ce n'est pas que la vallée d'Aspe !

Dans tous les cas, c'est aussi la prononciation majoritaire en Gascogne !
Et c'est une manière socialisée d'écrire la finale féminine atone depuis le 12ème siècle !
Auteur : Vincent.P
24/01/12
ah bon !!!
Je pense que tu entends parler rarement le gascon d'ici...
Il n'y a guère que sur Salies de Béarn ou le e est franchement prononcé en Béarn.
Ce n'est pas franchement un a prononcé effectivement mais un o guttural et ce n'est pas spécifique à la vallée d'ASPE mon ami, apprends à écouter merci.
Pour l'écriture c'est un autre débat.
Par contre pour le parler là quand mê^me tu est à côté du vélo !!!
J'aimerais bien t'entendre parler quand même cela m'intrigue tes leçons c'est bien mais...
Auteur : miqueu
25/01/12
mensonger
Tu est vraiment un tout petit provocateur... apprends a prononcer comme il faut le gascon du bearn apres tu pourras peut etre affirmer des choses censees.
Merci
Auteur : miqueu
25/01/12
Heu ... Comment dire ? J'ai raison, c'est tout.
Au NO d'une ligne grosso-modo Navarrenx-Artix, c'est -e en finale, ailleurs dans la plaine, c'est sporadiquement -e, c'est -a du côté de Pontacq, ce qui laisse à -o le reste du domaine à savoir franchement les vallées pyrénéennes, la plaine de Nay, le Soubestre et le Vic-Bilh (mais pour ces deux derniers, c'est pas si franc).

Il est possible de le vérifier ici :

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
25/01/12
Monsieur Poudampa,

Pourquoi perdez-vous votre temps à essayer de convaincre un Monsieur avec lequel il est impossible de discuter raisonnablement. Manifestement, il ne connaît rien à rien au gascon. Arrêtez de vous moquer de lui.
Et vous, Monsieur Merger, arrêtez de laisser ce Monsieur miqueu se ridiculiser de la sorte à longueur de messages.
C'est très pénible à lire.
N'est-ce pas ce même Monsieur miqueu qui nous assénait des gros mensonges éhontés sur la Calandreta de La teste, en nous disant qu'elle avait été créée en 1989 et que tout ce qui était dit par son contradicteur n'était qu'un tissus d'inepties ? Mais je me trompe peut-être.

Signé Félix Arnaudin, un Landais qui dit E à la fin, comme les Béarnais d'Orthez, de Salies, de Sauveterre ou de Navarrenx.

Avec mes remerciements et mes sincères salutations.
Auteur : Félix Arnaudin
25/01/12

Réponse de Gasconha.com :
I a tròp de "Mossurs", ací !
I a benlèu una rason a d'aquò, es que Miquèu parla deu gascon que se practica actualament (qu'a subit una normalisacion, donc adara los novèths locutors disen -O pertot en Biarn), lavetz que Vincent parla deu gascon deus locutors naturaus que se practiquèva dens las annadas 1960 (enquèsta ALG).

I a pas una sola vertat !
Auteur : Gaby
26/01/12
OC que soi un trashaman
Je voit avec plaisir que Mr ARNAUDIN est toujours parmi nous, tant mieux un grand monsieur !!!
Mais prendre comme pseudo le nom de cet illustre Gascon dénote un ego surdémesuré !!!
Je tiens à préciser à ce cher monsieur que ma langue maternelle est le gascon, en particulier celui parlé en vallée d'aspe.
J'ai appris à parler Français à l'âge de 4 ans à l'école d'Etsaut.
Je suis un locuteur naturel dont on fait souvent référence sur ce site.
Au niveau donc du Gascon parlé, je n'ai aucune leçon à recevoir de quiconque des internautes de ce site.
Pour l'écriture, j'avoue humblement que je maîtrise un peu moins, m'étant sur le tard mis à écrire en oc.
D'autres part, monsieur, vous n'avez pas expliqué pourquoi cette calandreta a fermé.
Je pourrai donner l'explication si cela intérresse ...
Mais au delà de toutes polémiques c'est toujours malheureux que ce type d'école disparaisse et je suis loin de m'en réjouir...
Je ne vous connais pas mais il me plairait de vous rencontrer pour parler ensemble Gascon, le ridicule ne tuant pas.
Monsieur Merger n'a pas besoin non plus de vos ordres pour censurer mes interventions, et si j'ai envie de me ridiculiser cela ne regarde que moi et je l'assume.
Mais pour ce qui est du ridicule je ne me sais pas seul sur ce site.
adishatz eth's berois
Auteur : miqueu
26/01/12
Cher Michel,

