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"président de la Republica francesa"
Encore une fine équipe de baltringues, des bons à dale …
Lu sur la PQR : "La plaque blanche de la place est disposée près de la route de Bayonne, elle regarde la salle De Lacaze.
Il est écrit en lettres noires « Place François Mitterrand, président de la République française 1981-1995 » et sa traduction en occitan « président de la Republica francesa »."
www.sudouest.fr
Je m’en retourne faire une biscouette dans mes règes avant d’aller à coquille :-(
Auteur : Lou drouley
11/05/11
Afficher "président de la Republica francesa" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Achetez "L'Esprit des Landes" de Jacques Sargos !
Très bel ouvrage qui montre au fil des siècles l'esthétique de la lande, la vraie, celle de Cordouan à Chiberta, une esthétique évanouie de nos jours, comme si la lande, ou plutôt "les Lannes de Bordeaux", leur vrai nom, ne pouvaient créer quelque chose.
Nous sommes passés à côté de quelque chose et notre ère est la première qui ne dit rien sur les Landes, sauf à la marge via le surf et la culture ibérique.
Surtout, le livre met bien en avant que la lande est le trait d'union de l'Aquitaine (nous, nous savons que c'est la Gascogne cette Aquitaine) : les pays gascons ont presque tous un pied dans la lande, Bayonne et Bordeaux y ont leur banlieue.
Auteur : Vincent.P
09/05/11
Afficher Achetez "L'Esprit des Landes" de Jacques Sargos ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Une interview de l'auteur :

www.sudouest.fr--l-esprit-du-pays-des-sables
Auteur : Vincent.P
16/05/11
Pas une seule mention du terme de "gascon"
Sans oublier "A la fèsta" à la place de "A la hèsta".
Aux dernières nouvelles, Nérac était en Gascogne.

www.sudouest.fr--parcours-culturels-sur-l-occitan-et-le-patrimoine
Auteur : Vincent.P
08/05/11
Afficher Pas une seule mention du terme de "gascon" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Cette action occitaniste s'inscrit dans un cadre départemental, celui du "Lot-et-Garonne".
J'observe depuis longtemps que, dans ce cadre, la spécificité gasconne, légèrement minoritaire si on répartit la population selon le critère gascon/languedocien à la date de 1900, est considérée comme subalterne.
Cette attitude, apparemment partagée par les occitanistes gascons du département, est confortée par l'orientation générale de l'occitanisme, accentuée ces derniers temps, vers un occitan référentiel à base de languedocien.
Je remarque en particulier que les occitanistes de la partie guyennaise du Lot-et-Garonne ne précisent jamais que leur occitan est du languedocien, et "guyennais" encore moins.
Il pensent probablement que ça n'a pas grande importance, ou que ça compliquerait trop leur tâche.
Du coup, on a pu lire dans la page occitane du magazine du Département un conte qui se passe à Pompogne, au sud de Casteljaloux, rédigé en languedocien.
Ou des exhortations à "viure al païs" sur des professions de foi occitanistes, là où les gens auraient attendu quelque chose comme "bioué aou païs"...
Ils utilisent le terme "occitan" tout court, et mettent sous l'étiquette un contenu languedocien, sans penser qu'établir une équivalence entre "occitan" et "languedocien" conduit logiquement à exclure le gascon du domaine occitan !
On retombe là dans le débat de fond sur l'occitanisme, qui court dans d'autres grans de sau.
Gasconha.com ne peut pas esquiver ce débat.
En même temps, il faut faire bouger les lignes autrement, en rendant la Gascogne attractive, en créant une dynamique gasconne.
Un autre angle d'attaque, c'est de combattre l'institution départementale en général, et de contester les contours des régions qui en découlent.
Je m'y essaye parfois, tout en connaissant le poids culturel des départements, et donc le caractère iconoclaste de la démarche.
Un autre angle d'attaque encore, c'est de promouvoir une identité guyennaise forte comme pendant à l'identité gasconne. Il y aurait des matériaux lingüistiques et historiques.
Mais je ne suis pas forcément bien placé, habiter en lisière de Guyenne ne doit pas suffire, et on ne peut pas être au four et au moulin !
Auteur : Tederic M.
08/05/11
On fera comment dans 10-15 ans quand les rares enfants sensibilisés aujourd'hui l'auront été sans peut-être jamais avoir entendu le terme de "gascon", ou alors comme synonyme de gersois ? Je ne comprends pas ce que l'occitanisme a à gagner dans tout ça.

Pour ce qui est du Lot-et-Garonne, je pense qu'il faut peut-être entériner que la situation est ancienne (elle date des Nitiobriges et l'Agenais, qui en est l'héritier, a toujours été bicéphale) et proposer le renouveau de l'identité guyennaise dans le projet gascon.
C'est que l'Agenais est bien problématique : depuis Cahors, on sent bien que l'on entre ailleurs vers Fumel. Que reste-t-il de la culture vernaculaire en Agenais guyennais de toute façon ?
Auteur : Vincent.P
08/05/11
à ce propos, je suis rentré quelques jours en Chalosse pour Pâques, et j'ai pu feuilleter les revues éditées par les Conseil Régional et Conseil Départemental :
pour les Landes, on a une page Gascon, pour l'Aquitaine une page Occitan....
Auteur : Christophe L.
11/05/11
Adixatz,

Quiò, que ves ic aví dit. Ací en les Lanas, lo mòt GASCON qu'es hòrt utilisat mès "occitan" quasi enlòc. Que'n sui hòrt contènt. Lo felibritge tabé com l'occitanisme ne s'i escadonn pas jamèi a nòste.
Auteur : Halip Lartiga
18/05/11
Tribune intéressante de "Archeolandes"
archeolandes.com/forum
Auteur : Vincent.P
06/05/11
Afficher Tribune intéressante de "Archeolandes" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bravo à Archéolandes pour tout son travail de mémoire.
Les Landes (surtout les grandes landes, je ne parle pas de la Chalosse) ont trop souffert de leur image d'Epinal comme si le temps s'était arrêté au début du 19ème siècle.
Les Landais ont souffert aussi de cette image dépeint par les voyageurs dans leurs écrits depuis les pèlerins de St Jacques jusqu'aux voyageurs du 19ème d'avant Napoléon 3 qui utilisaient la voie romaine dans la partie la plus désertique de la lande : la nationale 10.
Si bien que peu d'historiens se sont réellement penchés sur l'histoire avant 1800 de nos Landais.
Ce n'est pas de la faute à nos Landais ! Ils sont fiers de leurs bergers sur échasses et de leur résiniers mais ne connaissent pas leurs chevaliers gascons et landais pourtant ce furent de sacrés combattants.
On trouve quelques récits de leurs exploits aux Archives mais ne sont pas révélés au grand public ou si peu (à lire le roman sur le "Captal de Buch" édition Sud-Ouest).
Leur histoire au temps jadis n'a jamais intéressé personne, et pour cause car très souvent occultée des livres d'histoire.
J'ai travaillé sur le 13ème siècle dans la partie nord des Landes et je peux assurer que le territoire était truffé de châteaux défensifs, que l'habitat des villages était dispersé mais fourni en population, malheureusement les français nous ont fait payer très cher notre allégeance aux anglais, mais aussi les guerres de religions sont passées par là si bien que les châteaux qui à une époque avaient une utilité défensive et politique disparurent dans les sables et la lande avec l'histoire de leurs occupants.
Les pierres si rares dans la région furent réutilisées.
Seuls les châteaux qui offraient un aspect plus résidentiel et mieux placés (si rares) résistèrent à la destruction du temps et furent aménagés pour des nobles où des Princes comme les Albret (Roquetaillade, Cazeneuve pour les plus connus) qui avaient besoin de repos, au vert, loin de leur hôtel particulier de Bordeaux ou Paris !
Auteur : Tédéric D.
11/05/11
Inscripcions girondinas
Voici deux inscriptions que j'ai trouvées lors de mes "péripéties" girondines.
Gujan-Mestras, dans un des ports, accompagnant une superbe peinture : "ataou berre, baille eunbille" (atau bèra, balha envia) (l'ústria).
A Camblanes et Meynac, la devise est : "bèth cèu, bèth peís, bon vin, bonas gents".

Quant à la signalétique, anatz véser a Pelagrua, Casalís, Pompejac, Artigavielha e Sent Pèir d'Aurilhac.
Auteur : Gaby
06/05/11
Afficher Inscripcions girondinas en particulier, et peut-être donner votre avis...
Exact ! J'avais pris en photo le panneau à l'entrée du village.

Je pense que le choix de la graphie française (en fait, l'évolution naturelle de la graphie à savoir qu'en Bordelais, on écrit la finale féminine atone -e depuis les premiers textes, conformément à la prononciation au fond) est judicieux parce qu'il laisse "entendre" le gascon pour un non-initié.
Auteur : Vincent.P
06/05/11
Se vos interessan las inscripcions gasconas en Bordalés, que n'i a dus dens la gleisa Sent'Arralha (Ste Eulalie), que datan de capvath 1380-90 e mostran lo gascon parlat a Bordèu ad acesta epòca.
Auteur : Dàvid
08/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Que'nse caleré / nos farré fotos :!
Rapèli qu'au centre-nòrd de Medòc, lo /a/ finau pòst-tonic se pòt dider /o/ (la porto), e dens una larga meitat nòrd tanben, /w/ (la pòrtou, accent tonic evidentament sau /o/), véder quitament /a/ (collectatges A. Viaut, comuna de Graian l'Espitau).
Auteur : Dàvid
08/05/11
A Sent-Macari, tanben, las carrèiras pòrtan mension daus noms gascons, mès dens una desmarcha arqueologica (son presentats com los noms medievaus, meilèu que com los noms gascons).
A Margòt, çò me sembla, qu'i a un panèu en gascon, amei a l'estacion de Merinhac-Arlac (visibilitat nulla, mès bon...).
Auteur : Dàvid
08/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Margòt = Margaux ?
Sèi pas perqu'èi escribut atau... A còps me hèsi chepics per ma santat mentau.
Auteur : Dàvid
09/05/11
Margòt ? Diri puslèu Margaus !
Auteur : Gaby
09/05/11
Solide ! Es çò qu'èi dishut.
Auteur : Dàvid
09/05/11
Tederic, n'èi pas fòtos, que son de mau har (fau materiau de qualitat) que la gleisa es de las escuras.
Amei, la grafia gotica hauta e estirada dau cap dau sègle XIVau es de frem mau legir.
Qu'èi una transcripcion de las duas inscripcions, que vau cercar.
Es dens l'obratge de Jan Bonamason saus noms de ruas gascons a Bordèu (Princi Negue, 1998 çò me sembla).
Auteur : Dàvid
11/05/11
N'es pas sistematic, Vincenç, que lo /a/ finau pòsttonic èsti grafiat /e/ en gascon bordalés ancian.
En realitat, es un fenomèn dont apareish a partir de la debuta dau sègle XVIau aus documents juridics, mès es una evolucion dens la grafia qu'es generau dens lo maine gascon e occitan.
Amei, lo /a/ pòsttonic estut prononciat /a/ a l'Atge Mejan, com sabes, e se tròban encara parçans on es mantengut (cèntre-nòrd dau Medòc).
Jo, èi atestacions de la grafia /a/ (porta, deguda, femna) dinc alentorn de 1490-95.
Dens l'inscripcion de Sent'Aralha, i a "Aquesta bouta fo acabada", que se devè dider, de cap a 1380 /aquesta boouta fou acabada/.
Auteur : Dàvid
11/05/11
On son exactament, David, las duas inscripcions de la gleisa Senta Arralha(auri espontaneament meilèu dit Senta Eulodia, mès bon) ?
Auteur : gerard s-g
12/05/11

