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mot = La
Un ensenhament obligatòri de las lengas regionalas...
...au mens dens los collègis e los licèus, çò que'n pensatz ?
Auteur : Sarmonèir
25/10/11
Afficher Un ensenhament obligatòri de las lengas regionalas... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Avec quel fric ? Quels professeurs ? Pour quel public ? Quelles langues ? Avec quels appuis politiques ?
Auteur : Vincent.P
25/10/11
Je sais fort bien que c'est impossible concrètement & politiquement. Mais c'était pour voir quelles seraient les réactions...
Auteur : Sarmonèir
27/10/11
Adishatz je vais encore dire de grosses bêtises mais soit  !!
Aujourd'hui seulement 1,3 % du budget de la culture est généreusement rétrocédé aux "bouseux provinciaux", le reste demeurant à Paris centre du monde où tout ce passe.
Si déjà ce budget était équitablement réparti cela permettrait bien des choses.
Mais quand on sait à quel point notre sinistre pardon notre ministre tient en estime les langues régionales on comprend pas mal de choses  !!!
Pour ce qui des profs, pas de soucis, il y aurait ce qu'il faut.
Pour les langues b simplement les langues régionales parlées sur notre territoire, occitan, corse, basque, alsacien, catalan....
L'appui politique de tous les gens qui sont en demande et ça fait du monde et des électeurs !!!
Là les politiques de tout poil quand on parle électeur sont à l'écoute, certes pas longtemps, mais au fait pourquoi toujours tout attendre des politiques, pourquoi ne pas se prendre un peu en main, c'est possible.

Dab volontat QU'I PODEM ARRIVAR.
QUE SERAM CO QUI BASTIRAM !!!
Auteur : miqueu
27/10/11
Se prendre en main, cela s'appelle ne pas quémander à l'Etat à chaque occasion, donc constituer une contre-société civile : je ne la vois pas venir.
En tout cas, elle ne passe pas par la prostitution auprès des collectivités pour obtenir des subventions.

Je confirme qu'il restera un problème de profs, que ce soit sur leur niveau, le choix dialectal de la langue qu'ils enseigneront, leur nombre, ...

Quant à la question du fric, nous ne créons pas de richesse localement, c'est aussi simple que cela, et ce n'est pas la faute à Paris.
Et quand nos élus se mettent en tête de créer une telle richesse, c'est dans une optique dépassée ...
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Avis identique à celui de Vincent P.

J'ajoute quelques réflexions décousues :

1) Il n'y a pas de 'langues régionales', il n'y a que des langues en voie d'extinction ou d'expansion.
2) Enseigner une langue dite régionale réduit le problème de l'identité à son minimum symbolique. Il faudrait aussi récupérer une culture.
3) L'idéal serait bien sûr d'enseigner EN langue régionale.
4) L'obligation administrative peut produire des résultats avec une langue pleinement vivante, et si la demande spontanée est suffisante. Les exemples contraires de l'Irlande et du pays de Galles illustrent ce sujet de discussion.
5) La situation du gascon n'est pas comparable à celle des langues qu'une bourgeoisie nationale et un fort courant populaire, dans des circonstances historiques précises, ont défendues. Nous ne sommes plus au XIXe siècle.
6) Si la cause de la langue n'est pas liée à celle de la 'nationalité régionale' (si on peut dire), la cause est mal engagée.
7) Le gascon n'est plus la langue d'une société, il n'est pas celle d'un Etat. Sa force est dans les racines des Gascons. Mais pour combien de temps encore ?
8) Lier la langue aux activités gasconnes est un moyen de lui redonner du lustre.
9) Hors nécessité pratique, ce n'est pas la langue qui attire par elle-même, c'est la qualité de ses locuteurs, ce qu'ils sont capables d'offrir. Le gascon, l'occitan, le basque, attireront s'ils ont quelque chose à dire, sinon on les considérera comme un gadget, des gueilles dont on peut se défaire.
Cézanne à propos de Mistral : "Si ce Monsieur Mistral a quelque chose (de sérieux) à dire, qu'il le dise en français". Cruel et injuste, mais à méditer.
10) A propos, ne devrait-il pas être obligatoire d'instruire tous les élèves du patrimoine de leur 'région' ? Quel est le "programme" en cours ?
11) Et parallèlement, ne faudrait-il pas rétablir les règlements coercitifs qui s'appliquaient au paysage rural et urbain ?
12) Comme le rappelle Miqueu, un argent public mis là où il le faudrait permettrait beaucoup de choses. Une forte initiative privée serait aussi la bienvenue.
13) C'est sur le terrain que se joueront les moyens et les fins. "Combien de divisions" ?

Nous vivons dans un étrange pays. Alors, une "contre-société" ? Elle doit bien exister dans quelques imaginations hardies...

NB : l'"alsacien" n'existe pas en soi, l'expression exacte et administrative est "l'allemand et ses dialectes" (Les parlers alémaniques varient du nord au sud et se correspondent d'une rive du Rhin à l'autre. (Cf. Levy, 'Histoire linguistique de l'Alsace', réédité récemment ; le site du Schickele-Kreis ; pour la Lorraine le site des écoles bilingues de Moselle 'Deutschlothringen').
Auteur : PJM
27/10/11
Au fait Vincent mon invitation tient toujours !!
Nous avons et ce depuis peu quauques roquets plan gras a manjar a ço dera mea mair donc dab plasèr quan volhas.
coraument
Auteur : miqueu
27/10/11
Cher PJM je trouve ton analyse très pertinente.
Je te remercie pour ta précision sur"L'Alsacien" j'étais ignorant sur ce sujet.
A beth leu.
Auteur : miqueu
28/10/11
Même optionnel cet enseignement n'attire pas les foules, ni au collège, ni au lycée...
Le français est déjà si mal en point qu'il est difficile de proposer un enseignement d'une langue dite "régionale".
Auteur : casa
01/11/11
En primaire, cela attire les parents désireux de mettre leurs enfants dans ce qu'ils perçoivent à tort comme des simili-classes européennes qui permettent à leurs chérubins d'éviter de fréquenter les élèves moins bons. Bref, déjà de l'écrémage dès le CE1 ...

En lycée, cela attire pour les points de plus au Bac.

Dans tous les cas, la liste des patronymes des élèves est sans appel, ce ne sont pas les descendants des anciens locuteurs qui mettent leurs enfants dans ces écoles mais les classes mobiles contemporaines qui entendent fournir à leurs enfants une éducation complète et dense pour qu'ils soient plus compétitifs dans le monde de demain (les occitanistes jouent d'ailleurs sur cette idée, qu'au fond, apprendre l'occitan, c'est surtout pour faire jouer la mécanique intellectuelle).

Pour ma part, le salut de la langue locale par l'école ne peut passer que si elle est la possibilité pour les enfants du pays de reprendre contact avec leurs racines et seulement si la seule motivation est d'ordre patriotique, certainement pas bassement socio-économique dans une optique de différenciation de niveau d'études.
Mais même les occitanistes n'en sont pas convaincus ... Les Basques le sont eux ...
Auteur : Vincent.P
03/11/11
Qu'est-ce qu'être Béarnais ?
Question un peu polémique, je le concède.
Est-il raisonnable de dire de François Bayrou et de Frédéric Nihous qu'ils sont tout deux Béarnais ?
Est-ce véritablement pertinent ?
Le second se considère-t-il d'ailleurs Béarnais (lui qui se dit fier d'être Ch'ti justement) ?
Je suis désolé de croire qu'il y a une petite différence entre un enfant de la plaine de Nay, gasconophone, et un fonctionnaire territorial muté en Béarn pour construire une carrière politique ...
Un fonctionnaire territorial qui, s'il parle de ruralité, me semble surtout en faveur de la rurbanité, bref du développement des dites campagnes sur un modèle dépassé.

www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/10/18/hollande-et-les-candidats-bearnais-estime-et-mefiance
Auteur : Vincent.P
20/10/11
Afficher Qu'est-ce qu'être Béarnais ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pas plus d'opinions sur ce sujet ? Même pas les BOCS=Béarnais-occitans ?
Auteur : casa
01/11/11
Peut être pourrait t'on parler d'opportunisme plus que de convictions culturelles... Apart ça pas grand chose à dire...
Auteur : miqueu
04/11/11
Nihous représente CPNT, le parti des chasseurs et pêcheurs, qui se prétend le héraut de la ruralité.
Je trouve que ce parti a manqué sa cible.
Au lieu de tomber dans un anti-écologisme primaire, il y avait une action à mener pour promouvoir une nouvelle ruralité qui ne soit pas rurbaine.
Exemple : critiquer intelligemment les normes européennes sur l'agriculture, et même la PAC quand elle favorise l'industrialisation de l'agriculture, favoriser les circuits courts, essayer de sauver la transmission des savoirs ancestraux (il est bien tard, maintenant !), intervenir dans le domaine de la culture contre la centralisation parisienne, demander plus d'émissions en langues "régionales" dans les télés publiques, et demander de vraies télés publiques décentralisées, défendre aussi la démocratie communale qui est étranglée par le carcan des normes et la bureaucratie... etc.
En plus, un parti ruraliste intelligent pouvait bénéficier, grâce au découpage électoral qui favorise outrageusement les cantons ruraux, d'une sur-représentation dans les départements... Raté  !
Auteur : Tederic M.
04/11/11
Entièrement d'accord avec Tederic M.
je pense que ce parti aurait dû se nommer :
Pêche, Garbure et Munitions.
Auteur : miqueu
04/11/11
Il faut dire que les gens de CNPT ne sont généralement pas des aigles. Bon, les occitanistes non plus me direz vous.
Auteur : inconnu
16/12/11
Nom de notre nouvelle maison sur Prignac (Médoc) ?
Votre conseil pour donner un nom à notre nouvelle maison sur Prignac en Médoc ? Merçi
Je songeais à "Sès arribat" ?
Auteur : Modestine
20/10/11

Réponse de Gasconha.com :
"Sès arribat" veut dire "tu es arrivé" en gascon du Médoc. Est-ce cela que vous voulez faire dire à votre maison ?
Afficher Nom de notre nouvelle maison sur Prignac (Médoc) ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Faites-vous construire sur un lieu-dit déjà répertorié au cadastre ou sur les cartes IGN ? Auquel cas, le remettre en usage pourrait être intéressant.
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Acceptation sociale de noms dans la langue autochtone
Sondage mitigé : Brest a laissé aux internautes la possibilité de nommer ses stations de tram. Les résultats montrent bien combien il est difficile de ressusciter l'ancienne langue même s'il y a quelque espoir...
Cela rejoint les réflexions sur le métro de Toulouse : il faut vendre le "patois" autrement qu'il ne l'est aujourd'hui.

stations.letram-brest.fr

Quelques exemples sur Brest : les internautes ont préféré "Dupuy de Lôme" à "Quéliverzan", "Mac Orlan" à "Prat Lédan", ...

