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Faut-il supprimer l'accent du métro ?
En tout cas, dans les commentaires, plus de monde pour défendre l'accent que les annonces en oc.

www.ladepeche.fr--faut-il-supprimer-l-accent-du-metro
Auteur : Vincent.P
25/11/11
Afficher Faut-il supprimer l'accent du métro ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Non. C'est le métro qu'il faut supprimer.
Auteur : Zazie
03/12/11
C'est un vrai débat n'empêche. Je peux dire aujourd'hui pour avoir vécu à Bordeaux comme à Toulouse que sur le long terme, le tramway est un moyen de transport plus agréable.
L'enfermement du métro porte sur le système, impossible de s'évader, accessibilité difficile via des escaliers, ...
D'ailleurs, Toulouse construit dorénavant des lignes de tram, du moins en banlieue.
Auteur : Vincent.P
06/12/11
Nos gascons de NewYork (reportage du 20/11/11)
videos.tf1.fr/reportages/les-mousquetaires-a-la-conquete-de-new-york

Nous montreraient-ils l’exemple ? Comment vivre et faire connaitre sa culture gasconne à 5800Kms de sa terre d'origine ?
Ils sont en quelque sorte nos ambassadeurs.
Auteur : Tédéric D
21/11/11
Afficher Nos gascons de NewYork (reportage du 20/11/11) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Et dire qu'il faut aller jusqu'à New-York pour se rendre compte de l'âme et du sentiment gascon !
Sur ce site Gasconha l'un de nos contributeurs écrivait : "gascon est un faux débat au moins ici", mais proposait à un de ses interlocuteurs de partager "un bon repas gascon".
Ce reportage est superbe pour nos amis Gascons et Ariégeois !
Auteur : jmcasa
21/11/11
Oui bof !! désolée, je n'ai jamais eu une grande admiration pour ce pays.
Pays ultra capitaliste, en ce moment ils doivent pas bien rigoler nos valeureux gascons !!
Économiquement parlant bien sûr, il est temps qu'ils reviennent au bercail, pour détrôner la mal bouffe "justement américaine"
Auteur : ginou
21/11/11
La perturbation du collectage
La vidéo suivante - un collectage à Estensan - illustre à mon sens parfaitement l'impossibilité qu'il y a à recueillir dans la bouche des locuteurs naturels quelque chose de viable, parce que la communication n'est plus possible :

www.youtube.com

Le regard paniqué du pauvre homme en dit beaucoup sur ce que l'intrusion des linguistes dans leur intimité peut avoir de perturbatrice.
Moi, j'ai cessé de vouloir extirper à cette génération des bribes de savoir.
Respectons un monde qui meurt en somme.
Auteur : Vincent.P
20/11/11
Afficher La perturbation du collectage en particulier, et peut-être donner votre avis...
Evidemment, tout dépend des locuteurs, certains sont plus volubiles, mais les plus intéressants, parce que les plus anciens, sont difficiles d'accès.

Sinon, la chaîne ieo65 a mis en ligne il y a 2 mois toute une batterie de nouvelles vidéos. Parfois, il y a quelque peu distorsion.

www.youtube.com

"Parlar gascon que t'apòrta quauquarren !" dit la légende. Bé non, le locuteur dit "parlar patués" ...
Auteur : Vincent.P
20/11/11
De toute façon, vu la suite de la vidéo, l'homme semble être un érudit local, donc son enthousiasme pour la langue maternelle est convenu.
Il est donc un peu mensonger de se baser sur son témoignage, je préfèrerais savoir la relation à la langue des gens comme le locuteur d'Estensan à qui l'on arrache les mots de patois, hors-contexte.
Auteur : Vincent.P
20/11/11
Faus. N'ei pas bric un erudit locau... E òc eth monde deth païs que pòden aver un bricalh de cultura, per tant que sian paisans... Pèc non ?
Auteur : Renaud
20/11/11
Les paysans bigourdans de la montagne ne parlent pas de Gaston de Foix et n'emploient même pas le mot de "gascon" de manière générale.
Erudit local peut-être pas, mais individu conscientisé qui a tiré de lectures une idée autre de sa langue, très probable, et bien quitte à faire du naturalisme de bon sauvage, son opinion m'intéresse moins que celle de ceux qui n'ont jamais vécu que pour la terre ou leur bétail, qui sont dans une disposition intellectuelle très spécifique, que je suis loin de mépriser, qu'au contraire j'admire.
A ce titre, je n'ai jamais pensé que les petits commerçants et les ouvriers de ma famille maternelle étaient très intéressants d'un point de vue identitaire.

Bref, le locuteur d'Estensan, mal à l'aise, me semble bien plus représentatif des comportements médians des derniers locuteurs naturels. Mais si l'on veut se mentir ...
Auteur : Vincent.P
21/11/11
Je ne suis pas d'accord avec toi Vincent comme toujours tu fait des généralités d'un élément ponctuel !!!
En fait c'est le collectage qui est très mal fait, j'ai regardé la vidéo on y voit un homme intimidé et bousculé dans son intimité.
Tout simplement parce que l'interview est nulle !!!
Lui faire traduire cette prière au mot par mot c'est nul.
J'aurais été à la place du "journaliste" je lui aurai demandé tout simplement de me réciter le je vous salue en gascon sans le couper,c'est tout.
Et cela aurait pris de suite une autre forme.
En plus cet homme connaît il cette prière ?
J'en doute...
J'ai participé à des collectages ici en Ossau et Aspe avec des locuteurs naturels anciens au sujet de chants et danses, cela c'est toujours bien passé, par contre comme dans toutes civilisation on doit respecter l'autre et surtout ne pas le mettre en gêne.
C'est tout, une de fois de plus tu es à côté de la plaque ça devient très chiant tes interventions à la longue surtout venant d'un gars qui parle à peine la langue et qui ne fait rien pour que la transmission continue...
Donc laisse en paix ceux qui essaient au moins de la mettre en avant même maladroitement.
Toi tu ne fait rien alors s'il te plaît... arrête !!!
Miqueu
Auteur : miqueu
24/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Vincent.P fait un travail de fond pour la mémoire de la Gascogne. Il est donc de ceux, peu nombreux, qui font quelque chose pour que "la transmission continue" dans la mesure du possible.
[Tederic M.]
Totun aqueth "moi, j'ai cessé de vouloir extirper à cette génération des bribes de savoirs" qu'es d'ua peguessa... e d'un gloriosau !
Se parlèvas mé dab aquiths vielhs, que veirés que ne son pas "bribes" de qu'aprenerés mes monuments de saber.
E sonque'n demandar. En ua lenga blossa. Lenga blossa que ne passèren pas, vertat, mes qu'es totjamei aquí. Dab lo hèish de coneishenças que va dab.

"Les plus intéressants sont difficiles d'accès", aquò tanben qu'es faus.
S'èras mé assabentat que saberés los mé interressents que son sovent hòrt aisits, simples e pro luenhècs deus ors de que creis que son. Arrèis, hòrt a man e disponibles.
S'èras assabentat... que t'ac virarés d'espandir pegaus.
Auteur : Castèths en l'aire
25/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Mossur deus Castèths en l'aire, que calerà pensar, totun, a moderar lo vòste vocabulari (evitar benlèu los derivats de "pèc") e muishar mei d'arrespecte entaus dont ne partatjatz pas las vistas.
[Lo moderator Tederic M.]
Je ne suis pas à côté de la plaque, je regarde des vidéos mises à disposition par l'IEO65 dont le visionnage est sans appel quant au jugement que l'on peut former au sujet des collectages tels qu'ils sont menés.
Mais moi, je n'accuse pas le collecteur, je sais par expérience qu'avec des personnes trop âgées, on ne peut rien obtenir, elles fatiguent vite, elles oublient, elles ne comprennent pas pour quelle raison on s'intéresse à tout cela et assez souvent, elles ne comprennent pas plus le néo-locuteur face à eux, qui n'a pas leur accent ou emploie des tournures de phrase savantes.
C'est un dialogue de sourds.
Tant mieux si dans la montagne béarnaise, il est possible de trouver des locuteurs enthousiastes.
Je demande aux autres contributeurs du site de témoigner. Moi, c'est mon expérience avec les "vieux" de chez moi.

Pour le reste, je ne fais pas rien, j'inonde le net de mes réflexions, je suis persuadé que ça peut payer à long terme, car des jeunes intéressés par la culture locale iront chercher l'information sur le net, plus dans les anciens réseaux de sociabilisation comme les clubs ou les associations.
Auteur : Vincent.P
25/11/11
Era bona analisa deth noste Castèhs en l'aire cap a noste assabentiat Vincent, un drin pretentios aqueth joen !!!
Auteur : miqueu
25/11/11
Vous ne comprenez rien ... Je parle de choses concrètes, de la difficulté à utiliser les derniers locuteurs comme sources ethnologiques et linguistiques fiables, eu égard à ma propre expérience, familiale notamment.
Et face à ça, au lieu de discuter de méthodologies d'enquête ou de sociologie, il faut répondre à des tirades tarte à la crème sur la richesse du savoir des vieux ou leur générosité, leurs yeux qui brillent ...
C'est GEO, Thalassa, tous les poncifs ... Hé, ça va deux minutes la mièvrerie ...