Réponse de Gasconha.com :
"Aralha" (damb un sol "r") qu'es la fòrma gascona de "Eulalia", e pas de "Eulodia" segon çò que disen la majoritat deus saberuts.
[Tederic M.]
Adiu Tederic,
Trop saberuts, benléu aquestes, non ?
Si mires lo plan de Bordeu de 1450 (Leo Drouyn) en gascon, que verras "la gleisa Senta Eulalia ", de Senta Arralha, arren !
Benleu ua forma deu nom que s'emplega en las zonas pireanicas ?
Auteur : gerard s-g
13/05/11
Las inscripcions son a man dreita en entrant dens la gleisa. Mès son pas grandas, son hautas, mei hautas que lo cap, son d'una grafia frem complicada, e Senta Aralha es una gleisa tarriblament escura... Que n'i a dus.
Auteur : Dàvid
13/05/11
Las inscripcions gasconas de la gleisa Senta Aralha de Bordèu, mei las reviradas :

Anno Domini MCCCLXXII que la tera tremblet lo tert jorn de mart que fo lo prumey jorn de caresme en la hora de meja nuyt ; Item tremblet la tera lo dialus abant sent Urban que fo lo XXIII jorn de may l'an de N.S. MCCCLXXIII.
"En l'an du Seigneur 1372, la terre trembla le troisième jour de mars lequel fut le premier jour du Carême, à l'heure de minuit. De même trembla la terre le lundi avant la saint-Urbain, laquelle fut le 23e jour de mai de l'an de Notre-Seigneur 1373."
Aquesta bouta fo acabada l'an mil CCC HH XX e XVII en lo Mes de octobre, g. de Compinhe obrey  ; E aquit medit mes foren cridadas las treubas par XX VIII ans.
"Cette voûte fut achevée l'an 1397 au mois d'octobre, G. de Compinhe (étant) maître d'oeuvre. Et ce même mois furent criées (proclamées) les trêves pour 28 ans.
Auteur : Dàvid
13/05/11
Adiu Tederic,
Trop saberuts benlèu,aquestes ?
Lp plan de Bordeu en 1450(reheyt par Leo Drouyn) amuixa la "gleisa Senta Eulalia", pas "Senta Aralha"...
Auteur : gerard s-g
14/05/11
Question aux gascon-nautes distingués : dans la première des deux inscriptions, la forme "que la tèrra tremblet" pourrait-elle correspondre à un "que" énonciatif ?
Sachant qu'il ne se place jamais habituellement, avant le sujet, mais peut-être une forme archaïque ?..
J'ai posé la question à d'éminents spécialistes de nos parlers gascons maritimes : certains, comme Ph. Lartigue, pensent que ce n'en est pas un ; d'autres, comme A. Viaut, pensent que ce pourrait en être un...
Auteur : Dàvid
16/05/11
J. Bonnemason signale que les formes locales de Eulalie dans les actes anciens (Moyen-Âge et XVIe siècle) sont : Eulalia, Aulary, Aulaye, Euladia, Eulaye, les formes populaires (il ne cite malheureusement pas sa source pour cette information) étant Aulaia, Aulaire et Aralha...
Moi, je dis "Aralha" parce que c'est la forme la plus gasconne, sans plus creuser la problématique.
Auteur : Dàvid
16/05/11
Adixatz,

Tà çò de les inscripcions de le glísia Senta Aralha/Aulària/Aulàdia.
Ne crei pas los QUE síinn enonciatius.
Le soa pausicion en le cadena sintaxica ne corresponn pas. Avóssim avut "La terra que tremblet", quiò.
Lo dusau e lo tresau que se'm paréixenn clarament pronoms arrelatius. Les particularitats gasconas bordalesas que sonn vededeiras, mau sii lo pes de le grafia centrau.
Que pensi los Gascons que calonn esperar lo sègle XVIau entà le soa lenga qu'estossi escrivuda per a de bon, en dixant le scripta medievau e en assumint le gasconitat de le lenga xetz honta.
Los tèxtes gascons de l'Edat-Miejancèra que sonn chic escrivuts en gascon e los escriveires qu'èrann gahats entermei le lenga prestigiosa, e le soa grafia, e le soa lenga pròpia dond apareix a bèths còps.
L'escriut gascon qu'es alavetz intermediari entre le koinè e le lenga vertadèira.
Allières, per exemple, qu'a escrivut s'aqueth subjèit.
Auteur : H.Lartiga
17/05/11
Survie des langues (catalan, basque...) en contexte mondialisé
[bouture du hiu de grans de sau "Mixité basco-occitane"]

Vincent, un mot seulement :
aucune langue au monde n'aurait d'avenir si sa pérennité était aussi intrinsèquement liée à un contexte ethno-géographique originel.
L'arabe est une langue de pasteurs nomades, le berbère, un parler de paysans à flanc de montagnes. Ce sont aujourd'hui deux langues périurbaines à urbaines.
L'ethno-territoire n'est pas la condition unique et indépassable de la pratique linguistique.
Barcelone est une des villes les plus cosmopolites du monde, radicalement mondialisée. Je ne vois pas que cela mette en danger de façon quelconque la pratique du catalan.
Et d'après mes informations, on parle nahuatl à Teotihuacan ou a Tlalpan, aujourd'hui, de très jeunes locuteurs, descendants de Cuauhtemoc, mais eux-mêmes représentants d'un sous-prolétariat ultra-pauvre et ultra-violent, aussi éloigné des paysans-pêcheurs aztèques que les bordes de la vallée d'Ossau de la place de la Bourse. Et pourtant...
Et je ne te parle même pas de l'hébreu et de ses dérivés.

La société mondialisée des autoroutes à ouvert de ventre de la Gascogne ? Oui, comme de tous les pays du monde, sauf peut-être le Bengladesh et la Somalie. Pas davantage.
Auteur : David
05/05/11
Afficher Survie des langues (catalan, basque...) en contexte mondialisé en particulier, et peut-être donner votre avis...
La rue de Barcelone ne parle pas catalan...
Dès lors que l'on a fait ce constat, on ne peut plus croire aux contes de fées dignes du magasine GEO.
Le catalan n'est plus que la langue des coins restés plus archaïques comme vers Gérone, sans oublier que la langue est quasi-morte en Pays Valencien ou dans les Baléares.
Auteur : Vincent.P
05/05/11
comme dans les rues de Donostia où l'on parle plus castillan que euskara malheureusement...
Auteur : Miqueu A
05/05/11
Oui mais Saint-Sébastien n'est pas à l'origine une ville bascophone puisqu'elle parle une langue romane (gascon puis castillan) depuis les origines de sa fondation.
D'ailleurs, et plus généralement, c'est toute la question de la confrontation entre le fait urbain et le fait basque qui se pose : Bilbao est située sur la frontière linguistique entre basque et cantabre, Vitoria est romanophone depuis des siècles, Pampelune fut longtemps bilingue (navarro-aragonais/basque) avant de passer au castillan, Bayonne est évidemment gasconne, jusqu'aux petits centres urbains comme Mauléon et Saint-Palais étaient dominés par une élite romanophone.
Donc d'un point de vue historique, le basque au centre-ville de Donostia, c'est une reconquête !

Pour ce qui est de la Catalogne, c'est beaucoup plus inquiétant, et je pense qu'à long terme le catalan y est condamné, parce qu'il est impossible de lutter contre la force internationale du castillan comme vecteur de communication, sans oublier que Barcelone, hub mondialisé, attire justement des personnes originaires de l'hispanophonie, et en nombre très conséquent.
Les derniers bastions du catalan seront les bastions conservateurs des petites villes marchandes qui votent CiU ou les zones rurales.
Auteur : Vincent.P
05/05/11
Bonjour,

