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Le gascon dans la clandestinité ?
[A propos d'une communication de l'InOc, "Région Aquitaine : Une charte interrégionale en faveur de l’occitan / Ua Carta interregionau entà l'occitan"]

"L’occitan, qui peut aussi se dénommer, dans certaines régions : aranais,
auvergnat, gascon, languedocien, limousin, provençal, vivaro-alpin,..."

Il faut vraiment prononcer le mot "gascon" sur le bout des lèvres et surtout en secret, en cachette...
amistats
Auteur : jmcasamayou
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Même si on admet l'appartenance du gascon à l'ensemble lingüistique occitan, il n'est pas correct d'expliquer que le gascon est une autre dénomination (moins bonne évidemment...) de l'occitan : c'est confondre la partie et le tout.
On en arrive à regretter les formulations qui présentaient le gascon comme une variante de l'occitan...
[Tederic M.]
Afficher Le gascon dans la clandestinité ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il ne faut pas donner plus de force à ces textes qu'ils n'en ont.
Nous savons les auteurs, dès le moment que l'on connait leurs idées, et qu'on les juge néfastes (en l'espèce, plus confuses qu'autre chose), il n'est plus besoin de s'apesantir dessus.
Je vais être un peu violent mais voilà, il est assez clair que le mouvement occitaniste est constitué de gens incompétents, qui ne maîtrisent pas leurs propres concepts.
Ils ne savent plus écrire quelque chose de précis, ils sont devenus tellement obsédés par le discours publicitaire que tout ce qu'ils écrivent n'a pour seul but que de déminer les contestations possibles.

J'identifie cependant deux problèmes :

- Il est clair que l'occitanisme a choisi de jouer le jeu des régions administratives qui ne correspondent pas aux entités culturelles qu'il a contribué à définir dans les années 50.
L'impossibilité de tenir un discours simple face aux élus qui n'ont que faire de la diversité linguistique dans le dite région Aquitaine oblige les occitanistes à minimiser l'opposition entre les terres gasconnes et les terres guyenno-limousines.
En plus, c'est l'occasion de forger un standard par l'inertie. De manière assez paradoxale, dans la mesure où les occitanistes labellisés béarnais trustent le Conseil Régional, cela se fait en faveur du gascon, au détriment des Périgourdins et des Nord-Agenais.

- L'autre problème, c'est que ce discours est le seul que les calandrons entendent, et que je crois que personne n'a réfléchi à la situation dans 50 ans, quand les seules personnes capables de parler un peu l'ancienne langue seront tous convaincus des mêmes choses. Il est possible que je sois encore là, cela ne sera pas rigolo de parler avec eux ...

Dans tous les cas, tout cela me renforce dans ma conviction qu'il faut mettre la langue de côté, comme un totem un peu désuet pour qui s'y intéresse (moi par exemple), et plutôt que de parler du seul gascon, parler de Gascogne.
Cela me semble beaucoup plus dans l'air du temps, l'occitanisme est arrivé au bout de ce qu'il avait à dire, là on fait face aux derniers archaïsants défenseurs de la paroisse, ils sont pénibles certes, mais ils ne comptent pour rien.
Auteur : Vincent.P
03/11/11
Le Français mal en point à qui la faute surement pas à l'enseignement des langues régionales !!!
Je ne comprends pas un tel pessimisme quand on sait qu'en Béarn vous vous faîtes le défenseur du vrai Béarnais et de la vraie écriture Béarnaise...
Vous voulez quoi exactement ?
Si tout est foutu alors arrêtez de grâce votre anti occitanisme primaire et consacrez vous à d'autres tâches.
mercès.
Auteur : Miqueu Arrosères
03/11/11
Cette guèguère de vocabulaire est ridicule et passéiste et arrange bien tous nos détracteurs, on ferait mieux de dépenser nos énergies à défendre l'enseignement de notre langue et peu importe le nom qu'on lui donne car c'est la même !!!!
Auteur : miqueu
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Nom de nom, le nom importe beaucoup !-)
Donner des noms, c'est étiqueter les choses, c'est la base de toute connaissance.
Quand un texte occitaniste dit que "occitan", "gascon" ou "auvergnat", c'est la même chose, il y a une confusion, une erreur logique, un brouillage.
Ce n'est pas parce que gascon et auvergnat appartiennent à un ensemble commun nommé (pourquoi pas ?) "occitan" que c'est la même chose !
Cette erreur logique est-elle volontaire ? dans ce cas, ce ne serait plus une erreur mais une tromperie.
Je crois que chez la plupart de ceux qui produisent ou portent ces écrits, il n'y a pas une volonté consciente de tromper, mais une complaisance dans un flou paresseux qui concourt au but ultime : éliminer le mot "gascon", donc la différence gasconne, et disqualifier ceux qui s'y opposent comme des idiots qui mènent une guéguerre ridicule.
Miquèu, ne cau pas participar ad aquò !
[Tederic M.]
Mon cher Vincent là ton analyse est fausse et pour une fois en termes d'incompétence et de bêtises tu te poses là.
En effet si les calandretas n'avaient pas étées créées à l'époque premièrement la langue ne serait plus transmise depuis belle lurette, deuxièmement c'est ce travail de transmission qui a donné l'inertie de l'enseignement bilingue dans le public aujourd'hui.
Je regrette mais tu racontes n'importe quoi !!
Apprends après tu pourras faire des commentaires éclairés et s'il te plait arrête de mêler les calandrons à tout ça, en matière de langue au moins ici en Béarn tous autant qu'ils sont ils pourraient te donner des cours de gascon parlé..
Non Tédéric excuse moi mais j'en ai assez de voir écrire n'importe quoi par des pseudos intellos qui ne maitrisent même leur sujet en l'occurence la langue.
De plus Vincent casse, broie , attaque, mais ne propose jamais rien, le néant, trop facile !!!
Adishatz.
Nota : il n'est pas même pas poli, il n'a pas répondu à mon invitation..
Cela m'aurait plaisir de deviser autour d'un bon repas gascon...
adishatz
miqueu
Auteur : miqueu
03/11/11

Réponse de Gasconha.com :
[SAV de Gasconha.com]
A propos de l'invitation : taxer l'invité "d'incompétence et de bêtise" est-il le meilleur moyen de l'encourager à l'accepter ? Il avait d'ailleurs dit oui, mais ne va-t-il pas changer d'avis ?
Le feuilleton devient haletant.
En plus je signale qu'ici en Béarn malgré mes convictions occitanistes quand on analyse la chose les mots gascon ou occitan ne sont que très rarement cités par les locuteurs naturels, ici on parle toujours de patois ou Béarnais et cela est une réalité donc gascon est un faux débat au moins ici.
Adishatz
Auteur : miqueu
03/11/11
Je n'ai pas répondu à l'invitation car je ne pensais pas que les grans de sau étaient le lieu. Mon adresse mail est la suivante : vpoudamp2 @ voila . fr

Pour le reste, je maintiens que dans 50 ans, je ne sais pas comment le débat sera possible avec les rares possesseurs malhabiles de l'ancienne langue, eux qui n'auront jamais lu la littérature hérétique d'un Rohlfs, d'un Lafitte ou même d'un Bec des années 50.
Eux qui n'auront jamais eu accès à l'ALG. Eux qui auront été élevés dans cette confusion dialectique (et dialectale ...).
C'est assez clair, si on ne relève pas l'idée de Gascogne maintenant chez les jeunes, c'est mort.

Pour ce qui est du rejet du terme de gascon en Béarn, étant du Béarn des confins, tout le monde sait à Lembeye qu'en Rivière-Basse, ils parlent la même langue, tout le monde sait à Thèze qu'en Tursan, ils parlent la même langue, tout le monde sait à Salies qu'en Orthe c'est la même langue.
Maintenant, il serait surprenant que des irréductibles Aspois disent parler béarnais, eux qui ont pendant de siècles refusé, ainsi que les Ossalois, la domination de la plaine et de Pau.
Auteur : Vincent.P
04/11/11
Qu'ei vertat, quan eri poquet disèva "que parli Aspès" mes eras causas son cambiatas, era navèra géneràcion deth me age disen parla sia Gascon, sia occitan deth Biarn mès aquo ei mei politic.. o parlar dera montanha.
Enta l'invit quei notat era tua adressa e que moccupa de har aquo com cau.
Au plasèr totun, au maugrat deus nostes chepics
Coraument
Auteur : miqueu
04/11/11
Hèi redde dòu que contùnhin aqueras fotudas polhèiras a prepaus de la faiçon dont fau nomar la lenga.
Cadun sap, egau, que l'union hèi la fòrça, e cadun coneish lo diesedèir "divisar per milhor renhar"...
Los Francés poiràn se basar suus desacòrds entre nosauts per provar que los movements que vòlen gardar las culturas ditas "regionalas" son pas serios.
Aperam tot aquò "l'òc" apui valà !
Seré pas la milhora denominacion, pusqu'en gascon, lemosin, auvernhàs, lengadocian, provençau, vivarés... "oui" se ditz òc ?
Auteur : Gaby
21/11/11
Caractère local des appellations : Toulouse mieux que Bordeaux
Voyons voir du côté de Toulouse si le caractère local des appellations est mieux respecté qu'à Bordeaux.
La ligne A, qui relie la rive gauche à la rive droite de la Garonne.

Mirail-Basso Cambo : plus local tu meurs. Remarquons que Mirail est une forme gasconne de ce qui serait en languedocien Miral (avec dépalatisation).
Dans les cartes anciennes, Basso Cambo est Bache Cambe, forme qui marque sa gasconnité effacée (encore qu'en languedocien, Basso devrait être Baysso). Sur le périph', Basso Cambo est ... Basso Combo ...

Bellefontaine : c'est français mais c'est le nom du quartier.

Reynerie : appellation locale.

Mirail-Université : cf Basso-Cambo.

Bagatelle : appellation française mais passée en oc au 19ème siècle.

Mermoz : jurisprudence "les Grands Hommes", pour la station qui dessert La Faourette.