Quelques satisfactions : ils ont préféré le nom autochtone "Menez Paul" à l'abstraction si française "Droits de l'Homme". Ainsi que "Coat Tan" à "Parc Eole".

Mais je pense que dans des villes comme Toulouse ou Bordeaux, tout nom un peu trop patoisant serait systématiquement rejeté.
Auteur : Vincent.P
17/10/11
Afficher Acceptation sociale de noms dans la langue autochtone en particulier, et peut-être donner votre avis...
Brest est le type même de la 'ville coloniale', foyer de francisation, dont le folklore même s'est exprimé assez largement en français.
La signalétique bilingue y a été plus frileuse qu'ailleurs.
Mais les esprits changent et les interventions des échelons départemental et régional y contribuent.
Bien sûr l'arrière-plan de la question n'est pas seulement linguistique.
Auteur : inconnu
16/09/11
Per tant que ne'n i augi pas fòrt, i a egau, preu tram de Bordèu :
Peychotte, Roustaing, Carle Vernet (?), Tauzia (patronime) ; preu bus : Lartigue, Peyandreau(?), chemin de Suzon, Lestonnat, Malartic, Chouiney, Toctoucau, le Dorat, Capeyron, Lalanne, Pont de la Maye(?), Ducourneau (patronime), Quai Dupeyron, Pt Peyronnet, la Paillère, Paludate, MAS Barail, Lucassot, château Rouquey, la Grave, Béchade, Bernède, Lestage, place du Mayne, Costedoat(?),Sembat, Cap de Bos... e ne'n passi.
Qui a dit que l'òc èra desgitat de la sinhaletica deus transpòrts en comun ???
Mossur Vincent, va faler arrestar de diser "i a pas mèi de gascofònes" "i a pas mèi de Gascons" "lo gascon (l'òc) n'a pas d'avenir" ... Se lo practiquèvatz, aquò haré un de mèi que parla la lenga !!!
E pus precisament per la Gironda, quòra disèvatz i auger viscut 4 ans, avèvi oblidat de vos diser qu'i damòri dempui quasi 20 ans...
Ma mair, mons grands-parents la coneishen tanben... E lo gascon, a cada còp que frequenti lo mitan vasadés, entendi lo gascon, dens la boca deus vielhs, coma deus qu'an 40 ans, o la vintena...
Auteur : Gaby
17/10/11
Les lignes de bus de la CUB s'enfonçant dans l'ancienne campagne des environs de Bordeaux, il est certain que de nombreux lieux-dits ont été repris pour nommer des voies, qui à leur tour ont nommé des arrêts de bus.
En tout cas, me citer Toctoucau montre bien que nous ne parlons pas de la même chose ... à savoir la question toponymique en milieu urbain, l'acceptation par les bobos contemporains des sonorités perdues du "patois".
Mais Toctoucau n'est pas sauvé, entre deux foyers de francisation intenses que sont Arcachon et Bordeaux (cf l'affaire du Pays de Buch).

Pour ce qui est du tram, j'ai étudié la question, la plupart des stations n'ont pas un nom gascon, celles qui en ont un ne l'ont que par vivacité ancienne du lieu-dit ou indirectement via un patronyme (donc ça revient au même, Victor Hugo ou Doyen Brus, c'est pareil, c'est le même phénomène français des "Grands Hommes" qui effacent les anciennes dénominations, trop paysannes).

Quant au gascon en Gironde, c'est une langue morte.
Les cartes dialectologiques des années 90 placent le Médoc en zone francophone, il n'y avait presque plus de locuteurs en Nord-Gironde dans les années 50, idem dans l'Entre-Deux-Mers. Il reste le Bazadais peut-être, mais ainsi que j'ai pu l'écrire, sa nouvelle situation au débouché de deux autoroutes condamne la langue dans la décennie qui vient.

Que dans le "mitan vasadés", on parle l'occitan, c'est assez attendu. Dans les clubs de pétanque, on trouve beaucoup de boulistes.
Auteur : Vincent.P
17/10/11
Quelle langue pour le tram de Bordeaux ?

Je commence avec la ligne A :

- Mérignac Centre : c'est gascon parce que la France dans sa grande clémence, n'a pas renommé la ville Marigny.

- Lycées de Mérignac : mouais. C'est descriptif.

- Quatre Chemins : français.

- Pierre-mendès-France : aaaah, les grands hommes, la mythologie républicaine, un jour, il y aura tellement d'avenues Mendès-France qu'il faudra les numéroter pour les différencier.

- Alfred-de-Vigny : cf ci-avant. Pourtant, la station dessert le quartier des Eyquems (nom gascon).

- Fontaine d'Arlac : Arlac aurait suffi non ?

- Peychotte : gasconnisation du portugais Peixotto, mais ça reste gascon, mais pas prononcé à la gasconne.

- François-Mitterrand : cf Mendès-France.

- Saint-Augustin : ok

- Hôpital Pellegrin : c'est descriptif, mais ce n'est pas gascon.

- Stade Chaban-Delmas : la plus récente francisation qui a fait disparaître l'ancien nom de Lescure.

Gaviniès : pas gascon.

Hôtel de Police : descriptif mais français.

St-Bruno-Hôtel de Région : idem.

Mériadeck : c'est gascon par ricochet, mais enfin, c'était bien le nom du quartier dans la langue vernaculaire.

- Palais de Justice : descriptif. Mais avant d'avoir une version gasconne acceptée des Bordelais ...

Hôtel de Ville : idem.

Sainte-Catherine : ce n'est pas la version gasconne de l'hagiotoponyme.

- Place du Palais : j'ai encore dans la tête le bel accent parigot de la dame. C'était marrant d'ailleurs, les annonces étaient en mode "Air France", mais dès qu'il y avait un incident, on entendait l'accent du Sud-Ouest de la personne qui intervenait en direct.

- Porte de Bourgogne : même pas son vrai nom de Porte des Salinières.

Stalingrad : et oui, la station qui dessert La Bastide ne s'appelle pas "La Bastide".

Jardin Botanique : descriptif.

Thiers-Benauge : le nom autochtone de Benauge ne suffit pas, il faut lui joindre le sempiternel Thiers.

Galin : ?

Jean-Jaurès : jurisprudence Mendès-France.

Cenon Gare : ok.

Carnot : one more time ...

Buttinière : plus oïlique, tu meurs.

J'ai la flemme de faire les deux embranchements qui se perdent dans le Bas-Entre-Deux-Mers.
Je me souviens qu'un nom gascon d'une station récente avait été refusé dans l'avant-projet car trop païsanass et homonymie avec je ne sais plus quel terme grivois d'argot français. Je me demande si c'est pas la station Iris.
Auteur : Vincent.P
17/10/11
Je me souviens, c'est "Le Grand Cam" à Lormont.
Auteur : Vincent.P
17/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Il n'y avait pourtant pas de quoi fouetter un gat !
Evidemment, j'exagère à dessein, il est trop tard aujourd'hui pour revenir sur certains noms bien ancrés, il n'est pas raisonnable de rejeter un patronyme du fait de sa consonance oïlique, ... mais, mais, quand même.
Où sont passés les noms "topiques" de la Bordeaux gasconne ? Où sont les stations "Fort du Hâ", "Talence", "Paludate", "La Bastide", "Porte Cailhau", "Porte Dijeaux" ?
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Allez, la ligne C, qui longe la Garonne.

Les Aubiers : français. Il y avait un grand nombre de lieux-dits gascons dans les environs selon les anciennes cartes.

Place Ravezies-Le Bouscat : Le Bouscat ne suffisait-il pas ? C'est gascon au moins. Du moins si l'on prononce le t final...

Grand Parc : French.

Emile Counord : un grand homme dont personne ne sait qui c'est.

Camille Godart : idem.

Place Paul-Doumer : idem.

Jardin Public : descriptif.

Quinconces : ce n'est même pas vraiment gascon, s'il y avait eu un nom gascon à cette place, cela aurait été Troupeyte, le vrai nom des lieux. Allez renommer les Quinconces "La Place Troupeÿte", on va rire.

Place de la Bourse : ça tombe bien, s'y trouve la Bourse.

Porte de Bourgogne : là encore, son vrai nom est Porte des Salinières (Salineÿres en gascon bordelais).

Saint-Michel : ok.

Sainte-Croix : ok.

Tauzia : patronyme importé, mais c'est gascon, miracle !

Gare Saint-Jean : ok.

Belcier : c'est saintongeais.

Carle Vernet : grand homme, en l'espèce d'origine provençale.

Bègle Terres Neuves : ouais.

On fait le pourcentage de stations gasconnes ?
Auteur : Vincent.P
18/10/11
La ligne B ! Tout un symbole, on va de Claveau à Bougnard, comment faire plus français, oïlique au sens ethnique que cela ?

Claveau : français.

Brandenburg : international.

New York : ...

Rue Achard : là encore, plus que la référence à une personne, c'est jusqu'à la consonance qui marque.

Bassins à Flot : descriptif.

Les Hangars : descriptif.

Cours du Médoc : indirectement gascon, encore que je me demande si "Cours" n'est pas symptomatique de la francisation de Bordeaux, dans sa généralisation pour remplacer les anciens "camins".

Chartrons : francisme en gascon.

CAPC : ouais.

Quinconces : cf ligne C.

Grand Théâtre : descriptif. Mais il y avait d'autres noms, plus gascons.

Gambetta : les grands hommes, bis repetita.

Hôtel de Ville : cf ligne A.

Musée d'Aquitaine : descriptif. Au passage, nom sympa pour un musée ethnologique consacré en grande partie à la Gascogne occidentale.

Victoire : c'est le nom.

Saint-Nicolas : ok (au passage, le vrai nom complet est Saint-Nicolas de Grave, c'est là que se trouvaient les Gahets bordelais).

Bergonié : patronyme importé.

Barrière Saint-Genès : ok.

Roustaing : attesté Arrostanh dans les textes anciens, l'un des rares toponymes gascons authentiques du tram.

Forum : imaginaire moderne pédant.

Peixotto : Peychotte bis.

Béthanie : référence religieuse.

Arts & Métiers : descriptif.

François Bordes : un patronyme probablement gascon ...

Doyen Brus : patronyme.

Montaigne Montesquieu : les 2M.

UNITEC : descriptif.

Saige : anciennes propriétés homonymes (patronyme juif portugais ?)

Bougnard : sur la mélodie de "A Paris !"

Camponac Médiathèque : parce que Camponac était trop plouc probablement, on lui adjoint Médiathèque.

Pessac Centre : Pessac suffisait.