J'étais encore à Saint-Sébastien samedi dernier et je peux confirmer qu'on entend parler basque dans la rue. Et même mieux que ça.
Le matin : Arrêt de bus en face des universités, le parking y est gratuit et facile. Un groupe de gamins avec des maillots du Barça e de la Real Sociedad, âgés de 10 à 12 ans. J'ai donc fait l'âne, c'est ma seconde nature, et ai demandé, en basque, à ces jeunes gens, de me dire quel était le bus pour aller au centre. Ils m'ont compris et répondu en basque.
Arrivée au centre ville. Je continue donc à faire l'âne et demande à un passant d'une trentaine d'années de m'indiquer tel restaurant. Encore petite conversation en basque. Arrivée au restaurant. Je m'adresse au serveur derrière le bar, 60 ans environ. Conversation en basque.
12h : Nous sortons du restaurant. Je m'adresse à une passante, la trentaine, des renseignements sur le musée San Telmo. Conversation en basque. Arrivée au musée. Toutes les guichetières parlent basque, avec moi et entre elles aussi. Les vigiles parlent basque, les surveillants dans le musée parlent basque, tout est écrit en basque, les vidéos sont en basque. Un vieux monsieur s'approche de moi pendant la visite et entame la conversation en basque et en français, il me raconte qu'il a vécu 20 ans à Paris avec ses parents.
Fin de la visite du musée San Telmo, que je vous conseille.
14h30 : Arrivée au restaurant, rue Juan de Bilbao. Quelques pintxos, les deux barmens bascophones (environ 60 ans et 35 ans).
Salle de restaurant, serveuse bascophone. Clients du restau, deux ou trois tables castillanophones et toutes les autres bascophones. J'ai des oreilles et j'écoute.
Après-midi : Balade autour du mont Urgull. J'aborde un pêcheur juste pour parler, bascophone. J'avise un type avec magnifique T shirt 64 et lauburu autour du cou. Je m'adresse à lui en basque, il ne comprend pas. Magasin de souvenirs, castillanophone. Pâtisserie, castillanophones.
1er magasin de fringues, j'étais avec mon amie, passage obligatoire. Nous avons fait quatre boutiques, tous bascophones, y compris les petites vendeuses (la vingtaine toutes).
Petit tour à la Fnac, tous les vendeurs auxquels je me suis adressé, 3 en tout, bascophones. Tout est écrit en basque et en castillan. Librairie Elkar, à côté de la Plaza de la Constitución. Absolument tout le personnel est bascophone, entre 25 et 40 ans. Re pâtisserie pour acheter une glace, bascophone environ 25 ans. Visite de San Vicente, une dame passe le balai, bascophone.
Retour dans la ville nouvelle et visite de la cathédrale du Buen Pastor. Fin d'une cérémonie, en basque et en castillan. Bureau de tabac, buraliste environ 50 ans bascophone. Retour au bus, je fais à nouveau l'âne et demande ma route au monsieur qui attend, bascophone environ 50 ans.
J'oubliais, les deux chauffeurs de bus bascophones, les employés aux péages bascophones.
Pendant toute la journée, j'ai entendu parler castillan dans les rues, bien entendu, mais aussi très souvent basque, de tous âges.
Il va sans dire que toute la signalétique est en basque, partout. Voilà, une petite expérience que je renouvelle régulièrement. Quand je vais dans les petits ports, les bleds un peu plus reculés, c'est bascophone à 80%.
Auteur : P.Lartigue
06/05/11
Vincent, je ne suis pas du tout d'accord avec toi sur le catalan à Barcelone...
Et je pense assez bien connaître le sujet.
Dans une ville cosmopolite, participant en outre de l'aire culturelle ibérique, dont elle est le phare, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'on parle plusieurs langues dans les rues, c'est une donnée absolument évidente et naturelle.
Parmi ces langues, des langues non-territoriales, ainsi que l'espagnol, rien d'étonnant non plus pour des raisons d'une évidence qui n'échappera à personne.
Mais le catalan, tout le monde le parle, à commencer par les panneaux, la radio, la télé... Langue sans états, elle a sa place dans ce pôle du fashion mondial, qui draîne jet-set et jeunesse dorée de la Terre entière. Et là est l'important !
Le monolinguisme n'a jamais existé dans aucune grande métropole, à aucune époque. Pas plus dans le Bordeaux de 1400 que dans l'Alexandrie des Lagides, pas plus la Tel-Aviv de Ben Gourion, ni probablement dans la Rome d'Auguste ou dans l'Athènes de Périclès...
Je n'y vois nul obstacle au progrès d'une langue non-étatique, qui plastronne aux côtés des différentes variétés d'espagnol, de l'anglais, d'une noria d'autres langues.
Mais Vincent, qui rêve de monolinguisme, à l'heure qu'il est ? Quel pêcheur de lune pense qu'on ne peut parler qu'une seule langue dans une mégapole ?
Disparition du catalan  ? Parce que l'espagnol est parlé sur deux continents ?
Je dirais plutôt mutation interne des différentes variantes d'espagnol (je pense à l'argentin, l'uruguayen et le chilien) vers de nouveaux parlers trans-romans, pour débuter...
Et tu ne tiens pas compte des différents cercles de sociabilité.
Quant aux immigrés andalous qui peuplent les banlieues ouvrières de Barcelone, Valence, Elxe etc. leur morgue hautaine ne plaide guère pour une longue survie de leur idiome dans le domaine catalan.
Vincent, quand la Generalitat vint à Fontainebleau offrir à Louis XIII le titre de comte de Barcelone, les lettres patentes étaient entièrement en catalan.
Pas un mot d'espagnol (il s'agissait de se débarrasser d'Olivarès).
Le catalan, en 1641, était tout sauf une langue internationale.
Une structure possédant un tel acquis n'a, je pense, nul souci à se faire.
Auteur : Dàvid
08/05/11
Probablement un beau texte que vient de pondre David, qui pourrait servir d'éditorial pour une quelconque revue savante, tant il évite, non sans s'en rendre compte, la question très bête, mais peut-être trop politique ou contemporaine, de savoir si l'on parle vraiment catalan à Barcelone.
Les panneaux, répond David au détour de ce petit texte qui est avant tout l'apologie un peu abstraite du bilinguisme.
C'est très bien, mais enfin la vérité c'est qu'à Barcelone, on ne parle pas catalan dans la vie de tous les jours, que la ville est une métropole multiculturelle qui certes chérit en apparence sa culture vernaculaire, mais qui dans les faits, à savoir la somme des comportements individuels, lui fait peu d'égard.
Il n'y a rien d'étonnant à cela, dit David. Mais je ne m'étonne pas ... C'est comme ça.

Pour le reste, je conseille à David de s'intéresser aux tensions très fortes entre les néerlandophones et les francophones en périphérie bruxelloise, voir si son monde rêvé bilingue est si facile que cela à mettre à exécution.
Auteur : Vincent.P
08/05/11
Bonsèr a tots,
Juste une précision envers le témoignage de P Lartiga sur son séjour en Euskadi sud, je suis heureux de constater qu'une majorité de basques parlent basque car je rappelle que c'est une autonomie où la langue officielle est l'euskarra...
Serait il d'accord pour que l'Euskadi nord devienne elle aussi autonome et rejoigne le sud, ce serait logique pour un peuple basque non ?..
4+3=1.
D'autres parts il a beau expliquer que son anti occitanisme n'est pas primaire vu le recul d'années d'observations, il véhicule toujours des mensonges très ciblés cette fois envers un homme que je connais très bien.
Ce soir je n'ai pas le temps mais demain j'expliquerai preuves à l'appui combien les propos envers l'occitanisme local à la Gascogne sont faux l a part de notre Filipe Lartiga.
A deman bona serada
Auteur : Miqueu Arrosères
08/05/11
Sur la pratique du catalan dans la vie courante à Barcelone de nos jours, qui peut nous apporter des témoignages récents ? Merci d'ailleurs à Halip pour son rapport sur la pratique du basque à Donostia !-)

De brèves excursions à Barcelone au début des années 90 m'avaient laissé penser que le catalan était bien présent dans la vie courante.
Je me rappelle d'un dialogue guichetier-client en catalan devant moi dans une gare.
Je me rappelle aussi de la famille qui gérait l'hostal où je logeais, qui parlait catalan.
Un ami castillanophone qui résidait à Barcelone m'a parlé d'une voisine qui parlait à ses chiens en catalan... Il était aussi en bisbille avec son syndicat de copropriété qui utilisait le catalan dans ses réunions, langue que lui ne maîtrisait pas.
Mais tout ça est bien parcellaire et insuffisant, et surtout c'est vieux, parce qu'en 20 ans, presque une génération, les choses peuvent changer, surtout à notre époque.
Je crois aussi, par la lecture épisodique de points de vue catalanistes, qu'il y a bien une inquiétude sur l'avenir du catalan à Barcelone, voire en Catalogne, et sur la qualité de ce catalan (tendance à la castillanisation).
Le catalan qu'on entend sur des radios barcelonaises me sonne très castillan.
Auteur : Tederic M.
08/05/11
Adixatz Mossur Arrosèras,

Quiò, que soi ad ua entà los Bascos de bisa qu'àginn lo son departament desseparat e ua autonomia hòrta.
La termièra dond separteix lo pòple basco enter dus Estats qu'es artificiau e qu'ac sàbem tots.
Quiò, los Bascos que pàrlann mei anar mei l'euskara, e susquetot los joenns e hòrt joenns.

E dic messonjas jo ?
Lasquaus e contra qui ?
Qu'èi mentavut Mossur Grosclaude (Es eth de qui pàrlatz, que boti ?) pramor qu'èi tornat comentar un gran de sau deu nòste amic G. Saint-Gaudens dond parlèva d'ua entervista pareixuda en no sèi pas mei quau jornal catalan, qu'es lo tot.
E serí atau un messongèr calomniator ?
Dàvid Grosclaude no m'a pas jamei hèit arré mau e, cada còp qui s'am aubèrt los pòts, qu'estó dab civilitat, mau síinn las nòstes concepcions hòrt desparièras.
Quand parli d'eth, no parli pas de l'òmi qui no coneixi pas mes deu capulat arrepresentant un cèrt occitanisme qui arrefusi.
Tà çò de l'anti-occitanisme primari, anatz véder en çò de l'IBG, alahòra que quiò !!
Jo, qu'accepti las criticas de las mias teorias vasconistas. Tot que pòt e que deu estar criticat.
Cadun deus vòstes grans de sau qu'amuixa un cèrt occitanisme n'ac pòt pas har dab serenitat.

Que'vs desiri hòrt ua bona jornada e portatz-ve plan.
Auteur : H.Lartiga
09/05/11

Réponse de Gasconha.com :
"ad ua" = "d'acòrd" (n'es pas evident, Halip !)
Vincent, inutile de rhétoriser ainsi, mettre en exergue les lacunes méthodologiques d'un texte ne te donne pas raison pour autant.
Tu possèdes un certain talent dans l'art de la plaidoirie, même si la technique consistant à grossir exagérément un aspect d'un texte donné en occultant tout le reste est une très très vieille méthode un peu éventée, et un peu trop connue pour être encore bien efficace.
Je ne suis pas ici pour entamer une disputatio contre un disciple de maître Patru où du père Bourdaloue, mais pour échanger et réfléchir sur un site de bonne tenue intellectuelle, où il est intéressant d'échanger des idées.
Tu sais bien que je n'élude rien : le catalan est menacé à Barcelone justement parce qu'il y existe (le gascon n'est pas menacé à Bordeaux, il en est absent).
Il est menacé comme le sont à peu près toutes les langues territoriales dans les mégapoles, surtout quand ladite langue territoriale n'est pas langue d'état.
Bon. Ceci dit, la présence du catalan à l'oral - notez, cher maître - y est encore tout-à-fait patente et réelle.
Et s'ils sont confrontés à un recul, ils n'auront, eux, aucun mal à l'enrayer assez facilement.
Mon évocation de la signalétique, mais aussi de la toponymie urbaine (Casa Milà ; Palau de la Musica catalana ; Hospital Sant Pau...) renvoie au fait que ces réalités contribuent à une immersion, un bain lingüistique hors de toute comparaison avec ce qui se fait chez nous. Pour ça, je ne crois pas une seconde que la langue catalane soit sérieusement menacée.
Auteur : Dàvid
09/05/11
Pas menacé le catalan ?
Alors qu'il est pour ainsi dire mort en Roussillon français, quasi-éteint en pays valencien et aux Baléares, où il est en plus entaché de l'arrogance catalane, de telle sorte que l'on est arrivé aujourd'hui à ce que les Valenciens rejettent leur langue vernaculaire parce que trop liée à la Catalogne ?
Sans parler des migrations internes à l'Etat espagnol (ça existe encore les patronymes catalans ?).

