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mot = La
Discussion avec un jeune étudiant de Jégun sur Toulouse.
- "Et pourquoi n'irais-tu pas faire tes études à Pau ?"

- "Ho, moi j'aime mon pays, pour me le faire quitter, ça va être difficile."

Que s'est-il passé pour que quelqu'un de Jégun sente Pau comme un pays étranger, et pas Toulouse ?
La midi-pyrénéïsation en marche.
Auteur : Vincent.P
02/10/11
Afficher Discussion avec un jeune étudiant de Jégun sur Toulouse. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Compliments automatiques
Je peux vraiment dire que je n'ai jamais lu autant d'informations utiles sur Gasconha.com - Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, langue, architecture, écologie, cuisine.... Je tiens a exprimer ma gratitude au webmaster du gasconha.com.
Auteur : promo codes
18/09/11

Réponse de Gasconha.com :
Merci à mon tour, cher automate qui dites des choses si aimables !
Pour les vrais gasconhautes : Gasconha.com reçoit beaucoup de spam dans les grans de sau, mais ne le valide qu'exceptionnellement, quand il est aimable... entad arríder un chic !
Lo webmèste.
Afficher Compliments automatiques en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un poème de Camelat
À mon sens, mais c'est personnel, Camelat aurait mieux fait de faire briller son parler du Lavedan, plutôt que le béarnais littéraire.
On sait que Camelat insista pour que Manciet écrive aussi en béarnais littéraire, mais il préféra toujours le gascon de la lande.

Je pense que la langue bigourdane de Camelat est difficile de compréhension : je doute qu'un locuteur de limousin ou de languedocien comprenne quoi que ce soit.

Dét sé qui you te biy


Dét sé qui you te biy se t'en soubés, miguéta ?
Que yèram en sétéme a'ra tèbya hayléta.
Miguéta se t' soubès d'aquet punou qui t' hiy
De tira quan te biy ?


Bèra, be 'n yèras bèra,
Touta descaperàda en arràuba estibèra !


Poutiu ! quan t'ategnouy pets branquets be cantàba
Maria-chourra è dap Youan-pinsâ be sàutaba,
E dap quàuque Bédorla et luzen Cot-arrouy
Poutiu ! quan t'ategnouy !


Qu'ayém éra embezèra
You couma bét auzèt è tu couma ûa auzèra.


Despuch que t'èy èut goy, è péra to bouquéta
Qui s'en arréch tan biste è péra to tuhéta ;
O 'ra me préférida at touchet tan beroy,
Despuch que t'èy èut goy.
Auteur : Vincent.P
16/09/11
Afficher Un poème de Camelat en particulier, et peut-être donner votre avis...
Combat d'arrière-garde : certains Salisiens refusent la croix basque sur les paquets de sel.
A quoi bon se ridiculiser à refuser le symbole du voisin pour vendre le sel, quand les Béarnais d'aujourd'hui sont à mille lieues de la fierté identitaire basque ? C'est profondément la manifestation de notre petitesse.

Ajoutons ainsi que le rappelle l'article que les deux drapeaux flottent à Salies (sans vraie raison d'ailleurs, parce que Salies n'est pas tout à fait charnégou).

Maintenant, ce qui m'irrite : la phrase du maire veut rassembler (Béarn et Pays Basque s'unissent).
Bé non ! Béarn et Pays Basque sont unis depuis des millénaires dans la fabrication de ce produit, car il n'y a plus rien de plus banal dans la civilisation ouest-européenne que la production de jambons.

www.sudouest.fr/2011/09/02/polemique-basco-bearnaise-autour-du-sel
Auteur : Vincent.P
02/09/11
Afficher Combat d'arrière-garde : certains Salisiens refusent la croix basque sur les paquets de sel. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Vincent, tout arrive : je ne suis pas d'accord avec toi !
Salies n'est pas au pays basque, mais au Béarn. La messe est dite.
Certes, les béarnais ont mal défendu leur identité, mais si quand certains commencent à le faire, on dit qu'ils sont ridicules...
Il n'est pas trop tard pour bien faire, et pour la Gascogne en général, tout pariè !

La lecture du forum de l'article de Sud-Ouest donne un peu la température.
D'un point de vue gascon, ce n'est pas brillant :
Un seul signale que Bayonne n'est pas non plus complètement basque, mais en bonne part gasconne.
Et pour l'identification d'un produit lié au bassin de l'Adour, quasi-totalement en Gascogne finalement, on ne pense pas au mot "gascon".
Même si "Adour" peut aussi être un choix judicieux, car plus précis, et englobant une toute petite population basque du côté d'Urcuit et de Bayonne.
Auteur : Tederic M.
02/09/11
Evidemment que je souhaiterais qu'il existe un symbole béarnais pour le sel de Salies, mais il n'existe pas, sauf les vaquetas du Béarn.
Il s'avère que l'apposition de la croix basque sur les paquets de sel s'inscrit dans un partenariat après la fermeture des salines de Bayonne.

Le débat est celui de savoir pour quelle raison ce produit gascon qu'est le jambon de Bayonne (les Basques préférant au fond communiquer sur le marché plus "élitiste" du porc basque : cf Oteiza) a cru bon user de la croix basque dans son identification.

Je dis que les Béarnais sont ridicules pour une raison : ils agissent toujours avec excitation et grand bruit en réaction aux Basques.
Ce n'est jamais positif, jamais une initiative béarnaise, toujours un mouvement d'humeur face au succès des voisins.
Béret, jambon, signalétique, drapeau, ... A chaque fois, les grands cris des Béarnais, qui font moins de chichis quand il s'agit de se prostituer avec la croix occitane. C'est ça qui est désolant.
Auteur : Vincent.P
04/09/11
Il est certain que le sel est bien de Salies-de-Béarn et le logo de l'entreprise est déjà porteur de la croix basque car il y a eu fusion (consortium) entre l'IGP-Jambon de Bayonne, les ex-salines de Bayonne et celles de Salies.
Le maître d'oeuvre est le conseiller général (Mr Dupont) qui a installé le musée du Jambon de Bayonne à Arzacq ! Quine mesclagne !
www.sel-salies-de-bearn.com

Quant aux porcs ils viennent de trois régions : Aquitaine-Midi-Pyrénées et Poitou Charentes.
Mais les vaches ne sont pas des porcs !
Quel débat sur les identités et sur les origines, une fois de plus il y aura plein de grains de sels sur le forum de Gasconha !
Amitiés basco-béarnaises !

jmcasa
Auteur : casamayou
04/09/11
www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/09/05/sel-de-salies-de-bearn-un-nouveau-logo-basco-bearnais
Auteur : Vincent.P
07/09/11
Finalement la sagesse et le dialogue ont fait redécouvrir aux béarnais leur identité Vasconne : Basques et Gascons … si proches !
Auteur : Tédéric D
08/09/11
L'étiquette "Midi-Pyrénées" supplante le reste
Voilà comment on vent un ancien presbytère près d'Auch pour le public anglais : même plus de Gascony ou de SW France, non, c'est "Midi-Pyrénées".

www.cottonandco.org/property
Auteur : Vincent.P
27/08/11

Réponse de Gasconha.com :
La principale menace pour la Gascogne, c'est peut-être bien maintenant les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, qui sont en fait les aires d'influence respectives de Toulouse et Bordeaux.

Je compte utiliser au maximum Gasconha.com pour promouvoir une région Gascogne émancipée de ces métropoles, et développant avec elles des rapports d'égal à égal.
Le moyen institutionnel serait la constitution de métropoles régionales libres, ex-régionalisées, cantonnées à un territoire étroit qui ne les empêcherait pas de rayonner largement, non plus sur une région mais sur plusieurs.
De petits Singapour...
Bordeaux rayonnerait sur la Gascogne, la Guyenne, le Poitou, le Limousin, l'Euskal Herria (pardon, Renaud !)...
Toulouse rayonnerait sur la Gascogne, la Guyenne, le Languedoc, le Limousin...
La nouvelle Gascogne aurait comme noyau Tarbes-Pau-Dax.
C'est un projet à long terme, mais il est enthousiasmant.
Le seul fait d'en parler fait de la Gascogne un concept d'avenir.