Au bilan, moins de 5% de noms gascons restés en français.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Bien. Bien. D'accord que les stations de tram aient des noms français.
D'accord qu'il y ait fort peu de gascophones en Médoc, Bordelais, Cubzagais, Entre 2 Mers...
Egau, urosament, i a de pus en pus de cors d'occitan per adultes, sàbetz qu'una calandreta a ubèrt l'an passat, e las associacions occitanas son pas morentas encara...
I a mème produccion literària en Gironda (literària, exagèri benlèu...) : cf. Astié, los Tradinaires, Viaut, Gric de Prat...
Lo gascon "girondin" s'ec pòdi diser, dispareish, mès
1° lo gascon non girondin es parlat en Gironda per los novèths occitanistes ; 2° ren n'empacha d'assajar de lo reviscolar.
Vous êtes fort déprimant dans tous vos messages, -je ne sais pas pourquoi - des mauvaises langues diraient donc que vous pourriez être un "franchimand" qui s'infiltre sur ce forum pour saper le moral des occitanistes qui ont des projets.
D'autant plus que vous n'écrivez pas en gascon....
Auteur : Gaby
18/10/11
On dirait aussi que vous dites "la Gascogne indépendante, ou alors on la laisse aux Français".
Je plaisante un peu, là, j'exagère moi aussi, mais je vois ça comme ça.
Auteur : Gaby, Bordalés occitanofòne e gascofòne que parla gascon girondin e que n'es pas
18/10/11
"Fort du Hâ" est "Palais de Justice", "Talence" est "Forum", "Paludate" est "Tauzia" en somme, "La Bastide" est "Stalingrad", "Porte Cailhau" est "Sainte-Croix", "Porte Dijeaux" est "Gambetta".
Qu'on ne me dise pas que quelque part, ce n'est pas révélateur.
Et encore, Bordeaux est une vieille ville, ses rues sonnent encore gascon, dans des petites villes pour 3/4 du XIXème siècle comme Pau, c'est quasiment que du français, dans la langue ou dans l'esprit.

Pour comparer avec Toulouse, cela me semble un peu mieux dans la ville rose, je vais faire la même chose que sur le tram.
Et il faut voir aussi la ligne D du tram bordelais. Elle devrait (elle est en service ?) gasconner puisqu'elle passe par les anciennes landes à l'Ouest de la ville, les anciennes paroisses gasconnantes de chez Meste Verdié, et pourtant ...

Ravezies : ...

Jean-Jaurès : STOOOOOOP !!!

Tivoli : tiens, une variante, la référence classique.

Libération : mieux qu'Occupation.

Avenue d'Eysines : un terme gascon s'est glissé dans ce nom, sauras-tu le trouver ?

De Lattre de Tassigny : encore et encore.

Stéhélin : personne ne sait plus qui l'on honore.

Rue de Capeyron : toujours accompagner un nom gascon d'autre chose, il n'a pas le droit de se promener tout seul.

Pasteur : la rage !

Gare Caudéran-Mérignac : parce qu'une station qui dessert Caudéran, il est trop difficile de la dire tout simplement Caudéran.

Verdun : toponyme celte formé par les Bituriges (haha).

Marne : une bataille, enfin !

Paul Doumer : deuxième fois après la place, quel grand président il fut. Et originaire des environs en plus. Ah non ?

Fontaine d'Arlac : jurisprudence Capeyron.

Victor Hugo : la honte, Victor Hugo en banlieue, même pas au centre !

Jean Cordier : qui ça  ?

Bas-Brion : ah zut, ma blague sur Verdun, et bien là c'est la réalité (celtique brigantion "éminence").

Dr Albert Schweitzer : j'ai habité l'avenue homonyme pendant 2 ans, quelle corvée quand on n'est pas germaniste pour écrire son adresse dans les papiers administratifs ... Et ce n'est pas comme si juste à côté se trouvait le château de Brivazac ...

Enfin bref, au bilan, action (in)volontaire de dégasconnisation. A part ça, tout va bien, dixit Gaby.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
NB  : J'ai une petite hésitation sur le Ravezies du Bouscat, cela semble être gascon, en lien avec Ravez à Macau (33) ? Ravezies a été un patronyme bordelais au 18ème siècle.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Je ne me déprime pas, c'est déjà ça, je suis même assez optimiste parce qu'une fois que l'ancien monde est mort, et avec lui les espoirs de le ressusciter, on peut tout inventer.
Et comme je décèle dans la jeunesse une forte volonté d'identification locale, qui prend des formes diverses, je pense qu'il ne manque plus que l'articulation intellectuelle de ces manifestations, qui les fera dire "gasconnes".

En plus, je pense que si l'on regarde la réalité en face, par exemple que le tram bordelais ne gasconne pas, ni dans les dénominations, ni dans l'accent, et bien on peut développer une stratégie plus intelligente de riposte.
En tout cas, si je peux t'ouvrir les yeux sur la réalité gasconne à Bordeaux, j'en suis content, que l'idéal en soit fort éloigné, c'est pas grave, on s'y habitue, et pour ne pas déprimer, il faut se projeter dans le futur, il ne déçoit pas car il n'est pas encore là.

NB : Maintenant, pour ma part, je suis aujourd'hui convaincu que tout mouvement régional se doit d'abandonner Bordeaux et Toulouse, parce que ce ne sont plus les lieux idoines de l'expression d'une culture régionale, ou alors au milieu d'autres cultures issues de la diversité mondiale, et ça ne me branche pas à titre personnel.
Donc après tout, que Bordeaux nie son passé, il vaudrait mieux contacter les petites villes girondines comme Langon, Pauillac, La Réole, ... qui maltraitent le gascon dans les noms des rues.
Après, rien n'empêche de se passionner pour l'avenir de la métropole bordelaise et de penser que son avenir ne nous est pas indifférent.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Je vois bien comment est la réalité, hélas.
Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a des initiatives émergentes, des projets, des mouvements (quoique rassemblant seulement quelques dizaines de gens), qu'il existe, de ci de là, des bribes de culture gasconne en Gironde et même à Bordeaux, et que l'on peut essayer de faire qqch.
Eric Roulet, par exemple, a écrit/chanté/conté sur le Bordèu gascon, notre compatriote David Escarpit oeuvre là-dessus, et je vous rappelle que c'est à Bx que se trouvent l'IEO, le Med'Oc (peu actif, d'accord), l'Estaca et, là encore, plusieurs cours d'oc.
Après, d'accord, ça ne va pas s'améliorer tout de suite... Mais bon...

Cela dit, Vincent, si vous voulez me communiquer votre mail, je vous enverrai le journal électronique dont je parlais dans un autre gran de sau, cela vous informera sur nòsta "Gironda, tèrra occitana" (e gascona), et nous publierons volontiers vos réactions.
Siitz hardit e a benlèu !
Auteur : Gaby
18/10/11
Je n'ai pas trop le temps d'entrer dans le débat entre Gaby et Vincent P.
Ils ont sans doute dit tout ce qu'on peut dire là-dessus.
Simplement ne décourageons pas ceux qui soufflent sur des braises encore chaudes.
Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, n'est-ce pas, etc.... je trouve même que c'est une attitude assez noble (don Quichotte est un de mes héros préférés et j'ai toujours pensé qu'il n'était pas si fou que ça ...).

Par ailleurs,quelques mineures :
Gaviniès :un petit génie du violon, bordelais parti rechercher la renommée à Paris - l'a-t-il eue ? Je n'en sais trop rien !
Heureux en tous cas qu'il ait sa place, même au cimetière ou juste à côté);
Mériadeck :gascon par destination mais à l'origine, très breton : le prnce Maximilien Mériadeck de Rohan, archevêque de Bordeaux, celui du palais-Rohan, archevêché pour quelques décennies avant la Révolution et dans ma petite enfance, quartier des moins recommandables mais si attirant pour la fantaisie et l'imaginaire qui s'en dégageaient ;
Bergonié : d'importation ? Je n'en sais trop rien mais hommage à un des plus grands cancérologues français (fondateur à Bordeaux du premier centre anticancereux du pays, mort des rayons auxquels il s'était imprudemment exposé car ses priorités étaient autres.

Avec tous ces noms hétéroclites notés le long du parcours du tram, on voit bien qu'à Bordeaux la Gascogne se conjugue de façon imprévisible avec des apports variés (je ne vais pas resservir les lieux comuns et phrases toutes faites sur le métissage et autres rencontres multiculturelles mais enfin, en effet c'est une Gascogne ouverte, tellement ouverte à tous les courants d'air qu'elle a salement pris froid,prauba d'era !
Auteur : Gerard S-G
18/10/11
Honorer les enfants du pays, c'est très bien, pas au détriment des anciens lieux-dits, d'ailleurs, je ne pense pas qu'une individualité honnêtement attachée à sa contrée aurait l'arrogance de goûter à voir son nom remplacer l'ancienne appellation de son enfance.
Je pense qu'un petit buste, une statue dans un square quelconque, sont idéaux pour rendre hommage aux enfants du pays.

Par contre, assez clairement, il n'y a aucune raison d'honorer les grandes figures nationales qui n'ont avec nos villes de Gascogne qu'un rapport lointain.
A ce titre, pour illustrer, je suis partisan de déplacer la statue de Danton de la place de la mairie de Tarbes, à la rigueur il aurait mieux valu un Barère de Vieuzac.
Toujours est-il que pour revenir aux stations de tram, la grosse déception vient de la ligne D, qui traverse l'ancien pays gasconnant de la ceinture bordelaise, et au fond c'est là que l'imaginaire est le plus stérile et le respect de l'ancien monde rural le moins achevé.
Bref, il n'est pas exagéré de dire qu'à Mérignac, on vomit encore plus la Gascogne que dans le vieux Bordeaux, c'est la civilisation pavillonnaire, hors-sol.