Pour ce qui est de la Catalogne, sans même tenir compte de la qualité du catalan parlé (le fameux catañol), les stats indiquent que 47.6% de la population parlerait catalan, ce qui est somme toute notre situation il y a 25 ans, on voit où nous en sommes.
Seuls 34% des Catalans ont le catalan comme langue maternelle.
Quand on va dans le détail, c'est catastrophique : le catalan n'est utilisé que par 27% des habitants de l'aire urbaine de Barcelone.
Il ne faut pas être devin pour savoir ce qu'il en sera dans 100 ans, surtout quand on sait l'importance des métropoles dans la diffusion des schémas culturels.
Auteur : Vincent.P
11/05/11
J'ai habité Barcelone de 1996 à 199, ce qui commence à faire loin mais j'ai pu faire alors quelques observations qui ont gardé, je pense, quelque réalité aujourd'hui.
D'abord il y a quasiment plusieurs barcelones, plusieurs manières d'y vivre et d'y parler en fonction des milieux sociaux et de l'âge (cette dernière réalité étant la plus mouvante : ceux que j'ai observés à l'époque ont, comme moi du reste, treize ans de plus et je ne garantis pas leur évolution !
Les milieux sociaux tout d'abord :
- la bourgeoisie barcelonaise, celle "dels quatre cognoms" (les quatre grand-parents catalans) parle traditionellement et plus que jamais catalan (c'est l'armature du parti CiU qui a presque constamment gouverné la Généralité depuis 1978) ; à noter pour faire bonne mesure que la noblesse, moins nombreuse et moins influente, parle plutôt... castillan !);
- pour les classes moyennes et populaires, très majoritaires, c'est beaucoup plus compliqué et c'est là que les fronts linguistiques bougent, on ne sait pas toujours où et comment. Trois groupes y sont à distinguer :
- un groupe de catalans de souche qui a vaille que vaille gardé la langue et l' a sans doute revitalisée grâce aux lois linguistiques de la Généralité, sauf quand il se trouve dans des quartiers ou banlieues majoritairement peuplées par les deux groupes qui suivent ; la langue peut dans ce cas avoir subi un revers par une sorte d'assimilation à l'envers ;
- un groupe numériquement beaucoup plus important, fait des travailleurs venus de l'Espagne de l'intérieur, surtout d'Andalousie et d'Extremadoure dès le début du XXè siècle (la grande époque de la construction et de l'industrie barcelonaise, celle de la "Ciudad de los prodigios" d'Eduardo Mendoza) : leur flux n'a jamais cessé depuis et ils sont clairement castillanophones bien qu'obligés à une scolarité en catalan depuis plus de trente ans( il y a donc là les plus et les moins de quarante ans, plus que dans tout autre groupe social);
- les immigrés de l'étranger,très nombreux depuis 15 ans environ(Roumains, Marocains, Subsahariens, voire Pakistanais dans le Raval et massivement sud-américains : ces groupes soit parlent déjà castillan (les derniers nommés) soit s'intègrennt à la société espagnole par cette même langue.

Les classes d'âge ensuite : si les plus de 40 ans, en gros, ont tous été scolarisés en castillan pendant l'époque franquiste, les moins de 40 ans l'ont été en catalan. Il me semble que les premières années, jusqu'au milieu des années 90 peut-être, la joie de libérer le catalan, de lui redonner une vraie présence sociale l'a partout emporté mais il me semblait commencer à déceler un agacement devant le caractère méticuleux, systématique et quelque peu obsédant des mesures inspirées par la politique linguistiques de la Généralité commençaient à donner, auprès des jeunes, à la culture castillane un attrait de fruit défendu, presque de contre-culture.
Depuis lors, les produits culturels ou sous-culturels de la mondialisation d'origine nord-américaine ont vraisemblablement été surtout reçus, ipods et autres iphones aidant, dans la même langue, bien que la politique linguistique de la Généralité ait toujours veillé à ne pas se laisser "ringardiser" les vecteurs de la catalanité et que le "basic english" ait commencé ses ravages, là comme ailleurs.
Bref, le catalan est-il menacé à Barcelone et donc en Catalogne puisque l'aire métropolitaine de Barcelone couvre à peu près la moitié de la population catalane (sans même compter le nord roussillonais, en effet linguistiquement bien écrasé) ?
Les chiffres donnés par Vincent me paraissent assez vraisemblables quand ils s'agit de la langue usuelle(beaucoup plus nombreux, scolarisation aidant, sont ceux qui ont une connaissance au moins passive voire une capacité d'expression en catala, certes castillanisé) mais il ne faut pas comparer les deux situations linguistiques : en Gascogne et dans tous les pays d'oc, la langue locale avait il y a 50 ans un fort parfum d'arriération alors que pointaient les trente glorieuses et de fait, la langue ne portait pas alors les mots de la modernité, ce qui n'est pas du tout le cas du catalan aujourd'hui.
Enfin,cette question est bien sûr en Catalogne fortement instrumentalisée politiquement : dire que la langue n'est guère ou pas menacée, c'est souvent un satisfecit donné à CiU et dans une moindre mesure au PSC socialiste, allié des socialistes de Madrid mais demeurés bien différents à beaucoup d'égard.
Dire que la langue est perdue ou très menacée est le propos constant des indépendantistes d'ERC, dont le chef Carod-Rovira est du reste de père aragonais ...
Bref,les prognostics sont délicats : celui que donne Vincent est possible mais ne me parait nullement certain.
Auteur : Gerard Sent-Gaudens
12/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Merci Gérard pour ces informations très intéressantes !
Les chiffres que tu donnes sont vraisemblables, c'est à peu près ce que j'ai trouvé aussi.
Et ils sont très encourageants !
Ils ne correspondent pas à notre situation d'il y a 25 ans, mais d'il y a 300 ans, si tant est que l'on puisse comparer nos bourgades gasconnes (Bordeaux y compris) à l'immense melting-pot de la Barcelone des années 2010.
Dans un tel fatras d'influences internationales, de fashion, de genres, de musiques, de pratiques urbaines, un tel pourcentage de catalanophones, c'est tout simplement remarquable.
Et tu oublies de dire que cette situation ne succède pas à une lente décomposition, comme dans nos contrées, mais à une politique linguistique efficace (arrogante si tu veux, mais efficace) qui a re-catalanisé plus d'un million et demi de néo-barcelonais.

Alors, certes, le catalan n'est pas sauvé à 100 %, très loin de là, mais il est sauvable.
Menacé, il l'est bien sûr, mais je ne pense pas qu'il soit extirpable.
On peut menacer, on ne tue pas à tous les coups.
Quant à la situation en Roussillon, Cerdagne, pays Valencien, elle est certes inquiétante. L'immigration (et non pas migration interne) des Espagnols (Andalous surtout) à Valence et Elxe a considérablement porté atteinte au catalan, dans le Sud.
Mais je te rappelle que ces régions ont leur propre politique linguistique, catastrophique et dramatique, et qu'elles ne font pas partie de la Generalitat, qui, elle, a la sienne.
De toutes façons, je me fous pas mal qu'on ne parle plus catalan dans quelques villes moyennes, si on le parle dans une des plus grandes villes d'Europe et du monde...
Comme tu aimes à le dire, le monde a changé, et si le catalan pouvait devenir une mode urbaine, cosy, fashion, in et lounge, je serais le premier à m'en féliciter !
Auteur : Dàvid
12/05/11
En fait la comparaison la plus judicieuse serait avec la résistance de la langue française dans l'agglomération de Montréal au Quebec/Canada.
A peu près toutes les données du problèmes sont, terme à terme, comparables.
Auteur : gerard s-g
13/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Sauf que le français est encore une des langues les plus "importantes" du monde, alors que pas le catalan.
[Tederic M.]
25% de locuteurs de catalan à Barcelone, c'est grosso-modo la manière déguisée de comptabiliser les "Catalans de souche" à Barcelone.
Quand il n'y a plus qu'un quart d'autochtones dans ta capitale (vous imaginez à Paris, 25% de francophones ?), il vaut mieux être pessimiste pour le siècle à venir, non pas sur la possibilité de vivre ensemble, mais en tout cas sur le vivre ensemble en langue catalane.
Et de toute façon, ce n'est certainement pas la classe bourgeoise catalanophone qui assurera la démographie de la ville dans les décennies à venir.
Je vois fort bien en Béarn comment en l'espace de 10 ans, l'univers gasconophone s'est effondré, c'est soudain, on se refuse de voir à l'avance ce qui va advenir.

De toute manière, rien que sur la Catalogne, 34% de locuteurs c'est catastrophique (je rappelle qu'en Béarn, il y a 20 ans, on avait encore 50% de locuteurs).
66% des Catalans ne parlent pas catalan ! Les catalonophones deviennent une minorité en Catalogne parmi d'autres, à protéger certes, mais dont le poids démographique ne justifie pas qu'il soit fait plus d'égard à la culture catalane qu'à une autre culture, andalouse, sud-américaine, chinoise, qu'importe.
Les Catalans en sont tellement conscients que c'est en Catalogne qu'émergent pour la première fois depuis le franquisme, des partis d'extrême-droite qui ne sont pas parvenus à rentrer au "Parlament" mais étaient à deux doigts d'y parvenir.
Si ce ne sont pas les symptômes d'une crispation identitaire, je ne sais pas ce que c'est.
Il faut ajouter en sus l'échec total du nationalisme type ERC, les amis de nos occitanistes bien-pensants.
Auteur : Vincent.P
13/05/11
Mon PS n'est pas passé :
la situation la plus comparable terme à terme est celle de Montréal.
Les prognostics devraient être parallèles dans les deux cas.
Auteur : inconnu
14/05/11
Adishatz, décidement ne peut pas s'empêcher de régler ses comptes avec les occitans...
parle tu catalan ?..
Je vais témoigner un peu comme P Lartiga quand il va en Euskadi.
En effet il m'est arrivé d'aller souvent en Catalogne pour des raisons professionelles, ne parlant pas trop le catalan à l'époque il m'est arrivé souvent de m'exprimer en occitan du Béarn ou gascon et là, surprise, pas de soucis, j'ai pu échanger sans problèmes.
Maintenant que je parle catalan, dans la rue à Barcelone ou ailleurs si je fait l'expérience de m'adresser à des inconnus en catalan pour voir si effectivement le catalan est parlé tous les jours dans la rue, je m'aperçois avec joie un peu comme Philippe en Euskadi, que les [gens] parlent catalan à condition de le parler.
C'est pourquoi Vincent tes grandes théories sur tout et tout le temps commencent sérieusement à me "harter".
Un seul but à l'arrivée, prouver que l'occitanisme est une gangrène.
Dans tous tes articles des critiques fondées ou infondées mais jamais de propositions concrètes pour nous dire ce qu'il faudrait faire pour "sauver" le gascon par exemple..
Moi aussi casser, critiquer, je sais faire, facile.
Mais construire ou proposer ça c'est plus dur...
Je ne vais pas à nouveau raconter ce que les gens ici en Béarn, qu'on les appele occitanistes ou béarnais ou gascons ont faits et font toujours pour la transmission de langue.
On peut critiquer certes mais au moins ils font..
Toi tu fais quoi à part de constamment ramener ta science, il est vrai j'avoue que tu es très instruit et intelligent c'est pourquoi ce serai mieux pour tout le monde que tu mettes la même énergie à proposer et construire l'avenir que t'épuiser à bâtir cet argumentaire ridicule anti occitaniste.
Ou alors s'il te semble que c'est foutu pour notre langue et notre culture, fait autre chose mais ne rends pas les autres responsables, c'est lâche surtout quand soi même à part persiffler on n'a rien fait pour changer ou faire évoluer les choses.
OC qu'em harta adara !!!
Miqueu
Auteur : Arroseres
14/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Je ne connais pas tous les actes de Vincent.P, mais... La seule observation de son travail sur le web, et précisément sur Gasconha.com, avec la matière considérable et de haute tenue qu'il a apporté et continue à apporter, par exemple dans la partie "lòcs", rend les reproches sur une éventuelle stérilité totalement déplacés !
Ou alors, c'est qu'on considère qu'une action qui s'exerce dans les médias, sur le web, n'est pas une action réelle.
Mais alors, ce serait aussi offenser le webmèste de Gasconha.com !
[Tederic M.]
Je me demande en quoi la reprise de statistiques officielles sur l'usage du catalan dans l'aire urbaine de Barcelone relèverait d'un esprit de système par trop excessif.
Après, que je trouve dramatique que seulement un quart de la population de Barcelone parle le catalan, c'est affaire de sensibilité, il me semble impossible de catalaniser 75% des habitants de l'une des plus grandes métropoles d'Europe.
Et d'ailleurs le souhaite-t-on ?
Tout comme en Gascogne, l'avenir passera probablement par les petites villes moyennes qui auront trouvé le moyen de se déconnecter des réseaux insufflés par la métropole (chez nous Toulouse et Bordeaux), mais même là, je suis pessimiste car le réflexe métropolitain me semble bien ancré. Et à juste titre, parce que la ville est un univers séduisant.

