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La Gaskonia, realitat tanben politika ?
www.encyclopedie-gratuite.fr--resultats-cantonales-2011
Auteur : gaskonia.blogspot.com
28/03/11
Afficher La Gaskonia, realitat tanben politika ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
On peut plutôt parler d'un Sud-Ouest, terre de gauche, encore qu'il faille nuancer entre des bastions communistes en Périgord ou dans le Tarn, et le radicalisme feutré des Hautes-Pyrénées.
Quant aux Pyrénées-Atlantiques, il faut bien dire que c'est un accident de l'Histoire, parce qu'il est proprement stupéfiant : le Pays Basque français, à l'exception de la Soule, est une terre fondamentalement conservatrice, à l'opposé de la moyenne béarnaise (là, il y a des nuances : très fort conservatisme à la basque du côté de Navarrenx, Sauveterre, ... et bizarrement le Montanérès, certains villages du moins plus les enclaves, le progressisme tendance socialiste ailleurs, mais c'est assez récent et la conséquence unique de Lacq : même Pau est une ville de gauche aujourd'hui).

Donc je ne pense pas que la Gascogne se différencie aujourd'hui politiquement.
Peut-être que le socialisme ouvriériste y est moins fort (forts contrastes en ce sens entre le Couserans et Foix) mais c'est normal, ce n'est que la conséquence des implantations industrielles.
Par contre, pas de Gaskonia politique  : le Pays Basque reste un bastion conservateur.
Auteur : Vincent.P
28/03/11
Merci bien pour ces précisions.
Il faut bien sûr préciser qu'un département apparaît rose quand le PS représente la majorité des cantons.
Il en reste dans les Landes qui sont encore communistes (2 ou 3 je ne sais plus). C'est que ce mouvement, et/ou cette idéologie, a été très important dans l'histoire sociale landaise, notamment dans la révolte des métayers, que ce soit sous le nom SFIO ou pas.
Auteur : gaskonia.blogspot.com
30/03/11
Je ne suis pas étonné non plus des résultats. La Gascogne a toujours eu le cœur à gauche, même si quelques bastions sont à droite mais c'est une droite très modérée voire centriste et je n'ai pas de mémoire, d'exemple de droite dure comme on pourrait le constater dans d'autres régions.
Oui, les événements dans les Landes à l'époque avec les violentes grèves des résiniers ou la révolte des métayers ont sûrement été un facteur de bastion communiste pour le département.
Je pense avant tout que nous avons surtout en Gascogne un état d'esprit.
Auteur : Tédéric D.
31/03/11
Le Béarn a été très conservateur avant la découverte du bassin de Lacq qui a profondément "altéré" la sociologie politique de la contrée.
Traditionnellement en Béarn, les foyers progressistes étaient en Aspe (fort républicanisme) et en Vic-Bilh, largement ouvert sur la Gascogne centrale.
Il reste de forts bastions conservateurs dans la vallée du Gave d'Oloron et à l'autre extrémité en Montanérès (existence d'une paysannerie très à droite).
Il ne reste plus rien par contre de Pau ville bourgeoise. Le protestantisme orthézien a joué un rôle de vecteur du progressisme également.

Ailleurs, cela dépend. Les Landes furent un foyer conservateur également, très royaliste, avant que le pouvoir impérial puis républicain ne modifient là aussi profondément la sociologie de la lande.
Il semble que le Couserans se définisse également par opposition à Foix, par un plus grand conservatisme.
Maintenant, le constat reste le même : la Gascogne est plutôt une terre de gauche, mais comme l'ensemble du Sud-Ouest grosso-modo.
On peut peut-être faire l'hypothèse que ce progressisme gascon explique malheureusement et paradoxalement le mépris dans lequel la culture locale a été tenue.
Bien que de gauche moi-même, je ne peux que constater l'adéquation entre le maintien de la culture locale et le vote conservateur, atau qu'ei.
Auteur : Vincent.P
01/04/11
Premières impressions de l'A65
J'ai emprunté l'A65 entre Aire et Pau. Disons d'abord que c'est horriblement cher (près de 7 euros !). Ensuite, 3 choses m'ont interloqué :

- La première, c'est que la mairie de Pau a en effet obtenu que toutes les indications "Saragosse" soient masquées par de la grosse bande adhésive noire ! C'est ridicule. On sait qu'en agissant de la sorte, on entend masquer le fait qu'à terme, l'A65 se prolongera vers Oloron via le tunnel d'Arbus puis déboulera vers l'Espagne par la vallée d'Aspe. Mais que je sache, la mairie de Pau est favorable à la Pau-Oloron ! Et puis de toute façon, où est le mal à indiquer le kilométrage vers Saragosse ? Derrière les montagnes, il y a bien l'Aragon.

- L'A65 est très grillagée, de telle sorte qu'on ne voit pas vraiment le paysage.

- Qui a eu l'idée d'appeler l'aire de repos de Thèze "Aire du Béarn Vert et Or" ? Plus cucul la praline la prochaine fois. On est en Vic-Bilh au fond, cela aurait été plus judicieux d'user de ce terme.
Auteur : Vincent.P
26/03/11
Afficher Premières impressions de l'A65 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je n'avais pas vu que les autres aires avaient également leur petit nom :

www.a65-alienor.com

- Thèse emporte sans contrefait la palme du nom le plus ridicule : il est à la fois à rallonge et pédant, et en plus il loupe la seule chose qu'il faut faire, à savoir populariser le nom de "Thèze" !

- "Aire de l'Adour" à Aire. Mouais. Ils n'ont pas osé "Aire d'Aire".

- "Aire du Marsan" : chouette rappel de l'ancienne province gasconne, même si "Le Caloy" c'est encore plus gascon !

- "Aire de la Porte d'Armagnac" ... Bé non, Arue n'est certainement pas la porte de l'Armagnac ...

- "Aire du Coeur d'Aquitaine" : ouch ! Que c'est long, que c'est pompeux, que c'est administrativiste.
Quelle Aquitaine ? Captieux se sent-il le coeur d'un ensemble cohérent qui irait de Nontron à Pau ? Non, Captieux, c'est la lande, c'est l'entrée en Bazadais.

- "Aire de Bazas" : sobre, efficace, l'ancienne grande ville rappelle son existence, elle où plus personne ne passe.
Auteur : Vincent.P
27/03/11
J'espère Vincent que tu n'as pas manqué de signaler ces petites erreurs sur le site d'Aliénor A65 dans l'onglet "votre avis nous intéresse", juste histoire de leur montrer que le choix judicieux des noms a son importance et aussi prouver à "Yakafokon" que l'on peut être aussi réactif.
Auteur : Tédéric D.
28/03/11
En l'espèce, mes remarques auraient eu leur place dans un débat préliminaire. Après coup, ça ne sert plus à rien, et de toute façon, le "Béarn Vert et Or", ça doit bien faire plaisir à quelque collectivité territoriale qui imagine attirer les nouveaux venus avec de telles appellations (Thèze veut doubler de population).
On ne peut pas lutter contre le goût d'une époque.
Auteur : Vincent.P
28/03/11

Réponse de Gasconha.com :
Nous sommes aussi dans un combat du goût.
Yakafokon.com
Bonjour,

