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Oñati, en Guipuzcoa, commune d'Espagne avec le chômage le moins élevé
L'économie locale se base sur le patriotisme et les coopératives, aidés par la présence d'une université qui a noué des liens avec les entreprises locales.
Un modèle de développement pour la Gascogne ?

politica.elpais.com
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Afficher Oñati, en Guipuzcoa, commune d'Espagne avec le chômage le moins élevé en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je fais remarquer à cet égard que le Gers est en pointe pour ce qui est du nombre de coopératives.
Archaïsme pour d'autres, notamment pour les gros groupes agricoles béarno-landais comme Euralis ou Maïs-Adour qui n'ont pas de mots assez durs contre les Gersois.

Oñati me semble un modèle fascinant : maire étiqueté Bildu, donc un pays très bascophone et abertzale, la richesse locale est le fruit d'entreprises locales qui gardent leur siège social au pays (sans s'interdire de se développer à l'export).
En temps de crise, l'ajustement passe, non pas par le licenciement, mais par l'ajustement à l'intérieur des coopératives et par le moindre intéressement.
L'article parle des pépés avec leurs petits-enfants, des mères et leurs bébés, c'est aussi ce que j'ai vu dans ces petites villes du Guipuzcoa, forte présence des anciens, transmission générationnelle, des petites villes vivantes et animées.

Bémol : l'article laisse entendre que le chômage touche surtout les immigrés. C'est qu'il est certain qu'un tel modèle communautaire (les coopératives n'en sont que le traduction économique) ne permet pas une insertion facile pour les nouveaux venus.
Mais il faut aussi se poser la question de l'ajustement à la demande : y'a a-t'il demande de main d'oeuvre externe ? S'il n'y en a pas et que la vallée fournit convenablement du travail aux autochtones, pourquoi en faire venir d'ailleurs ? C'est à mon sens la vraie question, qui dépasse largement la problématique d'Oñati, à savoir que les migrations mondiales, internes comme externes au pays, sont devenues incontrôlables, et peut-être pas utiles économiquement, puisque des modèles de développement sont possibles, qui permettent en outre de maintenir la culture locale.
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Pour ce qui est des "pépés avec leurs petits-enfants, des mères et leurs bébés", qui animent les rues d'Oñati :
le journaliste le dit pour souligner que les personnes en âge de travailler travaillent. Pas de chômeurs désoeuvrés dans la rue.
Cette remarque laisse penser qu'ailleurs en Espagne, le fort chômage s'apprécie directement au spectacle de la rue...

L'exemple des coopératives basques me hante depuis longtemps.
Elles ont démarré (en tout cas Mondragon) par l'initiative d'un "curé du peuple" (et probablement aussi abertzale), qui a voulu combattre la misère pendant les années noires du franquisme.

Nous parlons ailleurs de la possibilité pour une Gascogne rurale et de villes petites et moyennes de se refaire hors de la dépendance des métropoles... l'exemple d'Oñati est suggestif.
Mais il n'y a en Gascogne ni le ferment identitaire ni la pauvreté absolue qui ont été le terreau de Mondragon.
Le ferment identitaire, Gasconha.com essaye de s'en occuper ; la misère, elle, risque de venir si notre système économico-social continue à dysfonctionner.
Auteur : Tederic M.
16/11/11
Je partage l'admiration de Vincent pour le modèle économico-social des coopératives basques.
J'ai un peu connu la coopérative Mondragon (la plus grosse et la plus diversifiée, sans doute la locomotive du système).
Par contre je ne coincide pas dans sa vue idyllique des villages et bourgs du Guispuscoa, haut lieu de ce monde des coopératives certes mais aussi, hélas, coeur de ce qu'il faut bien appeler l'Etaland.
A chacun de mes brefs passages, j'en tirais une impression pénible de tension, de silence, d'adhésion forcée à tous les mythes etarras (ou "abertzale" puisque Herri Batasuta, alias Herriko Eskerra, Bildu, Amaiur, tout ce qu'on voudra (l'hydre renait sous un nom nouveau à chaque tête coupée par la justice espagnole  !) a réussi à confisquer ce bel adjectif.
Dans sa dernière liveraison de l'excellente revue (landaise,je le rappelle) "Terres taurines", Anndré Vial raconte sa plongée dans cet univers l'été dernier avec une acuité et une précision qui me semblent remarquable.
Je conseille la lecture de cet excellent numéro d'automne,qui ne peut que faire réfléchir.
Auteur : Gérard S-G
23/11/11
Les Basques ne sont pas sympathiques disons qu'ils sont ombrageux. Je crains que ce soit la clé du succès.
Je pense que le succès des coopératives n'est pas sans lien avec le patriotisme un peu exclusif des derniers basquisants.
La même chose existe au Pays Basque français.
Auteur : Vincent.P
23/11/11
Les Basques ont raison de n'être ni sympathiques ni gentils.
Les Gascons et les Occitans sont des faibles qui cachent leur lâcheté derrière un sourire faussement convivial et réellement fruit d'une grande impuissance. VAE VICTIS
Auteur : inconnu
24/11/11
Je connais des Basques sympathiques, ombrageux ou pas mais là n'est pas la question.
Le terrorisme n'est simplement pas accceptable ni la couverture du terrorisme (avec pratiques de terrorisme mental attachées) façon Bildu ou autres avatars de la même mouvance.
Et ces pratiques n'ont rien à voir avec la résilence basque ni avec l'esprit d'entreprise et de solidarité qui sont à la base du phénomène des coopératives.
Elles en sont plutôt un dévoiement et un parasitage par l'intermédiaire du trop fameux "impôt révolutionnaire" que les coopératives devaient - doivent peut-être encore - payer,au premier rang.
Auteur : Gérard S_G
25/11/11
Ce que je crois comprendre des résultats électoraux, notamment en Guipuzcoa, c'est que le nationalisme à la Bildu/Amaiur bénéficie d'une forte adhésion populaire.
Je crois que ce fort communautarisme est assez en lien avec l'esprit des coopératives, à savoir qu'à travers la réussite d'une entreprise, c'est aussi la réussite d'une vallée, d'une petite ville que l'on signe.

Franchement, de ce que je connais du Pays Basque français, c'est la même chose, les mêmes réflexions (surtout à notre endroit les Béarnais), il n'y a qu'à voir les tensions à la Chambre d'agriculture. Seulement chez nous, du fait du poids de l'Eglise, ce patriotisme basque s'exprime dans le vote centriste ou gaulliste.
Dans une génération, je le prédis, nous aurons des mouvements en France à la Bildu très forts au Pays Basque français. Et la connerie des élus béarnais n'arrange rien ...
Auteur : Vincent.P
25/11/11
Les résultats des dernières élections générales en C.A.V. (Gipuzkoa-Bizkaia-Araba) sont bluffants tant ils sont éloignés de la réalité électorale espagnole.
Le PNV (abertzale de centre-droite pour simplifier) et Amaiur (abertzale de gauche pour simplifier) ont à eux deux 11 sièges sur 18.
La Catalogne n'a pas, elle, donné la majorité absolue aux catalanistes, même si CiU a fait un très bon résultat.

