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LA GASCOGNE A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION - Note de lecture
Dans "HISTOIRES DE LA REVOLUTION EN GASCOGNE" *, p.11 :

"La généralité d'Auch est dirigée depuis 1785 par l'intendant Bertrand de Boucheporn assisté par 18 subdélégués : le Condomois est une subdélégation qui appartient à la généralité de Bordeaux, mais Bayonne et Pau relèvent de celle d'Auch. Elle est très vaste : 160 km du nord au sud, 2 549 paroisses, 784 600 habitants, et environ 30000 km2 soit la superficie de l'actuelle Belgique.
Limitée au sud par les Pyrénées, à l'est par la Garonne (mais elle englobe le Comminges), à l'ouest par l'Océan, mais au nord, le Condomois n'en fait déjà plus partie.
A sa tête, de 1751 à 1767, l'intendant d'Etigny a déployé un zèle intelligent et une activité assez exceptionnelle.
Il fait d'Auch sa capitale dès 1753 ; il préfère Auch à Pau qui ne manque pourtant pas d'atouts.
[...]
En matière de justice, les 4 sénéchaussées d'Auch, Lectoure, l'Isle- Jourdain et Condom recouvrent l'actuel département du Gers.
Auch, Lectoure, l'Isle-Jourdain relèvent du Parlement de Toulouse, tandis que Condom relève de celui de Bordeaux."

J'ai mis en gras le passage concernant le choix d'Auch comme capitale de la généralité de Gascogne. Il est présenté comme le choix personnel, et presque surprenant par rapport au choix de Pau, de l'intendant d'Etigny.

Et s'il avait choisi Pau ?
Le département du Gers n'aurait pas été assimilé à la Gascogne, comme les auteurs le font dans la suite de l'ouvrage...
Et le combat de Gasconha.com ne serait peut-être pas le même !


* HISTOIRES DE LA REVOLUTION EN GASCOGNE
Daniel HOURQUEBIE - Gilbert SOURBADÈRE - 16 illustrations originales de Jean-Claude PERTUZÉ
(chez Loubatières)

Et aussi, p.180 :
"la création du département du Gers a certes considérablement réduit l'espace gascon mais elle n'en a pas moins confirmé Auch dans son rôle éminent de chef lieu."
Les auteurs semblent se contenter facilement de la réduction de la Gascogne, pourvu qu'Auch...
Auteur : Tederic M.
15/11/11
Afficher LA GASCOGNE A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION - Note de lecture en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le combat pour la petite Gascogne a eu des avatars modernes jusque dans les années 80, puisque certains décideurs réclamaient encore une région regroupant 64, 65, 32 et 40, avec Pau comme probable préfecture de région.
Ce combat est séduisant, puisqu'il permet d'échapper à Toulouse et Bordeaux. Mais il fait le sacrifice de régions gasconnes primordiales.

Pour le reste, le patriotisme béarnais est une nouveauté, certes les Béarnais ne se disaient pas gascons naturellement, mais ne se sentaient pas si irrémadiablement distincts.
C'est l'occitanisme orthézien des années 70 qui a réinventé le Béarn, en repopularisant ses oripeaux, en réaction aux Basques, et pour faire du Béarn un paradis occitan qui parlerait d'égal à égal avec la Provence ou le Languedoc.
Jusque là, chaque "parçan" se considérait comme autonome, les valléens méprisaient les gens de la plaine, ceux d'Orthez ne se considéraient pas du même pays que ceux du Vic-Bilh, ... Le patriotisme béarnais, c'était un truc de notables palois.
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Découpage administratif et conscience régionale
Un occitaniste parle d'un patriote castrais sur une radio locale. "Il sentait vraiment que son pays, c'était le Languedoc, déjà il sentait les Provençaux comme étrangers. Bref, pour lui, sa nation, c'était Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon."

Il va se reprendre après en précisant "une partie de Midi-Pyrénées". Je suis assez surpris de voir combien cette ignoble région Midi-Pyrénées fait corps aujourd'hui.
Pour parler avec des gens, combien de fois j'ai entendu par exemple "mais Tarbes, c'est Toulouse, par rapport à Pau". Et autres inepties.

La languedocianisation via Midi-Pyrénées de la bonne moitié de la Gascogne (avec un dégradé : il y a un contraste entre le Couserans totalement "ariégisé" et le Gers occidental) est vraiment dommageable.
Surtout que Midi-Pyrénées, de Languedoc, ce n'est que le Tarn et un peu de Haute-Garonne et de Tarn-et-Garonne (et Foix à la rigueur).
Le reste, c'est l'ancien Quercy, le Rouergue, des pays de Guyenne.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui Midi-Pyrénées devient une réalité culturelle, que moi le Béarnais momentanément sur Toulouse, on me renvoie à l'Aquitaine, ce qui est vrai certes, mais on me refuse le droit de me dire aussi proche des Bigourdans que des Périgourdins.
C'est surréaliste ce qu'un découpage administratif peut imposer dans l'inconscient collectif.
Auteur : Vincent.P
15/11/11
Afficher Découpage administratif et conscience régionale en particulier, et peut-être donner votre avis...
Remarques intéressantes sur la réalité du découpage administratif.
Mais Toulouse et Midi-Pyrénées ont la fameuse croix "occitane" alors qu'il y a le Languedoc-Roussillon (avec un autre symbole en étoiles multiples) et donc le Languedoc se retrouve divisé.
D'où le rêve d'une immense région "occitane" pour plus de logique identitaire, chose qui n'est pas aussi vaine qu'on pourrait le croire avec tous les rapprochements interrégionaux quant à la "régulation" de la langue dans un prochain organisme qui dépassera les limites administratives et qui fonctionnera comme une usine à gaz avec forces subventions, postes, conseils...
L'Aporloc prépare déjà sa succession...

amistats
Auteur : jmcasa
15/11/11
Le Boulevard des Pyrénées de Pau à l'UNESCO ?
A mon sens, c'est encore une preuve de la politique événementielle de la municipalité de Pau ...
D'une part, ce balcon sur les Pyrénées est certes agréable, mais ce n'est pas la plus belle vue sur les Pyrénées qui soit (les Baronnies, c'est autre chose) et en lui-même, le Boulevard est une création pas géniale dont de toute façon, la moitié de la promenade a été éventrée par des immeubles sans style.

