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mot = La
Un jornau occitan messadèir gratis en Gironda ?
Adishatz ! Un progèit que m'interessaré de montar, aquò seré un jornau occitan messadèir gratis en Gironda.
Las personas interessadas per aviar aquò (per redigir & contactar los lectors potenciaus), o que vòlen pus d'informacions, n'an pas qu'a préner contact damb jo per escambi d'adreças mail.
Auteur : Gabrièu Balloux
06/10/11
Afficher Un jornau occitan messadèir gratis en Gironda ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Û journau gascoû de Girounde n'ey pas dounc poussible ???
Auteur : jmcasa
06/10/11
Il y a encore des locuteurs de gascon en Gironde ? Peut-être dans la lande bazadaise, j'y voyais de braves vieux à béret il y a quelques années, vers Préchac.
Auteur : Vincent.P
07/10/11

Réponse de Gasconha.com :
On entendait encore des vieux parler gascon, au marché de Bazas par exemple, ces dernières années.
Mais pour ceux qui veulent faire cette expérience, dépêchez-vous, c'est peut-être déjà trop tard !
[Tederic M.]
Oui, c'est vrai, une fois j'ai entendu parler gascon sur la place du marché de Bazas.
Que c'est chouette Bazas, il est malheureux de constater que même l'accent du Sud-Ouest s'y fait rare.
Auteur : Vincent.P
07/10/11
Une discussion saisie par hasard à Pau ce jour : "Moi je ne comprends pas l'occitan", dit le premier. "l'occitan, çà n'existe pas !" plaisante le second.
"En fait, je suis languedocienne, mais de Béziers !" précise la troisième.

Une discussion à suivre...

amistats
Auteur : jmcasa
07/10/11
Adiu GAbrièu,

Jo que sui tròp lunh per t'ajudar en har aquò, mes que hèi plaser de véder lo ton arsec.
Un anar deus bons, e qu'es atau que's bastirà lo nòste aviéner : en har causas e hargar projèctes, meilèu que'n parlassejar...
N'escotis pas aquiths ropiagaires e criticaires de tots escantilhs !
Siis hardit !
Auteur : Castèths en l'aire
07/10/11
Il faut excuser la rationalité des immondes pessimistes que nous sommes, mais il ne m'a jamais été donné de voir qu'une offre rencontrerait une demande qui n'existerait pas !
C'est la logique de base de toute entreprise économique ...
Mais bon courage à Gaby ! Il connait une Gironde que je n'ai pas eu l'occasion d'appréhender en 4 années sur place.
Auteur : Vincent.P
08/10/11
Adishatz,
j'aimerais que le fier béarnais anti occitaniste primaire qu'est Cazamayou m'explique le signification des accents circonflexes utilisés à profusion dans cette écriture phonétique... très proche du français au demeurant signifie.... ?

Cela faisait un moment que je n'étais pas venu sur ce site mais je vois que ce sont toujours les mêmes propos pessimistes, et ciblés tous contre un soi disant occitan destructeur, je vous plains tous.
adiu
Auteur : miqueu arrosères
09/10/11
L'accent circonflexe marque la chute d'une nasale et se veut englobant pour tous les parlers du Béarn, qu'ils nasillent cette ancienne nasale (qui est vélaire ailleurs en Gascogne) ou qu'ils ne la prononcent plus du tout.
Il a le mérite de réserver le n pour les cas où il est réellement prononcé dentalement.
Auteur : Vincent.P
10/10/11
n'importe quoi !!!
Cites moi un seul exemple d'écrits anciens gascons ou il est fait usage de cet accent..
c'est une invention des néo linguistes très savants mais surtout incompétents qui n'ont jamais rien foutu pour la transmission de la langue style l'illustre gourou de l'ibg chez nous en béarn.
Le style d'individus et tu en prends le chemin qui arroganha tout le temps mais si on avait pas le boulot gr^ce à eux il n'y aurait vraiment plus rien, le néant.
Tu est très instruit, très intelligent, tu écris très bien mais reste en à la description de tes voyages qui sont très intéressants pour le reste tu es vraiment chiant désolé...
Je sais que mes remarques tu t'en "tamponnes" pas grave.
adiu
Auteur : miqueu arrosères
10/10/11
Bé oui, c'est une invention moderne ...
C'est une graphie englobante pour les seuls parlers du Béarn (et certains de Bigorre).
Moi je n'aime pas cette graphie parce qu'elle nie le fait gascon, et à destination des locuteurs naturels, elle est superfétatoire.
C'est une hypertrophie béarnaise, la mise en avant d'un phénomène de dénasalisation assez marginal dans l'ensemble gascon. Maintenant, pour marquer le nasillement orthézien, c'est pas mal.

Il n'en reste pas moins que c'est une invention moderne, je trouve que la volonté de s'émanciper de l'écrit médiéval ne peut qu'être louable, mais le "populisme" n'est pas assez poussé à mon avis, car cela reste un signe d'érudition, de conscience pan-béarnaise, que n'ont même pas les derniers locuteurs naturels (dans ma famille, combien de fois j'ai entendu qu'à Morlaàs, on ne parlait pas comme à Arzacq ! Je ne parle même pas de l'arrière-grand-père salisien débarqué du côté de Lembeye ...).
Auteur : Vincent.P
11/10/11
-A jmcasa : si qu'es possible, occitan girondin o gascon girondin, aquò designa la mèma causa per jo.
-A Vincent P : oui il y a encore des locuteurs : une enquête montrait qu'en 2008 30% des Girondins étaient "occitanophones", ce qui est fort vague, mais plus précisément : 18% le comprennent facilement, 1% le lisent facilement.
Avec plus de 1 400 000 habitants en Gironde, cela fait quand même 14 000 personnes capables de lire le gascon en Gironde !!!
Mais de toute façon, le public que je cible en 1er, ce sont les occitanistes girondins (mais aussi d'ailleurs, après), et j'ai déjà recueilli plusieurs dizaines d'adresses mail et postales. E òc, aquò existis encara !
Auteur : Gaby
11/10/11
E merci redde a "Castèths en l'aire" per sons encoratjaments. Aquò cambia fòrt de l'estile de M. Arrosères, per ne lo citar pas.
Se nosauts, Gascons, Occitans, Biarnés e auts, arrestèvam de nos engular per peguerias, poirém benlèu avançar milhor. (Enfin, sabi pas...)
Auteur : encara Gaby
11/10/11
Je ne crois pas dans ces sondages (menés par des occitanistes aux méthodes douteuses : au lieu d'engager une conversation pour vérifier le niveau, on demande aux sondés de l'estimer par eux-mêmes, quelqu'un qui connait 3 jurons va croire parler la langue) mais soit.

Du reste, il faudrait vérifier si ce n'est pas du côté de la Double que l'on parle le plus la langue en Gironde, autrement dit, là où on ne parle pas gascon mais limousin.
Au demeurant, dans les années 50, l'abbé Lalanne avait déjà du mal à trouver des locuteurs en Nord-Gironde.
BBF dans son livre toponymique nomme pudiquement "secteur francisé" une grosse partie de l'Entre-Deux-Mers où elle n'a probablement pas trouvé un seul locuteur (je parle de l'Entre-Deux-Mers non-gavache).
Façon, les habitants autochtones n'y ont quasiment plus d'accent.

Sur le bassin d'Arcachon, je doute qu'il soit possible de trouver un seul locuteur, même pas parmi la population testerine. Colonie française.
En Médoc, la francisation est avancée, depuis longtemps, notamment via les têtes de pont "gavaches" que sont Le Verdon.
Reste le Bazadais ... Avec l'effet bretelle d'autoroute, je ne donne pas cher du gascon en Bazadais, qui attire beaucoup de nouveaux-venus tandis que parallèlement, les autochtones fuient ou ont oublié la langue.
Peut-être qu'il restera à Insos, au milieu de la lande, un couple de gasconophones !