Je ne pense pas qu'il faille voir dans le score d'Amaiur le résultat d'une pression sur les électeurs ni d'une adhésion de masse au terrorisme d'ETA.
Du reste, une page semble se tourner avec celui-ci.
Bildu était une coalition qui regroupait d'anciens de Herri Batasuna avec d'autres formations (sauf erreur de ma part) plus modérées comme Eusko Alkartasuna dont le fondateur Carlos Garaikoetxea a été lehendakari (premier ministre basque) alors qu'il était encore au PNV.
Amaiur, c'est Bildu avec encore l'ajout d'une ou deux petites formations (Aralar...).

Je pense que la plupart des électeurs d'Amaiur (et aussi des militants), comme ceux du PNV, réprouvent le terrorisme.
Mais je ne suis pas sur place, donc je peux me tromper...

Les espagnolistes ont beaucoup pratiqué, il me semble, l'assimilation abertzale=terroriste.
De plus, l'Etat espagnol, en ne reconnaissant pas le droit à l'autodétermination du pays basque (la République française "une et indivisible" non plus), peuvent légitimer la violence :
Un peuple qui ne peut pas décider de son sort par les urnes risque de vouloir le faire par la force.

A cet égard, le cas québécois serait à méditer : des référendums sur la souveraineté ont au moins pu être organisés.
Je ne suis pas sûr que la Constitution espagnole l'autorise.
Quant à la Constitution française, n'en parlons pas !
Auteur : Tederic M.
25/11/11
L'avis d'un commentateur basque du net  :

forwhatwearetheywillbe.blogspot.com--geography-of-indepentism-vs-unionism
Auteur : Vincent.P
25/11/11
La carte électorale est claire : il existe une majorité de personnes en faveur de l'indépendance là où la langue s'est conservée, selon des modalités politiques plus spécifiques à telle ou telle région (PNV de centre-droit en Biscaye, Amaiur de gauche en Guipuzcoa et Navarre bascophone).
Y voir la pression sociale d'ETA me parait hors de propos, nous avons simplement la traduction électorale d'une aspiration politique réelle.
Auteur : Vincent.P
26/11/11
On ne peut analyser la situation actuelle à partir d'une carte électorale comme si Euskadi était dans une situation politique normale, sans se rappeler l'évolution des trente dernières années.
Certes la réussite des coopératives basques est à relier au "communautarisme" de la population (utilisons ce mot si vilipendié en France actuellement mais qui correspnd assez bien à la réalité).
C'est justement sur ce communautarisme qu' ausi et habilement joué la mouvance HB depuis trente ans.
Façade politique et publique d'ETA de l'avis unanime (voir son leader historique Arnaldo Otegi), elle a constamment utilisé de façon exclusive l'équation basque/antibasque, au lieu de toute autre réflexion politique.
Coeur de cette stratégie obsessionnelle et obsédante : les "Euskal presoak" cad les prisonniers basques alors qu'il s'agissait de prisonniers étarras.
Etant basques, ils ont été et sont présentés comme devant bénéficier de la totale et aveugle solidarité de la communauté basque sous peine d'être taxé de traitre ou de fasciste si l'on renâcle, ne fût-ce qu'un peu (cf la contribution du dénommé Maju dans le site-en anglais,on ne sait pourquoi- transmis par Vincent dans un message précédent).
La stratégie a du reste été payante puisque les élections de ces jours derniers ont permis à Bildu/Amaiur de passer devant l'historique PNV ; celui-ci s'essouflait depuis son durcissement des années 90 à courir derrière la rhétorique HB pour éviter la concurrence en ce sens du transfuge Carlos Garakoiecha qui, déçu par le "centriste" PNV, l'avait quitté en ayant l'air de tomber "à gauche" (dans le contexte d'Euskadi : "plus abertzale que moi, tu meurs !").
L'électeur ayant fini par préférer l'original à la copie, cela donne le résultat des derniers jours....
Les basques sont-ils pour autant devenus indépendantistes façon Bildu ?
Je n'en sais rien et doute qu'ils aient vraiement envie de tenter une aventure du style Albanie d'Enver Hodja... même si le bateau espagnol qu'il s'agirait de quitter fait eau de toutes parts.

En tous cas, la mise en condition a payé !

Quant à la Constitution espagnole, elle prévoit :
en son article 2, que l'Etat reconnait et protège les Communautés autonomes (encore à venir au moment de sa rédaction) à côté de l'unité indivisible de la Nation espagnole (ce qui semble exclure un référendum d'autodétermination radicale);

en son article 150 que l'Etat a seul droit de convoquer un référendum mais en son article 152 que des modifications des statuts d'autonomie peuvent être apportées par un référendum (convoqué par l'Etat, par conséquent) des habitants de la communauté.
Bref,de quoi faire rêver outre-Pyrénées, n'est-ce pas ?
Auteur : Gérard S-G
26/11/11
Tu parles de situation politique anormale qui expliquerait le contexte électoral basque-espagnol.
Anormale dans le contexte espagnol, c'est clair, la situation politique l'est.
Mais plutôt que de chercher à savoir ce que serait un Pays Basque qui voterait comme Madrid après normalisation, je préfère me contenter de constater que le Pays Basque espagnol (en partie la Navarre) a développé une culture politique propre.
Je n'en pense pas moins parfois des oripeaux qui en découlent (obsession autour du retour des prisonniers par exemple) mais je ne vois pas pour quelle raison je nierais à ces faits politiques leur légitimité.
C'est comme ça chez eux, parce qu'ils sont un peuple.
Auteur : Vincent.P
27/11/11
Il me semble comme à Vincent qu'une certaine sauvegarde de la langue ancestrale contribue beaucoup à maintenir un sentiment national basque.
Le bloggeur basque Maju conteste un peu cette thèse en disant que beaucoup d'abertzales ne parlent pas basque.
Mais nous connaissons aussi en Gascogne (ils ne sont pas assez nombreux, mais se manifestent parfois sur ce site) des personnes qui ont une sensibilité gasconne sans bien connaître le gascon, mais parce qu'elles ont pu l'entendre de leurs parents ou grands parents.
Il y a comme un effet retard : le sentiment identitaire peut rester sur une ou deux générations après la perte de la langue.
D'ailleurs c'est un peu mon cas personnel.
Les nationalistes basques sont arrivés au pouvoir (et la libération post-franquiste a eu lieu) en Euskadi juste au moment où l'effet retard n'était pas épuisé (avec des variations d'un endroit à l'autre).
Dans les zones de la Navarre qui ont été débasquisées au 19e siècle, ou en Araba, l'effet retard est épuisé depuis longtemps...
Auteur : Tederic M.
27/11/11
Vincens,Tederic,
Je vois deux ou trois questions différentes - pas simples à résoudre-dans vos deux derniers messages (qui nous amènent loin du niveau de chômage à Onate !) :

1) qu'est ce-qui fait maintenir un peuple dans sa différence : la langue ou à tout le moins son souvenir pendant quelques générations (je suis dans le même cas de Tederic, en plus éloigné encore des locuteurs de gascon natifs !) ou bien un choix personnel et définitif (thèse du blogueur basque) ?
J'aurais tendance à dire la langue OU le souvenir d'une nationalité historique longtemps maintenue avec des institutions propres (ce qui n'est pas notre cas) ou mieux encore la combinaison des deux mais je ne vois rien de définitif pour en faire une loi absolue dans un sens ou un autre.

