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Toponymie de Muret (Murèth en gascon, serait Murèl en languedocien, du latin murellum)
Hurguet (h aspiré gascon), La Navère, La Peyrère (suffixe -aria gascon), Cazaux (vocalisation de l), Daulin (n final vélaire), Le Petit Castéra (transformation du ll intervocalique), ...
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Afficher Toponymie de Muret (Murèth en gascon, serait Murèl en languedocien, du latin murellum) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Grosso-modo, tous les traits définitifs du gascon ... J'ajoute que le v dans "La Navère" laisse entendre qu'il s'agit d'un w intervocalique, autre trait constitutif du gascon.

La gasconnité de Muret ne souffre d'aucune contestation.
Du moins, sa gasconnité ancienne, assez clairement, dans le contexte de la mégalopole toulousaine, toutes ces questions ont perdu de leur ampleur, encore qu'aujourd'hui, passer d'une rive à l'autre, c'est encore changer d'univers.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Lettre au maire de Capvern
Exemple de lettre envoyée aujourd'hui :

Monsieur le Maire,


Il m'arrive de passer dans votre commune. Ce matin, le temps était splendide, Capvern était dominé par toute la masse du Pic du Midi, Mauvezin dans la distance, c'était un paysage enchanteur.
C'est parce que Capvern est dans une région si belle qu'il vous faut peut-être ce regard extérieur que n'ont plus les habitants de la commune sur l'endroit qu'ils habitent.


Le constat est simple : on construit n'importe quoi à Capvern.
J'ai rarement vu dans les Hautes-Pyrénées un tel amas de maisons bariolées (rose, jaune, ...) qui s'inspirent des pavillons provençaux de la Méditerranée ou des villas californiennes.
C'est un morceau du pire de la banlieue résidentielle tarbaise transporté sur le balcon des Baronnies.
Toutes ces nouvelles constructions sont hors-contexte.
Il est inconcevable que des gens entendent s'installer dans cette région sans respecter au minimum l'architecture vernaculaire de l'endroit et son ambiance pyrénéenne traditionnelle.
Le bâti ancien à Capvern est très homogène et évident : toits d'ardoise inclinés, coloris austères et discrets (bleu, gris, blanc).
C'est la maison traditionnelle pyrénéenne. C'est la beauté de notre pays bigourdan.


On pourrait alléguer que les nouveaux venus ont la liberté de choisir. La liberté de porter atteinte irrémédiablement à l'homogénéité de Capvern, donc à sa beauté, donc aussi à son potentiel touristique et à son attractivité (la vue sur Mauvezin est irrémédiablement dégradée), ce n'est pas là en tout cas l'intérêt public local.
Vos fonctions de maire vous permettent de corriger cette lèpre pavillonnaire, par exemple en imposant lors de la révision de votre plan d'urbanisme des contraintes esthétiques (le minimum me semble une restriction de la gamme des coloris, des toits inclinés et l'imposition de l'ardoise : on construit encore comme ça dans les vallées, aucune raison que les entrepreneurs locaux ne puissent proposer de tels modèles).
Il est possible de faire une tolérance pour le style néo-basque, d'implantation ancienne dans la commune ainsi que le prouvent certaines maisons construites depuis les années 30.
Parce que maire, vous pouvez également refuser les permis de construire et vous entretenir avec les jeunes couples qui font construire, souvent sans repère culturel régional.
Il y a tout un travail d'éducation à faire. Je pense également au danger de la privatisation des vues sur les Pyrénées.


Je ne me serais pas permis de vous écrire si je ne voyais pas au fil des ans les paysages de Capvern se dégrader à ce point (l'effet bretelle d'autoroute en somme).
Grosso-modo, c'est tout le Sud-Ouest de la France qui est frappé par une dégradation de son bâti architectural, soit que l'on ne sache plus restaurer convenablement les anciennes maisons, soit que l'on laisse construire n'importe quoi.
Cela est évidemment le reflet d'une perte de conscience culturelle : la disparition du petit patriotisme bigourdan en est la cause, il y a encore 20 ans, personne ne se serait autorisé de causer de telles blessures à notre environnement paysager, la pression de la tradition était trop forte.
Celle-ci éteinte, il nous reste à en garder le meilleur, à savoir le bon goût, une certaine modestie dans le respect des formes léguées.
Auteur : Vincent.P
10/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Bravo Vincent !
(Les passages en gras le sont du fait de Gasconha.com.)
Afficher Lettre au maire de Capvern en particulier, et peut-être donner votre avis...
De passage à Capvern, j'ai été frappé par le bric à brac architectural (et aussi, si je me rappelle bien, par une dispersion des constructions nouvelles), qui contraste avec l'unité magnifique de villages voisins comme ceux d'Avezac-Prat-Lahitte (sauf le portail blanc).
Mais ces derniers sont un peu plus à l'écart des influences extérieures.
Capvern est au contraire une localité thermale qui a depuis longtemps voulu gommer son caractère paysan.
Mais on pourrait quand même essayer d'arrêter le massacre !
Auteur : Tederic M.
10/10/11
J'ai moi aussi constaté cette exception de Capvern, à quelques encablures de Mauvezin, site d'une grande harmonie, et évidemment porte des Baronnies, pays splendide à la grande unité architecturale.
J'ai pensé pareillement à une influence du thermalisme, au sens où la ville ne se penserait plus seulement pyrénéenne mais également cosmopolite, éclectique.
Cela a pu jouer mais autant qu'on puisse le constater, Capvern-les-Bains s'inscrivait pleinement dans le style régional (mélange d'architecture chalet et néo-basque).

Je pense plutôt au fond à la mauvaise influence de Lannemezan, foyer de chaos urbain et de gaspillage de terre.
Sur Capvern, cela prend la forme d'un mitage généralisé de la moindre parcelle avec vue sur les Pyrénées.
Mais là c'est grave, c'est le site de Mauvezin qui est atteint, le département devrait intervenir.
Auteur : Vincent.P
10/10/11
Desbiey et son "Projet de mise en valeur des Landes"
Bonjour ; comment peut-on consulter le memoire de Guillaume Desbiey de 1777 ?
Auteur : Bernard
10/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Pour le gasconhaute :
Cette demande est venue de l'article de Gasconha.com sur le livre de la Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch sur cet ouvrage de Guillaume Desbiey.