Surtout, la beauté du site de Pau, c'était le gave qui serpentait dans la plaine ... Avec tous ces arbres jamais taillés et ces constructions sur Bizanos ou Jurançon, c'est mort.
Il y a quand même un problème de sensibilité culturelle à Pau ...
Avant l'UNESCO, il faudrait déjà songer à interdire les constructions sur les coteaux de Guindalos, depuis le Boulevard, on voit maintenant des maisons provençales !

www.larepubliquedespyrenees.fr--le-boulevard-des-pyrenees-de-pau-reve-d-unesco
Auteur : Vincent.P
15/11/11
Afficher Le Boulevard des Pyrénées de Pau à l'UNESCO ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Val d'Aran sur l'A64
Sur l'A64, la sortie vers le Val d'Aran, pays gascon, est indiquée "Vall d'Aran" sur les panneaux.
Ou comment pour faire plaisir aux Catalans, alors même que l'on maintient Lérida qui est la version française correcte de la ville qu'ils disent Lleida, on en vient à catalaniser une vallée qui pourtant est de langue gasconne ... alors même que Val d'Aran est très correct en français !
Auteur : Vincent.P
14/11/11
Afficher Val d'Aran sur l'A64 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Mais je croyais que c'était la langue française, la langue officielle pour la signalisation routière.
Val d'Aran paraissait normal. Alors pourquoi ce choix ? Etonnant...
Auteur : jmcasa
14/11/11
Concession à la catalanité mais il s'avère que c'est au prix de la gasconnité d'Aran ...
Remarquez qu'il y a bien quelques nationalistes linguistes catalans pour dire que l'aranais est un dialecte du catalan, dont Coromines, ce qui m'a beaucoup déçu.
Auteur : Vincent.P
14/11/11
Le Monument dit des Basques
Monument intéressant dans les environs de Craonne (là où est décédé d'ailleurs le frère de mon arrière-grand-père ce qui condamna ce dernier à reprendre la ferme familiale, ce qui changea sa destinée) : le Monument dit des Basques, qui en fait rend hommage aux soldats des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Basses-Pyrénées.

www.mes-ballades.com--monument-aux-basques-craonnelle

On ne dira jamais assez combien la saignée de 14-18 fut dommageable pour la Gascogne, pays malthusien qui y a perdu nombre de ses enfants, que la République a remplacé en important des ouvriers agricoles, d'Italie notamment.
Auteur : Vincent.P
12/11/11
Afficher Le Monument dit des Basques en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bel hommage aux Gascons et Basques !
Je conseille de lire les oeuvres remarquables (en béarnais) de Jean-Baptiste Bégarie, soldat béarnais de Pontacq mort en 1915 à l'âge de 23 ans. Et aussi le livre de Julien de Casabonne : Û souldat biarnés à la guerre (1916-1919).
Pour leur mémoire et leur honneur.
Auteur : jmcasa
12/11/11
A lire également : "Paysans bretons", un des rares livres qui parle des mutineries de nos poilus en 14 18 qui se sont révoltés contre cette immonde boucherie dirigée par de sinistres généraux comme Pétain...
Des hommes de chez nous fusillés par des hommes de chez nous..
Il a fallut près de 60 ans pour que l'on en parle...
Pauvre FRANCE !!!
Auteur : miqueu
12/11/11
Il s'agit essentiellement de la 36e division d'infanterie, composée surtout des 18e, 34e et 49e RI. Ce sont les régiments gascons et basques, "vascons" par excellence.
Je vous conseille le film de Jérôme Chibrac, "Les Der's de la Der" (1914-1918, les Landes mobilisées).
Au sujet de Pétain. Il n'a pas véritablement mis fin aux mutineries.
Contrairement à ce que dit Miqueu, c'est lui qui a amélioré le sort des soldats, relèves, permissions, nourriture, arrêt des offensives stériles et meurtrières.
C'est la raison pour laquelle il était vénéré par les anciens combattants et aussi la raison pour laquelle il jouissait d'un immense prestige en France.
Mon grand-père et mon arrière grand-père, anciens poilus (49eRI et 35eRA) avaient un immense respect pour lui, y compris pendant l'occupation.
Il y a eu 49 fusillés en tout.
Un jour peut-être les Historiens français lèveront-ils le tabou des % de pertes suivant la région d'origine.
Les basco-gascons ont été envoyés sciemment au massacre (Chemin des Dames, Craonne, plateau de Californie etc...)
Auteur : Un ancien officier (Réserve) du 34eRI de Mont-de-Marsan
13/11/11
La Gascogne et le pays basque ont dû sacrifier de gros bataillons, mais avant d'y voir une volonté des chefs de l'armée, il faut considérer que les agriculteurs en général étaient les premiers sur le front, parce que les autres étaient en moyenne plus qualifiés pour des tâches à l'arrière.
Enfin, c'est ce que j'ai lu ou entendu...
Et comme nos pays vascons étaient très agricoles...
Auteur : Tederic M.
13/11/11
Je ne suis pas certain que les Gascons aient subi plus de perte, ce qui est certain c'est que les massacres sur une politique du fils unique ont eu des conséquences désastreuses sur la démographie gasconne, et que la République, tout cyniquement, a alors opéré une substitution démographique dans des départements qui depuis lors, servent à fixer des populations indésirables ou marginales.
A ce titre, le Lot-et-Garonne est vraiment le paillasson de la France républicaine.
Auteur : Vincent.P
13/11/11
Quelle plus-value identitaire ?
Pas une fois le terme de "béarnais" (à part pour signifier la provenance des jeunes doubleurs) ou de "gascon" ...
La caricature à l'extrême : 90% de subventions, des "newcomers" arrivés il y a 3 ans qui se la jouent plus royalistes que le Roi et forte présomption de languedocien rien que sur le titre en version "occitane" ("Patata e los amics de l'òrt" : on dit "casau" en gascon).

www.larepubliquedespyrenees.fr--des-films-doubles-en-occitan

Ces projets ne font rien avancer et la manière de les vendre dans la presse locale n'apporte aucune plus-value identitaire. "Occitan". Cela ne veut plus rien dire.
Auteur : Vincent.P
09/11/11
Afficher Quelle plus-value identitaire ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voilà une vision claire de la réalité...
Auteur : jmcasa
10/11/11
C'est sur Casa qu'avec tes potes de l'IBG on n'est pas prêt de voir des créations ou des projets soit ils en "vrai" Béarnais tant vous êtes nuls, incompétents et en manque d'imagination mais surtout ignorants de votre propre culture Gasconne que vous ne connaissez même pas et j'en ai les preuves..
adishatz bandes de sinistres et de jaloux...
a votre dispo pour les preuves.
miqueu
Auteur : miqueu
11/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Miqueu, pas d'invectives, mais des arguments ! ce que tu appelles des "preuves", c'est ça qu'il faut avancer, tout en restant courtois, bien sûr.
[Eth moderator / moudératou]
Allons-y pour les preuves...

Un sinistre individu, jaloux, incompétent, nul et ignorant.
Auteur : jmcasa
14/11/11
Voici la présentation du projet : franchement, quel est l'intérêt pour la Gascogne de familiariser simultanément des gamins à 3 domaines dialectaux ? C'est de la folie.