2) l'option entre politique "normalisée" (au sens où les forces politiques présentes sur le terrain seraient les mêmes (disons en Espagne ou bien en France sur tout le territoire) : ce n'est pas la présence de forces politiques différenciées sur le territoire historique d'un peuple spécifique (une nationalité "régionale") que je conteste; au contraire peut-être sont elles nécessaires pour faire ressortir des dimensions réelles, utiles mais occultées par l'uniformité partisane (en France appelons ça le jacobinisme politique).
Mais sans méconnaitre le risque d'un réel enfermement du peuple en question dans une rhétorique aveugle à d'autres problématiques (cas du PNV me semble-t-il) voire au delà réellement dangereuse (HB, Bildu, etc....); jugement que je n'oblige bien entendu personne à partager, je me borne à alerter devant ce qui me parait parfois ici un philobasquisme excessif (et qui me parait irréfléchi).
Bref je n'ai pas envie d'un Bildu quelconque en Gascogne un jour ou l'autre (Vincent nous l'annonçant, sans doute avec une certaine clairvoyance, comme possible dans quelques années en Pays basque nord...)

3) Et au delà, qu'est-ce qui permet à un peuple de libérer le meilleur de lui-même (les coopératives basques, début de notre débat, par exemple) ?
Je laisse la réflexion ouverte  !
Auteur : Gérard S-G
29/11/11
Je suis en accord parfait avec ce que tu dis, j'essayais juste de ne pas laisser paraître mon sentiment dans l'analyse politique des faits.
Quant à un Bildu en Iparralde, ce n'est que l'affaire de quelques années, quand la jeunesse basque "du Nord" aura coupé avec le conservatisme chrétien des parents.

Du reste, en toute franchise, mon propre sentiment, puisque je me laisse aller à l'exprimer, c'est qu'un tel mouvement correspond profondément à une certaine âme basque avec laquelle les Gascons ont toujours eu du mal.
Il suffit de lire de vieilles descriptions des Basques par leurs voisins, ce sont les mêmes doléances.
Auteur : Vincent.P
29/11/11
Gérard tu mélanges tout... Bildu ce n'est pas HB ou Batasuna, d'ailleurs si Bildu avait eu un quelconque lien avec ETA et n'avaient pas publiquement déclaré d'user uniquement et exclusivement des voies et des méthodes politiques, pacifiques et démocratiques, ils n'auraient pas pu se présenter aux éléctions (cf Sortu).
Auteur : xuel
29/11/11
A Xuel :
je maintiens qu'il s'agit de la même mouvance,en grande partie du même électorat, du même projet et du même personnel politique.
Le nom change justement (il a dû changer 4 fois en 20 ans) pour pouvoir participer aux élections en échappant à l'interdiction pour cause de complicité avec la violence etarras que la justice espagnole finit invariablement de prononcer au bout de quelques années.
Cela dit,c'est comme dans les expériences chimiques : à force de transvaser le liquide d'un flacon à l'autre, la "pureté" originelle n'est plus garantie à 100%...
Et avec l'arrêt de la violence annoncé par ETA dernièrement (arrêt définitif parait-il, mais on a déjà connu un certain nombre de "trêves" annoncées à grand spectacle quelques semaines avant les élections, comme cette fois-ci !) Bildu pourrait bien prospérer et continuer à amasser sa pelote électorale encore assez longtemps avant une quelconque interdiction
Nous verrons bien.
Auteur : gérard S-G
30/11/11
Tu maintiens ce que tu veux mais tu te trompes... ce n'est pas le même personnel politique.
Tu n'as qu'à demander à n'importe quel basque si EA ou Batasuna(HB,EH,SA,Sortu...) c'est la même chose.
Crois tu que le maire d'une ville comme Donostia serait passé avec le soutien du PNV si c'était le cas ?
ETA est exsangue depuis des années en partie parce que le soutien populaire est à la baisse.
Je ne nie pas les pressions exercées par certains mais dans l'isoloir, chacun fait ce qu'il veut et on a vu le résultat.
Auteur : Xuel
01/12/11
Xuel a totalement raison.
Auteur : inconnu
01/12/11
LA GASCOGNE A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION - Note de lecture
Dans "HISTOIRES DE LA REVOLUTION EN GASCOGNE" *, p.11 :

"La généralité d'Auch est dirigée depuis 1785 par l'intendant Bertrand de Boucheporn assisté par 18 subdélégués : le Condomois est une subdélégation qui appartient à la généralité de Bordeaux, mais Bayonne et Pau relèvent de celle d'Auch. Elle est très vaste : 160 km du nord au sud, 2 549 paroisses, 784 600 habitants, et environ 30000 km2 soit la superficie de l'actuelle Belgique.
Limitée au sud par les Pyrénées, à l'est par la Garonne (mais elle englobe le Comminges), à l'ouest par l'Océan, mais au nord, le Condomois n'en fait déjà plus partie.
A sa tête, de 1751 à 1767, l'intendant d'Etigny a déployé un zèle intelligent et une activité assez exceptionnelle.
Il fait d'Auch sa capitale dès 1753 ; il préfère Auch à Pau qui ne manque pourtant pas d'atouts.
[...]
En matière de justice, les 4 sénéchaussées d'Auch, Lectoure, l'Isle- Jourdain et Condom recouvrent l'actuel département du Gers.
Auch, Lectoure, l'Isle-Jourdain relèvent du Parlement de Toulouse, tandis que Condom relève de celui de Bordeaux."

J'ai mis en gras le passage concernant le choix d'Auch comme capitale de la généralité de Gascogne. Il est présenté comme le choix personnel, et presque surprenant par rapport au choix de Pau, de l'intendant d'Etigny.

Et s'il avait choisi Pau ?
Le département du Gers n'aurait pas été assimilé à la Gascogne, comme les auteurs le font dans la suite de l'ouvrage...
Et le combat de Gasconha.com ne serait peut-être pas le même !


* HISTOIRES DE LA REVOLUTION EN GASCOGNE
Daniel HOURQUEBIE - Gilbert SOURBADÈRE - 16 illustrations originales de Jean-Claude PERTUZÉ
(chez Loubatières)

Et aussi, p.180 :
"la création du département du Gers a certes considérablement réduit l'espace gascon mais elle n'en a pas moins confirmé Auch dans son rôle éminent de chef lieu."
Les auteurs semblent se contenter facilement de la réduction de la Gascogne, pourvu qu'Auch...
Auteur : Tederic M.
15/11/11
Afficher LA GASCOGNE A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION - Note de lecture en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le combat pour la petite Gascogne a eu des avatars modernes jusque dans les années 80, puisque certains décideurs réclamaient encore une région regroupant 64, 65, 32 et 40, avec Pau comme probable préfecture de région.
Ce combat est séduisant, puisqu'il permet d'échapper à Toulouse et Bordeaux. Mais il fait le sacrifice de régions gasconnes primordiales.