Je maintiens ce que je dis, à savoir la grande difficulté à pénétrer le monde des derniers locuteurs ... C'est très difficile de calibrer ses questions, de jouer à l'inquisiteur avec des gens qui ne sont pas nécessairement habitués à parler d'eux, encore moins d'être filmés comme des animaux.
Et quand c'est mal fait, on tire deux-trois phrases genre "Hé bé o", "Comme ça, oui, oui, comme ça" ou encore "Peut-être, je ne sais plus".
C'est mon expérience, j'en fais état et je ne pense pas être le seul. Toute la réflexion des enquêteurs de l'ALG tournait autour de ça, mais il y a 50 ans, cela ne posait pas problème que de jeunes chercheurs toulousains s'interrogent sur comment tirer quelque chose des locuteurs.

Au demeurant, je ferai remarquer que le pisse-vinaigre que je suis est quand même le type qui vous communique en lien l'existence de ces vidéos, qui jusqu'ici n'ont pas été visionnées en masse, peut-être parce que les occitanistes ne savent pas faire la pub de leurs efforts sur le net.
Auteur : Vincent.P
25/11/11
Adiu Vincent, des vidéos sur you tube sur les activités de tout poil telles que activités sur la langue, chants, danses,transmission ..... par les intervenants dits occitans il y a n'a des "pielas" et je ne parle pas des blogs, facebook, sites divers..
Mais je pense que cela t'arrange de faire du tri sélectif  !!!
C'est à ton image ...
adishatz passa totun ua bona dimenjada.
Auteur : miqueu
26/11/11
Excuse-moi de te ramener à la réalité mais si l'on tape sur youtube "chanson + Béarn" par exemple, on tombe avant tout sur mes compos.
J'ai des doutes sur la force de frappe occitaniste si en moyenne, ses vidéos sont 100 moins visionnées que celles mises en ligne par un guignolo tout seul.

Je crois que les occitanistes n'ont pas compris grand chose au net ...
Auteur : Vincent.P
27/11/11
tape occitan tout court....
T'as vraiment le "globe" toi...
Auteur : miqueu
28/11/11
Ce n'est pas une question de globe, c'est une question de référencement sur le net.
Un quadra lambda qui va chercher une musique du Béarn que chantait sa grand-mère ne va pas taper sur le net ''occitan''.
Si tu ne comprends pas ce principe évident bêtement publicitaire, c'est à désespérer ...
Il n'est pas normal que mes vidéos soient mieux référencées que les collectages de l'IEO65.
Auteur : Vincent.P
28/11/11
Quiò "guignolo" qu'es aquò.
Auteur : Castèths en l'aire
28/11/11
La moindre des exigences dans un débat, c'est de faire preuve de répartie un peu fine ...
C'était en d'autres temps une qualité gasconne. Cela s'est perdu.
Auteur : Vincent.P
28/11/11
Je regrette Vincent tu es un menteur car j'ai tapé hier soir sur youtube chants Béarn puis chants Béarnais sans taper occitan et là à ma grande surprise on voit apparaître tout un tas de groupes et chanteurs de tout ordre qui chantent en gascon, traditionnel et créations, des groupes occitans de Gascogne comme Mossur Artus.... et j'en passe... des pages entières de vidéo....
Certes on retrouve tes compos sauf erreur de ma part ce sont les vidéos ou certes il ya de très belles images avec un accompagnement piano de chants traditionels.
Si c'est cela tu es bien sur les premières pages vidéo par contre tu n'es pas tout seul mon gars, je pense que tu n'as pas tourné les pages...
Ton ego je persiste est surdimensionné, Vincent n'est pas tout seul sur YOUTUBE à la demande Béarn, les occitanistes qu'il n'aime pas ont pris leur place, avec en plus des chants et musiques de qualité.
Tu es un menteur et j'invite tous les lecteurs de ce site à faire comme moi et vérifier les dires de Vincent.

De plus mais ça n'engage que moi et c'est très personnel, je trouve le montage vidéo images très bien fait, tu maîtrise très bien les images qui sont en plus je reconnais souvent superbes, tu vois je ne suis pas que négatif à ton égard.
Par contre un bémol sur l'accompagnement piano en effet en tant que je chanteur trad j'aurais préféré des chants d'ici en fond sur tes belles images cela aurait plus de "gueule".
D'autres parts les morceaux trad que tu joue si c'est toi et si je ne me trompe pas de vidéo bien sûr perdent de leur saveur jouées au piano.
Pourquoi ?
Parce que le chant polyphonique pyrénéen n'est pas sur une gamme tempérée, il vient parfois se caler avec des instrumants trad comme la flahuta en la d'Ossau pour les passas carreras.
Ces instruments ne sont pas sur des gammes tempérées comme le piano "trop juste" pour ce type de chant ou musique.
L'accompagnement piano est plat et enlève toute la richesse du jeu trad avec mélismes et nuances avec une rythmique trop rigide avec les temps forts trop marqués.
En conclusion belles images mais accompagnement musical sans intêrét du moins quand on pratique et que l'on connait le trad du Béarn.
En Aparte j'invite en allant voir sur youtube en tapant chants béarnais et ce contrairement à la désinformation de Vincent d'aller écouter quatre jeunes de Vath d'Aspa qui chantent dans une église certes je ne suis objectif car il y a mes 2 neveux , écoutez eux ils ont compris le chant trad et honnêtement dites moi comment vous trouvez.... pas mal non !!!!
Auteur : miqueu
29/11/11
De plus ils parlent parfaitement le gascon version aspoise et ce ne sont pas des demeurés mentaux incapables de penser malgré un père et un oncle a vocation occitaniste !!!

Je suis très "enmalicié", révolté, écoeuré des propos de Vincent en anglais à propos des jeunes occitaniste embrigadés et incapables de toutes pensées !!!
Ce jugement est intolérable, diffamant, venant de la part d'un jeune "con" qui parle mal, je dis "con" car c'est lui le premier qui a taxé les jeunes occitanistes du Béarn de cons..
Au nom de quoi se permet il de tels jugements !!!
IL est est quoi...

Ce qui me révolte en plus c'est que le site Gasconha.com pour lequel j'ai beaucoup de respect ait cautionné ces propos minables par un sur lignage comme si c'était important je suis très déçu...

Par contre Vincent.P je vais diffuser sur le net ces propos dégueulasses, infondés, stupides et quand tu reviendras en Béarn toi l'illustre sapien
tu t'en expliqueras avec les jeunes d'ici...

Tederic tu peux me modérer et ne pas passer mon article, par contre là je suis remonté devant tant de bêtises et de stupidités de la part de ce jeune Vincon.
Je vais diffuser ce commentaire car c'est la goutte...
Aqui que n'i a trop tot aquo se va acaba a'ra faicon d'hachos a'ra montanhola.
Auteur : miqueu
29/11/11

Réponse de Gasconha.com :
J'ai remis dans ce message le nom abrégé "Vincent.P" plutôt que son nom d'état civil qu'il n'est pas correct de diffuser sauvagement.
Normalement on doit éviter ici les violences verbales, mais je pense que Vincent.P est blindé.
Je n'ai pas compris le sens de la dernière phrase de Miqueu, mais je suppose qu'il s'agit de menaces d'un homme "enmaliciat".
Le message qui en est la cause est dans le fil de discussion Gasconha.com, un forum redde dretiste ? qui avait commencé aussi par des paroles outrancières ("Tot aquò empudentis a la puretat raciala").
Le fait de surligner des passages des grans de sau n'implique pas que je partage les vues exprimées.
Le but du surlignage est de rendre le texte moins amorphe et de mettre en relief ce qui est le plus signifiant.

J'appelle tous les participants aux débats en cours dans les grans de sau à se modérer eux-même, parce que je ne vais plus y arriver.

[Tederic eth moderator]
Je n'ai dit que 3 choses :

- il n'est pas normal que des mouvements subventionnés ne soient pas capables de mieux répertorier leurs créations dans la mesure où ils constituent des collaborateurs d'un service public culturel. Quand on compare avec ce que font les Basques, c'est honteux (site bilingue, mise en ligne de vidéos, textes denses, ...).
Exemple en Mixe :
www.eke.org/fr/ondarea/ahozko_ondarea/eleketa_amikuze

Le site net de l'ieo65 ressemble assez à cela, mais moins facile d'accès sur le net, quasi pas référencé.

- la question du référencement est en effet cruciale car c'est sur le net que se fait le débat aujourd'hui. Quand je prends mon propre exemple, ce n'est pas dans le souci de me mettre en avant, c'est dans celui de faire le triste constat qu'un pimpin tout seul derrière son écran avec un clavier Bontempi et un micro parvient à être plus visionné qu'un collectage primordial pour la transmission de la parole. Voilà ce que je voulais dire.