Peut-être s'adresser à la Société historique elle-même, ou alors à la Médiathèque de Bordeaux, qui doit l'avoir dans son fonds ancien.
Afficher Desbiey et son "Projet de mise en valeur des Landes" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être François Sargos, l'auteur de l'"Histoire de la forêt landaise", qui le cite abondamment, pourrait-il vous aider.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
11/10/11
Rectificatif : l'auteur est Jacques Sargos, pas François ; pardon à tous deux.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
18/10/11
Cadours : Le marché au cochon
www.archives.cg31.fr/images/expolabouche/metiers

Il semble que les cochons étaient de race gasconne (cf le porc noir de Bigorre) : quand a eu lieu la substitution des espèces ?
Auteur : Vincent.P
07/10/11
Afficher Cadours : Le marché au cochon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Enseignement du languedocien en Gascogne ?
J'ai lu que les jeunes capésiens mutés dans le Comminges (où ?) enseignaient le sabir de languedocien de la fac de Toulouse : est-ce vrai ? Des témoignages ?
Auteur : Vincent.P
06/10/11
Afficher Enseignement du languedocien en Gascogne ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est vrai que, de la même façon, les profs du Bordelais enseignent un étrange parler, majoritairement béarnais (cf. Per Noste), mais mêlé de languedocien, d'armagnacais, etc.etc., et rarement de bordelais, ni même de sud-girondin
 :S
L'òc scolaire est de plus en plus artificiel, me semble-t-il.
Mès bon, l'essenciau es que se comprénguin
Auteur : Gaby
06/10/11
Si l'essentiel est de se comprendre dans une novlangue artificielle, alors tout est dit ! Parler français devrait suffire ! A l'heure du bio et de la valorisation des origines contrôlées et des IGP, moun Diu quine mesclagne !

Siatz lous de qui cau !
Auteur : jmcasa
06/10/11
Mon dieu quan de peguessas, contras vertats e desinformacion e podem léger sus aqueras responsas cap a Vincent.
Sus eth parça bordales tots eths regents sia en calandretas sia en escolas bilingas son formats ta arrespectar e ensenhar eth devis locau, que parlan eth gascon emplegat en'ras Lanas e en Gironda.
Que convidi tots eths lès gahuts qui contan n'importa qué a assisti aus cors dispensats en aqueras classas... après sonque après que poderan valhar un avis pas mensonger..
Aquo dit a beth leu.
Auteur : miqueu Arrosères
10/10/11
Mensonge. C'est tout, c'est un mensonge.
Il est CONSEILLÉ aux enseignants d'apprendre la langue locale. Mais comment peuvent-ils s'y former sans grammaire, sans dictionnaire, sans locuteurs locaux ?
Moi, je connais le cas d'un jeune béarnais qui parle un dit occitan déplorable, qui a enseigné pendant 5 ans le gascon du Béarn en Haut-Agenais.
Alors merde, quoi, on sait que c'est comme ça.

Quant à la calandreta de Muret, ville du Comminges historique, on y enseigne le languedocien, et ce n'est pas du fantasme !!!
Auteur : Vincent.P
10/10/11
Vincent que serè plan totun subertot dem responèr en gascon purmèra causa...
Tot eth matériau pédagogic qu'ei en placa desempush pausas, non n'ei pas vertat ço que contas Muret que era banlègua de Tolosa e que si parla lengodocia dab especificitats locaus que coneishi deplan aquera calandreta e eth monde deu parca ta podè parlar.
Auteur : miqueu arrosères
10/10/11
De toute manière, il est déjà assez difficile de parler un peu correctement ce que l'on a décidé d'être son propre dialecte, alors maîtriser rapidement un autre ...

Imaginons un cas pas trop catastrophique : une jeunette capésienne qui parle un assez bon gascon du Béarn basé sur les parlers de l'arribère du Gave de Pau.
On l'envoie dans les Landes, du côté de Biscarrosse. Elle fait comment pour enseigner le parler local ?
Il y a une grammaire où seraient répertoriées les conjugaisons si spécifiques ?
Comment pourrait-elle savoir que le gascon de Biscarrosse est du gascon noir au vocalisme si spécifique ?
Quand je vois qu'un artiste intéressant comme Tisné, après tant d'années, fait encore des fautes de prononciation de "neugue" quand il reprend une chanson du répertoire landais...
Mais enfin, le cas n'est pas catastrophique, ça reste du gascon.

