Je ne savais pas bien interpréter "Languit", mais je viens de trouver dans "l'Antologia de Labrit" de Dardy (IEO vol.1 p.443) :
"Lo qui es sadoth non sap pas çò que lo languit pèsa", où "lo languit" veut dire "la faim".
"Le Languit" de Bautiran est une zone marécageuse. Je vois pas le rapport.
Mais il y a ici et là des lieux "Bramepan" qui semble aussi faire référence à la faim...
L'IGN donne d'ailleurs BRAMEHAMI [TARTAS - 40] mais pas de "Bramelanguit" !
L'IGN donne pour "Languit" des réponses qui sont plutôt périphériques à la Gascogne, dont un "En Languit" en Languedoc qui suggère "Languit" comme nom de famille.
Geneanet confirme le nom de famille, mais il n'est pas très gascon.
Prononcer "marrou" avec l'accent tonique sur "ma".
Fait partie de la liste des mots dans la terminaison desquels Jacques Allières voit un substrat basque (cf. mèrlo, hrèixo, casso, arplo, templo, marro etc...).
marran/marre :
'motonàs non crestat' en occitan.
Marrà o Mardà en catalan.
Auteur : marra
18/07/08
Un substrat basque ?
C'est marrant, j'étais persuadé que ces mots étaient ce qui restait de la terminaison latine -us en voyant des mots comme "goapo", "galho" ou "lòco" qui ressemblent beaucoup aux mots castillans "guapo", "gallo" et "loco" !
C'est intéressant parce qu'il y a plusieurs noms de maisons par chez mes ancêtres (Çò de Tiòlo, çò de Tiòrro, etc) ou des mots que j'ai souvent entendus comme "vimo" (trouvé dans le dico sous "vimi").
Dans cette terminaison, y aurait-il des chances que ces noms aient une origine vasco-aquitaine où aient été influencés par ce substrat ?
Auteur : Hlo
20/07/08
Réponse de Gasconha.com : Cette question du substrat vasco-aquitain dans les terminaison "o" est une affaire de spécialistes.
Je risquerai l'idée que ce substrat vasco-aquitain n'est pas contradictoire avec l'origine latine de la terminaison : il peut l'avoir conservée, alors que sans lui, elle ne l'aurait pas été...
Voir donc les travaux de J. Allières...
Est-ce que Jean-Louis Massoure (auteur notamment de "Le gascon, lengatge estranh"), qui traite aussi d'une manière très fine ces questions, à partir bien sûr, des travaux des ancêtres, s'y est aussi intéressé ?
Sur "Tiòrro" : je le ressens comme très vascon, j'aurais tendance à y mettre un "th" ("Thòrro") qui correspond au "tt" basque de "pottok".
[Tederic]
Vous avez remarqué des rues, des édifices, des maisons isolées, des coins de campagne (etc...) qui :
sont injustement menacés,
méritent d'être connus (par exemple pour leur architecture, d'hier ou d'aujourd'hui),
sont chargés d'histoire (même d'une histoire très locale),
portent des noms que tout le monde ne sait pas décrypter ou prononcer (des noms gascons, ou "patois", par exemple),
donnent des idées pour l'avenir,
etc...
Proposez-les ici, avec une photo* et le commentaire qui permettra au public de partager votre passion !
*Les photos doivent être envoyées séparément, par e-mail.
Attention :
Les lieux proposés doivent s'accorder avec "l'esprit" de Gasconha.com, et son domaine géographique : la grande Gascogne, entre la mar, la Garonne et les Pyrénées, et même, au Sud des Pyrénées, le reste du domaine vascon...