- je suis très critique en effet sur les jeunes gens de ma génération qui pensent comme leurs parents, c'est-à-dire comme il y a 40 ans.
Je trouve l'endoctrinement de tout poil irritant. D'ailleurs, je ne suis pas malhonnête, je constate que de tels débats ont lieu sur l'occitanosphère virtuelle, plus particulièrement chez les Limousins qui sentent comme un malaise, dans leur atonie identitaire, dans leur relation inéquitable avec le Languedoc.
A l'heure de la mondialisation, de l'héliotropisme, de la constitution de blocs continentaux, de la métropolisation, ... refuser de questionner toutes les facettes du problème, c'est du suicide.

Voilà les 3 points que j'ai développés. Pour ce qui est de mes compositions qui ne respectent pas le chant polyphonique, c'est tout à fait vrai, à titre personnel le chant polyphonique m'ennuie, je ne suis sensible qu'aux jolies mélodies.
Je crois que les Espagnols sont dans cette même optique : il suffit d'écouter les productions basques, cantabres, asturiennes, ... La tradition a été dépassée et la beauté des mélodies du pays est mise en avant, avec des instruments modernes.

Quant aux menaces, je suis blindé. Je subirai peut-être un sort à la "Achos" (quand les Aspois allaient taper les Ossalois sur le Plateau du Bénou), je remarque quand même que sur le long terme historique, ce sont les gratte-papiers palois qui l'ont emporté puisque même d'irréductibles Aspois se disent aujourd'hui "béarnais".
Auteur : Vincent.P
30/11/11
Tu es et reste pathétique heureusement pour tous tu est un cas isolé, d'autres parts le chant polyphonique est l'âme de ce qu'est notre langue et notre culture et cela sans être passéeiste, et ces mélodies qui t'ennuient sont le reflet de ton incompétence culturelle, tu te dis défenseur de la "Gasconité" mais tu n'en as pas l'âme, pas grave on a fait sans toi et on continuera sans toi vu ce que tu apportes musicalement on s'en passe.
Juste une dernière chose tu occulte comme d'habitude ce qui te déranges je signale à tous ceux que ça intéresse qu'en Gascogne il y a plein de jeunes .. BONS musiciens se sont réapropriés leur musique trad et jouent avec des instruments dits modernes et même inventés, vieille à roue électronique, basses électriques...
Mais j'ai plus envie de discuter avec un prétentieux qui sait tout à tout c'est très pénible.
Et ton boulot de soi disant collectage pour les générations fuures sur ce site ce ne sont jamais que quatre photos avec des commentaires aussi prétentieux que ton ego démesuré.
Je te laisse à tes certitudes, mais pour moi tu est bien loin d'avoir l'âme Gasconne qui me fait avancer tous les jours.
Auteur : miqueu
30/11/11
J'espère être un cas isolé, quel ennui d'être comme les autres.
Quant à mon jugement sur la polyphonie, il n'exprime que mon goût, rien de plus, ça m'emmerde, c'est comme ça, je préfère les chorales de village avec guitare sèche, comme "Lous de l'Ouzoum".

Je connais très bien pour posséder leurs albums les nouveaux musiciens comme ce que font les frères Baudoin. C'est assez chouette.
Cela dit, je préfère "Està" là encore, aussi bien sur les mélodies que sur ce qui est dit. Juste une affaire de goût une fois de plus.

Je ne sais pas de quel travail de collectage tu parles. Je ne fais rien de la sorte. La seule chose qui s'en rapprocherait, ce sont des milliers de photos de paysages et de maisons partout en Gascogne (du Verdon à Aulus), qu'il m'arrive de partager avec des commentaires linguistiques ou ethnologiques que je veux assez inédits, ici même sur ce site, ou ailleurs, sur mes blogs, mon compte flickr, ... Rien de rare, c'est vrai, mais enfin, je ne vois rien dans le genre qui sortirait dans le commerce non plus ...
Et j'ai la décence de ne pas copier-coller ce qui a été écrit avant moi, ce qui est un peu le lot de toute la production contemporaine ...

Quant à l'âme gasconne, je ne sais pas ce que c'est, par contre je connais un peu les Béarnais, et s'il est un trait de caractère saillant, c'est le pessimisme mêlé de cynisme, certainement pas la volubilité méditerranéenne, puisqu'on en est à faire de l'âme des peuples. Après, il y a peut-être un micro-climat aspois.
Auteur : Vincent.P
01/12/11
Pas de particularisme médocain ?
"C’est frappant de constater que dans le Médoc, il n’y a pas de folklore, y’a pas de costume, de langue particulière, y’a pas de patois médocain, il y a juste quelques mots par ci par là."

www.lemague.net
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Afficher Pas de particularisme médocain ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est injuste à l'aune de l'histoire médoquine et de sa culture gasconne "landescote", mais est-ce si faux en ce qui concerne le Médoc moderne ? Qu'y reste-t-il d'authentique ?
Auteur : Vincent.P
17/11/11
Il faut, d'après mes informations, distinguer le Médoc forestier du Médoc de la vigne et du fleuve.
Le premier est resté "landescot" plus longtemps, et ne se trouve peut-être pas très loin, en termes de gasconitat, du Pays paroupian au sud de Bordeaux par exemple.
Mais le Médoc de la forêt tombe à son tour, englobé qu'il est dans l'aire urbaine de Bordeaux, et cela jusqu'à l'océan (dernières études de l'INSEE).
Auteur : Tederic M.
17/11/11
Atz entendut parlar daus Tradinaires ?
Es lo darrèir bastion de la cultura nòrd-Medoquina ; son vielhs que saben la lenga, lo vrai paròlis dau Medòc, e qu'an apris a l'escriure.
Pòden tanben notar l'assò lo Gric dau Medòc , l'ensenhament de l'òc a Paulhac (e, cresi, tanben au Boscat), los cors per adultes de l'Esparra, Vendais, Blancafòrt, e la classa bilinga de Cussac.
Enfin, es en Medòc que tròban dus artistes : lo poète Alan Viaut, e l'ancian cantaire Pèir-Andriu Delbeau.
Coma de costuma, fau pas èster excessiu, fau bien reconéisher qu'i a encara brigalhas de cultura que demandan pas qu'a se reviscolar.
Siitz hardits !
Auteur : Gaby
17/11/11
C'est profondément et grièvement méconnaître le Médoc.
L'état de conservation de la langue y est au contraire phénoménal, notamment dans le canton de Lesparre.
Je suis un peu effaré de lire des propos limitants sur la gasconnité du Bordelais de façon globale, quand chaque pas que fait l'enquêteur dans le paysage linguistique local fait pulluler des centaines de contes, chansons, pamphlets, articles en gascon, de toutes époques, dans une proportion très supérieure à ce qu'on peut trouver dans la majorité des autres départements gascons, que j'ai aussi prospectés.
Auteur : inconnu
05/12/11
Le Médoc moderne est aussi peu gascon que la Pau moderne, avec ses lotissements comme à Mantes-la-Ville et ses halles qui causent toutes les langues possibles sauf gascon. Ni plus ni moins.
Auteur : David
05/12/11
Mouais. Je suis le premier à dire que Pau est avant tout une ville française.
Je l'ai écrit mille fois, sur la langue des halles, l'accent nordiste médian, ...
Mais, mais, mais, il n'en reste pas moins que Pau est la ville de référence des Béarnais des environs, que les lotissements sont peuplés pour partie des descendants des paysans autochtones, ...

En Médoc, l'impression qui se dégage est quand même celle d'un pays sans identité, là où Pau fait encore l'étalage d'un certain caractère pyrénéen.
Le Médoc était assez peu peuplé au fond, il a été en grande partie "colonisé" depuis le 19ème siècle et aujourd'hui il est un terrain de jeu des Bordelais.
A terme, il est évident que la gasconnité médoquine sera aussi nulle que celle du Béarn, linguistiquement plus personne ne parlant, mais je crois à la force des paysages ou des ambiances, et si les choses restent en état, Pau aura toujours quelque chose d'un peu béarnais (quand on s'éloigne de la ville pendant un moment et que l'on y revient c'est évident, surtout avec l'hiver qui approche) quand le Médoc, c'est franchement un no man's land.
Auteur : Vincent.P
06/12/11
I a brigalhas, disi, i a brigalhas.
A fòrça de voler tuar la gasconitat de la Gironda e mèi d'alhors....
Mès jo, parli de la Gironda perçò que sui girondin ; parli pas de Tolosa, p'rai ?
Auteur : Gaby
06/12/11
Personne ne veut tuer la gasconnité de la Gironde, surtout pas moi, au contraire.
Maintenant, parce que j'y ai vécu 4 ans, que j'ai arpenté nombre des chemins de ce département, que j'y ai fait des connaissances, j'ai la conviction que la gasconnité de la Gironde est entamée, ce depuis longtemps.

Les phénomènes qui expliquent cette gasconnité moins évidente de la Gironde sont connus : implantation des Bituriges, l'Aquitaine seconde, la Guyenne, les migrations gavaches, Bordeaux ville française, le cosmopolitisme, les migrations charento-limousines, ...