J'engage une nouvelle fois les intervenants à s'intéresser à la question bruxelloise ou comment le néerlandais disparait en périphérie de la ville, comment les Brabançons flamands entendent lutter (discrimination contre les francophones, scission des arrondissements judiciaires encore bilingues, ...).

Quant au fait que je ne propose rien (étant donné que l'activisme virtuel n'est pas encore reconnu comme productif, il n'en reste pas moins que la fréquentation d'un blog autour du fait gascon par des centaines de personnes fait plus qu'une pastorale organisée dans un village), je n'ai très certainement pas envie d'aider un mouvement moribond qui se ridiculise encore aujourd'hui avec des affiches de la sorte : en quoi chanter en occitan, gavé de subventions, est-il de la dissidence ? C'est quoi cet éloge du tribalisme écolo-pop  ? Mes pauvres ancêtres papouïsés.

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Auteur : Vincent.P
14/05/11
Vincent, 35% de locuteurs citoyens d'une des plus grandes métropoles du Monde, c'est beaucoup, beaucoup plus que 50% de locuteurs parmi les derniers agriculteurs béarnais.
Par contre, la moitié seulement de la population béarnaise des années 40-50, alors essentiellement rurale, capable de parler gascon, ça c'est grave, et laissait présager ce qui s'est produit depuis...
Les 35% de locuteurs actuels à Barcelone sont le fruit d'une reconquête, résultant d'une politique linguistique rigoureuse.
Pourquoi c'est beaucoup ?
Parce que c'est peut-être moins qu'en 1640, mais c'est beaucoup, beaucoup plus que ce que ça devrait être.
Tu uses admirablement, en grand rhéteur, de la relativité des chiffres, pris soit comme des données brutes, soit comme des données relatives.
Un chiffre n'a de sens que mis en relation avec une situation antérieure, un contexte, des mécanismes ayant conduit à ce point.
Tu veux comparer avec la situation du français à Paris : si ce n'est pas une boutade, c'est une telle incongruité dans ton réquisitoire, que l'assistance en pleurerait de rire...
Compare-t-on une ville assiégée avec la métropole-mère d'un des plus prospères états européens, puissance coloniale des plus rodées ?
Je confesse mal connaître la situation diglossique à Bruxelles, mais je sais que le phénomène a été étudié.
Bruxelles, vieille cité flamande, est aussi linguistiquement assiégée, et ça je le sais.
La même année où les ambassadeurs de la Généralité venaient présenter à Louis XIII des requêtes entièrement rédigées en catalan, Bruxelles possédait un gouverneur espagnol.
Les meilleurs artistes du Brabant et du Hainaut, depuis le Moyen-Âge, employaient la langue française.
Ils mettaient généralement leurs talents au service de princes francophones, plus à même de le monnayer que leurs cités-états perpétuellement grevées par l'impôt sur la guerre.
Voir la destinée des musiciens Dufay et Binchois en Bourgogne, Ockeghem en France, donnant naissance à l'école franco-flamande.
Le Hainaut était possession bourguignonne, donc francophone, et à Bruxelles (en Brabant, juste à côté) il est probable que le rayonnement de la langue française y ait été fort et précoce, quoique la ville fût censée se trouver en zone flamande.
La géopolitique bruxelloise contemporaine est le fruit de l'extrême complexité linguistique de cette zone.
Bruxelles, en somme, a toujours été une zone internationale.
Barcelone, c'est une autre géopolitique, un autre territoire, d'autres mécanismes.
Auteur : Dàvid
16/05/11
Papouisés... Voilà un mot qui va faire fureur, je pense que tu l'as mis là en toute connaissance de cause.
On appelle ça un trait de bravoure. Les Béarnais seraient-ils des Papous pour les Papous ?
Auteur : Dàvid
16/05/11
Pour ceux qui lisent l'espagnol : vous aurez lu ici les prémices d'une vague de fond.
Presque 20% des votes à Vic. Les occitanistes ont intérêt à mettre à jour le logiciel d'interprétation de leur chère Catalogne.

www.elpais.com

NB : Remarquez que le coup des immigrés anciens qui craignent les immigrés récents, on connait ça en Gascogne, en Lot-et-Garonne plus précisément.
Auteur : Vincent.P
29/05/11
Suis-je reconnue GASCONNE ?
Bonjour
moi qui vit dans la région parisienne à cause du travail (quel malheur !!! d'être obligée de vivre dans cette région) je peux vous dire qu'il me tarde la retraite pour revenir chez moi car nous avons la plus belle région de FRANCE, alors vive les gascons qu'ils soient du BEARN, des Landes ou d'ailleurs, moi j'adore mon pays et je périrai dans mon pays.
Je ne parle pas gascon (quel dommage) à part quelques expressions issues de mes grands parents décédés depuis longtemps.
Alors suis-je reconnue GASCONNE ?
Auteur : GINOU
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz Ginou !
Si sètz recouneishude gascoune ?
Que pensi embià lou bòste doussiè a la Coumissioun de reintegracioun, damb un abis fabourable.
Beiram...
[Tederic M.]
Afficher Suis-je reconnue GASCONNE ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Toute ma famille qui vit encore sur le bassin, vous remercie beaucoup TEDERIC M.
ADICHATZ
Auteur : GINOU
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
D'arren !
Mixité basco-occitane
Par contre je ne crois pas du tout au soi disant piège tendu aux occitanistes en écrivant basque par P lartiga.
Il a écrit basque c'est tout.

Je lui signale également que son fantasme qu'il décrit concernant une pseudo haine entre occitaniste et basques c'est du grand n'importe quoi !!!
En effet cela fait quelques années que basques, gascons, occitanistes du Béarn en particulier entretenons des liens très étroits concernant les pédagogies enseignées en ikastolas et calandretas, relations artistiques et musicales, la meilleure preuve c'est la mixité de certains groupes basco occitane, à l'époque du groupe Errobi le batteur et le bassiste étaient béarnais, Verd e blu travaille régulièrement avec Mixel Etchecopar grand musicien souletin et enseignant de basque, le groupe Xarnège actuel est un mélange de musiciens Euskadi sud avec des musiciens gascons, nous même Pagalhos avons travaillé avec Niko Etxart, la liste n'est pas exhaustive si c'est cela de la haine  !!!
Décidement je ne comprendrai jamais rien à rien.
a beth leu
Auteur : Arrosères Miqueu
02/05/11
Afficher Mixité basco-occitane en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pour y avoir assisté un certain nombre de fois, le coup des 3 pèlerins occitanistes de Libertat qui se déplacent dans les grandes manifestations basques pour y montrer le drapeau occitan (eux-mêmes ne sachant ni le basque, cela s'entend, ni le dit occitan, là c'est plus emmerdant), c'est assez ridicule.
Cela l'est encore plus quand ils essaient d'intéresser les Basques à leur combat.

Maintenant, il est certain qu'il existe parmi certaines individualités du milieu régionaliste un tropisme basque (il est plus vaste que cela : j'y reviendrai mais par exemple, ma famille est bascophile) mais c'est toujours eux qui vont vers les Basques, jamais l'inverse.
Parce que tout simplement, l'imaginaire occitan moderne n'est pas très intéressant pour les artistes basques, trop "étranger".

Enfin, je confirme les propos de Philippe qu'il existe dans l'occitanisme béarnais une haine tacite des Basques qui s'apparente à la jalousie.
C'est normal, on n'efface pas des siècles de rivalité entre voisins. Cela ne justifie pas d'aller fricoter avec les Languedociens ou les Limousins qui ne sont rien pour nous.
Parfois cependant, la haine du Basque se mute en passion tiers-mondiste, Mauléon et Saint-Palais devenant les forêts boliviennes. Alors nos jeunes occitanistes vont chercher l'exaltation auprès des jeunes Basquaises aux franges qui tombent sur les yeux ou des jeunes Basques au catogan.
Les Basques deviennent un étranger mystique et certains vont jusqu'à se convertir (pour un phénomène similaire, cf les Galiciens d'ETA).
Pour ma part, cette vision "guévariste" de nos voisins est tout aussi ridicule, mais a le mérite de la sensualité.
Auteur : Vincent.P
02/05/11
Vincent P je n'ai pas l'impression, que tu lises ce que j'écris tant tu es aveuglé par ton anti tout et anti ocitanisme.
Si tu es béarnais comme tu le dis, tu me diras où se situe et me citeras des exemples concrets de la "jalousie" anti basque ici en Béarn..
Mais je veux du concret et des exemples pas des idées, tes idées.

Cela fait longtemps que nous travaillons sur le tronc commun de nos 2 cultures, musiques, instruments communs et danses communes avec la Soule.
Je t'ai cité des artistes et groupes occitans qui travaillent avec nos voisins et amis basques, ça c'est du concret, toi tu ne borne qu'a mettre l'anecdotique avec les jeunes de Libertat.
Moi même et les Menestrers gascons travaillons avec des amis de la vallée du Baztan sur les sauts parce qu'il y a des similitudes, échanges. Tu vois, pas de jalousie, mais comme tu ne connais même pas ce qui ce passe chez toi et les acteurs qui eux font..

Cela fait 35 ans, j'en ai 51 aujourd'hui, que nous avons mis en place la Civada et à l'époque Escambis qui avait et a toujours le rôle d'échanges avec les autres langues dites régionales et leurs danses, chants,..
Nous avons beaucoup travaillé avec les souletins sur les mélodies de montagne souvent communes au niveau mélodique.
Est ce que tu sais ce que c'est chanter en haute Soule avec papi Chuburru, lui en basque, nous en occitan du Béarn toute une soirée, instants magiques de communion et de partage, est ce que tu sais ce que c'est de danser motchico en haut des Aldudes avec un cercle composé de basques et de béarnais.
Non tu ne sais même pas de quoi tu parles.