[Tederic M.]
Afficher L'étiquette "Midi-Pyrénées" supplante le reste en particulier, et peut-être donner votre avis...
Remarquez que sur le site immobilier qui vend le presbytère sous l'étiquette "Midi-Pyrénées", la Gascogne revient par la fenêtre, par la carte Google associée.
Logique : la Gascogne est une unité géographique nette, qui lui permettra probablement de surmonter cette période néfaste où elle n'est plus nommée.
Auteur : Tederic M.
27/08/11
Je ne suis pas sûr qu'il faille s'alarmer tant que cela parce qu'une agence immobilière anglaise donne à ses clients virtuels une indication géographique fondée sur la région administrative d'appartenance ; c'est le contraire qui m'aurait étonné.
Ce qui serait inquiétant à terme serait que la plus grande part de notre patrimoine immobilier gascon (et d'ailleurs) finisse par passer en des mains étrangères parce que le niveau des prix excluerait de facto 99% des habitants ou originaires de la région, attachés à elle soit par des nécessités économiques soit par une appartenance culturelle.
Bref des "estrangers" soit de passeport soit d'appartenance mentale.

Pour le reste, ma sensibilité aquitano-gasconne, un peu isolée parmi les contributeurs du site - je le reconnais - me fait reconnaitre assez naturellement Bordeaux comme capitale aquitano-gasconne (ce qu'elle fut à divers moment de l'histoire) et comme je l'avais écrit en son temps, je ne crois guère en France aux "villes -Etats" à l'allemande.
Je reconnais qu'il y a problème en ce cas pour que la Gascogne ne perde pas ses rebords orientaux "toulousains" et ne se dilue pas dans une vague identité aquitaine, promue par le journal Sud-ouest et le conseil régional sans y mettre aucun contenu gascon/occitan (puisqu'il y aurait aussi une composante occitane non gasconne là-dedans).
Bref,la discussion n'est sans doute pas achevée  !
Auteur : gerard s-g
28/08/11
Le naufrage des portugais sur les côtes de Saint-Jean-de-Luz et d'Arcachon (1627
Je me permets de mettre un petit grain bibliographique : je viens de relire "Le naufrage des portugais sur les côtes de Saint-Jean-de-Luz et d'Arcachon (1627)" aux éditions Chandeigne, je suppose que tous les savants qu'il y a ici connaissent, mais moi je vous recommande fortement ce livre s'il vous a échappé, car il décrit d'une certaine façon les côtes de la mar grana, il donne à voir la représentation que pouvaient se faire les gens des villes de Bordeaux, Lisbonne, Madrid et Paris, des habitants, bergers des dunes et des landes.
Ce livre se présente comme un ensemble de documents que l'on trouve rassemblés en un petit volume : récits des rescapés, articles de gazettes, rapports administratifs sur le naufrage, description de cartographe et surtout cartes et plans (celui de Saint-Jean de Luz est formidable) de nos contrées de l'époque et du 18ème siècle, à la fin de ce volume il y a une analyse des causes de ce naufrage qui vit périr la flotte portugaise des Indes, il y eut au moins 2000 morts, et des richesses innombrables ont disparu, changé de mains, dans une tempête qui fait penser à celle baptisée Klauss.
Le récit des basques de Saint-Jean sauveteurs audacieux et des méchants bergers landais sauvages et inhumains est effarant.
Auteur : Dominique
23/08/11
Afficher Le naufrage des portugais sur les côtes de Saint-Jean-de-Luz et d'Arcachon (1627 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je reviens sur cette référence, on y trouve une relation d'un cartographe qui donne des mots "du coin", ce qu'il appelle (1708) la grande côte de la mer de Médoc :
cotegeaire qu'il traduit par pilleur de côte et plus loin par chercheur d'ambre, il parle de "bedouse" ou belouse traduit par fondrière, le pécheur est dit s'appeler "roussinaire" et Claude Masse, ce cartographe, nous dit qu'il ne faut pas se fier à lui, car ces roussinaires "ne se font pas grand scrupule de donner un coup de hache sur la tête au pauvre malheureux qui leur demande son chemin pourvu qu'ils voient quelque apparence de profit", dernier mot que je repère dans ce texte c'est celui de "mique" petite boule de pâte de farine que "les malheureux des côtes mangent avec un peu de lait quand ils en ont".
Quant aux malheureux Portugais, les habitants de la côte, ceux de Lège par exemple, ont refusé de leur indiquer le chemin pour s'en sortir.
Pour ceux qui vont se retrouver en cette belle fin d'été du côté de Biscarosse dans de belles maisons, ou sur les plages entre Cap Breton et l'étang de Cartaignac comme on disait à l'époque, pensez à cette flotte entière dont ces deux caraques qui doivent encore être tout près...
Ceci dit, le duc d'Epernon a récupéré les diamants de la cargaison.

Question aux sagaces :
Est-ce que les mots trouvés sont du gascon maritime, ou du Médoc (ou de vrais mots de gascon tout court) ?
Amitiés
Auteur : Dominique
23/08/11
"Le naufrage des Portugais" est dans ma bibliothèque depuis plusieurs années et figure à un futur programme de lecture... Un épisode pas très glorieux pour nos Landais de la côte mais c'est ainsi !

Parmi les mots cités,le plus évident est la "mique" (mica) aliment de base des Gascons de l'ouest pendant des siècles et omniprésent dans les contes d'Arnaudin.
"Cotegeaire" parle tout seul, bien qu'on attendrait plutôt "costejaire" mais je ne le trouve pas dans le diccionaire de Foix, le seul que j'aie ici à portée de la main.
Quant à "bedouse", à moins qu'il ne s'agisse d'un noir jeu de mot avec la veuve (bedoue ou bedouse, j'ai un doute) il me semble que la fondrière est plutôt "baribounde" (baribonda) ou "galihosse" (galihosssa) dans les parlers ouest-gascons ; mais avalant régulièrement les bergers égarés et imprudents, peut-elle était elle habilitée en effet à se croire leur veuve !
Auteur : gerard s-g
27/08/11
C'est quoi cette réflexion ?
www.sudouest.fr--un-parrain-du-milieu


"De toutes les personnalités qu'il a vues défiler à Hestiv'Òc, Marcel Amont est celui qui l'a le plus impressionné par son aisance… à l'oral.
Didier Fois, fondateur du festival, est lui-même passé par ses fourches caudines :
« Quand il a fait son premier discours, il parlait un occitan salisien de la rue, du patois quoi.
Je le lui ai dit, pas sur le ton de la critique mais du conseil, ajoutant que s'il avait besoin d'un coup de main, j'étais là. Et comme c'est un mec intelligent… » "
Auteur : Vincent.P
21/08/11