Pour le reste, le patriotisme béarnais est une nouveauté, certes les Béarnais ne se disaient pas gascons naturellement, mais ne se sentaient pas si irrémadiablement distincts.
C'est l'occitanisme orthézien des années 70 qui a réinventé le Béarn, en repopularisant ses oripeaux, en réaction aux Basques, et pour faire du Béarn un paradis occitan qui parlerait d'égal à égal avec la Provence ou le Languedoc.
Jusque là, chaque "parçan" se considérait comme autonome, les valléens méprisaient les gens de la plaine, ceux d'Orthez ne se considéraient pas du même pays que ceux du Vic-Bilh, ... Le patriotisme béarnais, c'était un truc de notables palois.
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Découpage administratif et conscience régionale
Un occitaniste parle d'un patriote castrais sur une radio locale. "Il sentait vraiment que son pays, c'était le Languedoc, déjà il sentait les Provençaux comme étrangers. Bref, pour lui, sa nation, c'était Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon."

Il va se reprendre après en précisant "une partie de Midi-Pyrénées". Je suis assez surpris de voir combien cette ignoble région Midi-Pyrénées fait corps aujourd'hui.
Pour parler avec des gens, combien de fois j'ai entendu par exemple "mais Tarbes, c'est Toulouse, par rapport à Pau". Et autres inepties.

La languedocianisation via Midi-Pyrénées de la bonne moitié de la Gascogne (avec un dégradé : il y a un contraste entre le Couserans totalement "ariégisé" et le Gers occidental) est vraiment dommageable.
Surtout que Midi-Pyrénées, de Languedoc, ce n'est que le Tarn et un peu de Haute-Garonne et de Tarn-et-Garonne (et Foix à la rigueur).
Le reste, c'est l'ancien Quercy, le Rouergue, des pays de Guyenne.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui Midi-Pyrénées devient une réalité culturelle, que moi le Béarnais momentanément sur Toulouse, on me renvoie à l'Aquitaine, ce qui est vrai certes, mais on me refuse le droit de me dire aussi proche des Bigourdans que des Périgourdins.
C'est surréaliste ce qu'un découpage administratif peut imposer dans l'inconscient collectif.
Auteur : Vincent.P
15/11/11
Afficher Découpage administratif et conscience régionale en particulier, et peut-être donner votre avis...
Remarques intéressantes sur la réalité du découpage administratif.
Mais Toulouse et Midi-Pyrénées ont la fameuse croix "occitane" alors qu'il y a le Languedoc-Roussillon (avec un autre symbole en étoiles multiples) et donc le Languedoc se retrouve divisé.
D'où le rêve d'une immense région "occitane" pour plus de logique identitaire, chose qui n'est pas aussi vaine qu'on pourrait le croire avec tous les rapprochements interrégionaux quant à la "régulation" de la langue dans un prochain organisme qui dépassera les limites administratives et qui fonctionnera comme une usine à gaz avec forces subventions, postes, conseils...
L'Aporloc prépare déjà sa succession...

amistats
Auteur : jmcasa
15/11/11
Le Boulevard des Pyrénées de Pau à l'UNESCO ?
A mon sens, c'est encore une preuve de la politique événementielle de la municipalité de Pau ...
D'une part, ce balcon sur les Pyrénées est certes agréable, mais ce n'est pas la plus belle vue sur les Pyrénées qui soit (les Baronnies, c'est autre chose) et en lui-même, le Boulevard est une création pas géniale dont de toute façon, la moitié de la promenade a été éventrée par des immeubles sans style.

Surtout, la beauté du site de Pau, c'était le gave qui serpentait dans la plaine ... Avec tous ces arbres jamais taillés et ces constructions sur Bizanos ou Jurançon, c'est mort.
Il y a quand même un problème de sensibilité culturelle à Pau ...
Avant l'UNESCO, il faudrait déjà songer à interdire les constructions sur les coteaux de Guindalos, depuis le Boulevard, on voit maintenant des maisons provençales !

www.larepubliquedespyrenees.fr--le-boulevard-des-pyrenees-de-pau-reve-d-unesco
Auteur : Vincent.P
15/11/11
Afficher Le Boulevard des Pyrénées de Pau à l'UNESCO ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Val d'Aran sur l'A64
Sur l'A64, la sortie vers le Val d'Aran, pays gascon, est indiquée "Vall d'Aran" sur les panneaux.
Ou comment pour faire plaisir aux Catalans, alors même que l'on maintient Lérida qui est la version française correcte de la ville qu'ils disent Lleida, on en vient à catalaniser une vallée qui pourtant est de langue gasconne ... alors même que Val d'Aran est très correct en français !
Auteur : Vincent.P
14/11/11
Afficher Val d'Aran sur l'A64 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mais je croyais que c'était la langue française, la langue officielle pour la signalisation routière.
Val d'Aran paraissait normal. Alors pourquoi ce choix ? Etonnant...
Auteur : jmcasa
14/11/11
Concession à la catalanité mais il s'avère que c'est au prix de la gasconnité d'Aran ...
Remarquez qu'il y a bien quelques nationalistes linguistes catalans pour dire que l'aranais est un dialecte du catalan, dont Coromines, ce qui m'a beaucoup déçu.
Auteur : Vincent.P
14/11/11
Le Monument dit des Basques
Monument intéressant dans les environs de Craonne (là où est décédé d'ailleurs le frère de mon arrière-grand-père ce qui condamna ce dernier à reprendre la ferme familiale, ce qui changea sa destinée) : le Monument dit des Basques, qui en fait rend hommage aux soldats des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Basses-Pyrénées.