Fontaine-Lestang : appellation locale.

Arènes : appellation locale.

Patte-d'Oie : appellation française passée à l'oc au 19ème siècle pour figurer la toponymie urbaine.

Saint-Cyprien-République : au moins on indique le nom du quartier.

Esquirol : la place tire son nom d'un homme célèbre, mais au moins c'est une personnalité locale.

Capitole : difficile de dire autrement.

Jean-Jaurès : ce sont les allées Jean-Jaurès, mais qu'il y en marre de Jean Jaurès !

MarengoSNCF  : énigme. C'est la station qui dessert la gare Matabiau !

Jolimont : appellation française contemporaine de l'urbanisation du quartier. Mais c'est local.

Roseraie : idem.

Argoulets : appellation locale d'oc.

Balma-Gramont : idem.

Bref, sur la ligne A, Toulouse est autrement plus respectueuse de son passé, en nommant les stations en conformité avec les quartiers que les stations desservent, et sans avoir peur de noms typés comme Basso Cambo ou Argoulets.

Analyse concernant les lignes de tram de Bordeaux
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Afficher Caractère local des appellations : Toulouse mieux que Bordeaux en particulier, et peut-être donner votre avis...
Voila qui nous fournira un argument face aux décideurs bordelais (à moins qu'il ne se retourne contre nous : Toulouse,tous des ploucs,bien sûr ...).
Auteur : Gérard
27/10/11
Ah ça, le snobisme bordelais à l'égard des Toulousains...
Il se justifie un peu à vrai dire, tant me sort par les trous de nez l'esprit toulousain ibéro-machin à la Nougaro (la petite poésie pseudo-anarchisante dans une ville conservatrice).
Mais passons, la ligne B :

Borderouge : tout à fait oc, quasi totémique.

Trois-Cocus : là encore, appellation très locale, vous imaginez sur la CUB une station Plume-la-Poule ?

La Vache : francisation d'un ancien toponyme d'oc.

Barrière-de-Paris : c'est descriptif.

Minimes-Claude-Nougaro : assez du nougarolisme béat (même si j'aime beaucoup sa musique) ! Mais bon, c'est un patronyme gascon.  ; )

Canal-du-Midi : français, mais descriptif.

Compans-Caffarelli : là par contre, c'est de la personnalité, il faudrait chercher le nom authentique des lieux (Compans est un patronyme gascon).

Jeanne-d'Arc : ça ce serait à rectifier, l'héroïne française n'a aucun lien avec Toulouse.

Jean-Jaurès : cf avant.

François-Verdier : personne ne sait qui c'est.

Carmes : très bien.

Palais-de-Justice : bon, c'est descriptif, mais il y aurait eu des noms plus sympas (c'est Place Lafourcade, mais là aussi c'est un patronyme, en fait c'est l'ancienne Porte Narbonnaise).

Saint-Michel-Marcel-Langer : la référence à l'admirable résistant est-elle nécessaire ?

Empalot : nom très local, complètement d'oc, prononcé Ampalô cependant.

Saint-Agne-SNCF : SNCF est inutile.

Saouzelong : oquissime.

Rangueil : c'est le nom du quartier.

Faculté-de-Pharmacie : c'est descriptif.

Université-Paul-Sabatier : descriptif.

Ramonville : à Bordeaux, la station qui dessert Talence ne s'appelle pas Talence. A Toulouse, quand on dessert Ramonville, on appelle la station Ramonville.
Auteur : Vincent.P
28/10/11
La ligne T1 du tramway de Toulouse est entièrement en pays gascon.
Elle souffre du phénomène "banlieue" déjà constaté pour la ligne D à Bordeaux : l'urbanisation dans les années 60-70 sur les anciennes terres agricoles a fait peu de cas de l'ancienne couche toponymique, jugée trop pouilleuse en ces temps de Trente Glorieuses.
Bref, les stations portent les noms de voies sans intérêt ...

Arènes : nom du quartier.

Zénith : descriptif.

Cartoucherie : descriptif mais il y aurait pu avoir mieux.

Casselardit : bon, c'est gascon.

Purpan : il s'agit d'un nom de domaine, mais c'est d'oc.

Arènes-Romaines : un peu pompeux pour 3 ruines ...

Ancely : nom de personne, audois d'ailleurs.

Servanty : nom de personne, limousin.

Guyenne-Berry : aucun intérêt.

Pasteur-Mairie-de-Blagnac : voilà, en 2010, on ne nomme plus l'arrêt qui dessert Blagnac "Blagnac" mais on se sent obligé de dilater pour faire chic.

Place-du-Relais : aucune idée.

Odyssud-Ritouret : Ritouret semble local mais on lui adjoint le nom de la salle de spectacles.

Patinoire-Barradels : idem (languedocianisme il semblerait).

Grand-Noble : oc.

Place-Georges-Brassens : le Sud a deux idoles, Jaurès qui a pontifié, Brassens celui qui a chanté les imbéciles qui sont nés quelque part.

Andromède-Lycée : on croirait un nom de résidence Bouygues ...

Beauzelle : ouf !

Aéroconstellation : ridicule mais enfin, je dois être le seul à le penser ...

Au final, comme je l'indiquais plus haut, le bilan est plus contrasté sur cette ligne, le contexte de l'urbanisation expliquant cela.
Auteur : Vincent.P
28/10/11
Quelques remarques/précisions
Marengo SNCF : nom donné au quartier derrière la gare Matabiau.
Par contre je ne connais pas l'ancienneté de ce nom. Faudrait demander aux vieux toulousains.
Mais le site du collège du quartier nous rappelle que Marengo est le site d'une victoire napoléonienne en suisse italienne...
Perso j'aurais préféré Matabiau.
Pour le côté couleur locale on aurait été servi ;)

Compans et Caffarelli : héros de guerre locaux, généraux dans les armées ... napoléoniennes (encore !).
Le quartier de Compans-Caffarelli (centre de congrés, palais des sports, jardins) a été construit dans les années 70 sur le site d'une ancienne caserne militaire portant ce double nom.

Jeanne d'Arc : place éponyme au dessus de la station, où se trouve une statue de la pucelle et accessoirement un noeud important du réseau de bus.
On a beau être fier de ses racines, Toulouse fait aussi partie de la France. Donc si 1 nom sur 40 n'est pas purement local ça me gène pas perso.

François Verdier : tout le monde sait qui c'est à Toulouse. En tout cas ma génération.
Jurisprudence 'on nous a saoulé à l'école, puis au collège, puis au lycée, avec la résistance pendant la seconde guerre mondiale'.

Saint-Michel-Marcel-Langer : nom alourdi inutilement, je suis d'accord.

Saint-Agne-SNCF : Je pense pas que le 'SNCF' soit inutile. Ça indique aux estrangers que y'a une connection au réseau SNCF à cette station.
Auteur : Desman
29/01/12
Sur Compans-Caffarelli, certes, des héros locaux, mais en toute occasion, je suis plutôt d'avis de remettre au goût du jour les anciens noms des vieux cadastres, comme un acte de résistance face au monde officiel français avec ses grands hommes, ses abstractions, ...
Ainsi, la borde "Le Béarnais", qui a donné son nom à une rue du quartier, aurait pu avec bonheur donner son nom à tout ce nouveau quartier situé sur l'ancienne caserne.

Pour la même raison de refus de l'officialité française, il faut se débarrasser de Jeanne d'Arc qui n'a aucun rapport avec Toulouse de manière générale, c'est l'ancienne Place Matabiau de toute façon, la gare ne porte ce nom que du fait qu'elle se trouve dans cet ancien faubourg.

Pour Saint-Agne, un petit logo SNCF sur les cartes du métro (qui sont mal foutues à Toulouse) aurait suffi. Quant à Marcel Langer, c'est lourd !
Auteur : Vincent.P
30/01/12
REYNERIE
Nom de la propriété où se trouvent actuellement la cité et la station : Les Reynier était des juristes toulousains du XVIes d'où le nom de l'endroit.
Auteur : Guy Pierre Souverville
13/08/13
Un bordel, des bordeaux !
Histoire vraie : un gars de ma promo (originaire de Dax) explique à un autre, tout à fait sérieusement, l'origine du nom "Bordeaux" : "c'est le pluriel de 'bordel' en vieux français... autrefois y avait beaucoup de bordels, mais ils étaient en dehors de la ville (quartier St Michel) etc." Faut le faire, hein ! Shens comentaris
Auteur : Gaby
27/10/11
Afficher Un bordel, des bordeaux ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il était inévitable qu'une francisation graphique aussi aboutie que "Bordeaux" (ce qui aurait pu être Bourdeu) aboutisse un jour ou l'autre, dans un contexte de dégasconnisation totale, à une telle étymologie populaire.
Ce pourrait être pire, ton ami pourrait expliquer le nom de la ville comme signifiant "au bord de l'eau".
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Bordel, Bordeau :
Je crois que l'étudiant philologue qui expliquait l'étymologie du mot Bordeaux à son camarade était en fait un bon lettré qui connaissait la poésie médiévale et la "Balade de la grosse Margot" de François Villon, dont le dernier vers de chaque couplet et de l'envoi est "En ce bordeau où tenons notre état".
Il ne faut donc pas désespérer de la culture de la jeunesse !!!
S'ils ont perdu leur langue et leurs racines ils ont au moins des références ...(ma remarque n'est pas du premierdegré !)
En effet
Je lis avec tristesse et amertume tout ce qui est dit ici de la déperdition de nos ancrages gascons.
Auteur : Dominique
28/10/11
En même temps, on ne peut pas exiger de tout un chacun qu'il connaisse l'étymologie de toutes les villes, c'est de l'érudition un peu vaine.
Ce qui est plus triste, c'est qu'aujourd'hui ces étymologies populaires, vieilles comme le monde (Rome avec Romulus), ne passent plus par le gascon (on aurait pu envisager des gasconophones parlant de Bordeaux comme d'une ville où se situait originellement une borde) mais par le français.
Plus précisément, la tristesse vient du fait qu'il n'est plus envisagé par les gens que des noms de ville françaises puissent avoir été formés dans une autre langue.
Auteur : Vincent.P
28/10/11
A propos de Bordeaux, juste une remarque d'étymologie : serait-ce tiré de l'origine pré latine "Burdigala", ce qui aurait comme signification un système complexe de pêcheries fixes à la sortie/entrée d'un étang en correspondance avec la mer, ce que l'on appelle les "bourdigues", en occitan bordigol.
Première mention (à ma connaissance)dans un texte en latin sur Martigues (BdR) en 1131.
Auteur : Rigaud Ph.
01/11/11
A vue de nez, cela ne semble pas possible car g intervocalique du latin a tendance à tomber en roman, comme cela a été le cas pour Bordeaux, via une étape non documentée Burdial (le pourquoi de la masculinisation étant non résolu).
"bourdigue" fait penser à un dérivé féminin sur le suffixe diminutif -ic (renforcé par -ol) sur une base que je méconnais, peut-être similaire à *bard "boue" (cf le village de Bardigues).

