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Un sous-préfet communautariste ?
L'été dernier à Vendays (Médoc), de jeunes saisonniers trouvaient commode de loger sur l'aire des Gens du voyage, croyant que la possession d'un "livret de circulation" et le fait de ne pas avoir de domicile fixe leur en donnait le droit...
Pas du tout, selon le sous-préfet de Lesparre : "les gens du voyage sont [eux] organisés en réseaux, affiliés à des associations" [bref, ils forment une communauté !].
[source : "Sud-Ouest"]

Les jeunes saisonniers ont-ils pensé à invoquer la Constitution qui "s'oppose à ce que soient reconnus des droits collectifs", prétexte invoqué plusieurs fois par le Conseil d'Etat ou le Conseil constitutionnel pour refuser des droits à l'emploi des langues "régionales", de même (sauf erreur) que pour censurer la notion de "peuple corse" ?

C'est bien de reconnaître une communauté des "Gens du voyage"*, qui existe bel et bien, mais alors il faut cesser de faire de l'anti-communautarisme un dogme d'Etat !

* Le fait que cette communauté soit soumise à des obligations particulières éventuellement injustifiées est une autre question.
Auteur : Tederic M.
24/05/11
Afficher Un sous-préfet communautariste ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Interdiction de la langue des signes à l'usage des sourds, à partir du congrès de Milan de 1880. Extraits de fr.wikipedia.org--Histoire_sourde#Le_congr.C3.A8s_de_Milan  :
« Même si quelques voix se font entendre pour défendre le maintien de la langue des signes, la grande majorité des congressistes conclut à la nécessité de promouvoir la méthode orale proscrivant la langue des signes.
En France cette méthode est appliquée dès la rentrée d'octobre 1880 car le ministère de l'Intérieur (qui gère les écoles pour sourds) a déjà en projet de généraliser la méthode orale à tout le territoire dès 1879.
En définitive, les conclusions du congrès coïncident donc avec une volonté politique ; il faut préciser que le congrès de Milan n'a aucune valeur exécutive ni en France ni dans les autres pays. »
« Durant un siècle, jusque dans les années 1980, la langue des signes est interdite, méprisée, et marginalisée aux seules associations de sourds. Dans les établissements les moins stricts, elle est permise aux cours de récréation.
Ceci explique les difficultés pour les sourds les plus âgés de tenir une conversation en langue des signes devant des entendants sans avoir un peu honte.
Cependant, durant les années 1980 se produit ce que les sourds appellent le « réveil sourd » . »
Quand aura-t-on une laïcité non intégriste (= fermée sur une unique doctrine), donnant une intégration ouverte (qui ajoute une culture commune sans retrancher la culture initiale) ?
Ma réponse : Quand on n’aura plus peur de ce qui est différent de nous, et de ce qu’on ne connait pas (langues, cultures, religions).
Auteur : l'aurador
06/03/12
La création révolutionnaire des départements, analysée par Mona Ozouf
"Le nom même adopté pour la nouvelle circonscription administrative dit assez que chacune d'elles, dépourvue d'une identité particulière, était pensée comme une simple fraction de l'espace national. Le but du découpage avait été très clairement formulé : il s'agissait de "fondre l'esprit local et particulier en un esprit national et public". Ceux, dit un témoin perspicace, qui n'avaient été jusque là "que des Provençaux, des Normands, des Parisiens, des Lorrains" - individus inférieurs par conséquent -, allaient désormais devenir français. Et Burke, tout révulsé qu'il était à ce qui lui paraissait un dépeçage barbare, a bien aperçu la finalité de la réforme : "Le peuple ne serait plus connu sous le nom de Gascons, de Picards, de Bretons, de Normands ; il n'y aurait plus qu'une seule dénomination, qu'un seul coeur, qu'une seule patrie et qu'une seule assemblée".

["Composition française", Mona Ozouf, chez Folio p.193-194]

On remarquera qu'Edmund Burke, qui écrivait en 1791, citait les Gascons au même niveau que les Picards, les Bretons, les Normands, les Lorrains, les Provençaux, les Parisiens...
Hélas, parmi tous ceux-ci, les Gascons sont les seuls à ne pas avoir retrouvé une structure régionale à leur nom grâce à la régionalisation de la fin du 20e siècle.

Après avoir été dissoute par la création des départements, la Gascogne n'a même pas retrouvé un semblant d'existence administrative par un regroupement de départements.
Nous qui la défendons avons intérêt à soutenir toute réforme territoriale qui tend à diminuer le poids des départements, en particulier au profit des métropoles régionales et des communautés d'agglomération qui tendent à constituer des structures administratives de pays.
Auteur : Tederic M.
23/05/11
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Atlas lingüistique de Gascogne
Qui sap on trobar aisidament l'ALG ?
Auteur : Gaby
18/05/11
Afficher Atlas lingüistique de Gascogne en particulier, et peut-être donner votre avis...
Adixatz Gaby,

Que crei qu'es mei anar mei mauaisit de'u trobar. Que sagèi jo de'm crompar lo purmèr volume mes qu'es quasi impossible, que pareix estar agotat e no crei pas lo vann tornar imprimir.
Totun, que'n vedoi quauques exemplaris suu hilat, AMAZON ce'm sembla.
Auteur : Halip Lartiga
18/05/11
Mercés Halip  !
Auteur : Gaby
18/05/11
Je possède personnellement la quasi intégralité de l'ALG que j'ai acquis il y a quelques années alors que quelques exemplaires trainaient sur le net, notamment consécutivement à des déstockages de bibliothèques.
Cela tourne sur les sites d'occasion. En ce moment, on trouve le volume 5 sur le verbe, un peu complexe.

www.abebooks.fr
Auteur : Vincent.P
18/05/11
Adixatz Vicènç e los auts,

Quauqu'un se sap o s'a sabença d'ua escadènça entad arrecaptar lo purmèr volume, qu'es lo solet qui'm hèi hrèita.
Aquò que'm haré servici, que se me'u cerqui desempuix anadas e anadas xetz de me'u poder trobar enlòc.
Los autes, que'us me crompèi en çò de Marrimpouey vint e cinc anns a.
Auteur : H.Lartiga
22/05/11
Finalament, èi trobat l'ALG a las Arshivas municipalas de Bordèu. Perfèit !
Auteur : Gaby
30/05/11
Adiu Gaby,

Que m'ic aurí podut pensar ! Se tornas alà, hèi-te conéixer a Dauna Vialatte, qu'es ua amiga.
Auteur : H.Lartiga
30/05/11
La langue tectosage
"Idiotismus Tectosagicus latissime patet ; ejus duae sunt summae differentiae : altera continetur in vetere Aquitania Caesaris, hoc est intra Garumnam, Pyrenaeos, et Oceanum Aquitanicum.
Hic idiotismus proprie dicitur Vasconismus, multam a reliqua parte idiotismi Tectosagici discrepans, adeo ut neque commercium quotidianum, neque vicinitas, neque flumina pontibus juncta illam differentiam tollere potuerint. Reliquae partis, quae citra Garumnam in usu est, etiam multae sunt differentiae, in quibus Lemovicismus et Petrocorismus a reliquis idiomatibus valde alienus est. Denique in tota Europa non invenies, in tantis angustiis finium, tot discrepantias dialectorum."

"La langue tectosage est une langue bien répandue ; on en connaît deux variétés fort dissemblables : l'une se parle à l'intérieur des limites de l'ancienne Aquitaine de César - Garonne, Pyrénées, Golfe de Gascogne.
L'idiome que l'on parle là - ou gascon - diffère considérablement de l'autre variété de l'idiome tectosage. Bien plus, ni les contacts quotidiens, ni les relations de voisinage, ni les ponts qu'on jette sur les fleuves ne paraissent susceptibles de supprimer cette différence.
Dans l'usage des régions situées de l'autre côté de la Garonne, il existe aussi bien des variétés ; le limousin et le périgourdin y diffèrent fort du reste. Bref, nulle part en Europe, on ne trouverait une aussi grande différenciation dialectale sur un territoire aussi restreint."

Scaliger (1540-1609) in Diatriba de hodiernis francorum linguis
Auteur : Vincent.P
16/05/11
Afficher La langue tectosage en particulier, et peut-être donner votre avis...
On voit se dessiner le triangle de la Gascogne !
Bien beau texte où il est dit clairement que ce qui se parle entre la Garonne, les Pyrénées et "l'océan aquitanique" a pour nom spécifique Gascon, et qu'il est irréductible aux autres parlers voisins.
Il renforce les thèses de bien des érudits de ce blog.
Pour ma part je connaissais le nom de Scaliger comme maître de Grotius à Leyde mais je ne savais pas qu'il était né à Agen, ni qu'il avait écrit sur le gascon.
Auteur : Dominique
17/05/11
Scaliger, qui nous avait bien compris et était finalement devenu l'un des nôtres (comme quoi on peut gasconniser des immigrés italiens !) est connu pour avoir écrit à propos des gascons "o beatae gentes pro quibus vivere est bibere "soit une équvalence entre notre goût bien connu du bon vin et notre propension, bien connue également, à prononcer "b" les "v" latins au moins en début de mot... Très actuel tout ça ,non ?
Auteur : gerard sent- gaudens
17/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Un autre connaisseur (inattendu) de la différence gasconne : Jules Ferry !
"Dans ses parcours provinciaux, seule la frange d'outre-Garonne a paru à [Jules Ferry] constituer un territoire exubérant et exotique, presque une terre étrangère".
[Composition française, Mona Ozouf, chez Folio p.224]
[Tederic M.]
Scaliger ne fait que reprendre una très très ancienne partition, qui remonte, on le sait, à César.
Pour ma part, j'attache plus d'importance à l'analyse de son contemporain Pèir de Garròs, qui, comme maniant avec virtuosité la langue, devait avoir un avis peut-être plus pertinent dans la pratique que celui de Giulio Cesare.
Auteur : Dàvid
18/05/11
David,
Je crois que vous confondez deux Scaliger, celui dont Vincent P. a donné les dates a été élevé au collège de Guyenne a Bordeaux, fils de Giulio Cesare c'est un émigré de la deuxième génération par les hommes, (comme d'habitude on ne dit rien de sa mère, peut-être était elle gasconne ?), quant à lui il a vécu aux Pays Bas les dernières années de sa vie, après avoir fréquenté l'Université de Paris.
Mais le bibere prouve bien qu'il n'avait pas oublié le goût du vin de chez nous, que d'ailleurs les hollandais du temps ont bien su accommoder à leur art de vivere !
Auteur : Dominique
18/05/11
Scaliger (II) est en effet un enfant d'Agen, donc la dichotomie de son Agenais natal, il devait connaitre.
Il développe dans le même texte la question du poitevin dont il situe très précisément le domaine, puisqu'il précise qu'il s'arrête aux faubourgs de Bourg.
Bref, 3 siècles avant la dialectologie moderne, un humaniste agenais sait pertinemment placer le gascon.
A mettre en rapport avec les propos de Pey de Garros de la même époque.