Tu es jeune je pense et tu as beaucoup à apprendre, je mettrai sur le compte de l'ignorance tes propos acerbes envers tes compatriotes.
Enfin si tu écoutes les magnifiques voix des soeurs aire des aldudes tu verras qu'elles parlent en bien de l'Occitanie.
C'est marrant cet entêtement aveugle à vouloir à tout prix dévaloriser ta propre culture, tu as honte de quoi ?
Alors de grâce arrête de parler de ce que tu ne connais pas, viens plutôt apprendre à chanter dans ta langue par exemple à la tireuse à Pau mercredi soir, c'est sympa et ça te fera du bien.
Ou alors viens apprendre à danser les sauts et viens danser sur la place du Foirail à Pau, c'est tout les premiers dimanches du moi.
Il y a plein d'activités en Béarn tous les jours, mais tu dois être ou sourd ou aveugle.
Je te signale également que pas mal de basques viennent dans le cadre d'échanges donner des cours de danse ici.
Il m'arrive moi béarnais jaloux.. d'aller en Euskadi, moi et d'autres, enseigner le branlo d'Aussau et les sauts.
Tu vois ce que tu racontes c'est faux.
AH je pense que les locutrices béarnaises qui parlent oc et j'en connais, de plus très jolies pour la plupart t'évitent et ne te parlent pas car quand elles voient ce que tu écris forcément.
Mis je ne doute pas que tu trouveras une jolie basquaise !!!
ADIU praube Vincent
Auteur : Arrosères Miqueu
02/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, avec ce ton raugue et ces paroles cinglantes, c'est encore mal parti pour ce "hiu de discussion".
Vincent.P est parfois cinglant sur le web, mais il l'est plutôt avec des groupes ou des comportements qu'avec des personnes...
Heureusement que danser le Moutchicou assurera le salut du Béarn.
Il y a aussi un CAPES "Branles dansés" ? On sait jamais, on pourrait y placer ceux qui n'ont pas eu le CAPES "Occitan".
Moi j'admire les parents qui travaillent pour l'avenir de leurs enfants.

Pour le reste,
au Foirail de Pau, j'y fais mes courses ou y finis mes soirées. Dans aucune de ces deux occasions, je n'ai à parler "patois".
Etonnant, non ? Au demeurant, je remercie l'ami Miquèu de se préoccuper de ma vie sentimentale et il ne fait aucun doute que j'aurais un succès boeuf en alignant trois mots de patois auprès de gentilles fifilles incapables de rouler un r.
Je prends bonne note. J'y songerai pour quand la vie réelle, celle qui ne se résume pas à la chanson, m'octroiera un peu de temps libre.
Auteur : Vincent.P
02/05/11
Cher Vincent P je m'attendai à ce genre de réponse et j'avoue que ton ironie cinglante a beaucoup d'humour.
Certes la chanson et les danses ne sauveront pas à elles seules notre culture mais ce que tu ne comprends pas c'est que c'est un tout.
De plus c'était uniquement pour illustrer le fait que des échanges existent bien entre basques et béarnais et là tu ne réponds pas.
Mon propos était uniquement une illustration vécue pour démontrer que ce que tu avances sur la soi disant jalousie de notre part envers les basques c'était du grand n'importe quoi.
Pourquoi parle tu de patois, ce terme volontairement dévalorisant de l'appelation de notre langue.
Tu n'est pas obligé d'écrire motchico avec un u mais ta provoc est étudiée...
Je te signale quand même qu'il existe un diplôme d'état concernant l'enseignement des musiques et danses traditionelles, grâce à cela des jeunes béarnais travaillent ici.
Tu as oublié quand même de commenter un point important c'est qu"au niveau de l'enseignement de nos langues nous travaillons ensemble sur le côté pédagogique avec les basques.

Tu parle du marché de Pau et la je te rejoins, mais encore faudrait il expliquer que Pau est une ville préfecture qui draine une population importante de gens extérieurs au Béarn comme toutes les villes préfectures.
Vient au marché d'Oloron le vendredi, tu pourras t'exprimer en gascon sans soucis mais parles tu toi même convenablement en roulant les r...
Il y a de très jolies filles qui parlent en roulant...leurs atouts..
D'après ce que j'ai compris tu n'es pas toi même un locuteur naturel puisque apparement tu as pris des cours avec l'auteur de la sobirana.
Il me plairait de parler avec toi en gascon moi qui suis un locuteur naturel, j'aimerais t'entendre car tu donne beaucoup de leçons mais toi même parles tu avec un r roulé non forcé et ça s'entend...
Ce qui me fait également sourire, c'est le fait que tu critiques les manifs pro guevaristes en Euskadi où tu as des jeunes de Libertat, mais alors qu'y faisais tu ?
Peut être cherchais tu un peu de sensualité..
Je t'ai cité l'échange artistique entre Euskadi et Occitania qui est réel et l'imaginaire occitan est très apprécié par nos amis basques et l'inverse est vrai également.

Je fais partie également des parents qui ont transmis la langue à leurs enfants, mes gosses sont parfaitement bilingues et ma fille ainée parle maintenant 4 langues et j'ai la chance de connaître nombre de parents qui également ont transmis la langue gasconne à leurs enfants.
Quand tu seras père de famille, et je te le souhaite car c'est un réel bonheur, feras tu de même ?

Arrête de donner des leçons aux gens qui font le boulot et qui élèvent leurs gosses en transmettant tout notre patrimoine.
Le jour ou tu auras des enfants on pourra discuter de concret.
Je sais très bien que nous ne serons jamais d'accord mais ce n'est pas trop grave.
Cela fait trente ans que je milite pour la reconnaissance de notre culture pas en portant des drapeaux mais avec d'autres en oeuvrant pour les écoles bilingues et écoles en immersion, cela porte ses fruits que tu le veuilles ou pas et ce sans violences et sans mouvement radical armé.
Sans doute trouveras tu encore à redire mais toi que proposes tu à part tes persifflages constants.
adishatz
Auteur : Arrosères Miqueu
03/05/11
Le persifflage est le propre des Béarnais de la plaine.
Les montagnards, qui sont de grands idéalistes dignement descendus de leurs sommets, n'ont jamais rien compris à notre mentalité de maquignons.
On ne refait pas son éducation : en Vic-Bilh, on se moque, on est ironique et parfois blessant. On tuerait pour un bon mot et c'est à qui sera le plus spirituel. : )

Ces considérations anthropologiques et familiales faites, quelques réponses en vrac :

- Je n'accorde pas une importance démesurée à la musique ou à la danse, non pas que je n'y sois pas sensible, mais tout simplement que le patrimoine béarnais est oublié des nouvelles générations. C'est ainsi. Tant mieux s'il existe de jeunes gens qui y consacrent leurs loisirs, voire leur activité professionnelle.
Très bien également qu'il y ait des relations avec les Basques : peut-être qu'un esprit vif et analytique tirera la conclusion qui fut celle de tous jusqu'aux années 60 : que le fond culturel des Basques et des Gascons est le même.

- La dernière fois que je suis allé à Oloron, je n'ai pas vraiment vu de bérets vissés sur les têtes. Il est faux de croire qu'il existerait en France encore des régions moins changées par la modernité : la France est un vaste espace rurbain dans lequel des villes administrées sur un même moule sont reliées entre elles par des voies rapides qui traversent des no man's lands agricoles.
Bref, Oloron comme Orthez, comme Marmande, comme Tonneins, comme La Réole, comme Aire, comme toutes ces villes moyennes ou petites gasconnes sont soumises aux changements contemporains. Et ce ne sont pas les derniers paysans aspois qui se déplacent au Marcadet qui y changeront grand chose.

- Je n'ai pas pris de cours de gascon, je l'ai appris tout seul avec ma grand-mère, comme j'ai pu, maladroitement, en complétant par des lectures que je crois bonnes (Palay, Camelat, ...).
C'est toujours mieux que de l'apprendre en calandreta dont la langue est un mélange bizarre de titi parisien et de gascon light, et fortement dépendante de la qualité de l'enseignant. Je sais que quand je parle à des néo-occitanophones, j'ai presque honte de prononcer comme on prononce chez nous, ça fait trop paysan.
Bouher un h, quelle horreur aujourd'hui ! Il faut parler avec le ton monocorde de Radio Pais : "la creaciouououou d'u - heeeeeeu - estaaaaaaat - heeeeu - palestiniàààààà".

- Je ne recherchais pas la sensualité, puisqu'on me demande de parler de moi, je suis en stage en face du Palais de Justice, je vois hebdomadairement le Pays Basque se déplacer pour soutenir les siens, et les comiques de Libertat avec lesquels je vais parler, qui ne savent pas un mot d'occitan, dont la discussion se résume à dire que "les terroristes d'aujourd'hui sont les héros de demain". Ils plantent leur drapeau occitan au milieu des ikurriñak, dans l'indifférence totale des Basques.
Sur Toulouse, j'ai aussi eu l'occasion de voir les militants du Parti Occitan préparer leur campagne des cantonales, c'était folklo (et la moitié des candidats ne savaient pas aligner trois mots). Donc je sais de quoi je parle à peu près, ce n'est franchement pas mon univers sentimental. Ce qui me fait le plus rire, c'est la rhétorique ouvriériste dans un pays encore un peu rural, ou alors passé au tertiaire. Hihi.

- C'est très bien d'avoir transmis la langue et de repeupler le Béarn au passage. Pas certain que cette langue sera d'une grande utilité pour eux dans un bureau parisien voire new-yorkais, quand ils seront ingénieurs, fonctionnaires, commerciaux, ...
Qui travaille au pays de nos jours ?
La différence, c'est que la mobilité plait à cette jeunesse, elle n'aspire qu'à ça, voir du pays, bouger, la variété, la diversité. Le patois de papi est un frein. Le monde de l'ancrage territorial a implosé.

- Pourquoi employer le terme de patois ? Parce que c'est le terme avec lequel les locuteurs naturels sont familiers et que contrairement aux occitanistes, je ne m'arrête pas aux seuls mots, j'essaie de voir ce qu'il y a derrière, et quand ma grand-mère dit qu'elle parle patois, je vois plus de fierté que dans la tentative désespérée de personnes passées par les écoles bilingues qui hésiteront à marquer "Occitan" dans l'un des multiples CVs qu'ils enverront au hasard des offres d'embauche.