NB : A propos de Bordeaux, les dernières études placent l'emporium des Bituriges, Celtes transplantés sur les rives de la Gironde, à Lamarque-Médoc, et non plus à Burdigala, qui reste un toponyme d'interprétation difficile (on rattache généralement le radical à la rivière l'Eau Bourde, d'où peut-être le lien indirect avec bourdigue).
Auteur : Vincent.P
02/11/11
Cerveau landais
En fait pas étonnante cette interprétation car elle est issue du cerveau d'un Landais... Il avait du oublier de mettre ses échasses le pauvre !!!
Auteur : CANET M.
22/01/14
Bèr@ bourd@
C'est une belle bourde...
Auteur : Bordo
26/01/14
Poème d'Apoulinayre
gascon : bordèl, clac.
Bordeaux ? Pas question de faire le trop classique "au bord d'elle", incompatible avec la beauté et la tristesse de cette ville.

Plutôt :

La Garonne est au soir si belle
Qu'un navire y vienne aborder,
Un seul soir se poser près d'elle,
À chaque matelot sa reine
Bordeaux dans l'ombre éteint sa peine,
La pluie efface le pavé.
Une courtisane trop fière
Entrouvrirait son coeur de pierre
Au passant, si triste d'aller
Fleuve et quai vide passé mort
Faubourg abandonné du sort
Où le vent toujours le ramène -,
Un soir reposer seul près d'elle.
Auteur : Apoulinayre, p.c.c. PJM
26/01/14
Tristesse ?
Pourquoi la tristesse de cette ville ?
Auteur : Gaby
28/01/14
Ce qui est beau est souvent triste, mais ça...
Ce qui est beau est souvent triste, mais ça doit dépendre des jours, ou alors seulement de l'humeur...
("Triste" n'est pas dépréciatif).

Mais pour revenir au point de départ, le nom ancien de Bordeaux se trouvant partout (à défaut d'explication), dans Dauzat, dans le Larousse, dans les dépliants touristiques, comment se fait-il qu'il soit si difficile de corriger ce genre d'interprétations alors qu'il est si vite répandu ?
Le côté un peu graveleux doit expliquer la chose.

Autres étymologies fausses mais moins pittoresques :
- Lourdes de Lorda, nom d'un chef sarrazin, d'un mot berbère
- Hossegor de Horse-guard
- Cap-Breton par attirance
- Auber du NP Albert

Les étymologies populaires, semi-savantes ou spontanées, révèlent des tendances. A ne pas confondre avec les jeux de mots volontaires qui se trouvent parfois dans les dictons.
Evidemment, l'étymologie s'oublie.

'La Crabe' aurait du mal à passer à côté de la sienne. Et avec 'Pau', qu'est-ce qu'on va nous faire ?
Auteur : PJM
28/01/14
Pluie
C'est vrai que notre pluie habituelle ne contribue pas à la gaîté ! =D
Auteur : Gaby
29/01/14
Mélancolie
Je ne trouve pas qu'il pleuve tant que ça à Bordeaux, un coup de vent de l'Atlantique et on peut avoir assez vite des rayons de soleil, notamment l'hiver et le printemps.

En tout cas, en comparaison du Béarn, ce n'est rien  ! Il y a pire que la pluie cela dit : j'ai vécu 2 ans à Toulouse, le vent y rend fou.

Pour le reste, la tristesse est subjective, je trouve le Bordelais dans son ensemble plutôt mélancolique, encore qu'il faudrait faire la différence entre les divers micro-pays (les grands horizons de la Pointe du Médoc sont bien différents des coteaux un peu mous du Bas Entre-deux-Mers).

Quant à Bordeaux, je n'aime pas trop ce qu'elle devient, un énorme gâteau blond sucré ouvert aux vents. La boboïsation est aussi architecturale. Mais vers Nansouty, on trouve encore une Bordeaux d'échoppes un peu noire que j'aime. Idem à La Bastide, dont il faut profiter encore quelques années, avant sa mutation inexorable.

De toute façon, au final, ce sont moins les lieux qui sont tristes que les souvenirs qui y sont attachés, souvenirs qui sont personnels.
Auteur : Vincent P.
29/01/14
Tot es relatiu
En comparaison du Béarn (en tout cas du Pays Basque) d'accord. Mais on est en climat océanique, quand même ! En tout cas le temps peut être assez instable.

Ce ne sont pas les "rouqueys" de la région de Floirac que tu trouves un peu mous, au moins ? Haha

Personnellement, j'apprécie les échoppes mais pas le côté noir du (de la) Bordeaux du XXe siècle. Même si ça fait tape-à-l'oeil de nettoyer les façades, ça fait quand même moins délabré. Un quartier populaire peut être propre, non ?

Je suis bien d'accord avec le dernier paragraphe.
Auteur : Gaby
30/01/14
Un ensenhament obligatòri de las lengas regionalas...
...au mens dens los collègis e los licèus, çò que'n pensatz ?
Auteur : Sarmonèir
25/10/11
Afficher Un ensenhament obligatòri de las lengas regionalas... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Avec quel fric ? Quels professeurs ? Pour quel public ? Quelles langues ? Avec quels appuis politiques ?
Auteur : Vincent.P
25/10/11
Je sais fort bien que c'est impossible concrètement & politiquement. Mais c'était pour voir quelles seraient les réactions...
Auteur : Sarmonèir
27/10/11
Adishatz je vais encore dire de grosses bêtises mais soit  !!
Aujourd'hui seulement 1,3 % du budget de la culture est généreusement rétrocédé aux "bouseux provinciaux", le reste demeurant à Paris centre du monde où tout ce passe.
Si déjà ce budget était équitablement réparti cela permettrait bien des choses.
Mais quand on sait à quel point notre sinistre pardon notre ministre tient en estime les langues régionales on comprend pas mal de choses  !!!
Pour ce qui des profs, pas de soucis, il y aurait ce qu'il faut.
Pour les langues b simplement les langues régionales parlées sur notre territoire, occitan, corse, basque, alsacien, catalan....
L'appui politique de tous les gens qui sont en demande et ça fait du monde et des électeurs !!!
Là les politiques de tout poil quand on parle électeur sont à l'écoute, certes pas longtemps, mais au fait pourquoi toujours tout attendre des politiques, pourquoi ne pas se prendre un peu en main, c'est possible.

Dab volontat QU'I PODEM ARRIVAR.
QUE SERAM CO QUI BASTIRAM !!!
Auteur : miqueu
27/10/11
Se prendre en main, cela s'appelle ne pas quémander à l'Etat à chaque occasion, donc constituer une contre-société civile : je ne la vois pas venir.
En tout cas, elle ne passe pas par la prostitution auprès des collectivités pour obtenir des subventions.

Je confirme qu'il restera un problème de profs, que ce soit sur leur niveau, le choix dialectal de la langue qu'ils enseigneront, leur nombre, ...

Quant à la question du fric, nous ne créons pas de richesse localement, c'est aussi simple que cela, et ce n'est pas la faute à Paris.
Et quand nos élus se mettent en tête de créer une telle richesse, c'est dans une optique dépassée ...
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Avis identique à celui de Vincent P.

J'ajoute quelques réflexions décousues :

1) Il n'y a pas de 'langues régionales', il n'y a que des langues en voie d'extinction ou d'expansion.
2) Enseigner une langue dite régionale réduit le problème de l'identité à son minimum symbolique. Il faudrait aussi récupérer une culture.
3) L'idéal serait bien sûr d'enseigner EN langue régionale.
4) L'obligation administrative peut produire des résultats avec une langue pleinement vivante, et si la demande spontanée est suffisante. Les exemples contraires de l'Irlande et du pays de Galles illustrent ce sujet de discussion.
5) La situation du gascon n'est pas comparable à celle des langues qu'une bourgeoisie nationale et un fort courant populaire, dans des circonstances historiques précises, ont défendues. Nous ne sommes plus au XIXe siècle.
6) Si la cause de la langue n'est pas liée à celle de la 'nationalité régionale' (si on peut dire), la cause est mal engagée.
7) Le gascon n'est plus la langue d'une société, il n'est pas celle d'un Etat. Sa force est dans les racines des Gascons. Mais pour combien de temps encore ?
8) Lier la langue aux activités gasconnes est un moyen de lui redonner du lustre.
9) Hors nécessité pratique, ce n'est pas la langue qui attire par elle-même, c'est la qualité de ses locuteurs, ce qu'ils sont capables d'offrir. Le gascon, l'occitan, le basque, attireront s'ils ont quelque chose à dire, sinon on les considérera comme un gadget, des gueilles dont on peut se défaire.
Cézanne à propos de Mistral : "Si ce Monsieur Mistral a quelque chose (de sérieux) à dire, qu'il le dise en français". Cruel et injuste, mais à méditer.
10) A propos, ne devrait-il pas être obligatoire d'instruire tous les élèves du patrimoine de leur 'région' ? Quel est le "programme" en cours ?
11) Et parallèlement, ne faudrait-il pas rétablir les règlements coercitifs qui s'appliquaient au paysage rural et urbain ?
12) Comme le rappelle Miqueu, un argent public mis là où il le faudrait permettrait beaucoup de choses. Une forte initiative privée serait aussi la bienvenue.
13) C'est sur le terrain que se joueront les moyens et les fins. "Combien de divisions" ?