En tout état de cause, il faut reprocher que jamais les occitanistes n'aient entendu réfléchir à ces questions, trop obsédés qu'ils sont à obtenir des panneaux bilingues, plutôt que de sauver les anciens lieux-dits.
C'est que comme l'a prouvé l'affaire du métro toulousain (une bonne voix sud-languedocienne remplacée par des annonces "occitanes" francisées depuis peu), eux-mêmes sont dans le moule républicain français, chantre de la diversité, et au fond, assez peu à l'aise avec l'ancien monde qu'ils méprisent, ou tout du moins, pensent incapable de séduction auprès de la population moderne.
Auteur : Vincent.P
19/10/11
La Gironde en général et Bordeaux en particulier sont depuis bien longtemps les têtes de pont de la francisation en Gascogne occidentale.
Bordeaux est une ville française, qui tourne le dos à la Gascogne depuis le 17eme siècle. Qu'est-ce qui est réellement gascon en Gironde ?
Quasiment rien. Le Médoc c'est et l'Entre-deux-Mer c'est mort. Le Libournais ? Mais qu'y a-t-il de gascon dans le Libournais ? Le Buch c'est fini, le Bazadais ça ne va pas fort.
Les quelques relents de "régionalisme" sont occitans et pas gascons, Gaby le dit très bien.
Or, l'occitan c'est un autre monde, c'est le levant et pas le couchant, le vieux monde et pas le nouveau, un autre imaginaire, loin de cette super-Gascogne que fut la Gascogne de l'Ouest, qui tournait ostensiblement le dos aux traitres occitans (languedociens), depuis longtemps acoquinés avec les Français.
Et de temps en temps, les guerriers anglo-gascons allaient donner quelques coups de pied au cul des mauviettes languedociennes. Les bonnes choses se perdent décidément !!
Auteur : Gérard Mansoif
19/10/11

Réponse de Gasconha.com :
La fin de ce gran de sau est bien sûr à prendre au second degré.
Paradoxalement, ce qui peut sauver la gasconnité de la Gironde, c'est qu'au rythme de la dégasconnisation dans les Landes ou le Lot-et-Garonne, voire jusqu'aux Pyrénées, il n'y aura plus de différence d'intensité de la culture régionale entre les pays bordelais et les autres, supposés à tort mieux préservés de la francisation.
Parce que si je suis bien d'accord qu'il n'y a plus grand chose d'évidemment gascon du côté de Libourne, Créon, Soulac ou encore La Réole, c'est aussi le cas de Marmande, Dax, Saint-Gaudens, ...
Il n'y a plus que le coeur du Gers et les Pyrénées d'un peu authentiquement gascons.

Pour la Gironde, là où cela devient très inquiétant, c'est que les gens n'ont même plus l'accent, mais n'importe où.
Arretez-vous acheter du pain dans un village du Médoc ou de l'Entre-Deux-Mers, et tendez l'oreille. Plus d'accent.
Plus que la francisation, c'est comme de la charentisation.
Auteur : Vincent.P
20/10/11
Evidemment, nommer les lieux d'une ville n'est pas innocent et au delà d'une certaine représentation de l'espace social c'est aussi l'imaginaire et le système de représentation des habitants qu'on cherche à organiser voire à conditionner.
C'est ce qui a été fait dans toutes les villes européennes au XIXè siècle, époque où, après avoir fait sauter les fortifications quand elles restaient, on élargissait l'espace par des constructions, des voies et des places nouvelles parfois recouvrant d'anciens chemins, parfois en les créant de toutes pièces.
C'est l'urbanisme haussmannien en tout petit à Bordeaux (la rue d'Ornano) puis en grand à Paris, c'est l'"ensanche" ou l'eixample" en Espagne, etc...
En France, ce moment a été suivi aussitôt par le conditionnement des esprits méthodiquement opéré par la IIIè République.
Nos rues et nos places ont ainsi été peuplées par les grands noms chers au jacobinisme laique et national, pêle-mèle les Voltaire, Rousseau, Danton, Victor Hugo ? puis Pasteur mais aussi toute la masse des politiciens type Thiers, Clémenceau, Painlevé et autres avec après 1919 la vague des maréchaux et généraux de la Grande Guerre.
Aux mêmes époques, Amsterdam nommait ou renommait ses rues nouvelles des noms de la kyrielle des peintres hollandais de l'âge d'or, Barcelone se dotait d'une rue Balmes du nom de son grand philosophe et juriste...
Dans ce dernier cas, en effet c'était un enfant du pays, alors que l'intention assimilatrice de la IIIè République ne fait aucun doute.
Quelques noms "nationaux illustres ici ou là auraient été bien préférablles à cette invasion obsessionnelle (c'était fait pour) par les mêmes noms, en laissant une bonne place aux vieux noms ruraux quand ils existaient ou même, pourquoi pas pour les voies nouvelles, une place aux illustres enfants du pays.

A ce titre, la place Gavinies dont nous parlions n'existait pas avant la création du cimetière de la Chartreuse et sans doute pas avant même 1863 ou on l'appela, voisinage oblige, la place du Repos (rien de gascon là-dedans).
Gavinies , le prodige du violon n'a donc rien volé à personne de même que Ravezies, négociant propriétaire des terrains lotis au Bouscat et à Bordeaux (donner le nom d'un ancien propriétaire des terrains lotis étant une pratique assez fréquente un peu partout).

Ceci dit, je pense qu'il serait bon d'aller au bout de la démarche et de sélectionner une liste raisonnablement limitée de noms trop absurdes (parce que ne correspondant à aucune résonnance profonde ni à aucune utilité sociale type Hôpital ou Hôtel de Ville par des noms
authentiquement gascons chaque fois que possible, à condition qu'ils aient aussi une certaine esthétique sonore pour eux (d'accord avec Vincent :
"Tropeyte- ou " Tropeita " pour les Quinconces n'a pas une seconde de chance !)
Ensuite reste à effectuer rapidement avant que les nouveaux noms entrent trop profondément dans les têtes en direction des "autorités" idoines, CUB en tête où l aide de groupes, associations et corps constitués quelconques viendraient utilement épauler des courriers individuels.
D'accord pour ma part pour m'investir là-dedans.
Qu'en disetz ?
Auteur : Gérard S-G
20/10/11
Vincent : ah, pensi tanben a l'estatuda de Jeanne d'Arc, cors de Verdun a Bordèu. Quala orror ! ;s

A perpaus de "Qu'est-ce qui est réellement gascon en Gironde ?
Quasiment rien. Le Médoc c'est et l'Entre-deux-Mer c'est mort. Le Libournais  ? Mais qu'y a-t-il de gascon dans le Libournais  ? Le Buch c'est fini, le Bazadais ça ne va pas fort." aquò vòu diser "la Gironda es pus occitana que gascona" o "la Gironda n'es pus ni occitana ni gascona" ?
Com ec èi dejà dit, lo Vasadés, per exemple, n'es pas pròishe de pèrder son identitat gascona. Los que lo frequentan se'n seràn apercebuts !
Los quites junes Vasadés son 100% vasadés e saben frasas en patués !
Epui, tant qu'i aurà cors d'occitan dens l'ensenhament public e las calandretas, ren n'es pas mòrt !
Siitz hardits
Auteur : Gaby, occitan gascon optimiste benlèu a tòrt
20/10/11
Et "plus d'accent en Gironde" faut pas exagérer !
Auteur : Gaby
24/10/11
Ma suggestion du 20 octobre n'a donc intéressé personne ?
Qu'est-ce qui est préférable : polémiquer entre occitanistes et non occitanistes, etc... ou faire ensemble oeuvre commune ?
Auteur : Gerard S-G
24/10/11
@Gérard : je suis tout à fait motivé pour faire quelque chose mais je suis irrémédiablement pessimiste, je crois que le substrat idéologique est trop défavorable.
J'envoie des lettres aux maires sur des tas de sujets, jamais une réponse.
Il faudra passer à l'étape suivante, à savoir constituer une association et aller devant le juge.
Mais en l'espèce, ce n'est pas la question, il faut contacter des historiens, type Guilhem (Pépin) qui pourraient nous aider à baliser un passé topographique bordelais potable.

@Gaby : Je n'exagère pas, personne n'avait l'accent à Bordeaux, quelques vieux, des quinquas de la banlieue prolo comme Cenon ou de l'autre côté Pessac, ... Partout ailleurs, l'accent charentais.
J'ai un ami gabay qui a un accent oïlique, quand les Parisiens l'entendaient, ils lui disaient "tu as l'accent bordelais prononcé !". La blague. Dans les commerces, j'entendais l'accent du côté du petit Leclerc de Pessac, notamment chez les caissières.
Les chauffeurs de bus ont l'accent aussi. Pas besoin de grandes études de sociologie pour comprendre la distribution de l'accent dans la population ...
Quant à la jeunesse, elle a l'accent banlieusard, même dans les classes dites hautes. "J'avoue, trop un bollos." Je ne me faisais pas comprendre avec mon léger accent béarnais.
Auteur : Vincent.P
25/10/11
Faire oeuvre commune !!!
Auteur : Gaby
25/10/11
Cher Vincent.P, j'aurais aimé vous envoyer un dossier montrant la présence gasconne en Bordelais.
Auteur : Gaby
25/10/11
A propos des perspectives de gasconitat :
1) Oui, nous sommes tombés très très bas. Absolument tout ce qui faisait la Gascogne est en voie de disparition, et cela sur la totalité du triangle gascon, montagne comprise.
2) Il y a des pertes qui seront irréversibles. La disparition de "l'accent", un des derniers marqueurs encore bien présents dans la population, et très remarqué par les estrangers, semble inéluctable si les tendances actuelles se prolongent.
3) La disparition du nom "Gascogne" pour nommer le triangle est achevée, mais elle est réversible, elle !
Il peut y avoir là le premier pas d'une reconquête identitaire.
4) A partir du nom "Gascogne", on peut faire passer un contenu (histoire, géographie, cuisine, mémoire de la langue...)
5) Il doit y avoir une dialectique, un cercle vertueux, entre cette transmission et la croissance d'une affirmation identitaire gasconne (la fiertat gascoune) :
une affirmation gasconne un peu sommaire et bébête peut donner envie d'apprendre quelques fondamentaux
, et plus la population (archéo- ou néo-gascons, et surtout les jeunes) accroîtra son savoir gascon (quasi-nul pour l'instant), plus elle développera une fierté gasconne.

Il s'agit de faire assumer le mieux possible l'héritage gascon par tous ceux qui vivent maintenant dans le triangle gascon, d'où qu'ils viennent.
Le défi est énorme.
Mais le succès peut être partiel : ce n'est pas binaire échec/réussite.
Le succès dépend en partie de tendances générales qui nous dépassent : si la population continue à bouger sans jamais se fixer, il sera très difficile de recréer une culture gasconne*. Mais sauver "l'appellation Gascogne" est jouable même dans ce cas.

* Comme Vincent, je pense qu'il ne faut pas espérer une forte gasconitat pour Bordeaux, Toulouse, voire Bayonne. Ce sont des aires métropolitaines (en formation pour Bayonne) qui comptent pour la Gascogne, mais qui la dépassent.
Auteur : Tederic M.
25/10/11
Oui, redonner au terme de "Gascogne" sa véritable signification, c'est un projet très modeste (c'est un peu un combat similaire à celui de 5B, "Nantes en Bretagne", sauf qu'avec tout le respect que l'on doit aux militants bretons, nous avons quand même plus d'arguments que des frontières administratives médiévales) mais duquel peut découler une avancée identitaire formidable qui s'articule sur plusieurs plans (langue, architecture, économie, ...).
Je pense que ça peut marcher, assez franchement, car ce sont des concepts simples (triangle aquitain, Basques romanisés, esprit festayre, ...).