Viser les occitanistes de Gironde, c'est bien par contre, mais il ne m'a pas été donné d'en voir de nombreux.
Avec la menace sur la formation à la fac, rien de glorieux ...
Surtout, les militants occitanistes actifs sur Bordeaux m'ont semblé être plutôt d'extraction périgourdine !
Et comme le rêve occitan dicte l'équivalence dialectale, c'en est fini du gascon proprement bordelais. Ou bien il s'agira du limousin du Périgord, ou bien d'un sud-gascon, à chaque fois importé par des étudiants qui font souche en Gironde.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Car Gaby jo que soi deu costat deu's qui batishan e trivalhan cap a'ra nosta cultura en generau e que trova era tua idea d'apitar un jornau occitan en Gironda serè ua bona escaduda tau parça voste.
Si as besonh adressas, o autes cap problemas.
OC que batèli trop de quan en quan vertat, permor que soi defendedor de vertat e que parli trop dab eth men cor  !!
Mès totun quauque cops ne cau pas deshar disé trop de peguessas.
bona escandenca tau to project.
miqueu arrosères
Auteur : miqueu
11/10/11
Vincent P toujours égal à lui même, il est génial ce garçon, il sait tout et a réponse à tout, fabuleux c'est bête qu'il ne se présente pas aux primaires quel succès il l'aurait eu !!!
miqueu
Auteur : arrosères
11/10/11
Mon pauvre Miquèu, la Gironde, j'y ai vécu 4 années, je l'ai arpentée dans tous les sens, j'y ai noué des relations, je crois quand même pouvoir m'autoriser l'émission modeste d'un avis.
On ne parle pas du Béarn mais d'une région "occitane" septentrionale soumise à l'influence francisante depuis des siècles, rien d'étonnant à ce qu'identitairement, le constat soit pessimiste.
C'est la mort clinique en Gironde à mon sens, je n'attends qu'un sondage honnête pour le confirmer.

Après, ce n'est pas un problème, ni pour les ocitanistes, ni pour moi, car après tout nous travaillons tous sur l'après.
Qu'importe que l'ancien monde soit mort, ce qui compte, c'est la séduction de sa force évocatrice, bref qu'il plaise pour y greffer un renouveau identitaire que je veux vascon, que tu veux occitan (et au fond, les raisons de nos choix distincts relèvent de la simple sensibilité : je trouve la Gascogne vasconne plus excitante que le gros machin qui va jusqu'en Provence qui est un pays éminemment étranger à mon sens).

Après, malheureusement, j'ai fait le constat que cette démarche nécessite une coupure avec le monde métropolitain que j'aime tellement, mais qui se fait le diffuseur de la civilisation moderne, bref une interface avec le monde, dans son peuplement, sa pensée, son évolution, son économie.
Bref, en termes moins abscons, on peut encore faire quelque chose en Gironde si on déconnecte le gros du département de Bordeaux qui doit vivre sa vie, et si l'on recrée des centres de vie plus locaux autour des petites villes gasconnes, genre Bazas ou La Réole.
Au fond, c'est en pratique ce qui se fait chez les Basques, Bilbao et Donostia sont pour la galerie et les manifs le dimanche, le vrai monde basque se fait dans les petites villes comme Tolosa, dont l'activité est basée sur des services de proximité et une économie locale.
Ce support permet le maintien et le renouveau d'une identité locale qui se réinvente continuellement (par exemple, les Basques ont fait de la thématique immobilière quelque chose de primordial).

Evidemment, même chose pour Toulouse, mais comme pour Bordeaux, le réflexe de la grande ville est probablement trop fort, d'ailleurs tout le maillage économique est ainsi fait.
Tout ça pour dire qu'en Gironde, il ne fait pas bon d'être militant occitan, et que de toute façon, ce n'est pas la politique culturelle qui nous sauvera mais la politique tout court, car c'est des choix politiques que nous dépendons.
Si tu veux voter pour moi, fais-le ! Hihi.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Je vais t'étonner mais je suis d'accord avec ton dernier article, le constat que tu fais est vrai, c'est vrai que je parle un peu trop avec mon coeur et mes sensiblités, par contre je suis résolument tourné vers l'avenir et c'est peut être utopique mais je veux encore croire qu'il y a une place pour notre culture..
Que seram ço qui bastiram  !!
Présente toi, on verra... rires
N.B. les sexa locuteurs naturels ici en Béarn au moins parlent encore une langue BELLE non francisée, ma mère a 72 ans, j'ai le plaisir de manger avec elle tous les midi et c'est vraiment "le pied" DE PARLER GASCON AVEC ELLE.
Si tu veux je t'invite, elle cuisine bien et cela te fera du bien de parfaire ton apprentissage linguistique.
Il n'y a aucun francisme dans son parler, ce serait plutôt des gasconismes quand elle parle français...
Auteur : miqueu
11/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Accepte l'invitation, Vincent !
Bien manger, entendre du beau gascon, se réconcilier avec Miquèu... il ne faut pas manquer ça !
[Tederic M.]
Merci Miquèu per ton sosten.

Vau m'adreçar a Vincent : l'occitanisme en Gironda N'ES PAS ENCARA MÒRT. Dises que lo gascon bordalés dispareish, d'acòrd.
Mès jo, contunhi de parlar un gascon girondin (deu SE deu Bordalés), coma quauquas raras personas.
Mès comuniqui adaise damb los occitanistes d'extraccion biarnesa, landesa, tolzana, lemosina, etc.etc.
Parlar cadun dens son dialècte d'origine (o qu'an causit), aquò's milhor que non pas ren.
I a au mens 14 associacions òc en Gironda : IEO, Med'Oc Bordèu, l'Estaca, lo Gric dau Medòc, los Tradinaires, Cèrcle Occitan de la Lana Gran, COCSUGI, lous Bouhouns aou Top, lous Caps Negues, la Gruia Argentada, Bruc e Brana, Gric de Prat, 2 calandretas ; i a au mens 20 professors, ex-professors,regents, cercaires ; 5 comèrcis òc ; au mens 30 a 40 occitanistes... Aquò per los "modèrnes".
Shens comptar los escolèirs, collegians, liceans, calandrons que son un futur public potenciau (mès me hèsi chic d'illusions)...
E los vielhs que parlan òc, son pas encara tots mòrts !
E los que saben pas l'òc mès que son interessats, ubèrts, o qu'arriban a compréner a l'escriut (p.ex. ma mair) !
Non, la Gironda n'es pas encara completament colonisada per Francés d'oïl, maugrat l'autòrota  !!!
Cèrtas los occitanistes son pas nombros, mès en s'amassant, poiràn hèser avançar las causas !
Fau pas estar des.hèitiste !
Auteur : Gaby
11/10/11
Anem mic !!
tot n'ei pas acabat
si vos ajuda e sostien, cap problèmas e perque pas ua petita serada de sostien dab eth me gropa LOS PAGALHOS..
bona serada
Auteur : miqueu
11/10/11
Je ne refuse jamais une invitation si aimablement proposée. : )
Auteur : Vincent.P
12/10/11
Je te prends au mot, ma mère est à Oloron, c'est quand tu veux avec plaisir, on laisse passer le mois de novembre car on prépare un nouveau spectacle avec les Pagalhos au Monte charge à Pau pendant 3 soirs, après avec plaisir je dirai à ma mère de faire des palombes rôties si ça te dit...
Adishatz a beth leu
Auteur : miqueu
13/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Un punt d'òrdi, Miquèu : e poderés utilizar la "touche Shift" entà hicar las majusculas ? Que cau tostemps que las hiqui, jo...
E "pagalhos", "bearn", ne va pas shens majuscula ! Lo ton prenom "miqueu", rai, se'n vòs har un nom comun...
[Tederic M.]
Il n'est pas bon de faire querelle personnelle sur un site culturel mais il me faut répondre simplement et courtoisement à Miquèu au sujet des accents circonflexes qui lui hérissent le poil !
Je l'invite donc à lire un occitaniste béarnais reconnu, Jean Eygun, dans son nouveau livre sur Los fors et costumas de Bearn (For de 1552 original), en particulier les pages 15 à 27 au sujet des signes diacritiques et des graphèmes (page 19 pour le circonflexe).
Sans parler des écrits de Simin Palay et de la première Ecole Gaston Fébus...
Mais si certains Béarnais-Occitans-Occitanistes universalistes et progressistes préfèrent écrire en graphie Alibert, tel est leur choix et leur bon plaisir.
Il me semble bien que trop souvent elle est encore plus proche du français que la graphie dite franco-phonétique (qui soit dit en passant fut choisi par les Béarnais eux-mêmes !).
De plus mon nom s'écrit Casamayou et pas Cazamayou (même si c'est la même chose) et je n'ai pas besoin d'occitaniser ce nom de famille, et ce, sans faire d'anti-occitanisme primaire.
Il faut noter pour finir qu'on ne peut plus être simplement Béarnais ou Gascon, sans être avant tout Occitan-niste.
C'est le politiquement correct, mais qui finalement est le plus "primaire" ?

