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Vasconie - Architecture
On trouve de nombreux parallèles avec les fermes gasconnes, mais plus spécifiquement avec les bordes garonnaises.
Voir Les fermes en bois .
Auteur : Vincent.P
02/07/12
Langue
Est-ce que "pitchouri" a un quelconque sens en gascon, ou est-ce que c'est un vilain dérivé de Lapitxuri ?
Auteur : inconnu
26/06/12
Réponse de Gasconha.com : C'est un vilain dérivé.
C'est un superbe hommage aux mauvaises coupures gasconnes comme "La Rhune".
Auteur : Vincent.P
26/06/12
La chanson emblématique de tous les Basques d'opérette et autres arsouilles du "Sud-Ouest".
Blague des Basques du Sud :
"Vous, les Basques français, vous chantez vraiment bien. Chapeau ! Nous, on chante moins bien mais on comprend les paroles".
Auteur : inconnu
26/06/12
Je ne sais pas si les basques français, que je fréquente peu vu mon éloignement géographique, chantent bien mais sans comprendre les paroles.
Je parlerai davantage des gascons et notamment de ceux, "arsouilles du "Sud-Ouest" selon le commentateur précédent, qui fréquentent les "férias" dont "La Pitxuri" est un des tubes.
Ma petite expérience me dit que ce sont les bandas qui le jouent (je l'entends avec plaisir), et que ce n'est pas ou peu chanté .
Et j'aurais tendance à généraliser :
A mon grand regret, on ne chante plus guère en Gascogne dans les occasions où on chantait autrefois , la francisation est passée par là .
Nous sommes quelques uns à vouloir renverser la tendance, d'où justement une tentative de version de "La Pitxuri" en gascon ("T'aimi Mailis") .
Pour ma part, même si j'ai des progrès à faire, je persiste dans la tentative de porter la chanson (en gascon de préférence) dans les hestes gasconnes.
Prochain RV à Dax à la mi août pour ségu !
Auteur : Tederic M.
26/06/12
La plupart des chorales basques en effet sont sur la côte, et même sans comprendre le basque, on sent que c'est chanté phonétiquement ...
Ils chantent souvent les standards basques espagnols en mode chant choral pyrénéen, je n'aime pas trop le rendu, je trouve que nos chorales basco-gasconnes ont tendance à rendre un peu mièvres toutes ces belles chansons, notamment via une interprétation trop lente.
Ces mêmes chorales s'essaient parfois à Salut Bayoune, il est clair que personne ne parle gascon pour dire comment prononcer le neugue...
Pour le reste, l'intérieur du Pays Basque français non francisé est le terroir d'artistes fins, de grands artistes, qui ne se contentent pas de reprendre des classiques éculés, mais composent, écrivent en langue basque et chantent .
Les rayonnages "Musique régionale" d'un Leclerc à Pau en sont remplis (noyé au milieu de tout ça, le dernier disque de Nadau qui a 10 ans d'âge).
Auteur : Vincent.P
26/06/12
D'ailleurs, c'est vrai que les chorales sont rares au Pays Basque, sur le modèle gascon j'entends, un village, des chanteurs, souvent hommes, un répertoire bien précis.
On est vraiment plus, soit sur du projet communautaire (la pastorale), soit comme je le disais sur des artistes (groupe ou solo).
Je me demande ainsi si les chorales gasconnes ne sont pas assez révélatrices de la francisation du chant gascon entamée au 19ème siècle, par la faute d'Alfred Roland qui a extirpé les chants de leur fonction sociale pour ne plus en faire que la base de la démonstration de la puissance des voix gasconnes... Bref, folklorisation scientifique.
Moi je suis admiratif de la production basque française, si vous allez chez Elkar à Bayonne, le nombre d'individus inconnus au bataillon qui sortent leur CD est impressionnant...
Bien évidemment, c'est incomparable avec l'Espagne.
Auteur : Vincent.P
26/06/12
Il ne faut pas généraliser pour ce qui est des chorales, y en a des bonnes, et qui chantent non seulement les standards basques du sud mais aussi des traditionnels du nord, des russes, et que sait-je encore.