Réponse de Gasconha.com :
Il semble que l'article de "Sud-Ouest" a déformé les dires de Pierre Salles.
Lire ce qui est dit à ce sujet dans le courant de ce "hiu de discussion" (pardon Renaud !-)) long et intéressant.
[Tederic M.]
Afficher C'est quoi cette réflexion ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est toujours dangereux d'utiliser le mot "patois", surtout d'une manière dépréciative, et même si c'est pour promouvoir une langue plus "blosa" (pure).
De toute façon, les gasconophones salisiens (sauf Didier Fois) ne vont pas se recycler, et ils risquent au contraire d'être confirmés dans leur "vergonha" (honte de parler "patois").
Il faudrait au contraire développer leur "fiertat" par rapport à la langue (même bourrée de francismes) qu'ils tiennent de leurs aînés.
Dans un contexte festif, une langue trop académique risque aussi d'être incomprise par ceux qu'on devrait chouchouter : les dernières générations de locuteurs passifs ou actifs.
Auteur : Tederic M.
21/08/11
Qu'est ce de l'occitan du Béarn ?
Vous allez me répondre du Béarnais… et le Béarnais  ?... du Gascon !
Pourquoi ne pas appeler un chat un chat !
Moi lecteur lambda quand je lis l'article je remarque une seule chose :
On ne parle que d'occitan par-ci d'occitan par-là surtout quand un enfant de la Bigorre est à l'honneur et quand l'article veut citer un parler local on parle de "patois", cela ne vous rappelle pas quelque chose ?
De vieilles méthodes… d'une centaine d'années …
Amis Gascons, vous ne voulez peut être pas que le Gascon devienne de "l'occitan de Gascogne" et passe dans la conscience collective pour un patois occitan ?
Juste une remarque en passant…
Auteur : Tédéric D
22/08/11

Réponse de Gasconha.com :
Même si on accepte que le gascon est une partie de la famille occitane, il n'y a aucune raison de nommer la partie par le tout.

Aperem un gat un gat, e lo gascon gascon !
Une chose qui n'est pas nommée cesse peu à peu d'exister.
Le patois ou 'parler' est la forme locale d'une langue vivante dans la société traditionnelle- rurale.
Les 'patois' ont été scolairement condamnés, mais les langues correspondantes l'ont été aussi, non en raison de leur infériorité, mais pour d'autres raisons.
'Patois' ou langues dites 'régionales' ont eu droit à la même politique de la langue.

Mais qui organise cet évitement SYSTEMATIQUE de l'adjectif 'gascon'  ? Et ce marquage médiatique 'occitan ? Ca finit par se voir.
Auteur : PJM
22/08/11
Quan entèni a díder "occitan de Gasconha", qu'entèni "personne de petite taille" o atau...
Après que s'estonan digun ne sabi pas çò qu'es l'occitan ; o meilèu que s'estonan lo monde que credin qu'es ua mesclanha de lengas, quauquarren de diferent deu parlar de casa... Dit atau que'n pareish estar totun...

E puishque parlam de patoès, v'ic prègui Tederic M, deishatz de barrejar francés e gascon (euh pardon, occitan-gascon) ! Bon que'm diratz que hètz çò que vòletz, mes bon entà jo, botar mots de gascon au bèth miei d'ua frasa francesa (pas nhac o patac o moquira, mes mots desconeishuts deu franchiman de basa) qu'es atau parièr de totjamei en.hicar mots d'anglés en francés. Qu'es border-line qué !
Auteur : Renaud
22/08/11
A PJM  :
Qui organise l'évitement de l'adjectif "gascon" ?
L'occitanisme jacobin, qui prédomine à l'heure actuelle.
Il n'y a probablement pas de consigne explicite, mais ça ne fait plus partie du politiquement correct occitaniste d'utiliser "gascon" pour ce qui ressort de l'espace gascon entre "mar, Garona e montanha" (pardon Renaud !-)).
Notez bien qu'ils pourront utiliser l'adjectif "gascon" pour l'appliquer à une Gascogne tronquée (en gros, département du Gers, et éventuellement département des Landes).
A ce degré de réduction, la Gascogne devient inoffensive.
Un exemple d'énumération qui tue (la Gascogne) :
"occitan toulousain", "occitan pyrénéen", "occitan gascon"...
Une fois qu'on lui a retiré les Pyrénées et le pays toulousain (partiellemment gascon), on peut mentionner la Gascogne... (exemple tiré du programme d'un festival de chant qui s'est déroulé récemment à Tarbes, il s'agissait de caractériser les groupes participants).
Auteur : Tederic M.
22/08/11
Si le snobisme va jusqu'à refuser d'employer des mots gascons dans une phrase en français pour rendre la langue gasconne un peu audible, c'est à désespérer du sens tactique de certains militants.

Pour ce qui est de la réflexion qui initie ce fil de grans de sau, j'aimerais savoir s'il s'agissait de dire que Monsieur Fois parlait un "occitan" trop francisé (mais alors pour quelle raison l'allusion salisienne ? On y parle moins bien ? Au passage, cela fait bien 50 ans qu'il n'y a plus de parler de la rue à Salies) ou d'un rejet des spécificités du gascon du Béarn occidental par un néo-locuteur peu au fait de la réalité gasconne (je crois avoir compris qu'il interprète le vocalisme atone du béarnais salisien comme une francisation mais je suis peut-être médisant).
En tout cas, un Tisné appréciera de voir le gascon de Salies ainsi traité !
Auteur : Vincent.P
23/08/11
Sui pas guaire "snob" mossur, mes emplegar mots gascon qu'an perfectament las soas arreviradas en francés, que tròbi aquò un chic "patoès"...
Shens voler estar maishant o atacar qui que sia... Suivez mon espiar...
Auteur : Renaud
23/08/11
Parce qu'on peut se permettre en l'état actuel de la langue de ne pas céder à donner au public ce qu'il veut (le veut-il ?), un peu de couleur locale, quand bien même celle-ci serait "patoisante" ?
Ce n'est pas du snobisme pour tout dire, c'est une absence totale de réflexion basée sur la réalité statistique, et c'est un manque de stratégie assez pénible.

Pour que le public ait accès à quelques mots de gascon qu'il prononcera dans un accent convenable, je suis prêt à tous les travestissements.
Mais bon, comment discuter de ces choses-là avec des personnes qui se figurent que le gascon serait encore la langue vernaculaire d'une petite majorité ?
Continuons ainsi, à écrire dans une graphie qui n'est lue d'aucun locuteur naturel, en parlant de sujets qui n'intéressent que les purs francophones.
Auteur : Vincent.P
23/08/11
Qu'ès de non suportar gojat...
Que m'estimi mèi non pas arrespóner pr'amor qu'ès d'un gloriosau e d'ua pretencion... A t'escotar qu'am lo sentit qu'ès tu, que coneishes tot, que hèi las causas de qui cau. Pr'amor los autes, solide, n'an pas comprés arren.
Sonque sus aquera istoèra, que tròbi qu'escríver, e disi plan escríver, mots atau qu'an las soas arreviradas quasi literaus en francés, n'es pas ua bona causa...
Que hèi desbrombar qu'am nosatis ua gramatica, ua sintaxa, e pas sonque mots...
Mes qu'arrespècti lo qui hèi aquò, e n'es pas sonqu'a arremarca.

Jo que hèçi tostemps l'esfòrt de parlar gascon, dab los qui saben, e d'autes que sèi estar interessats. E'm pensi que hèçi avançar mei las causas que d'escríver "vertats" nharosas sus un forum.
E puish entà ensenhar lo pèc (puishqu'es aquò que vòs har ça'm par) que't caleré tirar aqueth tesic d'escríver pleiteis boharòcs d'erudit de seconda zòna.
Pro. Respon e argumenta coma t'agrada adara, que me'n trufi.
En fèit lo sordeish qu'es dab aquiths piros n'i a pas nat debís de possible...
Auteur : Renaud
24/08/11
Dans ma logique, celui qui ne répond pas n'a pas les arguments pour contredire l'interlocuteur.
C'est très primaire comme raisonnement mais ça décrit assez bien la moyenne des comportements dans ce sens.
Draper son incapacité à argumenter dans le refus de la supposée prétention de l'autre interlocuteur est par contre le comble de la médiocrité intellectuelle.
Et puis, tant que nous y sommes, oui je suis un bravache, je suis bien content de ne pas être des ces émasculés occitanisés qui ont perdu tout caractère, j'ose le mot, ethnique. Je suis gascon et je fuis la mollesse. J'aime le paradoxe, les ambigüités, la vivacité, le cynisme.
Le consensus, c'est bon pour la Finlande.