Quels sont les marqueurs de cette moindre gasconnité historique ?
La langue de toute évidence, moins typée, qui montre des convergences avec les parlers guyenno-limousins.
Les patronymes qui font la part belle aux anthroponymes ou encore la forte proportion de patronymes purement gavaches.
L'architecture, constitutive des maisons basses de l'Ouest de la France jusqu'à la Vendée. Et beaucoup d'autres éléments.

Mais partout, on peut trouver des restes de gasconnité plus évidente, car avant toute chose, c'est le 19ème siècle qui a changé la Gironde.

On trouve dans la toponymie des vieux restes de formes hyper-gasconnes, jusque du côté de Castillon-la-Bataille ou au Verdon.
On voit encore les vieilles bergeries landaises du Médoc ou les maisons à façade sous pignon du Bordelais, semblables à celle du Bazadais.

Une petite note au sujet du Bazadais : ce n'est pas la "Gironde". Cela ne l'a jamais été. Le Bazadais est un pays très gasconnant autour de sa lande et de Bazas.
C'est un Gers septentrional, il faut l'analyser à part du Bordelais.

Maintenant, ainsi que je l'ai écrit maintes fois, je suis très sensible à la gasconnité du Bordelais.
La route nationale qui relie Langon à Bordeaux en est l'incarnation, le pignada au loin, la vigne, le fleuve boueux, les platanes, les châteaux ocre.

C'est parce que nous savons que cette gasconnité est menacée, historiquement, qu'il faut d'autant plus la défendre.
Et dans cette optique, je crois que le combat occitan ne sert à rien, parce que le Bordelais ne se reconnaîtra jamais dans l'univers mental du "Sud", c'est autre chose, un autre chose en somme gascon.
Auteur : Vincent.P
06/12/11
La vision de la Gironde que tu présentes me sembles simplificatrice.
Peut-être ton oeil d'aigle n'a-t-il pas eu loisir de fouiller assez profondément le gascon girondin :
les parlers que Bourciez et Daleau nous transmettent pour la région de Bourg sont souvent hyper-gascons, davantage que ceux de Bordeaux : "que" énonciatif, /a/ prostétique, etc.
L'incertitude ethnique concernant les Bituriges (et les deux ou trois millénaires nous séparant d'eux) me paraît difficilement recevable comme argument, tout comme l'Aquitaine seconde, simple division administrative sans conséquences sur les populations locales qui n'ont jamais su que cela existait.
Tout cela ne tient pas la route non plus parce que c'est antérieur de plusieurs siècles à ce gascon bordelais des XV-XVI et XVII e siècles, hyper-gascon et très typé.
Sans parler du Bordeaux que nous décrivent Hugo, Flaubert, Balzac (et cet autre journaliste-polygraphe nantais d'origine, ce me semble, auteur d'une relation de voyage Paris-Alger au XIXe siècle.
Auteur : inconnu
09/12/11
Moi, je prends une carte IGN des environs de Bourg, et je constate une foultitude de toponymes gavaches.
Je prends les généalogies des gens du coin et je vois encore beaucoup de patronymes gavaches.
Et je cherche les patronymes gascons typés genre Laborde ou Lacaze, les patronymes nord-gascons sont plutôt anthroonymiques (Bernard, Arnaud, ...) ce qui tend à faire la preuve d'une civilisation différente.

Il n'y a aucune incertitude ethnique quant aux Bituriges, tous les auteurs anciens s'accordent à en faire des Celtes installés sur l'estuaire de la Gironde, probablement à Lamarque.
Au demeurant, l'archéologie a montré qu'à Burdigala, il y a eu accroissement de la population par milliers à une époque contemporaine de l'intervention romaine en Gaule, pour justement mettre fin aux migrations celtes.
La toponymie du Médoc antique est toute entière celte, on trouve des toponymes celtes jusqu'à Langon (Saint-Macaire, anciennement Ligena, Casseuil, Gironde, ...).
Je réitère aussi mon désir de mettre en branle un grand projet de collecte du patrimoine génétique avant qu'il ne soit trop tard, si vous connaissez de vieux Médoquins autochtones, contactez-moi.

L'Aquitaine seconde, je ne sais pas quelles furent ses conséquences, mais je sais que religieusement, cela a eu son impact, il suffit de constater les Saints honorés, la diffusion du style saintongeais en Bordelais, ...

Je maintiens ce que j'affirmais sur la Gironde : sa gasconnité est réelle mais assez distincte de celle plus "violente" des Landes adjacentes.
Auteur : Vincent.P
09/12/11
Çò que vas har, congelà'us ?
Auteur : Castèths en l'aire
09/12/11
Le Saint-Honoré, c'est délicieux. Honorer les seins aussi.
Auteur : Landru
09/12/11
Constituer une base de données qui permettra de comparer et de placer les divers échantillons dans le contexte ouest-européen, de tirer des conclusions sur les affinités plus ou moins grandes de telle ou telle population avec leurs voisins, ...
Autant de choses passionnantes permises aujourd'hui par la génétique moderne.
Et dans le cas d'espèce, la question la plus fascinante est de connaître l'affinité gasconne des autochtones du Bordelais, idéalement de comparer avec des échantillons saintongeais, au surplus constater l'affinité basque (qui décroit très vite dès qu'on quitte les vallées reculées, je pourrai développer), ...

Une autre question intéressante est que la région de Pair-non-Pair par exemple tend à prouver une affinité culturelle plutôt avec le mégalithisme périgourdino-poitevin plutôt qu'avec le mégalithisme lando-pyrénéen.

Enfin bref, il y a des questions fascinantes à résoudre mais je doute qu'il soit possible de les élucider.
Auteur : Vincent.P
09/12/11
Je pense que nous avons encore quelques années pour faire ces tests ADN : il y a encore dans tous les parçans de Gascogne et d'ailleurs des autochtones qui sont quasi complètement d'une souche locale.
La difficulté est peut-être de s'assurer de cette souche locale dans le choix de l'échantillon.
Quelqu'un qui a ses trois grands parents issus du même terroir remplit les conditions, non ?

Ce genre de projet peut-il aboutir sans être mené par une équipe professionnelle, universitaire ou autre ?

Il y a un obstacle culturel : toute personne qui préconise des tests ADN dans un but d'étude de l'histoire des populations est soupçonnée de rêver à une pureté ethnique, dans notre cas gasconne bien entendu...

Mais si d'aventure ces tests montraient qu'il y a une population stable qui s'est reproduite depuis des millénaires sans beaucoup d'apports extérieurs dans certains coins de Gascogne, où est le problème ?

Les tests ADN devraient justement montrer la perméabilité plus ou moins grande aux apports de population extérieure, selon les terroirs.
N'est-ce pas une donnée historique intéressante ?
Quand les archéologues s'occupent de ces questions, on ne fait pas tant d'histoires !
Auteur : Tederic M.
16/12/11
Que'vs prèi de'm desencusar, mes n'i vei pas nat interés. Perqué parlar, ensajar de manténer le lenga (donc le cultura) seré boharòc, quan bastir ua basa de dadas ADN e seré mèi utila ? Le logica que hèi hrèita aquí bé.
Enfin, e'm pensi que diu estar le crasta que separa los dont calculan e saunèjan, e los qu'an los pès tròp pròche deu sòu...
Auteur : Castèths en l'aire
16/12/11
Un aute mòt sonqu'entà posnhar lo clau : lenga e cultura que son quasi hrairs, l'un ne va pas shens l'aut :
deu moment que le cultura paisana, percé aquò qu'es le cultura gascona, qu'estot miaçada, que dishèren de parlar le lenga.
Los vielhs n'i vedèn pas mei l'interés se ne tornèvan pas har le bugada au lavedeir o a bojar dab les vacas...
Alavetz, voler arrevitar o sonque arreviscolar le cultura shens de le lenga, qu'es dijà condamnat entà jo.
E sordeis, que'm pareish estar un saunei un chic nau e idealiste.
Per jo, qu'es simple, se le lenga que's mò, acabats qu'èm.
E d'un costat, que sèi que n'èm dejà, acabats...
Arrèis, ne disi pas tanpauc que calhi desseparar cultura locau e lenga.
Qu'es l'amor deu país, deu lòc on vadorem (o pas), que'ns harà vir entà le lenga.
Mes los voler desseparar ne pòt balhar qu'ua sob-cultura shens nat shuc. Qu'es de dòu har (o pas tanben tè  !) mes qu'es "l'esprit de clocher" que'ns harà vir entà le cultura gascona. Per descobrir ad arron, d'auts campaners !
Auteur : Castèths en l'aire
16/12/11
Je ne possède pas la langue de manière naturelle, mais je ne suis pas mort, je suis gascon, parce que mes ancêtres l'étaient tous, point.
Et qu'on aille me dire le contraire. Je ne l'ai pas choisi manière.