Nous vivons dans un étrange pays. Alors, une "contre-société" ? Elle doit bien exister dans quelques imaginations hardies...

NB : l'"alsacien" n'existe pas en soi, l'expression exacte et administrative est "l'allemand et ses dialectes" (Les parlers alémaniques varient du nord au sud et se correspondent d'une rive du Rhin à l'autre. (Cf. Levy, 'Histoire linguistique de l'Alsace', réédité récemment ; le site du Schickele-Kreis ; pour la Lorraine le site des écoles bilingues de Moselle 'Deutschlothringen').
Auteur : PJM
27/10/11
Au fait Vincent mon invitation tient toujours !!
Nous avons et ce depuis peu quauques roquets plan gras a manjar a ço dera mea mair donc dab plasèr quan volhas.
coraument
Auteur : miqueu
27/10/11
Cher PJM je trouve ton analyse très pertinente.
Je te remercie pour ta précision sur"L'Alsacien" j'étais ignorant sur ce sujet.
A beth leu.
Auteur : miqueu
28/10/11
Même optionnel cet enseignement n'attire pas les foules, ni au collège, ni au lycée...
Le français est déjà si mal en point qu'il est difficile de proposer un enseignement d'une langue dite "régionale".
Auteur : casa
01/11/11
En primaire, cela attire les parents désireux de mettre leurs enfants dans ce qu'ils perçoivent à tort comme des simili-classes européennes qui permettent à leurs chérubins d'éviter de fréquenter les élèves moins bons. Bref, déjà de l'écrémage dès le CE1 ...

En lycée, cela attire pour les points de plus au Bac.

Dans tous les cas, la liste des patronymes des élèves est sans appel, ce ne sont pas les descendants des anciens locuteurs qui mettent leurs enfants dans ces écoles mais les classes mobiles contemporaines qui entendent fournir à leurs enfants une éducation complète et dense pour qu'ils soient plus compétitifs dans le monde de demain (les occitanistes jouent d'ailleurs sur cette idée, qu'au fond, apprendre l'occitan, c'est surtout pour faire jouer la mécanique intellectuelle).

Pour ma part, le salut de la langue locale par l'école ne peut passer que si elle est la possibilité pour les enfants du pays de reprendre contact avec leurs racines et seulement si la seule motivation est d'ordre patriotique, certainement pas bassement socio-économique dans une optique de différenciation de niveau d'études.
Mais même les occitanistes n'en sont pas convaincus ... Les Basques le sont eux ...
Auteur : Vincent.P
03/11/11
Qu'est-ce qu'être Béarnais ?
Question un peu polémique, je le concède.
Est-il raisonnable de dire de François Bayrou et de Frédéric Nihous qu'ils sont tout deux Béarnais ?
Est-ce véritablement pertinent ?
Le second se considère-t-il d'ailleurs Béarnais (lui qui se dit fier d'être Ch'ti justement) ?
Je suis désolé de croire qu'il y a une petite différence entre un enfant de la plaine de Nay, gasconophone, et un fonctionnaire territorial muté en Béarn pour construire une carrière politique ...
Un fonctionnaire territorial qui, s'il parle de ruralité, me semble surtout en faveur de la rurbanité, bref du développement des dites campagnes sur un modèle dépassé.

www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/10/18/hollande-et-les-candidats-bearnais-estime-et-mefiance
Auteur : Vincent.P
20/10/11
Afficher Qu'est-ce qu'être Béarnais ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pas plus d'opinions sur ce sujet ? Même pas les BOCS=Béarnais-occitans ?
Auteur : casa
01/11/11
Peut être pourrait t'on parler d'opportunisme plus que de convictions culturelles... Apart ça pas grand chose à dire...
Auteur : miqueu
04/11/11
Nihous représente CPNT, le parti des chasseurs et pêcheurs, qui se prétend le héraut de la ruralité.
Je trouve que ce parti a manqué sa cible.
Au lieu de tomber dans un anti-écologisme primaire, il y avait une action à mener pour promouvoir une nouvelle ruralité qui ne soit pas rurbaine.
Exemple : critiquer intelligemment les normes européennes sur l'agriculture, et même la PAC quand elle favorise l'industrialisation de l'agriculture, favoriser les circuits courts, essayer de sauver la transmission des savoirs ancestraux (il est bien tard, maintenant !), intervenir dans le domaine de la culture contre la centralisation parisienne, demander plus d'émissions en langues "régionales" dans les télés publiques, et demander de vraies télés publiques décentralisées, défendre aussi la démocratie communale qui est étranglée par le carcan des normes et la bureaucratie... etc.
En plus, un parti ruraliste intelligent pouvait bénéficier, grâce au découpage électoral qui favorise outrageusement les cantons ruraux, d'une sur-représentation dans les départements... Raté  !
Auteur : Tederic M.
04/11/11
Entièrement d'accord avec Tederic M.
je pense que ce parti aurait dû se nommer :
Pêche, Garbure et Munitions.
Auteur : miqueu
04/11/11
Il faut dire que les gens de CNPT ne sont généralement pas des aigles. Bon, les occitanistes non plus me direz vous.
Auteur : inconnu
16/12/11
Nom de notre nouvelle maison sur Prignac (Médoc) ?
Votre conseil pour donner un nom à notre nouvelle maison sur Prignac en Médoc ? Merçi
Je songeais à "Sès arribat" ?
Auteur : Modestine
20/10/11

Réponse de Gasconha.com :
"Sès arribat" veut dire "tu es arrivé" en gascon du Médoc. Est-ce cela que vous voulez faire dire à votre maison ?
Afficher Nom de notre nouvelle maison sur Prignac (Médoc) ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Faites-vous construire sur un lieu-dit déjà répertorié au cadastre ou sur les cartes IGN ? Auquel cas, le remettre en usage pourrait être intéressant.
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Acceptation sociale de noms dans la langue autochtone
Sondage mitigé : Brest a laissé aux internautes la possibilité de nommer ses stations de tram. Les résultats montrent bien combien il est difficile de ressusciter l'ancienne langue même s'il y a quelque espoir...
Cela rejoint les réflexions sur le métro de Toulouse : il faut vendre le "patois" autrement qu'il ne l'est aujourd'hui.

stations.letram-brest.fr

Quelques exemples sur Brest : les internautes ont préféré "Dupuy de Lôme" à "Quéliverzan", "Mac Orlan" à "Prat Lédan", ...

Quelques satisfactions : ils ont préféré le nom autochtone "Menez Paul" à l'abstraction si française "Droits de l'Homme". Ainsi que "Coat Tan" à "Parc Eole".

Mais je pense que dans des villes comme Toulouse ou Bordeaux, tout nom un peu trop patoisant serait systématiquement rejeté.
Auteur : Vincent.P
17/10/11
Afficher Acceptation sociale de noms dans la langue autochtone en particulier, et peut-être donner votre avis...
Brest est le type même de la 'ville coloniale', foyer de francisation, dont le folklore même s'est exprimé assez largement en français.
La signalétique bilingue y a été plus frileuse qu'ailleurs.
Mais les esprits changent et les interventions des échelons départemental et régional y contribuent.
Bien sûr l'arrière-plan de la question n'est pas seulement linguistique.
Auteur : inconnu
16/09/11
Per tant que ne'n i augi pas fòrt, i a egau, preu tram de Bordèu :
Peychotte, Roustaing, Carle Vernet (?), Tauzia (patronime) ; preu bus : Lartigue, Peyandreau(?), chemin de Suzon, Lestonnat, Malartic, Chouiney, Toctoucau, le Dorat, Capeyron, Lalanne, Pont de la Maye(?), Ducourneau (patronime), Quai Dupeyron, Pt Peyronnet, la Paillère, Paludate, MAS Barail, Lucassot, château Rouquey, la Grave, Béchade, Bernède, Lestage, place du Mayne, Costedoat(?),Sembat, Cap de Bos... e ne'n passi.
Qui a dit que l'òc èra desgitat de la sinhaletica deus transpòrts en comun ???
Mossur Vincent, va faler arrestar de diser "i a pas mèi de gascofònes" "i a pas mèi de Gascons" "lo gascon (l'òc) n'a pas d'avenir" ... Se lo practiquèvatz, aquò haré un de mèi que parla la lenga !!!
E pus precisament per la Gironda, quòra disèvatz i auger viscut 4 ans, avèvi oblidat de vos diser qu'i damòri dempui quasi 20 ans...
Ma mair, mons grands-parents la coneishen tanben... E lo gascon, a cada còp que frequenti lo mitan vasadés, entendi lo gascon, dens la boca deus vielhs, coma deus qu'an 40 ans, o la vintena...
Auteur : Gaby
17/10/11
Les lignes de bus de la CUB s'enfonçant dans l'ancienne campagne des environs de Bordeaux, il est certain que de nombreux lieux-dits ont été repris pour nommer des voies, qui à leur tour ont nommé des arrêts de bus.
En tout cas, me citer Toctoucau montre bien que nous ne parlons pas de la même chose ... à savoir la question toponymique en milieu urbain, l'acceptation par les bobos contemporains des sonorités perdues du "patois".
Mais Toctoucau n'est pas sauvé, entre deux foyers de francisation intenses que sont Arcachon et Bordeaux (cf l'affaire du Pays de Buch).

Pour ce qui est du tram, j'ai étudié la question, la plupart des stations n'ont pas un nom gascon, celles qui en ont un ne l'ont que par vivacité ancienne du lieu-dit ou indirectement via un patronyme (donc ça revient au même, Victor Hugo ou Doyen Brus, c'est pareil, c'est le même phénomène français des "Grands Hommes" qui effacent les anciennes dénominations, trop paysannes).