www.mes-ballades.com--monument-aux-basques-craonnelle

On ne dira jamais assez combien la saignée de 14-18 fut dommageable pour la Gascogne, pays malthusien qui y a perdu nombre de ses enfants, que la République a remplacé en important des ouvriers agricoles, d'Italie notamment.
Auteur : Vincent.P
12/11/11
Afficher Le Monument dit des Basques en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bel hommage aux Gascons et Basques !
Je conseille de lire les oeuvres remarquables (en béarnais) de Jean-Baptiste Bégarie, soldat béarnais de Pontacq mort en 1915 à l'âge de 23 ans. Et aussi le livre de Julien de Casabonne : Û souldat biarnés à la guerre (1916-1919).
Pour leur mémoire et leur honneur.
Auteur : jmcasa
12/11/11
A lire également : "Paysans bretons", un des rares livres qui parle des mutineries de nos poilus en 14 18 qui se sont révoltés contre cette immonde boucherie dirigée par de sinistres généraux comme Pétain...
Des hommes de chez nous fusillés par des hommes de chez nous..
Il a fallut près de 60 ans pour que l'on en parle...
Pauvre FRANCE !!!
Auteur : miqueu
12/11/11
Il s'agit essentiellement de la 36e division d'infanterie, composée surtout des 18e, 34e et 49e RI. Ce sont les régiments gascons et basques, "vascons" par excellence.
Je vous conseille le film de Jérôme Chibrac, "Les Der's de la Der" (1914-1918, les Landes mobilisées).
Au sujet de Pétain. Il n'a pas véritablement mis fin aux mutineries.
Contrairement à ce que dit Miqueu, c'est lui qui a amélioré le sort des soldats, relèves, permissions, nourriture, arrêt des offensives stériles et meurtrières.
C'est la raison pour laquelle il était vénéré par les anciens combattants et aussi la raison pour laquelle il jouissait d'un immense prestige en France.
Mon grand-père et mon arrière grand-père, anciens poilus (49eRI et 35eRA) avaient un immense respect pour lui, y compris pendant l'occupation.
Il y a eu 49 fusillés en tout.
Un jour peut-être les Historiens français lèveront-ils le tabou des % de pertes suivant la région d'origine.
Les basco-gascons ont été envoyés sciemment au massacre (Chemin des Dames, Craonne, plateau de Californie etc...)
Auteur : Un ancien officier (Réserve) du 34eRI de Mont-de-Marsan
13/11/11
La Gascogne et le pays basque ont dû sacrifier de gros bataillons, mais avant d'y voir une volonté des chefs de l'armée, il faut considérer que les agriculteurs en général étaient les premiers sur le front, parce que les autres étaient en moyenne plus qualifiés pour des tâches à l'arrière.
Enfin, c'est ce que j'ai lu ou entendu...
Et comme nos pays vascons étaient très agricoles...
Auteur : Tederic M.
13/11/11
Je ne suis pas certain que les Gascons aient subi plus de perte, ce qui est certain c'est que les massacres sur une politique du fils unique ont eu des conséquences désastreuses sur la démographie gasconne, et que la République, tout cyniquement, a alors opéré une substitution démographique dans des départements qui depuis lors, servent à fixer des populations indésirables ou marginales.
A ce titre, le Lot-et-Garonne est vraiment le paillasson de la France républicaine.
Auteur : Vincent.P
13/11/11
Cors de lengas d'òc en Gironda
2003-2004  : 16 establiments publics perpausèvan cors de lengas d'òc en Gironda... 2011-2012 son passats a 9...
Mès on son passats los pròfs ?  :D Pus seriosament, i a aqui un problème !
Èi interrojat M. Sarpoulet (l'inspector d'occitan) per auger son avis...
Auteur : Gaby
10/11/11
Afficher Cors de lengas d'òc en Gironda en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est tout simplement la mort annoncée des options dans le secondaire, pour des raisons budgétaires.
Les langues patrimoniales ne seront pas les uniques victimes des coupes sombres.
Il n'y a donc pas d'acharnement particulier à leur égard.
On élimine d'abord ce qui va soulever le moins de protestations, c'est tout.
Les autres options comme l'allemand par exemple, et même l'espagnol, passeront aussi à la trappe.
Quant aux profs, comme ils sont bivalents, ils seront réemployés, s'ils restent, dans leur autre discipline. C'est tout.
De toute manière, jamais l'école ne suffira, ou n'aurait suffi à combler le vide d'une société totalement désoccitanisée ou dégasconnisée.
Auteur : inconnu
18/11/11
E òc. Elàs
Auteur : Gaby
18/11/11
Quelle plus-value identitaire ?
Pas une fois le terme de "béarnais" (à part pour signifier la provenance des jeunes doubleurs) ou de "gascon" ...
La caricature à l'extrême : 90% de subventions, des "newcomers" arrivés il y a 3 ans qui se la jouent plus royalistes que le Roi et forte présomption de languedocien rien que sur le titre en version "occitane" ("Patata e los amics de l'òrt" : on dit "casau" en gascon).

www.larepubliquedespyrenees.fr--des-films-doubles-en-occitan

Ces projets ne font rien avancer et la manière de les vendre dans la presse locale n'apporte aucune plus-value identitaire. "Occitan". Cela ne veut plus rien dire.
Auteur : Vincent.P
09/11/11
Afficher Quelle plus-value identitaire ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voilà une vision claire de la réalité...
Auteur : jmcasa
10/11/11
C'est sur Casa qu'avec tes potes de l'IBG on n'est pas prêt de voir des créations ou des projets soit ils en "vrai" Béarnais tant vous êtes nuls, incompétents et en manque d'imagination mais surtout ignorants de votre propre culture Gasconne que vous ne connaissez même pas et j'en ai les preuves..
adishatz bandes de sinistres et de jaloux...
a votre dispo pour les preuves.
miqueu
Auteur : miqueu
11/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Miqueu, pas d'invectives, mais des arguments ! ce que tu appelles des "preuves", c'est ça qu'il faut avancer, tout en restant courtois, bien sûr.
[Eth moderator / moudératou]
Allons-y pour les preuves...

Un sinistre individu, jaloux, incompétent, nul et ignorant.
Auteur : jmcasa
14/11/11
Voici la présentation du projet : franchement, quel est l'intérêt pour la Gascogne de familiariser simultanément des gamins à 3 domaines dialectaux ? C'est de la folie.

"Ce sont quatre amis (Patata, Carròta, Brocòli et Pòc) qui partent à la recherche des autres légumes disparus du potager.
Un nouveau monde va donc s'ouvrir à eux.
Le doublage de ce film d'animation a été réalisé par l'association « Conta'm » avec le soutien des Conseils Régionaux d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées.

Chaque personnage incarne une variante de l'occitan (languedocien, gascon, limousin) avec les voix de Joan-Francés Tisnèr, Silvan Carrèra, Ives Durand et Natalia Robert.
L'InÒc Aquitània avait accueilli dans ses locaux du Château D’Este le casting pour le doublage du film."
Auteur : Vincent.P
16/11/11
L'interest, quò's tot simplament de ne damorar pas dens una vision de Gascon gasconiste per qui lo monde s'arrèsta a Tolosa, e de l'aut bòrn de Garona son los meishants Occitans enemics.
Perqué tot atacar ? Vau milhor quauquarren en tres dialèctes que non pas en francés.
Apui, lo dessenh animat n'es pas forçadament destinat qu'aus Gascons...
Mès finalament, vau me repetar, mès dejà, per defénder lo gascon coma fau, vadré milhor, benlèu, lo defénder EN GASCON, p'rai  ?
Auteur : Gaby
26/11/11
Non. C'est un syllogisme de militant. On défend mieux le gascon en le faisant en français, parce que le public parle français, parce que les interlocuteurs institutionnels ne parlent que français. On ne fait pas une demande de subventions au CG en gascon. Welcome to real life.

Pourquoi tout attaquer ? Grave question en effet. Peut-être parce que le "tout" en question est mal foutu.
Et il vaut mieux rien qu'un dessin animé de piètre qualité mélangeant 3 systèmes linguistiques différents.
J'oubliais cela dit que les occitanophones sont des génies qui maîtrisent en parallèle 3 systèmes de conjugaison, connaissent sur le bout des doigts les règles de passage du latin aux grands dialectes d'oc.
Et puis, c'est clair que pour la Gascogne, il est important que ses enfants parlent la langue de Bourganeuf. C'est primordial.
Auteur : Vincent.P
27/11/11
Il est possible sur le net de constater que parmi les occitanistes, des contributeurs s'interrogent sur cette nécessité de mélanger les grands dialectes.
Certains parlent de politique de quotas. Plus vraisemblablement, le pur produit du financement croisé Aquitaine-Midi-Pyrénées, régions artificielles d'un point de vue identitaire.