Quant à la base de données génétiques, on peut trouver en effet que déchiffrer l'histoire du peuplement de l'Europe est sans intérêt.
Moi je ne le pense pas. Les Basques sont fiers de mettre en avant les oeuvres de leurs ancêtres, dans les grottes d'Isturitz.
Auteur : Vincent.P
17/12/11
Oñati, en Guipuzcoa, commune d'Espagne avec le chômage le moins élevé
L'économie locale se base sur le patriotisme et les coopératives, aidés par la présence d'une université qui a noué des liens avec les entreprises locales.
Un modèle de développement pour la Gascogne ?

politica.elpais.com
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Afficher Oñati, en Guipuzcoa, commune d'Espagne avec le chômage le moins élevé en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je fais remarquer à cet égard que le Gers est en pointe pour ce qui est du nombre de coopératives.
Archaïsme pour d'autres, notamment pour les gros groupes agricoles béarno-landais comme Euralis ou Maïs-Adour qui n'ont pas de mots assez durs contre les Gersois.

Oñati me semble un modèle fascinant : maire étiqueté Bildu, donc un pays très bascophone et abertzale, la richesse locale est le fruit d'entreprises locales qui gardent leur siège social au pays (sans s'interdire de se développer à l'export).
En temps de crise, l'ajustement passe, non pas par le licenciement, mais par l'ajustement à l'intérieur des coopératives et par le moindre intéressement.
L'article parle des pépés avec leurs petits-enfants, des mères et leurs bébés, c'est aussi ce que j'ai vu dans ces petites villes du Guipuzcoa, forte présence des anciens, transmission générationnelle, des petites villes vivantes et animées.

Bémol : l'article laisse entendre que le chômage touche surtout les immigrés. C'est qu'il est certain qu'un tel modèle communautaire (les coopératives n'en sont que le traduction économique) ne permet pas une insertion facile pour les nouveaux venus.
Mais il faut aussi se poser la question de l'ajustement à la demande : y'a a-t'il demande de main d'oeuvre externe ? S'il n'y en a pas et que la vallée fournit convenablement du travail aux autochtones, pourquoi en faire venir d'ailleurs ? C'est à mon sens la vraie question, qui dépasse largement la problématique d'Oñati, à savoir que les migrations mondiales, internes comme externes au pays, sont devenues incontrôlables, et peut-être pas utiles économiquement, puisque des modèles de développement sont possibles, qui permettent en outre de maintenir la culture locale.
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Pour ce qui est des "pépés avec leurs petits-enfants, des mères et leurs bébés", qui animent les rues d'Oñati :
le journaliste le dit pour souligner que les personnes en âge de travailler travaillent. Pas de chômeurs désoeuvrés dans la rue.
Cette remarque laisse penser qu'ailleurs en Espagne, le fort chômage s'apprécie directement au spectacle de la rue...

L'exemple des coopératives basques me hante depuis longtemps.
Elles ont démarré (en tout cas Mondragon) par l'initiative d'un "curé du peuple" (et probablement aussi abertzale), qui a voulu combattre la misère pendant les années noires du franquisme.

Nous parlons ailleurs de la possibilité pour une Gascogne rurale et de villes petites et moyennes de se refaire hors de la dépendance des métropoles... l'exemple d'Oñati est suggestif.
Mais il n'y a en Gascogne ni le ferment identitaire ni la pauvreté absolue qui ont été le terreau de Mondragon.
Le ferment identitaire, Gasconha.com essaye de s'en occuper ; la misère, elle, risque de venir si notre système économico-social continue à dysfonctionner.
Auteur : Tederic M.
16/11/11
Je partage l'admiration de Vincent pour le modèle économico-social des coopératives basques.
J'ai un peu connu la coopérative Mondragon (la plus grosse et la plus diversifiée, sans doute la locomotive du système).
Par contre je ne coincide pas dans sa vue idyllique des villages et bourgs du Guispuscoa, haut lieu de ce monde des coopératives certes mais aussi, hélas, coeur de ce qu'il faut bien appeler l'Etaland.
A chacun de mes brefs passages, j'en tirais une impression pénible de tension, de silence, d'adhésion forcée à tous les mythes etarras (ou "abertzale" puisque Herri Batasuta, alias Herriko Eskerra, Bildu, Amaiur, tout ce qu'on voudra (l'hydre renait sous un nom nouveau à chaque tête coupée par la justice espagnole  !) a réussi à confisquer ce bel adjectif.
Dans sa dernière liveraison de l'excellente revue (landaise,je le rappelle) "Terres taurines", Anndré Vial raconte sa plongée dans cet univers l'été dernier avec une acuité et une précision qui me semblent remarquable.
Je conseille la lecture de cet excellent numéro d'automne,qui ne peut que faire réfléchir.
Auteur : Gérard S-G
23/11/11
Les Basques ne sont pas sympathiques disons qu'ils sont ombrageux. Je crains que ce soit la clé du succès.
Je pense que le succès des coopératives n'est pas sans lien avec le patriotisme un peu exclusif des derniers basquisants.
La même chose existe au Pays Basque français.
Auteur : Vincent.P
23/11/11
Les Basques ont raison de n'être ni sympathiques ni gentils.
Les Gascons et les Occitans sont des faibles qui cachent leur lâcheté derrière un sourire faussement convivial et réellement fruit d'une grande impuissance. VAE VICTIS
Auteur : inconnu
24/11/11
Je connais des Basques sympathiques, ombrageux ou pas mais là n'est pas la question.
Le terrorisme n'est simplement pas accceptable ni la couverture du terrorisme (avec pratiques de terrorisme mental attachées) façon Bildu ou autres avatars de la même mouvance.
Et ces pratiques n'ont rien à voir avec la résilence basque ni avec l'esprit d'entreprise et de solidarité qui sont à la base du phénomène des coopératives.
Elles en sont plutôt un dévoiement et un parasitage par l'intermédiaire du trop fameux "impôt révolutionnaire" que les coopératives devaient - doivent peut-être encore - payer,au premier rang.
Auteur : Gérard S_G
25/11/11
Ce que je crois comprendre des résultats électoraux, notamment en Guipuzcoa, c'est que le nationalisme à la Bildu/Amaiur bénéficie d'une forte adhésion populaire.
Je crois que ce fort communautarisme est assez en lien avec l'esprit des coopératives, à savoir qu'à travers la réussite d'une entreprise, c'est aussi la réussite d'une vallée, d'une petite ville que l'on signe.

Franchement, de ce que je connais du Pays Basque français, c'est la même chose, les mêmes réflexions (surtout à notre endroit les Béarnais), il n'y a qu'à voir les tensions à la Chambre d'agriculture. Seulement chez nous, du fait du poids de l'Eglise, ce patriotisme basque s'exprime dans le vote centriste ou gaulliste.
Dans une génération, je le prédis, nous aurons des mouvements en France à la Bildu très forts au Pays Basque français. Et la connerie des élus béarnais n'arrange rien ...
Auteur : Vincent.P
25/11/11
Les résultats des dernières élections générales en C.A.V. (Gipuzkoa-Bizkaia-Araba) sont bluffants tant ils sont éloignés de la réalité électorale espagnole.
Le PNV (abertzale de centre-droite pour simplifier) et Amaiur (abertzale de gauche pour simplifier) ont à eux deux 11 sièges sur 18.
La Catalogne n'a pas, elle, donné la majorité absolue aux catalanistes, même si CiU a fait un très bon résultat.

Je ne pense pas qu'il faille voir dans le score d'Amaiur le résultat d'une pression sur les électeurs ni d'une adhésion de masse au terrorisme d'ETA.
Du reste, une page semble se tourner avec celui-ci.
Bildu était une coalition qui regroupait d'anciens de Herri Batasuna avec d'autres formations (sauf erreur de ma part) plus modérées comme Eusko Alkartasuna dont le fondateur Carlos Garaikoetxea a été lehendakari (premier ministre basque) alors qu'il était encore au PNV.
Amaiur, c'est Bildu avec encore l'ajout d'une ou deux petites formations (Aralar...).

Je pense que la plupart des électeurs d'Amaiur (et aussi des militants), comme ceux du PNV, réprouvent le terrorisme.
Mais je ne suis pas sur place, donc je peux me tromper...

Les espagnolistes ont beaucoup pratiqué, il me semble, l'assimilation abertzale=terroriste.
De plus, l'Etat espagnol, en ne reconnaissant pas le droit à l'autodétermination du pays basque (la République française "une et indivisible" non plus), peuvent légitimer la violence :
Un peuple qui ne peut pas décider de son sort par les urnes risque de vouloir le faire par la force.