Gaby peut me joindre sur facebook ou à l'adresse suivante : un . gascon @ gmail . com
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Donc formons dès que possible une commission intégrant les volontaires motivés et s'il se peut, en particulier, quelques spécialistes de ce genre de question à un titre ou un autre (G.Pépin par exemple).
S'il faut aller au delà, former une association, soit.
Mais plutôt, proposons nos conclusions à une ou plutôt, plusieurs associations dont nous aurions des raisons de penser qu'elles devraient accueillir positivement nos suggestions et les relayer sur la place publique comme auprès des entités décideuses à convaincre (nous avons tous, de ce point de vue, des antennes ici où là).
Bien sûr faisons-le dans un esprit d'honnête ouverture (que personne ne se sente pris dans un traquenard quelconque).
Mais quant à aller devant un juge, je n'y crois absolument pas.
Ni l'intérêt à plaider ni la substance de la plainte ne me paraissent réunis pour espérer un minimum de chances de réussite (à moins qu'un juriste éprouvé ne nous prouve gracieusement le contraire...).
Commençons sans doute par créer une liste d'adresses email et travaillons à partir des travaux préparatoires de Vincent.
Ensuite,si nécessaire, je suis prêt à abriter les séances de réflexion nécessaire à la mise en forme (les Landes offrant un calme garanti pour ce genre d'exercice et le froid suffisant pour nous éviter des distractions ou l'envie de jouer les prolongations !).
A part cela, les constats de Tederic sont, comme bien souvent, marqués du bon sens et de la clairvoyance les plus certains...hélas.
Auteur : Gérard S-G
27/10/11
Oui à l'enseignement de l'histoire locale et des spécificités régionales à l'école, dès le primaire, ce qui se fait déjà en fonction de la sensibilité des enseignants (c'est très variable, avec des réactions diverses : du fils d'immigrés devenu instit totalement rétif à la culture patoisante à la vieille fille du pays qui en fait trop dans le côté "mon petit clocher", sans oublier le parigot muté pour suivre son épouse et autres profils-types).

Mais, l'école ne règlera pas tout, parce qu'une éducation est avant tout familiale/communautaire à mon sens, et que l'on paie l'éclatement de la cellule familiale dans notre société contemporaine justement, son éclatement au niveau de l'éducation parentale (démission des parents, culture télévisuelle, ...), éclatement géographique (parents divorcés, des grands-parents en Sologne, d'autres à Nice), ...

Bref, pour faire simple, sensibiliser au fait régional à l'école, oui, mais ça ne sert à rien si le mercredi après-midi, il n'y a pas "Papi" pour raconter les histoires de l'ancien temps.
C'est caricatural ce que je dis mais il y a du vrai.
J'ai relu les théories de Lapassade, c'est d'une niaiserie folle : toute une génération d'occitanistes a abandonné l'idée de maintenir quelque chose de régional via les rapports privés au profit de l'école fantasmée comme seul vecteur de savoir.
D'où le sacrifice d'une graphie lisible de tous.
Les occitanistes des années 60 ont en toute conscience laissé tomber une génération. Par idéologie.
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Histoire de pavillon qui tourne mal
Histoire ordinaire : un jeune couple qui rêve de pavillon à la campagne, qui s'endette pour ce projet.
Un projet de vie mal mené, favorisé par nos élus locaux et les autorités nationales.
Sans oublier des professionnels du bâtiment aux pratiques douteuses ... Je ne commenterai même pas la laideur de l'édifice.

www.ladepeche.fr--saint-gaudens-leur-maison-sera-t-elle-rasee
Auteur : Vincent.P
12/10/11
Afficher Histoire de pavillon qui tourne mal en particulier, et peut-être donner votre avis...
Toponymie de Muret (Murèth en gascon, serait Murèl en languedocien, du latin murellum)
Hurguet (h aspiré gascon), La Navère, La Peyrère (suffixe -aria gascon), Cazaux (vocalisation de l), Daulin (n final vélaire), Le Petit Castéra (transformation du ll intervocalique), ...
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Afficher Toponymie de Muret (Murèth en gascon, serait Murèl en languedocien, du latin murellum) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Grosso-modo, tous les traits définitifs du gascon ... J'ajoute que le v dans "La Navère" laisse entendre qu'il s'agit d'un w intervocalique, autre trait constitutif du gascon.

La gasconnité de Muret ne souffre d'aucune contestation.
Du moins, sa gasconnité ancienne, assez clairement, dans le contexte de la mégalopole toulousaine, toutes ces questions ont perdu de leur ampleur, encore qu'aujourd'hui, passer d'une rive à l'autre, c'est encore changer d'univers.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Lettre au maire de Capvern
Exemple de lettre envoyée aujourd'hui :

Monsieur le Maire,


Il m'arrive de passer dans votre commune. Ce matin, le temps était splendide, Capvern était dominé par toute la masse du Pic du Midi, Mauvezin dans la distance, c'était un paysage enchanteur.
C'est parce que Capvern est dans une région si belle qu'il vous faut peut-être ce regard extérieur que n'ont plus les habitants de la commune sur l'endroit qu'ils habitent.


Le constat est simple : on construit n'importe quoi à Capvern.
J'ai rarement vu dans les Hautes-Pyrénées un tel amas de maisons bariolées (rose, jaune, ...) qui s'inspirent des pavillons provençaux de la Méditerranée ou des villas californiennes.
C'est un morceau du pire de la banlieue résidentielle tarbaise transporté sur le balcon des Baronnies.
Toutes ces nouvelles constructions sont hors-contexte.
Il est inconcevable que des gens entendent s'installer dans cette région sans respecter au minimum l'architecture vernaculaire de l'endroit et son ambiance pyrénéenne traditionnelle.
Le bâti ancien à Capvern est très homogène et évident : toits d'ardoise inclinés, coloris austères et discrets (bleu, gris, blanc).
C'est la maison traditionnelle pyrénéenne. C'est la beauté de notre pays bigourdan.


On pourrait alléguer que les nouveaux venus ont la liberté de choisir. La liberté de porter atteinte irrémédiablement à l'homogénéité de Capvern, donc à sa beauté, donc aussi à son potentiel touristique et à son attractivité (la vue sur Mauvezin est irrémédiablement dégradée), ce n'est pas là en tout cas l'intérêt public local.
Vos fonctions de maire vous permettent de corriger cette lèpre pavillonnaire, par exemple en imposant lors de la révision de votre plan d'urbanisme des contraintes esthétiques (le minimum me semble une restriction de la gamme des coloris, des toits inclinés et l'imposition de l'ardoise : on construit encore comme ça dans les vallées, aucune raison que les entrepreneurs locaux ne puissent proposer de tels modèles).
Il est possible de faire une tolérance pour le style néo-basque, d'implantation ancienne dans la commune ainsi que le prouvent certaines maisons construites depuis les années 30.
Parce que maire, vous pouvez également refuser les permis de construire et vous entretenir avec les jeunes couples qui font construire, souvent sans repère culturel régional.
Il y a tout un travail d'éducation à faire. Je pense également au danger de la privatisation des vues sur les Pyrénées.


Je ne me serais pas permis de vous écrire si je ne voyais pas au fil des ans les paysages de Capvern se dégrader à ce point (l'effet bretelle d'autoroute en somme).
Grosso-modo, c'est tout le Sud-Ouest de la France qui est frappé par une dégradation de son bâti architectural, soit que l'on ne sache plus restaurer convenablement les anciennes maisons, soit que l'on laisse construire n'importe quoi.
Cela est évidemment le reflet d'une perte de conscience culturelle : la disparition du petit patriotisme bigourdan en est la cause, il y a encore 20 ans, personne ne se serait autorisé de causer de telles blessures à notre environnement paysager, la pression de la tradition était trop forte.
Celle-ci éteinte, il nous reste à en garder le meilleur, à savoir le bon goût, une certaine modestie dans le respect des formes léguées.
Auteur : Vincent.P
10/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Bravo Vincent !
(Les passages en gras le sont du fait de Gasconha.com.)
Afficher Lettre au maire de Capvern en particulier, et peut-être donner votre avis...
De passage à Capvern, j'ai été frappé par le bric à brac architectural (et aussi, si je me rappelle bien, par une dispersion des constructions nouvelles), qui contraste avec l'unité magnifique de villages voisins comme ceux d'Avezac-Prat-Lahitte (sauf le portail blanc).
Mais ces derniers sont un peu plus à l'écart des influences extérieures.
Capvern est au contraire une localité thermale qui a depuis longtemps voulu gommer son caractère paysan.
Mais on pourrait quand même essayer d'arrêter le massacre !
Auteur : Tederic M.
10/10/11
J'ai moi aussi constaté cette exception de Capvern, à quelques encablures de Mauvezin, site d'une grande harmonie, et évidemment porte des Baronnies, pays splendide à la grande unité architecturale.
J'ai pensé pareillement à une influence du thermalisme, au sens où la ville ne se penserait plus seulement pyrénéenne mais également cosmopolite, éclectique.
Cela a pu jouer mais autant qu'on puisse le constater, Capvern-les-Bains s'inscrivait pleinement dans le style régional (mélange d'architecture chalet et néo-basque).

Je pense plutôt au fond à la mauvaise influence de Lannemezan, foyer de chaos urbain et de gaspillage de terre.
Sur Capvern, cela prend la forme d'un mitage généralisé de la moindre parcelle avec vue sur les Pyrénées.
Mais là c'est grave, c'est le site de Mauvezin qui est atteint, le département devrait intervenir.
Auteur : Vincent.P
10/10/11
Desbiey et son "Projet de mise en valeur des Landes"
Bonjour ; comment peut-on consulter le memoire de Guillaume Desbiey de 1777 ?
Auteur : Bernard
10/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Pour le gasconhaute :
Cette demande est venue de l'article de Gasconha.com sur le livre de la Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch sur cet ouvrage de Guillaume Desbiey.

Peut-être s'adresser à la Société historique elle-même, ou alors à la Médiathèque de Bordeaux, qui doit l'avoir dans son fonds ancien.
Afficher Desbiey et son "Projet de mise en valeur des Landes" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être François Sargos, l'auteur de l'"Histoire de la forêt landaise", qui le cite abondamment, pourrait-il vous aider.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
11/10/11
Rectificatif : l'auteur est Jacques Sargos, pas François ; pardon à tous deux.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
18/10/11
Cadours : Le marché au cochon
www.archives.cg31.fr/images/expolabouche/metiers

Il semble que les cochons étaient de race gasconne (cf le porc noir de Bigorre) : quand a eu lieu la substitution des espèces ?
Auteur : Vincent.P
07/10/11
Afficher Cadours : Le marché au cochon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Enseignement du languedocien en Gascogne ?
J'ai lu que les jeunes capésiens mutés dans le Comminges (où ?) enseignaient le sabir de languedocien de la fac de Toulouse : est-ce vrai ? Des témoignages ?
Auteur : Vincent.P
06/10/11
Afficher Enseignement du languedocien en Gascogne ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est vrai que, de la même façon, les profs du Bordelais enseignent un étrange parler, majoritairement béarnais (cf. Per Noste), mais mêlé de languedocien, d'armagnacais, etc.etc., et rarement de bordelais, ni même de sud-girondin
 :S
L'òc scolaire est de plus en plus artificiel, me semble-t-il.
Mès bon, l'essenciau es que se comprénguin
Auteur : Gaby
06/10/11
Si l'essentiel est de se comprendre dans une novlangue artificielle, alors tout est dit ! Parler français devrait suffire ! A l'heure du bio et de la valorisation des origines contrôlées et des IGP, moun Diu quine mesclagne !