Par contre, quand la même jeunette est envoyée du coté de Nontron, en Périgord limousin, je n'ose décrire la catastrophe, l'impossibilité qu'il y a pour la fille en question à maîtriser deux langues, deux vocabulaires, deux grammaires, ...
Hostilité des parents qui ont entendu la langue dans leur enfance, indifférence des autres, qui ne mettent leur enfant en classe bilingue publique que dans l'optique d'une pré-classe européenne.
Et à titre personnel, c'est aussi une catastrophe pour nous, parce que cette jeune fille, qui a appris la langue du pays, doit rester au pays, pas s'exiler aux confins de l'Aquitaine administrative, parce que nous avons besoin d'elle à Pau, à Tarbes, à Dax, pas là bas où elle ne sert qu'aux occitanistes pour justifier dans de beaux diaporamas Powerpoint l'argent public qu'ils ont obtenu.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Mea culpa, j'ai regardé dans ma bibliothèque et j'ai effectivement trouvé "Le gascon de Pauillac : pratique du patois tel qu'il se parle chez les pêcheurs de l'estuaire" par l'abbé Hostens (un peu vieillot et faut savoir lire l'orthographe félibréenne), "Mon parler de Guyenne" par Ernest Cabirol de Miramont-de-Guyenne (version réimprimée chez PyréMonde), "A Massat, on parle pas comme à Aulus" par Paul Eychenne (édition épuisée mais les enseignants le trouveront probablement à la bibliothèque de Saint-Girons) et évidemment, le must du must, "Répertoire intégral des conjugaisons de Gascogne" suivi d'une encyclopédie tout en gascon tirée des recherches de l'ALG, par les éditions Per Noste qui y ont consacré les 20 dernières années.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
On parlait languedocien à Muret/Murèth ??? Hé bé ...
Mais enfin bon, c'est clair que l'occitanisme béarnais n'ayant jamais parlé de la Gascogne, ou si peu, on ne peut pas demander aux militants de connaître l'extension de leur pays ... Muret, capitale du Comminges au demeurant ...
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Je voulais signaler égalemenr à Vincent que s'il avait consulté de manière objective les fameux documents diaporama powerpoint dont il fait référence tout est très bien expliqué, les parlers différents déjà en Aquitaine et la façon dont sont appréhendés les façons pédagogiques d'enseignement suivant les lieux d'enseignements.
D'autres parts tes exemples sont faux car déjà on ne parle pas de deux langues voire 3, 5 ou 6 c'est une langue dont la grammaire est commune qu'on soit en Béarn ou en Provence, seuls quelques prononciations et quelques mots de vocabulaire au pire changent.
La meilleure c'est déjà ici en Béarn ou l'on ne prononce pas de la même façon qu'on soit d'Aspe ou d'Ossau et pourtant c'est bien de la même langue dont on parle.
De plus dans les calandretas, mais as tu déjà visité une école de ce type, as tu participé a des cours, as tu déjà parlé en gascon ici en Béarn avec des calandrons j'en doute, je pense qu'il te donnerait des leçons de parler.
Donc ces écoles les gamins qui souvent deviennent de futurs enseignants en oc apprenent les différents idiomes parlés tel le languedocien, l'aranais ils ont des échanges durant toute leur scolarité avec des écoles implantées sur tout le territoire où l'on parle la langue d'oc.
De plus la majorité de ces futurs enseinants demeure dans leur territoire linguistique.A Béziers où sont formés pédagogiquement ces futurs rejents, on tient compte du choix du lieu de leur enseignement.
En plus ces personnes maîtrise parfaitement le gascon car beaucoup sont d'origine linguistique gasconne et le languedocien et n'ont pas trop de mal à s'adapter aux parlés locaux vu leur capacité linguistique et leur cursus depuis tout gamin.
Je prends l'exemple de ma fille puisque tu cites une jeune béarnaise.
Son papa lui a toujours parlé gascon, elle a suivi le cursus Calandreta jusqu'au collège, en lycée option occitan, elle parle parfaitement le gascon, le languedocien, l'aranais et même le catalan et je peux affirmer que ce n'est pas un cas isolé.
Donc avant de tirer des conclusion généralistes sur des personnes que tu ne connais, il me semble déjà que toi pour commencer tu devrais apprendre à maîtriser ta langue, tu m'as dit un jour que tu ne parlé pas très bien.
Au fait du côté de Muret la langue parlée est du languedocien et ce depuis toujours avec quelques influences gasconnes minimes.
Alors s'il te plaît arrête de raconter n'importe quoi, apprends la langue après tu pourras donner des leçons !!
Je ne sais pas ce que tu cherches à prouver, moi je pense que tout tes commentaires cachent une certaine frustration avec un soupçon de jalousie.
A mon âge et depuis le temps que je "bourlingue" dans les milieux trads, occitans, gascons, j'en ai vu et entendu de toutes, mais j'ai toujours respecté les gens qui font et qui bossent même si je ne suis pas d'accord avec eux, même si parfois nous sommes complètements opposés, souvent du dialogue ou de l'échange peut jaillir la raison.
Toi le gros souci c'est que tu casses, tu agresses, tu irrites, pourquoi pas après tout, tu ne dis pas toujours que des "conneries" mais tu ne proposes jamais rien, aucune solutions ou pistes de discussions, bref un monologue inconstructif.
As tu d'ailleurs les capacités à proposer des solutions quand il s'agit de transmettre...
Adishatz a tots
Miqueu
Auteur : arrosères
11/10/11
Ta fille est géniale, que veux-tu, moi j'ai déjà du mal à me démerder en gascon et à ne pas me laisser embarquer par l'espagnol ...
Enfin bon, le zapping linguistique, ce n'est pas mon idéal, je veux parvenir à parler aussi bien que les vieux du village, c'est un objectif assez grand, et plus intéressant que vaguement posséder trois connaissances sur tous les dialectes de la France méridionale.

NB :
Tu veux des confessions d'un journaliste à Radio Païs qui m'a dit ne rien comprendre aux militants occitans qui lui parlent en limousin, ou en tout cas, ne pas les sentir partie prenante du même combat ?
Il y a aussi des vidéos sordides d'interviews de vieux Gascons par de jeunes calandrons de Toulouse, c'est pénible tant les locuteurs ne comprennent rien.
Façon, personnellement, je l'avoue sans honte, j'ai du mal à comprendre les locuteurs naturels quand ils parlent de thématiques autres que la lutte pour la Palestine ou le jacobinisme français (ce qui leur arrive rarement en fait). Surtout les moins francisés.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Ma fille n'est pas plus géniale que d'autres, simplement elle a "poupé" la langue puisque je lui ai transmis depuis petite tout simplement et si tous ceux qui parlent faisaient ce boulot ou avaient fait ce boulot au lieu de vociférer contre les occitans notre langue se porterait mieux..
Mais c'est toujours plus facile d'accuser l'autre pour cacher ses propres lacunes.
Par contre je ne comprends pas du tout le sens de ta phrase quand tu parles des locuteurs naturels qui parlent de thématiques... excuse je n'ai pas compris ce que tu voulais dire..
Au fait ce ne sont pas des connaissances vagues qu'elle possède, elle parle très bien les autres dialectes occitans et pas qu'elle.
Auteur : miqueu
11/10/11
Cela aide assez de parler la langue depuis tout petit, mais je doute foncièrement qu'il soit possible de nos jours de maîtriser parfaitement deux dialectes de la dite langue occitane : son languedocien est fatalement un calque de son gascon, qu'elle transpose en connaissant les grandes règles de passage d'une langue à l'autre.
Mais même, comment pourrait-elle choper l'accent languedocien par exemple ? Même les occitanistes qui parlent languedocien ne l'ont plus.

Du reste, il est évidemment possible de consacrer sa vie à l'apprentissage de plusieurs langues, et donc de maîtriser à la fois le gascon, le languedocien dans l'une de ses variantes (souvent un languedocien stéréotypé au demeurant : je suis resté interloqué des remarques de certains occitanistes accusant certaines personnes qui usaient de l'article toulousaine masculin de francisme) voire le limousin.
Cependant, ce que je constate, à la télé, sur youtube, ou en parlant avec des jeunes, c'est que souvent, ils parlent un languedocien teinté de localismes. C'est assez flagrant pour les néo-locuteurs d'auvergnat.

Félicitations à ta fille néanmoins, bravo à elle, parler plusieurs langues est très bien, je doute seulement que ce soit le cas de tous les néo-capésiens ...