NB : "Motchico" n'est pas la manière correcte de graphier le terme : c'est "Mochico" (vocable d'origine basque au passage).
Il est marrant de constater que ce sont souvent les anti-occitanistes qui maitrisent le mieux la graphie alibertine, pour s'y être vraiment penchés dessus. : )
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Une de fois de plus tu parle de choses que tu ne connait même pas.
Tu ramènes tout à 2 jeunes de Libertat tu es ridicule.
Tu ferais mieux d'aller voir ce qui ce passe en calandretas mais tu t'y refuses, parce que les gamins y apprennent un gascon "d'origine" et pas un langage light comme tu dis, j'aimerais t'entendre parler, je pense que toi effectivement tu dois avoir quelques soucis.
motchico est le terme béarnais que cela te plaise ou non, et tu connais le monenh, brosheta.. non
Tu me fais de la peine mais surtout et avant tout tu es pour plus bête que méchant.
NOUS LES GENS DE LA MONTAGNE COMME TU DIS N'AVONS PAS LA FINESSE DES MAQUIGNONS MAIS AVONS L'ART d'entretenir une tradition qui s'appelle le patac, j'espère n'avoir jamais à te rencontrer.
Vraiment tu me fais de la peine.
Je te laisse à tes certitudes.
Auteur : Miqueu Arrosères
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, deishatz càder era idea deth patac !
Eth monde que's poderén créder que mancavatz d'arguments racionaus... Sàbetz coma son...
[Tederic M.]
Quin sauvatjumi ! Aqueths pastors de la montanha, tostemps a brutalejà'ns a nosautes, praubes nanets sedentaris de la plana !
Per còp d'astre, que cultivam milhòc au Pont Long d'ara endavant : que poirèi estujà-m'i, darrèr deus grans cabelhs tad evitar lo furiosèr (a/e)spés !
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Etant d'humeur professorale, je tiens juste à préciser que le débat sur "Mochico" concernait la transcription du terme en graphie normalisée :
ch représente déjà le son [tʃ], pas besoin d'écrire tch, ou alors il faut écrire tsh (comme les Basques écrivent tx les affriquées), ce qui est évidemment très laid (les Catalans ont tx également).
Les occitanistes sont très peu rigoureux sur cette question, comme sur d'autres points de détail graphiques.

Quant à l'origine basque du vocable "Mutxiko", je crois qu'elle saute tellement aux yeux qu'il n'est pas besoin de commenter. : )
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Pauvre Vincent j'aimerais t'entendre parler en gascon...
Quand tu parle de l'enseignement linguistique dispensé dans les calandretas tu dis vraiment n'importe quoi, c'est honteux.
Tous ces gamins pourraient sûrement t'apprendre a bien parler.
Faut il obligatoirement avoir un béret vissé sur la tête pour parler notre langue, là aussi tes clichés sont à pleurer.
Tu ramènes tout à 2 jeunes de libertat c'est navrant.
Au fait le grand savant de la langue, en Euskadi on écrit mochicoa et ici en Béarn au moins depuis Despourrins c'est le mot écrit motchico avec le t prononcé qui est utilisé.
Tes arguments sont vraiment à pleurer, j'ai l'impréssion que ton rêve est que notre langue disparaisse et même que tu prends un réel plaisir à écrire ce que tu écris.
Alavetz qu'eth deshi aquiu permor que començas am'hartar.
adishatz.
Auteur : Miqueu Arrosères
03/05/11
Au fait Patac n'est pas forcément de la violence physique, je tiens à le préciser des fois que des gens bien intentionnés me taxent encore d'occitaniste sans arguments !!!
Cela peut être verbal et ce que je propose à notre cher Vincent P, c'est une joute orale linguistique, bien que le rencontrer ne m'enchante guère.
Mais bon il est bon des fois de dépasser ses apprioris.
bon dia
Auteur : Miqueu Arrosères
03/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Miélher atau (mès lo Vincent qu'ei dejà a s'estujar hens lo milhòc, ce digot...).
Mais la joute a déjà lieu dans les grans de sau. Espérons que les gasconhautes y prennent goût !
Ensuite, dans une joute en gascon, la vieille génération est indûment favorisée, puisqu'elle a pu, beaucoup plus que les jeunes, "pouper" le gascon...
Il est probable que Miqueu parle un meilleur gascon que moi, mais pour ce qui est de l'orthographier (cf ses arguments sur Mochico : je suis désolé mon cher Miqueu, mais tu ne comprends pas vraiment ce que tu écris, et je pense que l'IBG boirait du petit lait quand tu justifies ta graphie par celle employée par Despourrins !), je pense que je n'ai pas de leçons à recevoir :)

Quant aux calandrons, avant que je ne me sente humilié, j'attendrais qu'ils sachent placer correctement l'accent tonique ou prononcer la voyelle finale féminine atone ... "La ba'ka k'èyeuhhh bè'raaa", r à la Piaf, un air de Montmartre dans le patois béarnais.
Quand ils grandissent, ça donne ça : "Kèttsssssss susssssss Radiou Païs" "Ké s'escoooooouuuuuto ennnnn Biarrrnnnnn suuusssssssss lou ..."
Auteur : Vincent.P
03/05/11
Vincent P, ne confond pas un présentateur hésitant parfois je te l'accorde sur radio Pais qui n'a pas été à Calandreta, je le connais, et les gamins de Calandreta, là attention tu t'avances beaucoup sans savoir ils prononcent bien et le r pas mal et je m'y connais un peu..
Si tu es d'accord je t'invite quand tu veux a la Calandreta de Pau, tu parleras aux gamins et après seulement tu donneras un avis objectif, là tu dis n'importe quoi sans savoir, ça c'est plus désolant.
bona serrada
Auteur : miqueu a
03/05/11
Bonne rangée de collines à toi aussi Miqueu !
Auteur : Vincent.P
04/05/11
Vincent P là je reconnais que tu marques un point c'est vrai que serrada avec 2 r c'est plus la chaîne de montagne... que j'aime tant.
serada pour soirée c'est mieux en effet.
Par contre renseignement pris d'un ami enseignant de danses basques il écrit mutxikoak car c'est le motchico dont il parle, je te laisse le soin de vérifier.
tu me confirmeras si cela est bon ou pas.
Par contre je te confirme bien motchico écrit comme cela et prononcé également comme ça du moins en Aspe, je l'ai redemandé à ma mère qui a 77 ans et j'ai eu confirmation de la part de mon frère musicien d'Adaron qui ont 2 cd de collectages avec livret sur les sauts et branles béarnais.
peut a débattre si tu as d'autres sources.
Passatz tots un bon vrespe.
Auteur : Miqueu Arrosères
04/05/11
Ah là là. Le débat n'a jamais été sur la prononciation qui est bien affriquée (le son "tch" en français), le débat était qu'en orthographe alibertine, ce son s'écrit "ch", et que le son "ch" du français lui s'écrit "sh".
Donc Mochico est la bonne orthographe, Mutxiko(a) en basque (a final n'est que l'article).
Auteur : Vincent.P
04/05/11
Plan Vincent j'en prends bonne note.
Sias de com cau a beth leu.
Auteur : Miqueu Arrosères
05/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Mercés a tots, brave monde !
Seguida d'aqueste hiu de grans de sau longàs ACÍ
LO TRIN
La gran bancha a brondit sordament. Sus la nuit
Dus gròs ulhs shens perpèth guishan a la longtèna,
E ludents, garrampòus, e sadorats de hena,
Potchacran lur dardalh e creishen dens lo bruit.

Un peron tremolun, esmalit, fronhadueir,
Escarcalha lo sòu, que s’eishibra ! Tot pena,
Coma un bohar d’infèrt escobalha l’alena
Au prochament dau trin destreminat que hui…

Aquò’s eth !.. Lo mostrós amarratge d’humadas,
De bòis, d’acèirs raujós pimpanants d’olivadas, -
Aus rapalhs rogeiròus on craona un omiàs.

Coma un abrasament d’intanpèsta, tarribla,
Trauca dens la ventòrla, e s’afana, e s’arripla,
E se hon… - N’i a rén mèi que l’ombra e la gran’patz…

J. MAURICE
(Parlar de la part de Bordèu)
LO TRIN

M'èi poscut enganar, cequelà, qu'i a tèrmes que'n sui pas segur dau sens.
Lavetz, ortografia segon una nòrma etimologica quora sabes pas lo sens...

Per las dotz, acestas duas òbras pareishuren dens Reclams, en 1899.
Auteur : Dàvid
30/04/11
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Duas poesias en gascon de Gironda
Òbras dau poèta-hornèir Jan Maurici (fin sègle XIXau, debuta XXau), de Linhan-de-Bordèu e Craon.
CRIDA D'AJUDA AUS SABERUCS DE G.COM, S'ATZ IDEIA END'ARREVIRAR, qu'i a mòts de mau comprénder.


LA BIEILLE MAMÉ

A la mene boune bieille may

Acore aou mén bilatche un bèt tantôs d’Eourèy
L’énfrèydide Mamè, meysüyt, s’ère froustide
A l’abric de la sègue, aou rapay daou sourèy,
Epüy lou droumi prïn dos bièys l’abèou sapide .

Guéytabi mut, pénsiou, chèytade s’aou tarrèy,
La bieille os péous d’hilasse, à la pèt acclapide ,
E soun bastoun mougnut qu’ère linquat én rèy
Su sa peille én pedas… - Coume ère defenide  !..

… Sabi pas, alabets, sounqu’én jou boujoulèt
A patchoco  ! Quaouquarré d’estrantge me gaèt…
Un énflourissamén doun moun cò s’abbroundabe ;

De joye é de doulou coume un gran barréjay
Que dén sos rebouillats aou cèou me clandinabe…
- E tounbéri dos plous tam t’èymèri  ! ma may.

MAURICE.

E l'auta

LOU TRIN

A Monsieur Adrien Planté
Respectueux hommage.

La gran banche a broundit sourdamén. Su la nüy
Dus gros üys chén perpèt guichen à la loungtene,
E ludèns, garrampous, e sadourats de hene,
Poutchacren lur dardaill e crèychen dén lou brüy.

Un peroun tremoulun, esmalit, frougnadüy,
Escarcaille lou soou, que s’echibbre  ! Tout pene,
Coume un bouha d’infèrt escoubaille l’alene
Aou prouchamén daou trin destreminat que hüy…

Acos ét  !.. Lou moustrous amarratche d’humades,
De boys, d’acèys raoujous pinpanans d’oulibades, -
Os rapays rougèyroous oun craoune un oumias,

Coume un abbrazamén d’intanpèste, tarriple,
Traouque dén la béntorle, e s’affane, e s’arriple,
E se houn… - Gn’a rè mèy que l’ounbre e la gran pas,..

J. MAURICE
(Parla de la part de Bourdèu)
Auteur : Dàvid
29/04/11
Afficher Duas poesias en gascon de Gironda en particulier, et peut-être donner votre avis...
E las mias poesias, viet d'asoòt ! Miliard de sòrt ! Hilhdeputa de hèra !
Auteur : Dàvid
30/04/11
Mercés David, per aqueras poesias.
Que'm rapèri la regretada Francesa Bouquet "deu Comitat Girondin", qui vivèva enqüera a Linhan de Bordèu, que m'avè parlat d'aqueth poeta J. Maurice, e muishat la soa poesia "Lou trin".
Aquò totun ne m'ajuda pas hòrt a la compréner, ni l'auta tanpau.
Qu'emplega un vocabulari recercat e riche, aqueth diable de poeta !
Ua version en grafia normalizada que seré utila, ende que tot aquò vasosse mei comprenedèr.
Per exemple, los prumèrs mots "Acore aou mén bilatche" que son, pensi, "Aquò'ra (aquò èra) au men vilatge".