Mensonge éhonté que de faire croire aujourd'hui que le gascon serait une découverte de la linguistique occitane (et honte à Mistral qui ne comprenait rien en divisant aquitain de gascon).

La mère de Joseph Juste Scaliger était Andiette de Roques-Lobejac, ce qui sent sa vieille famille guyennaise.
Auteur : Vincent.P
18/05/11
"président de la Republica francesa"
Encore une fine équipe de baltringues, des bons à dale …
Lu sur la PQR : "La plaque blanche de la place est disposée près de la route de Bayonne, elle regarde la salle De Lacaze.
Il est écrit en lettres noires « Place François Mitterrand, président de la République française 1981-1995 » et sa traduction en occitan « président de la Republica francesa »."
www.sudouest.fr
Je m’en retourne faire une biscouette dans mes règes avant d’aller à coquille :-(
Auteur : Lou drouley
11/05/11
Afficher "président de la Republica francesa" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Achetez "L'Esprit des Landes" de Jacques Sargos !
Très bel ouvrage qui montre au fil des siècles l'esthétique de la lande, la vraie, celle de Cordouan à Chiberta, une esthétique évanouie de nos jours, comme si la lande, ou plutôt "les Lannes de Bordeaux", leur vrai nom, ne pouvaient créer quelque chose.
Nous sommes passés à côté de quelque chose et notre ère est la première qui ne dit rien sur les Landes, sauf à la marge via le surf et la culture ibérique.
Surtout, le livre met bien en avant que la lande est le trait d'union de l'Aquitaine (nous, nous savons que c'est la Gascogne cette Aquitaine) : les pays gascons ont presque tous un pied dans la lande, Bayonne et Bordeaux y ont leur banlieue.
Auteur : Vincent.P
09/05/11
Afficher Achetez "L'Esprit des Landes" de Jacques Sargos ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Une interview de l'auteur :

www.sudouest.fr--l-esprit-du-pays-des-sables
Auteur : Vincent.P
16/05/11
Pas une seule mention du terme de "gascon"
Sans oublier "A la fèsta" à la place de "A la hèsta".
Aux dernières nouvelles, Nérac était en Gascogne.

www.sudouest.fr--parcours-culturels-sur-l-occitan-et-le-patrimoine
Auteur : Vincent.P
08/05/11
Afficher Pas une seule mention du terme de "gascon" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Cette action occitaniste s'inscrit dans un cadre départemental, celui du "Lot-et-Garonne".
J'observe depuis longtemps que, dans ce cadre, la spécificité gasconne, légèrement minoritaire si on répartit la population selon le critère gascon/languedocien à la date de 1900, est considérée comme subalterne.
Cette attitude, apparemment partagée par les occitanistes gascons du département, est confortée par l'orientation générale de l'occitanisme, accentuée ces derniers temps, vers un occitan référentiel à base de languedocien.
Je remarque en particulier que les occitanistes de la partie guyennaise du Lot-et-Garonne ne précisent jamais que leur occitan est du languedocien, et "guyennais" encore moins.
Il pensent probablement que ça n'a pas grande importance, ou que ça compliquerait trop leur tâche.
Du coup, on a pu lire dans la page occitane du magazine du Département un conte qui se passe à Pompogne, au sud de Casteljaloux, rédigé en languedocien.
Ou des exhortations à "viure al païs" sur des professions de foi occitanistes, là où les gens auraient attendu quelque chose comme "bioué aou païs"...
Ils utilisent le terme "occitan" tout court, et mettent sous l'étiquette un contenu languedocien, sans penser qu'établir une équivalence entre "occitan" et "languedocien" conduit logiquement à exclure le gascon du domaine occitan !
On retombe là dans le débat de fond sur l'occitanisme, qui court dans d'autres grans de sau.
Gasconha.com ne peut pas esquiver ce débat.
En même temps, il faut faire bouger les lignes autrement, en rendant la Gascogne attractive, en créant une dynamique gasconne.
Un autre angle d'attaque, c'est de combattre l'institution départementale en général, et de contester les contours des régions qui en découlent.
Je m'y essaye parfois, tout en connaissant le poids culturel des départements, et donc le caractère iconoclaste de la démarche.
Un autre angle d'attaque encore, c'est de promouvoir une identité guyennaise forte comme pendant à l'identité gasconne. Il y aurait des matériaux lingüistiques et historiques.
Mais je ne suis pas forcément bien placé, habiter en lisière de Guyenne ne doit pas suffire, et on ne peut pas être au four et au moulin !
Auteur : Tederic M.
08/05/11
On fera comment dans 10-15 ans quand les rares enfants sensibilisés aujourd'hui l'auront été sans peut-être jamais avoir entendu le terme de "gascon", ou alors comme synonyme de gersois ? Je ne comprends pas ce que l'occitanisme a à gagner dans tout ça.

Pour ce qui est du Lot-et-Garonne, je pense qu'il faut peut-être entériner que la situation est ancienne (elle date des Nitiobriges et l'Agenais, qui en est l'héritier, a toujours été bicéphale) et proposer le renouveau de l'identité guyennaise dans le projet gascon.
C'est que l'Agenais est bien problématique : depuis Cahors, on sent bien que l'on entre ailleurs vers Fumel. Que reste-t-il de la culture vernaculaire en Agenais guyennais de toute façon ?
Auteur : Vincent.P
08/05/11
à ce propos, je suis rentré quelques jours en Chalosse pour Pâques, et j'ai pu feuilleter les revues éditées par les Conseil Régional et Conseil Départemental :
pour les Landes, on a une page Gascon, pour l'Aquitaine une page Occitan....
Auteur : Christophe L.
11/05/11
Adixatz,

Quiò, que ves ic aví dit. Ací en les Lanas, lo mòt GASCON qu'es hòrt utilisat mès "occitan" quasi enlòc. Que'n sui hòrt contènt. Lo felibritge tabé com l'occitanisme ne s'i escadonn pas jamèi a nòste.
Auteur : Halip Lartiga
18/05/11
Tribune intéressante de "Archeolandes"
archeolandes.com/forum
Auteur : Vincent.P
06/05/11
Afficher Tribune intéressante de "Archeolandes" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bravo à Archéolandes pour tout son travail de mémoire.
Les Landes (surtout les grandes landes, je ne parle pas de la Chalosse) ont trop souffert de leur image d'Epinal comme si le temps s'était arrêté au début du 19ème siècle.
Les Landais ont souffert aussi de cette image dépeint par les voyageurs dans leurs écrits depuis les pèlerins de St Jacques jusqu'aux voyageurs du 19ème d'avant Napoléon 3 qui utilisaient la voie romaine dans la partie la plus désertique de la lande : la nationale 10.
Si bien que peu d'historiens se sont réellement penchés sur l'histoire avant 1800 de nos Landais.
Ce n'est pas de la faute à nos Landais ! Ils sont fiers de leurs bergers sur échasses et de leur résiniers mais ne connaissent pas leurs chevaliers gascons et landais pourtant ce furent de sacrés combattants.
On trouve quelques récits de leurs exploits aux Archives mais ne sont pas révélés au grand public ou si peu (à lire le roman sur le "Captal de Buch" édition Sud-Ouest).
Leur histoire au temps jadis n'a jamais intéressé personne, et pour cause car très souvent occultée des livres d'histoire.
J'ai travaillé sur le 13ème siècle dans la partie nord des Landes et je peux assurer que le territoire était truffé de châteaux défensifs, que l'habitat des villages était dispersé mais fourni en population, malheureusement les français nous ont fait payer très cher notre allégeance aux anglais, mais aussi les guerres de religions sont passées par là si bien que les châteaux qui à une époque avaient une utilité défensive et politique disparurent dans les sables et la lande avec l'histoire de leurs occupants.
Les pierres si rares dans la région furent réutilisées.
Seuls les châteaux qui offraient un aspect plus résidentiel et mieux placés (si rares) résistèrent à la destruction du temps et furent aménagés pour des nobles où des Princes comme les Albret (Roquetaillade, Cazeneuve pour les plus connus) qui avaient besoin de repos, au vert, loin de leur hôtel particulier de Bordeaux ou Paris !
Auteur : Tédéric D.
11/05/11
Inscripcions girondinas
Voici deux inscriptions que j'ai trouvées lors de mes "péripéties" girondines.
Gujan-Mestras, dans un des ports, accompagnant une superbe peinture : "ataou berre, baille eunbille" (atau bèra, balha envia) (l'ústria).
A Camblanes et Meynac, la devise est : "bèth cèu, bèth peís, bon vin, bonas gents".

Quant à la signalétique, anatz véser a Pelagrua, Casalís, Pompejac, Artigavielha e Sent Pèir d'Aurilhac.
Auteur : Gaby
06/05/11
Afficher Inscripcions girondinas en particulier, et peut-être donner votre avis...
Exact ! J'avais pris en photo le panneau à l'entrée du village.