Pour ce qui est de ma dernière remarque, il s'agit de pointer du doigt que l'intercompréhension est plus facile quand on parle de thèmes dont le vocabulaire est technique, tiré du latin ou du grec, et commun au français.
Quand deux jeunes ocitanophones parlent de la lutte à mener dans les pays di Tiers-Monde contre l'exploitation, leur langue est moins riche et plus stéréotypée, plus proche du français (quand ce n'est pas un calque) donc plus compréhensible que la discussion informelle de deux paysans sur les travaux agricoles.
Pour ma part, dans la mesure où j'ai parfois du mal à tout capter dans une discussion en très bon gascon, je doute que les calandrons en soient capables.
Cela étant, c'est théorique, ils n'ont pas eu la chance de passer leur enfance parmi les derniers édentés à béret.
Pour eux, les derniers locuteurs sont les sexuagénaires, dont la langue est en moyenne très francisée, notamment quant à la prosodie (et bizarrement surtout les femmes). Sur le plan esthétique, c'est une langue très laide : le gascon est vraiment gâché par le français. Et c'est terrifiant quand c'est chanté.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Mossur Arrosères, èi seguit cors d'occitan, quòra èri au licèu de Lengon (33), pendent 3 ans ; ma sòr a hèit 4 ans d'occitan au collègi de Pian (33) ; coneishi una tresièma pròf, agrejada, qu'ensenha a la Rèula (33) : èi POSCUT CONSTATAR que tots tres ensenhan un paròlis que n'a pas ren a véser damb lo gascon deu lòc, crésetz-me.
N'ètz pas LO SOL a estar au contact deu monde occitaniste e a saber coma se passa dedens.
E per vos provar tot aquò, se me balhatz vòste mail, vos enviarèi un petit document comparatiu tot a fèit explicite.
Auteur : Gaby
11/10/11
Pas "mossur" en'th pregan "Miqueu", dab plaser era mea adreça qu'ei tournemouli2009 @ orange.fr au plasèr.
miqueu
Auteur : arrosères
11/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com qu'a botat dus espacis dens l'adreça, entà que Miquèu ne sia pas espamat...
Je tiens à préciser, pour avoir reçu un mail en ce sens, que "Le gascon de Pauillac : pratique du patois tel qu’il se parle chez les pêcheurs de l’estuaire" par l’abbé Hostens n'existe pas, c'était une blague ...
Auteur : Vincent.P
23/01/12
Un jornau occitan messadèir gratis en Gironda ?
Adishatz ! Un progèit que m'interessaré de montar, aquò seré un jornau occitan messadèir gratis en Gironda.
Las personas interessadas per aviar aquò (per redigir & contactar los lectors potenciaus), o que vòlen pus d'informacions, n'an pas qu'a préner contact damb jo per escambi d'adreças mail.
Auteur : Gabrièu Balloux
06/10/11
Afficher Un jornau occitan messadèir gratis en Gironda ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Û journau gascoû de Girounde n'ey pas dounc poussible ???
Auteur : jmcasa
06/10/11
Il y a encore des locuteurs de gascon en Gironde ? Peut-être dans la lande bazadaise, j'y voyais de braves vieux à béret il y a quelques années, vers Préchac.
Auteur : Vincent.P
07/10/11

Réponse de Gasconha.com :
On entendait encore des vieux parler gascon, au marché de Bazas par exemple, ces dernières années.
Mais pour ceux qui veulent faire cette expérience, dépêchez-vous, c'est peut-être déjà trop tard !
[Tederic M.]
Oui, c'est vrai, une fois j'ai entendu parler gascon sur la place du marché de Bazas.
Que c'est chouette Bazas, il est malheureux de constater que même l'accent du Sud-Ouest s'y fait rare.
Auteur : Vincent.P
07/10/11
Une discussion saisie par hasard à Pau ce jour : "Moi je ne comprends pas l'occitan", dit le premier. "l'occitan, çà n'existe pas !" plaisante le second.
"En fait, je suis languedocienne, mais de Béziers !" précise la troisième.

Une discussion à suivre...

amistats
Auteur : jmcasa
07/10/11
Adiu GAbrièu,

Jo que sui tròp lunh per t'ajudar en har aquò, mes que hèi plaser de véder lo ton arsec.
Un anar deus bons, e qu'es atau que's bastirà lo nòste aviéner : en har causas e hargar projèctes, meilèu que'n parlassejar...
N'escotis pas aquiths ropiagaires e criticaires de tots escantilhs !
Siis hardit !
Auteur : Castèths en l'aire
07/10/11
Il faut excuser la rationalité des immondes pessimistes que nous sommes, mais il ne m'a jamais été donné de voir qu'une offre rencontrerait une demande qui n'existerait pas !
C'est la logique de base de toute entreprise économique ...
Mais bon courage à Gaby ! Il connait une Gironde que je n'ai pas eu l'occasion d'appréhender en 4 années sur place.
Auteur : Vincent.P
08/10/11
Adishatz,
j'aimerais que le fier béarnais anti occitaniste primaire qu'est Cazamayou m'explique le signification des accents circonflexes utilisés à profusion dans cette écriture phonétique... très proche du français au demeurant signifie.... ?

Cela faisait un moment que je n'étais pas venu sur ce site mais je vois que ce sont toujours les mêmes propos pessimistes, et ciblés tous contre un soi disant occitan destructeur, je vous plains tous.
adiu
Auteur : miqueu arrosères
09/10/11
L'accent circonflexe marque la chute d'une nasale et se veut englobant pour tous les parlers du Béarn, qu'ils nasillent cette ancienne nasale (qui est vélaire ailleurs en Gascogne) ou qu'ils ne la prononcent plus du tout.
Il a le mérite de réserver le n pour les cas où il est réellement prononcé dentalement.
Auteur : Vincent.P
10/10/11
n'importe quoi !!!
Cites moi un seul exemple d'écrits anciens gascons ou il est fait usage de cet accent..
c'est une invention des néo linguistes très savants mais surtout incompétents qui n'ont jamais rien foutu pour la transmission de la langue style l'illustre gourou de l'ibg chez nous en béarn.
Le style d'individus et tu en prends le chemin qui arroganha tout le temps mais si on avait pas le boulot gr^ce à eux il n'y aurait vraiment plus rien, le néant.
Tu est très instruit, très intelligent, tu écris très bien mais reste en à la description de tes voyages qui sont très intéressants pour le reste tu es vraiment chiant désolé...
Je sais que mes remarques tu t'en "tamponnes" pas grave.
adiu
Auteur : miqueu arrosères
10/10/11
Bé oui, c'est une invention moderne ...
C'est une graphie englobante pour les seuls parlers du Béarn (et certains de Bigorre).
Moi je n'aime pas cette graphie parce qu'elle nie le fait gascon, et à destination des locuteurs naturels, elle est superfétatoire.
C'est une hypertrophie béarnaise, la mise en avant d'un phénomène de dénasalisation assez marginal dans l'ensemble gascon. Maintenant, pour marquer le nasillement orthézien, c'est pas mal.