Siatz lous de qui cau !
Auteur : jmcasa
06/10/11
Mon dieu quan de peguessas, contras vertats e desinformacion e podem léger sus aqueras responsas cap a Vincent.
Sus eth parça bordales tots eths regents sia en calandretas sia en escolas bilingas son formats ta arrespectar e ensenhar eth devis locau, que parlan eth gascon emplegat en'ras Lanas e en Gironda.
Que convidi tots eths lès gahuts qui contan n'importa qué a assisti aus cors dispensats en aqueras classas... après sonque après que poderan valhar un avis pas mensonger..
Aquo dit a beth leu.
Auteur : miqueu Arrosères
10/10/11
Mensonge. C'est tout, c'est un mensonge.
Il est CONSEILLÉ aux enseignants d'apprendre la langue locale. Mais comment peuvent-ils s'y former sans grammaire, sans dictionnaire, sans locuteurs locaux ?
Moi, je connais le cas d'un jeune béarnais qui parle un dit occitan déplorable, qui a enseigné pendant 5 ans le gascon du Béarn en Haut-Agenais.
Alors merde, quoi, on sait que c'est comme ça.

Quant à la calandreta de Muret, ville du Comminges historique, on y enseigne le languedocien, et ce n'est pas du fantasme !!!
Auteur : Vincent.P
10/10/11
Vincent que serè plan totun subertot dem responèr en gascon purmèra causa...
Tot eth matériau pédagogic qu'ei en placa desempush pausas, non n'ei pas vertat ço que contas Muret que era banlègua de Tolosa e que si parla lengodocia dab especificitats locaus que coneishi deplan aquera calandreta e eth monde deu parca ta podè parlar.
Auteur : miqueu arrosères
10/10/11
De toute manière, il est déjà assez difficile de parler un peu correctement ce que l'on a décidé d'être son propre dialecte, alors maîtriser rapidement un autre ...

Imaginons un cas pas trop catastrophique : une jeunette capésienne qui parle un assez bon gascon du Béarn basé sur les parlers de l'arribère du Gave de Pau.
On l'envoie dans les Landes, du côté de Biscarrosse. Elle fait comment pour enseigner le parler local ?
Il y a une grammaire où seraient répertoriées les conjugaisons si spécifiques ?
Comment pourrait-elle savoir que le gascon de Biscarrosse est du gascon noir au vocalisme si spécifique ?
Quand je vois qu'un artiste intéressant comme Tisné, après tant d'années, fait encore des fautes de prononciation de "neugue" quand il reprend une chanson du répertoire landais...
Mais enfin, le cas n'est pas catastrophique, ça reste du gascon.

Par contre, quand la même jeunette est envoyée du coté de Nontron, en Périgord limousin, je n'ose décrire la catastrophe, l'impossibilité qu'il y a pour la fille en question à maîtriser deux langues, deux vocabulaires, deux grammaires, ...
Hostilité des parents qui ont entendu la langue dans leur enfance, indifférence des autres, qui ne mettent leur enfant en classe bilingue publique que dans l'optique d'une pré-classe européenne.
Et à titre personnel, c'est aussi une catastrophe pour nous, parce que cette jeune fille, qui a appris la langue du pays, doit rester au pays, pas s'exiler aux confins de l'Aquitaine administrative, parce que nous avons besoin d'elle à Pau, à Tarbes, à Dax, pas là bas où elle ne sert qu'aux occitanistes pour justifier dans de beaux diaporamas Powerpoint l'argent public qu'ils ont obtenu.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Mea culpa, j'ai regardé dans ma bibliothèque et j'ai effectivement trouvé "Le gascon de Pauillac : pratique du patois tel qu'il se parle chez les pêcheurs de l'estuaire" par l'abbé Hostens (un peu vieillot et faut savoir lire l'orthographe félibréenne), "Mon parler de Guyenne" par Ernest Cabirol de Miramont-de-Guyenne (version réimprimée chez PyréMonde), "A Massat, on parle pas comme à Aulus" par Paul Eychenne (édition épuisée mais les enseignants le trouveront probablement à la bibliothèque de Saint-Girons) et évidemment, le must du must, "Répertoire intégral des conjugaisons de Gascogne" suivi d'une encyclopédie tout en gascon tirée des recherches de l'ALG, par les éditions Per Noste qui y ont consacré les 20 dernières années.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
On parlait languedocien à Muret/Murèth ??? Hé bé ...
Mais enfin bon, c'est clair que l'occitanisme béarnais n'ayant jamais parlé de la Gascogne, ou si peu, on ne peut pas demander aux militants de connaître l'extension de leur pays ... Muret, capitale du Comminges au demeurant ...
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Je voulais signaler égalemenr à Vincent que s'il avait consulté de manière objective les fameux documents diaporama powerpoint dont il fait référence tout est très bien expliqué, les parlers différents déjà en Aquitaine et la façon dont sont appréhendés les façons pédagogiques d'enseignement suivant les lieux d'enseignements.
D'autres parts tes exemples sont faux car déjà on ne parle pas de deux langues voire 3, 5 ou 6 c'est une langue dont la grammaire est commune qu'on soit en Béarn ou en Provence, seuls quelques prononciations et quelques mots de vocabulaire au pire changent.
La meilleure c'est déjà ici en Béarn ou l'on ne prononce pas de la même façon qu'on soit d'Aspe ou d'Ossau et pourtant c'est bien de la même langue dont on parle.
De plus dans les calandretas, mais as tu déjà visité une école de ce type, as tu participé a des cours, as tu déjà parlé en gascon ici en Béarn avec des calandrons j'en doute, je pense qu'il te donnerait des leçons de parler.
Donc ces écoles les gamins qui souvent deviennent de futurs enseignants en oc apprenent les différents idiomes parlés tel le languedocien, l'aranais ils ont des échanges durant toute leur scolarité avec des écoles implantées sur tout le territoire où l'on parle la langue d'oc.
De plus la majorité de ces futurs enseinants demeure dans leur territoire linguistique.A Béziers où sont formés pédagogiquement ces futurs rejents, on tient compte du choix du lieu de leur enseignement.
En plus ces personnes maîtrise parfaitement le gascon car beaucoup sont d'origine linguistique gasconne et le languedocien et n'ont pas trop de mal à s'adapter aux parlés locaux vu leur capacité linguistique et leur cursus depuis tout gamin.
Je prends l'exemple de ma fille puisque tu cites une jeune béarnaise.
Son papa lui a toujours parlé gascon, elle a suivi le cursus Calandreta jusqu'au collège, en lycée option occitan, elle parle parfaitement le gascon, le languedocien, l'aranais et même le catalan et je peux affirmer que ce n'est pas un cas isolé.
Donc avant de tirer des conclusion généralistes sur des personnes que tu ne connais, il me semble déjà que toi pour commencer tu devrais apprendre à maîtriser ta langue, tu m'as dit un jour que tu ne parlé pas très bien.
Au fait du côté de Muret la langue parlée est du languedocien et ce depuis toujours avec quelques influences gasconnes minimes.
Alors s'il te plaît arrête de raconter n'importe quoi, apprends la langue après tu pourras donner des leçons !!
Je ne sais pas ce que tu cherches à prouver, moi je pense que tout tes commentaires cachent une certaine frustration avec un soupçon de jalousie.
A mon âge et depuis le temps que je "bourlingue" dans les milieux trads, occitans, gascons, j'en ai vu et entendu de toutes, mais j'ai toujours respecté les gens qui font et qui bossent même si je ne suis pas d'accord avec eux, même si parfois nous sommes complètements opposés, souvent du dialogue ou de l'échange peut jaillir la raison.
Toi le gros souci c'est que tu casses, tu agresses, tu irrites, pourquoi pas après tout, tu ne dis pas toujours que des "conneries" mais tu ne proposes jamais rien, aucune solutions ou pistes de discussions, bref un monologue inconstructif.
As tu d'ailleurs les capacités à proposer des solutions quand il s'agit de transmettre...
Adishatz a tots
Miqueu
Auteur : arrosères
11/10/11
Ta fille est géniale, que veux-tu, moi j'ai déjà du mal à me démerder en gascon et à ne pas me laisser embarquer par l'espagnol ...
Enfin bon, le zapping linguistique, ce n'est pas mon idéal, je veux parvenir à parler aussi bien que les vieux du village, c'est un objectif assez grand, et plus intéressant que vaguement posséder trois connaissances sur tous les dialectes de la France méridionale.

NB :
Tu veux des confessions d'un journaliste à Radio Païs qui m'a dit ne rien comprendre aux militants occitans qui lui parlent en limousin, ou en tout cas, ne pas les sentir partie prenante du même combat ?
Il y a aussi des vidéos sordides d'interviews de vieux Gascons par de jeunes calandrons de Toulouse, c'est pénible tant les locuteurs ne comprennent rien.
Façon, personnellement, je l'avoue sans honte, j'ai du mal à comprendre les locuteurs naturels quand ils parlent de thématiques autres que la lutte pour la Palestine ou le jacobinisme français (ce qui leur arrive rarement en fait). Surtout les moins francisés.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Ma fille n'est pas plus géniale que d'autres, simplement elle a "poupé" la langue puisque je lui ai transmis depuis petite tout simplement et si tous ceux qui parlent faisaient ce boulot ou avaient fait ce boulot au lieu de vociférer contre les occitans notre langue se porterait mieux..
Mais c'est toujours plus facile d'accuser l'autre pour cacher ses propres lacunes.
Par contre je ne comprends pas du tout le sens de ta phrase quand tu parles des locuteurs naturels qui parlent de thématiques... excuse je n'ai pas compris ce que tu voulais dire..
Au fait ce ne sont pas des connaissances vagues qu'elle possède, elle parle très bien les autres dialectes occitans et pas qu'elle.
Auteur : miqueu
11/10/11
Cela aide assez de parler la langue depuis tout petit, mais je doute foncièrement qu'il soit possible de nos jours de maîtriser parfaitement deux dialectes de la dite langue occitane : son languedocien est fatalement un calque de son gascon, qu'elle transpose en connaissant les grandes règles de passage d'une langue à l'autre.
Mais même, comment pourrait-elle choper l'accent languedocien par exemple ? Même les occitanistes qui parlent languedocien ne l'ont plus.