"Ce sont quatre amis (Patata, Carròta, Brocòli et Pòc) qui partent à la recherche des autres légumes disparus du potager.
Un nouveau monde va donc s'ouvrir à eux.
Le doublage de ce film d'animation a été réalisé par l'association « Conta'm » avec le soutien des Conseils Régionaux d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées.

Chaque personnage incarne une variante de l'occitan (languedocien, gascon, limousin) avec les voix de Joan-Francés Tisnèr, Silvan Carrèra, Ives Durand et Natalia Robert.
L'InÒc Aquitània avait accueilli dans ses locaux du Château D’Este le casting pour le doublage du film."
Auteur : Vincent.P
16/11/11
L'interest, quò's tot simplament de ne damorar pas dens una vision de Gascon gasconiste per qui lo monde s'arrèsta a Tolosa, e de l'aut bòrn de Garona son los meishants Occitans enemics.
Perqué tot atacar ? Vau milhor quauquarren en tres dialèctes que non pas en francés.
Apui, lo dessenh animat n'es pas forçadament destinat qu'aus Gascons...
Mès finalament, vau me repetar, mès dejà, per defénder lo gascon coma fau, vadré milhor, benlèu, lo defénder EN GASCON, p'rai  ?
Auteur : Gaby
26/11/11
Non. C'est un syllogisme de militant. On défend mieux le gascon en le faisant en français, parce que le public parle français, parce que les interlocuteurs institutionnels ne parlent que français. On ne fait pas une demande de subventions au CG en gascon. Welcome to real life.

Pourquoi tout attaquer ? Grave question en effet. Peut-être parce que le "tout" en question est mal foutu.
Et il vaut mieux rien qu'un dessin animé de piètre qualité mélangeant 3 systèmes linguistiques différents.
J'oubliais cela dit que les occitanophones sont des génies qui maîtrisent en parallèle 3 systèmes de conjugaison, connaissent sur le bout des doigts les règles de passage du latin aux grands dialectes d'oc.
Et puis, c'est clair que pour la Gascogne, il est important que ses enfants parlent la langue de Bourganeuf. C'est primordial.
Auteur : Vincent.P
27/11/11
Il est possible sur le net de constater que parmi les occitanistes, des contributeurs s'interrogent sur cette nécessité de mélanger les grands dialectes.
Certains parlent de politique de quotas. Plus vraisemblablement, le pur produit du financement croisé Aquitaine-Midi-Pyrénées, régions artificielles d'un point de vue identitaire.

Quand on apprend l'anglais, aujourd'hui dès le cours moyen, on ne diffuse pas des dessins-animés dans lesquels l'on mêlerait anglais et scots.
On ne familiarise les élèves aux accents sud-américains de l'espagnol que tardivement, en fac ...
Bien parler une langue, c'est maîtriser sur le bout des doigts un standard.
En mélangeant tout, les occitanistes n'aboutiront qu'à la création d'un pidgin, et accessoirement à la mort du gascon.
Auteur : Vincent.P
30/11/11
Toulouse 1920-1940. La Ville et ses architectes
J'ai acheté le livre "Toulouse 1920-1940. La Ville et ses architectes" qui est relativement intéressant sur une période qui a vu dans les villes du Sud-Ouest une véritable expérience de renouveau régional, via l'Art-Déco.

Cependant, ce livre, qui est écrit par l'école d'architecture de la ville, est de manière assez surprenante, très sévère avec le style néo-basque inspiré d'Arnaga.
Pour résumer, il est nié tout caractère régional à ce style, assimilé au rêve de vacances des anciens ruraux qui nieraient leurs racines.
Je crois que l'on a un exemple de plus du manque cruel d'études sur la question du style néo-basque.
A la lecture du livre, la seule Toulouse qui existerait serait ce mirage de briques réinventé au XIXème siècle.
Les auteurs du livre n'ont absolument pas conscience qu'à quelques encablures de Toulouse, en Lomagne, en Volvestre, partout des maisons rurales vasconnes, en tout point semblables aux maisons basques, en tout cas dans l'aspect général.
La maison néo-basque sur Toulouse, loin d'être la honte des origines, est au contraire un style profondément populaire, opposé au fond au renaissantisme snob néo-Hôtel d'Assezat.

Le livre date de 1991. Il marque le retournement idéologique des années 90 qui a fait le procès des époques qui précédaient.
Aujourd'hui encore, les architectes n'ont plus conscience de la force de la maison néo-basque pour une génération de paysans venus à la ville, ce qu'elle disait de l'inconscient collectif d'une population déracinée, qui certes rêvait de mer, mais retrouvait également des formes familières.
Les architectes de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle font de Toulouse une autre ville, une ville qu'ils veulent méditerranéenne, ils ne comprennent pas que la brique est un matériau friable que l'on recouvrait d'enduit, et qui n'était utilisé qu'à défaut de carrières de pierre.
Dans le même genre, dans le livre "15 promenades dans Toulouse", l'auteur, qui est paloise, parle d'une ville qui retrouverait enfin ses couleurs en se retrouvant méditerranéenne et ensoleillée une fois les enduits enlevés, enduits qu'elle précise être le fruit de l'ancien complexe des Toulouse vis-à-vis de la grisaille bordelaise, bref la volonté d'imiter Bordeaux. C'est ridicule.

Pour conclure brièvement, je crois qu'il y a aujourd'hui tout un mouvement intellectuel qui n'a plus de vision historique honnête et qui préfère le confort des stéréotypes médiatiques à la réflexion historique.
Les conséquences visibles (provençalisation rurbaine, méditerranisation urbaine) sur les lieux que nous pouvons fréquenter me semblent lourdes de conséquence.
J'espère que comme toute mode, nous en reviendrons.
Auteur : Vincent.P
07/11/11
Afficher Toulouse 1920-1940. La Ville et ses architectes en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans le feuilleton de la "maison noire" d'Agen, la méconnaissance de la liaison entre le néo-basque et le vernaculaire gascon ou vascon s'exprime aussi :
Dans le forum d'un article de "Sud-Ouest" sur cette affaire, je lis "une maison style basque en agenais n'est ce pas une anomalie ?"
Cette personne ne sait probablement pas que le néo-basque blanc et rouge n'est qu'une interprétation libre d'un des types basques, le labourdin, et n'est pas "le type basque".
Elle ne sait pas non plus que ce type labourdin est un avatar d'un type vascon qui s'est répandu il y a longtemps jusqu'aux portes d'Agen.