Je pense fondamentalement, il faudra m'excuser cette arrogance, que les "autres" n'ont rien compris, non pas qu'ils soient bêtes, mais tout naturellement, ainsi qu'on le constate pour tout mouvement d'idées, ils arrivent à un âge où il faut trouver sens au combat d'une vie, fatalement dans l'orthodoxie (il y a bien quelques individus qui renient tout, ils ont le mérite d'être drolatiques).
C'est normal, je connaitrai moi-même cela, il s'agit du conflit des générations qui est sain.
Je méprise les enfants qui vouent un culte aux idées de papa. Ils sont à contre-sens de l'Histoire. Ils sont conservateurs en ce qu'ils refusent de discuter d'autres axiomes.
Les Occitans ont créé toute une génération docile qui singe les événements du Larzac. En 2011, à l'heure de la globalisation financière, c'est sordide et triste.

Pour ce qui est du débat sur la qualité des interventions, il est probable que les tiennes soient meilleures, mais je crains qu'en les exprimant dans un patois mort décoré de fioritures médiévales, cela n'ait guère d'impact.
Mais enfin, tu sembles tenir dur comme fer à cette dignité qui t'empêche de gentiment et innocemment "patoiser" en français.
Non, ton occitan est une langue de communication mondiale, normalisée, scientifique dirait Groclaude père ! Comment à ce point s'illusionner ?

Je n'ai qu'un conseil : plutôt que de rester dans vos salles de classe, arpentez un peu la Gascogne et les contrées voisines. Constatez par vous-même la réalité sociologique, les mutations démographiques, les changements paysagers.
Juste pour comprendre les raisons pour lesquelles vous avez échoué. Ce sera déjà une première réussite.
Auteur : Vincent.P
24/08/11
Bon sonque aqueste còp, e après que desapareishi d'aquiras pelejadas pègas.
Qu'èm en un monde mondializat, lo país que cambia, e qu'es parrabastat. Vertat. Mes jo que crei au concret.
La lenga que l'entèni sovent (pr'amor que la cèrqui solide) e qu'es enqüèra aquí ; arrèis lo pseudo-caractère gascon, lo vei pas enlòc.
Qu'èm tots diferents sustot en lo monde individualiste de uei lo jorn.
Alavetz qu'ès capborrut, e que'n serés podut estar autanplan estossis finlandés.
Après : blablabla occitanistes... Jo ne'n sui pas briga. Qu'èi aprés lo gascon de jo-medish e après dab los locutors naturaus, alavetz dèisha un chic de pensar qu'autanlèu, ne s'aduven pas dab tu, que son occitanistogauchistes.
Lo mon gascon qu'es en efèit ua lenga mondializada (au mensh gasconisada) e n'èi pas nada vergonha en empruntar un mot ací o aquí pr'amor aquiths mot que'us èi entenut a díser. A notar n'emplegui pas jamei lo tèrme "occitan" mes tostemps gascon mes bon...
Enfin, que t'aconselharí de devarar un chic de la toa auto e de t'abaishar a parlar dab lo monde deu país, tu que dises tostemps digun ne sap parlar.
La situacion ne n'es pas mensh catastrofica mes qu'i a enqüèra un hèish de locutors, donc un sarròt de causas a har entà sauvar la lenga e donc l'identitat.

N'arribi pas a compréner com un òmi com tu singui tant maishant de cap a la lenga, mes singui tan nau tà çò de l'identitat gascona, d'ua Gasconha saunejada..

Que sui sovent en contact dab locutors de per mon tribalh, e que't puish assegurar la Gasconha, saben pas çò qu'es lo monde. Mes lo gascon, que quiò puishque'n parlan.
E s'avès vergonha ? ("argument typique d'occitaniste post--soixante huitard"...)
Ah òc e tà acabar qu'escrives com un technòcrate, o au miélher un notari.
Adiu peliu.
Auteur : Renaud
24/08/11
Bonjour à tous,

Cette joute verbale entre Vincent et Renaud me fait mesurer la profondeur du problème gascon.
Voici deux hommes intelligents, d'un très bon niveau culturel, attachés à leur langue et à leur identité, chacun à sa manière, pas prisonniers du dogme occitaniste.
Et pourtant, quelle difficulté pour communiquer. Quelle difficulté pour trouver ne serait-ce qu'un PPCD.

Je ne crois décidément plus en la capacité des Gascons à relever la tête.
Entre ceux qui sont pris au piège de l'occitanisme et n'arriveront sans doute jamais à s'en libérer et ceux, gascons de toute leur âme, qui n'arriveront pas non plus à s'entendre avec leurs semblables.

En ce qui me concerne, je pense que je vais cesser définitivement de fréquenter les lieux occitans et gascons. Tout cela est une perte de temps et un cul de sac.
J'invite très sincèrement tous ceux qui sont tentés par l'idée vasconne à rejoindre le groupe auquel j'appartiens et où je suis le seul représentant, pour le moment, de la Vasconie citérieure.
Les Gascons sont les bienvenus et même, dirais-je, une denrée assez recherchée. Alors peut-être à bientôt.
Auteur : Philippe Lartigue
26/08/11
J'écris comme un préfet de Napoléon disait l'un de mes professeurs à Bordeaux, moqueur. C'est comme ça, tropisme juridique béarnais.
Manciet, c'est peut-être très beau, mais je préfère encore lire les Fors du Béarn.

La situation de la langue est en effet catastrophique, quelques vieillards édentés ne sont pas d'une grande utilité pour faire rêver la jeunesse, je ne vois même pas comment on peut essayer de se remonter le moral.

Bordeaux, 1M d'habitants. Toulouse, 1M d'habitants. Au grand maximum, 0.1% de locuteurs malhabiles.
La Gascogne est ceinturée par deux mégalopoles qui diffusent l'influence francisante, actuellement nous en sommes à la dénaturation de l'accent, dernière étape
.
Quelques agglos moyennes comme Bayonne, Pau, Agen, ... 1% de locuteurs ?
Puis la vallée de la Garonne quasi perdue depuis la saignée de 14-18, siège du combat des influences contradictoires entre Toulouse et Bordeaux.

La lande ? Un no man's land de petits pavillons provençaux peuplés de Nordistes.
La montagne ? En Ariège néo-pops à accent parigot, en Aspe écomusée à l'air libre pour distraire les routiers.
Le Gers  ? Colonie anglaise.
On ne parle plus gascon sur le marché de Rabastens !

Il est possible que l'on trouve encore un foyer de gasconophones du côté du Comminges montagnard, il faudrait les capturer pour assurer la survie de l'espèce.

Je pense justement que si tu étais un peu plus "technocrate" dans l'âme, tu ferais ce constat sans appel. Tu te rendrais compte que sauver la langue, c'est mettre en place un réseau d'écoles, c'est former des enseignants, c'est mettre en branle une communication institutionnelle autour de l'apprentissage, ... Bref, c'est de la dépense publique, et y'a plus de fric, pas de volonté politique. C'est IMPOSSIBLE.
L'oc est condamné à être la langue d'une secte avec ses codes, une quasi-religion comme les Hébreux dispersés en Occident par Rome. Voire une langue morte comme le latin pour des points au Bac. Tout cela colle parfaitement au tribalisme moderne.

Il n'y a plus rien à faire autour de la langue. C'est mort. Au grand maximum, quelques mots totémiques qui ancreront une vague identité Sud-Ouest. "Festayre" par exemple. C'est tout.