A chacun sa bannière ou sa croix...

Amistats biarnéses-biarnesas.
Auteur : jmcasa
30/10/11
Mesclanhe girondine :
En annexe à son sympathique article sur le denier livre de Guy Suire consacré au parler "bordeluche" ("Pougnacs et margagnes"), le journaliste de Sud-ouest Denis Lherm ajoute un encart sur "La Gironde et ses 5 langues"(SO 28 septembre) : louable intention mais quelle mesclanhe !
En mettant au même plan les notions de langue, dialecte et parler, D.Lherm trouve 5 langues en Gironde (après avoir admis que 90% du département parlait (naguère ou autrefois) le gascon :
soit les "langues" du Pays de Buch, du Bazadais et de la lande, du Médoc enfin - voilà pour le gascon - et d'autre part, l'oil du Blayais et le gabach de la petite Gavacherie ....
Ne pourrait-on lui donner une information plus fiable et surtout mieux structurée ?
Auteur : Gerard S-G
04/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Lo mei simple qu'es d'ac diser suu forum de l'article en linha.
Afficher Mesclanhe girondine : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ca' m par,qu'es estat un chic heit peu "Peir" (a maugrat d'un a priori "occitanista" aqueth qu'a sabut diser lo gascon n'era pas un "derivat de l'occitan" ...)
E Tederic que n'a aprofieitat ta restablir quauques vertats. Qu'es mielher atau .
Auteur : Gerard S-G
04/10/11
Discussion avec un jeune étudiant de Jégun sur Toulouse.
- "Et pourquoi n'irais-tu pas faire tes études à Pau ?"

- "Ho, moi j'aime mon pays, pour me le faire quitter, ça va être difficile."

Que s'est-il passé pour que quelqu'un de Jégun sente Pau comme un pays étranger, et pas Toulouse ?
La midi-pyrénéïsation en marche.
Auteur : Vincent.P
02/10/11
Afficher Discussion avec un jeune étudiant de Jégun sur Toulouse. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Compliments automatiques
Je peux vraiment dire que je n'ai jamais lu autant d'informations utiles sur Gasconha.com - Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, langue, architecture, écologie, cuisine.... Je tiens a exprimer ma gratitude au webmaster du gasconha.com.
Auteur : promo codes
18/09/11

Réponse de Gasconha.com :
Merci à mon tour, cher automate qui dites des choses si aimables !
Pour les vrais gasconhautes : Gasconha.com reçoit beaucoup de spam dans les grans de sau, mais ne le valide qu'exceptionnellement, quand il est aimable... entad arríder un chic !
Lo webmèste.
Afficher Compliments automatiques en particulier, et peut-être donner votre avis...
Un poème de Camelat
À mon sens, mais c'est personnel, Camelat aurait mieux fait de faire briller son parler du Lavedan, plutôt que le béarnais littéraire.
On sait que Camelat insista pour que Manciet écrive aussi en béarnais littéraire, mais il préféra toujours le gascon de la lande.

Je pense que la langue bigourdane de Camelat est difficile de compréhension : je doute qu'un locuteur de limousin ou de languedocien comprenne quoi que ce soit.

Dét sé qui you te biy


Dét sé qui you te biy se t'en soubés, miguéta ?
Que yèram en sétéme a'ra tèbya hayléta.
Miguéta se t' soubès d'aquet punou qui t' hiy
De tira quan te biy ?


Bèra, be 'n yèras bèra,
Touta descaperàda en arràuba estibèra !


Poutiu ! quan t'ategnouy pets branquets be cantàba
Maria-chourra è dap Youan-pinsâ be sàutaba,
E dap quàuque Bédorla et luzen Cot-arrouy
Poutiu ! quan t'ategnouy !


Qu'ayém éra embezèra
You couma bét auzèt è tu couma ûa auzèra.


Despuch que t'èy èut goy, è péra to bouquéta
Qui s'en arréch tan biste è péra to tuhéta ;
O 'ra me préférida at touchet tan beroy,
Despuch que t'èy èut goy.
Auteur : Vincent.P
16/09/11
Afficher Un poème de Camelat en particulier, et peut-être donner votre avis...
Combat d'arrière-garde : certains Salisiens refusent la croix basque sur les paquets de sel.
A quoi bon se ridiculiser à refuser le symbole du voisin pour vendre le sel, quand les Béarnais d'aujourd'hui sont à mille lieues de la fierté identitaire basque ? C'est profondément la manifestation de notre petitesse.

Ajoutons ainsi que le rappelle l'article que les deux drapeaux flottent à Salies (sans vraie raison d'ailleurs, parce que Salies n'est pas tout à fait charnégou).

Maintenant, ce qui m'irrite : la phrase du maire veut rassembler (Béarn et Pays Basque s'unissent).
Bé non ! Béarn et Pays Basque sont unis depuis des millénaires dans la fabrication de ce produit, car il n'y a plus rien de plus banal dans la civilisation ouest-européenne que la production de jambons.

www.sudouest.fr/2011/09/02/polemique-basco-bearnaise-autour-du-sel
Auteur : Vincent.P
02/09/11
Afficher Combat d'arrière-garde : certains Salisiens refusent la croix basque sur les paquets de sel. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Vincent, tout arrive : je ne suis pas d'accord avec toi !
Salies n'est pas au pays basque, mais au Béarn. La messe est dite.
Certes, les béarnais ont mal défendu leur identité, mais si quand certains commencent à le faire, on dit qu'ils sont ridicules...
Il n'est pas trop tard pour bien faire, et pour la Gascogne en général, tout pariè !

La lecture du forum de l'article de Sud-Ouest donne un peu la température.
D'un point de vue gascon, ce n'est pas brillant :
Un seul signale que Bayonne n'est pas non plus complètement basque, mais en bonne part gasconne.
Et pour l'identification d'un produit lié au bassin de l'Adour, quasi-totalement en Gascogne finalement, on ne pense pas au mot "gascon".
Même si "Adour" peut aussi être un choix judicieux, car plus précis, et englobant une toute petite population basque du côté d'Urcuit et de Bayonne.
Auteur : Tederic M.
02/09/11
Evidemment que je souhaiterais qu'il existe un symbole béarnais pour le sel de Salies, mais il n'existe pas, sauf les vaquetas du Béarn.
Il s'avère que l'apposition de la croix basque sur les paquets de sel s'inscrit dans un partenariat après la fermeture des salines de Bayonne.