Mais non voyons, c'est du second degré ! Vous avez bien compris que je ne suis pas Félix Arnaudin, il est mort en 1921.
Bon, il vous arrive de vous tromper sur le gascon, sur la calandreta de La Teste.
Ce n'est pas bien grave dans le fond.
Ce qui est ennuyeux, c'est quand on ne reconnaît pas ses erreurs et qu'on s'obstine.
Vous savez, simplement dire : "Oui, c'est vrai, je me suis trompé. Je ne savais pas tout ça".
Personne n'en meurt car tout le monde se trompe un jour ou l'autre.
Vous avez des révélations à faire sur la "Calandreta bogesa" ? Et bien allez-y ! Pourquoi tardez-vous tant alors que les articles de presse sont en ligne depuis longtemps ? Cependant, après avoir si grossièrement menti (peut-être de bonne foi d'ailleurs) en affirmant des choses fausses (je vous renvoie à votre fameux courriel qui a déclenché la polémique), les révélations à venir sont d'ores et déjà entachées d'un sérieux soupçon de parti-pris occitaniste.
Votre explication intéresse cependant mais ce sera parole contre parole.
La parole de quelqu'un qui a les témoignages de première main des acteurs de l'époque et la vôtre, qui nous avez déclaré que ladite calandreta n'avait été créée qu'en 1989 et que les personnes citées étaient "inconnues au bataillon" (sic).
Rappelez-vous donc de ce que vous affirmiez avec beaucoup de véhémence.
D'ailleurs, tout le monde peut relire le fameux "gran de sau".
Relisez-le aussi pour rafraîchir votre mémoire de militant occitaniste.
Les occitanistes ont décidément une mémoire sélective et regardent le monde non pas tel qu'il est mais tel qu'ils aimeraient qu'il fût.

Cher Gaby. Vous prenez la défense de Michel mais vous devez avoir été élevé chez les jésuites parce que votre argumentation est tout à fait comparable à la rhétorique des bons pères de la Compagnie de Jésus.
Je veux bien que vous voliez au secours d'un collègue occitaniste en difficulté et vous nous dites qu'en fait, c'est vrai mais pas tout à fait puisqu'il s'agit de la langue des locuteurs naturels ( !!!!)
Cet argument pour dire que Vincent Poudampa a tort est tout de même assez incroyable non ?
Michel se réclame bien du camp de ces fameux "locuteurs naturels" non ? Alors il devrait être bien placé pour savoir comment on parle le gascon en Béarn.
Mais vous avez raison, les néo-locuteurs parlent une autre langue, et cette langue n'est généralement pas du gascon.
Où bien vous devez allez au bout de votre raisonnement en acceptant qu'en Gironde on enseigne un pseudo béarnais, une nov langue que vous fustigez par ailleurs, si je vous ai bien lu sur ce site.

En fait, tout au long de ces échanges, on ne peut que constater que le dialogue avec les occitanistes est très difficile, voire impossible, tant leur mauvaise foi et leur malhonnêteté intellectuelle est patente.
Il est impossible de discuter sérieusement avec eux.
Pisser dans un violon produirait sans doute de bien meilleurs résultats.
Auteur : Pèir de Garròs (C'est une blague!)
27/01/12
Felix Arnaudin, Peir de Garros, Gaston febus benlèu doman ? Arrêtez,on s'y perd !
Et si on arrêtait aussi les polémiques et les généralisations sans fin ?
Ce "hiu" portait sur un thème pas fondamental mais pas inintéressant non plus (le gascon chante-t-il ou pas ?) avec une discussion esquissée sur ce thème entre Vincent et Miquéu.
On en vient à force de généralisations et d'arguments "ad hominem" à le faire rentrer au forceps dans les querelles pichrocolines entre occitanistes et antioccitanistes (ou plutôt béarnistes si j'interprète bien le lapsus du message de Peir de Garros au sujet du "béarnais en Gironde").
Quel intérêt à l'étalage de ces rancoeurs pour la nième fois ?
Quelle avancée dans l'approfondissement de notre connaissance d'une culture qui devrait nous rassembler ici malgré nos différences ?
Et ce sont bien ces différences d'approches qui font l'intérêt de ce site, non ?
Franchement, si le règlement de compte apparait à chaque détour du chemin, je crains de me déshabituer d'une de mes lectures favorites !
Siatz tots hardits, totun !
Auteur : Gérard S-G
27/01/12