Quant au gascon en Gironde, c'est une langue morte.
Les cartes dialectologiques des années 90 placent le Médoc en zone francophone, il n'y avait presque plus de locuteurs en Nord-Gironde dans les années 50, idem dans l'Entre-Deux-Mers. Il reste le Bazadais peut-être, mais ainsi que j'ai pu l'écrire, sa nouvelle situation au débouché de deux autoroutes condamne la langue dans la décennie qui vient.

Que dans le "mitan vasadés", on parle l'occitan, c'est assez attendu. Dans les clubs de pétanque, on trouve beaucoup de boulistes.
Auteur : Vincent.P
17/10/11
Quelle langue pour le tram de Bordeaux ?

Je commence avec la ligne A :

- Mérignac Centre : c'est gascon parce que la France dans sa grande clémence, n'a pas renommé la ville Marigny.

- Lycées de Mérignac : mouais. C'est descriptif.

- Quatre Chemins : français.

- Pierre-mendès-France : aaaah, les grands hommes, la mythologie républicaine, un jour, il y aura tellement d'avenues Mendès-France qu'il faudra les numéroter pour les différencier.

- Alfred-de-Vigny : cf ci-avant. Pourtant, la station dessert le quartier des Eyquems (nom gascon).

- Fontaine d'Arlac : Arlac aurait suffi non ?

- Peychotte : gasconnisation du portugais Peixotto, mais ça reste gascon, mais pas prononcé à la gasconne.

- François-Mitterrand : cf Mendès-France.

- Saint-Augustin : ok

- Hôpital Pellegrin : c'est descriptif, mais ce n'est pas gascon.

- Stade Chaban-Delmas : la plus récente francisation qui a fait disparaître l'ancien nom de Lescure.

Gaviniès : pas gascon.

Hôtel de Police : descriptif mais français.

St-Bruno-Hôtel de Région : idem.

Mériadeck : c'est gascon par ricochet, mais enfin, c'était bien le nom du quartier dans la langue vernaculaire.

- Palais de Justice : descriptif. Mais avant d'avoir une version gasconne acceptée des Bordelais ...

Hôtel de Ville : idem.

Sainte-Catherine : ce n'est pas la version gasconne de l'hagiotoponyme.

- Place du Palais : j'ai encore dans la tête le bel accent parigot de la dame. C'était marrant d'ailleurs, les annonces étaient en mode "Air France", mais dès qu'il y avait un incident, on entendait l'accent du Sud-Ouest de la personne qui intervenait en direct.

- Porte de Bourgogne : même pas son vrai nom de Porte des Salinières.

Stalingrad : et oui, la station qui dessert La Bastide ne s'appelle pas "La Bastide".

Jardin Botanique : descriptif.

Thiers-Benauge : le nom autochtone de Benauge ne suffit pas, il faut lui joindre le sempiternel Thiers.

Galin : ?

Jean-Jaurès : jurisprudence Mendès-France.

Cenon Gare : ok.

Carnot : one more time ...

Buttinière : plus oïlique, tu meurs.

J'ai la flemme de faire les deux embranchements qui se perdent dans le Bas-Entre-Deux-Mers.
Je me souviens qu'un nom gascon d'une station récente avait été refusé dans l'avant-projet car trop païsanass et homonymie avec je ne sais plus quel terme grivois d'argot français. Je me demande si c'est pas la station Iris.
Auteur : Vincent.P
17/10/11
Je me souviens, c'est "Le Grand Cam" à Lormont.
Auteur : Vincent.P
17/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Il n'y avait pourtant pas de quoi fouetter un gat !
Evidemment, j'exagère à dessein, il est trop tard aujourd'hui pour revenir sur certains noms bien ancrés, il n'est pas raisonnable de rejeter un patronyme du fait de sa consonance oïlique, ... mais, mais, quand même.
Où sont passés les noms "topiques" de la Bordeaux gasconne ? Où sont les stations "Fort du Hâ", "Talence", "Paludate", "La Bastide", "Porte Cailhau", "Porte Dijeaux" ?
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Allez, la ligne C, qui longe la Garonne.

Les Aubiers : français. Il y avait un grand nombre de lieux-dits gascons dans les environs selon les anciennes cartes.

Place Ravezies-Le Bouscat : Le Bouscat ne suffisait-il pas ? C'est gascon au moins. Du moins si l'on prononce le t final...

Grand Parc : French.

Emile Counord : un grand homme dont personne ne sait qui c'est.

Camille Godart : idem.

Place Paul-Doumer : idem.

Jardin Public : descriptif.

Quinconces : ce n'est même pas vraiment gascon, s'il y avait eu un nom gascon à cette place, cela aurait été Troupeyte, le vrai nom des lieux. Allez renommer les Quinconces "La Place Troupeÿte", on va rire.

Place de la Bourse : ça tombe bien, s'y trouve la Bourse.

Porte de Bourgogne : là encore, son vrai nom est Porte des Salinières (Salineÿres en gascon bordelais).

Saint-Michel : ok.

Sainte-Croix : ok.

Tauzia : patronyme importé, mais c'est gascon, miracle !

Gare Saint-Jean : ok.

Belcier : c'est saintongeais.

Carle Vernet : grand homme, en l'espèce d'origine provençale.

Bègle Terres Neuves : ouais.

On fait le pourcentage de stations gasconnes ?
Auteur : Vincent.P
18/10/11
La ligne B ! Tout un symbole, on va de Claveau à Bougnard, comment faire plus français, oïlique au sens ethnique que cela ?

Claveau : français.

Brandenburg : international.

New York : ...

Rue Achard : là encore, plus que la référence à une personne, c'est jusqu'à la consonance qui marque.

Bassins à Flot : descriptif.

Les Hangars : descriptif.

Cours du Médoc : indirectement gascon, encore que je me demande si "Cours" n'est pas symptomatique de la francisation de Bordeaux, dans sa généralisation pour remplacer les anciens "camins".

Chartrons : francisme en gascon.

CAPC : ouais.

Quinconces : cf ligne C.

Grand Théâtre : descriptif. Mais il y avait d'autres noms, plus gascons.

Gambetta : les grands hommes, bis repetita.

Hôtel de Ville : cf ligne A.

Musée d'Aquitaine : descriptif. Au passage, nom sympa pour un musée ethnologique consacré en grande partie à la Gascogne occidentale.

Victoire : c'est le nom.

Saint-Nicolas : ok (au passage, le vrai nom complet est Saint-Nicolas de Grave, c'est là que se trouvaient les Gahets bordelais).

Bergonié : patronyme importé.

Barrière Saint-Genès : ok.

Roustaing : attesté Arrostanh dans les textes anciens, l'un des rares toponymes gascons authentiques du tram.

Forum : imaginaire moderne pédant.

Peixotto : Peychotte bis.

Béthanie : référence religieuse.

Arts & Métiers : descriptif.

François Bordes : un patronyme probablement gascon ...

Doyen Brus : patronyme.

Montaigne Montesquieu : les 2M.

UNITEC : descriptif.

Saige : anciennes propriétés homonymes (patronyme juif portugais ?)

Bougnard : sur la mélodie de "A Paris !"

Camponac Médiathèque : parce que Camponac était trop plouc probablement, on lui adjoint Médiathèque.

Pessac Centre : Pessac suffisait.

Au bilan, moins de 5% de noms gascons restés en français.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Bien. Bien. D'accord que les stations de tram aient des noms français.
D'accord qu'il y ait fort peu de gascophones en Médoc, Bordelais, Cubzagais, Entre 2 Mers...
Egau, urosament, i a de pus en pus de cors d'occitan per adultes, sàbetz qu'una calandreta a ubèrt l'an passat, e las associacions occitanas son pas morentas encara...
I a mème produccion literària en Gironda (literària, exagèri benlèu...) : cf. Astié, los Tradinaires, Viaut, Gric de Prat...
Lo gascon "girondin" s'ec pòdi diser, dispareish, mès
1° lo gascon non girondin es parlat en Gironda per los novèths occitanistes ; 2° ren n'empacha d'assajar de lo reviscolar.
Vous êtes fort déprimant dans tous vos messages, -je ne sais pas pourquoi - des mauvaises langues diraient donc que vous pourriez être un "franchimand" qui s'infiltre sur ce forum pour saper le moral des occitanistes qui ont des projets.
D'autant plus que vous n'écrivez pas en gascon....
Auteur : Gaby
18/10/11
On dirait aussi que vous dites "la Gascogne indépendante, ou alors on la laisse aux Français".
Je plaisante un peu, là, j'exagère moi aussi, mais je vois ça comme ça.
Auteur : Gaby, Bordalés occitanofòne e gascofòne que parla gascon girondin e que n'es pas
18/10/11
"Fort du Hâ" est "Palais de Justice", "Talence" est "Forum", "Paludate" est "Tauzia" en somme, "La Bastide" est "Stalingrad", "Porte Cailhau" est "Sainte-Croix", "Porte Dijeaux" est "Gambetta".
Qu'on ne me dise pas que quelque part, ce n'est pas révélateur.
Et encore, Bordeaux est une vieille ville, ses rues sonnent encore gascon, dans des petites villes pour 3/4 du XIXème siècle comme Pau, c'est quasiment que du français, dans la langue ou dans l'esprit.

Pour comparer avec Toulouse, cela me semble un peu mieux dans la ville rose, je vais faire la même chose que sur le tram.
Et il faut voir aussi la ligne D du tram bordelais. Elle devrait (elle est en service ?) gasconner puisqu'elle passe par les anciennes landes à l'Ouest de la ville, les anciennes paroisses gasconnantes de chez Meste Verdié, et pourtant ...

Ravezies : ...

Jean-Jaurès : STOOOOOOP !!!

Tivoli : tiens, une variante, la référence classique.

Libération : mieux qu'Occupation.