Je pense que le choix de la graphie française (en fait, l'évolution naturelle de la graphie à savoir qu'en Bordelais, on écrit la finale féminine atone -e depuis les premiers textes, conformément à la prononciation au fond) est judicieux parce qu'il laisse "entendre" le gascon pour un non-initié.
Auteur : Vincent.P
06/05/11
Se vos interessan las inscripcions gasconas en Bordalés, que n'i a dus dens la gleisa Sent'Arralha (Ste Eulalie), que datan de capvath 1380-90 e mostran lo gascon parlat a Bordèu ad acesta epòca.
Auteur : Dàvid
08/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Que'nse caleré / nos farré fotos :!
Rapèli qu'au centre-nòrd de Medòc, lo /a/ finau pòst-tonic se pòt dider /o/ (la porto), e dens una larga meitat nòrd tanben, /w/ (la pòrtou, accent tonic evidentament sau /o/), véder quitament /a/ (collectatges A. Viaut, comuna de Graian l'Espitau).
Auteur : Dàvid
08/05/11
A Sent-Macari, tanben, las carrèiras pòrtan mension daus noms gascons, mès dens una desmarcha arqueologica (son presentats com los noms medievaus, meilèu que com los noms gascons).
A Margòt, çò me sembla, qu'i a un panèu en gascon, amei a l'estacion de Merinhac-Arlac (visibilitat nulla, mès bon...).
Auteur : Dàvid
08/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Margòt = Margaux ?
Sèi pas perqu'èi escribut atau... A còps me hèsi chepics per ma santat mentau.
Auteur : Dàvid
09/05/11
Margòt ? Diri puslèu Margaus !
Auteur : Gaby
09/05/11
Solide ! Es çò qu'èi dishut.
Auteur : Dàvid
09/05/11
Tederic, n'èi pas fòtos, que son de mau har (fau materiau de qualitat) que la gleisa es de las escuras.
Amei, la grafia gotica hauta e estirada dau cap dau sègle XIVau es de frem mau legir.
Qu'èi una transcripcion de las duas inscripcions, que vau cercar.
Es dens l'obratge de Jan Bonamason saus noms de ruas gascons a Bordèu (Princi Negue, 1998 çò me sembla).
Auteur : Dàvid
11/05/11
N'es pas sistematic, Vincenç, que lo /a/ finau pòsttonic èsti grafiat /e/ en gascon bordalés ancian.
En realitat, es un fenomèn dont apareish a partir de la debuta dau sègle XVIau aus documents juridics, mès es una evolucion dens la grafia qu'es generau dens lo maine gascon e occitan.
Amei, lo /a/ pòsttonic estut prononciat /a/ a l'Atge Mejan, com sabes, e se tròban encara parçans on es mantengut (cèntre-nòrd dau Medòc).
Jo, èi atestacions de la grafia /a/ (porta, deguda, femna) dinc alentorn de 1490-95.
Dens l'inscripcion de Sent'Aralha, i a "Aquesta bouta fo acabada", que se devè dider, de cap a 1380 /aquesta boouta fou acabada/.
Auteur : Dàvid
11/05/11
On son exactament, David, las duas inscripcions de la gleisa Senta Arralha(auri espontaneament meilèu dit Senta Eulodia, mès bon) ?
Auteur : gerard s-g
12/05/11

Réponse de Gasconha.com :
"Aralha" (damb un sol "r") qu'es la fòrma gascona de "Eulalia", e pas de "Eulodia" segon çò que disen la majoritat deus saberuts.
[Tederic M.]
Adiu Tederic,
Trop saberuts, benléu aquestes, non ?
Si mires lo plan de Bordeu de 1450 (Leo Drouyn) en gascon, que verras "la gleisa Senta Eulalia ", de Senta Arralha, arren !
Benleu ua forma deu nom que s'emplega en las zonas pireanicas ?
Auteur : gerard s-g
13/05/11
Las inscripcions son a man dreita en entrant dens la gleisa. Mès son pas grandas, son hautas, mei hautas que lo cap, son d'una grafia frem complicada, e Senta Aralha es una gleisa tarriblament escura... Que n'i a dus.
Auteur : Dàvid
13/05/11
Las inscripcions gasconas de la gleisa Senta Aralha de Bordèu, mei las reviradas :

Anno Domini MCCCLXXII que la tera tremblet lo tert jorn de mart que fo lo prumey jorn de caresme en la hora de meja nuyt ; Item tremblet la tera lo dialus abant sent Urban que fo lo XXIII jorn de may l'an de N.S. MCCCLXXIII.
"En l'an du Seigneur 1372, la terre trembla le troisième jour de mars lequel fut le premier jour du Carême, à l'heure de minuit. De même trembla la terre le lundi avant la saint-Urbain, laquelle fut le 23e jour de mai de l'an de Notre-Seigneur 1373."
Aquesta bouta fo acabada l'an mil CCC HH XX e XVII en lo Mes de octobre, g. de Compinhe obrey  ; E aquit medit mes foren cridadas las treubas par XX VIII ans.
"Cette voûte fut achevée l'an 1397 au mois d'octobre, G. de Compinhe (étant) maître d'oeuvre. Et ce même mois furent criées (proclamées) les trêves pour 28 ans.
Auteur : Dàvid
13/05/11
Adiu Tederic,
Trop saberuts benlèu,aquestes ?
Lp plan de Bordeu en 1450(reheyt par Leo Drouyn) amuixa la "gleisa Senta Eulalia", pas "Senta Aralha"...
Auteur : gerard s-g
14/05/11
Question aux gascon-nautes distingués : dans la première des deux inscriptions, la forme "que la tèrra tremblet" pourrait-elle correspondre à un "que" énonciatif ?
Sachant qu'il ne se place jamais habituellement, avant le sujet, mais peut-être une forme archaïque ?..
J'ai posé la question à d'éminents spécialistes de nos parlers gascons maritimes : certains, comme Ph. Lartigue, pensent que ce n'en est pas un ; d'autres, comme A. Viaut, pensent que ce pourrait en être un...
Auteur : Dàvid
16/05/11
J. Bonnemason signale que les formes locales de Eulalie dans les actes anciens (Moyen-Âge et XVIe siècle) sont : Eulalia, Aulary, Aulaye, Euladia, Eulaye, les formes populaires (il ne cite malheureusement pas sa source pour cette information) étant Aulaia, Aulaire et Aralha...
Moi, je dis "Aralha" parce que c'est la forme la plus gasconne, sans plus creuser la problématique.
Auteur : Dàvid
16/05/11
Adixatz,

Tà çò de les inscripcions de le glísia Senta Aralha/Aulària/Aulàdia.
Ne crei pas los QUE síinn enonciatius.
Le soa pausicion en le cadena sintaxica ne corresponn pas. Avóssim avut "La terra que tremblet", quiò.
Lo dusau e lo tresau que se'm paréixenn clarament pronoms arrelatius. Les particularitats gasconas bordalesas que sonn vededeiras, mau sii lo pes de le grafia centrau.
Que pensi los Gascons que calonn esperar lo sègle XVIau entà le soa lenga qu'estossi escrivuda per a de bon, en dixant le scripta medievau e en assumint le gasconitat de le lenga xetz honta.
Los tèxtes gascons de l'Edat-Miejancèra que sonn chic escrivuts en gascon e los escriveires qu'èrann gahats entermei le lenga prestigiosa, e le soa grafia, e le soa lenga pròpia dond apareix a bèths còps.
L'escriut gascon qu'es alavetz intermediari entre le koinè e le lenga vertadèira.
Allières, per exemple, qu'a escrivut s'aqueth subjèit.
Auteur : H.Lartiga
17/05/11
Survie des langues (catalan, basque...) en contexte mondialisé
[bouture du hiu de grans de sau "Mixité basco-occitane"]

Vincent, un mot seulement :
aucune langue au monde n'aurait d'avenir si sa pérennité était aussi intrinsèquement liée à un contexte ethno-géographique originel.
L'arabe est une langue de pasteurs nomades, le berbère, un parler de paysans à flanc de montagnes. Ce sont aujourd'hui deux langues périurbaines à urbaines.
L'ethno-territoire n'est pas la condition unique et indépassable de la pratique linguistique.
Barcelone est une des villes les plus cosmopolites du monde, radicalement mondialisée. Je ne vois pas que cela mette en danger de façon quelconque la pratique du catalan.
Et d'après mes informations, on parle nahuatl à Teotihuacan ou a Tlalpan, aujourd'hui, de très jeunes locuteurs, descendants de Cuauhtemoc, mais eux-mêmes représentants d'un sous-prolétariat ultra-pauvre et ultra-violent, aussi éloigné des paysans-pêcheurs aztèques que les bordes de la vallée d'Ossau de la place de la Bourse. Et pourtant...
Et je ne te parle même pas de l'hébreu et de ses dérivés.

La société mondialisée des autoroutes à ouvert de ventre de la Gascogne ? Oui, comme de tous les pays du monde, sauf peut-être le Bengladesh et la Somalie. Pas davantage.
Auteur : David
05/05/11
Afficher Survie des langues (catalan, basque...) en contexte mondialisé en particulier, et peut-être donner votre avis...
La rue de Barcelone ne parle pas catalan...
Dès lors que l'on a fait ce constat, on ne peut plus croire aux contes de fées dignes du magasine GEO.
Le catalan n'est plus que la langue des coins restés plus archaïques comme vers Gérone, sans oublier que la langue est quasi-morte en Pays Valencien ou dans les Baléares.
Auteur : Vincent.P
05/05/11
comme dans les rues de Donostia où l'on parle plus castillan que euskara malheureusement...
Auteur : Miqueu A
05/05/11
Oui mais Saint-Sébastien n'est pas à l'origine une ville bascophone puisqu'elle parle une langue romane (gascon puis castillan) depuis les origines de sa fondation.
D'ailleurs, et plus généralement, c'est toute la question de la confrontation entre le fait urbain et le fait basque qui se pose : Bilbao est située sur la frontière linguistique entre basque et cantabre, Vitoria est romanophone depuis des siècles, Pampelune fut longtemps bilingue (navarro-aragonais/basque) avant de passer au castillan, Bayonne est évidemment gasconne, jusqu'aux petits centres urbains comme Mauléon et Saint-Palais étaient dominés par une élite romanophone.
Donc d'un point de vue historique, le basque au centre-ville de Donostia, c'est une reconquête !