Le débat est celui de savoir pour quelle raison ce produit gascon qu'est le jambon de Bayonne (les Basques préférant au fond communiquer sur le marché plus "élitiste" du porc basque : cf Oteiza) a cru bon user de la croix basque dans son identification.

Je dis que les Béarnais sont ridicules pour une raison : ils agissent toujours avec excitation et grand bruit en réaction aux Basques.
Ce n'est jamais positif, jamais une initiative béarnaise, toujours un mouvement d'humeur face au succès des voisins.
Béret, jambon, signalétique, drapeau, ... A chaque fois, les grands cris des Béarnais, qui font moins de chichis quand il s'agit de se prostituer avec la croix occitane. C'est ça qui est désolant.
Auteur : Vincent.P
04/09/11
Il est certain que le sel est bien de Salies-de-Béarn et le logo de l'entreprise est déjà porteur de la croix basque car il y a eu fusion (consortium) entre l'IGP-Jambon de Bayonne, les ex-salines de Bayonne et celles de Salies.
Le maître d'oeuvre est le conseiller général (Mr Dupont) qui a installé le musée du Jambon de Bayonne à Arzacq ! Quine mesclagne !
www.sel-salies-de-bearn.com

Quant aux porcs ils viennent de trois régions : Aquitaine-Midi-Pyrénées et Poitou Charentes.
Mais les vaches ne sont pas des porcs !
Quel débat sur les identités et sur les origines, une fois de plus il y aura plein de grains de sels sur le forum de Gasconha !
Amitiés basco-béarnaises !

jmcasa
Auteur : casamayou
04/09/11
www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/09/05/sel-de-salies-de-bearn-un-nouveau-logo-basco-bearnais
Auteur : Vincent.P
07/09/11
Finalement la sagesse et le dialogue ont fait redécouvrir aux béarnais leur identité Vasconne : Basques et Gascons … si proches !
Auteur : Tédéric D
08/09/11
L'étiquette "Midi-Pyrénées" supplante le reste
Voilà comment on vent un ancien presbytère près d'Auch pour le public anglais : même plus de Gascony ou de SW France, non, c'est "Midi-Pyrénées".

www.cottonandco.org/property
Auteur : Vincent.P
27/08/11

Réponse de Gasconha.com :
La principale menace pour la Gascogne, c'est peut-être bien maintenant les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, qui sont en fait les aires d'influence respectives de Toulouse et Bordeaux.

Je compte utiliser au maximum Gasconha.com pour promouvoir une région Gascogne émancipée de ces métropoles, et développant avec elles des rapports d'égal à égal.
Le moyen institutionnel serait la constitution de métropoles régionales libres, ex-régionalisées, cantonnées à un territoire étroit qui ne les empêcherait pas de rayonner largement, non plus sur une région mais sur plusieurs.
De petits Singapour...
Bordeaux rayonnerait sur la Gascogne, la Guyenne, le Poitou, le Limousin, l'Euskal Herria (pardon, Renaud !)...
Toulouse rayonnerait sur la Gascogne, la Guyenne, le Languedoc, le Limousin...
La nouvelle Gascogne aurait comme noyau Tarbes-Pau-Dax.
C'est un projet à long terme, mais il est enthousiasmant.
Le seul fait d'en parler fait de la Gascogne un concept d'avenir.

[Tederic M.]
Afficher L'étiquette "Midi-Pyrénées" supplante le reste en particulier, et peut-être donner votre avis...
Remarquez que sur le site immobilier qui vend le presbytère sous l'étiquette "Midi-Pyrénées", la Gascogne revient par la fenêtre, par la carte Google associée.
Logique : la Gascogne est une unité géographique nette, qui lui permettra probablement de surmonter cette période néfaste où elle n'est plus nommée.
Auteur : Tederic M.
27/08/11
Je ne suis pas sûr qu'il faille s'alarmer tant que cela parce qu'une agence immobilière anglaise donne à ses clients virtuels une indication géographique fondée sur la région administrative d'appartenance ; c'est le contraire qui m'aurait étonné.
Ce qui serait inquiétant à terme serait que la plus grande part de notre patrimoine immobilier gascon (et d'ailleurs) finisse par passer en des mains étrangères parce que le niveau des prix excluerait de facto 99% des habitants ou originaires de la région, attachés à elle soit par des nécessités économiques soit par une appartenance culturelle.
Bref des "estrangers" soit de passeport soit d'appartenance mentale.

Pour le reste, ma sensibilité aquitano-gasconne, un peu isolée parmi les contributeurs du site - je le reconnais - me fait reconnaitre assez naturellement Bordeaux comme capitale aquitano-gasconne (ce qu'elle fut à divers moment de l'histoire) et comme je l'avais écrit en son temps, je ne crois guère en France aux "villes -Etats" à l'allemande.
Je reconnais qu'il y a problème en ce cas pour que la Gascogne ne perde pas ses rebords orientaux "toulousains" et ne se dilue pas dans une vague identité aquitaine, promue par le journal Sud-ouest et le conseil régional sans y mettre aucun contenu gascon/occitan (puisqu'il y aurait aussi une composante occitane non gasconne là-dedans).
Bref,la discussion n'est sans doute pas achevée  !
Auteur : gerard s-g
28/08/11
Le naufrage des portugais sur les côtes de Saint-Jean-de-Luz et d'Arcachon (1627
Je me permets de mettre un petit grain bibliographique : je viens de relire "Le naufrage des portugais sur les côtes de Saint-Jean-de-Luz et d'Arcachon (1627)" aux éditions Chandeigne, je suppose que tous les savants qu'il y a ici connaissent, mais moi je vous recommande fortement ce livre s'il vous a échappé, car il décrit d'une certaine façon les côtes de la mar grana, il donne à voir la représentation que pouvaient se faire les gens des villes de Bordeaux, Lisbonne, Madrid et Paris, des habitants, bergers des dunes et des landes.
Ce livre se présente comme un ensemble de documents que l'on trouve rassemblés en un petit volume : récits des rescapés, articles de gazettes, rapports administratifs sur le naufrage, description de cartographe et surtout cartes et plans (celui de Saint-Jean de Luz est formidable) de nos contrées de l'époque et du 18ème siècle, à la fin de ce volume il y a une analyse des causes de ce naufrage qui vit périr la flotte portugaise des Indes, il y eut au moins 2000 morts, et des richesses innombrables ont disparu, changé de mains, dans une tempête qui fait penser à celle baptisée Klauss.
Le récit des basques de Saint-Jean sauveteurs audacieux et des méchants bergers landais sauvages et inhumains est effarant.
Auteur : Dominique
23/08/11
Afficher Le naufrage des portugais sur les côtes de Saint-Jean-de-Luz et d'Arcachon (1627 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je reviens sur cette référence, on y trouve une relation d'un cartographe qui donne des mots "du coin", ce qu'il appelle (1708) la grande côte de la mer de Médoc :
cotegeaire qu'il traduit par pilleur de côte et plus loin par chercheur d'ambre, il parle de "bedouse" ou belouse traduit par fondrière, le pécheur est dit s'appeler "roussinaire" et Claude Masse, ce cartographe, nous dit qu'il ne faut pas se fier à lui, car ces roussinaires "ne se font pas grand scrupule de donner un coup de hache sur la tête au pauvre malheureux qui leur demande son chemin pourvu qu'ils voient quelque apparence de profit", dernier mot que je repère dans ce texte c'est celui de "mique" petite boule de pâte de farine que "les malheureux des côtes mangent avec un peu de lait quand ils en ont".
Quant aux malheureux Portugais, les habitants de la côte, ceux de Lège par exemple, ont refusé de leur indiquer le chemin pour s'en sortir.
Pour ceux qui vont se retrouver en cette belle fin d'été du côté de Biscarosse dans de belles maisons, ou sur les plages entre Cap Breton et l'étang de Cartaignac comme on disait à l'époque, pensez à cette flotte entière dont ces deux caraques qui doivent encore être tout près...
Ceci dit, le duc d'Epernon a récupéré les diamants de la cargaison.