En tant que grand érudit qui aime bien employer des mots compliqués moi aussi, je venais vous faire part d'une proposition. Je proposerais de rebaptiser Gasconha.com par Yakafokon.com. Je pense que ce serait plus pertinent.
J'espère par là lancer un vaste débat où chacun pourra argumenter avec un joli vocabulaire technique et faire grandement progresser la situation. Le tout dans notre "beròja*" langue !
Salutations crypto-occtanistes,
* Mot identitaire obligatoire
Auteur : Castèths en l'aire
21/03/11
Afficher Yakafokon.com en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est manifestement plus agréable de se projeter dans l'avenir en balançant sur la place publique virtuelle des idées, comme ça, sur la réforme des collectivités, sur l'aménagement du territoire, sur la politique linguistique, que de perdre son temps à assumer avec zèle un héritage déliquescent par fidélité à l'engagement de jeunesse de trois vieilles gloires locales.
Auteur : Vincent.P
22/03/11
Un Gascon a l'ONU
En dehors de toute considération politique, notons qu'un fait marquant s'est déroulé hier soir à l'ONU.
Un gascon entrera de nouveau dans l'histoire avec un discours emprunt d'humanisme, l'apanage depuis des siècles de la Gascogne terre d'accueil et de liberté qui a donné naissance à de nombreux "Grands Hommes " et humanistes.
Soyons fiers de cette qualité la.
Le discours à l'ONU : www.franceonu.org
Auteur : Tédéric D.
18/03/11
Afficher Un Gascon a l'ONU en particulier, et peut-être donner votre avis...
Merci Tédéric !
J'ai relayé cette déclaration d'Alain Juppé sur un forum de "Sud-Ouest", où beaucoup sont finalement pour la non-intervention :
www.sudouest.fr
L'humanisme et la Gascogne ne sont pas intrinsèquement liés... Mais si chacun de nous lie les deux choses, la Gascogne n'ira que mieux !
Auteur : Tederic M.
21/03/11
Il y a sans contrefait une tradition politique gasconne que l'on peut dire humaniste et qui s'ancre profondément dans une certaine modération des anciens Gascons, modération dont on peut constater les avatars modernes dans la sociologie politique du Sud-Ouest de la France. C'est une vraie nation de juristes, de propriétaires terriens, de malthusianistes, ...
On a trop souvent réduit le sens politique du Sud-Ouest au seul radicalisme-cassoulet qui est bien plus languedocien pour tout dire.
Auteur : Vincent.P
21/03/11
Qu'i autant de cons a nòste qu'alhors. Tant que n'ajam pas comprés aquò, que contunharam de desparéisher chic a chic...
Auteur : inconnu
21/03/11
Alain Juppé se revendique-t-il gascon ? Est-il vu comme gascon par les Français ? Je doute.
Auteur : P.Lartigue
28/03/11
Pour moi, Alain Juppé est imposteur Gascon, d'ailleurs il n'a aucun accent Gascon, alors comme Gascon et en plus Landais il repassera !!!!
Auteur : inconnu
29/03/11
Inconnu n'est pas très gascon non plus !
Auteur : desconeixut
29/03/11
Je me rappelle l'homme politique qui a "quand même" popularisé le mot "Adishatz".
Mais je crois qu'il disait que c'était du "patois landais".
Auteur : Tederic M.
29/03/11
Il me semble quand même qu'Alain Juppé, petit-fils de Béarnais, fils de Landaise, qui a ressuscité en effet "Adishatz" qui devait être jusque là pour les plus fins lettrés un drôle de borborygme rencontré dans les romans les plus landescots de Mauriac, peut être dit "Gascon", en tout cas son parcours d'enfant de Mont-de-Marsan qui devient maire de Bordeaux est typiquement "gascon" et à ce titre, les accusations de parachutage étaient assez calomnieuses (Chaban lui était un parachuté).
Auteur : Vincent.P
31/03/11
Juppé quelle imposture  !!!
Un repris de justice, exilé et réhabilité à des fins politiques par notre petit Napoléon...
C'est pathétique les commentaires sur cet homme tant les casseroles qu'il traine font du bruit...
Auteur : Miqueu Arrosères
12/04/11
Bel élan de citoyenneté (en 1965)
www.bassindarcachon.com
Bel élan de citoyenneté de la part de ces ostréiculteurs, leurs descendants auraient dû continuer le combat contre tous ces ports de plaisance qui ne servent que les intérêts des élus locaux en mal de pouvoirs et les bobos parisiens et bordeluches, on en voit aujourd'hui la destruction écologique.
Ils auraient dû aussi combattre cette urbanisation pour satisfaire les mêmes clients prêts à sortir leurs valises de billet pour acheter leur pré carré du bassin.
Pendant ce temps les autochtones ne peuvent plus se loger car la montée du prix de l'immobilier et les salaires de misère sont leur source d'angoisse.
Il arrive qu'un grand péril soit la source d'ardeurs nouvelles
Auteur : GINOU
12/03/11
Afficher Bel élan de citoyenneté (en 1965) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je trouve les images très belles dans leur flou, grâce sans doute aux limites techniques du filmage de l'époque.
Mais pourquoi les affubler maintenant d'une chanson en anglais, aussi jolie et sentimentale soit-elle ?
Ça aurait été approprié de diffuser une chanson en gascon maritime...
Auteur : Tederic M.
12/03/11
Merci Ginou. Je suis très ému de voir ces images. C'est mon peuple gascon, celui du Bassin, qui est aujourd'hui totalement submergé. La substitution de population est quasiment accomplie, nous avons perdu et j'en crève de rage.
Oui Ginou, vous avez raison sur toute la ligne.
Quant à la chanson, elle est en anglais mais elle est très belle.
Auteur : P.Lartigue
14/03/11
Un chant corse représente la France à l'Eurovision
Le 14 mai prochain, à Düsseldorf, lors de l'Eurovision de la chanson les couleurs de la France seront défendues par un chant Corse "Sognu" !!
Les langues régionales défendant les couleurs de la France. Les temps changeraient ils ?
A méditer
Pour l'écouter :
www.ladepeche.fr
Auteur : Tédéric D.
10/03/11
Afficher Un chant corse représente la France à l'Eurovision en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est une longue tradition : il y déjà eu des chants corses et des chants bretons si j'en crois ma lamentable culture télévisuelle.
C'est un fait qui illustre deux phénomènes, l'un de fond, l'autre conjoncturel :

- Il s'agit donc d'un énième avatar de chant en langue régionale que l'on envoie au casse-pipe dans une Europe aux réflexes anglo-saxons.

- France 3 sous sa nouvelle direction entend se recentrer sur les régions.
Les premiers résultats ne sont pas convaincants (cf Midi en France). C'est la télé à papa.
Auteur : Vincent.P
10/03/11
Peut-être du même ordre est le succès commercial totalement imprévu du CD de Nolwenn Leroy, la belle (ça peut aider ...) chanteuse bretonne qui reprend les succès de Tri Yann et Alan Stivel dans les années 1970.
Je hasarde l'hypothèse que s'entrouvrirait un nouveau moment dans la perception des identités régionales par l'opinion dominante - c'est à dire celle propagée par les grands media audiovisuels en France : après une époque où elles étaient bien vues (époque du "multiculturalisme optimiste" post-soixantehuitard) elles ont été ces dix (?) dernières années enfouies dans l'opprobe silencieuse dévolue aux "communautarismes" honnis par le républicanisme ombrageux en assimilation indue avec des phénoménes culturels entièremnt différents.
Le balancier étant allé réellement trop loin, au point de créer une chape de plomb un peu étouffante qui a suscité la parade - pas très efficace, j'en conviens - des milieux occitanistes présentant leur (notre ?) cause comme une défense de la biodiversité culturelle et de l'ouverture à l'universel.

Cette toute récente poussée printanière de reconnaissance timide de nos identités moribondes (ce qui, par la même, n'engage pas à grand chose...) est peut-être à suivre.
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
13/03/11
Mais le rayonnage régionaliste n'a jamais été aussi maigre en pays gascon.
Je m'intéresse à la production régionale musicale depuis plus de 10 ans (en tant que simple consommateur même si j'aime bien pousser la chansonnette avec des amis), la dégénérescence est une réalité, on ne trouve plus le CD de tel groupe local qui reprenait avec plaisir des chants du pays, Nadau reste ancré sur quelques standards mais ne sort plus grand chose, la plupart des chorales s'enferment dans un imaginaire français tandis que parallèlement les musiciens labellisés occitans se cloitrent dans des expériences musicales difficilement accessibles (et souvent nulles pour tout dire, c'est inversement proportionnel aux subventions ramassées, sans jouer au poujadiste de bas étage).

A l'inverse, le dynamisme musical basque est proprement stupéfiant, en Béarn il constitue les 3/4 des CDs que l'on peut trouver au rayon de musique régionale. Et c'est souvent d'excellente qualité, qu'ils soient espagnols (Oskorri, Lertxundi, ...) ou français (Berzaitz, ...).
Ce qui pourrait sauver de l'oubli le patrimoine musical gascon, ce serait que les Basques s'en emparent ...