Il n'en reste pas moins que c'est une invention moderne, je trouve que la volonté de s'émanciper de l'écrit médiéval ne peut qu'être louable, mais le "populisme" n'est pas assez poussé à mon avis, car cela reste un signe d'érudition, de conscience pan-béarnaise, que n'ont même pas les derniers locuteurs naturels (dans ma famille, combien de fois j'ai entendu qu'à Morlaàs, on ne parlait pas comme à Arzacq ! Je ne parle même pas de l'arrière-grand-père salisien débarqué du côté de Lembeye ...).
Auteur : Vincent.P
11/10/11
-A jmcasa : si qu'es possible, occitan girondin o gascon girondin, aquò designa la mèma causa per jo.
-A Vincent P : oui il y a encore des locuteurs : une enquête montrait qu'en 2008 30% des Girondins étaient "occitanophones", ce qui est fort vague, mais plus précisément : 18% le comprennent facilement, 1% le lisent facilement.
Avec plus de 1 400 000 habitants en Gironde, cela fait quand même 14 000 personnes capables de lire le gascon en Gironde !!!
Mais de toute façon, le public que je cible en 1er, ce sont les occitanistes girondins (mais aussi d'ailleurs, après), et j'ai déjà recueilli plusieurs dizaines d'adresses mail et postales. E òc, aquò existis encara !
Auteur : Gaby
11/10/11
E merci redde a "Castèths en l'aire" per sons encoratjaments. Aquò cambia fòrt de l'estile de M. Arrosères, per ne lo citar pas.
Se nosauts, Gascons, Occitans, Biarnés e auts, arrestèvam de nos engular per peguerias, poirém benlèu avançar milhor. (Enfin, sabi pas...)
Auteur : encara Gaby
11/10/11
Je ne crois pas dans ces sondages (menés par des occitanistes aux méthodes douteuses : au lieu d'engager une conversation pour vérifier le niveau, on demande aux sondés de l'estimer par eux-mêmes, quelqu'un qui connait 3 jurons va croire parler la langue) mais soit.

Du reste, il faudrait vérifier si ce n'est pas du côté de la Double que l'on parle le plus la langue en Gironde, autrement dit, là où on ne parle pas gascon mais limousin.
Au demeurant, dans les années 50, l'abbé Lalanne avait déjà du mal à trouver des locuteurs en Nord-Gironde.
BBF dans son livre toponymique nomme pudiquement "secteur francisé" une grosse partie de l'Entre-Deux-Mers où elle n'a probablement pas trouvé un seul locuteur (je parle de l'Entre-Deux-Mers non-gavache).
Façon, les habitants autochtones n'y ont quasiment plus d'accent.

Sur le bassin d'Arcachon, je doute qu'il soit possible de trouver un seul locuteur, même pas parmi la population testerine. Colonie française.
En Médoc, la francisation est avancée, depuis longtemps, notamment via les têtes de pont "gavaches" que sont Le Verdon.
Reste le Bazadais ... Avec l'effet bretelle d'autoroute, je ne donne pas cher du gascon en Bazadais, qui attire beaucoup de nouveaux-venus tandis que parallèlement, les autochtones fuient ou ont oublié la langue.
Peut-être qu'il restera à Insos, au milieu de la lande, un couple de gasconophones !

Viser les occitanistes de Gironde, c'est bien par contre, mais il ne m'a pas été donné d'en voir de nombreux.
Avec la menace sur la formation à la fac, rien de glorieux ...
Surtout, les militants occitanistes actifs sur Bordeaux m'ont semblé être plutôt d'extraction périgourdine !
Et comme le rêve occitan dicte l'équivalence dialectale, c'en est fini du gascon proprement bordelais. Ou bien il s'agira du limousin du Périgord, ou bien d'un sud-gascon, à chaque fois importé par des étudiants qui font souche en Gironde.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Car Gaby jo que soi deu costat deu's qui batishan e trivalhan cap a'ra nosta cultura en generau e que trova era tua idea d'apitar un jornau occitan en Gironda serè ua bona escaduda tau parça voste.
Si as besonh adressas, o autes cap problemas.
OC que batèli trop de quan en quan vertat, permor que soi defendedor de vertat e que parli trop dab eth men cor  !!
Mès totun quauque cops ne cau pas deshar disé trop de peguessas.
bona escandenca tau to project.
miqueu arrosères
Auteur : miqueu
11/10/11
Vincent P toujours égal à lui même, il est génial ce garçon, il sait tout et a réponse à tout, fabuleux c'est bête qu'il ne se présente pas aux primaires quel succès il l'aurait eu !!!
miqueu
Auteur : arrosères
11/10/11
Mon pauvre Miquèu, la Gironde, j'y ai vécu 4 années, je l'ai arpentée dans tous les sens, j'y ai noué des relations, je crois quand même pouvoir m'autoriser l'émission modeste d'un avis.
On ne parle pas du Béarn mais d'une région "occitane" septentrionale soumise à l'influence francisante depuis des siècles, rien d'étonnant à ce qu'identitairement, le constat soit pessimiste.
C'est la mort clinique en Gironde à mon sens, je n'attends qu'un sondage honnête pour le confirmer.

Après, ce n'est pas un problème, ni pour les ocitanistes, ni pour moi, car après tout nous travaillons tous sur l'après.
Qu'importe que l'ancien monde soit mort, ce qui compte, c'est la séduction de sa force évocatrice, bref qu'il plaise pour y greffer un renouveau identitaire que je veux vascon, que tu veux occitan (et au fond, les raisons de nos choix distincts relèvent de la simple sensibilité : je trouve la Gascogne vasconne plus excitante que le gros machin qui va jusqu'en Provence qui est un pays éminemment étranger à mon sens).

Après, malheureusement, j'ai fait le constat que cette démarche nécessite une coupure avec le monde métropolitain que j'aime tellement, mais qui se fait le diffuseur de la civilisation moderne, bref une interface avec le monde, dans son peuplement, sa pensée, son évolution, son économie.
Bref, en termes moins abscons, on peut encore faire quelque chose en Gironde si on déconnecte le gros du département de Bordeaux qui doit vivre sa vie, et si l'on recrée des centres de vie plus locaux autour des petites villes gasconnes, genre Bazas ou La Réole.
Au fond, c'est en pratique ce qui se fait chez les Basques, Bilbao et Donostia sont pour la galerie et les manifs le dimanche, le vrai monde basque se fait dans les petites villes comme Tolosa, dont l'activité est basée sur des services de proximité et une économie locale.
Ce support permet le maintien et le renouveau d'une identité locale qui se réinvente continuellement (par exemple, les Basques ont fait de la thématique immobilière quelque chose de primordial).