Pour ce qui est de la Catalogne, c'est beaucoup plus inquiétant, et je pense qu'à long terme le catalan y est condamné, parce qu'il est impossible de lutter contre la force internationale du castillan comme vecteur de communication, sans oublier que Barcelone, hub mondialisé, attire justement des personnes originaires de l'hispanophonie, et en nombre très conséquent.
Les derniers bastions du catalan seront les bastions conservateurs des petites villes marchandes qui votent CiU ou les zones rurales.
Auteur : Vincent.P
05/05/11
Bonjour,

J'étais encore à Saint-Sébastien samedi dernier et je peux confirmer qu'on entend parler basque dans la rue. Et même mieux que ça.
Le matin : Arrêt de bus en face des universités, le parking y est gratuit et facile. Un groupe de gamins avec des maillots du Barça e de la Real Sociedad, âgés de 10 à 12 ans. J'ai donc fait l'âne, c'est ma seconde nature, et ai demandé, en basque, à ces jeunes gens, de me dire quel était le bus pour aller au centre. Ils m'ont compris et répondu en basque.
Arrivée au centre ville. Je continue donc à faire l'âne et demande à un passant d'une trentaine d'années de m'indiquer tel restaurant. Encore petite conversation en basque. Arrivée au restaurant. Je m'adresse au serveur derrière le bar, 60 ans environ. Conversation en basque.
12h : Nous sortons du restaurant. Je m'adresse à une passante, la trentaine, des renseignements sur le musée San Telmo. Conversation en basque. Arrivée au musée. Toutes les guichetières parlent basque, avec moi et entre elles aussi. Les vigiles parlent basque, les surveillants dans le musée parlent basque, tout est écrit en basque, les vidéos sont en basque. Un vieux monsieur s'approche de moi pendant la visite et entame la conversation en basque et en français, il me raconte qu'il a vécu 20 ans à Paris avec ses parents.
Fin de la visite du musée San Telmo, que je vous conseille.
14h30 : Arrivée au restaurant, rue Juan de Bilbao. Quelques pintxos, les deux barmens bascophones (environ 60 ans et 35 ans).
Salle de restaurant, serveuse bascophone. Clients du restau, deux ou trois tables castillanophones et toutes les autres bascophones. J'ai des oreilles et j'écoute.
Après-midi : Balade autour du mont Urgull. J'aborde un pêcheur juste pour parler, bascophone. J'avise un type avec magnifique T shirt 64 et lauburu autour du cou. Je m'adresse à lui en basque, il ne comprend pas. Magasin de souvenirs, castillanophone. Pâtisserie, castillanophones.
1er magasin de fringues, j'étais avec mon amie, passage obligatoire. Nous avons fait quatre boutiques, tous bascophones, y compris les petites vendeuses (la vingtaine toutes).
Petit tour à la Fnac, tous les vendeurs auxquels je me suis adressé, 3 en tout, bascophones. Tout est écrit en basque et en castillan. Librairie Elkar, à côté de la Plaza de la Constitución. Absolument tout le personnel est bascophone, entre 25 et 40 ans. Re pâtisserie pour acheter une glace, bascophone environ 25 ans. Visite de San Vicente, une dame passe le balai, bascophone.
Retour dans la ville nouvelle et visite de la cathédrale du Buen Pastor. Fin d'une cérémonie, en basque et en castillan. Bureau de tabac, buraliste environ 50 ans bascophone. Retour au bus, je fais à nouveau l'âne et demande ma route au monsieur qui attend, bascophone environ 50 ans.
J'oubliais, les deux chauffeurs de bus bascophones, les employés aux péages bascophones.
Pendant toute la journée, j'ai entendu parler castillan dans les rues, bien entendu, mais aussi très souvent basque, de tous âges.
Il va sans dire que toute la signalétique est en basque, partout. Voilà, une petite expérience que je renouvelle régulièrement. Quand je vais dans les petits ports, les bleds un peu plus reculés, c'est bascophone à 80%.
Auteur : P.Lartigue
06/05/11
Vincent, je ne suis pas du tout d'accord avec toi sur le catalan à Barcelone...
Et je pense assez bien connaître le sujet.
Dans une ville cosmopolite, participant en outre de l'aire culturelle ibérique, dont elle est le phare, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'on parle plusieurs langues dans les rues, c'est une donnée absolument évidente et naturelle.
Parmi ces langues, des langues non-territoriales, ainsi que l'espagnol, rien d'étonnant non plus pour des raisons d'une évidence qui n'échappera à personne.
Mais le catalan, tout le monde le parle, à commencer par les panneaux, la radio, la télé... Langue sans états, elle a sa place dans ce pôle du fashion mondial, qui draîne jet-set et jeunesse dorée de la Terre entière. Et là est l'important !
Le monolinguisme n'a jamais existé dans aucune grande métropole, à aucune époque. Pas plus dans le Bordeaux de 1400 que dans l'Alexandrie des Lagides, pas plus la Tel-Aviv de Ben Gourion, ni probablement dans la Rome d'Auguste ou dans l'Athènes de Périclès...
Je n'y vois nul obstacle au progrès d'une langue non-étatique, qui plastronne aux côtés des différentes variétés d'espagnol, de l'anglais, d'une noria d'autres langues.
Mais Vincent, qui rêve de monolinguisme, à l'heure qu'il est ? Quel pêcheur de lune pense qu'on ne peut parler qu'une seule langue dans une mégapole ?
Disparition du catalan  ? Parce que l'espagnol est parlé sur deux continents ?
Je dirais plutôt mutation interne des différentes variantes d'espagnol (je pense à l'argentin, l'uruguayen et le chilien) vers de nouveaux parlers trans-romans, pour débuter...
Et tu ne tiens pas compte des différents cercles de sociabilité.
Quant aux immigrés andalous qui peuplent les banlieues ouvrières de Barcelone, Valence, Elxe etc. leur morgue hautaine ne plaide guère pour une longue survie de leur idiome dans le domaine catalan.
Vincent, quand la Generalitat vint à Fontainebleau offrir à Louis XIII le titre de comte de Barcelone, les lettres patentes étaient entièrement en catalan.
Pas un mot d'espagnol (il s'agissait de se débarrasser d'Olivarès).
Le catalan, en 1641, était tout sauf une langue internationale.
Une structure possédant un tel acquis n'a, je pense, nul souci à se faire.
Auteur : Dàvid
08/05/11
Probablement un beau texte que vient de pondre David, qui pourrait servir d'éditorial pour une quelconque revue savante, tant il évite, non sans s'en rendre compte, la question très bête, mais peut-être trop politique ou contemporaine, de savoir si l'on parle vraiment catalan à Barcelone.
Les panneaux, répond David au détour de ce petit texte qui est avant tout l'apologie un peu abstraite du bilinguisme.
C'est très bien, mais enfin la vérité c'est qu'à Barcelone, on ne parle pas catalan dans la vie de tous les jours, que la ville est une métropole multiculturelle qui certes chérit en apparence sa culture vernaculaire, mais qui dans les faits, à savoir la somme des comportements individuels, lui fait peu d'égard.
Il n'y a rien d'étonnant à cela, dit David. Mais je ne m'étonne pas ... C'est comme ça.

Pour le reste, je conseille à David de s'intéresser aux tensions très fortes entre les néerlandophones et les francophones en périphérie bruxelloise, voir si son monde rêvé bilingue est si facile que cela à mettre à exécution.
Auteur : Vincent.P
08/05/11
Bonsèr a tots,
Juste une précision envers le témoignage de P Lartiga sur son séjour en Euskadi sud, je suis heureux de constater qu'une majorité de basques parlent basque car je rappelle que c'est une autonomie où la langue officielle est l'euskarra...
Serait il d'accord pour que l'Euskadi nord devienne elle aussi autonome et rejoigne le sud, ce serait logique pour un peuple basque non ?..
4+3=1.
D'autres parts il a beau expliquer que son anti occitanisme n'est pas primaire vu le recul d'années d'observations, il véhicule toujours des mensonges très ciblés cette fois envers un homme que je connais très bien.
Ce soir je n'ai pas le temps mais demain j'expliquerai preuves à l'appui combien les propos envers l'occitanisme local à la Gascogne sont faux l a part de notre Filipe Lartiga.
A deman bona serada
Auteur : Miqueu Arrosères
08/05/11
Sur la pratique du catalan dans la vie courante à Barcelone de nos jours, qui peut nous apporter des témoignages récents ? Merci d'ailleurs à Halip pour son rapport sur la pratique du basque à Donostia !-)

De brèves excursions à Barcelone au début des années 90 m'avaient laissé penser que le catalan était bien présent dans la vie courante.
Je me rappelle d'un dialogue guichetier-client en catalan devant moi dans une gare.
Je me rappelle aussi de la famille qui gérait l'hostal où je logeais, qui parlait catalan.
Un ami castillanophone qui résidait à Barcelone m'a parlé d'une voisine qui parlait à ses chiens en catalan... Il était aussi en bisbille avec son syndicat de copropriété qui utilisait le catalan dans ses réunions, langue que lui ne maîtrisait pas.
Mais tout ça est bien parcellaire et insuffisant, et surtout c'est vieux, parce qu'en 20 ans, presque une génération, les choses peuvent changer, surtout à notre époque.
Je crois aussi, par la lecture épisodique de points de vue catalanistes, qu'il y a bien une inquiétude sur l'avenir du catalan à Barcelone, voire en Catalogne, et sur la qualité de ce catalan (tendance à la castillanisation).
Le catalan qu'on entend sur des radios barcelonaises me sonne très castillan.
Auteur : Tederic M.
08/05/11
Adixatz Mossur Arrosèras,

Quiò, que soi ad ua entà los Bascos de bisa qu'àginn lo son departament desseparat e ua autonomia hòrta.
La termièra dond separteix lo pòple basco enter dus Estats qu'es artificiau e qu'ac sàbem tots.
Quiò, los Bascos que pàrlann mei anar mei l'euskara, e susquetot los joenns e hòrt joenns.

E dic messonjas jo ?
Lasquaus e contra qui ?
Qu'èi mentavut Mossur Grosclaude (Es eth de qui pàrlatz, que boti ?) pramor qu'èi tornat comentar un gran de sau deu nòste amic G. Saint-Gaudens dond parlèva d'ua entervista pareixuda en no sèi pas mei quau jornal catalan, qu'es lo tot.
E serí atau un messongèr calomniator ?
Dàvid Grosclaude no m'a pas jamei hèit arré mau e, cada còp qui s'am aubèrt los pòts, qu'estó dab civilitat, mau síinn las nòstes concepcions hòrt desparièras.
Quand parli d'eth, no parli pas de l'òmi qui no coneixi pas mes deu capulat arrepresentant un cèrt occitanisme qui arrefusi.
Tà çò de l'anti-occitanisme primari, anatz véder en çò de l'IBG, alahòra que quiò !!
Jo, qu'accepti las criticas de las mias teorias vasconistas. Tot que pòt e que deu estar criticat.
Cadun deus vòstes grans de sau qu'amuixa un cèrt occitanisme n'ac pòt pas har dab serenitat.