Question aux sagaces :
Est-ce que les mots trouvés sont du gascon maritime, ou du Médoc (ou de vrais mots de gascon tout court) ?
Amitiés
Auteur : Dominique
23/08/11
"Le naufrage des Portugais" est dans ma bibliothèque depuis plusieurs années et figure à un futur programme de lecture... Un épisode pas très glorieux pour nos Landais de la côte mais c'est ainsi !

Parmi les mots cités,le plus évident est la "mique" (mica) aliment de base des Gascons de l'ouest pendant des siècles et omniprésent dans les contes d'Arnaudin.
"Cotegeaire" parle tout seul, bien qu'on attendrait plutôt "costejaire" mais je ne le trouve pas dans le diccionaire de Foix, le seul que j'aie ici à portée de la main.
Quant à "bedouse", à moins qu'il ne s'agisse d'un noir jeu de mot avec la veuve (bedoue ou bedouse, j'ai un doute) il me semble que la fondrière est plutôt "baribounde" (baribonda) ou "galihosse" (galihosssa) dans les parlers ouest-gascons ; mais avalant régulièrement les bergers égarés et imprudents, peut-elle était elle habilitée en effet à se croire leur veuve !
Auteur : gerard s-g
27/08/11
C'est quoi cette réflexion ?
www.sudouest.fr--un-parrain-du-milieu


"De toutes les personnalités qu'il a vues défiler à Hestiv'Òc, Marcel Amont est celui qui l'a le plus impressionné par son aisance… à l'oral.
Didier Fois, fondateur du festival, est lui-même passé par ses fourches caudines :
« Quand il a fait son premier discours, il parlait un occitan salisien de la rue, du patois quoi.
Je le lui ai dit, pas sur le ton de la critique mais du conseil, ajoutant que s'il avait besoin d'un coup de main, j'étais là. Et comme c'est un mec intelligent… » "
Auteur : Vincent.P
21/08/11

Réponse de Gasconha.com :
Il semble que l'article de "Sud-Ouest" a déformé les dires de Pierre Salles.
Lire ce qui est dit à ce sujet dans le courant de ce "hiu de discussion" (pardon Renaud !-)) long et intéressant.
[Tederic M.]
Afficher C'est quoi cette réflexion ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est toujours dangereux d'utiliser le mot "patois", surtout d'une manière dépréciative, et même si c'est pour promouvoir une langue plus "blosa" (pure).
De toute façon, les gasconophones salisiens (sauf Didier Fois) ne vont pas se recycler, et ils risquent au contraire d'être confirmés dans leur "vergonha" (honte de parler "patois").
Il faudrait au contraire développer leur "fiertat" par rapport à la langue (même bourrée de francismes) qu'ils tiennent de leurs aînés.
Dans un contexte festif, une langue trop académique risque aussi d'être incomprise par ceux qu'on devrait chouchouter : les dernières générations de locuteurs passifs ou actifs.
Auteur : Tederic M.
21/08/11
Qu'est ce de l'occitan du Béarn ?
Vous allez me répondre du Béarnais… et le Béarnais  ?... du Gascon !
Pourquoi ne pas appeler un chat un chat !
Moi lecteur lambda quand je lis l'article je remarque une seule chose :
On ne parle que d'occitan par-ci d'occitan par-là surtout quand un enfant de la Bigorre est à l'honneur et quand l'article veut citer un parler local on parle de "patois", cela ne vous rappelle pas quelque chose ?
De vieilles méthodes… d'une centaine d'années …
Amis Gascons, vous ne voulez peut être pas que le Gascon devienne de "l'occitan de Gascogne" et passe dans la conscience collective pour un patois occitan ?
Juste une remarque en passant…
Auteur : Tédéric D
22/08/11

Réponse de Gasconha.com :
Même si on accepte que le gascon est une partie de la famille occitane, il n'y a aucune raison de nommer la partie par le tout.

Aperem un gat un gat, e lo gascon gascon !
Une chose qui n'est pas nommée cesse peu à peu d'exister.
Le patois ou 'parler' est la forme locale d'une langue vivante dans la société traditionnelle- rurale.
Les 'patois' ont été scolairement condamnés, mais les langues correspondantes l'ont été aussi, non en raison de leur infériorité, mais pour d'autres raisons.
'Patois' ou langues dites 'régionales' ont eu droit à la même politique de la langue.

Mais qui organise cet évitement SYSTEMATIQUE de l'adjectif 'gascon'  ? Et ce marquage médiatique 'occitan ? Ca finit par se voir.
Auteur : PJM
22/08/11
Quan entèni a díder "occitan de Gasconha", qu'entèni "personne de petite taille" o atau...
Après que s'estonan digun ne sabi pas çò qu'es l'occitan ; o meilèu que s'estonan lo monde que credin qu'es ua mesclanha de lengas, quauquarren de diferent deu parlar de casa... Dit atau que'n pareish estar totun...

E puishque parlam de patoès, v'ic prègui Tederic M, deishatz de barrejar francés e gascon (euh pardon, occitan-gascon) ! Bon que'm diratz que hètz çò que vòletz, mes bon entà jo, botar mots de gascon au bèth miei d'ua frasa francesa (pas nhac o patac o moquira, mes mots desconeishuts deu franchiman de basa) qu'es atau parièr de totjamei en.hicar mots d'anglés en francés. Qu'es border-line qué !
Auteur : Renaud
22/08/11
A PJM  :
Qui organise l'évitement de l'adjectif "gascon" ?
L'occitanisme jacobin, qui prédomine à l'heure actuelle.
Il n'y a probablement pas de consigne explicite, mais ça ne fait plus partie du politiquement correct occitaniste d'utiliser "gascon" pour ce qui ressort de l'espace gascon entre "mar, Garona e montanha" (pardon Renaud !-)).
Notez bien qu'ils pourront utiliser l'adjectif "gascon" pour l'appliquer à une Gascogne tronquée (en gros, département du Gers, et éventuellement département des Landes).
A ce degré de réduction, la Gascogne devient inoffensive.
Un exemple d'énumération qui tue (la Gascogne) :
"occitan toulousain", "occitan pyrénéen", "occitan gascon"...
Une fois qu'on lui a retiré les Pyrénées et le pays toulousain (partiellemment gascon), on peut mentionner la Gascogne... (exemple tiré du programme d'un festival de chant qui s'est déroulé récemment à Tarbes, il s'agissait de caractériser les groupes participants).
Auteur : Tederic M.
22/08/11
Si le snobisme va jusqu'à refuser d'employer des mots gascons dans une phrase en français pour rendre la langue gasconne un peu audible, c'est à désespérer du sens tactique de certains militants.

Pour ce qui est de la réflexion qui initie ce fil de grans de sau, j'aimerais savoir s'il s'agissait de dire que Monsieur Fois parlait un "occitan" trop francisé (mais alors pour quelle raison l'allusion salisienne ? On y parle moins bien ? Au passage, cela fait bien 50 ans qu'il n'y a plus de parler de la rue à Salies) ou d'un rejet des spécificités du gascon du Béarn occidental par un néo-locuteur peu au fait de la réalité gasconne (je crois avoir compris qu'il interprète le vocalisme atone du béarnais salisien comme une francisation mais je suis peut-être médisant).
En tout cas, un Tisné appréciera de voir le gascon de Salies ainsi traité !
Auteur : Vincent.P
23/08/11
Sui pas guaire "snob" mossur, mes emplegar mots gascon qu'an perfectament las soas arreviradas en francés, que tròbi aquò un chic "patoès"...
Shens voler estar maishant o atacar qui que sia... Suivez mon espiar...
Auteur : Renaud
23/08/11
Parce qu'on peut se permettre en l'état actuel de la langue de ne pas céder à donner au public ce qu'il veut (le veut-il ?), un peu de couleur locale, quand bien même celle-ci serait "patoisante" ?
Ce n'est pas du snobisme pour tout dire, c'est une absence totale de réflexion basée sur la réalité statistique, et c'est un manque de stratégie assez pénible.