Quand on apprend l'anglais, aujourd'hui dès le cours moyen, on ne diffuse pas des dessins-animés dans lesquels l'on mêlerait anglais et scots.
On ne familiarise les élèves aux accents sud-américains de l'espagnol que tardivement, en fac ...
Bien parler une langue, c'est maîtriser sur le bout des doigts un standard.
En mélangeant tout, les occitanistes n'aboutiront qu'à la création d'un pidgin, et accessoirement à la mort du gascon.
Auteur : Vincent.P
30/11/11
Toulouse 1920-1940. La Ville et ses architectes
J'ai acheté le livre "Toulouse 1920-1940. La Ville et ses architectes" qui est relativement intéressant sur une période qui a vu dans les villes du Sud-Ouest une véritable expérience de renouveau régional, via l'Art-Déco.

Cependant, ce livre, qui est écrit par l'école d'architecture de la ville, est de manière assez surprenante, très sévère avec le style néo-basque inspiré d'Arnaga.
Pour résumer, il est nié tout caractère régional à ce style, assimilé au rêve de vacances des anciens ruraux qui nieraient leurs racines.
Je crois que l'on a un exemple de plus du manque cruel d'études sur la question du style néo-basque.
A la lecture du livre, la seule Toulouse qui existerait serait ce mirage de briques réinventé au XIXème siècle.
Les auteurs du livre n'ont absolument pas conscience qu'à quelques encablures de Toulouse, en Lomagne, en Volvestre, partout des maisons rurales vasconnes, en tout point semblables aux maisons basques, en tout cas dans l'aspect général.
La maison néo-basque sur Toulouse, loin d'être la honte des origines, est au contraire un style profondément populaire, opposé au fond au renaissantisme snob néo-Hôtel d'Assezat.

Le livre date de 1991. Il marque le retournement idéologique des années 90 qui a fait le procès des époques qui précédaient.
Aujourd'hui encore, les architectes n'ont plus conscience de la force de la maison néo-basque pour une génération de paysans venus à la ville, ce qu'elle disait de l'inconscient collectif d'une population déracinée, qui certes rêvait de mer, mais retrouvait également des formes familières.
Les architectes de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle font de Toulouse une autre ville, une ville qu'ils veulent méditerranéenne, ils ne comprennent pas que la brique est un matériau friable que l'on recouvrait d'enduit, et qui n'était utilisé qu'à défaut de carrières de pierre.
Dans le même genre, dans le livre "15 promenades dans Toulouse", l'auteur, qui est paloise, parle d'une ville qui retrouverait enfin ses couleurs en se retrouvant méditerranéenne et ensoleillée une fois les enduits enlevés, enduits qu'elle précise être le fruit de l'ancien complexe des Toulouse vis-à-vis de la grisaille bordelaise, bref la volonté d'imiter Bordeaux. C'est ridicule.

Pour conclure brièvement, je crois qu'il y a aujourd'hui tout un mouvement intellectuel qui n'a plus de vision historique honnête et qui préfère le confort des stéréotypes médiatiques à la réflexion historique.
Les conséquences visibles (provençalisation rurbaine, méditerranisation urbaine) sur les lieux que nous pouvons fréquenter me semblent lourdes de conséquence.
J'espère que comme toute mode, nous en reviendrons.
Auteur : Vincent.P
07/11/11
Afficher Toulouse 1920-1940. La Ville et ses architectes en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans le feuilleton de la "maison noire" d'Agen, la méconnaissance de la liaison entre le néo-basque et le vernaculaire gascon ou vascon s'exprime aussi :
Dans le forum d'un article de "Sud-Ouest" sur cette affaire, je lis "une maison style basque en agenais n'est ce pas une anomalie ?"
Cette personne ne sait probablement pas que le néo-basque blanc et rouge n'est qu'une interprétation libre d'un des types basques, le labourdin, et n'est pas "le type basque".
Elle ne sait pas non plus que ce type labourdin est un avatar d'un type vascon qui s'est répandu il y a longtemps jusqu'aux portes d'Agen.

Quant au litige sur la "maison noire", à la réflexion, je ne suis pas totalement opposé au noircissement du rouge et blanc. On y retrouve même le passage au goudron des vasconnes garonnaises. Mais ce n'était pas l'idée des propriétaires... De toute façon, il s'agissait bien d'un changement d'aspect d'une maison emblématique, et la ville d'Agen a eu raison selon moi de refuser que cela se passe sans l'agrément des autorités.
Auteur : Tederic M.
07/11/11
Et un autre, GASCON51 (!) qui écrit :
"Et construire une maison basque dans la région agenaise, ce n'est pas une aberration pour vous ?"
J'ai répondu :
"Jusque vers 1960, le néo-basque a été populaire en Gascogne et même au delà.
gasconha.com/spip.php?article74
On peut y voir l'affirmation d'une appartenance commune "vasconne" (à la fois basque et gasconne).
Mais cette communauté architecturale a existé bien avant, avec le type architectural paysan dit "landais" qui était en fait un type gascon répandu jusqu'en Lomagne et dans la vallée du Lot, et très proche aussi du type basque labourdin.
gasconha.com/spip.php?article80"

Article de Sud-Ouest
Auteur : Tederic M.
07/11/11
L'obscurité dans laquelle est tenue la question de l'architecture vernaculaire dans le Sud-Ouest de la France est curieuse tout de même ...
Il n'y a pas un seul ouvrage qui traite de la question pleinement, ou alors toujours avec un tropisme basque (sans cependant jamais aller voir du côté de l'Espagne).
C'est un peu comme le mouvement culturel des années 20, on n'en retient plus que la facette basque alors qu'elle s'est déclinée également sous d'autres facettes (pyrénéenne, landaise, ...).

Je pense, mais je l'ai déjà dit, que l'occitanisme n'est pas étranger à ce constat, parce que tout simplement, en bientôt 60 années de monopoles, ce mouvement n'a pas aiguillé des personnalités vers ces pistes de recherche identitaire.
Sur Toulouse, l'occitanisme joue un rôle assez déplorable dans le relais de la fausse image qu'entendent véhiculer les édiles de la ville.
Inversement, le nationalisme basque, dans une certaine mesure, aime bien être assez excluant sur de tels sujets ...

Pour revenir à la question de l'architecture vasconne, je ne peux qu'encourager un doctorant éventuel qui passerait par là de s'intéresser à la question.
Je dispose d'un fonds photographique conséquent. Encore la semaine dernière, je feuilletais un ouvrage qui vient de sortir sur l'architecture de brique, et l'un des articles concernait l'architecture en adobe si fréquente en Béarn mais aussi en Médoc.
L'article était illustré de nombreuses photos de granges médoquines pleinement "landaises".
Où est l'ouvrage qui parlera de cela ?
"Le Festin" n'en est pas loin, mais entre nous, c'est quand même toujours un peu bobo chic, très centré sur les châteaux vinicoles, le Bordeaux classique, ...
Auteur : Vincent.P
07/11/11
Pour répondre à Vincent sur le thème général du livre, je ne suis pas du tout étonné.
Tout est une question d'ignorance de notre patrimoine vernaculaire. Dans les années 80, j'avais pris durant mes études d'archi, des cours d'architecture vernaculaire.
Nous étions une bonne dizaine alors que dans d'autres cours plus classiques ça frisait les 50.
C'est pour dire le peu d'intérêt que pouvait susciter ce genre d'enseignement aux yeux des étudiants de l'époque.
J'espère qu'aujourd'hui on aura inversé la tendance ! on arrive du coup à des incompréhensions comme pour cette maison vasconne à Agen.