Pour ce qui est du balancier décrit, je suis assez d'accord, sauf qu'il ne faut pas nier, je crois, que ce retour aux racines est aussi la conséquence d'un refus de la mondialisation.
A ce titre, je crois que c'est une erreur stratégique que de vanter notre culture régionale sous les seuls auspices du multiculturalisme quand l'appétence pour celle-ci relève justement du phénomène inverse, à savoir la volonté d'échapper au gloubi-boulga relativiste bien-pensant propagé depuis les années 80.
Bref, je pense que les acteurs régionaux gagneraient à être un peu plus mordants identitairement, parce qu'il y a un terreau, il faut arrêter la pudibonderie, il n'y a aucune honte à aimer son pays natal, parce que de toute façon, il faut bien occuper son existence.
Auteur : Vincent.P
13/03/11
Je vais être plus direct.
Il n'y a qu'à voir le succès comme le disait Gérard Saint-Gaudens de Nolwenn Leroy où les ventes explosent notamment chez les Bretons. Depuis longtemps ils ont su travailler leur identité !
Grands dieux il ne manque pourtant pas de groupes de rock, folk, pop, de blues ou de jazz en Gascogne, mais veulent ils réellement chanter du gascon !!!
Les musiques de chez nous ne sont bonnes dans l'imagerie populaire qu'à être chantées pour les fêtes et soirs de beuveries !
Pourtant je suis sur qu'avec de la bonne volonté on peut avoir un vivier artistique de qualité.
Mais une fois passé le cap de la création, il y aura le cap de la production musicale et là on se heurte à un autre problème, les labels indépendants face aux Majors.
Tout le monde ne s'appelle pas Nolwenn et trouvez-moi un artiste médiatisé originaire de Gascogne qui voudrait et pourrait chanter en gascon ?
Auteur : Tédéric D.
14/03/11
Nolween est d'une beauté renversante et en plus je pense qu'elle a oublié d'être idiote.
Si elle met sa beauté et son intelligence au service de la langue et de la culture bretonnes... Je la félicite de s'approprier ou de se réapproprier la langue.
Je ne peux pas juger de sa qualité de néo-locutrice mais je peux vous dire que, chez nous, les groupes qui s'essaient au gascon, surtout les ressucées des chants collectés par Arnaudin, ont une bien mauvaise connaissance du gascon, de sa prosodie, de ses intonations...
Mais on peut toujours s'améliorer, je suppose.
Auteur : P.Lartigue
14/03/11
Tout à fait d'accord avec Vincent P.et Felip Lartiga.
Je ne sais si c'est une question financière ou autre chose mais comme tout le monde je constate qu'à part Nadau on ne trouve guère de CD de chanteurs ou de groupes gascons en Gascogne.
J'ai écrit il n'y a pas longtemps à un mèl trouvé à partir du blog de Marilis Orionaa (qui aurait bien, n'est-ce pas Felip Lartiga, toutes les qualités pour être la Nolwenn Leroy gasconne !) pour demander pourquoi ses CD ne se trouvaient nulle part et comment les obtenir.
Eh bien, je n'ai pas eu de réponse (peut-être pour des raisons techniques de messagerie mais si c'est le cas c'est aussi l'indice d'un problème...).
Il est plus facile apparemment de se répandre en imprécations contre des groupes concurrents que d'imiter leur politique de distribution (mais je suis peut-être injuste si c'est une question de moyens :un sujet à éclairer au grand jour si l'on veut que ça change...)
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
15/03/11
Je vais être dur, excusez moi !
mais je sais que la plupart des gasconhautes qui s'expriment ici me comprendront...
Nous entrons dans une nouvelle ère : celle de la Gascogne sans sa langue propre.
Notre langue est maintenant le français.
De notre deuil doit naître autre chose.
Un astre de l'ère finissante, Nadau, réussit à avoir une audience relativement large, fondée sur un reste de familiarité avec la langue perdue.

Mais il ne faut déjà plus identifier des chanteurs gascons uniquement par le fait qu'ils chantent habituellement en gascon.
Nous devons jauger la création gasconne sur des critères nouveaux ; et ces critères, nous ne les avons pas encore.
La Gascogne est réduite à une potentialité géographique, sur laquelle renaitra peut-être une culture propre, qui inclura des pratiques de chant.
Il peut se développer quelque chose à partir des chorales et de ce qu'on appelle maintenant "cantères", c'est-à-dire des groupes qui chantent spontanément et pas sur un "empont".
Certains jeunes sont en demande.
Certes, nous buttons toujours sur l'étiquette "occitan" qui embrouille tout en incluant un territoire trop vaste et hétérogène.
Mais si on arrive à créer un climat gascon, la mayonnaise peut prendre.
Continuons de guetter ce qui se chante en Gascogne ! Et chantons nous-même (ce que je fais personnellement) !

Quant à Nolwenn qui chante en breton et a franchi apparemment les portes du "show-biz", c'est sans doute un exemple à étudier, mais ce qui est possible aujourd'hui en Bretagne ne l'est pas forcément en Gascogne.
Entre Bretagne et Gascogne, il y a un point commun : la situation de la langue propre me semble désespérée dans les deux cas (le mouvement breton pour la langue est plus dynamique, mais le point de non retour est aussi atteint là-bas, j'aimerais me tromper).
Mais il y a une différence : l'identité bretonne, existe largement, pas l'identité gasconne. C'est justement le problème qui nous rassemble ici !
Auteur : Tederic M.
15/03/11
Il faut aussi parler clairement et constater que la Bretagne dispose de solides réseaux médiatiques à Paris notamment via de grands entrepreneurs ou hommes de télé (allez, osons le mot : c'est un lobby) :
la Bretagne est un peu l'enfant chéri de la France, c'est un imaginaire sentimental très bien défini depuis le XIXème siècle, qui parle à tout le monde.
La situation sociolinguistique en Bretagne est au moins aussi désastreuse qu'en Gascogne, mais la Bretagne reste une marque, ainsi qu'une unité géographique évidente (il suffit d'y entrer depuis Avranches ou depuis les pays poitevins, la Bretagne est une évidence, même en pays gallo).
Les militants purs et durs ne peuvent que regretter la disparition de l'ancien monde plus authentiquement breton, mais au moins il leur reste la Bretagne, certes francophone, mais encore originale ...

Ce qui me chagrine, c'est que la Gascogne était un espace ethno-culturel au moins aussi remarquable que la Bretagne.
Et nous disposions tous comme les Bretons de liens à renouer avec des nations voisines (Aragon, Pays Basque, ...).
Nous avons complètement raté la phase historique de développement des identités régionales, pourtant c'était bien parti jusqu'à 1945.
On paie très fortement l'engagement des félibres dans le combat littéraire provençal qui s'est transformé dans l'après-guerre en occitanisme.
Je pense que la Paris d'il y a 100 ans n'en reviendrait pas de la disparition des Gascons de l'imaginaire national français.

Pour ce qui est du gascon, c'est une langue qui est de moins en moins chantée parce que de moins en moins connue, aussi bien par les chanteurs que par les spectateurs.
Reste que je ne vois pas non plus émerger une production gasconne en langue française : existe-t-il une vie culturelle en Gascogne ? Existe-t-il des artistes gascons ?
Auteur : Vincent.P
15/03/11
"L'identité bretonne, existe largement, pas l'identité gasconne. C'est justement le problème qui nous rassemble ici !"
Oui Tédéric surtout quand nos artistes sont mangés à la sauce de l'occitanisme :
nadau-chante-l_occitanie
Auteur : Tédéric D.
15/03/11
Grange landaise à emporter
Bonjour,
Je suis un particulier et je cherche a me separer d'une grange typiquement landaise. Elle est a démonter et a emporter.
Ses colombages sont en chene. Sa superficie est d'environ 100 m2.
Elle est située entre Dax et Mt de Marsan.
Son prix est a débattre.
Auteur : Darrieutort
06/03/11
Afficher Grange landaise à emporter en particulier, et peut-être donner votre avis...
Depuis quand a-t-on supprimé l'article du Boucau ?
Je m'aperçois que l'appellation officielle de la commune du Boucau, près de Bayonne, a perdu l'article.
Depuis quand ? "boucau" veut dire "embouchure" en gascon, supprimer l'article veut dire qu'on ne le sait plus...
Tant qu'on y est, on pourrait dire "Verdon" au lieu de "Le Verdon", "Houga" au lieu de "Le Houga"... et, pour le reste de la France, "Havre" au lieu de "Le Havre"...

En tout cas, sur Gasconha.com, Le Boucau reste le Boucau !
Auteur : Tederic M.
06/03/11
Afficher Depuis quand a-t-on supprimé l'article du Boucau ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Orpustan dans son livre de Toponymie basque déplore cette manie moderne de déposséder de leur article roman de tels toponymes.
On entend de plus en plus "je vais à Boucau".
Vieux-Boucau a également perdu à date plus ancienne son article. Tout simplement, on ne sait plus que ce que "boucau" signifie.