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gerard, seules des contraintes techniques rendent pour l'instant difficile ta nomination comme modérateur !-)
[Tederic M.]
quina mesclanha
Les violons n'y sont pour rien... dommage d'ailleurs d'abîmer de si beaux instruments.
A ce sujet j'invite Félix Arnaudin ou je ne sais plus ...on s'y perd à écouter des violons pyrénéens du groupe adarron Vriulons pirénencs qui ont repris le jeu traditionnel des vallées béarnaises et remis à l'ordre du jour ce magnifique jeu à 2 voix de violons.
Je suis un peu chauvin car mon frère joue, il est aspois comme moi, locuteur naturel et joueur naturel mais aussi ...brrrrr... occitaniste béarnais.
Mais au moins on voit le travail de collectage de musiciens tournés vers l'avenir.
Pour info Gérard nous connait au moins de vue nous sommes aussi Pagalhos...
Par contre j'apprécie beaucoup les propos de Gérard, je préfère avancer malgré mes propos acerbes et désentenuts parfois.
Il s'agit ici de défendre notre culture, notre langue et si nous ne sommes pas forcément d'accord sur la forme je pense que nous sommes d'accords sur le fond.
Sauf Jeanne d'ARC ou Félix ou les rois mages....
Auteur : miqueu
27/01/12
Non, pas Gaston Fébus. Je préfère, et de loin, Michel Eyquem. Mais c'est vrai, cette passe d'arme serait plus à sa place dans l'histoire de la Calandreta bogesa.

Cher Gérard, Michel a dit de gros mensonges et ça me met vraiment en colère.
C'est la raison pour laquelle j'insiste à ce point. On n'a pas le droit de mentir ainsi en espérant que personne ne va oser vous clouer le bec avec des PREUVES et en espérant s'en sortir à bon compte.
Je déteste le mensonge, la calomnie et la manipulation. Je les déteste plus que tout. C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime décidément pas l'occitanisme ni ses zélateurs les plus agressifs.
Point final définitif pour ce qui me concerne.
Auteur : Guilhem Sanç
27/01/12
re
En plus très honnêtement je ne m'étais jamais posé la question si le Gascon chantait ou pas !!!
Vincent est parfois surprenant.
Moi je peut dire que le gascon au moins en Béarn roule comme les galets du Gave balayés par une bonne crue de fonte de neige.
Auteur : miqueu
27/01/12
Je me pose la question depuis un moment parce que je ne comprends pas pour quelle raison la langue des néo-locuteurs ne sonne pas comme celle des anciens, et à mon sens, c'est qu'on n'insiste pas assez sur la prosodie, par absence de référent oral de qualité.
La langue que j'entendais dans ma petite enfance dans la bouche des cousins paysans, n'avait rien à voir avec le parler actuel que l'on entend à la radio ou ailleurs, qui est plaintif, trainant, un peu chantant certes, à la fois francisé et languedocianisé.
Même chose dans l'accent en français, mais aujourd'hui, même dans le Sud-Ouest, ceux qui ont un accent local convergent vers un accent du Midi standard mi-marseillais, mi-pied-noir.

Sur ces questions, je cherche à savoir le "secret" de l'accent gascon, celui qui fait que l'on ne prendra jamais Pierre Albaladéjo pour un Marseillais.
Mais aussi des questions plus subtiles : pour quelle raison les anciens disaient-ils de ma grand-mère qu'elle avait un accent bigourdan ? (et il est vrai qu'elle a passé les années décisives de sa vie à Vic-Bigorre).
Sans parler de la similitude de l'accent basque et de l'accent béarnais pour des oreilles non habituées.
Accent béarnais qui est très spécial en français, un peu snob, arrogant, haché, absolument pas méridional en ce qu'il manque de rondeur.
Auteur : Vincent.P
28/01/12
Ouf ! Merci Vincent d'aider ce "hiu" à redescendre sur terre avec cette question -de fond- celle là, bien réelle et qui montre à ceux qui en doutaient que tu n'as pas tout à fait fait une croix sur la langue gasconne !
Je corrobore tout à fait tes constatations.
Dans la jeune génération en particulier, se répand un accent indéterminé (qui tend à rejoindre celui que j'observe dans les grandes villes du nord de la France et se colore d'influences "rebeu-caillera" et/ou avec e final trainant selon les milieux ...).
Comment, sans donner dans l'archéologisme et un goût de la reconstitution à l'identique qui est si paralysant pour les néo-locuteurs, parler gascon avec un accent à peu près authentique ?
Cela devrait attirer l'attention de tous ceux qui animent ateliers de langue, émissions de radio, écoles calendretas ou pas.
Miquéu, locuteur naturel, risque de trouver cette question un peu bizarre mais elle touche maintenant beaucoup de gens potentiellement.