Que'vs desiri hòrt ua bona jornada e portatz-ve plan.
Auteur : H.Lartiga
09/05/11

Réponse de Gasconha.com :
"ad ua" = "d'acòrd" (n'es pas evident, Halip !)
Vincent, inutile de rhétoriser ainsi, mettre en exergue les lacunes méthodologiques d'un texte ne te donne pas raison pour autant.
Tu possèdes un certain talent dans l'art de la plaidoirie, même si la technique consistant à grossir exagérément un aspect d'un texte donné en occultant tout le reste est une très très vieille méthode un peu éventée, et un peu trop connue pour être encore bien efficace.
Je ne suis pas ici pour entamer une disputatio contre un disciple de maître Patru où du père Bourdaloue, mais pour échanger et réfléchir sur un site de bonne tenue intellectuelle, où il est intéressant d'échanger des idées.
Tu sais bien que je n'élude rien : le catalan est menacé à Barcelone justement parce qu'il y existe (le gascon n'est pas menacé à Bordeaux, il en est absent).
Il est menacé comme le sont à peu près toutes les langues territoriales dans les mégapoles, surtout quand ladite langue territoriale n'est pas langue d'état.
Bon. Ceci dit, la présence du catalan à l'oral - notez, cher maître - y est encore tout-à-fait patente et réelle.
Et s'ils sont confrontés à un recul, ils n'auront, eux, aucun mal à l'enrayer assez facilement.
Mon évocation de la signalétique, mais aussi de la toponymie urbaine (Casa Milà ; Palau de la Musica catalana ; Hospital Sant Pau...) renvoie au fait que ces réalités contribuent à une immersion, un bain lingüistique hors de toute comparaison avec ce qui se fait chez nous. Pour ça, je ne crois pas une seconde que la langue catalane soit sérieusement menacée.
Auteur : Dàvid
09/05/11
Pas menacé le catalan ?
Alors qu'il est pour ainsi dire mort en Roussillon français, quasi-éteint en pays valencien et aux Baléares, où il est en plus entaché de l'arrogance catalane, de telle sorte que l'on est arrivé aujourd'hui à ce que les Valenciens rejettent leur langue vernaculaire parce que trop liée à la Catalogne ?
Sans parler des migrations internes à l'Etat espagnol (ça existe encore les patronymes catalans ?).

Pour ce qui est de la Catalogne, sans même tenir compte de la qualité du catalan parlé (le fameux catañol), les stats indiquent que 47.6% de la population parlerait catalan, ce qui est somme toute notre situation il y a 25 ans, on voit où nous en sommes.
Seuls 34% des Catalans ont le catalan comme langue maternelle.
Quand on va dans le détail, c'est catastrophique : le catalan n'est utilisé que par 27% des habitants de l'aire urbaine de Barcelone.
Il ne faut pas être devin pour savoir ce qu'il en sera dans 100 ans, surtout quand on sait l'importance des métropoles dans la diffusion des schémas culturels.
Auteur : Vincent.P
11/05/11
J'ai habité Barcelone de 1996 à 199, ce qui commence à faire loin mais j'ai pu faire alors quelques observations qui ont gardé, je pense, quelque réalité aujourd'hui.
D'abord il y a quasiment plusieurs barcelones, plusieurs manières d'y vivre et d'y parler en fonction des milieux sociaux et de l'âge (cette dernière réalité étant la plus mouvante : ceux que j'ai observés à l'époque ont, comme moi du reste, treize ans de plus et je ne garantis pas leur évolution !
Les milieux sociaux tout d'abord :
- la bourgeoisie barcelonaise, celle "dels quatre cognoms" (les quatre grand-parents catalans) parle traditionellement et plus que jamais catalan (c'est l'armature du parti CiU qui a presque constamment gouverné la Généralité depuis 1978) ; à noter pour faire bonne mesure que la noblesse, moins nombreuse et moins influente, parle plutôt... castillan !);
- pour les classes moyennes et populaires, très majoritaires, c'est beaucoup plus compliqué et c'est là que les fronts linguistiques bougent, on ne sait pas toujours où et comment. Trois groupes y sont à distinguer :
- un groupe de catalans de souche qui a vaille que vaille gardé la langue et l' a sans doute revitalisée grâce aux lois linguistiques de la Généralité, sauf quand il se trouve dans des quartiers ou banlieues majoritairement peuplées par les deux groupes qui suivent ; la langue peut dans ce cas avoir subi un revers par une sorte d'assimilation à l'envers ;
- un groupe numériquement beaucoup plus important, fait des travailleurs venus de l'Espagne de l'intérieur, surtout d'Andalousie et d'Extremadoure dès le début du XXè siècle (la grande époque de la construction et de l'industrie barcelonaise, celle de la "Ciudad de los prodigios" d'Eduardo Mendoza) : leur flux n'a jamais cessé depuis et ils sont clairement castillanophones bien qu'obligés à une scolarité en catalan depuis plus de trente ans( il y a donc là les plus et les moins de quarante ans, plus que dans tout autre groupe social);
- les immigrés de l'étranger,très nombreux depuis 15 ans environ(Roumains, Marocains, Subsahariens, voire Pakistanais dans le Raval et massivement sud-américains : ces groupes soit parlent déjà castillan (les derniers nommés) soit s'intègrennt à la société espagnole par cette même langue.

Les classes d'âge ensuite : si les plus de 40 ans, en gros, ont tous été scolarisés en castillan pendant l'époque franquiste, les moins de 40 ans l'ont été en catalan. Il me semble que les premières années, jusqu'au milieu des années 90 peut-être, la joie de libérer le catalan, de lui redonner une vraie présence sociale l'a partout emporté mais il me semblait commencer à déceler un agacement devant le caractère méticuleux, systématique et quelque peu obsédant des mesures inspirées par la politique linguistiques de la Généralité commençaient à donner, auprès des jeunes, à la culture castillane un attrait de fruit défendu, presque de contre-culture.
Depuis lors, les produits culturels ou sous-culturels de la mondialisation d'origine nord-américaine ont vraisemblablement été surtout reçus, ipods et autres iphones aidant, dans la même langue, bien que la politique linguistique de la Généralité ait toujours veillé à ne pas se laisser "ringardiser" les vecteurs de la catalanité et que le "basic english" ait commencé ses ravages, là comme ailleurs.
Bref, le catalan est-il menacé à Barcelone et donc en Catalogne puisque l'aire métropolitaine de Barcelone couvre à peu près la moitié de la population catalane (sans même compter le nord roussillonais, en effet linguistiquement bien écrasé) ?
Les chiffres donnés par Vincent me paraissent assez vraisemblables quand ils s'agit de la langue usuelle(beaucoup plus nombreux, scolarisation aidant, sont ceux qui ont une connaissance au moins passive voire une capacité d'expression en catala, certes castillanisé) mais il ne faut pas comparer les deux situations linguistiques : en Gascogne et dans tous les pays d'oc, la langue locale avait il y a 50 ans un fort parfum d'arriération alors que pointaient les trente glorieuses et de fait, la langue ne portait pas alors les mots de la modernité, ce qui n'est pas du tout le cas du catalan aujourd'hui.
Enfin,cette question est bien sûr en Catalogne fortement instrumentalisée politiquement : dire que la langue n'est guère ou pas menacée, c'est souvent un satisfecit donné à CiU et dans une moindre mesure au PSC socialiste, allié des socialistes de Madrid mais demeurés bien différents à beaucoup d'égard.
Dire que la langue est perdue ou très menacée est le propos constant des indépendantistes d'ERC, dont le chef Carod-Rovira est du reste de père aragonais ...
Bref,les prognostics sont délicats : celui que donne Vincent est possible mais ne me parait nullement certain.
Auteur : Gerard Sent-Gaudens
12/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gérard pour ces informations très intéressantes !
Les chiffres que tu donnes sont vraisemblables, c'est à peu près ce que j'ai trouvé aussi.
Et ils sont très encourageants !
Ils ne correspondent pas à notre situation d'il y a 25 ans, mais d'il y a 300 ans, si tant est que l'on puisse comparer nos bourgades gasconnes (Bordeaux y compris) à l'immense melting-pot de la Barcelone des années 2010.
Dans un tel fatras d'influences internationales, de fashion, de genres, de musiques, de pratiques urbaines, un tel pourcentage de catalanophones, c'est tout simplement remarquable.
Et tu oublies de dire que cette situation ne succède pas à une lente décomposition, comme dans nos contrées, mais à une politique linguistique efficace (arrogante si tu veux, mais efficace) qui a re-catalanisé plus d'un million et demi de néo-barcelonais.

Alors, certes, le catalan n'est pas sauvé à 100 %, très loin de là, mais il est sauvable.
Menacé, il l'est bien sûr, mais je ne pense pas qu'il soit extirpable.
On peut menacer, on ne tue pas à tous les coups.
Quant à la situation en Roussillon, Cerdagne, pays Valencien, elle est certes inquiétante. L'immigration (et non pas migration interne) des Espagnols (Andalous surtout) à Valence et Elxe a considérablement porté atteinte au catalan, dans le Sud.
Mais je te rappelle que ces régions ont leur propre politique linguistique, catastrophique et dramatique, et qu'elles ne font pas partie de la Generalitat, qui, elle, a la sienne.
De toutes façons, je me fous pas mal qu'on ne parle plus catalan dans quelques villes moyennes, si on le parle dans une des plus grandes villes d'Europe et du monde...
Comme tu aimes à le dire, le monde a changé, et si le catalan pouvait devenir une mode urbaine, cosy, fashion, in et lounge, je serais le premier à m'en féliciter !
Auteur : Dàvid
12/05/11
En fait la comparaison la plus judicieuse serait avec la résistance de la langue française dans l'agglomération de Montréal au Quebec/Canada.
A peu près toutes les données du problèmes sont, terme à terme, comparables.
Auteur : gerard s-g
13/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Sauf que le français est encore une des langues les plus "importantes" du monde, alors que pas le catalan.
[Tederic M.]
25% de locuteurs de catalan à Barcelone, c'est grosso-modo la manière déguisée de comptabiliser les "Catalans de souche" à Barcelone.
Quand il n'y a plus qu'un quart d'autochtones dans ta capitale (vous imaginez à Paris, 25% de francophones ?), il vaut mieux être pessimiste pour le siècle à venir, non pas sur la possibilité de vivre ensemble, mais en tout cas sur le vivre ensemble en langue catalane.
Et de toute façon, ce n'est certainement pas la classe bourgeoise catalanophone qui assurera la démographie de la ville dans les décennies à venir.
Je vois fort bien en Béarn comment en l'espace de 10 ans, l'univers gasconophone s'est effondré, c'est soudain, on se refuse de voir à l'avance ce qui va advenir.