J'aurais honte ? Je ne peux avoir honte que de ce que je suis.
Je ne suis pas gasconophone naturel, comme à peu près tous les intervenants ici. Ce seul constat devrait nous glacer le sang.
Par contre, je n'ai certainement pas honte de ce que je suis, à savoir un enfant du pays. Ce sentiment est partagé par nombre de personnes mais ils ne savent pas mettre un nom sur cette fierté.
Le seul projet raisonnable est d'y greffer le concept de Gascogne, avec son histoire, sa géographie.
Sa langue n'est qu'un détail en plus, l'accent du SO voire le basque sont tout aussi importants.
Jusqu'à l'an 1000 des Aquitains.
De l'an 1000 à 2000 ce même univers parle gascon.
Quant au futur, il sera ce que nous décidons d'en faire maintenant. C'est très ouvert. Tout peut arriver. Le plus probable reste la francisation finale toutefois, mais qui sait ?
D'autres pistes émergent : languedocianisation via l'occitanisme, basquisation via le tropisme basque du SO, ...
C'est ton problème mon cher Renaud, tu ne conçois pas que le futur sera irréductiblement différent du monde que tu as connu et dont tu as voulu embrasser la langue.
Tu n'intègres pas que tout change et que si nous voulons agir sur le chemin qui sera pris, c'est maintenant qu'il faut développer l'attirail idéologique, avec des mots simples, accrocheurs, publicitaires.
Brailler dans les fêtes du SO avec un foulard rouge est plus important que les cours du soir pour apprendre le patois de papi. C'est triste mais c'est comme ça.
Auteur : Vincent.P
26/08/11
Adishatz monde !
En réponse à Vincent concernant l'article de Hestiv'oc et les propos écrits et rapportés par la presse au sujet de Pierre Salles et étant étonné moi même j'ai tenu a en savoir plus.
J'ai téléphoné à Pierre qui est un ami, il chante avec moi au Pagalhos, il m'a bien précisé qu'en aucun cas il n'avait prononcé ces propos en ces termes et surtout pas le terme patois, c'est le journaliste qui a jugé bon d'écrire cela.
Il a d'ailleurs demandé au dit journaliste de rectifier cela, ça n'a pas était fait malheureusement, qu'ei atau.
Donc voilà la vérité et je tenais à témoigner de ce fait.
A BETH LEU
Auteur : miqueu
26/08/11
Merci pour ce rectificatif, c'est très bien, j'ai un peu connu Pierre Salles (qui fut mon prof de béarnais au primaire), cela m'étonnait grandement de lui.
Auteur : Vincent.P
26/08/11
Halip, je fais la part de ton goût de la provocation, mais ne tombons pas, avec ta "Vasconie citérieure", dans un vasconisme jacobin qui refuserait de nommer la Gascogne, comme l'occitanisme jacobin le ferait avec "Occitanie occidentale" !

La Gascogne est une grande région géographique qui peut constituer un horizon identitaire.
Le fait qu'elle ait perdu sa langue rend la chose beaucoup plus malaisée, mais pas impossible.
Le fait que les pro-gascons ou pro-Gascogne ne soient pas d'emblée en ordre de marche pour promouvoir la Gascogne, ce n'est pas non plus une raison de désespérer : nous sommes des êtres humains, avec chacun sa vision... une dynamique collective rencontre toujours cet obstacle !

La Vasconie et l'Occitanie peuvent être des horizons d'appartenance supérieurs, et non exclusifs.
Je vois depuis longtemps la Gascogne comme l'intersection entre les deux.

Soyons simples et audibles : la seule identité régionale qui peut supplanter les insatisfaisantes identités "Sud-ouest" et "Sud tout court", c'est l'identité gasconne, celle du triangle "mar-Garona-montanha" (pardon Renaud  !-)).
Auteur : Tederic M.
27/08/11
"La Vasconie et l'Occitanie peuvent être des horizons d'appartenance supérieurs, et non exclusifs.
Je vois depuis longtemps la Gascogne comme l'intersection entre les deux." dixit Tederic.
Il m'arrive rarement d'être à 100 % d'accord avec quelqu'un mais cette fois c'est bien le cas.
Ne serait-ce que sur le plan de la langue, on ne peut isoler la Gascogne du restant d'une Occitania linguistique, même si de nos jours cette aire s'est vue réduite à l'état de peau de chagrin.
De même que la Gascogne ne peut être séparée du Pays basque, lequel est lié pour une bonne part à la Gascogne historique.
Conscient de prendre mes rêves pour la réalité, je pense que l'idéal serait que, dans un contexte de grand respect patrimonial, le gascon et le basque deviennent les deux langues de culture d'une Gascogne consciente d'elle-même.
Rêvons un peu...
Auteur : D.Séré
09/01/12
M'adressi aus vasconistes de tots òrdes.
Nos disen que l'apartenença de Gasconha a l'Occitania es un mite... mès pòdem los i responder que :
- Oc-ben, la Garona es una termièra naturala entre Gasconha & los auts pais d'òc. Mès Ador es tanben una termièra entre Gasconha e Pais Basc  !!! çò qu'an causit d'oblidar...
- D'un punt de vista antropologic, d'acòrd, i a parentats indeniablas entre Basques e Gascons. Mès ne fau pas barrejar damb la lingüistica... En efèit, la lenga/lo dialècte gascon(a) n'a pas ren a véser damb l'euskara ! La sintaxa gascona es la mèma qu'aquesta deu lengadocian, e la majora partida deus mòts venen deu latin.
Adishatz/adieusiatz : vesetz bien los punts comuns... e poirém contunhar una brava pausa !
- Apui, la termièra es redde neta entre las lengas gascona e basca, quòra i a tot un pilòt d'isoglòsses entre gascon e lengadocian, e tanben entre gascon e francés, çò que montra una frontièra mens neta.
D'acòrd, i a fòrt de mòts d'origina basca en gascon, mès i a tanben mòts d'origina anglesa en francés... e, egau, van pas diser que lo francés es una lenga anglò-saxona ! Apui, los mòts d'origina basca son redde pus presents en Biarn que non pas en Bordelés : aquò montra sonque una influença, naturala, d'una lenga au contact d'una auta.
Donc, que lo gascon sii considerat coma una lenga pròpa, tot fèit d'acòrd, mès diu estar aparentat damb l'occitan. Aquò's scientific !

Occitans de tots pais, unissetz-vos ! ;-)

Ps : n'èi pas ren contra los Basques, que n'èi au mitan de mons aujons  :)
Auteur : Gaby... Bordelés Gascon e Occitan
17/08/11
Afficher M'adressi aus vasconistes de tots òrdes. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Personne n'a jamais nié que le gascon était une langue néo-latine parente de proche en proche avec ses voisins immédiats languedociens, guyennais, limousins, catalans et aragonais avec adstrat français qui a rapproché tous ces dialectes.

La Gascogne, c'est autre chose, c'est un pays, pas une langue.

Quant aux sphères culturelles, elles transcendent largement la distribution des langues : la Roumanie est un pays de langue latine, qui nierait que le pays s'inscrit dans la sphère culturelle est-européenne slavo-orthodoxe  ?