PS 1 : Tederic, qu'en dobti : l'aprentis moderator n'es pas tant patient com tu !
PS 2 : Guilhem Sanx ? Que'm ditz quauquarren, aquo, mes que m'engani benlèu ?
PS 3 : Vriulons pirenencs : merci Miquèu, qu'us seguiré .
Auteur : Gerard S-G
28/01/12
Non, ne croyez pas ça, vos remarques sont très pertinentes au contraire.
En effet phénomène de société, de plus en plus les jeunes ont un parlé Français uniforme depuis chez nous jusque dans le nord.
Ce langage dit des banlieues, comme d'ailleurs l'écriture sms au désespoir des enseignants...
Par contre j'émettrai 2 bémols à tout ça, fréquentant les calandretas dans le cadre d'intervenant en danses je puis vous assurez que les gamins peut être grâce à l'influence Gasconne n'ont pas pris encore cette façon de parler Français.
Ensuite quand on monte dans la capitale les gens ne font pas la différence entre quelqu'un de chez nous ou de nice, en fait on est tous marseillais.
Sur un point Vincent a raison, il m'est arrivé en parlant français que des gens me disent "oh tu est souletin" tant notre r est commun.
Mais ce n'est propre qu'avec la soule.

Il est vrai aussi que de plus en plus ces gamins n'entendent la langue qu'à l'école, donc non pas cette musique souvent dans la tête.
Pour moi une langue c'est comme une musique, plus on l'entend plus on s'en imprègne.
D'ailleurs l'Ostau biarnès a cherché des solutions par rapport à ce problème de prononciation, il est donc organisé tous les mois depuis 2 ans des rencontres prosejadas entre des gamins issus d'écoles bilingues ou calandrons avec des anciens et souvent dans des maisons de retraite où se trouvent encore pas mal de locuteurs naturels pour améliorer la diction gasconne.
C'est sûr qu'il faudrait trouver des solutions pédagogiques ou techniques mais là je n'ai pas les compétences.
Mais sachez que nous nous sommes posés ces questions, donc vos analyses sont et restent d'actualité.

Après, mais c'est tout à fait personnel, il vaut mieux que notre langue soit toujours parlée même si sa prononciation est moins "pure" que ne plus la transmettre et l'abandonner.
A nous tous de trouver les clés pour une langue digne de nos aieux.
Mercès dera vosta escota.
Auteur : miqueu
28/01/12
Exemple de gascon supposément dans une zone en finale féminine en -o (enclave bigourdane méridionale)  : je suis désolé, je n'entends que -e.

corpusdelaparole.in2p3.fr
Auteur : Vincent.P
29/01/12
Tranche de vie
Collègue de travail. 26 ans, en couple, sur le point de faire construire dans le Sud-Toulousain, aux confins de la Gascogne. Je l'ai bien avertie du danger qu'elle avait à s'enterrer à la campagne loin de la ville où elle travaillera fatalement, les transports, l'enfermement pavillonnaire, tout ça ...
Une gare pas loin qu'elle dit, tant mieux alors ...
Mais est-ce le destin d'un jeune couple que de vivre cette vie de galère ?
Un appart en périphérie immédiate de Toulouse, c'est aussi bien ...

Passons, on ne peut rien faire contre les fantasmes contemporains, même si dans les faits ils aboutissent à des inepties d'un point de vue de l'aménagement du territoire.
Elle m'a surtout confié ceci : son lotissement s'appelle "Couradou del Païs".
Ses mots, avec accent toulousain très fort : "j'ai honte de dire mon adresse, j'aurais préféré quelque chose de normal, Rue des Chênes, quelque chose comme ça".

Tant que les militants régionaux n'agiront pas dans le but de rendre leur fierté aux sonorités de l'ancienne langue, ils se trouveront toujours face à ce mur de mépris, dressé par les autochtones eux-mêmes.
Et la graphie alibertine n'est d'aucune utilité, elle n'est source de dignité que pour quelques latinistes et autres médiévistes des facultés ...