De toute manière, rien que sur la Catalogne, 34% de locuteurs c'est catastrophique (je rappelle qu'en Béarn, il y a 20 ans, on avait encore 50% de locuteurs).
66% des Catalans ne parlent pas catalan ! Les catalonophones deviennent une minorité en Catalogne parmi d'autres, à protéger certes, mais dont le poids démographique ne justifie pas qu'il soit fait plus d'égard à la culture catalane qu'à une autre culture, andalouse, sud-américaine, chinoise, qu'importe.
Les Catalans en sont tellement conscients que c'est en Catalogne qu'émergent pour la première fois depuis le franquisme, des partis d'extrême-droite qui ne sont pas parvenus à rentrer au "Parlament" mais étaient à deux doigts d'y parvenir.
Si ce ne sont pas les symptômes d'une crispation identitaire, je ne sais pas ce que c'est.
Il faut ajouter en sus l'échec total du nationalisme type ERC, les amis de nos occitanistes bien-pensants.
Auteur : Vincent.P
13/05/11
Mon PS n'est pas passé :
la situation la plus comparable terme à terme est celle de Montréal.
Les prognostics devraient être parallèles dans les deux cas.
Auteur : inconnu
14/05/11
Adishatz, décidement ne peut pas s'empêcher de régler ses comptes avec les occitans...
parle tu catalan ?..
Je vais témoigner un peu comme P Lartiga quand il va en Euskadi.
En effet il m'est arrivé d'aller souvent en Catalogne pour des raisons professionelles, ne parlant pas trop le catalan à l'époque il m'est arrivé souvent de m'exprimer en occitan du Béarn ou gascon et là, surprise, pas de soucis, j'ai pu échanger sans problèmes.
Maintenant que je parle catalan, dans la rue à Barcelone ou ailleurs si je fait l'expérience de m'adresser à des inconnus en catalan pour voir si effectivement le catalan est parlé tous les jours dans la rue, je m'aperçois avec joie un peu comme Philippe en Euskadi, que les [gens] parlent catalan à condition de le parler.
C'est pourquoi Vincent tes grandes théories sur tout et tout le temps commencent sérieusement à me "harter".
Un seul but à l'arrivée, prouver que l'occitanisme est une gangrène.
Dans tous tes articles des critiques fondées ou infondées mais jamais de propositions concrètes pour nous dire ce qu'il faudrait faire pour "sauver" le gascon par exemple..
Moi aussi casser, critiquer, je sais faire, facile.
Mais construire ou proposer ça c'est plus dur...
Je ne vais pas à nouveau raconter ce que les gens ici en Béarn, qu'on les appele occitanistes ou béarnais ou gascons ont faits et font toujours pour la transmission de langue.
On peut critiquer certes mais au moins ils font..
Toi tu fais quoi à part de constamment ramener ta science, il est vrai j'avoue que tu es très instruit et intelligent c'est pourquoi ce serai mieux pour tout le monde que tu mettes la même énergie à proposer et construire l'avenir que t'épuiser à bâtir cet argumentaire ridicule anti occitaniste.
Ou alors s'il te semble que c'est foutu pour notre langue et notre culture, fait autre chose mais ne rends pas les autres responsables, c'est lâche surtout quand soi même à part persiffler on n'a rien fait pour changer ou faire évoluer les choses.
OC qu'em harta adara !!!
Miqueu
Auteur : Arroseres
14/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Je ne connais pas tous les actes de Vincent.P, mais... La seule observation de son travail sur le web, et précisément sur Gasconha.com, avec la matière considérable et de haute tenue qu'il a apporté et continue à apporter, par exemple dans la partie "lòcs", rend les reproches sur une éventuelle stérilité totalement déplacés !
Ou alors, c'est qu'on considère qu'une action qui s'exerce dans les médias, sur le web, n'est pas une action réelle.
Mais alors, ce serait aussi offenser le webmèste de Gasconha.com !
[Tederic M.]
Je me demande en quoi la reprise de statistiques officielles sur l'usage du catalan dans l'aire urbaine de Barcelone relèverait d'un esprit de système par trop excessif.
Après, que je trouve dramatique que seulement un quart de la population de Barcelone parle le catalan, c'est affaire de sensibilité, il me semble impossible de catalaniser 75% des habitants de l'une des plus grandes métropoles d'Europe.
Et d'ailleurs le souhaite-t-on ?
Tout comme en Gascogne, l'avenir passera probablement par les petites villes moyennes qui auront trouvé le moyen de se déconnecter des réseaux insufflés par la métropole (chez nous Toulouse et Bordeaux), mais même là, je suis pessimiste car le réflexe métropolitain me semble bien ancré. Et à juste titre, parce que la ville est un univers séduisant.

J'engage une nouvelle fois les intervenants à s'intéresser à la question bruxelloise ou comment le néerlandais disparait en périphérie de la ville, comment les Brabançons flamands entendent lutter (discrimination contre les francophones, scission des arrondissements judiciaires encore bilingues, ...).

Quant au fait que je ne propose rien (étant donné que l'activisme virtuel n'est pas encore reconnu comme productif, il n'en reste pas moins que la fréquentation d'un blog autour du fait gascon par des centaines de personnes fait plus qu'une pastorale organisée dans un village), je n'ai très certainement pas envie d'aider un mouvement moribond qui se ridiculise encore aujourd'hui avec des affiches de la sorte : en quoi chanter en occitan, gavé de subventions, est-il de la dissidence ? C'est quoi cet éloge du tribalisme écolo-pop  ? Mes pauvres ancêtres papouïsés.

trobad10.jpg
Auteur : Vincent.P
14/05/11
Vincent, 35% de locuteurs citoyens d'une des plus grandes métropoles du Monde, c'est beaucoup, beaucoup plus que 50% de locuteurs parmi les derniers agriculteurs béarnais.
Par contre, la moitié seulement de la population béarnaise des années 40-50, alors essentiellement rurale, capable de parler gascon, ça c'est grave, et laissait présager ce qui s'est produit depuis...
Les 35% de locuteurs actuels à Barcelone sont le fruit d'une reconquête, résultant d'une politique linguistique rigoureuse.
Pourquoi c'est beaucoup ?
Parce que c'est peut-être moins qu'en 1640, mais c'est beaucoup, beaucoup plus que ce que ça devrait être.
Tu uses admirablement, en grand rhéteur, de la relativité des chiffres, pris soit comme des données brutes, soit comme des données relatives.
Un chiffre n'a de sens que mis en relation avec une situation antérieure, un contexte, des mécanismes ayant conduit à ce point.
Tu veux comparer avec la situation du français à Paris : si ce n'est pas une boutade, c'est une telle incongruité dans ton réquisitoire, que l'assistance en pleurerait de rire...
Compare-t-on une ville assiégée avec la métropole-mère d'un des plus prospères états européens, puissance coloniale des plus rodées ?
Je confesse mal connaître la situation diglossique à Bruxelles, mais je sais que le phénomène a été étudié.
Bruxelles, vieille cité flamande, est aussi linguistiquement assiégée, et ça je le sais.
La même année où les ambassadeurs de la Généralité venaient présenter à Louis XIII des requêtes entièrement rédigées en catalan, Bruxelles possédait un gouverneur espagnol.
Les meilleurs artistes du Brabant et du Hainaut, depuis le Moyen-Âge, employaient la langue française.
Ils mettaient généralement leurs talents au service de princes francophones, plus à même de le monnayer que leurs cités-états perpétuellement grevées par l'impôt sur la guerre.
Voir la destinée des musiciens Dufay et Binchois en Bourgogne, Ockeghem en France, donnant naissance à l'école franco-flamande.
Le Hainaut était possession bourguignonne, donc francophone, et à Bruxelles (en Brabant, juste à côté) il est probable que le rayonnement de la langue française y ait été fort et précoce, quoique la ville fût censée se trouver en zone flamande.
La géopolitique bruxelloise contemporaine est le fruit de l'extrême complexité linguistique de cette zone.
Bruxelles, en somme, a toujours été une zone internationale.
Barcelone, c'est une autre géopolitique, un autre territoire, d'autres mécanismes.
Auteur : Dàvid
16/05/11
Papouisés... Voilà un mot qui va faire fureur, je pense que tu l'as mis là en toute connaissance de cause.
On appelle ça un trait de bravoure. Les Béarnais seraient-ils des Papous pour les Papous ?
Auteur : Dàvid
16/05/11
Pour ceux qui lisent l'espagnol : vous aurez lu ici les prémices d'une vague de fond.
Presque 20% des votes à Vic. Les occitanistes ont intérêt à mettre à jour le logiciel d'interprétation de leur chère Catalogne.

www.elpais.com

NB : Remarquez que le coup des immigrés anciens qui craignent les immigrés récents, on connait ça en Gascogne, en Lot-et-Garonne plus précisément.
Auteur : Vincent.P
29/05/11
Suis-je reconnue GASCONNE ?
Bonjour
moi qui vit dans la région parisienne à cause du travail (quel malheur !!! d'être obligée de vivre dans cette région) je peux vous dire qu'il me tarde la retraite pour revenir chez moi car nous avons la plus belle région de FRANCE, alors vive les gascons qu'ils soient du BEARN, des Landes ou d'ailleurs, moi j'adore mon pays et je périrai dans mon pays.
Je ne parle pas gascon (quel dommage) à part quelques expressions issues de mes grands parents décédés depuis longtemps.
Alors suis-je reconnue GASCONNE ?
Auteur : GINOU
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz Ginou !
Si sètz recouneishude gascoune ?
Que pensi embià lou bòste doussiè a la Coumissioun de reintegracioun, damb un abis fabourable.
Beiram...
[Tederic M.]
Afficher Suis-je reconnue GASCONNE ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Toute ma famille qui vit encore sur le bassin, vous remercie beaucoup TEDERIC M.
ADICHATZ
Auteur : GINOU
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
D'arren !
Mixité basco-occitane
Par contre je ne crois pas du tout au soi disant piège tendu aux occitanistes en écrivant basque par P lartiga.
Il a écrit basque c'est tout.

Je lui signale également que son fantasme qu'il décrit concernant une pseudo haine entre occitaniste et basques c'est du grand n'importe quoi !!!
En effet cela fait quelques années que basques, gascons, occitanistes du Béarn en particulier entretenons des liens très étroits concernant les pédagogies enseignées en ikastolas et calandretas, relations artistiques et musicales, la meilleure preuve c'est la mixité de certains groupes basco occitane, à l'époque du groupe Errobi le batteur et le bassiste étaient béarnais, Verd e blu travaille régulièrement avec Mixel Etchecopar grand musicien souletin et enseignant de basque, le groupe Xarnège actuel est un mélange de musiciens Euskadi sud avec des musiciens gascons, nous même Pagalhos avons travaillé avec Niko Etxart, la liste n'est pas exhaustive si c'est cela de la haine  !!!
Décidement je ne comprendrai jamais rien à rien.
a beth leu
Auteur : Arrosères Miqueu
02/05/11
Afficher Mixité basco-occitane en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pour y avoir assisté un certain nombre de fois, le coup des 3 pèlerins occitanistes de Libertat qui se déplacent dans les grandes manifestations basques pour y montrer le drapeau occitan (eux-mêmes ne sachant ni le basque, cela s'entend, ni le dit occitan, là c'est plus emmerdant), c'est assez ridicule.
Cela l'est encore plus quand ils essaient d'intéresser les Basques à leur combat.