Par contre Vincent, je ne pense pas que l'architecte paloise ait complètemment tort.
La brique peut être utilisée comme matériau de façade garantissant une bonne qualité mais aussi une durabilité, tout dépend quel type de brique est employé.
Bordeaux elle, c'est de la pierre calcaire donc friable donc fragile, donc elle a besoin d'un enduit.
Si à une certaine époque ancienne Toulouse badigeonnait ses façades d'enduit, c'est que la brique de l'époque était de mauvaise qualité, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Toulouse ville rose avec des bâtiments construits au XvIII et XIXeme siècle alors la brique devient le matériau de façade et devient dominante.
À l'époque, on était loin des aspirations méditerranéennes d'aujourd'hui. Là, pour le coup elle a tort.
Maintenant, qu'ils veulent aujourd'hui que Toulouse soit une ville méditerranéenne, ça, c'est un fait ! Il n'y a qu'à voir ce qui se passe autour de la ville de Toulouse avec ces pseudos maisons méditerranéennes qui poussent comme des champignons.
L'intérêt suscité par la gasconité, si je peux m'exprimer ainsi, est beaucoup moins présent aux limites de la Gascogne historique qu'au cœur du pays gascon où bien dans les enclaves gasconnes des pyrénnées.
Agen Toulouse, sont devenues trop influencées par les tendances et les particularités régionales de leurs voisins ouverts sur la méditerranée.
L'important est de freiner cette gangrène à ces limites garonnaises et de préserver notre architecture vasconne, ce qu'il en reste. Comment ?... Là est la question.

Concernant l'architecture vernaculaire du Sud-Ouest "Il n'y a pas un seul ouvrage qui traite de la question pleinement" : je dirais ce n'est qu'une question de temps…
Auteur : Tédéric D.
08/11/11
C'est évident que la brique est un matériau qui permet de belles choses, loin de moi l'idée de nier la spécificité de ces pays garonnais dans l'usage de celle-ci, reste que je constate de nombreux exemples de ratage esthétique parce qu'on a voulu faire tomber les crépis et autres enduits, là où ceux-ci étaient, à mon goût, les compléments indispensables.
Dans Toulouse, il se produit une disneylandification dommageable.
Le problème, c'est que les gens aiment, alors qu'on voit des manques de contraste pénibles entre des colombages et de la brique nue.

Pour ce qui est de la brique, elle peut être le matériau des maisons vasconnes de la Gascogne toulousaine (au moins jusqu'à Martres en amont).
C'est aussi le matériau privilégié de ces petites maisons d'inspiration balnéaires sur Toulouse, qui ressemblent en tout point à ce qui deviendra le néo-basque, sauf qu'elles sont toutes de brique.
Auteur : Vincent.P
13/11/11
Ravezies
Je fais une recherche sur la famille Ravezies, en particulier la branche haïtienne. Pouvez-vous m'aider ? Merci
Auteur : Michèle Lyle
07/11/11
Afficher Ravezies en particulier, et peut-être donner votre avis...
Selon geneanet, il s'agit d'un patronyme de la Gascogne garonnaise (dans le Gers moderne) des alentours de Gimbrède, qui a fait souche à Bordeaux, comme nombre de patronymes gersois (l'orientation vers Toulouse du Gers est très récente : Bordeaux était la ville qui attirait les Garonnais et les Gascons centraux).

Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'une famille gasconne ait ensuite fait souche en Haïti, via des descendants mulâtres, il est un fait connu que les Bordelais et les Bayonnais tenaient Saint-Domingue.
Et que les Bordelais et les Bayonnais venaient d'ailleurs en Gascogne si l'on remonte.

Par contre, pour le détail de la généalogie, il vous faudra chercher dans les archives. Si elles existent ...
Auteur : Vincent.P
07/11/11
Pour ce qui est de l'étymologie, il faut conjecturer un lieu-dit disparu homonyme qui aurait pu venir du latin *(terras) ravetianas autrement dit "les terres de Ravetius", plutôt d'ailleurs un Rubetius déformé, très fréquent en latin classique.
Notez la chute du n intervocalique.
Auteur : Vincent.P
12/11/11
Bonjour, Je suis à la recherche de tous documents concernant ma famille. Pouvons-nous correspondre ?
Auteur : M RAVEZIE
14/11/11
Aïela ou Aielo prénom gascon ?
C'est le nom d'un des titres de Castelhemis, qu'on peut écouter là :

listen.grooveshark.com

ça fait bien gascon, mais est-ce que ça l'est à votre avis ?
Auteur : Ben
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
La chanson est jolie, mais pas sûr du tout que Aïela ou Aielo soit un prénom gascon.
S'il l'était, il ne serait pas de Gascogne océanique, vu la prononciation en "o". Quoique, en plus, le "o" porte l'accent tonique et rime avec celui de Isabeau... Donc, il faudrait imaginer une encore plus improbable "Aielòu".
Afficher Aïela ou Aielo prénom gascon ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le gascon dans la clandestinité ?
[A propos d'une communication de l'InOc, "Région Aquitaine : Une charte interrégionale en faveur de l’occitan / Ua Carta interregionau entà l'occitan"]

"L’occitan, qui peut aussi se dénommer, dans certaines régions : aranais,
auvergnat, gascon, languedocien, limousin, provençal, vivaro-alpin,..."

Il faut vraiment prononcer le mot "gascon" sur le bout des lèvres et surtout en secret, en cachette...
amistats
Auteur : jmcasamayou
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Même si on admet l'appartenance du gascon à l'ensemble lingüistique occitan, il n'est pas correct d'expliquer que le gascon est une autre dénomination (moins bonne évidemment...) de l'occitan : c'est confondre la partie et le tout.
On en arrive à regretter les formulations qui présentaient le gascon comme une variante de l'occitan...
[Tederic M.]
Afficher Le gascon dans la clandestinité ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il ne faut pas donner plus de force à ces textes qu'ils n'en ont.
Nous savons les auteurs, dès le moment que l'on connait leurs idées, et qu'on les juge néfastes (en l'espèce, plus confuses qu'autre chose), il n'est plus besoin de s'apesantir dessus.
Je vais être un peu violent mais voilà, il est assez clair que le mouvement occitaniste est constitué de gens incompétents, qui ne maîtrisent pas leurs propres concepts.
Ils ne savent plus écrire quelque chose de précis, ils sont devenus tellement obsédés par le discours publicitaire que tout ce qu'ils écrivent n'a pour seul but que de déminer les contestations possibles.