Avenue d'Eysines : un terme gascon s'est glissé dans ce nom, sauras-tu le trouver ?

De Lattre de Tassigny : encore et encore.

Stéhélin : personne ne sait plus qui l'on honore.

Rue de Capeyron : toujours accompagner un nom gascon d'autre chose, il n'a pas le droit de se promener tout seul.

Pasteur : la rage !

Gare Caudéran-Mérignac : parce qu'une station qui dessert Caudéran, il est trop difficile de la dire tout simplement Caudéran.

Verdun : toponyme celte formé par les Bituriges (haha).

Marne : une bataille, enfin !

Paul Doumer : deuxième fois après la place, quel grand président il fut. Et originaire des environs en plus. Ah non ?

Fontaine d'Arlac : jurisprudence Capeyron.

Victor Hugo : la honte, Victor Hugo en banlieue, même pas au centre !

Jean Cordier : qui ça  ?

Bas-Brion : ah zut, ma blague sur Verdun, et bien là c'est la réalité (celtique brigantion "éminence").

Dr Albert Schweitzer : j'ai habité l'avenue homonyme pendant 2 ans, quelle corvée quand on n'est pas germaniste pour écrire son adresse dans les papiers administratifs ... Et ce n'est pas comme si juste à côté se trouvait le château de Brivazac ...

Enfin bref, au bilan, action (in)volontaire de dégasconnisation. A part ça, tout va bien, dixit Gaby.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
NB  : J'ai une petite hésitation sur le Ravezies du Bouscat, cela semble être gascon, en lien avec Ravez à Macau (33) ? Ravezies a été un patronyme bordelais au 18ème siècle.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Je ne me déprime pas, c'est déjà ça, je suis même assez optimiste parce qu'une fois que l'ancien monde est mort, et avec lui les espoirs de le ressusciter, on peut tout inventer.
Et comme je décèle dans la jeunesse une forte volonté d'identification locale, qui prend des formes diverses, je pense qu'il ne manque plus que l'articulation intellectuelle de ces manifestations, qui les fera dire "gasconnes".

En plus, je pense que si l'on regarde la réalité en face, par exemple que le tram bordelais ne gasconne pas, ni dans les dénominations, ni dans l'accent, et bien on peut développer une stratégie plus intelligente de riposte.
En tout cas, si je peux t'ouvrir les yeux sur la réalité gasconne à Bordeaux, j'en suis content, que l'idéal en soit fort éloigné, c'est pas grave, on s'y habitue, et pour ne pas déprimer, il faut se projeter dans le futur, il ne déçoit pas car il n'est pas encore là.

NB : Maintenant, pour ma part, je suis aujourd'hui convaincu que tout mouvement régional se doit d'abandonner Bordeaux et Toulouse, parce que ce ne sont plus les lieux idoines de l'expression d'une culture régionale, ou alors au milieu d'autres cultures issues de la diversité mondiale, et ça ne me branche pas à titre personnel.
Donc après tout, que Bordeaux nie son passé, il vaudrait mieux contacter les petites villes girondines comme Langon, Pauillac, La Réole, ... qui maltraitent le gascon dans les noms des rues.
Après, rien n'empêche de se passionner pour l'avenir de la métropole bordelaise et de penser que son avenir ne nous est pas indifférent.
Auteur : Vincent.P
18/10/11
Je vois bien comment est la réalité, hélas.
Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a des initiatives émergentes, des projets, des mouvements (quoique rassemblant seulement quelques dizaines de gens), qu'il existe, de ci de là, des bribes de culture gasconne en Gironde et même à Bordeaux, et que l'on peut essayer de faire qqch.
Eric Roulet, par exemple, a écrit/chanté/conté sur le Bordèu gascon, notre compatriote David Escarpit oeuvre là-dessus, et je vous rappelle que c'est à Bx que se trouvent l'IEO, le Med'Oc (peu actif, d'accord), l'Estaca et, là encore, plusieurs cours d'oc.
Après, d'accord, ça ne va pas s'améliorer tout de suite... Mais bon...

Cela dit, Vincent, si vous voulez me communiquer votre mail, je vous enverrai le journal électronique dont je parlais dans un autre gran de sau, cela vous informera sur nòsta "Gironda, tèrra occitana" (e gascona), et nous publierons volontiers vos réactions.
Siitz hardit e a benlèu !
Auteur : Gaby
18/10/11
Je n'ai pas trop le temps d'entrer dans le débat entre Gaby et Vincent P.
Ils ont sans doute dit tout ce qu'on peut dire là-dessus.
Simplement ne décourageons pas ceux qui soufflent sur des braises encore chaudes.
Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, n'est-ce pas, etc.... je trouve même que c'est une attitude assez noble (don Quichotte est un de mes héros préférés et j'ai toujours pensé qu'il n'était pas si fou que ça ...).

Par ailleurs,quelques mineures :
Gaviniès :un petit génie du violon, bordelais parti rechercher la renommée à Paris - l'a-t-il eue ? Je n'en sais trop rien !
Heureux en tous cas qu'il ait sa place, même au cimetière ou juste à côté);
Mériadeck :gascon par destination mais à l'origine, très breton : le prnce Maximilien Mériadeck de Rohan, archevêque de Bordeaux, celui du palais-Rohan, archevêché pour quelques décennies avant la Révolution et dans ma petite enfance, quartier des moins recommandables mais si attirant pour la fantaisie et l'imaginaire qui s'en dégageaient ;
Bergonié : d'importation ? Je n'en sais trop rien mais hommage à un des plus grands cancérologues français (fondateur à Bordeaux du premier centre anticancereux du pays, mort des rayons auxquels il s'était imprudemment exposé car ses priorités étaient autres.

Avec tous ces noms hétéroclites notés le long du parcours du tram, on voit bien qu'à Bordeaux la Gascogne se conjugue de façon imprévisible avec des apports variés (je ne vais pas resservir les lieux comuns et phrases toutes faites sur le métissage et autres rencontres multiculturelles mais enfin, en effet c'est une Gascogne ouverte, tellement ouverte à tous les courants d'air qu'elle a salement pris froid,prauba d'era !
Auteur : Gerard S-G
18/10/11
Honorer les enfants du pays, c'est très bien, pas au détriment des anciens lieux-dits, d'ailleurs, je ne pense pas qu'une individualité honnêtement attachée à sa contrée aurait l'arrogance de goûter à voir son nom remplacer l'ancienne appellation de son enfance.
Je pense qu'un petit buste, une statue dans un square quelconque, sont idéaux pour rendre hommage aux enfants du pays.

Par contre, assez clairement, il n'y a aucune raison d'honorer les grandes figures nationales qui n'ont avec nos villes de Gascogne qu'un rapport lointain.
A ce titre, pour illustrer, je suis partisan de déplacer la statue de Danton de la place de la mairie de Tarbes, à la rigueur il aurait mieux valu un Barère de Vieuzac.
Toujours est-il que pour revenir aux stations de tram, la grosse déception vient de la ligne D, qui traverse l'ancien pays gasconnant de la ceinture bordelaise, et au fond c'est là que l'imaginaire est le plus stérile et le respect de l'ancien monde rural le moins achevé.
Bref, il n'est pas exagéré de dire qu'à Mérignac, on vomit encore plus la Gascogne que dans le vieux Bordeaux, c'est la civilisation pavillonnaire, hors-sol.

En tout état de cause, il faut reprocher que jamais les occitanistes n'aient entendu réfléchir à ces questions, trop obsédés qu'ils sont à obtenir des panneaux bilingues, plutôt que de sauver les anciens lieux-dits.
C'est que comme l'a prouvé l'affaire du métro toulousain (une bonne voix sud-languedocienne remplacée par des annonces "occitanes" francisées depuis peu), eux-mêmes sont dans le moule républicain français, chantre de la diversité, et au fond, assez peu à l'aise avec l'ancien monde qu'ils méprisent, ou tout du moins, pensent incapable de séduction auprès de la population moderne.
Auteur : Vincent.P
19/10/11
La Gironde en général et Bordeaux en particulier sont depuis bien longtemps les têtes de pont de la francisation en Gascogne occidentale.
Bordeaux est une ville française, qui tourne le dos à la Gascogne depuis le 17eme siècle. Qu'est-ce qui est réellement gascon en Gironde ?
Quasiment rien. Le Médoc c'est et l'Entre-deux-Mer c'est mort. Le Libournais ? Mais qu'y a-t-il de gascon dans le Libournais ? Le Buch c'est fini, le Bazadais ça ne va pas fort.
Les quelques relents de "régionalisme" sont occitans et pas gascons, Gaby le dit très bien.
Or, l'occitan c'est un autre monde, c'est le levant et pas le couchant, le vieux monde et pas le nouveau, un autre imaginaire, loin de cette super-Gascogne que fut la Gascogne de l'Ouest, qui tournait ostensiblement le dos aux traitres occitans (languedociens), depuis longtemps acoquinés avec les Français.
Et de temps en temps, les guerriers anglo-gascons allaient donner quelques coups de pied au cul des mauviettes languedociennes. Les bonnes choses se perdent décidément !!
Auteur : Gérard Mansoif
19/10/11

Réponse de Gasconha.com :
La fin de ce gran de sau est bien sûr à prendre au second degré.
Paradoxalement, ce qui peut sauver la gasconnité de la Gironde, c'est qu'au rythme de la dégasconnisation dans les Landes ou le Lot-et-Garonne, voire jusqu'aux Pyrénées, il n'y aura plus de différence d'intensité de la culture régionale entre les pays bordelais et les autres, supposés à tort mieux préservés de la francisation.
Parce que si je suis bien d'accord qu'il n'y a plus grand chose d'évidemment gascon du côté de Libourne, Créon, Soulac ou encore La Réole, c'est aussi le cas de Marmande, Dax, Saint-Gaudens, ...
Il n'y a plus que le coeur du Gers et les Pyrénées d'un peu authentiquement gascons.