Je passe évidemment sur le fait que la maison qu'elle fait construire est une saloperie méditerranéenne.
Mais en l'espèce, c'est pas sa faute, c'est son mec (d'origine portugaise et dans l'artisanat), elle, elle voulait retaper une petite toulousaine de brique, c'est chou.
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Afficher Tranche de vie en particulier, et peut-être donner votre avis...
1- Sui estomagat per çò que ditz ta collèga... mès pas esmiraglat ! (estonat)
2- Es pas grave qu'un ostau èsti de tipe mediterranean, l'essenciau es qu'èstin adaise dedens...e qu'i parlin gascon !! ;)
3- Ès redde amar... Quò's pas bon per tu ni mèi per digun ;|
Auteur : Gaby
23/01/12
Cela me rappelle les commentaires sur V.D.M. (pour ceux qui connaissent) tu vas encore te faire des amis Vincent mais je ne doute pas que tu ais malheureusement raison.
Ce n’est pas parce que ce sont des promoteurs ou aménageurs que ce sont forcément des lumières… et puis tu vois par exemple en Corse ces choses-là n’arrivent pas pour la simple raison que les promoteurs sont corses : qu’ei atau
Auteur : Tederic D
23/01/12
Si, c'est grave, Gaby !
"Es pas grave qu’un ostau èsti de tipe mediterranean, l’essenciau es qu’èstin adaise dedens...e qu’i parlin gascon  ! ! ;)"

Mès justament, si n'an pas la fiertat de l'eretatge gascon, ne van pas construíser gascon, e ne parleran pas gascon tanpau !

A force de faire du hors-sol, de défendre l'apprentissage de "l'occitan" non par un ancrage identitaire et territorial, mais par utilitarisme pédagogique, on se trouve démuni à Orthez devant une fronde de "parents MacDo", qui veulent bien le bilingüisme, mais français-anglais only.
Ma grand mère disait : "à malin, malin et demi". On peut dire ici : "à hors-sol, hors-sol et demi !".

En refusant de s'appuyer sur un ancrage identitaire fort, l'occitanisme jacobin s'est privé de la seule chance de succès dans son face à face inégal avec l'Etat jacobin français.
Auteur : Tederic M.
24/01/12
Que les choses soient claires : c'est une fille que j'apprécie particulièrement, je ne fais que faire état des propos anodins d'une personne lambda, et en quoi cela nous permet de nous faire une idée de la sociologie des habitants de notre région.

Ce n'est pas la première fois que l'on me confie de telles choses, notamment sur la honte induite par une présence trop typée de la langue vernaculaire. Cela fait plouc.

Quant au débat du hors-sol, je crois malheureusement que les occitanistes sont conscients de ce qu'ils font, à savoir que nous sommes face à un mouvement qui vomit tout sentiment identitaire et qui n'a pour seule passion "la" langue.
Ils ne parlent que d'elle, ne vivent que pour elle, ils en ont fait une abstraction totale, coupée de tout contexte socio-économique ou ethno-culturel.
J'ai même envie de dire qu'ils se moquent par qui "la" langue est parlée, même de comment elle est parlée, ce qui importe, c'est qu'elle soit encore là.
L'amour fou ne fait pas une politique intelligente.
Auteur : Vincent.P
24/01/12
Si je résume ce que tu dis, le ver est dans le fruit … alors débarrassons nous du ver.
Auteur : Tederic D
25/01/12
Ca ne m'étonne pas non plus.

Conformisme, ignorance entretenue, désir de bien faire. Les réflexes typiquement régionaux s'effacent parce qu'on a tout fait pour les chasser. Ce qui allait de soi en 1970 est aujourd'hui en loques.

La honte intériorisée est l'acquis des nouvelles classes dirigeantes (voire des anciennes) 'french-minded'. C'est un système, ça tourne tout seul.

F. Fontan disait souvent que "la langue est le critère synthétique de l'ethnicité". C'est vrai en gros, mais terriblement réducteur.
Il faut être coupé du réel pour ne pas voir l'insuffisance de la définition, tant en Europe (Suisse, Croatie, Serbie, Ecosse) qu'au niveau régional "français".

Et quelle langue ?
La langue comme substitut à l'identité perdue ? Comme instrument d'un lien social ? Comme gratification affective aléatoire ? Comme posture ?