Du reste, ce qu'il y a d'original avec le gascon, c'est que même sur les faits linguistiques, la langue parlée en Gascogne est marquée par son substrat basco-aquitain.
Mais même, réduire la Gascogne à sa langue me paraît exagéré.
Auteur : Vincent.P
17/08/11
Pensi, Gaby, que los "vasconistes de tots òrdes" qui s'exprimeishen sus Gasconha.com e son en generau pro saberuts en lenga ende sàber que lo gascon apartien a la(s) lenga(s) d'òc.
Mès pòt estar utile de raperar çò que dises au "gran public" qui vien de còps sus Gasconha.com, e poderé, estrambordat per l'idea de la Vasconia, passar a costat de la realitat lingüistica.
Aprèps, lo sentiment identitari que's pòt alimentar d'autas causas que la lenga deus ajòus.
Jo pensi despuish longtemps que la Gasconha dèu desvelopar ua apartenença dobla, occitana e vascona.
Istoricament, la Gasconha d'avans l'an 1000 que's pòt considerar coma vascona, la Gasconha deu segon milenari que's pòt considerar com occitana : qu'a partatjat l'atge d'aur de l'Occitània e tanben la soa francizacion progresiva.
La Gasconha deu tresau milenari, ne sàbem pas çò que serà, mès pòdem prepausar direccions...
Auteur : Tederic M.
21/08/11
Adixats a tots.
Que hei arremercar a Gaby que la Garona es ua frontera mes "dura" que non pas l'Ador : que's parla gascon au sud d'aquera ribera, sia en lo "BAB" sia en lo "pais de las tres - o quate ? - vaths", es a diser enter Vilafranca e Bidaxe (alias lo pais xarnego) ; los toponims (maja part deus microtoponims inclus) qu'ac confirman).
Dinc a un temps recent (benleu enquera un chic adara) La Bastida de Clarença era un vilatge mesclat de Bascos e de Gascons.
Mes n'ac disi pas enta her prevaler la proximitat basca dab nosautes sus la que podem perceber d'un aute biaix dab los occitans.
Lo problema qu'es mes complicat que la question de l'etanxeitat de las termieras !
Auteur : gerard s-g
24/08/11
L'IBG et la signalisation bilingue (suite)
Je suis en mesure de témoigner et d'apporter les preuves de leur incompétence car j'étais présent à la réunion de la culture identitaire à la mairie d'OLORON quand la décision... la bonne, d'écrire "Auloron" fut prise et je raconterai l'intervention pathétique de l'IBG... en plus un accent circonflexe sur le a, c'est n'importe quoi cet accent n'a jamais eu cours en GASCON...
Auteur : MIQUEU
15/08/11
Afficher L'IBG et la signalisation bilingue (suite) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ne s'agit-il pas de la graphie "Aulouroûn" proposée par Jean Lafitte ?
Elle a sa logique :
Le "oûn" a pour but d'englober différentes prononciations de ce que la graphie alibertine note "on".
Par exemple, en Béarn, et donc à Oloron, le "n" n'est pas prononcé, alors que dans certains coins de Gascogne, il sera prononcé "ng".
On peut discuter cette proposition de graphie, et personnellement je la trouve un peu lourde, mais dire que c'est "pathétique" me parait injuste.
Il faut sortir de la guerre de religion entre occitanistes et "anti" !
La graphie occitane alibertine n'est pas de droit divin. Elle est d'une lecture très difficile dans le contexte français, et peut avoir des effets pervers graves.
Donc, discutons en !

J'ai exposé mon point de vue récemment au sujet du cas de "Labouheyre" et "Ychoux".

Pour Oloron, la graphie "Auloron" a l'inconvénient qu'elle sera incomprise, je pense, par environ 99% de la population, qui ne la prononcera pas autrement que "Oloron".
C'est un cas intéressant. Il pose la question de la notation du son "ou", et de la diphtongue "aou".
Je proposerais plutôt la graphie "Aulouroun", mais je reconnais que ce n'est pas simple, parce qu'il faut encore expliquer que le "n" ne se prononce pas, et que "Au" se prononce "Aw".
Voir la nouvelle rubrique de Gascogne-débat : Valorisation du gascon dans l’espace public
Auteur : Tederic M.
15/08/11
Je suis assez partisan de s'abaisser à écrire Aoulourou, car même la diphtongue n'est aujourd'hui plus comprise (cf Nadau, prononcé soit Nadô, soit avec toute la bonne volonté du monde Nadao, comme Danao de Danone), voire Awlourou.
Sinon, on passe directement à l'étape suivante et on écrit Oloroe.

Au passage, j'ai toujours été étonné de la grande clémence des occitanistes à l'égard de la diphtongaison du o initial non-tonique, qui est un phénomène très récent (moins de 2 siècles).
D'ailleurs, certains locuteurs prononçaient encore Oulourou il y a quelques décennies.
Je ne dis pas que cet effort populaire n'est pas bon, juste qu'il me parait étrange dans le contexte de la normalisation et de l'obsession étymologiste dont le corollaire est la dite "restitution" des toponymes.

Pour ce qui est des interventions de l'IBG, tout du moins quand elles sont signées Jean Lafitte, elles ont le mérite de l'argumentation, ce qui n'est plus le cas depuis un moment de la part de l'occitanisme officiel.
Auteur : Vincent.P
15/08/11
L'IBG et la signalisation bilingue
Au fait c'est quel Tederic qui trouve que l'IBG ici en Béarn fait de bonnes propositions sur la signalisation bilingue, j'avais loupé cet épisode.
Auteur : Miqueu
15/08/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, saja d'utilizar lo ligam "Votre avis ?". Que cau de còps tornar montar au prumèr gran de sau d'un hiu, end'ac trobar.
Ac avosses hèit, qu'aurem sabut a quin prepaus e volèvas pataquejar un Tederic...
Afficher L'IBG et la signalisation bilingue en particulier, et peut-être donner votre avis...
Prose de Hestiv'Òc
On rigole un coup avec nos amis occitanistes qui avec Hestiv'Òc essaient de se placer dans les pas des grandes fêtes du Sud-Ouest, notamment quant à l'attirail vestimentaire.
Alors juste un conseil, il n'est pas certain que le festayre soit sensible à cette prose :

"Un nouveau répertoire, à l'image du littoral occitan, de Marseille ou de La Ciotat, traditionnel et moderne, local et universel, nostalgique et boulégant.
Altérité et confrontation restent le passage obligé pour embrasser le réel, pour que face à la globalisation commerciale de la planète, émerge en réponse le libre et fraternel dialogue des peuples."

(à propos de Moussu T e Lei Jovents)

www.hestivoc.com
Auteur : Vincent.P
14/08/11
Afficher Prose de Hestiv'Òc en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il y a la prose avec un budget prévu de 350.000 EUROS pour que la hestejada occitana soit tot a gratis !
Mais il faut se rendre compte sur place et aller voir la façade de la mairie oriflammée du symbole devenu officiel de l'Occitanie en Béarn : les vaches de Béarn crucifiées sur la croix toulousaine ! On dirait la kommandantur de Paris sous l'Occupation !
Mais il reste la fête...

Amistats paulines.
Auteur : jmcasa
14/08/11
L'impression que j'ai de loin, c'est que la mayonnaise prend.
Et créer de toutes pièces un évènement de cette taille, bravo !
S'inspirer des "férias", c'est bien aussi, surtout si on essaye de faire mieux qu'elles !

La cantèra géante avec les trois classiques "Aqueras montanhas", "Bèth cèu de Pau" et "l'Immortela", ça me parait bien, très identitaire, et compatible avec une vision plus gasco-béarno-centrée.
Je pense que je serais ému d'y participer... Mès ne poish pas, car que soi tròp... lonh  !-)

Qu'aimeri recéber reclams de participants a la cantèra e a tot Hestiv'Oc, ende'm héser ua idea...

Le discours officiel occitaniste jacobin (qui place par exemple le Béarn et la Bigorre hors Gascogne) m'est insupportable.
L'exaltation du "Sud" me déplait également. Clichés éculés, franchouillards ! Là, c'est un côté agaçant des "férias" que HestivOc devrait éviter.
J'avais aussi été écoeuré par la bande publicitaire de l'an passé, à cause de l'accent totalement parisiano-médiatico-jeune de la "speakerine". Pour l'assoc "Accents du Sud", c'était le comble...
J'encaisse mal également le foulard jaune, que je ressens - mais on me répondra que c'est normal de chercher à se singulariser et que c'est la couleur du Béarn - comme une volonté de se dissocier des "hestes" à foulard rouge.
Je fais d'ailleurs le même reproche au "Moun" qui a choisi le bleu...