Certains ne savent pas ce qu'ils chantent d'autres oui...
C'est comme dans tous les domaines, pour une bonne il y en a quinze mauvaises.
Pour le reste, la côte du Pays basque nord, bien que francisée, est aussi le territoire d'artistes fins qui créent et écrivent en basque , même si on ne les retrouve peut être pas sur les rayonnages dont tu parles...
Auteur : Xuel
26/06/12
C. Duneton, Ouest-France, 16 novembre 1999, constate : le français moderne est « une fleur en pot, une langue qui n’a pas de racines, dans aucun terroir, nulle part » et la France « un pays où quatre-cinquièmes des habitants ont dû changer de langue ».
« Tout ça est refoulé. Au début du [vingtième] siècle, ce ne sont pas seulement des parlers qui meurent, mais un pays qui change de musique, de sonorités.
Tout d’un coup, les gens s’interdisent, ou plutôt on leur interdit leur langue maternelle. »
Phonologiquement, Albert Dauzat parle de « recul des sons indigènes » (Les patois, Paris, 1927, p. 78).
Auteur : PJM
27/06/12
Architecture
Architecture
Landes-Adour-Chalosse
Architecture
Gascogne bordelaise
On y voit que l'architecture de pierre qu'on trouve beaucoup en Bordelais, en Médoc et en Entre-deux-Mers se trouve aussi en Saintonge.
L'image qui illustre ce
ligam est une exception "vasconne"* en sud Saintonge, mais ce bâti n'est pas décrit comme un lieu d'habitation humaine.
* Je crois même y voir les "liens" entre pièces de bois décrits par le livre
Charpentiers basques et maisons vasconnes .
Le texte indique que la vague massive de construction de fermes s'étale de 1860 à 1913.
Je pense que c'est de cette époque qu'il faut dater la convergence architecturale entre le Bordelais et la Saintonge.
En Médoc, il n'y a pas de carrières par exemple, l'architecture médoquine d'aujourd'hui est une illusion qui s'est greffée sur un ancien monde de bergeries landaises.
Un ami à moi, originaire du Pays Gabay, m'a un jour demandé pour quelle raison l'architecture entre la Charente-Maritime et la Gironde était si dissemblable.
Je n'ai pas compris la question. Autant que je sache, l'architecture des petites villes est quasi identique entre 17 et 33, je ne vois des différences que dans les coloris parfois, la couleur de la pierre notamment, ou les tuiles (plus rouges en Saintonge sans que j'en sache la raison).
Il y a par contre une différence relativement à l'architecture religieuse, mais encore, on trouve du roman saintongeais jusqu'à Soulac, et en abondance en Nord-Gironde (ainsi qu'à Bordeaux avec Saint-Seurin). Que voulait-il dire alors ? Existe-t-il une vraie différence ?
Il me semble que le 19ème siècle a fortement homogénéisé sur le mode bourgeois l'architecture vernaculaire, de la banlieue méridionale de Poitiers jusqu'à l'intérieur des Landes .
Il est vrai qu'en Bordelais, on ne trouve pas les villages type Talmont de maisons basses blanches à ruelles très étroites, type de villages qui va jusqu'en Vendée.
Pour ce qui est de maisons à ossature en bois à façade sous pignon, il me semble en avoir vu en Angoumois, à vérifier. Que penser aussi de la halle de Cozes par exemple ?
Les études poitevino-saintongeaises étant encore plus moribondes que celles autour des pays gascons, on ne saura jamais vraiment.
Auteur : Vincent.P
19/06/12
Au fait, je signale qu'en saintongeais, l'auvent, comme celui de la photo, s'appelle... le balet (sans faire sonner le "t" !
Auteur : Gérard S-G
20/06/12
Réponse de Gasconha.com : Cette page d'architecture saintongeaise mentionne bien le "balet", au sens de hangar, quelque soit son emplacement.
Ici, c'est la totalité du bâtiment qui est un "balet", puisqu'il n'est pas habité. La technique de construction est vasconne mais l'usage n'est pas mixte habitation-grange comme il l'est en Vasconie.