Pour la Gironde, là où cela devient très inquiétant, c'est que les gens n'ont même plus l'accent, mais n'importe où.
Arretez-vous acheter du pain dans un village du Médoc ou de l'Entre-Deux-Mers, et tendez l'oreille. Plus d'accent.
Plus que la francisation, c'est comme de la charentisation.
Auteur : Vincent.P
20/10/11
Evidemment, nommer les lieux d'une ville n'est pas innocent et au delà d'une certaine représentation de l'espace social c'est aussi l'imaginaire et le système de représentation des habitants qu'on cherche à organiser voire à conditionner.
C'est ce qui a été fait dans toutes les villes européennes au XIXè siècle, époque où, après avoir fait sauter les fortifications quand elles restaient, on élargissait l'espace par des constructions, des voies et des places nouvelles parfois recouvrant d'anciens chemins, parfois en les créant de toutes pièces.
C'est l'urbanisme haussmannien en tout petit à Bordeaux (la rue d'Ornano) puis en grand à Paris, c'est l'"ensanche" ou l'eixample" en Espagne, etc...
En France, ce moment a été suivi aussitôt par le conditionnement des esprits méthodiquement opéré par la IIIè République.
Nos rues et nos places ont ainsi été peuplées par les grands noms chers au jacobinisme laique et national, pêle-mèle les Voltaire, Rousseau, Danton, Victor Hugo ? puis Pasteur mais aussi toute la masse des politiciens type Thiers, Clémenceau, Painlevé et autres avec après 1919 la vague des maréchaux et généraux de la Grande Guerre.
Aux mêmes époques, Amsterdam nommait ou renommait ses rues nouvelles des noms de la kyrielle des peintres hollandais de l'âge d'or, Barcelone se dotait d'une rue Balmes du nom de son grand philosophe et juriste...
Dans ce dernier cas, en effet c'était un enfant du pays, alors que l'intention assimilatrice de la IIIè République ne fait aucun doute.
Quelques noms "nationaux illustres ici ou là auraient été bien préférablles à cette invasion obsessionnelle (c'était fait pour) par les mêmes noms, en laissant une bonne place aux vieux noms ruraux quand ils existaient ou même, pourquoi pas pour les voies nouvelles, une place aux illustres enfants du pays.

A ce titre, la place Gavinies dont nous parlions n'existait pas avant la création du cimetière de la Chartreuse et sans doute pas avant même 1863 ou on l'appela, voisinage oblige, la place du Repos (rien de gascon là-dedans).
Gavinies , le prodige du violon n'a donc rien volé à personne de même que Ravezies, négociant propriétaire des terrains lotis au Bouscat et à Bordeaux (donner le nom d'un ancien propriétaire des terrains lotis étant une pratique assez fréquente un peu partout).

Ceci dit, je pense qu'il serait bon d'aller au bout de la démarche et de sélectionner une liste raisonnablement limitée de noms trop absurdes (parce que ne correspondant à aucune résonnance profonde ni à aucune utilité sociale type Hôpital ou Hôtel de Ville par des noms
authentiquement gascons chaque fois que possible, à condition qu'ils aient aussi une certaine esthétique sonore pour eux (d'accord avec Vincent :
"Tropeyte- ou " Tropeita " pour les Quinconces n'a pas une seconde de chance !)
Ensuite reste à effectuer rapidement avant que les nouveaux noms entrent trop profondément dans les têtes en direction des "autorités" idoines, CUB en tête où l aide de groupes, associations et corps constitués quelconques viendraient utilement épauler des courriers individuels.
D'accord pour ma part pour m'investir là-dedans.
Qu'en disetz ?
Auteur : Gérard S-G
20/10/11
Vincent : ah, pensi tanben a l'estatuda de Jeanne d'Arc, cors de Verdun a Bordèu. Quala orror ! ;s

A perpaus de "Qu'est-ce qui est réellement gascon en Gironde ?
Quasiment rien. Le Médoc c'est et l'Entre-deux-Mer c'est mort. Le Libournais  ? Mais qu'y a-t-il de gascon dans le Libournais  ? Le Buch c'est fini, le Bazadais ça ne va pas fort." aquò vòu diser "la Gironda es pus occitana que gascona" o "la Gironda n'es pus ni occitana ni gascona" ?
Com ec èi dejà dit, lo Vasadés, per exemple, n'es pas pròishe de pèrder son identitat gascona. Los que lo frequentan se'n seràn apercebuts !
Los quites junes Vasadés son 100% vasadés e saben frasas en patués !
Epui, tant qu'i aurà cors d'occitan dens l'ensenhament public e las calandretas, ren n'es pas mòrt !
Siitz hardits
Auteur : Gaby, occitan gascon optimiste benlèu a tòrt
20/10/11
Et "plus d'accent en Gironde" faut pas exagérer !
Auteur : Gaby
24/10/11
Ma suggestion du 20 octobre n'a donc intéressé personne ?
Qu'est-ce qui est préférable : polémiquer entre occitanistes et non occitanistes, etc... ou faire ensemble oeuvre commune ?
Auteur : Gerard S-G
24/10/11
@Gérard : je suis tout à fait motivé pour faire quelque chose mais je suis irrémédiablement pessimiste, je crois que le substrat idéologique est trop défavorable.
J'envoie des lettres aux maires sur des tas de sujets, jamais une réponse.
Il faudra passer à l'étape suivante, à savoir constituer une association et aller devant le juge.
Mais en l'espèce, ce n'est pas la question, il faut contacter des historiens, type Guilhem (Pépin) qui pourraient nous aider à baliser un passé topographique bordelais potable.

@Gaby : Je n'exagère pas, personne n'avait l'accent à Bordeaux, quelques vieux, des quinquas de la banlieue prolo comme Cenon ou de l'autre côté Pessac, ... Partout ailleurs, l'accent charentais.
J'ai un ami gabay qui a un accent oïlique, quand les Parisiens l'entendaient, ils lui disaient "tu as l'accent bordelais prononcé !". La blague. Dans les commerces, j'entendais l'accent du côté du petit Leclerc de Pessac, notamment chez les caissières.
Les chauffeurs de bus ont l'accent aussi. Pas besoin de grandes études de sociologie pour comprendre la distribution de l'accent dans la population ...
Quant à la jeunesse, elle a l'accent banlieusard, même dans les classes dites hautes. "J'avoue, trop un bollos." Je ne me faisais pas comprendre avec mon léger accent béarnais.
Auteur : Vincent.P
25/10/11
Faire oeuvre commune !!!
Auteur : Gaby
25/10/11
Cher Vincent.P, j'aurais aimé vous envoyer un dossier montrant la présence gasconne en Bordelais.
Auteur : Gaby
25/10/11
A propos des perspectives de gasconitat :
1) Oui, nous sommes tombés très très bas. Absolument tout ce qui faisait la Gascogne est en voie de disparition, et cela sur la totalité du triangle gascon, montagne comprise.
2) Il y a des pertes qui seront irréversibles. La disparition de "l'accent", un des derniers marqueurs encore bien présents dans la population, et très remarqué par les estrangers, semble inéluctable si les tendances actuelles se prolongent.
3) La disparition du nom "Gascogne" pour nommer le triangle est achevée, mais elle est réversible, elle !
Il peut y avoir là le premier pas d'une reconquête identitaire.
4) A partir du nom "Gascogne", on peut faire passer un contenu (histoire, géographie, cuisine, mémoire de la langue...)
5) Il doit y avoir une dialectique, un cercle vertueux, entre cette transmission et la croissance d'une affirmation identitaire gasconne (la fiertat gascoune) :
une affirmation gasconne un peu sommaire et bébête peut donner envie d'apprendre quelques fondamentaux
, et plus la population (archéo- ou néo-gascons, et surtout les jeunes) accroîtra son savoir gascon (quasi-nul pour l'instant), plus elle développera une fierté gasconne.

Il s'agit de faire assumer le mieux possible l'héritage gascon par tous ceux qui vivent maintenant dans le triangle gascon, d'où qu'ils viennent.
Le défi est énorme.
Mais le succès peut être partiel : ce n'est pas binaire échec/réussite.
Le succès dépend en partie de tendances générales qui nous dépassent : si la population continue à bouger sans jamais se fixer, il sera très difficile de recréer une culture gasconne*. Mais sauver "l'appellation Gascogne" est jouable même dans ce cas.

* Comme Vincent, je pense qu'il ne faut pas espérer une forte gasconitat pour Bordeaux, Toulouse, voire Bayonne. Ce sont des aires métropolitaines (en formation pour Bayonne) qui comptent pour la Gascogne, mais qui la dépassent.
Auteur : Tederic M.
25/10/11
Oui, redonner au terme de "Gascogne" sa véritable signification, c'est un projet très modeste (c'est un peu un combat similaire à celui de 5B, "Nantes en Bretagne", sauf qu'avec tout le respect que l'on doit aux militants bretons, nous avons quand même plus d'arguments que des frontières administratives médiévales) mais duquel peut découler une avancée identitaire formidable qui s'articule sur plusieurs plans (langue, architecture, économie, ...).
Je pense que ça peut marcher, assez franchement, car ce sont des concepts simples (triangle aquitain, Basques romanisés, esprit festayre, ...).