Mais comme le dit Jmcasa : "il reste la fête", et on peut y appliquer l'esprit "porteteni*" !
S'il était possible (en 2012) que je me joigne à un groupe de cantayres de rue pendant HestivOc, je ferais peut-être le voyage...

* porte te'n i se'n bòs = porte-t-en si tu en veux = auberge espagnole = apporte ta bonne humeur !
Auteur : Tederic M.
15/08/11
Adishatz a tots
Que volevi responer a JMCASA soci de l'IBG.
N'ei pas vertat e faus, que i a banèras biarnèsas dab eras vacas solas e banèras occitanas, que n'ei artèra de veder escriu mashants faus perpaus.
e eth "panuelo" qu'ei a'ras colors deu Biarn.
Mei d'aquo, au maugrat deu devis tostemps mashant de Vincent, qu'ei vadut ua grana hesta o eth pren gran plasèr a s'arcastar, manjar, e har era timpona en tota simplicitat e patz...

Adishatz, jo que serei dab eths Pagalhos ta cantar...
Miqueu
Auteur : Miqueu Arroseres
15/08/11
De plus comparer les drapeaux occitans aux drapeaux nazis sous l'occupation sont des propos inacceptables, et lamentables mais casamayou ne m'étonne pas...
Par contre Tederic au niveau de la modération des propos haineux je trouve ton laxisme décevant.
Atau dit...
a beth leu
NOTA : Casamayou n'a jamais rien fait ici en Béarn pour la défense du Gascon, je crois qu'il se fait appeler ETH baretounès sur d'autres blog mais il reste tjrs un sinistre individu, qui n'amène rien a part sa haine anti occitane nulle et ridicule.
Auteur : Miqueu
15/08/11

Réponse de Gasconha.com :
Je trouve aussi que la comparaison avec la Kommandantur est déplacée.
Fallait-il pour autant "modérer" ?
Peut-être alerter l'auteur avant validation.
Mais les auteurs des grans de sau doivent aussi assumer leur responsabilité.
Et traiter un "gasconhaute" de "sinistre individu" comme tu le fais, Miqueu, pourrait aussi être modéré.
Pour l'instant, je suis effectivement plutôt laxiste, aussi parce que chaque cas de modération ou de censure nécessite une réflexion préalable, des explications à donner à la personne "modérée" ou censurée, bref du travail.
[Tederic eth moderator]
Je n'ai rien dit de méchant, je me moque seulement de la prose empesée des organisateurs.
Je n'aurais pas pu pondre un texte pareil sans avoir peur d'être ridicule.
Auteur : Vincent.P
15/08/11
L'invocation à l' "universel" ne cacherait-elle pas l'idée que tout ce qui est local est insuffisant ? Elle sonne comme une excuse.
Est-ce la convention verbale obligée pour organiser une grande fête populaire  ?
Le "libre et fraternel dialogue des peuples", "passage obligé" vers "le réel" :
Dialogue obligé ? fraternité obligatoire ?
passage libre et obligé ? Traduit de quelle langue ?
Auteur : Lo Pec
16/08/11
Blablabla boboïsant et pseudo gauchiste totalement insupportable et dégoulinant de mièvrerie petit-bourgeoise cuculapralinesque !
Auteur : Joseph Staline
17/08/11
Ô Occitania ! Mea culpa !

Je reconnais que mes propos étaient un peu trop provocateurs, de l'humour déplacé !
Cependant, il faut aller voir sur place et constater que sur le balcon officiel de la mairie (bâtiment de la République française) il y a 5 drapeaux béarnais, 2 drapeaux toulousains, 1 drapeau français et 1 drapeau européen.
Mais que sur la façade il y a 12 étendards rouges sur lequel est fixé le drapeau du Béarn avec les vaches "crucifiées" sur la "croix occitane" !
C'est cette composition qui est choquante et scandaleuse.
Est-ce une nouvelle bergougne-vergonha qui pousse à ce nouveau symbole ?
Il ne fait pas bon d'être trop Béarnais à Pau, c'est bon pour les paysans pas pour les occitans !

Et de relire cette citation de B.Manciet(1989) dans son Enterrement à Sabres :
" Ce qu'il y a de pire maintenant - L'Occitanie vis d'Archimède à vide - ils t'auront, Gascogne abâtardie".
Quand au Béarnais R.Lapassade (1997), il parlait déjà de Drapèus arlats en dénonçant ceux qui l'avaient trompé et de vanter le seul qui ait réjoui son coeur : le carré béarnais...
Ce carràt peut facilement remplacer le mot "panuelo" pour les hestayres !

Bibe la heste !

Le sinistre individu.

jmcasa
Auteur : casamayou
17/08/11
Les statuts "facebook" de mes amis laissent entrevoir que Hestiv'Oc entame sa mue et que l'événement s'apparente désormais à un 4ème round après Mont-de-Marsan, Bayonne et Dax. Les Fêtes de Pau en somme.
Le caractère culturel du week-end leur est indifférent.

Au passage, c'est un exploit d'être parvenu à implanter une fête à Pau. Mais cela est révélateur des changements dans la sociologie paloise. Pau n'est plus une ville bourgeoise, elle est devenue plus "peuple" et mieux intégrée à son espace rural - pardon rurbain - environnant.
Ce sont les répercussions à long terme de Lacq.
J'avais épluché les résultats électoraux, même certains quartiers du centre votent à gauche désormais. C'est assez stupéfiant pour qui connait Pau.
Evidemment, pour les nostalgiques de la culture bourgeoise (la Pau anglaise, la Pau du XIXème siècle des grands parcs ou la Pau de l'Entre-deux-Guerres des maisons néo-basques), ce n'est pas idéal mais bon ...
Auteur : Vincent.P
24/08/11
Signalisation digraphique des noms de gare de Labouheyre et Ychoux
De retour de Dax (la hèsta...) vers Bordeaux, j'ai vu que les nouveaux panneaux indicateurs de noms de gare sont "bilingues" à Ychoux et Labouheyre.
En fait, nous savons, PJM nous en a parlé, qu'ils sont digraphiques (ou bigraphiques ?) et non bilingues :
ils affichent le nom (de toute façon gascon) de ces deux localités en deux graphies différentes, la graphie officielle française et la graphie occitane selon la norme d'Alibert.

Cela donne "Labouheyre / La Bohèira" et "Ychoux / Ishós"  ; sauf que sur les deux panneaux que j'ai vu à Ychoux, l'un oubliait l'accent (Ishos), ce qui a le grave inconvénient de changer l'accent tonique de syllabe, pour les saberuts qui connaissent la graphie alibertine.
Hélas, ces saberuts sont si peu nombreux que la transcription alibertine de ces noms sera le plus souvent lue respectivement, "La Boèïrà" et "Ichos".
Dans le premier cas, déplacement de l'accent tonique, dans le deuxième remplacement de "ou" par "o".

Dans le train, le contrôleur annonçait, lui, (ou elle), "Labouère" (sans le ÿ) et "Ichouks"...

Tout cela vaut une analyse approfondie.
Il faut constater d'abord la nouveauté fracassante, voire saugrenue, de ce bigraphisme, là où on l'attendait le moins, dans l'univers très normalisé des gares (songeons à l'uniformisation architecturale des gares à l'âge d'or du chemin de fer !), et dans une France qui est toujours très jacobine et uniformisatrice.
Mais la Région a quelques compétences sur le transport ferré régional...
Au moment où les derniers locuteurs natifs de Labouheyre et Ychoux abordent le 3e ou le 4e âge, s'amorce une reconnaissance officielle de leur langue (même si c'est sous le qualificatif imprécis d'"occitan"), par l'affichage d'une graphie supposée, à juste raison, plus occitane.
Le hic, c'est que 99,9% des gens (dont les locuteurs natifs qui devraient faire le relais) vont le lire d'une manière atroce.
Paradoxe apparent, "Labouheyre" et "Ychoux" ont pu être lus correctement, en préservant totalement la prononciation gasconne, par la population régionale, jusqu'au grand brassage des dernières décennies, qui a fait perdre la mémoire.