Pour que le public ait accès à quelques mots de gascon qu'il prononcera dans un accent convenable, je suis prêt à tous les travestissements.
Mais bon, comment discuter de ces choses-là avec des personnes qui se figurent que le gascon serait encore la langue vernaculaire d'une petite majorité ?
Continuons ainsi, à écrire dans une graphie qui n'est lue d'aucun locuteur naturel, en parlant de sujets qui n'intéressent que les purs francophones.
Auteur : Vincent.P
23/08/11
Qu'ès de non suportar gojat...
Que m'estimi mèi non pas arrespóner pr'amor qu'ès d'un gloriosau e d'ua pretencion... A t'escotar qu'am lo sentit qu'ès tu, que coneishes tot, que hèi las causas de qui cau. Pr'amor los autes, solide, n'an pas comprés arren.
Sonque sus aquera istoèra, que tròbi qu'escríver, e disi plan escríver, mots atau qu'an las soas arreviradas quasi literaus en francés, n'es pas ua bona causa...
Que hèi desbrombar qu'am nosatis ua gramatica, ua sintaxa, e pas sonque mots...
Mes qu'arrespècti lo qui hèi aquò, e n'es pas sonqu'a arremarca.

Jo que hèçi tostemps l'esfòrt de parlar gascon, dab los qui saben, e d'autes que sèi estar interessats. E'm pensi que hèçi avançar mei las causas que d'escríver "vertats" nharosas sus un forum.
E puish entà ensenhar lo pèc (puishqu'es aquò que vòs har ça'm par) que't caleré tirar aqueth tesic d'escríver pleiteis boharòcs d'erudit de seconda zòna.
Pro. Respon e argumenta coma t'agrada adara, que me'n trufi.
En fèit lo sordeish qu'es dab aquiths piros n'i a pas nat debís de possible...
Auteur : Renaud
24/08/11
Dans ma logique, celui qui ne répond pas n'a pas les arguments pour contredire l'interlocuteur.
C'est très primaire comme raisonnement mais ça décrit assez bien la moyenne des comportements dans ce sens.
Draper son incapacité à argumenter dans le refus de la supposée prétention de l'autre interlocuteur est par contre le comble de la médiocrité intellectuelle.
Et puis, tant que nous y sommes, oui je suis un bravache, je suis bien content de ne pas être des ces émasculés occitanisés qui ont perdu tout caractère, j'ose le mot, ethnique. Je suis gascon et je fuis la mollesse. J'aime le paradoxe, les ambigüités, la vivacité, le cynisme.
Le consensus, c'est bon pour la Finlande.

Je pense fondamentalement, il faudra m'excuser cette arrogance, que les "autres" n'ont rien compris, non pas qu'ils soient bêtes, mais tout naturellement, ainsi qu'on le constate pour tout mouvement d'idées, ils arrivent à un âge où il faut trouver sens au combat d'une vie, fatalement dans l'orthodoxie (il y a bien quelques individus qui renient tout, ils ont le mérite d'être drolatiques).
C'est normal, je connaitrai moi-même cela, il s'agit du conflit des générations qui est sain.
Je méprise les enfants qui vouent un culte aux idées de papa. Ils sont à contre-sens de l'Histoire. Ils sont conservateurs en ce qu'ils refusent de discuter d'autres axiomes.
Les Occitans ont créé toute une génération docile qui singe les événements du Larzac. En 2011, à l'heure de la globalisation financière, c'est sordide et triste.

Pour ce qui est du débat sur la qualité des interventions, il est probable que les tiennes soient meilleures, mais je crains qu'en les exprimant dans un patois mort décoré de fioritures médiévales, cela n'ait guère d'impact.
Mais enfin, tu sembles tenir dur comme fer à cette dignité qui t'empêche de gentiment et innocemment "patoiser" en français.
Non, ton occitan est une langue de communication mondiale, normalisée, scientifique dirait Groclaude père ! Comment à ce point s'illusionner ?

Je n'ai qu'un conseil : plutôt que de rester dans vos salles de classe, arpentez un peu la Gascogne et les contrées voisines. Constatez par vous-même la réalité sociologique, les mutations démographiques, les changements paysagers.
Juste pour comprendre les raisons pour lesquelles vous avez échoué. Ce sera déjà une première réussite.
Auteur : Vincent.P
24/08/11
Bon sonque aqueste còp, e après que desapareishi d'aquiras pelejadas pègas.
Qu'èm en un monde mondializat, lo país que cambia, e qu'es parrabastat. Vertat. Mes jo que crei au concret.
La lenga que l'entèni sovent (pr'amor que la cèrqui solide) e qu'es enqüèra aquí ; arrèis lo pseudo-caractère gascon, lo vei pas enlòc.
Qu'èm tots diferents sustot en lo monde individualiste de uei lo jorn.
Alavetz qu'ès capborrut, e que'n serés podut estar autanplan estossis finlandés.
Après : blablabla occitanistes... Jo ne'n sui pas briga. Qu'èi aprés lo gascon de jo-medish e après dab los locutors naturaus, alavetz dèisha un chic de pensar qu'autanlèu, ne s'aduven pas dab tu, que son occitanistogauchistes.
Lo mon gascon qu'es en efèit ua lenga mondializada (au mensh gasconisada) e n'èi pas nada vergonha en empruntar un mot ací o aquí pr'amor aquiths mot que'us èi entenut a díser. A notar n'emplegui pas jamei lo tèrme "occitan" mes tostemps gascon mes bon...
Enfin, que t'aconselharí de devarar un chic de la toa auto e de t'abaishar a parlar dab lo monde deu país, tu que dises tostemps digun ne sap parlar.
La situacion ne n'es pas mensh catastrofica mes qu'i a enqüèra un hèish de locutors, donc un sarròt de causas a har entà sauvar la lenga e donc l'identitat.

N'arribi pas a compréner com un òmi com tu singui tant maishant de cap a la lenga, mes singui tan nau tà çò de l'identitat gascona, d'ua Gasconha saunejada..

Que sui sovent en contact dab locutors de per mon tribalh, e que't puish assegurar la Gasconha, saben pas çò qu'es lo monde. Mes lo gascon, que quiò puishque'n parlan.
E s'avès vergonha ? ("argument typique d'occitaniste post--soixante huitard"...)
Ah òc e tà acabar qu'escrives com un technòcrate, o au miélher un notari.
Adiu peliu.
Auteur : Renaud
24/08/11
Bonjour à tous,

Cette joute verbale entre Vincent et Renaud me fait mesurer la profondeur du problème gascon.
Voici deux hommes intelligents, d'un très bon niveau culturel, attachés à leur langue et à leur identité, chacun à sa manière, pas prisonniers du dogme occitaniste.
Et pourtant, quelle difficulté pour communiquer. Quelle difficulté pour trouver ne serait-ce qu'un PPCD.

Je ne crois décidément plus en la capacité des Gascons à relever la tête.
Entre ceux qui sont pris au piège de l'occitanisme et n'arriveront sans doute jamais à s'en libérer et ceux, gascons de toute leur âme, qui n'arriveront pas non plus à s'entendre avec leurs semblables.