A cet égard, le cas québécois serait à méditer : des référendums sur la souveraineté ont au moins pu être organisés.
Je ne suis pas sûr que la Constitution espagnole l'autorise.
Quant à la Constitution française, n'en parlons pas !
Auteur : Tederic M.
25/11/11
L'avis d'un commentateur basque du net  :

forwhatwearetheywillbe.blogspot.com--geography-of-indepentism-vs-unionism
Auteur : Vincent.P
25/11/11
La carte électorale est claire : il existe une majorité de personnes en faveur de l'indépendance là où la langue s'est conservée, selon des modalités politiques plus spécifiques à telle ou telle région (PNV de centre-droit en Biscaye, Amaiur de gauche en Guipuzcoa et Navarre bascophone).
Y voir la pression sociale d'ETA me parait hors de propos, nous avons simplement la traduction électorale d'une aspiration politique réelle.
Auteur : Vincent.P
26/11/11
On ne peut analyser la situation actuelle à partir d'une carte électorale comme si Euskadi était dans une situation politique normale, sans se rappeler l'évolution des trente dernières années.
Certes la réussite des coopératives basques est à relier au "communautarisme" de la population (utilisons ce mot si vilipendié en France actuellement mais qui correspnd assez bien à la réalité).
C'est justement sur ce communautarisme qu' ausi et habilement joué la mouvance HB depuis trente ans.
Façade politique et publique d'ETA de l'avis unanime (voir son leader historique Arnaldo Otegi), elle a constamment utilisé de façon exclusive l'équation basque/antibasque, au lieu de toute autre réflexion politique.
Coeur de cette stratégie obsessionnelle et obsédante : les "Euskal presoak" cad les prisonniers basques alors qu'il s'agissait de prisonniers étarras.
Etant basques, ils ont été et sont présentés comme devant bénéficier de la totale et aveugle solidarité de la communauté basque sous peine d'être taxé de traitre ou de fasciste si l'on renâcle, ne fût-ce qu'un peu (cf la contribution du dénommé Maju dans le site-en anglais,on ne sait pourquoi- transmis par Vincent dans un message précédent).
La stratégie a du reste été payante puisque les élections de ces jours derniers ont permis à Bildu/Amaiur de passer devant l'historique PNV ; celui-ci s'essouflait depuis son durcissement des années 90 à courir derrière la rhétorique HB pour éviter la concurrence en ce sens du transfuge Carlos Garakoiecha qui, déçu par le "centriste" PNV, l'avait quitté en ayant l'air de tomber "à gauche" (dans le contexte d'Euskadi : "plus abertzale que moi, tu meurs !").
L'électeur ayant fini par préférer l'original à la copie, cela donne le résultat des derniers jours....
Les basques sont-ils pour autant devenus indépendantistes façon Bildu ?
Je n'en sais rien et doute qu'ils aient vraiement envie de tenter une aventure du style Albanie d'Enver Hodja... même si le bateau espagnol qu'il s'agirait de quitter fait eau de toutes parts.

En tous cas, la mise en condition a payé !

Quant à la Constitution espagnole, elle prévoit :
en son article 2, que l'Etat reconnait et protège les Communautés autonomes (encore à venir au moment de sa rédaction) à côté de l'unité indivisible de la Nation espagnole (ce qui semble exclure un référendum d'autodétermination radicale);

en son article 150 que l'Etat a seul droit de convoquer un référendum mais en son article 152 que des modifications des statuts d'autonomie peuvent être apportées par un référendum (convoqué par l'Etat, par conséquent) des habitants de la communauté.
Bref,de quoi faire rêver outre-Pyrénées, n'est-ce pas ?
Auteur : Gérard S-G
26/11/11
Tu parles de situation politique anormale qui expliquerait le contexte électoral basque-espagnol.
Anormale dans le contexte espagnol, c'est clair, la situation politique l'est.
Mais plutôt que de chercher à savoir ce que serait un Pays Basque qui voterait comme Madrid après normalisation, je préfère me contenter de constater que le Pays Basque espagnol (en partie la Navarre) a développé une culture politique propre.
Je n'en pense pas moins parfois des oripeaux qui en découlent (obsession autour du retour des prisonniers par exemple) mais je ne vois pas pour quelle raison je nierais à ces faits politiques leur légitimité.
C'est comme ça chez eux, parce qu'ils sont un peuple.
Auteur : Vincent.P
27/11/11
Il me semble comme à Vincent qu'une certaine sauvegarde de la langue ancestrale contribue beaucoup à maintenir un sentiment national basque.
Le bloggeur basque Maju conteste un peu cette thèse en disant que beaucoup d'abertzales ne parlent pas basque.
Mais nous connaissons aussi en Gascogne (ils ne sont pas assez nombreux, mais se manifestent parfois sur ce site) des personnes qui ont une sensibilité gasconne sans bien connaître le gascon, mais parce qu'elles ont pu l'entendre de leurs parents ou grands parents.
Il y a comme un effet retard : le sentiment identitaire peut rester sur une ou deux générations après la perte de la langue.
D'ailleurs c'est un peu mon cas personnel.
Les nationalistes basques sont arrivés au pouvoir (et la libération post-franquiste a eu lieu) en Euskadi juste au moment où l'effet retard n'était pas épuisé (avec des variations d'un endroit à l'autre).
Dans les zones de la Navarre qui ont été débasquisées au 19e siècle, ou en Araba, l'effet retard est épuisé depuis longtemps...
Auteur : Tederic M.
27/11/11
Vincens,Tederic,
Je vois deux ou trois questions différentes - pas simples à résoudre-dans vos deux derniers messages (qui nous amènent loin du niveau de chômage à Onate !) :

1) qu'est ce-qui fait maintenir un peuple dans sa différence : la langue ou à tout le moins son souvenir pendant quelques générations (je suis dans le même cas de Tederic, en plus éloigné encore des locuteurs de gascon natifs !) ou bien un choix personnel et définitif (thèse du blogueur basque) ?
J'aurais tendance à dire la langue OU le souvenir d'une nationalité historique longtemps maintenue avec des institutions propres (ce qui n'est pas notre cas) ou mieux encore la combinaison des deux mais je ne vois rien de définitif pour en faire une loi absolue dans un sens ou un autre.

2) l'option entre politique "normalisée" (au sens où les forces politiques présentes sur le terrain seraient les mêmes (disons en Espagne ou bien en France sur tout le territoire) : ce n'est pas la présence de forces politiques différenciées sur le territoire historique d'un peuple spécifique (une nationalité "régionale") que je conteste; au contraire peut-être sont elles nécessaires pour faire ressortir des dimensions réelles, utiles mais occultées par l'uniformité partisane (en France appelons ça le jacobinisme politique).
Mais sans méconnaitre le risque d'un réel enfermement du peuple en question dans une rhétorique aveugle à d'autres problématiques (cas du PNV me semble-t-il) voire au delà réellement dangereuse (HB, Bildu, etc....); jugement que je n'oblige bien entendu personne à partager, je me borne à alerter devant ce qui me parait parfois ici un philobasquisme excessif (et qui me parait irréfléchi).
Bref je n'ai pas envie d'un Bildu quelconque en Gascogne un jour ou l'autre (Vincent nous l'annonçant, sans doute avec une certaine clairvoyance, comme possible dans quelques années en Pays basque nord...)

3) Et au delà, qu'est-ce qui permet à un peuple de libérer le meilleur de lui-même (les coopératives basques, début de notre débat, par exemple) ?
Je laisse la réflexion ouverte  !
Auteur : Gérard S-G
29/11/11
Je suis en accord parfait avec ce que tu dis, j'essayais juste de ne pas laisser paraître mon sentiment dans l'analyse politique des faits.
Quant à un Bildu en Iparralde, ce n'est que l'affaire de quelques années, quand la jeunesse basque "du Nord" aura coupé avec le conservatisme chrétien des parents.

Du reste, en toute franchise, mon propre sentiment, puisque je me laisse aller à l'exprimer, c'est qu'un tel mouvement correspond profondément à une certaine âme basque avec laquelle les Gascons ont toujours eu du mal.
Il suffit de lire de vieilles descriptions des Basques par leurs voisins, ce sont les mêmes doléances.
Auteur : Vincent.P
29/11/11
Gérard tu mélanges tout... Bildu ce n'est pas HB ou Batasuna, d'ailleurs si Bildu avait eu un quelconque lien avec ETA et n'avaient pas publiquement déclaré d'user uniquement et exclusivement des voies et des méthodes politiques, pacifiques et démocratiques, ils n'auraient pas pu se présenter aux éléctions (cf Sortu).
Auteur : xuel
29/11/11
A Xuel :
je maintiens qu'il s'agit de la même mouvance,en grande partie du même électorat, du même projet et du même personnel politique.
Le nom change justement (il a dû changer 4 fois en 20 ans) pour pouvoir participer aux élections en échappant à l'interdiction pour cause de complicité avec la violence etarras que la justice espagnole finit invariablement de prononcer au bout de quelques années.
Cela dit,c'est comme dans les expériences chimiques : à force de transvaser le liquide d'un flacon à l'autre, la "pureté" originelle n'est plus garantie à 100%...
Et avec l'arrêt de la violence annoncé par ETA dernièrement (arrêt définitif parait-il, mais on a déjà connu un certain nombre de "trêves" annoncées à grand spectacle quelques semaines avant les élections, comme cette fois-ci !) Bildu pourrait bien prospérer et continuer à amasser sa pelote électorale encore assez longtemps avant une quelconque interdiction
Nous verrons bien.
Auteur : gérard S-G
30/11/11
Tu maintiens ce que tu veux mais tu te trompes... ce n'est pas le même personnel politique.
Tu n'as qu'à demander à n'importe quel basque si EA ou Batasuna(HB,EH,SA,Sortu...) c'est la même chose.
Crois tu que le maire d'une ville comme Donostia serait passé avec le soutien du PNV si c'était le cas ?
ETA est exsangue depuis des années en partie parce que le soutien populaire est à la baisse.
Je ne nie pas les pressions exercées par certains mais dans l'isoloir, chacun fait ce qu'il veut et on a vu le résultat.
Auteur : Xuel
01/12/11
Xuel a totalement raison.
Auteur : inconnu
01/12/11
LA GASCOGNE A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION - Note de lecture
Dans "HISTOIRES DE LA REVOLUTION EN GASCOGNE" *, p.11 :