Maintenant, il est certain qu'il existe parmi certaines individualités du milieu régionaliste un tropisme basque (il est plus vaste que cela : j'y reviendrai mais par exemple, ma famille est bascophile) mais c'est toujours eux qui vont vers les Basques, jamais l'inverse.
Parce que tout simplement, l'imaginaire occitan moderne n'est pas très intéressant pour les artistes basques, trop "étranger".

Enfin, je confirme les propos de Philippe qu'il existe dans l'occitanisme béarnais une haine tacite des Basques qui s'apparente à la jalousie.
C'est normal, on n'efface pas des siècles de rivalité entre voisins. Cela ne justifie pas d'aller fricoter avec les Languedociens ou les Limousins qui ne sont rien pour nous.
Parfois cependant, la haine du Basque se mute en passion tiers-mondiste, Mauléon et Saint-Palais devenant les forêts boliviennes. Alors nos jeunes occitanistes vont chercher l'exaltation auprès des jeunes Basquaises aux franges qui tombent sur les yeux ou des jeunes Basques au catogan.
Les Basques deviennent un étranger mystique et certains vont jusqu'à se convertir (pour un phénomène similaire, cf les Galiciens d'ETA).
Pour ma part, cette vision "guévariste" de nos voisins est tout aussi ridicule, mais a le mérite de la sensualité.
Auteur : Vincent.P
02/05/11
Vincent P je n'ai pas l'impression, que tu lises ce que j'écris tant tu es aveuglé par ton anti tout et anti ocitanisme.
Si tu es béarnais comme tu le dis, tu me diras où se situe et me citeras des exemples concrets de la "jalousie" anti basque ici en Béarn..
Mais je veux du concret et des exemples pas des idées, tes idées.

Cela fait longtemps que nous travaillons sur le tronc commun de nos 2 cultures, musiques, instruments communs et danses communes avec la Soule.
Je t'ai cité des artistes et groupes occitans qui travaillent avec nos voisins et amis basques, ça c'est du concret, toi tu ne borne qu'a mettre l'anecdotique avec les jeunes de Libertat.
Moi même et les Menestrers gascons travaillons avec des amis de la vallée du Baztan sur les sauts parce qu'il y a des similitudes, échanges. Tu vois, pas de jalousie, mais comme tu ne connais même pas ce qui ce passe chez toi et les acteurs qui eux font..

Cela fait 35 ans, j'en ai 51 aujourd'hui, que nous avons mis en place la Civada et à l'époque Escambis qui avait et a toujours le rôle d'échanges avec les autres langues dites régionales et leurs danses, chants,..
Nous avons beaucoup travaillé avec les souletins sur les mélodies de montagne souvent communes au niveau mélodique.
Est ce que tu sais ce que c'est chanter en haute Soule avec papi Chuburru, lui en basque, nous en occitan du Béarn toute une soirée, instants magiques de communion et de partage, est ce que tu sais ce que c'est de danser motchico en haut des Aldudes avec un cercle composé de basques et de béarnais.
Non tu ne sais même pas de quoi tu parles.

Tu es jeune je pense et tu as beaucoup à apprendre, je mettrai sur le compte de l'ignorance tes propos acerbes envers tes compatriotes.
Enfin si tu écoutes les magnifiques voix des soeurs aire des aldudes tu verras qu'elles parlent en bien de l'Occitanie.
C'est marrant cet entêtement aveugle à vouloir à tout prix dévaloriser ta propre culture, tu as honte de quoi ?
Alors de grâce arrête de parler de ce que tu ne connais pas, viens plutôt apprendre à chanter dans ta langue par exemple à la tireuse à Pau mercredi soir, c'est sympa et ça te fera du bien.
Ou alors viens apprendre à danser les sauts et viens danser sur la place du Foirail à Pau, c'est tout les premiers dimanches du moi.
Il y a plein d'activités en Béarn tous les jours, mais tu dois être ou sourd ou aveugle.
Je te signale également que pas mal de basques viennent dans le cadre d'échanges donner des cours de danse ici.
Il m'arrive moi béarnais jaloux.. d'aller en Euskadi, moi et d'autres, enseigner le branlo d'Aussau et les sauts.
Tu vois ce que tu racontes c'est faux.
AH je pense que les locutrices béarnaises qui parlent oc et j'en connais, de plus très jolies pour la plupart t'évitent et ne te parlent pas car quand elles voient ce que tu écris forcément.
Mis je ne doute pas que tu trouveras une jolie basquaise !!!
ADIU praube Vincent
Auteur : Arrosères Miqueu
02/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, avec ce ton raugue et ces paroles cinglantes, c'est encore mal parti pour ce "hiu de discussion".
Vincent.P est parfois cinglant sur le web, mais il l'est plutôt avec des groupes ou des comportements qu'avec des personnes...
Heureusement que danser le Moutchicou assurera le salut du Béarn.
Il y a aussi un CAPES "Branles dansés" ? On sait jamais, on pourrait y placer ceux qui n'ont pas eu le CAPES "Occitan".
Moi j'admire les parents qui travaillent pour l'avenir de leurs enfants.

Pour le reste,
au Foirail de Pau, j'y fais mes courses ou y finis mes soirées. Dans aucune de ces deux occasions, je n'ai à parler "patois".
Etonnant, non ? Au demeurant, je remercie l'ami Miquèu de se préoccuper de ma vie sentimentale et il ne fait aucun doute que j'aurais un succès boeuf en alignant trois mots de patois auprès de gentilles fifilles incapables de rouler un r.
Je prends bonne note. J'y songerai pour quand la vie réelle, celle qui ne se résume pas à la chanson, m'octroiera un peu de temps libre.
Auteur : Vincent.P
02/05/11
Cher Vincent P je m'attendai à ce genre de réponse et j'avoue que ton ironie cinglante a beaucoup d'humour.
Certes la chanson et les danses ne sauveront pas à elles seules notre culture mais ce que tu ne comprends pas c'est que c'est un tout.
De plus c'était uniquement pour illustrer le fait que des échanges existent bien entre basques et béarnais et là tu ne réponds pas.
Mon propos était uniquement une illustration vécue pour démontrer que ce que tu avances sur la soi disant jalousie de notre part envers les basques c'était du grand n'importe quoi.
Pourquoi parle tu de patois, ce terme volontairement dévalorisant de l'appelation de notre langue.
Tu n'est pas obligé d'écrire motchico avec un u mais ta provoc est étudiée...
Je te signale quand même qu'il existe un diplôme d'état concernant l'enseignement des musiques et danses traditionelles, grâce à cela des jeunes béarnais travaillent ici.
Tu as oublié quand même de commenter un point important c'est qu"au niveau de l'enseignement de nos langues nous travaillons ensemble sur le côté pédagogique avec les basques.

Tu parle du marché de Pau et la je te rejoins, mais encore faudrait il expliquer que Pau est une ville préfecture qui draine une population importante de gens extérieurs au Béarn comme toutes les villes préfectures.
Vient au marché d'Oloron le vendredi, tu pourras t'exprimer en gascon sans soucis mais parles tu toi même convenablement en roulant les r...
Il y a de très jolies filles qui parlent en roulant...leurs atouts..
D'après ce que j'ai compris tu n'es pas toi même un locuteur naturel puisque apparement tu as pris des cours avec l'auteur de la sobirana.
Il me plairait de parler avec toi en gascon moi qui suis un locuteur naturel, j'aimerais t'entendre car tu donne beaucoup de leçons mais toi même parles tu avec un r roulé non forcé et ça s'entend...
Ce qui me fait également sourire, c'est le fait que tu critiques les manifs pro guevaristes en Euskadi où tu as des jeunes de Libertat, mais alors qu'y faisais tu ?
Peut être cherchais tu un peu de sensualité..
Je t'ai cité l'échange artistique entre Euskadi et Occitania qui est réel et l'imaginaire occitan est très apprécié par nos amis basques et l'inverse est vrai également.

Je fais partie également des parents qui ont transmis la langue à leurs enfants, mes gosses sont parfaitement bilingues et ma fille ainée parle maintenant 4 langues et j'ai la chance de connaître nombre de parents qui également ont transmis la langue gasconne à leurs enfants.
Quand tu seras père de famille, et je te le souhaite car c'est un réel bonheur, feras tu de même ?

Arrête de donner des leçons aux gens qui font le boulot et qui élèvent leurs gosses en transmettant tout notre patrimoine.
Le jour ou tu auras des enfants on pourra discuter de concret.
Je sais très bien que nous ne serons jamais d'accord mais ce n'est pas trop grave.
Cela fait trente ans que je milite pour la reconnaissance de notre culture pas en portant des drapeaux mais avec d'autres en oeuvrant pour les écoles bilingues et écoles en immersion, cela porte ses fruits que tu le veuilles ou pas et ce sans violences et sans mouvement radical armé.
Sans doute trouveras tu encore à redire mais toi que proposes tu à part tes persifflages constants.
adishatz
Auteur : Arrosères Miqueu
03/05/11
Le persifflage est le propre des Béarnais de la plaine.
Les montagnards, qui sont de grands idéalistes dignement descendus de leurs sommets, n'ont jamais rien compris à notre mentalité de maquignons.
On ne refait pas son éducation : en Vic-Bilh, on se moque, on est ironique et parfois blessant. On tuerait pour un bon mot et c'est à qui sera le plus spirituel. : )

Ces considérations anthropologiques et familiales faites, quelques réponses en vrac :

- Je n'accorde pas une importance démesurée à la musique ou à la danse, non pas que je n'y sois pas sensible, mais tout simplement que le patrimoine béarnais est oublié des nouvelles générations. C'est ainsi. Tant mieux s'il existe de jeunes gens qui y consacrent leurs loisirs, voire leur activité professionnelle.
Très bien également qu'il y ait des relations avec les Basques : peut-être qu'un esprit vif et analytique tirera la conclusion qui fut celle de tous jusqu'aux années 60 : que le fond culturel des Basques et des Gascons est le même.