Quant au litige sur la "maison noire", à la réflexion, je ne suis pas totalement opposé au noircissement du rouge et blanc. On y retrouve même le passage au goudron des vasconnes garonnaises. Mais ce n'était pas l'idée des propriétaires... De toute façon, il s'agissait bien d'un changement d'aspect d'une maison emblématique, et la ville d'Agen a eu raison selon moi de refuser que cela se passe sans l'agrément des autorités.
Auteur : Tederic M.
07/11/11
Et un autre, GASCON51 (!) qui écrit :
"Et construire une maison basque dans la région agenaise, ce n'est pas une aberration pour vous ?"
J'ai répondu :
"Jusque vers 1960, le néo-basque a été populaire en Gascogne et même au delà.
gasconha.com/spip.php?article74
On peut y voir l'affirmation d'une appartenance commune "vasconne" (à la fois basque et gasconne).
Mais cette communauté architecturale a existé bien avant, avec le type architectural paysan dit "landais" qui était en fait un type gascon répandu jusqu'en Lomagne et dans la vallée du Lot, et très proche aussi du type basque labourdin.
gasconha.com/spip.php?article80"

Article de Sud-Ouest
Auteur : Tederic M.
07/11/11
L'obscurité dans laquelle est tenue la question de l'architecture vernaculaire dans le Sud-Ouest de la France est curieuse tout de même ...
Il n'y a pas un seul ouvrage qui traite de la question pleinement, ou alors toujours avec un tropisme basque (sans cependant jamais aller voir du côté de l'Espagne).
C'est un peu comme le mouvement culturel des années 20, on n'en retient plus que la facette basque alors qu'elle s'est déclinée également sous d'autres facettes (pyrénéenne, landaise, ...).

Je pense, mais je l'ai déjà dit, que l'occitanisme n'est pas étranger à ce constat, parce que tout simplement, en bientôt 60 années de monopoles, ce mouvement n'a pas aiguillé des personnalités vers ces pistes de recherche identitaire.
Sur Toulouse, l'occitanisme joue un rôle assez déplorable dans le relais de la fausse image qu'entendent véhiculer les édiles de la ville.
Inversement, le nationalisme basque, dans une certaine mesure, aime bien être assez excluant sur de tels sujets ...

Pour revenir à la question de l'architecture vasconne, je ne peux qu'encourager un doctorant éventuel qui passerait par là de s'intéresser à la question.
Je dispose d'un fonds photographique conséquent. Encore la semaine dernière, je feuilletais un ouvrage qui vient de sortir sur l'architecture de brique, et l'un des articles concernait l'architecture en adobe si fréquente en Béarn mais aussi en Médoc.
L'article était illustré de nombreuses photos de granges médoquines pleinement "landaises".
Où est l'ouvrage qui parlera de cela ?
"Le Festin" n'en est pas loin, mais entre nous, c'est quand même toujours un peu bobo chic, très centré sur les châteaux vinicoles, le Bordeaux classique, ...
Auteur : Vincent.P
07/11/11
Pour répondre à Vincent sur le thème général du livre, je ne suis pas du tout étonné.
Tout est une question d'ignorance de notre patrimoine vernaculaire. Dans les années 80, j'avais pris durant mes études d'archi, des cours d'architecture vernaculaire.
Nous étions une bonne dizaine alors que dans d'autres cours plus classiques ça frisait les 50.
C'est pour dire le peu d'intérêt que pouvait susciter ce genre d'enseignement aux yeux des étudiants de l'époque.
J'espère qu'aujourd'hui on aura inversé la tendance ! on arrive du coup à des incompréhensions comme pour cette maison vasconne à Agen.

Par contre Vincent, je ne pense pas que l'architecte paloise ait complètemment tort.
La brique peut être utilisée comme matériau de façade garantissant une bonne qualité mais aussi une durabilité, tout dépend quel type de brique est employé.
Bordeaux elle, c'est de la pierre calcaire donc friable donc fragile, donc elle a besoin d'un enduit.
Si à une certaine époque ancienne Toulouse badigeonnait ses façades d'enduit, c'est que la brique de l'époque était de mauvaise qualité, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Toulouse ville rose avec des bâtiments construits au XvIII et XIXeme siècle alors la brique devient le matériau de façade et devient dominante.
À l'époque, on était loin des aspirations méditerranéennes d'aujourd'hui. Là, pour le coup elle a tort.
Maintenant, qu'ils veulent aujourd'hui que Toulouse soit une ville méditerranéenne, ça, c'est un fait ! Il n'y a qu'à voir ce qui se passe autour de la ville de Toulouse avec ces pseudos maisons méditerranéennes qui poussent comme des champignons.
L'intérêt suscité par la gasconité, si je peux m'exprimer ainsi, est beaucoup moins présent aux limites de la Gascogne historique qu'au cœur du pays gascon où bien dans les enclaves gasconnes des pyrénnées.
Agen Toulouse, sont devenues trop influencées par les tendances et les particularités régionales de leurs voisins ouverts sur la méditerranée.
L'important est de freiner cette gangrène à ces limites garonnaises et de préserver notre architecture vasconne, ce qu'il en reste. Comment ?... Là est la question.

Concernant l'architecture vernaculaire du Sud-Ouest "Il n'y a pas un seul ouvrage qui traite de la question pleinement" : je dirais ce n'est qu'une question de temps…
Auteur : Tédéric D.
08/11/11
C'est évident que la brique est un matériau qui permet de belles choses, loin de moi l'idée de nier la spécificité de ces pays garonnais dans l'usage de celle-ci, reste que je constate de nombreux exemples de ratage esthétique parce qu'on a voulu faire tomber les crépis et autres enduits, là où ceux-ci étaient, à mon goût, les compléments indispensables.
Dans Toulouse, il se produit une disneylandification dommageable.
Le problème, c'est que les gens aiment, alors qu'on voit des manques de contraste pénibles entre des colombages et de la brique nue.

Pour ce qui est de la brique, elle peut être le matériau des maisons vasconnes de la Gascogne toulousaine (au moins jusqu'à Martres en amont).
C'est aussi le matériau privilégié de ces petites maisons d'inspiration balnéaires sur Toulouse, qui ressemblent en tout point à ce qui deviendra le néo-basque, sauf qu'elles sont toutes de brique.
Auteur : Vincent.P
13/11/11
Ravezies
Je fais une recherche sur la famille Ravezies, en particulier la branche haïtienne. Pouvez-vous m'aider ? Merci
Auteur : Michèle Lyle
07/11/11
Afficher Ravezies en particulier, et peut-être donner votre avis...
Selon geneanet, il s'agit d'un patronyme de la Gascogne garonnaise (dans le Gers moderne) des alentours de Gimbrède, qui a fait souche à Bordeaux, comme nombre de patronymes gersois (l'orientation vers Toulouse du Gers est très récente : Bordeaux était la ville qui attirait les Garonnais et les Gascons centraux).

Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'une famille gasconne ait ensuite fait souche en Haïti, via des descendants mulâtres, il est un fait connu que les Bordelais et les Bayonnais tenaient Saint-Domingue.
Et que les Bordelais et les Bayonnais venaient d'ailleurs en Gascogne si l'on remonte.