Le mot "hangar" semble plus connu que "balet" ou autre dans les "bordes", "fermes-porche" ou "fermes-granges" garonnaises que je photographie en ce moment.
Mais c'est peut-être que le mot d'origine s'est perdu.
Et je remarque que ce hangar semble assez souvent ajouté, greffé sur le bâti initial.
[Tederic M.]
Architecture
Gascogne toulousaine
Sur le
Site officiel du tourisme en Lomagne .
Une bonne description des "fermes à porche".
Manquent des illustrations, mais les photos sont nombreuses sur Gasconha.com... parce que
cet habitat, il est gascon et même vascon, et non spécifiquement lomagnol, landais, armagnacais...!
Le présent
ligam est d'ailleurs illustré par une borde marmandaise.
On paye le manque d'études globales sur la question
Imaginons, années 20-30, sur le modèle du Pays Basque, des peintres issus de Toulouse et Bordeaux vont illustrer les vieilles fermes de l'Armagnac, des Landes, ...
Dans les années 60, alors que le boom des maisons néo-landaises est à son comble pour les paysans déracinés, un ouvrage de référence sort, dans la mouvance gasconniste forte en ces temps de revendication culturelle : "La maison vasconne dans le Sud-Ouest de la France : des pays basques à la Garonne". Cet ouvrage imprime les esprits pour les décennies à venir.
Où est le maillon faible ? Les artistes régionaux et d'ailleurs ont peint la région, surtout la Gascogne maritime mais on a tout le corpus, ainsi qu'on le redécouvre ces dernières années.
On a bien l'implosion des maisons néo-landaises dans les années 60, mouvement conscient pour une partie des nouveaux propriétaires (par exemple, mon grand-père sur Pau a décoré l'intérieur avec des objets basques).
En fait, ceux qui ont manqué à leur tâche historique, ce sont les militants régionaux .
Il a manqué l'équivalent ethno-culturel à l'ALG. Il fallait relever le discours des félibres gascons, en le modernisant.
Mais il n'est pas trop tard : avec le net, on peut mettre à disposition des photos, les commenter facilement, débattre, proposer. On peut changer encore les choses.
Auteur : Vincent.P
18/06/12
Langue
Pyrénées
Pour ceux qui veulent lire du TRES bon gascon.
J'encourage les occitanistes à délaisser quelques instants les Javaloyès et autres Gonzalès, auteurs officiels de la merveilleuse Occitanie pour lire ce qui est du VERITABLE gascon.
Cela les changera du gnirgou francisé qu'ils ont l'habitude de lire et d'entendre sur Radio Pais, à la FAC, au collège, à Calandreta, dans la presse etc...
Mais vont-ils comprendre ce qu'ils liront alors ?
Auteur : inconnu
12/06/12
Tout comme a pu l'écrire Mademoiselle Narioo, les écrivains officiels occitans ont choisi l'occitan comme langue d'expression car en Occitanie littéraire la critique n'a pas cours.
Et puis au royaume des aveugles, n'importe quel borgne est roi. Devant l'indigence de la production littéraire "occitane", un âne avec un chapeau devient vite un grand auteur.
Que se serait-il passé s'ils avaient écrit en français. Mais pas folle la guêpe. N'est pas Manciet qui veut. D'ailleurs, quand ces grands spécialistes de la littérature adaptent Manciet, à la langue duquel ils ne comprennent rien, c'est le massacre assuré, le sacrilège à chaque page de leurs éditions scandaleuses.
Auteur : inconnu
12/06/12
Mais c'est un peu la faute de Manciet qui a quand même apprécié être admiré des occitanistes ...
Et je pense de plus en plus qu'il aurait mieux fait d'écrire son œuvre dans une graphie plus apte à rendre le neugue ...
Mais si je crois bien savoir, il envoyait ses manuscrits dans sa graphie personnelle et on se chargeait d'alibertiniser tout ça à Orthez.
Je dis ça, non par défiance pour la graphie alibertine qui me semble la meilleure, mais parce que cela éviterait aujourd'hui que le gascon de la lande soit massacré quand il est lu ou chanté, notamment quand des textes de Manciet sont repris.