Du reste, il est évidemment possible de consacrer sa vie à l'apprentissage de plusieurs langues, et donc de maîtriser à la fois le gascon, le languedocien dans l'une de ses variantes (souvent un languedocien stéréotypé au demeurant : je suis resté interloqué des remarques de certains occitanistes accusant certaines personnes qui usaient de l'article toulousaine masculin de francisme) voire le limousin.
Cependant, ce que je constate, à la télé, sur youtube, ou en parlant avec des jeunes, c'est que souvent, ils parlent un languedocien teinté de localismes. C'est assez flagrant pour les néo-locuteurs d'auvergnat.

Félicitations à ta fille néanmoins, bravo à elle, parler plusieurs langues est très bien, je doute seulement que ce soit le cas de tous les néo-capésiens ...

Pour ce qui est de ma dernière remarque, il s'agit de pointer du doigt que l'intercompréhension est plus facile quand on parle de thèmes dont le vocabulaire est technique, tiré du latin ou du grec, et commun au français.
Quand deux jeunes ocitanophones parlent de la lutte à mener dans les pays di Tiers-Monde contre l'exploitation, leur langue est moins riche et plus stéréotypée, plus proche du français (quand ce n'est pas un calque) donc plus compréhensible que la discussion informelle de deux paysans sur les travaux agricoles.
Pour ma part, dans la mesure où j'ai parfois du mal à tout capter dans une discussion en très bon gascon, je doute que les calandrons en soient capables.
Cela étant, c'est théorique, ils n'ont pas eu la chance de passer leur enfance parmi les derniers édentés à béret.
Pour eux, les derniers locuteurs sont les sexuagénaires, dont la langue est en moyenne très francisée, notamment quant à la prosodie (et bizarrement surtout les femmes). Sur le plan esthétique, c'est une langue très laide : le gascon est vraiment gâché par le français. Et c'est terrifiant quand c'est chanté.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Mossur Arrosères, èi seguit cors d'occitan, quòra èri au licèu de Lengon (33), pendent 3 ans ; ma sòr a hèit 4 ans d'occitan au collègi de Pian (33) ; coneishi una tresièma pròf, agrejada, qu'ensenha a la Rèula (33) : èi POSCUT CONSTATAR que tots tres ensenhan un paròlis que n'a pas ren a véser damb lo gascon deu lòc, crésetz-me.
N'ètz pas LO SOL a estar au contact deu monde occitaniste e a saber coma se passa dedens.
E per vos provar tot aquò, se me balhatz vòste mail, vos enviarèi un petit document comparatiu tot a fèit explicite.
Auteur : Gaby
11/10/11
Pas "mossur" en'th pregan "Miqueu", dab plaser era mea adreça qu'ei tournemouli2009 @ orange.fr au plasèr.
miqueu
Auteur : arrosères
11/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com qu'a botat dus espacis dens l'adreça, entà que Miquèu ne sia pas espamat...
Je tiens à préciser, pour avoir reçu un mail en ce sens, que "Le gascon de Pauillac : pratique du patois tel qu’il se parle chez les pêcheurs de l’estuaire" par l’abbé Hostens n'existe pas, c'était une blague ...
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Un jornau occitan messadèir gratis en Gironda ?
Adishatz ! Un progèit que m'interessaré de montar, aquò seré un jornau occitan messadèir gratis en Gironda.
Las personas interessadas per aviar aquò (per redigir & contactar los lectors potenciaus), o que vòlen pus d'informacions, n'an pas qu'a préner contact damb jo per escambi d'adreças mail.
Auteur : Gabrièu Balloux
06/10/11
Afficher Un jornau occitan messadèir gratis en Gironda ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Û journau gascoû de Girounde n'ey pas dounc poussible ???
Auteur : jmcasa
06/10/11
Il y a encore des locuteurs de gascon en Gironde ? Peut-être dans la lande bazadaise, j'y voyais de braves vieux à béret il y a quelques années, vers Préchac.
Auteur : Vincent.P
07/10/11

Réponse de Gasconha.com :
On entendait encore des vieux parler gascon, au marché de Bazas par exemple, ces dernières années.
Mais pour ceux qui veulent faire cette expérience, dépêchez-vous, c'est peut-être déjà trop tard !
[Tederic M.]
Oui, c'est vrai, une fois j'ai entendu parler gascon sur la place du marché de Bazas.
Que c'est chouette Bazas, il est malheureux de constater que même l'accent du Sud-Ouest s'y fait rare.
Auteur : Vincent.P
07/10/11
Une discussion saisie par hasard à Pau ce jour : "Moi je ne comprends pas l'occitan", dit le premier. "l'occitan, çà n'existe pas !" plaisante le second.
"En fait, je suis languedocienne, mais de Béziers !" précise la troisième.

Une discussion à suivre...

amistats
Auteur : jmcasa
07/10/11
Adiu GAbrièu,

Jo que sui tròp lunh per t'ajudar en har aquò, mes que hèi plaser de véder lo ton arsec.
Un anar deus bons, e qu'es atau que's bastirà lo nòste aviéner : en har causas e hargar projèctes, meilèu que'n parlassejar...
N'escotis pas aquiths ropiagaires e criticaires de tots escantilhs !
Siis hardit !
Auteur : Castèths en l'aire
07/10/11
Il faut excuser la rationalité des immondes pessimistes que nous sommes, mais il ne m'a jamais été donné de voir qu'une offre rencontrerait une demande qui n'existerait pas !
C'est la logique de base de toute entreprise économique ...
Mais bon courage à Gaby ! Il connait une Gironde que je n'ai pas eu l'occasion d'appréhender en 4 années sur place.
Auteur : Vincent.P
08/10/11
Adishatz,
j'aimerais que le fier béarnais anti occitaniste primaire qu'est Cazamayou m'explique le signification des accents circonflexes utilisés à profusion dans cette écriture phonétique... très proche du français au demeurant signifie.... ?

Cela faisait un moment que je n'étais pas venu sur ce site mais je vois que ce sont toujours les mêmes propos pessimistes, et ciblés tous contre un soi disant occitan destructeur, je vous plains tous.
adiu
Auteur : miqueu arrosères
09/10/11
L'accent circonflexe marque la chute d'une nasale et se veut englobant pour tous les parlers du Béarn, qu'ils nasillent cette ancienne nasale (qui est vélaire ailleurs en Gascogne) ou qu'ils ne la prononcent plus du tout.
Il a le mérite de réserver le n pour les cas où il est réellement prononcé dentalement.
Auteur : Vincent.P
10/10/11
n'importe quoi !!!
Cites moi un seul exemple d'écrits anciens gascons ou il est fait usage de cet accent..
c'est une invention des néo linguistes très savants mais surtout incompétents qui n'ont jamais rien foutu pour la transmission de la langue style l'illustre gourou de l'ibg chez nous en béarn.
Le style d'individus et tu en prends le chemin qui arroganha tout le temps mais si on avait pas le boulot gr^ce à eux il n'y aurait vraiment plus rien, le néant.
Tu est très instruit, très intelligent, tu écris très bien mais reste en à la description de tes voyages qui sont très intéressants pour le reste tu es vraiment chiant désolé...
Je sais que mes remarques tu t'en "tamponnes" pas grave.
adiu
Auteur : miqueu arrosères
10/10/11
Bé oui, c'est une invention moderne ...
C'est une graphie englobante pour les seuls parlers du Béarn (et certains de Bigorre).
Moi je n'aime pas cette graphie parce qu'elle nie le fait gascon, et à destination des locuteurs naturels, elle est superfétatoire.
C'est une hypertrophie béarnaise, la mise en avant d'un phénomène de dénasalisation assez marginal dans l'ensemble gascon. Maintenant, pour marquer le nasillement orthézien, c'est pas mal.

Il n'en reste pas moins que c'est une invention moderne, je trouve que la volonté de s'émanciper de l'écrit médiéval ne peut qu'être louable, mais le "populisme" n'est pas assez poussé à mon avis, car cela reste un signe d'érudition, de conscience pan-béarnaise, que n'ont même pas les derniers locuteurs naturels (dans ma famille, combien de fois j'ai entendu qu'à Morlaàs, on ne parlait pas comme à Arzacq ! Je ne parle même pas de l'arrière-grand-père salisien débarqué du côté de Lembeye ...).
Auteur : Vincent.P
11/10/11
-A jmcasa : si qu'es possible, occitan girondin o gascon girondin, aquò designa la mèma causa per jo.
-A Vincent P : oui il y a encore des locuteurs : une enquête montrait qu'en 2008 30% des Girondins étaient "occitanophones", ce qui est fort vague, mais plus précisément : 18% le comprennent facilement, 1% le lisent facilement.
Avec plus de 1 400 000 habitants en Gironde, cela fait quand même 14 000 personnes capables de lire le gascon en Gironde !!!
Mais de toute façon, le public que je cible en 1er, ce sont les occitanistes girondins (mais aussi d'ailleurs, après), et j'ai déjà recueilli plusieurs dizaines d'adresses mail et postales. E òc, aquò existis encara !
Auteur : Gaby
11/10/11
E merci redde a "Castèths en l'aire" per sons encoratjaments. Aquò cambia fòrt de l'estile de M. Arrosères, per ne lo citar pas.
Se nosauts, Gascons, Occitans, Biarnés e auts, arrestèvam de nos engular per peguerias, poirém benlèu avançar milhor. (Enfin, sabi pas...)
Auteur : encara Gaby
11/10/11
Je ne crois pas dans ces sondages (menés par des occitanistes aux méthodes douteuses : au lieu d'engager une conversation pour vérifier le niveau, on demande aux sondés de l'estimer par eux-mêmes, quelqu'un qui connait 3 jurons va croire parler la langue) mais soit.

Du reste, il faudrait vérifier si ce n'est pas du côté de la Double que l'on parle le plus la langue en Gironde, autrement dit, là où on ne parle pas gascon mais limousin.
Au demeurant, dans les années 50, l'abbé Lalanne avait déjà du mal à trouver des locuteurs en Nord-Gironde.
BBF dans son livre toponymique nomme pudiquement "secteur francisé" une grosse partie de l'Entre-Deux-Mers où elle n'a probablement pas trouvé un seul locuteur (je parle de l'Entre-Deux-Mers non-gavache).
Façon, les habitants autochtones n'y ont quasiment plus d'accent.