Par contre, pour le détail de la généalogie, il vous faudra chercher dans les archives. Si elles existent ...
Auteur : Vincent.P
07/11/11
Pour ce qui est de l'étymologie, il faut conjecturer un lieu-dit disparu homonyme qui aurait pu venir du latin *(terras) ravetianas autrement dit "les terres de Ravetius", plutôt d'ailleurs un Rubetius déformé, très fréquent en latin classique.
Notez la chute du n intervocalique.
Auteur : Vincent.P
12/11/11
Bonjour, Je suis à la recherche de tous documents concernant ma famille. Pouvons-nous correspondre ?
Auteur : M RAVEZIE
14/11/11
Aïela ou Aielo prénom gascon ?
C'est le nom d'un des titres de Castelhemis, qu'on peut écouter là :

listen.grooveshark.com

ça fait bien gascon, mais est-ce que ça l'est à votre avis ?
Auteur : Ben
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
La chanson est jolie, mais pas sûr du tout que Aïela ou Aielo soit un prénom gascon.
S'il l'était, il ne serait pas de Gascogne océanique, vu la prononciation en "o". Quoique, en plus, le "o" porte l'accent tonique et rime avec celui de Isabeau... Donc, il faudrait imaginer une encore plus improbable "Aielòu".
Afficher Aïela ou Aielo prénom gascon ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le gascon dans la clandestinité ?
[A propos d'une communication de l'InOc, "Région Aquitaine : Une charte interrégionale en faveur de l’occitan / Ua Carta interregionau entà l'occitan"]

"L’occitan, qui peut aussi se dénommer, dans certaines régions : aranais,
auvergnat, gascon, languedocien, limousin, provençal, vivaro-alpin,..."

Il faut vraiment prononcer le mot "gascon" sur le bout des lèvres et surtout en secret, en cachette...
amistats
Auteur : jmcasamayou
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Même si on admet l'appartenance du gascon à l'ensemble lingüistique occitan, il n'est pas correct d'expliquer que le gascon est une autre dénomination (moins bonne évidemment...) de l'occitan : c'est confondre la partie et le tout.
On en arrive à regretter les formulations qui présentaient le gascon comme une variante de l'occitan...
[Tederic M.]
Afficher Le gascon dans la clandestinité ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il ne faut pas donner plus de force à ces textes qu'ils n'en ont.
Nous savons les auteurs, dès le moment que l'on connait leurs idées, et qu'on les juge néfastes (en l'espèce, plus confuses qu'autre chose), il n'est plus besoin de s'apesantir dessus.
Je vais être un peu violent mais voilà, il est assez clair que le mouvement occitaniste est constitué de gens incompétents, qui ne maîtrisent pas leurs propres concepts.
Ils ne savent plus écrire quelque chose de précis, ils sont devenus tellement obsédés par le discours publicitaire que tout ce qu'ils écrivent n'a pour seul but que de déminer les contestations possibles.

J'identifie cependant deux problèmes :

- Il est clair que l'occitanisme a choisi de jouer le jeu des régions administratives qui ne correspondent pas aux entités culturelles qu'il a contribué à définir dans les années 50.
L'impossibilité de tenir un discours simple face aux élus qui n'ont que faire de la diversité linguistique dans le dite région Aquitaine oblige les occitanistes à minimiser l'opposition entre les terres gasconnes et les terres guyenno-limousines.
En plus, c'est l'occasion de forger un standard par l'inertie. De manière assez paradoxale, dans la mesure où les occitanistes labellisés béarnais trustent le Conseil Régional, cela se fait en faveur du gascon, au détriment des Périgourdins et des Nord-Agenais.

- L'autre problème, c'est que ce discours est le seul que les calandrons entendent, et que je crois que personne n'a réfléchi à la situation dans 50 ans, quand les seules personnes capables de parler un peu l'ancienne langue seront tous convaincus des mêmes choses. Il est possible que je sois encore là, cela ne sera pas rigolo de parler avec eux ...

Dans tous les cas, tout cela me renforce dans ma conviction qu'il faut mettre la langue de côté, comme un totem un peu désuet pour qui s'y intéresse (moi par exemple), et plutôt que de parler du seul gascon, parler de Gascogne.
Cela me semble beaucoup plus dans l'air du temps, l'occitanisme est arrivé au bout de ce qu'il avait à dire, là on fait face aux derniers archaïsants défenseurs de la paroisse, ils sont pénibles certes, mais ils ne comptent pour rien.
Auteur : Vincent.P
03/11/11
Le Français mal en point à qui la faute surement pas à l'enseignement des langues régionales !!!
Je ne comprends pas un tel pessimisme quand on sait qu'en Béarn vous vous faîtes le défenseur du vrai Béarnais et de la vraie écriture Béarnaise...
Vous voulez quoi exactement ?
Si tout est foutu alors arrêtez de grâce votre anti occitanisme primaire et consacrez vous à d'autres tâches.
mercès.
Auteur : Miqueu Arrosères
03/11/11
Cette guèguère de vocabulaire est ridicule et passéiste et arrange bien tous nos détracteurs, on ferait mieux de dépenser nos énergies à défendre l'enseignement de notre langue et peu importe le nom qu'on lui donne car c'est la même !!!!
Auteur : miqueu
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Nom de nom, le nom importe beaucoup !-)
Donner des noms, c'est étiqueter les choses, c'est la base de toute connaissance.
Quand un texte occitaniste dit que "occitan", "gascon" ou "auvergnat", c'est la même chose, il y a une confusion, une erreur logique, un brouillage.
Ce n'est pas parce que gascon et auvergnat appartiennent à un ensemble commun nommé (pourquoi pas ?) "occitan" que c'est la même chose !
Cette erreur logique est-elle volontaire ? dans ce cas, ce ne serait plus une erreur mais une tromperie.
Je crois que chez la plupart de ceux qui produisent ou portent ces écrits, il n'y a pas une volonté consciente de tromper, mais une complaisance dans un flou paresseux qui concourt au but ultime : éliminer le mot "gascon", donc la différence gasconne, et disqualifier ceux qui s'y opposent comme des idiots qui mènent une guéguerre ridicule.
Miquèu, ne cau pas participar ad aquò !
[Tederic M.]
Mon cher Vincent là ton analyse est fausse et pour une fois en termes d'incompétence et de bêtises tu te poses là.
En effet si les calandretas n'avaient pas étées créées à l'époque premièrement la langue ne serait plus transmise depuis belle lurette, deuxièmement c'est ce travail de transmission qui a donné l'inertie de l'enseignement bilingue dans le public aujourd'hui.
Je regrette mais tu racontes n'importe quoi !!
Apprends après tu pourras faire des commentaires éclairés et s'il te plait arrête de mêler les calandrons à tout ça, en matière de langue au moins ici en Béarn tous autant qu'ils sont ils pourraient te donner des cours de gascon parlé..
Non Tédéric excuse moi mais j'en ai assez de voir écrire n'importe quoi par des pseudos intellos qui ne maitrisent même leur sujet en l'occurence la langue.
De plus Vincent casse, broie , attaque, mais ne propose jamais rien, le néant, trop facile !!!
Adishatz.
Nota : il n'est pas même pas poli, il n'a pas répondu à mon invitation..
Cela m'aurait plaisir de deviser autour d'un bon repas gascon...
adishatz
miqueu
Auteur : miqueu
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
[SAV de Gasconha.com]
A propos de l'invitation : taxer l'invité "d'incompétence et de bêtise" est-il le meilleur moyen de l'encourager à l'accepter ? Il avait d'ailleurs dit oui, mais ne va-t-il pas changer d'avis ?
Le feuilleton devient haletant.
En plus je signale qu'ici en Béarn malgré mes convictions occitanistes quand on analyse la chose les mots gascon ou occitan ne sont que très rarement cités par les locuteurs naturels, ici on parle toujours de patois ou Béarnais et cela est une réalité donc gascon est un faux débat au moins ici.
Adishatz
Auteur : miqueu
03/11/11
Je n'ai pas répondu à l'invitation car je ne pensais pas que les grans de sau étaient le lieu. Mon adresse mail est la suivante : vpoudamp2 @ voila . fr