Evidemment, même chose pour Toulouse, mais comme pour Bordeaux, le réflexe de la grande ville est probablement trop fort, d'ailleurs tout le maillage économique est ainsi fait.
Tout ça pour dire qu'en Gironde, il ne fait pas bon d'être militant occitan, et que de toute façon, ce n'est pas la politique culturelle qui nous sauvera mais la politique tout court, car c'est des choix politiques que nous dépendons.
Si tu veux voter pour moi, fais-le ! Hihi.
Auteur : Vincent.P
11/10/11
Je vais t'étonner mais je suis d'accord avec ton dernier article, le constat que tu fais est vrai, c'est vrai que je parle un peu trop avec mon coeur et mes sensiblités, par contre je suis résolument tourné vers l'avenir et c'est peut être utopique mais je veux encore croire qu'il y a une place pour notre culture..
Que seram ço qui bastiram  !!
Présente toi, on verra... rires
N.B. les sexa locuteurs naturels ici en Béarn au moins parlent encore une langue BELLE non francisée, ma mère a 72 ans, j'ai le plaisir de manger avec elle tous les midi et c'est vraiment "le pied" DE PARLER GASCON AVEC ELLE.
Si tu veux je t'invite, elle cuisine bien et cela te fera du bien de parfaire ton apprentissage linguistique.
Il n'y a aucun francisme dans son parler, ce serait plutôt des gasconismes quand elle parle français...
Auteur : miqueu
11/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Accepte l'invitation, Vincent !
Bien manger, entendre du beau gascon, se réconcilier avec Miquèu... il ne faut pas manquer ça !
[Tederic M.]
Merci Miquèu per ton sosten.

Vau m'adreçar a Vincent : l'occitanisme en Gironda N'ES PAS ENCARA MÒRT. Dises que lo gascon bordalés dispareish, d'acòrd.
Mès jo, contunhi de parlar un gascon girondin (deu SE deu Bordalés), coma quauquas raras personas.
Mès comuniqui adaise damb los occitanistes d'extraccion biarnesa, landesa, tolzana, lemosina, etc.etc.
Parlar cadun dens son dialècte d'origine (o qu'an causit), aquò's milhor que non pas ren.
I a au mens 14 associacions òc en Gironda : IEO, Med'Oc Bordèu, l'Estaca, lo Gric dau Medòc, los Tradinaires, Cèrcle Occitan de la Lana Gran, COCSUGI, lous Bouhouns aou Top, lous Caps Negues, la Gruia Argentada, Bruc e Brana, Gric de Prat, 2 calandretas ; i a au mens 20 professors, ex-professors,regents, cercaires ; 5 comèrcis òc ; au mens 30 a 40 occitanistes... Aquò per los "modèrnes".
Shens comptar los escolèirs, collegians, liceans, calandrons que son un futur public potenciau (mès me hèsi chic d'illusions)...
E los vielhs que parlan òc, son pas encara tots mòrts !
E los que saben pas l'òc mès que son interessats, ubèrts, o qu'arriban a compréner a l'escriut (p.ex. ma mair) !
Non, la Gironda n'es pas encara completament colonisada per Francés d'oïl, maugrat l'autòrota  !!!
Cèrtas los occitanistes son pas nombros, mès en s'amassant, poiràn hèser avançar las causas !
Fau pas estar des.hèitiste !
Auteur : Gaby
11/10/11
Anem mic !!
tot n'ei pas acabat
si vos ajuda e sostien, cap problèmas e perque pas ua petita serada de sostien dab eth me gropa LOS PAGALHOS..
bona serada
Auteur : miqueu
11/10/11
Je ne refuse jamais une invitation si aimablement proposée. : )
Auteur : Vincent.P
12/10/11
Je te prends au mot, ma mère est à Oloron, c'est quand tu veux avec plaisir, on laisse passer le mois de novembre car on prépare un nouveau spectacle avec les Pagalhos au Monte charge à Pau pendant 3 soirs, après avec plaisir je dirai à ma mère de faire des palombes rôties si ça te dit...
Adishatz a beth leu
Auteur : miqueu
13/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Un punt d'òrdi, Miquèu : e poderés utilizar la "touche Shift" entà hicar las majusculas ? Que cau tostemps que las hiqui, jo...
E "pagalhos", "bearn", ne va pas shens majuscula ! Lo ton prenom "miqueu", rai, se'n vòs har un nom comun...
[Tederic M.]
Il n'est pas bon de faire querelle personnelle sur un site culturel mais il me faut répondre simplement et courtoisement à Miquèu au sujet des accents circonflexes qui lui hérissent le poil !
Je l'invite donc à lire un occitaniste béarnais reconnu, Jean Eygun, dans son nouveau livre sur Los fors et costumas de Bearn (For de 1552 original), en particulier les pages 15 à 27 au sujet des signes diacritiques et des graphèmes (page 19 pour le circonflexe).
Sans parler des écrits de Simin Palay et de la première Ecole Gaston Fébus...
Mais si certains Béarnais-Occitans-Occitanistes universalistes et progressistes préfèrent écrire en graphie Alibert, tel est leur choix et leur bon plaisir.
Il me semble bien que trop souvent elle est encore plus proche du français que la graphie dite franco-phonétique (qui soit dit en passant fut choisi par les Béarnais eux-mêmes !).
De plus mon nom s'écrit Casamayou et pas Cazamayou (même si c'est la même chose) et je n'ai pas besoin d'occitaniser ce nom de famille, et ce, sans faire d'anti-occitanisme primaire.
Il faut noter pour finir qu'on ne peut plus être simplement Béarnais ou Gascon, sans être avant tout Occitan-niste.
C'est le politiquement correct, mais qui finalement est le plus "primaire" ?

A chacun sa bannière ou sa croix...