En ce qui me concerne, je pense que je vais cesser définitivement de fréquenter les lieux occitans et gascons. Tout cela est une perte de temps et un cul de sac.
J'invite très sincèrement tous ceux qui sont tentés par l'idée vasconne à rejoindre le groupe auquel j'appartiens et où je suis le seul représentant, pour le moment, de la Vasconie citérieure.
Les Gascons sont les bienvenus et même, dirais-je, une denrée assez recherchée. Alors peut-être à bientôt.
Auteur : Philippe Lartigue
26/08/11
J'écris comme un préfet de Napoléon disait l'un de mes professeurs à Bordeaux, moqueur. C'est comme ça, tropisme juridique béarnais.
Manciet, c'est peut-être très beau, mais je préfère encore lire les Fors du Béarn.

La situation de la langue est en effet catastrophique, quelques vieillards édentés ne sont pas d'une grande utilité pour faire rêver la jeunesse, je ne vois même pas comment on peut essayer de se remonter le moral.

Bordeaux, 1M d'habitants. Toulouse, 1M d'habitants. Au grand maximum, 0.1% de locuteurs malhabiles.
La Gascogne est ceinturée par deux mégalopoles qui diffusent l'influence francisante, actuellement nous en sommes à la dénaturation de l'accent, dernière étape
.
Quelques agglos moyennes comme Bayonne, Pau, Agen, ... 1% de locuteurs ?
Puis la vallée de la Garonne quasi perdue depuis la saignée de 14-18, siège du combat des influences contradictoires entre Toulouse et Bordeaux.

La lande ? Un no man's land de petits pavillons provençaux peuplés de Nordistes.
La montagne ? En Ariège néo-pops à accent parigot, en Aspe écomusée à l'air libre pour distraire les routiers.
Le Gers  ? Colonie anglaise.
On ne parle plus gascon sur le marché de Rabastens !

Il est possible que l'on trouve encore un foyer de gasconophones du côté du Comminges montagnard, il faudrait les capturer pour assurer la survie de l'espèce.

Je pense justement que si tu étais un peu plus "technocrate" dans l'âme, tu ferais ce constat sans appel. Tu te rendrais compte que sauver la langue, c'est mettre en place un réseau d'écoles, c'est former des enseignants, c'est mettre en branle une communication institutionnelle autour de l'apprentissage, ... Bref, c'est de la dépense publique, et y'a plus de fric, pas de volonté politique. C'est IMPOSSIBLE.
L'oc est condamné à être la langue d'une secte avec ses codes, une quasi-religion comme les Hébreux dispersés en Occident par Rome. Voire une langue morte comme le latin pour des points au Bac. Tout cela colle parfaitement au tribalisme moderne.

Il n'y a plus rien à faire autour de la langue. C'est mort. Au grand maximum, quelques mots totémiques qui ancreront une vague identité Sud-Ouest. "Festayre" par exemple. C'est tout.

J'aurais honte ? Je ne peux avoir honte que de ce que je suis.
Je ne suis pas gasconophone naturel, comme à peu près tous les intervenants ici. Ce seul constat devrait nous glacer le sang.
Par contre, je n'ai certainement pas honte de ce que je suis, à savoir un enfant du pays. Ce sentiment est partagé par nombre de personnes mais ils ne savent pas mettre un nom sur cette fierté.
Le seul projet raisonnable est d'y greffer le concept de Gascogne, avec son histoire, sa géographie.
Sa langue n'est qu'un détail en plus, l'accent du SO voire le basque sont tout aussi importants.
Jusqu'à l'an 1000 des Aquitains.
De l'an 1000 à 2000 ce même univers parle gascon.
Quant au futur, il sera ce que nous décidons d'en faire maintenant. C'est très ouvert. Tout peut arriver. Le plus probable reste la francisation finale toutefois, mais qui sait ?
D'autres pistes émergent : languedocianisation via l'occitanisme, basquisation via le tropisme basque du SO, ...
C'est ton problème mon cher Renaud, tu ne conçois pas que le futur sera irréductiblement différent du monde que tu as connu et dont tu as voulu embrasser la langue.
Tu n'intègres pas que tout change et que si nous voulons agir sur le chemin qui sera pris, c'est maintenant qu'il faut développer l'attirail idéologique, avec des mots simples, accrocheurs, publicitaires.
Brailler dans les fêtes du SO avec un foulard rouge est plus important que les cours du soir pour apprendre le patois de papi. C'est triste mais c'est comme ça.
Auteur : Vincent.P
26/08/11
Adishatz monde !
En réponse à Vincent concernant l'article de Hestiv'oc et les propos écrits et rapportés par la presse au sujet de Pierre Salles et étant étonné moi même j'ai tenu a en savoir plus.
J'ai téléphoné à Pierre qui est un ami, il chante avec moi au Pagalhos, il m'a bien précisé qu'en aucun cas il n'avait prononcé ces propos en ces termes et surtout pas le terme patois, c'est le journaliste qui a jugé bon d'écrire cela.
Il a d'ailleurs demandé au dit journaliste de rectifier cela, ça n'a pas était fait malheureusement, qu'ei atau.
Donc voilà la vérité et je tenais à témoigner de ce fait.
A BETH LEU
Auteur : miqueu
26/08/11
Merci pour ce rectificatif, c'est très bien, j'ai un peu connu Pierre Salles (qui fut mon prof de béarnais au primaire), cela m'étonnait grandement de lui.
Auteur : Vincent.P
26/08/11
Halip, je fais la part de ton goût de la provocation, mais ne tombons pas, avec ta "Vasconie citérieure", dans un vasconisme jacobin qui refuserait de nommer la Gascogne, comme l'occitanisme jacobin le ferait avec "Occitanie occidentale" !

La Gascogne est une grande région géographique qui peut constituer un horizon identitaire.
Le fait qu'elle ait perdu sa langue rend la chose beaucoup plus malaisée, mais pas impossible.
Le fait que les pro-gascons ou pro-Gascogne ne soient pas d'emblée en ordre de marche pour promouvoir la Gascogne, ce n'est pas non plus une raison de désespérer : nous sommes des êtres humains, avec chacun sa vision... une dynamique collective rencontre toujours cet obstacle !

La Vasconie et l'Occitanie peuvent être des horizons d'appartenance supérieurs, et non exclusifs.
Je vois depuis longtemps la Gascogne comme l'intersection entre les deux.

Soyons simples et audibles : la seule identité régionale qui peut supplanter les insatisfaisantes identités "Sud-ouest" et "Sud tout court", c'est l'identité gasconne, celle du triangle "mar-Garona-montanha" (pardon Renaud  !-)).
Auteur : Tederic M.
27/08/11
"La Vasconie et l'Occitanie peuvent être des horizons d'appartenance supérieurs, et non exclusifs.
Je vois depuis longtemps la Gascogne comme l'intersection entre les deux." dixit Tederic.
Il m'arrive rarement d'être à 100 % d'accord avec quelqu'un mais cette fois c'est bien le cas.
Ne serait-ce que sur le plan de la langue, on ne peut isoler la Gascogne du restant d'une Occitania linguistique, même si de nos jours cette aire s'est vue réduite à l'état de peau de chagrin.
De même que la Gascogne ne peut être séparée du Pays basque, lequel est lié pour une bonne part à la Gascogne historique.
Conscient de prendre mes rêves pour la réalité, je pense que l'idéal serait que, dans un contexte de grand respect patrimonial, le gascon et le basque deviennent les deux langues de culture d'une Gascogne consciente d'elle-même.
Rêvons un peu...
Auteur : D.Séré
09/01/12
M'adressi aus vasconistes de tots òrdes.
Nos disen que l'apartenença de Gasconha a l'Occitania es un mite... mès pòdem los i responder que :
- Oc-ben, la Garona es una termièra naturala entre Gasconha & los auts pais d'òc. Mès Ador es tanben una termièra entre Gasconha e Pais Basc  !!! çò qu'an causit d'oblidar...
- D'un punt de vista antropologic, d'acòrd, i a parentats indeniablas entre Basques e Gascons. Mès ne fau pas barrejar damb la lingüistica... En efèit, la lenga/lo dialècte gascon(a) n'a pas ren a véser damb l'euskara ! La sintaxa gascona es la mèma qu'aquesta deu lengadocian, e la majora partida deus mòts venen deu latin.
Adishatz/adieusiatz : vesetz bien los punts comuns... e poirém contunhar una brava pausa !
- Apui, la termièra es redde neta entre las lengas gascona e basca, quòra i a tot un pilòt d'isoglòsses entre gascon e lengadocian, e tanben entre gascon e francés, çò que montra una frontièra mens neta.
D'acòrd, i a fòrt de mòts d'origina basca en gascon, mès i a tanben mòts d'origina anglesa en francés... e, egau, van pas diser que lo francés es una lenga anglò-saxona ! Apui, los mòts d'origina basca son redde pus presents en Biarn que non pas en Bordelés : aquò montra sonque una influença, naturala, d'una lenga au contact d'una auta.
Donc, que lo gascon sii considerat coma una lenga pròpa, tot fèit d'acòrd, mès diu estar aparentat damb l'occitan. Aquò's scientific !