Pour le reste, je maintiens que dans 50 ans, je ne sais pas comment le débat sera possible avec les rares possesseurs malhabiles de l'ancienne langue, eux qui n'auront jamais lu la littérature hérétique d'un Rohlfs, d'un Lafitte ou même d'un Bec des années 50.
Eux qui n'auront jamais eu accès à l'ALG. Eux qui auront été élevés dans cette confusion dialectique (et dialectale ...).
C'est assez clair, si on ne relève pas l'idée de Gascogne maintenant chez les jeunes, c'est mort.

Pour ce qui est du rejet du terme de gascon en Béarn, étant du Béarn des confins, tout le monde sait à Lembeye qu'en Rivière-Basse, ils parlent la même langue, tout le monde sait à Thèze qu'en Tursan, ils parlent la même langue, tout le monde sait à Salies qu'en Orthe c'est la même langue.
Maintenant, il serait surprenant que des irréductibles Aspois disent parler béarnais, eux qui ont pendant de siècles refusé, ainsi que les Ossalois, la domination de la plaine et de Pau.
Auteur : Vincent.P
04/11/11
Qu'ei vertat, quan eri poquet disèva "que parli Aspès" mes eras causas son cambiatas, era navèra géneràcion deth me age disen parla sia Gascon, sia occitan deth Biarn mès aquo ei mei politic.. o parlar dera montanha.
Enta l'invit quei notat era tua adressa e que moccupa de har aquo com cau.
Au plasèr totun, au maugrat deus nostes chepics
Coraument
Auteur : miqueu
04/11/11
Hèi redde dòu que contùnhin aqueras fotudas polhèiras a prepaus de la faiçon dont fau nomar la lenga.
Cadun sap, egau, que l'union hèi la fòrça, e cadun coneish lo diesedèir "divisar per milhor renhar"...
Los Francés poiràn se basar suus desacòrds entre nosauts per provar que los movements que vòlen gardar las culturas ditas "regionalas" son pas serios.
Aperam tot aquò "l'òc" apui valà !
Seré pas la milhora denominacion, pusqu'en gascon, lemosin, auvernhàs, lengadocian, provençau, vivarés... "oui" se ditz òc ?
Auteur : Gaby
21/11/11
Caractère local des appellations : Toulouse mieux que Bordeaux
Voyons voir du côté de Toulouse si le caractère local des appellations est mieux respecté qu'à Bordeaux.
La ligne A, qui relie la rive gauche à la rive droite de la Garonne.

Mirail-Basso Cambo : plus local tu meurs. Remarquons que Mirail est une forme gasconne de ce qui serait en languedocien Miral (avec dépalatisation).
Dans les cartes anciennes, Basso Cambo est Bache Cambe, forme qui marque sa gasconnité effacée (encore qu'en languedocien, Basso devrait être Baysso). Sur le périph', Basso Cambo est ... Basso Combo ...

Bellefontaine : c'est français mais c'est le nom du quartier.

Reynerie : appellation locale.

Mirail-Université : cf Basso-Cambo.

Bagatelle : appellation française mais passée en oc au 19ème siècle.

Mermoz : jurisprudence "les Grands Hommes", pour la station qui dessert La Faourette.

Fontaine-Lestang : appellation locale.

Arènes : appellation locale.

Patte-d'Oie : appellation française passée à l'oc au 19ème siècle pour figurer la toponymie urbaine.

Saint-Cyprien-République : au moins on indique le nom du quartier.

Esquirol : la place tire son nom d'un homme célèbre, mais au moins c'est une personnalité locale.

Capitole : difficile de dire autrement.

Jean-Jaurès : ce sont les allées Jean-Jaurès, mais qu'il y en marre de Jean Jaurès !

MarengoSNCF  : énigme. C'est la station qui dessert la gare Matabiau !

Jolimont : appellation française contemporaine de l'urbanisation du quartier. Mais c'est local.

Roseraie : idem.

Argoulets : appellation locale d'oc.

Balma-Gramont : idem.

Bref, sur la ligne A, Toulouse est autrement plus respectueuse de son passé, en nommant les stations en conformité avec les quartiers que les stations desservent, et sans avoir peur de noms typés comme Basso Cambo ou Argoulets.

Analyse concernant les lignes de tram de Bordeaux
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Afficher Caractère local des appellations : Toulouse mieux que Bordeaux en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voila qui nous fournira un argument face aux décideurs bordelais (à moins qu'il ne se retourne contre nous : Toulouse,tous des ploucs,bien sûr ...).
Auteur : Gérard
27/10/11
Ah ça, le snobisme bordelais à l'égard des Toulousains...
Il se justifie un peu à vrai dire, tant me sort par les trous de nez l'esprit toulousain ibéro-machin à la Nougaro (la petite poésie pseudo-anarchisante dans une ville conservatrice).
Mais passons, la ligne B :

Borderouge : tout à fait oc, quasi totémique.

Trois-Cocus : là encore, appellation très locale, vous imaginez sur la CUB une station Plume-la-Poule ?

La Vache : francisation d'un ancien toponyme d'oc.

Barrière-de-Paris : c'est descriptif.

Minimes-Claude-Nougaro : assez du nougarolisme béat (même si j'aime beaucoup sa musique) ! Mais bon, c'est un patronyme gascon.  ; )

Canal-du-Midi : français, mais descriptif.

Compans-Caffarelli : là par contre, c'est de la personnalité, il faudrait chercher le nom authentique des lieux (Compans est un patronyme gascon).