Gaby peut me joindre sur facebook ou à l'adresse suivante : un . gascon @ gmail . com
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Donc formons dès que possible une commission intégrant les volontaires motivés et s'il se peut, en particulier, quelques spécialistes de ce genre de question à un titre ou un autre (G.Pépin par exemple).
S'il faut aller au delà, former une association, soit.
Mais plutôt, proposons nos conclusions à une ou plutôt, plusieurs associations dont nous aurions des raisons de penser qu'elles devraient accueillir positivement nos suggestions et les relayer sur la place publique comme auprès des entités décideuses à convaincre (nous avons tous, de ce point de vue, des antennes ici où là).
Bien sûr faisons-le dans un esprit d'honnête ouverture (que personne ne se sente pris dans un traquenard quelconque).
Mais quant à aller devant un juge, je n'y crois absolument pas.
Ni l'intérêt à plaider ni la substance de la plainte ne me paraissent réunis pour espérer un minimum de chances de réussite (à moins qu'un juriste éprouvé ne nous prouve gracieusement le contraire...).
Commençons sans doute par créer une liste d'adresses email et travaillons à partir des travaux préparatoires de Vincent.
Ensuite,si nécessaire, je suis prêt à abriter les séances de réflexion nécessaire à la mise en forme (les Landes offrant un calme garanti pour ce genre d'exercice et le froid suffisant pour nous éviter des distractions ou l'envie de jouer les prolongations !).
A part cela, les constats de Tederic sont, comme bien souvent, marqués du bon sens et de la clairvoyance les plus certains...hélas.
Auteur : Gérard S-G
27/10/11
Oui à l'enseignement de l'histoire locale et des spécificités régionales à l'école, dès le primaire, ce qui se fait déjà en fonction de la sensibilité des enseignants (c'est très variable, avec des réactions diverses : du fils d'immigrés devenu instit totalement rétif à la culture patoisante à la vieille fille du pays qui en fait trop dans le côté "mon petit clocher", sans oublier le parigot muté pour suivre son épouse et autres profils-types).

Mais, l'école ne règlera pas tout, parce qu'une éducation est avant tout familiale/communautaire à mon sens, et que l'on paie l'éclatement de la cellule familiale dans notre société contemporaine justement, son éclatement au niveau de l'éducation parentale (démission des parents, culture télévisuelle, ...), éclatement géographique (parents divorcés, des grands-parents en Sologne, d'autres à Nice), ...

Bref, pour faire simple, sensibiliser au fait régional à l'école, oui, mais ça ne sert à rien si le mercredi après-midi, il n'y a pas "Papi" pour raconter les histoires de l'ancien temps.
C'est caricatural ce que je dis mais il y a du vrai.
J'ai relu les théories de Lapassade, c'est d'une niaiserie folle : toute une génération d'occitanistes a abandonné l'idée de maintenir quelque chose de régional via les rapports privés au profit de l'école fantasmée comme seul vecteur de savoir.
D'où le sacrifice d'une graphie lisible de tous.
Les occitanistes des années 60 ont en toute conscience laissé tomber une génération. Par idéologie.
Auteur : Vincent.P
27/10/11
Histoire de pavillon qui tourne mal
Histoire ordinaire : un jeune couple qui rêve de pavillon à la campagne, qui s'endette pour ce projet.
Un projet de vie mal mené, favorisé par nos élus locaux et les autorités nationales.
Sans oublier des professionnels du bâtiment aux pratiques douteuses ... Je ne commenterai même pas la laideur de l'édifice.

www.ladepeche.fr--saint-gaudens-leur-maison-sera-t-elle-rasee
Auteur : Vincent.P
12/10/11
Afficher Histoire de pavillon qui tourne mal en particulier, et peut-être donner votre avis...
Toponymie de Muret (Murèth en gascon, serait Murèl en languedocien, du latin murellum)
Hurguet (h aspiré gascon), La Navère, La Peyrère (suffixe -aria gascon), Cazaux (vocalisation de l), Daulin (n final vélaire), Le Petit Castéra (transformation du ll intervocalique), ...
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Afficher Toponymie de Muret (Murèth en gascon, serait Murèl en languedocien, du latin murellum) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Grosso-modo, tous les traits définitifs du gascon ... J'ajoute que le v dans "La Navère" laisse entendre qu'il s'agit d'un w intervocalique, autre trait constitutif du gascon.

La gasconnité de Muret ne souffre d'aucune contestation.
Du moins, sa gasconnité ancienne, assez clairement, dans le contexte de la mégalopole toulousaine, toutes ces questions ont perdu de leur ampleur, encore qu'aujourd'hui, passer d'une rive à l'autre, c'est encore changer d'univers.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Lettre au maire de Capvern
Exemple de lettre envoyée aujourd'hui :

Monsieur le Maire,


Il m'arrive de passer dans votre commune. Ce matin, le temps était splendide, Capvern était dominé par toute la masse du Pic du Midi, Mauvezin dans la distance, c'était un paysage enchanteur.
C'est parce que Capvern est dans une région si belle qu'il vous faut peut-être ce regard extérieur que n'ont plus les habitants de la commune sur l'endroit qu'ils habitent.


Le constat est simple : on construit n'importe quoi à Capvern.
J'ai rarement vu dans les Hautes-Pyrénées un tel amas de maisons bariolées (rose, jaune, ...) qui s'inspirent des pavillons provençaux de la Méditerranée ou des villas californiennes.
C'est un morceau du pire de la banlieue résidentielle tarbaise transporté sur le balcon des Baronnies.
Toutes ces nouvelles constructions sont hors-contexte.
Il est inconcevable que des gens entendent s'installer dans cette région sans respecter au minimum l'architecture vernaculaire de l'endroit et son ambiance pyrénéenne traditionnelle.
Le bâti ancien à Capvern est très homogène et évident : toits d'ardoise inclinés, coloris austères et discrets (bleu, gris, blanc).
C'est la maison traditionnelle pyrénéenne. C'est la beauté de notre pays bigourdan.


On pourrait alléguer que les nouveaux venus ont la liberté de choisir. La liberté de porter atteinte irrémédiablement à l'homogénéité de Capvern, donc à sa beauté, donc aussi à son potentiel touristique et à son attractivité (la vue sur Mauvezin est irrémédiablement dégradée), ce n'est pas là en tout cas l'intérêt public local.
Vos fonctions de maire vous permettent de corriger cette lèpre pavillonnaire, par exemple en imposant lors de la révision de votre plan d'urbanisme des contraintes esthétiques (le minimum me semble une restriction de la gamme des coloris, des toits inclinés et l'imposition de l'ardoise : on construit encore comme ça dans les vallées, aucune raison que les entrepreneurs locaux ne puissent proposer de tels modèles).
Il est possible de faire une tolérance pour le style néo-basque, d'implantation ancienne dans la commune ainsi que le prouvent certaines maisons construites depuis les années 30.
Parce que maire, vous pouvez également refuser les permis de construire et vous entretenir avec les jeunes couples qui font construire, souvent sans repère culturel régional.
Il y a tout un travail d'éducation à faire. Je pense également au danger de la privatisation des vues sur les Pyrénées.


Je ne me serais pas permis de vous écrire si je ne voyais pas au fil des ans les paysages de Capvern se dégrader à ce point (l'effet bretelle d'autoroute en somme).
Grosso-modo, c'est tout le Sud-Ouest de la France qui est frappé par une dégradation de son bâti architectural, soit que l'on ne sache plus restaurer convenablement les anciennes maisons, soit que l'on laisse construire n'importe quoi.
Cela est évidemment le reflet d'une perte de conscience culturelle : la disparition du petit patriotisme bigourdan en est la cause, il y a encore 20 ans, personne ne se serait autorisé de causer de telles blessures à notre environnement paysager, la pression de la tradition était trop forte.
Celle-ci éteinte, il nous reste à en garder le meilleur, à savoir le bon goût, une certaine modestie dans le respect des formes léguées.
Auteur : Vincent.P
10/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Bravo Vincent !
(Les passages en gras le sont du fait de Gasconha.com.)
Afficher Lettre au maire de Capvern en particulier, et peut-être donner votre avis...
De passage à Capvern, j'ai été frappé par le bric à brac architectural (et aussi, si je me rappelle bien, par une dispersion des constructions nouvelles), qui contraste avec l'unité magnifique de villages voisins comme ceux d'Avezac-Prat-Lahitte (sauf le portail blanc).
Mais ces derniers sont un peu plus à l'écart des influences extérieures.
Capvern est au contraire une localité thermale qui a depuis longtemps voulu gommer son caractère paysan.
Mais on pourrait quand même essayer d'arrêter le massacre !
Auteur : Tederic M.
10/10/11
J'ai moi aussi constaté cette exception de Capvern, à quelques encablures de Mauvezin, site d'une grande harmonie, et évidemment porte des Baronnies, pays splendide à la grande unité architecturale.
J'ai pensé pareillement à une influence du thermalisme, au sens où la ville ne se penserait plus seulement pyrénéenne mais également cosmopolite, éclectique.
Cela a pu jouer mais autant qu'on puisse le constater, Capvern-les-Bains s'inscrivait pleinement dans le style régional (mélange d'architecture chalet et néo-basque).

Je pense plutôt au fond à la mauvaise influence de Lannemezan, foyer de chaos urbain et de gaspillage de terre.
Sur Capvern, cela prend la forme d'un mitage généralisé de la moindre parcelle avec vue sur les Pyrénées.
Mais là c'est grave, c'est le site de Mauvezin qui est atteint, le département devrait intervenir.
Auteur : Vincent.P
10/10/11
Desbiey et son "Projet de mise en valeur des Landes"
Bonjour ; comment peut-on consulter le memoire de Guillaume Desbiey de 1777 ?
Auteur : Bernard
10/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Pour le gasconhaute :
Cette demande est venue de l'article de Gasconha.com sur le livre de la Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch sur cet ouvrage de Guillaume Desbiey.

Peut-être s'adresser à la Société historique elle-même, ou alors à la Médiathèque de Bordeaux, qui doit l'avoir dans son fonds ancien.
Afficher Desbiey et son "Projet de mise en valeur des Landes" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être François Sargos, l'auteur de l'"Histoire de la forêt landaise", qui le cite abondamment, pourrait-il vous aider.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
11/10/11
Rectificatif : l'auteur est Jacques Sargos, pas François ; pardon à tous deux.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
18/10/11
Cadours : Le marché au cochon
www.archives.cg31.fr/images/expolabouche/metiers

Il semble que les cochons étaient de race gasconne (cf le porc noir de Bigorre) : quand a eu lieu la substitution des espèces ?
Auteur : Vincent.P
07/10/11
Afficher Cadours : Le marché au cochon en particulier, et peut-être donner votre avis...

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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