J'identifie cependant deux problèmes :

- Il est clair que l'occitanisme a choisi de jouer le jeu des régions administratives qui ne correspondent pas aux entités culturelles qu'il a contribué à définir dans les années 50.
L'impossibilité de tenir un discours simple face aux élus qui n'ont que faire de la diversité linguistique dans le dite région Aquitaine oblige les occitanistes à minimiser l'opposition entre les terres gasconnes et les terres guyenno-limousines.
En plus, c'est l'occasion de forger un standard par l'inertie. De manière assez paradoxale, dans la mesure où les occitanistes labellisés béarnais trustent le Conseil Régional, cela se fait en faveur du gascon, au détriment des Périgourdins et des Nord-Agenais.

- L'autre problème, c'est que ce discours est le seul que les calandrons entendent, et que je crois que personne n'a réfléchi à la situation dans 50 ans, quand les seules personnes capables de parler un peu l'ancienne langue seront tous convaincus des mêmes choses. Il est possible que je sois encore là, cela ne sera pas rigolo de parler avec eux ...

Dans tous les cas, tout cela me renforce dans ma conviction qu'il faut mettre la langue de côté, comme un totem un peu désuet pour qui s'y intéresse (moi par exemple), et plutôt que de parler du seul gascon, parler de Gascogne.
Cela me semble beaucoup plus dans l'air du temps, l'occitanisme est arrivé au bout de ce qu'il avait à dire, là on fait face aux derniers archaïsants défenseurs de la paroisse, ils sont pénibles certes, mais ils ne comptent pour rien.
Auteur : Vincent.P
03/11/11
Le Français mal en point à qui la faute surement pas à l'enseignement des langues régionales !!!
Je ne comprends pas un tel pessimisme quand on sait qu'en Béarn vous vous faîtes le défenseur du vrai Béarnais et de la vraie écriture Béarnaise...
Vous voulez quoi exactement ?
Si tout est foutu alors arrêtez de grâce votre anti occitanisme primaire et consacrez vous à d'autres tâches.
mercès.
Auteur : Miqueu Arrosères
03/11/11
Cette guèguère de vocabulaire est ridicule et passéiste et arrange bien tous nos détracteurs, on ferait mieux de dépenser nos énergies à défendre l'enseignement de notre langue et peu importe le nom qu'on lui donne car c'est la même !!!!
Auteur : miqueu
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Nom de nom, le nom importe beaucoup !-)
Donner des noms, c'est étiqueter les choses, c'est la base de toute connaissance.
Quand un texte occitaniste dit que "occitan", "gascon" ou "auvergnat", c'est la même chose, il y a une confusion, une erreur logique, un brouillage.
Ce n'est pas parce que gascon et auvergnat appartiennent à un ensemble commun nommé (pourquoi pas ?) "occitan" que c'est la même chose !
Cette erreur logique est-elle volontaire ? dans ce cas, ce ne serait plus une erreur mais une tromperie.
Je crois que chez la plupart de ceux qui produisent ou portent ces écrits, il n'y a pas une volonté consciente de tromper, mais une complaisance dans un flou paresseux qui concourt au but ultime : éliminer le mot "gascon", donc la différence gasconne, et disqualifier ceux qui s'y opposent comme des idiots qui mènent une guéguerre ridicule.
Miquèu, ne cau pas participar ad aquò !
[Tederic M.]
Mon cher Vincent là ton analyse est fausse et pour une fois en termes d'incompétence et de bêtises tu te poses là.
En effet si les calandretas n'avaient pas étées créées à l'époque premièrement la langue ne serait plus transmise depuis belle lurette, deuxièmement c'est ce travail de transmission qui a donné l'inertie de l'enseignement bilingue dans le public aujourd'hui.
Je regrette mais tu racontes n'importe quoi !!
Apprends après tu pourras faire des commentaires éclairés et s'il te plait arrête de mêler les calandrons à tout ça, en matière de langue au moins ici en Béarn tous autant qu'ils sont ils pourraient te donner des cours de gascon parlé..
Non Tédéric excuse moi mais j'en ai assez de voir écrire n'importe quoi par des pseudos intellos qui ne maitrisent même leur sujet en l'occurence la langue.
De plus Vincent casse, broie , attaque, mais ne propose jamais rien, le néant, trop facile !!!
Adishatz.
Nota : il n'est pas même pas poli, il n'a pas répondu à mon invitation..
Cela m'aurait plaisir de deviser autour d'un bon repas gascon...
adishatz
miqueu
Auteur : miqueu
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
[SAV de Gasconha.com]
A propos de l'invitation : taxer l'invité "d'incompétence et de bêtise" est-il le meilleur moyen de l'encourager à l'accepter ? Il avait d'ailleurs dit oui, mais ne va-t-il pas changer d'avis ?
Le feuilleton devient haletant.
En plus je signale qu'ici en Béarn malgré mes convictions occitanistes quand on analyse la chose les mots gascon ou occitan ne sont que très rarement cités par les locuteurs naturels, ici on parle toujours de patois ou Béarnais et cela est une réalité donc gascon est un faux débat au moins ici.
Adishatz
Auteur : miqueu
03/11/11
Je n'ai pas répondu à l'invitation car je ne pensais pas que les grans de sau étaient le lieu. Mon adresse mail est la suivante : vpoudamp2 @ voila . fr

Pour le reste, je maintiens que dans 50 ans, je ne sais pas comment le débat sera possible avec les rares possesseurs malhabiles de l'ancienne langue, eux qui n'auront jamais lu la littérature hérétique d'un Rohlfs, d'un Lafitte ou même d'un Bec des années 50.
Eux qui n'auront jamais eu accès à l'ALG. Eux qui auront été élevés dans cette confusion dialectique (et dialectale ...).
C'est assez clair, si on ne relève pas l'idée de Gascogne maintenant chez les jeunes, c'est mort.

Pour ce qui est du rejet du terme de gascon en Béarn, étant du Béarn des confins, tout le monde sait à Lembeye qu'en Rivière-Basse, ils parlent la même langue, tout le monde sait à Thèze qu'en Tursan, ils parlent la même langue, tout le monde sait à Salies qu'en Orthe c'est la même langue.
Maintenant, il serait surprenant que des irréductibles Aspois disent parler béarnais, eux qui ont pendant de siècles refusé, ainsi que les Ossalois, la domination de la plaine et de Pau.
Auteur : Vincent.P
04/11/11
Qu'ei vertat, quan eri poquet disèva "que parli Aspès" mes eras causas son cambiatas, era navèra géneràcion deth me age disen parla sia Gascon, sia occitan deth Biarn mès aquo ei mei politic.. o parlar dera montanha.
Enta l'invit quei notat era tua adressa e que moccupa de har aquo com cau.
Au plasèr totun, au maugrat deus nostes chepics
Coraument
Auteur : miqueu
04/11/11
Hèi redde dòu que contùnhin aqueras fotudas polhèiras a prepaus de la faiçon dont fau nomar la lenga.
Cadun sap, egau, que l'union hèi la fòrça, e cadun coneish lo diesedèir "divisar per milhor renhar"...
Los Francés poiràn se basar suus desacòrds entre nosauts per provar que los movements que vòlen gardar las culturas ditas "regionalas" son pas serios.
Aperam tot aquò "l'òc" apui valà !
Seré pas la milhora denominacion, pusqu'en gascon, lemosin, auvernhàs, lengadocian, provençau, vivarés... "oui" se ditz òc ?
Auteur : Gaby
21/11/11

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