Jeanne-d'Arc : ça ce serait à rectifier, l'héroïne française n'a aucun lien avec Toulouse.

Jean-Jaurès : cf avant.

François-Verdier : personne ne sait qui c'est.

Carmes : très bien.

Palais-de-Justice : bon, c'est descriptif, mais il y aurait eu des noms plus sympas (c'est Place Lafourcade, mais là aussi c'est un patronyme, en fait c'est l'ancienne Porte Narbonnaise).

Saint-Michel-Marcel-Langer : la référence à l'admirable résistant est-elle nécessaire ?

Empalot : nom très local, complètement d'oc, prononcé Ampalô cependant.

Saint-Agne-SNCF : SNCF est inutile.

Saouzelong : oquissime.

Rangueil : c'est le nom du quartier.

Faculté-de-Pharmacie : c'est descriptif.

Université-Paul-Sabatier : descriptif.

Ramonville : à Bordeaux, la station qui dessert Talence ne s'appelle pas Talence. A Toulouse, quand on dessert Ramonville, on appelle la station Ramonville.
Auteur : Vincent.P
28/10/11
La ligne T1 du tramway de Toulouse est entièrement en pays gascon.
Elle souffre du phénomène "banlieue" déjà constaté pour la ligne D à Bordeaux : l'urbanisation dans les années 60-70 sur les anciennes terres agricoles a fait peu de cas de l'ancienne couche toponymique, jugée trop pouilleuse en ces temps de Trente Glorieuses.
Bref, les stations portent les noms de voies sans intérêt ...

Arènes : nom du quartier.

Zénith : descriptif.

Cartoucherie : descriptif mais il y aurait pu avoir mieux.

Casselardit : bon, c'est gascon.

Purpan : il s'agit d'un nom de domaine, mais c'est d'oc.

Arènes-Romaines : un peu pompeux pour 3 ruines ...

Ancely : nom de personne, audois d'ailleurs.

Servanty : nom de personne, limousin.

Guyenne-Berry : aucun intérêt.

Pasteur-Mairie-de-Blagnac : voilà, en 2010, on ne nomme plus l'arrêt qui dessert Blagnac "Blagnac" mais on se sent obligé de dilater pour faire chic.

Place-du-Relais : aucune idée.

Odyssud-Ritouret : Ritouret semble local mais on lui adjoint le nom de la salle de spectacles.

Patinoire-Barradels : idem (languedocianisme il semblerait).

Grand-Noble : oc.

Place-Georges-Brassens : le Sud a deux idoles, Jaurès qui a pontifié, Brassens celui qui a chanté les imbéciles qui sont nés quelque part.

Andromède-Lycée : on croirait un nom de résidence Bouygues ...

Beauzelle : ouf !

Aéroconstellation : ridicule mais enfin, je dois être le seul à le penser ...

Au final, comme je l'indiquais plus haut, le bilan est plus contrasté sur cette ligne, le contexte de l'urbanisation expliquant cela.
Auteur : Vincent.P
28/10/11
Quelques remarques/précisions
Marengo SNCF : nom donné au quartier derrière la gare Matabiau.
Par contre je ne connais pas l'ancienneté de ce nom. Faudrait demander aux vieux toulousains.
Mais le site du collège du quartier nous rappelle que Marengo est le site d'une victoire napoléonienne en suisse italienne...
Perso j'aurais préféré Matabiau.
Pour le côté couleur locale on aurait été servi ;)

Compans et Caffarelli : héros de guerre locaux, généraux dans les armées ... napoléoniennes (encore !).
Le quartier de Compans-Caffarelli (centre de congrés, palais des sports, jardins) a été construit dans les années 70 sur le site d'une ancienne caserne militaire portant ce double nom.

Jeanne d'Arc : place éponyme au dessus de la station, où se trouve une statue de la pucelle et accessoirement un noeud important du réseau de bus.
On a beau être fier de ses racines, Toulouse fait aussi partie de la France. Donc si 1 nom sur 40 n'est pas purement local ça me gène pas perso.

François Verdier : tout le monde sait qui c'est à Toulouse. En tout cas ma génération.
Jurisprudence 'on nous a saoulé à l'école, puis au collège, puis au lycée, avec la résistance pendant la seconde guerre mondiale'.

Saint-Michel-Marcel-Langer : nom alourdi inutilement, je suis d'accord.

Saint-Agne-SNCF : Je pense pas que le 'SNCF' soit inutile. Ça indique aux estrangers que y'a une connection au réseau SNCF à cette station.
Auteur : Desman
29/01/12
Sur Compans-Caffarelli, certes, des héros locaux, mais en toute occasion, je suis plutôt d'avis de remettre au goût du jour les anciens noms des vieux cadastres, comme un acte de résistance face au monde officiel français avec ses grands hommes, ses abstractions, ...
Ainsi, la borde "Le Béarnais", qui a donné son nom à une rue du quartier, aurait pu avec bonheur donner son nom à tout ce nouveau quartier situé sur l'ancienne caserne.

Pour la même raison de refus de l'officialité française, il faut se débarrasser de Jeanne d'Arc qui n'a aucun rapport avec Toulouse de manière générale, c'est l'ancienne Place Matabiau de toute façon, la gare ne porte ce nom que du fait qu'elle se trouve dans cet ancien faubourg.