Auteur : Vincent.P
12/06/12
Je crois qu'il faut admirer ce gascon magnifique de Camelat.
Y a t'-il un occitan de référence aussi magnifique ?
Le gascon ne se réduit à aucune autre des langues romanes.
Il faut lutter de toutes nos forces pour le défendre, même "se i a mau a l'espitau" Manciet ne s'est jamais courbé devant les occitanistes, même "s'il a composé" avec.
En effet il se moquait de la graphie, et me disait :"Ne vous occupez pas de celà , ne perdez pas de temps !"
Que s'arreganhava soent e s'esmaliciava tanlèu qu'un sabentàs occitanista volèva arrecaptà 's lo gascon au son profièit.
Auteur : Lo Pèir
14/06/12
Camelat est littérairement bien supérieur à Palay.
Palay est un bon lexicographe mais un piètre écrivain.
Quant aux artistes occitans d'aujourd'hui, qu'ils commencent par le commencement, c'est à dire apprendre à parler et écrire en gascon.
Auteur : Paul Employ
20/06/12
Que l'appréciation de Paul Employ ne vous décourage pas quand même de lire "Los tres gojats de Bòrdavielha / Lous tres gouyats de Bordebielhe ", un roman bien enlevé, du bon gascon de toute façon, et une plongée dans la société rurale d'autes còps en Béarn !
Auteur : Tederic M.
20/06/12
Camelat est aussi politiquement plus intéressant que Palay (même si l'on peut reprocher que sa correspondance entre 40 et 45 ait été expurgée, haha).
Ses idées sur les liens de la Gascogne avec l'Ibérie sont plus fortes que la fidélité félibréenne à l'idéal mistralien de Palay.
Auteur : Vincent.P
20/06/12
A propos, j'ai mis en ligne deux enregistrements de Palay, tirés de "Los tres gojats de Bòrdavielha / Lous tres gouyats de Bordebielhe" :
Auteur : Tederic M.
20/06/12
Camelat et Manciet
Je ratifie, pour ce que je peux en dire, les jugements de Vincent et de Peir sur Camelat et Manciet que j'admire aussi beaucoup.
Pour ce qui concerne Camelat, l'épisode à creuser, dans un contexte sociologique qui n'est plus le nôtre, est sans doute son expérience du quotidien "La votz de la terra" (la bouts de la terro) lancé avant quatorze, y compris dans son arrière pensée de réveil "politique" de la population gasconne.
Quant à Manciet, indifférent aux graphies en effet, je vous conseille d'acheter (et surtout d'écouter !) le CD "Manufactures verbales" où Manciet lui même dit certains de ses magnifiques sonnets : pas de déformation à y craindre !
Par contre le texte que lui consacre wikipedia est médiocre (et faux quand il le bombarde "haut commissaire en Allemagne" quand il se contentait d'être chargé de mission audit Haut commissaria, mais c'est un détail).
Ce qui est gênant est qu'il apparait presque comme un écrivain francophone, le côté gascon (déjà dilué dans l'occitanité mentionnée) apparait à peine et il est même supposé avoir écrit ses oeuvres "simultanément" en gascon (occitan) et en français... Bref, à ré-écrire plus sérieusement.
Auteur : Gérard Saint-Gaudens
20/06/12
La disparition de Manciet a marqué la fin d'une époque, où les écrivains étaient issus du terreau populaire, et s'en inspiraient.
D'une certaine façon, il génait ceux qui venaient après lui, gascons fabriqués par l'université, seulement la dimension du personnage empêchait ce qui s'est passé immédiatement après sa mort : On a zappé le Manciet gascon.
Certains avaient voulu en faire un écrivain occitan (quelle blague !), désormais il était un écrivain français.
Qui a participé à cette opération de déculturation ?
Auteur : Lo Pèir
22/06/12
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Thème :Architecture
Cuisine
Ecologie
Histoire
Jòcs, hest@s, heir@s
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Musique
País
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Technique de bâtiment
Vasconie
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