Occitans de tots pais, unissetz-vos ! ;-)

Ps : n'èi pas ren contra los Basques, que n'èi au mitan de mons aujons  :)
Auteur : Gaby... Bordelés Gascon e Occitan
17/08/11
Afficher M'adressi aus vasconistes de tots òrdes. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Personne n'a jamais nié que le gascon était une langue néo-latine parente de proche en proche avec ses voisins immédiats languedociens, guyennais, limousins, catalans et aragonais avec adstrat français qui a rapproché tous ces dialectes.

La Gascogne, c'est autre chose, c'est un pays, pas une langue.

Quant aux sphères culturelles, elles transcendent largement la distribution des langues : la Roumanie est un pays de langue latine, qui nierait que le pays s'inscrit dans la sphère culturelle est-européenne slavo-orthodoxe  ?

Du reste, ce qu'il y a d'original avec le gascon, c'est que même sur les faits linguistiques, la langue parlée en Gascogne est marquée par son substrat basco-aquitain.
Mais même, réduire la Gascogne à sa langue me paraît exagéré.
Auteur : Vincent.P
17/08/11
Pensi, Gaby, que los "vasconistes de tots òrdes" qui s'exprimeishen sus Gasconha.com e son en generau pro saberuts en lenga ende sàber que lo gascon apartien a la(s) lenga(s) d'òc.
Mès pòt estar utile de raperar çò que dises au "gran public" qui vien de còps sus Gasconha.com, e poderé, estrambordat per l'idea de la Vasconia, passar a costat de la realitat lingüistica.
Aprèps, lo sentiment identitari que's pòt alimentar d'autas causas que la lenga deus ajòus.
Jo pensi despuish longtemps que la Gasconha dèu desvelopar ua apartenença dobla, occitana e vascona.
Istoricament, la Gasconha d'avans l'an 1000 que's pòt considerar coma vascona, la Gasconha deu segon milenari que's pòt considerar com occitana : qu'a partatjat l'atge d'aur de l'Occitània e tanben la soa francizacion progresiva.
La Gasconha deu tresau milenari, ne sàbem pas çò que serà, mès pòdem prepausar direccions...
Auteur : Tederic M.
21/08/11
Adixats a tots.
Que hei arremercar a Gaby que la Garona es ua frontera mes "dura" que non pas l'Ador : que's parla gascon au sud d'aquera ribera, sia en lo "BAB" sia en lo "pais de las tres - o quate ? - vaths", es a diser enter Vilafranca e Bidaxe (alias lo pais xarnego) ; los toponims (maja part deus microtoponims inclus) qu'ac confirman).
Dinc a un temps recent (benleu enquera un chic adara) La Bastida de Clarença era un vilatge mesclat de Bascos e de Gascons.
Mes n'ac disi pas enta her prevaler la proximitat basca dab nosautes sus la que podem perceber d'un aute biaix dab los occitans.
Lo problema qu'es mes complicat que la question de l'etanxeitat de las termieras !
Auteur : gerard s-g
24/08/11
L'IBG et la signalisation bilingue (suite)
Je suis en mesure de témoigner et d'apporter les preuves de leur incompétence car j'étais présent à la réunion de la culture identitaire à la mairie d'OLORON quand la décision... la bonne, d'écrire "Auloron" fut prise et je raconterai l'intervention pathétique de l'IBG... en plus un accent circonflexe sur le a, c'est n'importe quoi cet accent n'a jamais eu cours en GASCON...
Auteur : MIQUEU
15/08/11
Afficher L'IBG et la signalisation bilingue (suite) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ne s'agit-il pas de la graphie "Aulouroûn" proposée par Jean Lafitte ?
Elle a sa logique :
Le "oûn" a pour but d'englober différentes prononciations de ce que la graphie alibertine note "on".
Par exemple, en Béarn, et donc à Oloron, le "n" n'est pas prononcé, alors que dans certains coins de Gascogne, il sera prononcé "ng".
On peut discuter cette proposition de graphie, et personnellement je la trouve un peu lourde, mais dire que c'est "pathétique" me parait injuste.
Il faut sortir de la guerre de religion entre occitanistes et "anti" !
La graphie occitane alibertine n'est pas de droit divin. Elle est d'une lecture très difficile dans le contexte français, et peut avoir des effets pervers graves.
Donc, discutons en !

J'ai exposé mon point de vue récemment au sujet du cas de "Labouheyre" et "Ychoux".

Pour Oloron, la graphie "Auloron" a l'inconvénient qu'elle sera incomprise, je pense, par environ 99% de la population, qui ne la prononcera pas autrement que "Oloron".
C'est un cas intéressant. Il pose la question de la notation du son "ou", et de la diphtongue "aou".
Je proposerais plutôt la graphie "Aulouroun", mais je reconnais que ce n'est pas simple, parce qu'il faut encore expliquer que le "n" ne se prononce pas, et que "Au" se prononce "Aw".
Voir la nouvelle rubrique de Gascogne-débat : Valorisation du gascon dans l’espace public
Auteur : Tederic M.
15/08/11
Je suis assez partisan de s'abaisser à écrire Aoulourou, car même la diphtongue n'est aujourd'hui plus comprise (cf Nadau, prononcé soit Nadô, soit avec toute la bonne volonté du monde Nadao, comme Danao de Danone), voire Awlourou.
Sinon, on passe directement à l'étape suivante et on écrit Oloroe.

Au passage, j'ai toujours été étonné de la grande clémence des occitanistes à l'égard de la diphtongaison du o initial non-tonique, qui est un phénomène très récent (moins de 2 siècles).
D'ailleurs, certains locuteurs prononçaient encore Oulourou il y a quelques décennies.
Je ne dis pas que cet effort populaire n'est pas bon, juste qu'il me parait étrange dans le contexte de la normalisation et de l'obsession étymologiste dont le corollaire est la dite "restitution" des toponymes.

Pour ce qui est des interventions de l'IBG, tout du moins quand elles sont signées Jean Lafitte, elles ont le mérite de l'argumentation, ce qui n'est plus le cas depuis un moment de la part de l'occitanisme officiel.
Auteur : Vincent.P
15/08/11
L'IBG et la signalisation bilingue
Au fait c'est quel Tederic qui trouve que l'IBG ici en Béarn fait de bonnes propositions sur la signalisation bilingue, j'avais loupé cet épisode.
Auteur : Miqueu
15/08/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, saja d'utilizar lo ligam "Votre avis ?". Que cau de còps tornar montar au prumèr gran de sau d'un hiu, end'ac trobar.
Ac avosses hèit, qu'aurem sabut a quin prepaus e volèvas pataquejar un Tederic...
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