"La généralité d'Auch est dirigée depuis 1785 par l'intendant Bertrand de Boucheporn assisté par 18 subdélégués : le Condomois est une subdélégation qui appartient à la généralité de Bordeaux, mais Bayonne et Pau relèvent de celle d'Auch. Elle est très vaste : 160 km du nord au sud, 2 549 paroisses, 784 600 habitants, et environ 30000 km2 soit la superficie de l'actuelle Belgique.
Limitée au sud par les Pyrénées, à l'est par la Garonne (mais elle englobe le Comminges), à l'ouest par l'Océan, mais au nord, le Condomois n'en fait déjà plus partie.
A sa tête, de 1751 à 1767, l'intendant d'Etigny a déployé un zèle intelligent et une activité assez exceptionnelle.
Il fait d'Auch sa capitale dès 1753 ; il préfère Auch à Pau qui ne manque pourtant pas d'atouts.
[...]
En matière de justice, les 4 sénéchaussées d'Auch, Lectoure, l'Isle- Jourdain et Condom recouvrent l'actuel département du Gers.
Auch, Lectoure, l'Isle-Jourdain relèvent du Parlement de Toulouse, tandis que Condom relève de celui de Bordeaux."

J'ai mis en gras le passage concernant le choix d'Auch comme capitale de la généralité de Gascogne. Il est présenté comme le choix personnel, et presque surprenant par rapport au choix de Pau, de l'intendant d'Etigny.

Et s'il avait choisi Pau ?
Le département du Gers n'aurait pas été assimilé à la Gascogne, comme les auteurs le font dans la suite de l'ouvrage...
Et le combat de Gasconha.com ne serait peut-être pas le même !


* HISTOIRES DE LA REVOLUTION EN GASCOGNE
Daniel HOURQUEBIE - Gilbert SOURBADÈRE - 16 illustrations originales de Jean-Claude PERTUZÉ
(chez Loubatières)

Et aussi, p.180 :
"la création du département du Gers a certes considérablement réduit l'espace gascon mais elle n'en a pas moins confirmé Auch dans son rôle éminent de chef lieu."
Les auteurs semblent se contenter facilement de la réduction de la Gascogne, pourvu qu'Auch...
Auteur : Tederic M.
15/11/11
Afficher LA GASCOGNE A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION - Note de lecture en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le combat pour la petite Gascogne a eu des avatars modernes jusque dans les années 80, puisque certains décideurs réclamaient encore une région regroupant 64, 65, 32 et 40, avec Pau comme probable préfecture de région.
Ce combat est séduisant, puisqu'il permet d'échapper à Toulouse et Bordeaux. Mais il fait le sacrifice de régions gasconnes primordiales.

Pour le reste, le patriotisme béarnais est une nouveauté, certes les Béarnais ne se disaient pas gascons naturellement, mais ne se sentaient pas si irrémadiablement distincts.
C'est l'occitanisme orthézien des années 70 qui a réinventé le Béarn, en repopularisant ses oripeaux, en réaction aux Basques, et pour faire du Béarn un paradis occitan qui parlerait d'égal à égal avec la Provence ou le Languedoc.
Jusque là, chaque "parçan" se considérait comme autonome, les valléens méprisaient les gens de la plaine, ceux d'Orthez ne se considéraient pas du même pays que ceux du Vic-Bilh, ... Le patriotisme béarnais, c'était un truc de notables palois.
Auteur : Vincent.P
16/11/11
Découpage administratif et conscience régionale
Un occitaniste parle d'un patriote castrais sur une radio locale. "Il sentait vraiment que son pays, c'était le Languedoc, déjà il sentait les Provençaux comme étrangers. Bref, pour lui, sa nation, c'était Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon."

Il va se reprendre après en précisant "une partie de Midi-Pyrénées". Je suis assez surpris de voir combien cette ignoble région Midi-Pyrénées fait corps aujourd'hui.
Pour parler avec des gens, combien de fois j'ai entendu par exemple "mais Tarbes, c'est Toulouse, par rapport à Pau". Et autres inepties.

La languedocianisation via Midi-Pyrénées de la bonne moitié de la Gascogne (avec un dégradé : il y a un contraste entre le Couserans totalement "ariégisé" et le Gers occidental) est vraiment dommageable.
Surtout que Midi-Pyrénées, de Languedoc, ce n'est que le Tarn et un peu de Haute-Garonne et de Tarn-et-Garonne (et Foix à la rigueur).
Le reste, c'est l'ancien Quercy, le Rouergue, des pays de Guyenne.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui Midi-Pyrénées devient une réalité culturelle, que moi le Béarnais momentanément sur Toulouse, on me renvoie à l'Aquitaine, ce qui est vrai certes, mais on me refuse le droit de me dire aussi proche des Bigourdans que des Périgourdins.
C'est surréaliste ce qu'un découpage administratif peut imposer dans l'inconscient collectif.
Auteur : Vincent.P
15/11/11
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Remarques intéressantes sur la réalité du découpage administratif.
Mais Toulouse et Midi-Pyrénées ont la fameuse croix "occitane" alors qu'il y a le Languedoc-Roussillon (avec un autre symbole en étoiles multiples) et donc le Languedoc se retrouve divisé.
D'où le rêve d'une immense région "occitane" pour plus de logique identitaire, chose qui n'est pas aussi vaine qu'on pourrait le croire avec tous les rapprochements interrégionaux quant à la "régulation" de la langue dans un prochain organisme qui dépassera les limites administratives et qui fonctionnera comme une usine à gaz avec forces subventions, postes, conseils...
L'Aporloc prépare déjà sa succession...

amistats
Auteur : jmcasa
15/11/11
Le Boulevard des Pyrénées de Pau à l'UNESCO ?
A mon sens, c'est encore une preuve de la politique événementielle de la municipalité de Pau ...
D'une part, ce balcon sur les Pyrénées est certes agréable, mais ce n'est pas la plus belle vue sur les Pyrénées qui soit (les Baronnies, c'est autre chose) et en lui-même, le Boulevard est une création pas géniale dont de toute façon, la moitié de la promenade a été éventrée par des immeubles sans style.

Surtout, la beauté du site de Pau, c'était le gave qui serpentait dans la plaine ... Avec tous ces arbres jamais taillés et ces constructions sur Bizanos ou Jurançon, c'est mort.
Il y a quand même un problème de sensibilité culturelle à Pau ...
Avant l'UNESCO, il faudrait déjà songer à interdire les constructions sur les coteaux de Guindalos, depuis le Boulevard, on voit maintenant des maisons provençales !

www.larepubliquedespyrenees.fr--le-boulevard-des-pyrenees-de-pau-reve-d-unesco
Auteur : Vincent.P
15/11/11
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Val d'Aran sur l'A64
Sur l'A64, la sortie vers le Val d'Aran, pays gascon, est indiquée "Vall d'Aran" sur les panneaux.
Ou comment pour faire plaisir aux Catalans, alors même que l'on maintient Lérida qui est la version française correcte de la ville qu'ils disent Lleida, on en vient à catalaniser une vallée qui pourtant est de langue gasconne ... alors même que Val d'Aran est très correct en français !
Auteur : Vincent.P
14/11/11
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Mais je croyais que c'était la langue française, la langue officielle pour la signalisation routière.
Val d'Aran paraissait normal. Alors pourquoi ce choix ? Etonnant...
Auteur : jmcasa
14/11/11
Concession à la catalanité mais il s'avère que c'est au prix de la gasconnité d'Aran ...
Remarquez qu'il y a bien quelques nationalistes linguistes catalans pour dire que l'aranais est un dialecte du catalan, dont Coromines, ce qui m'a beaucoup déçu.
Auteur : Vincent.P
14/11/11
Le Monument dit des Basques
Monument intéressant dans les environs de Craonne (là où est décédé d'ailleurs le frère de mon arrière-grand-père ce qui condamna ce dernier à reprendre la ferme familiale, ce qui changea sa destinée) : le Monument dit des Basques, qui en fait rend hommage aux soldats des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Basses-Pyrénées.