- La dernière fois que je suis allé à Oloron, je n'ai pas vraiment vu de bérets vissés sur les têtes. Il est faux de croire qu'il existerait en France encore des régions moins changées par la modernité : la France est un vaste espace rurbain dans lequel des villes administrées sur un même moule sont reliées entre elles par des voies rapides qui traversent des no man's lands agricoles.
Bref, Oloron comme Orthez, comme Marmande, comme Tonneins, comme La Réole, comme Aire, comme toutes ces villes moyennes ou petites gasconnes sont soumises aux changements contemporains. Et ce ne sont pas les derniers paysans aspois qui se déplacent au Marcadet qui y changeront grand chose.

- Je n'ai pas pris de cours de gascon, je l'ai appris tout seul avec ma grand-mère, comme j'ai pu, maladroitement, en complétant par des lectures que je crois bonnes (Palay, Camelat, ...).
C'est toujours mieux que de l'apprendre en calandreta dont la langue est un mélange bizarre de titi parisien et de gascon light, et fortement dépendante de la qualité de l'enseignant. Je sais que quand je parle à des néo-occitanophones, j'ai presque honte de prononcer comme on prononce chez nous, ça fait trop paysan.
Bouher un h, quelle horreur aujourd'hui ! Il faut parler avec le ton monocorde de Radio Pais : "la creaciouououou d'u - heeeeeeu - estaaaaaaat - heeeeu - palestiniàààààà".

- Je ne recherchais pas la sensualité, puisqu'on me demande de parler de moi, je suis en stage en face du Palais de Justice, je vois hebdomadairement le Pays Basque se déplacer pour soutenir les siens, et les comiques de Libertat avec lesquels je vais parler, qui ne savent pas un mot d'occitan, dont la discussion se résume à dire que "les terroristes d'aujourd'hui sont les héros de demain". Ils plantent leur drapeau occitan au milieu des ikurriñak, dans l'indifférence totale des Basques.
Sur Toulouse, j'ai aussi eu l'occasion de voir les militants du Parti Occitan préparer leur campagne des cantonales, c'était folklo (et la moitié des candidats ne savaient pas aligner trois mots). Donc je sais de quoi je parle à peu près, ce n'est franchement pas mon univers sentimental. Ce qui me fait le plus rire, c'est la rhétorique ouvriériste dans un pays encore un peu rural, ou alors passé au tertiaire. Hihi.

- C'est très bien d'avoir transmis la langue et de repeupler le Béarn au passage. Pas certain que cette langue sera d'une grande utilité pour eux dans un bureau parisien voire new-yorkais, quand ils seront ingénieurs, fonctionnaires, commerciaux, ...
Qui travaille au pays de nos jours ?
La différence, c'est que la mobilité plait à cette jeunesse, elle n'aspire qu'à ça, voir du pays, bouger, la variété, la diversité. Le patois de papi est un frein. Le monde de l'ancrage territorial a implosé.

- Pourquoi employer le terme de patois ? Parce que c'est le terme avec lequel les locuteurs naturels sont familiers et que contrairement aux occitanistes, je ne m'arrête pas aux seuls mots, j'essaie de voir ce qu'il y a derrière, et quand ma grand-mère dit qu'elle parle patois, je vois plus de fierté que dans la tentative désespérée de personnes passées par les écoles bilingues qui hésiteront à marquer "Occitan" dans l'un des multiples CVs qu'ils enverront au hasard des offres d'embauche.

NB : "Motchico" n'est pas la manière correcte de graphier le terme : c'est "Mochico" (vocable d'origine basque au passage).
Il est marrant de constater que ce sont souvent les anti-occitanistes qui maitrisent le mieux la graphie alibertine, pour s'y être vraiment penchés dessus. : )
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Une de fois de plus tu parle de choses que tu ne connait même pas.
Tu ramènes tout à 2 jeunes de Libertat tu es ridicule.
Tu ferais mieux d'aller voir ce qui ce passe en calandretas mais tu t'y refuses, parce que les gamins y apprennent un gascon "d'origine" et pas un langage light comme tu dis, j'aimerais t'entendre parler, je pense que toi effectivement tu dois avoir quelques soucis.
motchico est le terme béarnais que cela te plaise ou non, et tu connais le monenh, brosheta.. non
Tu me fais de la peine mais surtout et avant tout tu es pour plus bête que méchant.
NOUS LES GENS DE LA MONTAGNE COMME TU DIS N'AVONS PAS LA FINESSE DES MAQUIGNONS MAIS AVONS L'ART d'entretenir une tradition qui s'appelle le patac, j'espère n'avoir jamais à te rencontrer.
Vraiment tu me fais de la peine.
Je te laisse à tes certitudes.
Auteur : Miqueu Arrosères
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, deishatz càder era idea deth patac !
Eth monde que's poderén créder que mancavatz d'arguments racionaus... Sàbetz coma son...
[Tederic M.]
Quin sauvatjumi ! Aqueths pastors de la montanha, tostemps a brutalejà'ns a nosautes, praubes nanets sedentaris de la plana !
Per còp d'astre, que cultivam milhòc au Pont Long d'ara endavant : que poirèi estujà-m'i, darrèr deus grans cabelhs tad evitar lo furiosèr (a/e)spés !
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Etant d'humeur professorale, je tiens juste à préciser que le débat sur "Mochico" concernait la transcription du terme en graphie normalisée :
ch représente déjà le son [tʃ], pas besoin d'écrire tch, ou alors il faut écrire tsh (comme les Basques écrivent tx les affriquées), ce qui est évidemment très laid (les Catalans ont tx également).
Les occitanistes sont très peu rigoureux sur cette question, comme sur d'autres points de détail graphiques.

Quant à l'origine basque du vocable "Mutxiko", je crois qu'elle saute tellement aux yeux qu'il n'est pas besoin de commenter. : )
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Pauvre Vincent j'aimerais t'entendre parler en gascon...
Quand tu parle de l'enseignement linguistique dispensé dans les calandretas tu dis vraiment n'importe quoi, c'est honteux.
Tous ces gamins pourraient sûrement t'apprendre a bien parler.
Faut il obligatoirement avoir un béret vissé sur la tête pour parler notre langue, là aussi tes clichés sont à pleurer.
Tu ramènes tout à 2 jeunes de libertat c'est navrant.
Au fait le grand savant de la langue, en Euskadi on écrit mochicoa et ici en Béarn au moins depuis Despourrins c'est le mot écrit motchico avec le t prononcé qui est utilisé.
Tes arguments sont vraiment à pleurer, j'ai l'impréssion que ton rêve est que notre langue disparaisse et même que tu prends un réel plaisir à écrire ce que tu écris.
Alavetz qu'eth deshi aquiu permor que començas am'hartar.
adishatz.
Auteur : Miqueu Arrosères
03/05/11
Au fait Patac n'est pas forcément de la violence physique, je tiens à le préciser des fois que des gens bien intentionnés me taxent encore d'occitaniste sans arguments !!!
Cela peut être verbal et ce que je propose à notre cher Vincent P, c'est une joute orale linguistique, bien que le rencontrer ne m'enchante guère.
Mais bon il est bon des fois de dépasser ses apprioris.
bon dia
Auteur : Miqueu Arrosères
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Miélher atau (mès lo Vincent qu'ei dejà a s'estujar hens lo milhòc, ce digot...).
Mais la joute a déjà lieu dans les grans de sau. Espérons que les gasconhautes y prennent goût !
Ensuite, dans une joute en gascon, la vieille génération est indûment favorisée, puisqu'elle a pu, beaucoup plus que les jeunes, "pouper" le gascon...
Il est probable que Miqueu parle un meilleur gascon que moi, mais pour ce qui est de l'orthographier (cf ses arguments sur Mochico : je suis désolé mon cher Miqueu, mais tu ne comprends pas vraiment ce que tu écris, et je pense que l'IBG boirait du petit lait quand tu justifies ta graphie par celle employée par Despourrins !), je pense que je n'ai pas de leçons à recevoir :)

Quant aux calandrons, avant que je ne me sente humilié, j'attendrais qu'ils sachent placer correctement l'accent tonique ou prononcer la voyelle finale féminine atone ... "La ba'ka k'èyeuhhh bè'raaa", r à la Piaf, un air de Montmartre dans le patois béarnais.
Quand ils grandissent, ça donne ça : "Kèttsssssss susssssss Radiou Païs" "Ké s'escoooooouuuuuto ennnnn Biarrrnnnnn suuusssssssss lou ..."
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Vincent P, ne confond pas un présentateur hésitant parfois je te l'accorde sur radio Pais qui n'a pas été à Calandreta, je le connais, et les gamins de Calandreta, là attention tu t'avances beaucoup sans savoir ils prononcent bien et le r pas mal et je m'y connais un peu..
Si tu es d'accord je t'invite quand tu veux a la Calandreta de Pau, tu parleras aux gamins et après seulement tu donneras un avis objectif, là tu dis n'importe quoi sans savoir, ça c'est plus désolant.
bona serrada
Auteur : miqueu a
03/05/11
Bonne rangée de collines à toi aussi Miqueu !
Auteur : Vincent.P
04/05/11
Vincent P là je reconnais que tu marques un point c'est vrai que serrada avec 2 r c'est plus la chaîne de montagne... que j'aime tant.
serada pour soirée c'est mieux en effet.
Par contre renseignement pris d'un ami enseignant de danses basques il écrit mutxikoak car c'est le motchico dont il parle, je te laisse le soin de vérifier.
tu me confirmeras si cela est bon ou pas.
Par contre je te confirme bien motchico écrit comme cela et prononcé également comme ça du moins en Aspe, je l'ai redemandé à ma mère qui a 77 ans et j'ai eu confirmation de la part de mon frère musicien d'Adaron qui ont 2 cd de collectages avec livret sur les sauts et branles béarnais.
peut a débattre si tu as d'autres sources.
Passatz tots un bon vrespe.
Auteur : Miqueu Arrosères
04/05/11
Ah là là. Le débat n'a jamais été sur la prononciation qui est bien affriquée (le son "tch" en français), le débat était qu'en orthographe alibertine, ce son s'écrit "ch", et que le son "ch" du français lui s'écrit "sh".
Donc Mochico est la bonne orthographe, Mutxiko(a) en basque (a final n'est que l'article).
Auteur : Vincent.P
04/05/11
Plan Vincent j'en prends bonne note.
Sias de com cau a beth leu.
Auteur : Miqueu Arrosères
05/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Mercés a tots, brave monde !
Seguida d'aqueste hiu de grans de sau longàs ACÍ

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
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