Ma position :
- La signalisation bigraphique a l'avantage de suggérer l'existence d'une langue autochtone, fait réel, même si cette langue est en voie de disparition.
- Une langue vit si elle est parlée, et avec sa prononciation propre.
- La graphie choisie pour ces panneaux bigraphiques ne résout pas, hélas, le problème de la perte de la prononciation authentique, et crée même un fort risque de prononciations aberrantes.
Elle est aussi tellement éloignée des habitudes de lecture françaises qu'elle favorise à l'extrême les erreurs lors de la fabrication des panneaux, comme le SORITDA relevé à Bayonne.
- "Labouheyre / La Boueÿre" et "Ychoux / Ichous" auraient pu redresser la dérive actuelle de la prononciation, et peut-être préparer le terrain pour une correction de la norme officielle française.

Remarques de détail :
Même dans le cadre de la graphie alibertine, on pouvait faire d'autres choix.
Le "h" de "Labouheyre" ne semble pas aspiré ni étymologique, d'après les recherches menées par BBF (Bénédicte Boyrie-Fénié).
Le verbe "bohar/bouhà" n'explique probablement pas le nom, mais a pu influencer les graphies.
Pour "Ychoux", dont la graphie officielle est aberrante (le "y" comme le "x"), on pourrait aussi proposer "Shos", "Shors", "Ishors"... Avec une prononciation induite catastrophique...
Voir le loc Ychoux [commune].

Voir aussi notre rubrique Valorisation du gascon dans l’espace public
Auteur : Tederic M.
13/08/11
Afficher Signalisation digraphique des noms de gare de Labouheyre et Ychoux en particulier, et peut-être donner votre avis...
Correction :
Pour "Labouheyre", j'aurais dû proposer "Le Boueÿre" puisque nous sommes en pays negue.
A la place de "Boueÿre", on peut aussi imaginer "Boueïre", mais le "y" a l'avantage d'être déjà dans les graphies officielles, même si c'est sans tréma.
Le tréma sert à indiquer à des lecteurs français que le "y" ou le "i" "se prononcent".
Sur le premier "e" de "Boueÿre", il faudrait aussi un accent grave, mais ce n'est peut-être pas crucial, et ça complique encore la graphie. Il est important aussi de rester simple.
Auteur : Tederic M.
14/08/11
Labouheyre ne se prononce pas Labouèyre en gascon mais Lebouhèyre, avec un H très nettement expiré.
Des générations de Bouheyrins/Bouheyrots auraient-elles tort de s'acharner à dire de la sorte ?
La Boèira, ça ne me parle pas.
Auteur : Lou Bouheyrot.
24/08/11
J'aterris dans votre dialogue avec mon esprit de l'escalier habituel !
Pour une fois, je ne suis pas trop d'accord avec Tederic :
vouloir supprimer le "h" de la transcription gasconne de Labouheyre pour des raisons étymologiques vraisemblables ("herbe fabeyre"...) revient à ne pas tenir compte de la prononciation traditionnelle, légitimée en effet par des générations nombreuses (je rappelle la scie grand landaise citée par Arnaudin à la fin de certains contes : "jo que boteri lo pèd sus ua tapoeira m'en torneri a La Boheira (lebouheyre)" en effet avec h marqué si je me souviens bien de la prononciation bouheyrote entendue dans mon adolescence.
Quant à Ishos, a part une très possible graphie "Ixos" (désolé, je ne marque pas les accents du "o" sur mon pc), je ne vois pas d'autre solution.
Ou c'est une totale remise en cause de la graphie classique avec retour "laffitien" à la graphie quasi-phonétique. Je ne crois pas à cette solution.
Amistats a tots.
Auteur : inconnu
15/09/11
Gerard (puisque je sais que c'est toi l'inconnu !), quand j'ai exprimé l'idée d'une suppression possible du "h" de "Labouheyre", je ne savais pas si les locuteurs gascons le prononçaient.
Oui, ça change tout, même si on peut imaginer que leur prononciation était fautive, due à l'attraction du verbe "bohar" (souffler).
Il me semble qu'il y a aussi, d'ailleurs, l'hypothèse "boèira" dérivé de "boèir" (laboureur).

Une remarque en passant : j'ai remarqué plusieurs fois, à la lecture d'auteurs gascons du 19e siècle par exemple, qui écrivaient dans une graphie plus ou moins patoisante (Théodore Blanc le bordelais...) qu'ils avaient souvent la pratique très irritante pour moi de rajouter un "h" là où il n'y en a pas (ex : le pronom personnel "eth" écrit "het") et à ne pas le mettre quand il doit y être (ex : "et" pour "heit").
Cela quand même plutôt dans les coins où le "h" gascon avait perdu son aspiration. Mais pourquoi le rajouter précisément quand il n'en faut pas ?
Cela manifeste l'absence totale de connaissance du fait gascon de leur part ; c'était avant Rohlfs et compagnie...

Quant à une graphie gasconne à utiliser pour "Ychoux", comme je l'ai dit ailleurs, j'aime bien personnellement "Ishós", mais ce n'est pas mon goût personnel qui compte, mais l'effet produit dans la population générale.
Or celle-ci est totalement incapable de le lire correctement.
Et justement, il faudrait guider sa lecture, parce que la graphie officielle "Ychoux" ne le fait pas !
Le débat est ouvert. "Ishós" peut manifester l'existence d'une langue un peu mystérieuse, et donc éveiller peut-être un réflexe identitaire.
Mais essayer de transmettre la prononciation menacée, c'est bien aussi sur le plan identitaire, et ça fait le lien avec la dernière génération de locuteurs.
Pour moi, la graphie alibertine peut-être gravement contre-productive dans les usages grand public, même si je la trouve bien adaptée au gascon.
Il faut absolument éviter d'en faire une obligation absolue pour ce qui est de la signalisation publique.
Auteur : Tederic M.
15/09/11
Oui Tederic, c'était bien moi.
La solution serait de suggérer aux autorités régionales à l'origine de cette heureuse initiative (n'ayons pas l'air de la regretter au risque de la décourager  !) d'ajouter entre parenthèses et en plus petits caractères une transcription quasi phonétique du type de celles que tu évoquais.
Cela répondrait aux deux impératifs de retranscription conforme à la dignité de la langue et de compréhension de celle-ci par tous.
Idem pour Baiona/Bayoune,etc...
Auteur : Gerard S-G
18/09/11
C'est aussi ce que je propose. C'est ce qui se pratique dans certains villages d'ailleurs.
Je pense cependant que les occitanistes ne sont pas capables d'accepter un tel compromis, car ils restent bloqués dans des analyses sociologiques fondées sur la supposée dignité graphique dans l'espace public, alors que ce qui compte au fond, c'est plus la forme pour une fois que le fond. Bref, du moment que ça existe ...

gasconha.com--mot=langon&tipdoc=baneras
Auteur : Vincent.P
19/09/11
La proposition de Vincent.P pour LANGON/LENGON/Lengoun, avec en plus une petite banèra me parait excellente.
Pour résoudre un problème, il faut d'abord reconnaitre que le problème existe... or, les occitanistes dominants traitent par dessus la jambe le problème de la lecture de la graphie alibertine par le grand public.
Mais le bon sens finit toujours pas s'imposer, parait-il, donc il y a de l'espoir !
Auteur : Tederic M.
19/09/11

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