Pour ma part, j'ai toujours entendu "au Boucau" et je continue à décliner l'article, en dépit de l'usage moderne bayonnais.
Dans le cas précis de la commune, le fait qu'elle est aujourd'hui sentimentalement intégrée au Pays Basque, et que l'on sait qu'elle se dit Bokale en basque (sans article) a forcément joué dans la perte de l'article.

Dans le même genre, on entend de plus en plus "je vais à Eaux-Bonnes", là où autrefois il n'était question que de "aux Eaux-Bonnes".
Auteur : Vincent.P
06/03/11
Ce qui fait spécialement peur, c'est que la dénomination officielle elle-même semble avoir changé !
Quant on sait comme c'est difficile de faire un changement dans le bons sens, il y a de quoi pleurer.
Auteur : Tederic M.
06/03/11
Le club de rugby local reste dans l'usage "Le Boucau-Tarnos Stade" mais là aussi, on a tendance à lire "Boucau-Tarnos".
C'est un exemple archétypique qu'il y a un problème dans la stratégie occitane, à savoir qu'au fond, il est identitairement bien plus important de maintenir dans les consciences le nom commun de "boucau" au sens de bouche, d'où l'article, que d'obtenir après des efforts surhumains, un panneau "Lo Bocau", qui sera lu [lo boco], là où "Lou Boucaou (Naou)" serait plus efficace dans un premier temps, sans parler de la concurrence de l'exotisme basque qui séduit à la première lecture : "Bokale".

NB : Notez que Vieux-Boucau (sans article dans l'usage contemporain) se dit en basque très simplement "Bokale Zaharra".
Auteur : Vincent.P
06/03/11
J'y suis passé vendredi, juste après avoir lu cette discussion, et en effet, plus de LE dans les panneaux de ville ou indicateurs ! triste
Auteur : Christophe L.
14/03/11
Le rugby semble avoir lui-même intégré ce tic, puisque le signe officiel du club est BTS, Boucau-Tarnos Stade.
Auteur : Dàvid
21/07/11
Pour ne pas confondre avec des communes girondines???
Joueur de foot dU Boucau pendant des années, nous affrontions Le Pian ( Medoc ), Le Teich ( Bassin ), Le Barp, etc. {{L'article faisait donc de nous des Girondins}} d'après nos futurs adversaires qui ne nous connaisssaient pas !
Auteur : EricD
27/09/13
Evolution moderne
Je dois dire que cette anecdote est assez caractéristique d'un certain état de l'esprit populaire dans un contexte d'acculturation définitive par le français qui s'arrête à ce genre de détails complètement insignifiants.

Mais du reste, je pense que la raison est liée tout simplement à une évolution du français qui semble figer les toponymes hors tout signifié.
Auteur : Vincent P.
27/09/13
Vers un nouveau massacre toponymique ?
Enfin un site où on peut dialoger sereinement et confronter des points de vue sans confondre vigueur et hargne. Continuez !
Le drapeau à la Dauna est un logo, pas un drapeau. L'estella d'argent à huit rais effilés, "estela de Gasconha", répond aux règles de la vexillologie.
Distinguons en effet la Gascogne Ducale (l'ancien duché-province)et la Gascogne, Gasconha, le "triangle" né de la Vasconia.

L'ancien gascon écrit distinguait de pour ce qu'on pourrait écrire aujourd'hui pân et pan. Même problème pour bîn. De même distinguer de au lieu de l'occitan IEO et . Lartigue a raison.

Attention au pseudo-bilinguisme des panneaux de noms de lieux : un panneau Arcachon/Arcashon serait en fait "digraphe", car il montrerait le même nom gascon sous deux graphies, et de même Dax/Dacs, et encore plus ridicule serait Méracq/Mérac.
Pourquoi dévaster nos toponymes en gommant les graphies héritées comme les finales en -cq ?
Généraliser les panneaux de villes digraphes, c'est faire croire que la Gascogne a toujours été "bilingue" et francisée, ce qui est faux.

Comme l'a fait observer M. Blanchet pour la Provence, "les formes des noms de communes sur les panneaux en provençal ne sont que l'adaptation en graphie mistralienne de formes françaises officielles qui sont elles-mêmes des adaptations approximatives de formes provençales".
Allons-nous vers un nouveau massacre toponymique par ignorance et bonnes intentions ?

Auteur : P. J. Momas
02/03/11
Afficher Vers un nouveau massacre toponymique ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Les formes en -cq sont assez ridicules : c'est tout le pédantisme des érudits qui croyaient y déceler le latin aqua.
Il faut savoir conserver les choses authentiques, moi je me débarrasserais bien de ce genre de mièvreries.
Dans le même genre, les s/x finaux de noblesse : Bordeaux, Tarbes, Lourdes, ...

Pour le reste, je suis d'accord que généralement, la graphie alibertine n'introduit pas une distance nécessaire avec le toponyme officiel, qui n'est en effet généralement qu'une adaptation malhabile du toponyme gascon original aux règles graphiques françaises.
Identitairement, la bataille des panneaux engagée par les Occitans est sans intérêt pratique, parce que ce qui importe dans "Méracq", c'est le -ac final qui claque (c'est le "Midi", celui qui commence à Angoulême), pas la question de savoir comment le graphier.
Auteur : Vincent.P
02/03/11
En ce qui concerne la première proposition de P.J.Momas, peut-il nous dire d'où vient historiquement l'étoile aux 6 rayons effilés que je suis incapable de rattacher à quelque incarnation de la Gascogne que ce soit ?
Sauf erreur elle avait été adjointe (en couleur d'or) à la Croix de Toulouse occitane par le Parti Nationaliste Occitan dans les années 60 ou 70 (peut-être par François Fontan lui-même, certes gascon mais surtout maitre à penser du nationalisme occitan.
Pour un débat sur les notions drapeau\bannière\logo ,voir par ailleurs la zone "baneras" de ce site.

Par ailleurs je me demande s'il n'y a pas confusion entre la Gascogne ducale d'avant 1052 (en gros le triangle gascon moins le comté de Bordeaux, dépendant des anciens ducs certes mais plutôt, semble-t-il, en union personnelle) et la province-généralité de Gascogne créée au début du XVIIè siècle en réunifiant les parties de Gascogne réunies au Royaume par Henri III de Navarre une fois qu'il eut ceint la couronne de France et les pays gascons antérieurement déjà unis à la France, ceux dépendant de la Guyenne mis à part.
Près de six siècles séparent en effet ces deux incarnations de la Gascogne et les symboles utilisés par l'une et par l'autre.
Auteur : Gerard Sent Gaudens
02/03/11
Panneaux digraphes : Danger !
Je suis sur la même longueur d'ondes que V. P., mais les graphies en -cq ne sont plus senties comme pédantes depuis longtemps, elles font partie du quotidien des gens du pays.
Anecdote : Il y a trente ans, des touristes automobilistes venus de loin cherchaient leur route vers le Pont-Long. Les panneaux métalliques étaient vétustes et peu lisibles. Le conducteur s'arrête et demande à un mien cousin "la route vers ArzacO". il avait mal lu le Q final d'Arzacq. Et mon cousin de répondre, en insistant lourdement : " Bé, pour ArzacO, tournez à gauche, montez la côte, vous serez sur la route d'ArzacO, ne vous trompez-pas, vous y arriverez à ArzacO".
Il y a deux ans, vu un panneau directionnel Pimpo pour Pimbo et un petit panneau de randonnée en bois annonçant Arrasssiguet, avec trois S (super-occitans ou d'après-boire ?). Qui est payé pour ce travail ?
Devinette : quelle est la langue qui n'est jamais utilisée dans la signalétique et la réclame du Château de Lourdes, malgré des réclamations sur le livre des visiteurs ?

Bon. Attention au digraphisme qui fait croire à un bilinguisme immémorial. Y échapperons-nous ? On nous dira un jour qu'"on n'y avait pas pensé"...

Pour l'estela de Vasconia, voir mon gran de sau sur le domaine Banèras et consulter H. Lartiga, plus à même de commenter.

P. J.-Momas.
Auteur : P. J.-Momas
03/03/11
Oui, il y a un laissez-aller coupable sur les panneaux de signalisation.
J'ai relevé par exemple "Burrosse" pour "Burosse" ou sur l'A65, "Basso Combo" pour "Basso Cambo" à Toulouse rive gauche !
Et à côté de ça, il y a des combats stupides comme celui de la mairie d'Izeste en Béarn qui insistait pour que l'on écrive Iseste (ça ne change rien !).