www.mes-ballades.com--monument-aux-basques-craonnelle

On ne dira jamais assez combien la saignée de 14-18 fut dommageable pour la Gascogne, pays malthusien qui y a perdu nombre de ses enfants, que la République a remplacé en important des ouvriers agricoles, d'Italie notamment.
Auteur : Vincent.P
12/11/11
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Bel hommage aux Gascons et Basques !
Je conseille de lire les oeuvres remarquables (en béarnais) de Jean-Baptiste Bégarie, soldat béarnais de Pontacq mort en 1915 à l'âge de 23 ans. Et aussi le livre de Julien de Casabonne : Û souldat biarnés à la guerre (1916-1919).
Pour leur mémoire et leur honneur.
Auteur : jmcasa
12/11/11
A lire également : "Paysans bretons", un des rares livres qui parle des mutineries de nos poilus en 14 18 qui se sont révoltés contre cette immonde boucherie dirigée par de sinistres généraux comme Pétain...
Des hommes de chez nous fusillés par des hommes de chez nous..
Il a fallut près de 60 ans pour que l'on en parle...
Pauvre FRANCE !!!
Auteur : miqueu
12/11/11
Il s'agit essentiellement de la 36e division d'infanterie, composée surtout des 18e, 34e et 49e RI. Ce sont les régiments gascons et basques, "vascons" par excellence.
Je vous conseille le film de Jérôme Chibrac, "Les Der's de la Der" (1914-1918, les Landes mobilisées).
Au sujet de Pétain. Il n'a pas véritablement mis fin aux mutineries.
Contrairement à ce que dit Miqueu, c'est lui qui a amélioré le sort des soldats, relèves, permissions, nourriture, arrêt des offensives stériles et meurtrières.
C'est la raison pour laquelle il était vénéré par les anciens combattants et aussi la raison pour laquelle il jouissait d'un immense prestige en France.
Mon grand-père et mon arrière grand-père, anciens poilus (49eRI et 35eRA) avaient un immense respect pour lui, y compris pendant l'occupation.
Il y a eu 49 fusillés en tout.
Un jour peut-être les Historiens français lèveront-ils le tabou des % de pertes suivant la région d'origine.
Les basco-gascons ont été envoyés sciemment au massacre (Chemin des Dames, Craonne, plateau de Californie etc...)
Auteur : Un ancien officier (Réserve) du 34eRI de Mont-de-Marsan
13/11/11
La Gascogne et le pays basque ont dû sacrifier de gros bataillons, mais avant d'y voir une volonté des chefs de l'armée, il faut considérer que les agriculteurs en général étaient les premiers sur le front, parce que les autres étaient en moyenne plus qualifiés pour des tâches à l'arrière.
Enfin, c'est ce que j'ai lu ou entendu...
Et comme nos pays vascons étaient très agricoles...
Auteur : Tederic M.
13/11/11
Je ne suis pas certain que les Gascons aient subi plus de perte, ce qui est certain c'est que les massacres sur une politique du fils unique ont eu des conséquences désastreuses sur la démographie gasconne, et que la République, tout cyniquement, a alors opéré une substitution démographique dans des départements qui depuis lors, servent à fixer des populations indésirables ou marginales.
A ce titre, le Lot-et-Garonne est vraiment le paillasson de la France républicaine.
Auteur : Vincent.P
13/11/11
Cors de lengas d'òc en Gironda
2003-2004  : 16 establiments publics perpausèvan cors de lengas d'òc en Gironda... 2011-2012 son passats a 9...
Mès on son passats los pròfs ?  :D Pus seriosament, i a aqui un problème !
Èi interrojat M. Sarpoulet (l'inspector d'occitan) per auger son avis...
Auteur : Gaby
10/11/11
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C'est tout simplement la mort annoncée des options dans le secondaire, pour des raisons budgétaires.
Les langues patrimoniales ne seront pas les uniques victimes des coupes sombres.
Il n'y a donc pas d'acharnement particulier à leur égard.
On élimine d'abord ce qui va soulever le moins de protestations, c'est tout.
Les autres options comme l'allemand par exemple, et même l'espagnol, passeront aussi à la trappe.
Quant aux profs, comme ils sont bivalents, ils seront réemployés, s'ils restent, dans leur autre discipline. C'est tout.
De toute manière, jamais l'école ne suffira, ou n'aurait suffi à combler le vide d'une société totalement désoccitanisée ou dégasconnisée.
Auteur : inconnu
18/11/11
E òc. Elàs
Auteur : Gaby
18/11/11
Quelle plus-value identitaire ?
Pas une fois le terme de "béarnais" (à part pour signifier la provenance des jeunes doubleurs) ou de "gascon" ...
La caricature à l'extrême : 90% de subventions, des "newcomers" arrivés il y a 3 ans qui se la jouent plus royalistes que le Roi et forte présomption de languedocien rien que sur le titre en version "occitane" ("Patata e los amics de l'òrt" : on dit "casau" en gascon).

www.larepubliquedespyrenees.fr--des-films-doubles-en-occitan

Ces projets ne font rien avancer et la manière de les vendre dans la presse locale n'apporte aucune plus-value identitaire. "Occitan". Cela ne veut plus rien dire.
Auteur : Vincent.P
09/11/11
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Voilà une vision claire de la réalité...
Auteur : jmcasa
10/11/11
C'est sur Casa qu'avec tes potes de l'IBG on n'est pas prêt de voir des créations ou des projets soit ils en "vrai" Béarnais tant vous êtes nuls, incompétents et en manque d'imagination mais surtout ignorants de votre propre culture Gasconne que vous ne connaissez même pas et j'en ai les preuves..
adishatz bandes de sinistres et de jaloux...
a votre dispo pour les preuves.
miqueu
Auteur : miqueu
11/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Miqueu, pas d'invectives, mais des arguments ! ce que tu appelles des "preuves", c'est ça qu'il faut avancer, tout en restant courtois, bien sûr.
[Eth moderator / moudératou]
Allons-y pour les preuves...

Un sinistre individu, jaloux, incompétent, nul et ignorant.
Auteur : jmcasa
14/11/11
Voici la présentation du projet : franchement, quel est l'intérêt pour la Gascogne de familiariser simultanément des gamins à 3 domaines dialectaux ? C'est de la folie.

"Ce sont quatre amis (Patata, Carròta, Brocòli et Pòc) qui partent à la recherche des autres légumes disparus du potager.
Un nouveau monde va donc s'ouvrir à eux.
Le doublage de ce film d'animation a été réalisé par l'association « Conta'm » avec le soutien des Conseils Régionaux d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées.

Chaque personnage incarne une variante de l'occitan (languedocien, gascon, limousin) avec les voix de Joan-Francés Tisnèr, Silvan Carrèra, Ives Durand et Natalia Robert.
L'InÒc Aquitània avait accueilli dans ses locaux du Château D’Este le casting pour le doublage du film."
Auteur : Vincent.P
16/11/11
L'interest, quò's tot simplament de ne damorar pas dens una vision de Gascon gasconiste per qui lo monde s'arrèsta a Tolosa, e de l'aut bòrn de Garona son los meishants Occitans enemics.
Perqué tot atacar ? Vau milhor quauquarren en tres dialèctes que non pas en francés.
Apui, lo dessenh animat n'es pas forçadament destinat qu'aus Gascons...
Mès finalament, vau me repetar, mès dejà, per defénder lo gascon coma fau, vadré milhor, benlèu, lo defénder EN GASCON, p'rai  ?
Auteur : Gaby
26/11/11
Non. C'est un syllogisme de militant. On défend mieux le gascon en le faisant en français, parce que le public parle français, parce que les interlocuteurs institutionnels ne parlent que français. On ne fait pas une demande de subventions au CG en gascon. Welcome to real life.

Pourquoi tout attaquer ? Grave question en effet. Peut-être parce que le "tout" en question est mal foutu.
Et il vaut mieux rien qu'un dessin animé de piètre qualité mélangeant 3 systèmes linguistiques différents.
J'oubliais cela dit que les occitanophones sont des génies qui maîtrisent en parallèle 3 systèmes de conjugaison, connaissent sur le bout des doigts les règles de passage du latin aux grands dialectes d'oc.
Et puis, c'est clair que pour la Gascogne, il est important que ses enfants parlent la langue de Bourganeuf. C'est primordial.
Auteur : Vincent.P
27/11/11
Il est possible sur le net de constater que parmi les occitanistes, des contributeurs s'interrogent sur cette nécessité de mélanger les grands dialectes.
Certains parlent de politique de quotas. Plus vraisemblablement, le pur produit du financement croisé Aquitaine-Midi-Pyrénées, régions artificielles d'un point de vue identitaire.

Quand on apprend l'anglais, aujourd'hui dès le cours moyen, on ne diffuse pas des dessins-animés dans lesquels l'on mêlerait anglais et scots.
On ne familiarise les élèves aux accents sud-américains de l'espagnol que tardivement, en fac ...
Bien parler une langue, c'est maîtriser sur le bout des doigts un standard.
En mélangeant tout, les occitanistes n'aboutiront qu'à la création d'un pidgin, et accessoirement à la mort du gascon.
Auteur : Vincent.P
30/11/11

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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