Amistats biarnéses-biarnesas.
Auteur : jmcasa
30/10/11
Mesclanhe girondine :
En annexe à son sympathique article sur le denier livre de Guy Suire consacré au parler "bordeluche" ("Pougnacs et margagnes"), le journaliste de Sud-ouest Denis Lherm ajoute un encart sur "La Gironde et ses 5 langues"(SO 28 septembre) : louable intention mais quelle mesclanhe !
En mettant au même plan les notions de langue, dialecte et parler, D.Lherm trouve 5 langues en Gironde (après avoir admis que 90% du département parlait (naguère ou autrefois) le gascon :
soit les "langues" du Pays de Buch, du Bazadais et de la lande, du Médoc enfin - voilà pour le gascon - et d'autre part, l'oil du Blayais et le gabach de la petite Gavacherie ....
Ne pourrait-on lui donner une information plus fiable et surtout mieux structurée ?
Auteur : Gerard S-G
04/10/11

Réponse de Gasconha.com :
Lo mei simple qu'es d'ac diser suu forum de l'article en linha.
Afficher Mesclanhe girondine : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ca' m par,qu'es estat un chic heit peu "Peir" (a maugrat d'un a priori "occitanista" aqueth qu'a sabut diser lo gascon n'era pas un "derivat de l'occitan" ...)
E Tederic que n'a aprofieitat ta restablir quauques vertats. Qu'es mielher atau .
Auteur : Gerard S-G
04/10/11
Discussion avec un jeune étudiant de Jégun sur Toulouse.
- "Et pourquoi n'irais-tu pas faire tes études à Pau ?"

- "Ho, moi j'aime mon pays, pour me le faire quitter, ça va être difficile."

Que s'est-il passé pour que quelqu'un de Jégun sente Pau comme un pays étranger, et pas Toulouse ?
La midi-pyrénéïsation en marche.
Auteur : Vincent.P
02/10/11
Afficher Discussion avec un jeune étudiant de Jégun sur Toulouse. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Encore un sondage foireux occitaniste...
...pour justifier les subventions :
50% des habitants de Midi-Pyrénées ont des "notions" d'occitan. N'importe quoi.

www.tweetdeck.com/twitter/jornalet
Auteur : Vincent.P
27/09/11
Afficher Encore un sondage foireux occitaniste... en particulier, et peut-être donner votre avis...
e perqué pas !!!
leu gahus...
Que vac hestar obligat d'aver era crutz d'occitania sus era tua "auto" avisat dieu que vas gahar un virus..
Praube Vincens qu'eth plagni de tant de peguesas.. anèm totun bon coratge
Auteur : miqueu
28/09/11
Et oui, sur les quelques 3 millions d'habitants de Midi-Pyrénées, 1.5 millions parlent l'occitan, ou tout du moins savent dire deux ou trois jurons en patois.
Il faut évidemment retrancher le million de l'agglo toulousaine. la conclusion c'est que près de 75% des habitants non-toulousains de Midi-Pyrénées parlent l'oc.
Cela ne m'avait pas sauté au visage, ni à Tarbes, ni à Montauban, ni même à Cahors.
Auteur : Vincent
29/09/11
4 oursons à baptiser dans les Pyrénées !
www.paysdelours.com/fr/adet/soutenir-pays-de-l-ours-adet/baptisez-les-ours

il faut proposer des noms pour un ourson et quatre oursonnes nés en 2010 ; on peut en profiter pour proposer des noms locaux, historiques, mythologiques, légendaires etc... avant qu'on nous sorte un peu n'importe quoi, non ?
Auteur : Christophe L.
22/09/11
Afficher 4 oursons à baptiser dans les Pyrénées ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
L'imaginaire moderne est niais, et surtout dans ces milieux autour de l'ours pour dire la vérité ...
Je proposerais cependant des noms de dieux aquitains, et pourquoi pas des très locaux comme Artahe qui a donné le nom du village d'Ardet.
On a le choix : Abellio, Artahe, Ageio, Erge, Leheren, ...

fr.wikipedia.org/wiki/Panthéon_pyrénéen
Auteur : Vincent.P
23/09/11
Des idées de baptême ?
Il y avait eu Antoine et Ségolène, on peut prendre la même idée et prendre parmi les six candidats aux primaires socialistes !
Et les brebis mortes à Etsaut (Béarn-64) qui va leur donner l'extrême-onction ??? Mais bon ce n'est pas une espèce en voie de disparition...
Il suffit de trouver des noms "occitans", puisque les ours sont en Occitanie ! Il faut consulter l'Inoc ! On attend le résultat avec impatience...

amistats
Auteur : jmcasa
23/09/11
Adishatz,
non non vous n'y êtes pas du tout ils n'ont rien de pyrénéen ces ours !!!
Tout simplement des noms slovènes c'est tout..
Quelqu'un connaît il le prix de la réintroduction d'un ours slovène chez nous, c'est pour ma culture personnelle.
mercès per aquera informacion.
A beth leu.
Miqueu
Auteur : arroseres
24/09/11
Intéressante conception ethniste - celle des immondes adversaires en général - quand il s'agit d'ours.
Auteur : Vincent.P
25/09/11
Lu dans La Dépêche de Toulouse : "Baptême occitan pour les oursons".
Les prénoms choisis sont : Floreta, Fadeta, Plume, et Pelut.
On est rassuré de les savoir "occitans" mais pour Plume on aurait pu choisir Pluma ???
Longue vie aux ours occitans !

www.ladepeche.fr--baptemes-occitans-pour-les-oursons
Auteur : jmcasa
16/11/11

Réponse de Gasconha.com :
On remarquera que Floreta et Fadeta sont occitans mais pas gascons : "Hloreta" ou "Es.hloreta", et "Hadeta" l'auraient été.
Ces oursons auront-ils à vivre dans les Pyrénées languedociennes ?
[Tederic M.]
L'association Pays de l'Ours-ADET est une émanation de quelques communes de Haute-Garonne et du Couserans ariégeois.
Jusqu'à preuve du contraire, il s'agit de communes gasconnes, même très gasconnantes.
Floreta comme Fadeta, qui seront prononcés à l'espagnole par les médias français, sont donc des noms languedociens.
Plus personne n'a de toute façon la compétence nécessaire pour faire ce genre de remarques, et certainement pas les occitanistes. Encore un exemple de midi-pyrénéïsation des esprits.