Evidemment, le combat de demain, ce n'est certainement pas d'obtenir le panneau bilingue Pau-Pau, mais bien plus de freiner la francisation du cadastre de nos communes, non pas orthographiquement, mais bien dans les dénominations, à savoir que l'imaginaire contemporain français, outre sa nullité, a avant tout pour conséquence d'effacer les anciens lieux-dits gascons au profit de mièvreries botaniques et autres hommages stéréotypés.
Pourtant, il y a encore 20 ans, le moindre lotissement prenait le nom du lieu-dit gascon auquel il succédait.

Il y a dégénérescence de l'identité régionale, et je crois assez fermement que c'est en partie parce que durant la période-clé des années 70-80, les occitanistes n'ont pas été dignes de leurs devanciers, en déviant considérablement l'expression identitaire régionale de ses fondements.
On ne se relève pas de trente années sans relai de la culture locale.
On pourrait forger un néologisme : "faire une Siros". Les occitanistes nous ont fait une Siros (pauvre festival de Siros, de rite annuel unissant les Béarnais à fête scolaire des seules Calandretas ...).
Auteur : Vincent.P
04/03/11
A64*
Je confonds Bordeaux et Toulouse ...
Auteur : Vincent.P
04/03/11
L’étoile à sept rais dite Astrado «Destinée», étoile héraldique à sept rais caudée (c’est-à-dire dont un rayon est plus long que les autres), qui représente le destin, est le symbole des pays d’Oc de la rive gauche du Rhône, l'ancienne "rive d'Empire" (Provence, Comté Venaissin, Dauphiné d’Oc, Vallées alpines, Comté de Nice, Monaco).
L'étoile à sept rais des occitanistes est en fait bien différente. On veut lui faire représenter les "sept dialectes occitans" : limousin, auvergnat, gascon, provençal, languedocien, "haut languedocien", gavot. A condition d'admettre que le gascon n'est pas une langue, que ces dialectes existent seuls et objectivement, que l'Auvergne est amputée, que le gavot doit remplacer le "provenoal alpin" d'Honorat, que ces zones doivent se substituer aux provinces traditionnelles, que les appartenances éprouvées et réelles des gens réels doivent s'effacer devant les découpages de ceux qui savent.
Soyons justes, sept se justifie si l'on compte les pays historiques en enlevant la Gascogne et la Provence : Languedoc, Foix, Haute-Guyenne, Angoumois d'Oc, Marche d'Oc, Limousin, Auvergne.
Reste à savoir si la Haute-Occitanie arverno-limousine acceptera de s'allier au Miegjorn occitan pour faire le bon compte, qui fait les bons amis.
Spécieux ? Péc ? Soit, je retire.

La Gasconha n'a pas ces problèmes.
L'étoile, mais la nôtre ! entre un lion de Gironde et une vache de Béarn. Gare l'ours  !
Auteur : P. J.-Momas
15/03/11
Origines du fait basque
Colloque intéressant en mai à Puente la Reina en Navarre autour des origines du fait basque. Notamment, il faut remarquer l'intervention de généticiens de grande renommée.

basque-language-origins-6th-meeting
Auteur : Vincent.P
01/03/11
Afficher Origines du fait basque en particulier, et peut-être donner votre avis...
Graphie des suffixes vasco-aquitains -OSS/-OSSE
Bonjour à tous les Gasconhautes,

Tederic, peux-tu créer un espace de débat spécial avec ce qui suit ?
Donc, je reviens à la question des suffixes -OSS, -OSSE.
Je suis en train de travailler à une nouvelle carte, qui reprendra à peu près les éléments de celle de 1998. Il y aura bien entendu la correction systématique de toutes les erreurs de la précédente. Le format sera équivalent, ou plus grand, avec plus de toponymes et une ouverture sur l'espace vasco-pyrénéen circumvoisin, Pays Basque, Aragon, Ribagorza et Pallars.
Je me pose donc sérieusement la question de la graphie des suffixes vasco-aquitains -OSS/-OSSE. L'habitude est de les écrire -òs/-òssa, comme vous savez. Or, je viens de lister très précisément les toponymes basques et aragonais avec suffixes identiques. Les solutions graphiques du Basque sont invariablement -OZE ou -OTZ, de l'aragonais -UES. Généralement, quand on veut transcrire un Z en gascon, on adopte la lettre ç. Zaro = çaro (comment fait-on la majuscule ?). La graphie romane des noms basques fait de même, Estérençuby ou Ribagorça par exemple.
Donc, je me demande si, pour transcrire -OTZ, il ne serait pas plus juste d'écrire Urdòç, Gelòç, Miòç etc...
Pour ce qui est des toponymes en -OSSE, dont le correspondant basque semble être -OZE, j'ai beaucoup réfléchi et étudié le sujet. La solution basque est donc, pour -OSSE et -UES, le suffixe -OZE, Bardos/Bardoze, Navascués/Nabaskoze (Navarre). Pour -OS (français) et -OZ (castillan), le basque donne le suffixe -OTZ, Urdotz, (Navarre), mais parfois -OZE, Vidángoz/Bidankoze. Il semble donc qu'il y a bien 2 formes du suffixe vasco-aquitain en Basque, -OZE et -OTZ, correspondant respectivement à -OSSE et -UES d'un côté, et à -OS (français)/-OZ (castillan) de l'autre.
Donc, pour Biscarrosse, par exemple, je propose Biscarròce. Je ne méconnais pas le cas de Sangüesa/Zangoza, ni celui de Zaragoza, ni celui de Mendoza. Mais, dans ces trois cas, il me semble que ce ne sont pas de véritables toponymes en -OS. Donc Sangòssa, Saragòssa et Mendoça (Buròce Mendoça). Mais pour Biscarrosse, je suppose qu'on devait avoir un suffixe de type -OZE, vraisemblablement déjà prononcé -OSSE à l'époque romane, et que les scribes ont interprété comme étant un féminin, d'où la latinisation en -A. Si c'était le cas, on aurait Bardoza et pas Bardoze en Basque, et on aurait Biscarruesa (ou autres) en Aragonais.
Je propose donc : Biscarròce, Tiròce, Sopròce, Gòce, Xalòce etc...
Quid de Artés/Artéç, Ausson/Auçon, Aussaviela/Auçaviela, Aussun/Auçun, Asson/Açon, Aussau/Auçau ?
J'attends votre avis éclairé.
Auteur : P.Lartigue
26/02/11

Réponse de Gasconha.com :
Il y a déjà ici un petit espace de débat... Que vau véser...
Je signale aussi que les derniers exemplaires de la carte de 1998 sont en vente à un prix intéressant. L'annonce sera en ligne d'ici peu.
[Tederic M.]
Afficher Graphie des suffixes vasco-aquitains -OSS/-OSSE en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je pense deux choses après avoir réfléchi à la question :

- Il n'existe pas en basque de suffixe -oze. -e n'est qu'un artifice moderne que le basque a rajouté aux anciens toponymes en -oz par généralisation de la dérivation, comme -ozeko. Bref, c'est une mécoupure et généralement, le gentilé a conservé la forme de base en -oz(ex  : Bardoztar).
Quant aux toponymes -osse, je crois assez que l'étymon est bien ce qui s'écrirait en basque moderne -oza, dont le seul vestige est Sangüesa en Navarre.
Les attestations anciennes du Cartulaire de Dax sont claires : elles font la distinction entre -e et -a (Labenne est Lebene mais Tosse est Atossa).

- Dans la mesure où le gascon ne fait pas de différence phonétique entre ç et s (sauf en Couserans), il me semble que faire la distinction à l'écrit n'a alors pas d'intérêt.
Quand on connait l'étymon latin, on peut s'amuser à l'initiale à noter c plutôt que s, mais enfin c'est le même son.
Dans le cas de toponymes d'origine basque, il faut noter le plus naturellement possible avec s ou ss. D'autant plus que c'était déjà la manière de noter des anciens Aquitains dans l'épigraphie antique : Andossus, Alardossi, Bortossi, ...
Auteur : Vincent.P
26/02/11
Par distinction entre -e et -a, que je précise : il semble que le Cartulaire de Dax fait assez la différence entre le -a final tiré du latin noté -e (mais rien de systématique en fonction des textes, des époques, ...) et le -a final organique des toponymes d'origine basque.
En tout cas, ce qui est certain, c'est que les toponymes gascons en -osse sont notés -ossa (Gosse est Gonossa). Il serait intéressant de savoir si dans le basque des habitants d'Urcuit ou Lahonce, on avait conservé une forme autochtone pour Gosse.
Auteur : Vincent.P
26/02/11
Oui Vincent, j'avais pensé au cartulaire de Dax.
Nous aurions sans doute un début de solution en sachant comment diraient des gascons orientaux s'ils avaient des toponymes en -OSSE : [ossé] ou [osso] ?
Mais tes explications sont assez convaincantes, je ne pensais plus à la manière d'écrire des Aquitains, tu as raison.
Mais cette question me turlupinait vraiment. Je suis plutôt rassuré d'avoir a priori tort parce que ça n'aurait pas été dans le sens d'une simplification de la graphie normée, qui est déjà assez compliquée comme ça.
Si d'autres ont des avis aussi argumentés, je suis preneur.