Sur le bassin d'Arcachon, je doute qu'il soit possible de trouver un seul locuteur, même pas parmi la population testerine. Colonie française.
En Médoc, la francisation est avancée, depuis longtemps, notamment via les têtes de pont "gavaches" que sont Le Verdon.
Reste le Bazadais ... Avec l'effet bretelle d'autoroute, je ne donne pas cher du gascon en Bazadais, qui attire beaucoup de nouveaux-venus tandis que parallèlement, les autochtones fuient ou ont oublié la langue.
Peut-être qu'il restera à Insos, au milieu de la lande, un couple de gasconophones !

Viser les occitanistes de Gironde, c'est bien par contre, mais il ne m'a pas été donné d'en voir de nombreux.
Avec la menace sur la formation à la fac, rien de glorieux ...
Surtout, les militants occitanistes actifs sur Bordeaux m'ont semblé être plutôt d'extraction périgourdine !
Et comme le rêve occitan dicte l'équivalence dialectale, c'en est fini du gascon proprement bordelais. Ou bien il s'agira du limousin du Périgord, ou bien d'un sud-gascon, à chaque fois importé par des étudiants qui font souche en Gironde.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Car Gaby jo que soi deu costat deu's qui batishan e trivalhan cap a'ra nosta cultura en generau e que trova era tua idea d'apitar un jornau occitan en Gironda serè ua bona escaduda tau parça voste.
Si as besonh adressas, o autes cap problemas.
OC que batèli trop de quan en quan vertat, permor que soi defendedor de vertat e que parli trop dab eth men cor  !!
Mès totun quauque cops ne cau pas deshar disé trop de peguessas.
bona escandenca tau to project.
miqueu arrosères
Auteur : miqueu
11/10/11
Vincent P toujours égal à lui même, il est génial ce garçon, il sait tout et a réponse à tout, fabuleux c'est bête qu'il ne se présente pas aux primaires quel succès il l'aurait eu !!!
miqueu
Auteur : arrosères
11/10/11
Mon pauvre Miquèu, la Gironde, j'y ai vécu 4 années, je l'ai arpentée dans tous les sens, j'y ai noué des relations, je crois quand même pouvoir m'autoriser l'émission modeste d'un avis.
On ne parle pas du Béarn mais d'une région "occitane" septentrionale soumise à l'influence francisante depuis des siècles, rien d'étonnant à ce qu'identitairement, le constat soit pessimiste.
C'est la mort clinique en Gironde à mon sens, je n'attends qu'un sondage honnête pour le confirmer.

Après, ce n'est pas un problème, ni pour les ocitanistes, ni pour moi, car après tout nous travaillons tous sur l'après.
Qu'importe que l'ancien monde soit mort, ce qui compte, c'est la séduction de sa force évocatrice, bref qu'il plaise pour y greffer un renouveau identitaire que je veux vascon, que tu veux occitan (et au fond, les raisons de nos choix distincts relèvent de la simple sensibilité : je trouve la Gascogne vasconne plus excitante que le gros machin qui va jusqu'en Provence qui est un pays éminemment étranger à mon sens).

Après, malheureusement, j'ai fait le constat que cette démarche nécessite une coupure avec le monde métropolitain que j'aime tellement, mais qui se fait le diffuseur de la civilisation moderne, bref une interface avec le monde, dans son peuplement, sa pensée, son évolution, son économie.
Bref, en termes moins abscons, on peut encore faire quelque chose en Gironde si on déconnecte le gros du département de Bordeaux qui doit vivre sa vie, et si l'on recrée des centres de vie plus locaux autour des petites villes gasconnes, genre Bazas ou La Réole.
Au fond, c'est en pratique ce qui se fait chez les Basques, Bilbao et Donostia sont pour la galerie et les manifs le dimanche, le vrai monde basque se fait dans les petites villes comme Tolosa, dont l'activité est basée sur des services de proximité et une économie locale.
Ce support permet le maintien et le renouveau d'une identité locale qui se réinvente continuellement (par exemple, les Basques ont fait de la thématique immobilière quelque chose de primordial).

Evidemment, même chose pour Toulouse, mais comme pour Bordeaux, le réflexe de la grande ville est probablement trop fort, d'ailleurs tout le maillage économique est ainsi fait.
Tout ça pour dire qu'en Gironde, il ne fait pas bon d'être militant occitan, et que de toute façon, ce n'est pas la politique culturelle qui nous sauvera mais la politique tout court, car c'est des choix politiques que nous dépendons.
Si tu veux voter pour moi, fais-le ! Hihi.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Je vais t'étonner mais je suis d'accord avec ton dernier article, le constat que tu fais est vrai, c'est vrai que je parle un peu trop avec mon coeur et mes sensiblités, par contre je suis résolument tourné vers l'avenir et c'est peut être utopique mais je veux encore croire qu'il y a une place pour notre culture..
Que seram ço qui bastiram  !!
Présente toi, on verra... rires
N.B. les sexa locuteurs naturels ici en Béarn au moins parlent encore une langue BELLE non francisée, ma mère a 72 ans, j'ai le plaisir de manger avec elle tous les midi et c'est vraiment "le pied" DE PARLER GASCON AVEC ELLE.
Si tu veux je t'invite, elle cuisine bien et cela te fera du bien de parfaire ton apprentissage linguistique.
Il n'y a aucun francisme dans son parler, ce serait plutôt des gasconismes quand elle parle français...
Auteur : miqueu
11/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Accepte l'invitation, Vincent !
Bien manger, entendre du beau gascon, se réconcilier avec Miquèu... il ne faut pas manquer ça !
[Tederic M.]
Merci Miquèu per ton sosten.

Vau m'adreçar a Vincent : l'occitanisme en Gironda N'ES PAS ENCARA MÒRT. Dises que lo gascon bordalés dispareish, d'acòrd.
Mès jo, contunhi de parlar un gascon girondin (deu SE deu Bordalés), coma quauquas raras personas.
Mès comuniqui adaise damb los occitanistes d'extraccion biarnesa, landesa, tolzana, lemosina, etc.etc.
Parlar cadun dens son dialècte d'origine (o qu'an causit), aquò's milhor que non pas ren.
I a au mens 14 associacions òc en Gironda : IEO, Med'Oc Bordèu, l'Estaca, lo Gric dau Medòc, los Tradinaires, Cèrcle Occitan de la Lana Gran, COCSUGI, lous Bouhouns aou Top, lous Caps Negues, la Gruia Argentada, Bruc e Brana, Gric de Prat, 2 calandretas ; i a au mens 20 professors, ex-professors,regents, cercaires ; 5 comèrcis òc ; au mens 30 a 40 occitanistes... Aquò per los "modèrnes".
Shens comptar los escolèirs, collegians, liceans, calandrons que son un futur public potenciau (mès me hèsi chic d'illusions)...
E los vielhs que parlan òc, son pas encara tots mòrts !
E los que saben pas l'òc mès que son interessats, ubèrts, o qu'arriban a compréner a l'escriut (p.ex. ma mair) !
Non, la Gironda n'es pas encara completament colonisada per Francés d'oïl, maugrat l'autòrota  !!!
Cèrtas los occitanistes son pas nombros, mès en s'amassant, poiràn hèser avançar las causas !
Fau pas estar des.hèitiste !
Auteur : Gaby
11/10/11
Anem mic !!
tot n'ei pas acabat
si vos ajuda e sostien, cap problèmas e perque pas ua petita serada de sostien dab eth me gropa LOS PAGALHOS..
bona serada
Auteur : miqueu
11/10/11
Je ne refuse jamais une invitation si aimablement proposée. : )
Auteur : Vincent.P
12/10/11
Je te prends au mot, ma mère est à Oloron, c'est quand tu veux avec plaisir, on laisse passer le mois de novembre car on prépare un nouveau spectacle avec les Pagalhos au Monte charge à Pau pendant 3 soirs, après avec plaisir je dirai à ma mère de faire des palombes rôties si ça te dit...
Adishatz a beth leu
Auteur : miqueu
13/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Un punt d'òrdi, Miquèu : e poderés utilizar la "touche Shift" entà hicar las majusculas ? Que cau tostemps que las hiqui, jo...
E "pagalhos", "bearn", ne va pas shens majuscula ! Lo ton prenom "miqueu", rai, se'n vòs har un nom comun...
[Tederic M.]
Il n'est pas bon de faire querelle personnelle sur un site culturel mais il me faut répondre simplement et courtoisement à Miquèu au sujet des accents circonflexes qui lui hérissent le poil !
Je l'invite donc à lire un occitaniste béarnais reconnu, Jean Eygun, dans son nouveau livre sur Los fors et costumas de Bearn (For de 1552 original), en particulier les pages 15 à 27 au sujet des signes diacritiques et des graphèmes (page 19 pour le circonflexe).
Sans parler des écrits de Simin Palay et de la première Ecole Gaston Fébus...
Mais si certains Béarnais-Occitans-Occitanistes universalistes et progressistes préfèrent écrire en graphie Alibert, tel est leur choix et leur bon plaisir.
Il me semble bien que trop souvent elle est encore plus proche du français que la graphie dite franco-phonétique (qui soit dit en passant fut choisi par les Béarnais eux-mêmes !).
De plus mon nom s'écrit Casamayou et pas Cazamayou (même si c'est la même chose) et je n'ai pas besoin d'occitaniser ce nom de famille, et ce, sans faire d'anti-occitanisme primaire.
Il faut noter pour finir qu'on ne peut plus être simplement Béarnais ou Gascon, sans être avant tout Occitan-niste.
C'est le politiquement correct, mais qui finalement est le plus "primaire" ?

A chacun sa bannière ou sa croix...

Amistats biarnéses-biarnesas.
Auteur : jmcasa
30/10/11
Mesclanhe girondine :
En annexe à son sympathique article sur le denier livre de Guy Suire consacré au parler "bordeluche" ("Pougnacs et margagnes"), le journaliste de Sud-ouest Denis Lherm ajoute un encart sur "La Gironde et ses 5 langues"(SO 28 septembre) : louable intention mais quelle mesclanhe !
En mettant au même plan les notions de langue, dialecte et parler, D.Lherm trouve 5 langues en Gironde (après avoir admis que 90% du département parlait (naguère ou autrefois) le gascon :
soit les "langues" du Pays de Buch, du Bazadais et de la lande, du Médoc enfin - voilà pour le gascon - et d'autre part, l'oil du Blayais et le gabach de la petite Gavacherie ....
Ne pourrait-on lui donner une information plus fiable et surtout mieux structurée ?
Auteur : Gerard S-G
04/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Lo mei simple qu'es d'ac diser suu forum de l'article en linha.
Afficher Mesclanhe girondine : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ca' m par,qu'es estat un chic heit peu "Peir" (a maugrat d'un a priori "occitanista" aqueth qu'a sabut diser lo gascon n'era pas un "derivat de l'occitan" ...)
E Tederic que n'a aprofieitat ta restablir quauques vertats. Qu'es mielher atau .
Auteur : Gerard S-G
04/10/11

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