Pour Saint-Agne, un petit logo SNCF sur les cartes du métro (qui sont mal foutues à Toulouse) aurait suffi. Quant à Marcel Langer, c'est lourd !
Auteur : Vincent.P
30/01/12
REYNERIE
Nom de la propriété où se trouvent actuellement la cité et la station : Les Reynier était des juristes toulousains du XVIes d'où le nom de l'endroit.
Auteur : Guy Pierre Souverville
13/08/13
Un bordel, des bordeaux !
Histoire vraie : un gars de ma promo (originaire de Dax) explique à un autre, tout à fait sérieusement, l'origine du nom "Bordeaux" : "c'est le pluriel de 'bordel' en vieux français... autrefois y avait beaucoup de bordels, mais ils étaient en dehors de la ville (quartier St Michel) etc." Faut le faire, hein ! Shens comentaris
Auteur : Gaby
27/10/11
Afficher Un bordel, des bordeaux ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il était inévitable qu'une francisation graphique aussi aboutie que "Bordeaux" (ce qui aurait pu être Bourdeu) aboutisse un jour ou l'autre, dans un contexte de dégasconnisation totale, à une telle étymologie populaire.
Ce pourrait être pire, ton ami pourrait expliquer le nom de la ville comme signifiant "au bord de l'eau".
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Bordel, Bordeau :
Je crois que l'étudiant philologue qui expliquait l'étymologie du mot Bordeaux à son camarade était en fait un bon lettré qui connaissait la poésie médiévale et la "Balade de la grosse Margot" de François Villon, dont le dernier vers de chaque couplet et de l'envoi est "En ce bordeau où tenons notre état".
Il ne faut donc pas désespérer de la culture de la jeunesse !!!
S'ils ont perdu leur langue et leurs racines ils ont au moins des références ...(ma remarque n'est pas du premierdegré !)
En effet
Je lis avec tristesse et amertume tout ce qui est dit ici de la déperdition de nos ancrages gascons.
Auteur : Dominique
28/10/11
En même temps, on ne peut pas exiger de tout un chacun qu'il connaisse l'étymologie de toutes les villes, c'est de l'érudition un peu vaine.
Ce qui est plus triste, c'est qu'aujourd'hui ces étymologies populaires, vieilles comme le monde (Rome avec Romulus), ne passent plus par le gascon (on aurait pu envisager des gasconophones parlant de Bordeaux comme d'une ville où se situait originellement une borde) mais par le français.
Plus précisément, la tristesse vient du fait qu'il n'est plus envisagé par les gens que des noms de ville françaises puissent avoir été formés dans une autre langue.
Auteur : Vincent.P
28/10/11
A propos de Bordeaux, juste une remarque d'étymologie : serait-ce tiré de l'origine pré latine "Burdigala", ce qui aurait comme signification un système complexe de pêcheries fixes à la sortie/entrée d'un étang en correspondance avec la mer, ce que l'on appelle les "bourdigues", en occitan bordigol.
Première mention (à ma connaissance)dans un texte en latin sur Martigues (BdR) en 1131.
Auteur : Rigaud Ph.
01/11/11
A vue de nez, cela ne semble pas possible car g intervocalique du latin a tendance à tomber en roman, comme cela a été le cas pour Bordeaux, via une étape non documentée Burdial (le pourquoi de la masculinisation étant non résolu).
"bourdigue" fait penser à un dérivé féminin sur le suffixe diminutif -ic (renforcé par -ol) sur une base que je méconnais, peut-être similaire à *bard "boue" (cf le village de Bardigues).

NB : A propos de Bordeaux, les dernières études placent l'emporium des Bituriges, Celtes transplantés sur les rives de la Gironde, à Lamarque-Médoc, et non plus à Burdigala, qui reste un toponyme d'interprétation difficile (on rattache généralement le radical à la rivière l'Eau Bourde, d'où peut-être le lien indirect avec bourdigue).
Auteur : Vincent.P
02/11/11
Cerveau landais
En fait pas étonnante cette interprétation car elle est issue du cerveau d'un Landais... Il avait du oublier de mettre ses échasses le pauvre !!!
Auteur : CANET M.
22/01/14
Bèr@ bourd@
C'est une belle bourde...
Auteur : Bordo
26/01/14
Poème d'Apoulinayre
gascon : bordèl, clac.
Bordeaux ? Pas question de faire le trop classique "au bord d'elle", incompatible avec la beauté et la tristesse de cette ville.

Plutôt :

La Garonne est au soir si belle
Qu'un navire y vienne aborder,
Un seul soir se poser près d'elle,
À chaque matelot sa reine
Bordeaux dans l'ombre éteint sa peine,
La pluie efface le pavé.
Une courtisane trop fière
Entrouvrirait son coeur de pierre
Au passant, si triste d'aller
Fleuve et quai vide passé mort
Faubourg abandonné du sort
Où le vent toujours le ramène -,
Un soir reposer seul près d'elle.
Auteur : Apoulinayre, p.c.c. PJM
26/01/14
Tristesse ?
Pourquoi la tristesse de cette ville ?
Auteur : Gaby
28/01/14
Ce qui est beau est souvent triste, mais ça...
Ce qui est beau est souvent triste, mais ça doit dépendre des jours, ou alors seulement de l'humeur...
("Triste" n'est pas dépréciatif).

Mais pour revenir au point de départ, le nom ancien de Bordeaux se trouvant partout (à défaut d'explication), dans Dauzat, dans le Larousse, dans les dépliants touristiques, comment se fait-il qu'il soit si difficile de corriger ce genre d'interprétations alors qu'il est si vite répandu ?
Le côté un peu graveleux doit expliquer la chose.

Autres étymologies fausses mais moins pittoresques :
- Lourdes de Lorda, nom d'un chef sarrazin, d'un mot berbère
- Hossegor de Horse-guard
- Cap-Breton par attirance
- Auber du NP Albert

Les étymologies populaires, semi-savantes ou spontanées, révèlent des tendances. A ne pas confondre avec les jeux de mots volontaires qui se trouvent parfois dans les dictons.
Evidemment, l'étymologie s'oublie.

'La Crabe' aurait du mal à passer à côté de la sienne. Et avec 'Pau', qu'est-ce qu'on va nous faire ?
Auteur : PJM
28/01/14
Pluie
C'est vrai que notre pluie habituelle ne contribue pas à la gaîté ! =D
Auteur : Gaby
29/01/14
Mélancolie
Je ne trouve pas qu'il pleuve tant que ça à Bordeaux, un coup de vent de l'Atlantique et on peut avoir assez vite des rayons de soleil, notamment l'hiver et le printemps.

En tout cas, en comparaison du Béarn, ce n'est rien  ! Il y a pire que la pluie cela dit : j'ai vécu 2 ans à Toulouse, le vent y rend fou.

Pour le reste, la tristesse est subjective, je trouve le Bordelais dans son ensemble plutôt mélancolique, encore qu'il faudrait faire la différence entre les divers micro-pays (les grands horizons de la Pointe du Médoc sont bien différents des coteaux un peu mous du Bas Entre-deux-Mers).

Quant à Bordeaux, je n'aime pas trop ce qu'elle devient, un énorme gâteau blond sucré ouvert aux vents. La boboïsation est aussi architecturale. Mais vers Nansouty, on trouve encore une Bordeaux d'échoppes un peu noire que j'aime. Idem à La Bastide, dont il faut profiter encore quelques années, avant sa mutation inexorable.

De toute façon, au final, ce sont moins les lieux qui sont tristes que les souvenirs qui y sont attachés, souvenirs qui sont personnels.
Auteur : Vincent P.
29/01/14
Tot es relatiu
En comparaison du Béarn (en tout cas du Pays Basque) d'accord. Mais on est en climat océanique, quand même ! En tout cas le temps peut être assez instable.

Ce ne sont pas les "rouqueys" de la région de Floirac que tu trouves un peu mous, au moins ? Haha

Personnellement, j'apprécie les échoppes mais pas le côté noir du (de la) Bordeaux du XXe siècle. Même si ça fait tape-à-l'oeil de nettoyer les façades, ça fait quand même moins délabré. Un quartier populaire peut être propre, non ?

Je suis bien d'accord avec le dernier paragraphe.
Auteur : Gaby
30/01/14

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