Merci.
Auteur : P.Lartigue
26/02/11
Salut Philippe  !

Très clairement, la distribution des toponymes en -osse est ouest-gasconne, ce qui confirme d'ailleurs la dichotomie gasconne dès le passé antique probablement.
Quant aux nombreux lieux-dits "Garrosse", y-compris en Gascogne toulousaine, il ne s'agit pas vraisemblablement de toponymes aquitains mais d'un phénomène étrange de maintien de la voyelle ouverte du même genre que la Bédosse languedocienne, là où on attend Bédousse (cf Garrosse/Jarousse).

Du reste, on possède quand même un toponyme indubitablement aquitain en -osse en une zone de parler est-gascon : c'est Burosse en Vic-Bilh (noté Burrosse de nos jours sur les panneaux indicateurs, horreur !).
On dit clairement [by'rɔsɔ].
Auteur : Vincent.P
26/02/11
Bonjour Vincent,

Merci pour ces précisions. J'avais aussi noté que la répartition des suffixes -OSSE est essentiellement ouest-gasconne.
Maintenant, j'ai terminé le travail de sélection et d'écriture des noms de lieux et des informations qui seront portées sur la future carte.
C'est en fait le cartographe ayant réalisé la petite carte vendue avec "Gasconha, lenga e identitat" qui m'a proposé de faire ce travail. Il pense pouvoir la proposer aux mairies, offices de tourisme etc...
Elle sera donc en gascon, basque et aragonais pour les noms de lieux, gascon et un peu basque pour les infos portées dessus.
Si cela t'intéresse, j'aimerais t'envoyer ce pré-travail afin que tu me donnes ton avis. Je pense que tu as mon email, écris-moi par ce biais pour me rappeler le tien et je t'enverrai le fichier.
Pour tous, allez sur le site de Cap Sciences et dans la rubrique Au rendez-vous de langues.
Auteur : P.Lartigue
27/02/11
Bonjour,

Voici quelques toponyme contenant peut-être les suffixes aquitains, au Nord de la Garonne, en Gironde.
Les toponymes sans indication d'origine sont ceux de l'IGN ; entre parenthèses, figurent ceux des Cartes de Cassini et de Belleyme et du Cadastre. J'ai exclu les nombreux noms complets de "la Garosse".
Stéphane

1° Entre-deux-mers

 Arveyres
Sambosse (= Cada.  ; Cass.  : Sambos)

 Caudrot
Sargos (= Cada., Cass.)

 Doulezon
Béros (= Cass.  ; Cada.  : à Beros  ; Bell.  : Beros)

 Guillac
Mauros (= Cada)

 Haux  :
Manos (= Bell., Cada, Cass.)

 Loubens
Mauros (= Cada.)

Loupiac
(Cada.  : Caupos)

 Morizès
Carcos (= Cada.).

 Moulon
Gueyrosse (= Bell., Cada.)

 Quinsac
(Bell.  : Baulos)
Garros Nord (Cada..  : Garos)

 ; Rauzan
Caboz (= Cada.) (chât. Cabos  ?)

 Sadirac
Ferbos (Cada.  : Perbos).

 Saint-Aubin de branne
le Bardos (= Cada.)

 Saint-Caprais de Bordeaux
Manos (= Bell., Cada.)

 Sainte-Foy la longue
Lagnos (= Cada.)

 Saint-Loubès
Raganos (= Cada.)
Garosse (Cada.  : moulin de Garosse)

 Saint-Sulpice de Guilleragues
Arnaucosse (= Cada.)
Garosse

 Saint-Vincent de Pertignas
le Courros (= Bell.  ; Cada. = Couros)

 Tizac de Curton
Marjosse (= Bell., Cada.)


2° Nord de la dordogne

 Fronsac
Garos (Cass.  : Garrose  ; Cada.  : Garros)

 Libourne
Gueyrosse, chât. (Cass.  : Gueyros  ; Cada.  : Gueyrosse)

 Saint-André de Cubzac
Maillos (= Cass., Cada.)

 ; Sainte-Terre
(Bell.  : Gueyrosse)

 Saint-Germain de la Rivière
Baulos

 ; Tauriac
Courtilos (chem.) (Cada.  : Courtilos)

 Vignonet
Escardos (= Cada.  ; Bell. et Cass.  : Escardosse)
Auteur : Stéphane
28/02/11
Beròia lista !
C'est maintenant le moment d'aller à la chasse aux intrus !-)
Sans être sûr, je vois "Ferbos" qui peut être un Perbos(t) (Prévôt) - mais pourquoi cette transformation du "p" en "f" ?
On peut chercher à éliminer les "s" qui seraient marque du pluriel en cherchant une forme au singulier. Par exemple, pour "Manos", on a quand même "Mano" considéré comme un "manor".
Mais un nom en "o" sous-jacent peut aussi être un nom en "òu" où la diphtongue s'est perdue, comme dans "Pujos".

"Cabos" pourrait être un "Cap-bosc".
Auteur : Tederic M.
28/02/11
Les "Farbos" sont à mon avis parmi les toponymes gascons les plus énigmatiques. Il va falloir s'y pencher sérieusement, d'autant plus qu'il existe Ferboy, Farben, ...

Pour ce qui est de cette belle liste qui je crois est exhaustive, il faudrait savoir si "Le Tros" à Tizac-de-Curton ne cache pas non plus un toponyme aquitain (quelque chose comme Autros, Loutros, ...).

Pour des équivalents : on trouve Courtilosse à Beaupuy et Cocumont. Le caractère aquitain me semble douteux. Courros est quand à lui relativement commun en Gascogne, dans des zones de parler ouest-gascon (donc la finale est bien un o ouvert). De même Maillos abondamment commenté ici même.
Auteur : Vincent.P
28/02/11
Pour être plus complet, l'on peut également noter : "le moulin de Demptos", à Quinsac ; le château de "Los" (IGN) ou "Losse" (Bell.) à St-Genès de Lombaud ; "Losse" à Tresses (Bell.) ; "Los" (Bell. et Cass.) ou "Lausse" (IGN), à Arbis ; "le Carros", à Lamothe-Montravel, en Dordogne.
S'agissant des cours d'eau, existent "le Haros", en pays gabay (St-Yzan, Cavignac ...), et "le Charros", à La Réole.
Auteur : Stéphane
28/02/11
Indices quant à la possibilité que "Le Tros" masque un "Loutros" : il existe "Loutrein" en Couserans qui s'intègre à la fameuse série aquitanique des toponymes en -ein de la région.
Doit être homonyme mais déformé "Le Trein" à Saint-Lizier. "Le Tren" à Beauziac (Albret) relève-t-il de cette série ?
Auteur : Vincent.P
28/02/11
Tiens, au passage, j'ai trouvé un autre macro-toponyme basque en -o(t)za : Berrueza (anciennement Berroza), une vallée de la région d'Estella (donc en zone romanisée), qui se dit Berrotza en basque.

berrotza.blogspirit.com
Auteur : Vincent.P
01/03/11
Merci pour ces compléments, Stéphane !
S'agit-il de tes propres recherches ou tu possèdes la source ?
Je sais que les toponymes en -os/osse du Bordelais ont été relevés dans les années 60 et furent l'objet d'articles repris par Rohlfs dans sa carte.
Il faut noter que l'abondance de tels toponymes dans le Haut Entre-Deux-Mers s'explique aisément par l'appartenance à la cité des Vasates de la région.
L'afflux gavache a probablement masqué la forte gasconnité ancienne de l'endroit.
Encore plus intéressants sont ces toponymes au Nord de la Dordogne, donc en Bordelais proprement dit, toponymes qui ne dépassent pas les limites de la langue gasconne, aux accidents historiques gavaches près.
De manière très significative, il semble bien que la langue de Lamothe-Montravel soit plutôt gasconne (Tauziatte en toponymie !), la correspondance entre toponyme aquitain et fait gascon étant alors surprenante.