La réduction à une langue hors-sol ramène l'appartenance à une option immédiate, éphémère et individuelle.
Or, un peuple n'est pas une collection d'individus unifiés par une étiquette.
La notion de personnalité ethnique (au sens exact du mot : appartenance à un groupe humain historique et culturel auto-défini sur la longue durée) est étrangère à la pensée française, et au droit français des minorités nationales (d'où le refus de ratifier le charte des langues régionales, qui n'a rien de surprenant).
L'interdit sur le concept empêche la pensée et annihile la capacité de résistance.

En soixante ans les attitudes des occitanistes (générique non polémique) ont varié. Pourquoi le 'revival' n'a-t-il pas pris, ou si mal ? Bref, où sont les peuples réels ?
Peut-être était-il déjà trop tard. Sans doute certains n'ont pas voulu sauver un peuple mais flatter leurs fantasmes.
Les provincialistes, pour leur part, n'ont pas posé les questions de fond.
Trop de disputes ont brouillé les raisonnements, d'autant plus virulentes que l'agonie de la langue et de la fierté paysanne (brisée entre 1914 et 1950) laissaient la place libre aux grands débats des spécialistes en bocal et des institutionnels. Sur les décombres des peuples réels, dont les Gascons.

On peut enseigner une langue, même la rendre obligatoire, généraliser la signalétique bilingue ; mais les autres dimensions de la vie, même si on les met en slogans, ne se plient pas si facilement aux projets doctrinaires.
Quelle conception du peuple et de l'appartenance pourrait sauver ce qui peut encore l'être et le projeter dans une dynamique de reconquête ?
Attention à ce que le tout-linguistique et le hors-sol ne fabriquent pas des coquilles vides. Nous aurions alors nos villages Potemkine à nous.
Auteur : PJM
25/01/12
Je suis d'accord avec toi, Vincent, sur cette idéalisation que se font les occitanistes de la langue. Mais pas tous.

"L'amour fou ne fait pas une politique intelligente." La haine est donc plus efficace. Ca fait pas un peu hitlérien ça ?
Auteur : Gaby
25/01/12
Gaby, vous valez mieux que ça !
Utiliser la référence nazie pour essayer de mettre en difficulté vos contradicteurs n'est pas digne.
Auteur : inconnu
27/01/12
Mes vertes frontières
J'habite le Val d'oise, dans mon coeur, je chantais en 1990, en soutien d'une grosse dépression un air disant ceci :
j'ai aimé sur les vertes bruyères,
j'ai aimé sur les vertes saisons,
j'ai aimé sur les vertes bruyères,
j'ai aimé au pays des gascons.

Je ne connaissais pas du tout l'air, il m'est venu doucement en moi, pourriez vous me dire quelque chose la dessus ?
Peut être quelqu'un me l'a chanté petite, à mes 3 ans, je suis allée en vacances à Condom Gers dans la ferme Neuret, à Las tapie. ......?????
C'est incroyable ...
Auteur : Martine Langlois
22/01/12
Afficher Mes vertes frontières en particulier, et peut-être donner votre avis...
Accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me renseigner sur l'accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916 nbsp;? Merci bcp.
Auteur : Gasquet André - 17800 Pons
19/01/12
Afficher Accident de la poudrerie de Croix d'Hins en 1916 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un rapide voyage en internet nous apprend que la poudrerie fut créée en 1913, dans le voisinage de celle de St-Médard en Jalles qui existe encore(la SNPE) et juste à la limite de ce qui fut l'aérodrome de Croix d'Hins de 1903 à 1920.
L'accident, le 21 avril 1916, fit 42 morts parmi les 1800 ouvriers, français, espagnols, civils et mobilisés (on était en pleine Grande Guerre et l'usine fournissait au front des poudres et des grenades : tout ceci nous rappelle l'hécatombe de ces années terribles).
On ne dit rien sur les causes de l'accident : erreur de manipulation dans l'usine ou voisinage malencontreux avec l'aérodrome ? L'activité dura pourtant jusqu'à fin 1917.
L'histoire de Croix d'Hins dans la période contemporaine semble ainsi tissée d'investissements râtés ou sans avenir : l'aérodrome mentionné aurait pu être l'équivalent de Mérignac aujourd'hui et Radio Lafayette, station franco-américaine (du moins dans le projet de départ) abritée sur le territoire de l'ancien aérodrome de 1920 à 1944, aurait pu être le berceau d'un petit Boulogne Billancourt voire, qui sait,un Hollywood/Bollywood gascon. Les guerres auront été fatales à tout cela.
Voir pour l'épisode Radio Bordeaux Lafayette, le site www.radiofil.com
Auteur : Gérard S-G
25/01/12

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