NB : Maintenant, les oursons sont nés en Catalogne ...
Auteur : Vincent.P
16/11/11

Réponse de Gasconha.com :
Pour être juste : selon une source en qui j'ai confiance, une partie du Couserans se particularise de la Gascogne en disant "f" comme en languedocien.
L'atlas lingüistique de Gascogne doit le montrer.
[Tederic M.]
Vers Aulus et Massat, l'usage du h s'est perdu en effet.
Auteur : Vincent.P
16/11/11
JMCASA sera sans doute surpris mais je le rejoint pour ce qui de pluma cela aurait été plus judicieux et plus gascon ou occitan..
Auteur : miqueu
18/11/11
Tad Aulús au mensh, que disen f a le plaça de h mes qu'es un parlar pro gascon totun (un filh).
Quitament se n'es pas aquí lo pleitei !
Auteur : Renaud
18/11/11
Tederic, "Floreta" es bien gascon.
O insinuas que la Gironda n'es pas briga gascona ? Aqui disem "flor", "frair", "fraga", "flamba", etc.
Auteur : Gaby
26/11/11
Consideri que "flor" n'es pas especificament gascon. Las fòrmas gasconas son "hlor" e "es.hlor".
Lo Bordalés (e pas "la Gironda") n'a pas, ce sembla, la mutacion gascona f enta h davant ua consòna.
Mès qu'a, o qu'a avut, pro de mutacions gasconas end'estar caracterizat coma gascon.
Que caleré precisar, tanben, de quin moment de la lenga parlam :
la lenga de 1900 n'èra pas la 1400...
E caracteristicas gasconas que pòden àuger despareishut, coma per exemple lo "a" prostetic.

Que'm soi apercebut que dens "L'Antologia de Labrit" (de Dardy) e's pòt trobar "hlor" (p.155 edicion IEO 1984), quan e'm sembla totun que la mia lenga "gran-mairana" d'un vilatge de Labrit, emplegava "flor".
Dens la medisha antologia, que's tròban fòrmas mei o mensh gasconas, coma "arròsa", mès "rosèr", "frièsta", mès tanben "frinèsta".
E totun "arromic/ahromic" (a jo que'm semblava qu'èra "haromic", mès rai...) qui realiza la mutacion fr enta ahr !
Lavetz, que caleré héser estudis seriós, mès sembla que la lenga avè tendéncia a pérder las soas caracteristicas mei gasconas, mei aluenhadas deu francés tanben.
Aquò benlèu a grana vistessa dens las darrèras decenias de vita sociau de la lenga (entà 1900). N'es pas estonant, coneishent la pression deu francés.
Doncas la gasconitat lingüistica qu'a disminuit en Bordalés com en país de Labrit e aulhors.
Aquò n'autoriza pas a negar la gasconitat istorica d'aqueths parçans.
Auteur : Tederic M.
27/11/11
Pour faire plaisir à tout le monde : IBG, Orionaa, Nadau et Calandreta ? :-)
On verra s'ils se bouffent le museau...
Auteur : ltrobat
05/12/11
Era lenga qu'ei pro instabla en fèit.
No'm pensi pas que calha díser qu'un mòt sia mès gascon qu'un aute.
E ací que parli d'aqueth ahèr deth h/f.
Endrets dera pireneas que i a on era lenga qu'ei hòrt blossa, e que disen "frair" ath lòc de "hrair".
Alavetz, n'ei pas sus eth mòts que cau jutjar eth parlar, mes sus era sintaxe, ça'm par.
Autament, que seriá coma jutjà quauqu'uns sus era sua cara o eras suas pelhas, mès davit que sus era sua personalitat....
Auteur : Renaud
05/12/11
Mès Renaud, ne vesi pas perqué caleré descriver o caracterizar ua lenga sonque per la soa sintaxa, e pas per la forma deus mots.
Los qu'an hèit l'ALG (Atlas lingüistic de Gasconha) qu'an estudiat redde la forma deus mots, e que n'an tirat tanben isoglosses qui delimitan l'espaci gascon.
Jo que pensi que "hrair" es mei gascon que "frair", pr'amor que la transformacion f>h es de las qui caracterizan lo gascon.
Pensi tanben qu'ua frasa qui utiliza lo "que" enonciatiu es mei gascona qu'ua qui ne l'utiliza pas.

Mès comprengui ço qui dises quan parlas d'instabilitat de la lenga : la lenga que cambia a truvèrs lo temps, e que hè manlèus (emprunts).
Que poden aver dit "hrair" pendent centenats d'anadas, e aver cambiat entà "frair" entà 1900, per l'influéncia deu francés...
Qu'arremarqui dens la toponimia deu men pais de Labrit la mutacion fr>hr que's hasèva (toponime "Rechou" a Barbasta), e la mia mair que disèva "hreisho", mès totun "frair"...
Auteur : Tederic M.
10/12/11
Compliments automatiques
Je peux vraiment dire que je n'ai jamais lu autant d'informations utiles sur Gasconha.com - Grande Gascogne ou petit Sud-Ouest. Histoire, langue, architecture, écologie, cuisine.... Je tiens a exprimer ma gratitude au webmaster du gasconha.com.
Auteur : promo codes
18/09/11

Réponse de Gasconha.com :
Merci à mon tour, cher automate qui dites des choses si aimables !
Pour les vrais gasconhautes : Gasconha.com reçoit beaucoup de spam dans les grans de sau, mais ne le valide qu'exceptionnellement, quand il est aimable... entad arríder un chic !
Lo webmèste.
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Un poème de Camelat
À mon sens, mais c'est personnel, Camelat aurait mieux fait de faire briller son parler du Lavedan, plutôt que le béarnais littéraire.
On sait que Camelat insista pour que Manciet écrive aussi en béarnais littéraire, mais il préféra toujours le gascon de la lande.

Je pense que la langue bigourdane de Camelat est difficile de compréhension : je doute qu'un locuteur de limousin ou de languedocien comprenne quoi que ce soit.

Dét sé qui you te biy


Dét sé qui you te biy se t'en soubés, miguéta ?
Que yèram en sétéme a'ra tèbya hayléta.
Miguéta se t' soubès d'aquet punou qui t' hiy
De tira quan te biy ?


Bèra, be 'n yèras bèra,
Touta descaperàda en arràuba estibèra !


Poutiu ! quan t'ategnouy pets branquets be cantàba
Maria-chourra è dap Youan-pinsâ be sàutaba,
E dap quàuque Bédorla et luzen Cot-arrouy
Poutiu ! quan t'ategnouy !


Qu'ayém éra embezèra
You couma bét auzèt è tu couma ûa auzèra.


Despuch que t'èy èut goy, è péra to bouquéta
Qui s'en arréch tan biste è péra to tuhéta ;
O 'ra me préférida at touchet tan beroy,
Despuch que t'èy èut goy.
Auteur : Vincent.P
16/09/11
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Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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