Reste qu'il faudrait détecter désormais des toponymes aquitains en Bordelais.
Il semble que le Bas Entre-Deux-Mers n'en soit pas pourvu.
Par contre, dès l'entrée dans la lande médoquine, ils se font présents, jusqu'au lointain et connu "Les Arros" de Soulac.
Sur Bordeaux même, il semble bien que le lieu-dit Carros de Talence constitue le toponyme aquitain le plus proche de l'ancienne Burdigala.

Au fond, la Gascogne toulousaine est beaucoup moins pourvue en toponymes de la sorte que le Bordelais !
Je suis assez persuadé que le Bordelais a été très aquitain puis très gascon.
D'ailleurs, Strabon indique clairement que les Bituriges paient un tribut pour l'exploitation d'un emporium (qui doit être Lamarque).
Il n'y a aucune raison de considérer que les terres bordelaises, notamment médoquines, échappaient au peuplement aquitain.
Certes, il y a une foultitude de toponymes celtes, mais ceux-ci sont également très présents dans l'ancienne "Auscitania" (capitale : Auch) ainsi que dans les terres basques modernes d'Espagne.
Auteur : Vincent.P
01/03/11
Merci. C'est, par curiositié, le fruit d'une recherche sur cartes, guidée par quelques documents, notamment :
- l’ouvrage de G. Rohlfs, qui cite un "Picos", introuvable, dans le canton de Créon (mais il existe "le Picot" à la Sauve) ; un "Moulios, également introuvable (qui est peut-être le "le Mouliot" du cadastre à Loupiac) ; un "Libos", vérifié, à Fumel, dans le 47. On peut consulter l’ouvrage « Antroponimía e Toponomastica nelle lingue neolatine » sur Googlebooks
- un tableau sans auteur (sans valeur ?) intitulé "Liste des communes et lieux dits de la Gironde" (memoiresdesgraves.fr--LISTE DES COMMUNES ET LIEUX_DITS DE LA GIRONDE), qui cite plusieurs toponymes introuvables : un "baugaros" à La Sauve (pour lequel je n'ai trouvé que "Beaugard" sur la carte IGN) ; un "Garos" à Néac ; un "Beaulos" à Lormont ; un « Moulios » à Loupiac (comme dit supra) ; un « Picos » à La Sauve (comme dit supra).
Auteur : Stéphane
01/03/11
Toujours dans le cadre de ma chasse aux intrus :
est-ce qu'en Entre-deux-mers et Gascogne girondine, un "ts" final dû à un pluriel ne peut pas être réduit à un "s".
Je sais que "Adishatz" était réduit en "Adishàs", et apparemment "Portets" en "Portés"...
Alors on pourrait imaginer que "Picòt" au pluriel (donc "Picòts") se dise "Picòs" et finisse par s'écrire ainsi.
Idem pour "Mouliòts" ?
Auteur : Tederic M.
01/03/11
À propos des Celtes continentaux en Vasconie
Au IIIe siècle avant J.-C., le groupe linguistique celtique s’étend de la péninsule Hispanique à l'Italie, des bouches du Rhin au Danube, aux franges des cultures méridionales.
Mais la nature même de l’expansion laisse subsister les populations autochtones en dehors des voies de passage.
La société celtique en expansion ignorant le modèle étatique, on peut penser que la vasconité du Bordelais n’en fut guère affectée, pas plus en tout cas que certains sites stratégiques de plateaux ou de piémont sur lesquels on a trouvé des dépôts d’armes et d’autres objets haslltattiens.
Toutefois l’idée d’une expansion celtique récente (pas avant – 800) à partir de l’Europe centrale a fait place à celle d’une évolution beaucoup plus ancienne qu’on ne l’admettait dans toute l’Europe occidentale et atlantique, îles Britanniques comprises.
Une différenciation culturelle vers ce qui sera un millénaire plus tard le « proto-celtique » survient au milieu du IIe millénaire, déterminant les ensembles centre-européen, britannique, hispanique (ces deux derniers associés à l'âge du bronze atlantique) et italique (bronze récent et final, origine de Golasecca).
On entrevoit ici le rôle catalyseur joué au IIIe millénaire par les porteurs du « vase Campaniforme » dans l’indo-européanisation de l’Europe occidentale, tout spécialement dans les régions où devaient se développer plus tard les langues celtiques. Les « Celtes d’Hispanie » se sont individualisés sur place à partir d’un peuplement indo-européen arrivé bien avant l’époque hallstattienne.
Cette hypothèse s'est vue confirmée par l'identification génétique des porteurs du Campaniforme, les « archers » des Bell-beakers, avec un courant ethno-culturel venu d’Europe centrale, et non comme on le supposait naguère, du sud de l’Espagne.
La celtisation du tiers Nord-Ouest de l‘Hispanie s’est faite sur place, par évolution vers le celtique de groupes PIE locaux.
Voir sur ces questions  :
1) V. Kruta, Les Celtes. Histoire et Dictionnaire. Des origines à la romanisation et au christianisme, Paris, 2000, qui fait le point sur ces nouvelles découvertes et fournit des cartes fiables et mises à jour.
2) Les Actes annoncés du grand Colloque de Naròn « III Congresso internacional sobre a cultura celta – Os Celtas da Europa Atlàntica » organisé par l’Instituto Galego de Estudos Celtas, qui réunira entre autres les meilleurs archéologues d’Espagne, à commencer par la Galice, sous le haut patronage de la Xunta de Galicia, les 15, 16 et 17 avril 2011.
Les Gascons et « Vasconiens » sont intéressés au premier chef.

Respects,
Auteur : P. J.-Momas
15/03/11
Per Ferbos, èi vist que vinèva de "fòra bòsc"... Mès benlèu qu'aquò es fantasios...
Auteur : Gaby
18/05/11
Bonjour,

Il pleut, ce sont les vacances. Alors je suis allé voir la liste des communes (municipios) des 4 provinces basques d'Hegoalde.
Ce ne sont que les macrotoponymes bien sûr, sachant que les communes espagnoles ont été regroupées et ne sont pas pléthoriques comme en France.
Gallués/Galoze,
Leoz/Leotz,
Navascués/Nabaskoze,Uztárroz/Uztarroze, Vidángoz/Bidankoze. La seule exception avec finale "féminine" est Sangüesa/Zangoza, dont la première attestation est Sancosa.
En basque, après L et N, la sourde K se sonorise généralement en G.
Pour Biscarrués, Aragon, province de Huesca. La première attestation date de 1083 et donne Santa Maria de Biscarruesse, puis Santa Maria de Biscarrués en 1194, puis Biscarrose entre le XIV et le XVIe siècle. Pas de trace de finale "féminine".
Sangûesa/Zangoza ne semble pas être le même suffixe. Donc, je reviens à l'hypothèse d'un suffixe "masculin".
La question se repose de la manière d'écrire nos toponymes en -osse. Biscarròssa ou Biscarròsse ?
J'avoue que pour moi c'est encore et toujours un dilemme.
Sur un autre site j'ai aussi trouvé Biscarrués/Bizkarrotze, Undués/Undoze, Farandués/Farandotze.
Auteur : P.Lartigue
23/07/11
Un autre exemple : le village navarrais de Guësa se dit Gorza en basque. C'est avec Sanguësa/Zango(t)za le second exemple de toponyme en -osse côté espagnol.
Auteur : Vincent.P
29/08/11
Plutôt l'estela
S'il est légitime que les Gascons reconnaissent leur profondeur historique, il n'en reste pas moins qu'ils n'apparaissent comme peuple distinct qu'avec la romanisation de la Vasconie.
Les cultures du Paléolithique supérieur, du Mésolithique, puis du Néolithique font la fierté du Périgord et d'autres régions voisines, mais débordent à l'évidence l'aire gasconne et même un grand Sud-Ouest européen.
Mais pas de Gascons proprement dits avant la naissance de la Romania sur un fond euskarien.
La Dame de Brassempouy n'a donc rien de spécialement représentatif du point de vue gascon, même si l'on peut s'en enorgueillir.
D'autre part, un drapeau n'est pas un logo, ni un instrument de promotion culturelle et toutistique, et la vexillologie a des règles bien établies (peu respectées en France) : lisibilité des symboles et identification maximale à distance. Le drapeau à la testa ne respecte pas ces critères.
Enfin, il serait toujours nécessaire de préciser ce qu'on entend par drapeau et par "drapeau gascon" : les drapeaux propres à la Gascogne duché puis à la province, les bannières qui reprennent simplement les armoiries et ne sont donc pas des drapeaux stricto sensu ; ou bien un drapeau de toute l'aire gascone, de la Vasconia en somme ?
Beaucoup de gens peuvent s'y tromper, et cela crée des malentendus.
L'estela d'argent à huit rais sur fond rouge me paraît plus historique et plus lisible. On peut la placer sur la partie rouge.
Quant à l'esthétique, le drapeau à la testa me paraît moins séduisant que ne devait l'être la Dame...
Donc : rouge et blanc, pourquoi pas, mais je n'adopterais pas le motif principal.
Compliments,
Auteur : P.J. Momaas
21/02/11
Afficher Plutôt l'estela en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est tout à fait inexact de dire qu'il n'y a pas de Gascons avant la romanisation.
La Gascogne est dans ses grandes lignes héritières de l'Aquitaine ethnique ancienne, de telle sorte qu'il y a quasi continuité, en fait probablement au village près depuis des millénaires.
Quant à la culture préhistorique de l'espace pyrénéen et garonnais, elle est distincte de celle de ce qui deviendra l'Ouest de la France et le Périgord depuis les premières traces de cromlechs.
L'espace aquitain, assis sur le plateau landais, est notamment caractérisé par la faible infiltration des éléments de modernité venus de l'Est.
De telle sorte que la Dame de Brassempouy est un symbole proprement aquitain, à ce titre gascon.
Auteur : Vincent.P
21/02/11
Pour prolonger la discussion :
Bien sûr l'aire gasconne est l'une des plus anciennement définies de l'Europe occidentale, mais :
1)Le mégalithisme est un fait culturel de la façade atlantique en général, qui n'est pas spécifiquement "aquitain" sinon par ses extensions (J-P. Mohen et al.).
2)La Vasconie a subi bien des bouleversements depuis les "sociétés-bandes" du Paléolithique supérieur et du Mésolithique :
néolithisation, âges des métaux, urbanisation. Les zones de montagne ont toutefois été moins ébranlées. Nos noms de peuples ont survécu dans le cadre des diocèses impériaux, avant que l'Eglise ne prenne la suite.
3) Le gascon est une langue romane, et par langue nous devons entendre aussi la tradition qui l'accompagne. Bien sûr, et contrairement à des conceptions qui perdurent ici et là, le roman "aquitano-pyrénéen" est passé directement et précocement au gascon sans aucun stade intermédiaire "proto-occitan commun".
Disons que les racines des futurs Gascons étaient en germe dans ces populations.
D'autre part, la définition d'un peuple est cumulative, sauf disparition totale :
nous avons conservé une strate "bascoïde" comme disent certains linguistes. Mais "gascon" doit garder un contenu suffisamment précis, pour ne pas se perdre dans la très longue durée.
J'ai trouvé un excellent tableau historique et culturel dans : E. Anati, L'Odyssée des premiers Européens, Paris, 2000 (la date m'échappe, mais l'ouvage est bien disponble), qui détaille admirablement la spécificité de nos régions, notamment l'art pariétal.
Sur les Basques, consulter les travaux du Pr Bryan Sykes, qu'il a vulgarisés dans un livre traduit il y a quelques années sous le titre "Les sept filles d'Eve", qui leur consacre quelques pages décisives.
Cela dit, l'important est de populariser la notion de Gascogne, de langue gasconne, de culture gasconne.

Respects,
Auteur : P. J. Momas
02/03/11
Addendum  :
L'identité d'un peuple est cumulative et sélective.
P. J.-M.
Auteur : P. J.-Momas
15/03/11
Serait-il possible de rédiger un commentaire informatif détaillé sur l'estela proposée par 'Banban' et je crois Ph. Lartigue ? Ce serait plus qu'une bonne action, car cette étoile est en général très bien reçue mais suscite beaucoup de demandes d'information. Merci.

P. J.-M.
Auteur : P. J.-Momas
15/03/11
Bonjour M. Momas,

Je lis avec attention vos courriers et je dois dire que j'y trouve une grande érudition et une analyse pertinente du fait gascon, qui tranche avec les analyses qu'on a coutume de lire.
"L'identité d'un peuple est cumulative est sélective".
Je souscris totalement à cela. "Le roman aquitano-pyrénéen est passé directement et précocement au gascon sans aucun stade intermédiaire proto-occitan commun".
C'est aussi mon intuition, puis mon analyse. Je pense que le proto-roman gascon est né vers la fin du VIe ou au début du VIIe siècle. Il existe un faisceau d'indices qui permettent d'énoncer ce postulat.
J'en ai parlé dans le mémoire de DEA que j'ai consacré au vocalisme du gascon "noir", mais citer in extenso serait trop long ici.
Disons que les populations vasco-aquitaines de Novempopulanie sont passées directement et rapidement au proto-gascon, en conservant les habitudes phonétiques que nous connaissons.
Je pense que ce proto-gascon devait être très marqué par le substrat aquitain et que tout cela s'est adouci avec le temps, surtout à partir du XIe siècle, quand l'influence de l'oc limousin puis "languedocien", du fait de l'immense prestige des troubadours, du fait aussi de la prise de possession de la Gascogne par une dynastie limousino-poitevine, vraisemblablement limousinophone, a entamé la spécificité gasconne.
Peut-être que, si l'aventure littéraire des troubadours avait perduré, le gascon aurait continué à s'aligner sur ce standard occitan, pour employer un néologisme.
Nous le voyons encore aujourd'hui, avec la gasconnité bien plus agressive du centre par rapport à la périphérie.
Les grammairiens occitans ne s'y trompaient guère, qui voyaient le gascon comme un "lengatge estranh".
Et pourtant, le gascon avec lequel ils étaient en contact, celui des marges, devaient être bien moins agressif que celui du sud ou du sud-ouest de la zone gasconne.
Cette hypothèse que j'énonce ici est sur le marché des idées mais n'est pas vraiment creusée par les linguistes occitanistes, je dis occitanistes à dessein puisqu'on ne peux plus parler de linguistique occitane, tant elle est devenue une discipline de militants, malheureusement trop marqués idéologiquement.
Les termes du débat, s'il pouvait avoir lieu sereinement, seraient :
"Le gascon est-il un dialecte périphérique et peu caractérisé qui s'est peu à peu éloigné de LA langue du midi (c'est tout de même le credo occitaniste) ou bien est-il une langue de type "occitan" qui s'est peu à peu rapprochée de la koinè tout en conservant une grande spécificité ?
J'opte pour la seconde hypothèse mais je ne refuse pas la contradiction, à condition qu'elle ne soit pas fondée sur des affirmations dogmatiques et partisanes.
Affirmations de la veine de celle qu'on trouve au début du dictionnaire, par ailleurs remarquable, de Per Noste et qui assène, en substance : "Il existe indiscutablement une langue occitane...et seuls des gens incompétents et malveillants disent le contraire".
Ou bien encore : "Tous les linguistes du monde reconnaissent l'existence d'UNE langue occitane."
Vous comprenez bien qu'avec de tels préambules, la discussion scientifique devient quelque peu difficile.
Je passe à juste titre pour un anti occitaniste. Je ne pense pas cependant être un anti occitaniste primaire dans la mesure où cet anti occitanisme n'est pas le fruit d'une haine politique et/ou idéologique, mais le résultat de longues années d'observation et de réflexion.
Auteur : P.Lartigue
05/05/11
A vrai dire, on ne sait pas grand chose de la genèse du gascon.
La seule chose que l'on sache, c'est que les inscriptions aquitaines latines laissent entrevoir parfois ce que seront les traits du gascon.
Mais qu'était le latin de la Gaule méridionale ?
Comment est-il possible que l'on gasconne si près de l'ancienne Tolosa ?
Est-ce à dire que le latin parlé à Toulouse fut indifférent pour la constitution de l'est-gascon ?
Ou que le substrat aquitain était si fort que les influences toulousaines ont difficilement changé le phonétisme gascon ? Il y a tellement d'hypothèses à balayer.

En tout cas, mon intuition est que la romanisation des Aquitains est précoce, que le languedocien a exercé une influence postérieure (mais quid de l'espace atlantique sous influence bordelaise ?), qu'il est possible que le bilinguisme ait été tardif dans des endroits reculés.
Parmi les énigmes, je ne m'explique pas non plus la stabilité de la frontière basque/gascon depuis le XIVème siècle (à quelques villages près) alors que côté espagnol, celle-ci a été entamée au long des siècles.
Auteur : Vincent.P
06/05/11

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