Ende tornar au "trin", que'm crompèi, duas semmanas a, un libe suu "Camin de hèr de l'Enter-duas-Mars".
Que'n hesoi un articlòt suu blog de "Rail Gasccogne".
Benlèu qu'i poderei hornir la poesia, mès la calerà arrevirar, explicar et tot aquò...
Auteur : Tederic M.
30/04/11
Òc-ben, de vrai, aqueth poèta emplega una lenga frem agoalhada, frem escrivuda.
Aquò nos cambia de la mediocritat generala daus poètas de lenga d’òc d’aquera generacion, especiaument en Bordalés, mès pas sonque.
Prau nivèu de lenga, ne se pòt comparar qu’au famós abbat Bergèir, autor de Ma Garbeta (1923) en parlar de L’Esparra.
Sabèvi pas qu’avèves coneishut la Francesa. Qu’èra una militanta de prima borra, e apassionada. Es d’atau una hemna qu’aurém mestèir anuit en Bordalés, ten…
Assagèri de hargar una version normalizada (grafia IEO, desolat, sabi pas l’auta) de La vielha Mamé. Mès lo tot vocabulari es lonh d’èster esclarit.
Maurici a aquera especificitat que los quites especialistas s’escaden pas a tot plan comprénder daus sos poèmas.


LA VIELHA MAMÉ

A la mena bona vielha mair

Aquò’ra au men vilatge, un bèth tantòst d’heurèir
L’enfreidida Mamè, meisuit, s’èra frostida
A l’abric de la sèga, au rapalh dau sorelh,
Epuei lou dromir prim daus vielhs l’avèva sapida.

Gueitavi mut, pensiu, sheitada sau tarrèir,
La vielha aus peus d’hilassa, a la pèth aclapida,
E son baston monhut qu’èra linquat en rei
Sus sa pelha en pedàs… - Coma èra defenida !..

… Sabi pas, alavetz, sonqu’en jo bojolèt
A patchòca ! Quauqu’arren d’estrantje me gahèt…
Un enflorissament dont mon còr s’abrondava ;

De jòia e de dolor com un gran barrejalh
Que dens sos rebolhats au cèu me clandinava…
- E tombèri daus plors tant t’aimèri ! ma mair.
Auteur : Dàvid
01/05/11
Langue : le dur constat
"La dispute continuera ailleurs sur les pages de "Gasconha"..." prophétise Tederic. Oui.
Moi je n'ai qu'une question : combien de locuteurs de gascon en Béarn ? Je pense au grand maximum 10% de la population béarnaise.
Déjà, on peut faire une première approximation : il suffit de prendre l'annuaire et à quelques exceptions près, retrancher de la population les personnes qui ne possèdent pas un patronyme gascon, car qu'on le veuille ou non, le béarnais est malheureusement resté la langue des derniers autochtones.
Il n'y a pas eu transmission familiale alors imaginez une transmission aux nouveaux venus !
Mais les occitanistes ne désespèrent jamais, ils doivent s'imaginer qu'en vivant en Béarn, on acquiert nécessairement la langue béarnaise, même sans le vouloir.

Donc rien que sur cette estimation pifométrique, je pense qu'on peut évaluer à 40% le nombre de personnes susceptibles de parler gascon en Béarn car possédant un patronyme du pays qui indique un certain ancrage territorial.
Sur ces 40% (sachant que des études ont montré il y a 20 ans que dans une ville comme Oloron, les patronymes béarnais ne représentaient déjà plus qu'un tiers des patronymes des habitants de la ville : c'est fini le temps des Casenave et des Bordenave), on peut estimer qu'une minorité infime des moins de 60 ans ont une connaissance correcte de la langue ancestrale.

Nous sommes en 2011. La génération des années 20 nous quitte. La génération des années 30 est la dernière qui est reconnue comme ayant été en contact avec la langue.
39-45 a été une coupure très nette.
Cela ne sert à rien de balancer des chiffres mais je ne pense pas qu'on atteigne les 5% de vrais locuteurs in fine.
Sans oublier que les Béarnais bougent, se marient avec des gens venus de tout horizon : dans l'hypothèse surréaliste d'un jeune homme de 30 ans béarnophone, qu'est ce qui peut faire qu'il passera la langue à son enfant, s'il est muté à Paris, si la langue du foyer est le français, s'il ne se sent plus Béarnais, ... ?

Je peux prendre mon exemple : de ma génération (années 80), je suis la seule personne que je connaisse qui ait quelques connaissances de gascon.
Je connais bien quelques occitanophones militants mais pour ainsi dire, à part dire "qu'ei vertat" ou "que'ns cau bolegar", cela ne va pas très loin ...
Le seul locuteur fin de gascon de ma génération que j'ai connu était ... chalossais.

Je peux également faire l'inventaire de situations tristes. Parle-t-on gascon dans les librairies régionalistes occitanes du Béarn ? Non.
Sur le marché de Laruns ? Pas plus.
Alors dans les concerts de Nadau ? Même pas ! On chante phonétiquement.
Les Basques qui organisent Herri Urrats doivent rire (au passage, ils déplorent chaque année la venue de plus en plus nombreuse de Béarnais et Landais qui n'y vont que pour se péter la gueule, sans aucun souci de sauvegarde de la culture basque).

Plus personne ne parle gascon en Béarn. Je connais des villages où je ne vois plus une seule famille apte à parler la langue (à vue de nez, en tout cas, on ne l'entend plus), particulièrement en Vic-Bilh.
Des sources occitanistes m'affirment qu'à Sauveterre, la langue est morte depuis les années 70. A Morlaàs, "chez moi", je crois pouvoir dire qu'il ne doit plus rester que deux locuteurs dans la rue où se trouve la maison familiale.

Je ne formule qu'un appel : ouvrez les yeux.
Constatez en toute objectivité la situation, le dit occitan n'est plus que le gagne-pain d'une association vaguement culturelle. C'est mort.
Pire, on apprend le dit "occitan" aux enfants de la mondialisation heureuse, voués à bouger dans la vie.
Il n'y a plus d'ancrage territorial, tout a implosé.
Il est grand temps que les occitanistes, incapables de ce dur constat, passent la main. Parce qu'il y a des choses à faire mais ce sont des thématiques qui ne les intéressent pas.
Auteur : Vincent.P
28/04/11
Afficher Langue : le dur constat en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bonjour,

Vincent évoque Herri Urrats, où j'étais l'année dernière et où je serai sans doute cette année.
Je conseille aux occitanistes d'aller y faire un tour pour voir si l'euskara c'est du folklore où quelques petits vieux patoisent, où quelques excités à croix occitane balbutient trois mots avec beaucoup de difficulté.
Pouvez-vous me donner un exemple d'Herri Urrats occitan, où on peut converser dans la langue avec une foule aussi impressionnante de toutes les générations ?
Ma fille Claire est une des seules, sinon la seule jeune biscarrossaise de 16 ans à pouvoir s'exprimer en gascon.
13000 habitants tout de même ! Je suis assez connu ici et si d'autres familles ayant des enfants gasconophones existaient, je pense que nous serions en contact.
Quand elle était à l'école primaire elle n'avait strictement aucun interlocuteur. Au collège, elle n'en avait pas non plus.
Même la plupart des autochtones gasconophones refusent de suivre une conversation en langue gasconne avec elle. Que puis-je y faire ?
Pourquoi dirais-je le contraire puisque c'est ce que j'observe tous les jours ? Pourquoi me mentirais-je en me disant que tout va bien, que le gascon est la langue usuelle de 40% de la population ?

En n'étant même pas capable de faire ce simple constat de faillite, les occitanistes se mentent et mentent au monde. On ne peux pas élaborer une stratégie à partir d'un tel déni de réalité.
Alors que faisons-nous ? Je pense que si tous ceux qui se "boulèguent" ou "vont au patac" s'efforçaient déjà d'apprendre correctement leur langue pour ensuite la maîtriser un tant soit peu.
Si tous ces militants plus ou moins acharnés avaient fait leur boulot de transmission, ce qui me semble être la moindre des choses, alors peut-être, un grand peut-être cependant, nous n'en serions pas à quémander deux salles de classe et trois panneaux bilingues.
A l'entrée de Biscarrosse, il y un de ces fameux panneaux bilingues et j'en suis à l'origine pour l'avoir obtenu auprès de la municipalité.
C'est bien mignon, bien joli, mais je ne sais pas si ça a servi à quelque chose.
Maintenant, et je m'adresse à Monsieur Arrosères, si en Béarn la situation est radicalement différente, je veux bien le croire mais je ne l'avais pas remarqué.
Auteur : P.Lartigue
28/04/11
Quand je lis les constatations "de terrain" radicalement opposées de M.Arroseras, "Castheths en l'aire" d'un côté et de Vincent P ou F.Lartiga de l'autre, je me frotte un peu les yeux en me demandant pourquoi et comment un tel grand écart dans la mesure de la présence sociale de la langue.
Mes constations personnelles me porteraient du second côté mais je ne prétends rien généraliser à partir de mes fréquents mais courts séjours en Gascogne occidentale.
Curieux tout de même que ces conclusions sociologiques divergentes correspondent exactement à des positions idéologiques, occitanises et anti-occitanistes respectivement ...
Je ne concluerai donc pas et tente d'espérer.

Toutefois, il y a trois ou quatre choses que j'ai envie de formuler clairement (parfois pour la seconde fois, pardon si je me répète).
On ne gagne rien à des hold-up identitaires ou à des tours de passe passe sur ce qu'est un pays ou un peuple (je ne vois pas d'autre substantif tout en réalisant l'à peu près du vocable choisi) surtout si on le fait pour des raisons idéologiques.
De même qu'aillleurs, on nous fait le coup depuis trente ans entre la France et la République, on l'a vécu ici d'abord avec l'Occitanie et maintenant, par réaction, avec la basquitude.
J'aimerais bien qu'on ne confonde pas Gasconha.com avec Euskal Herria.com et comme Miquel Arrosera, les longues tirades en basque, incomprises par 99% des lecteurs, m'agaçent assez (j'ai le projet d'y répondre, la prochaine fois par dix lignes d'une langue râpeuse entre toutes que je manie aussi à l'occasion...).
Cela dit, j'aimerais mieux comprendre le choix des amis de M.Arroseras et des calendretas gasconnes des micro-dialectes "purs", aspois, ossalois, etc... "pour que les jeunes élèves puissent mieux comprendre les parents et grands parents".
Si on se tourne vers le futur, n'est-il pas évident qu'il faut changer de braquet et enseigner un niveau de langue à rayonnement plus large ?
C'est bien là que je regarde les occitanistes avec méfiance (car c'est le parti-pris exact de l'occitanisme officiel et pas une initiative gasconne isolée).
Si on choisit ces micro-versions là, c'est la contrepartie d'une langue commune, "centrale" et donc "centrale" à toute l'Occitanie puisqu'on s'y inter-comprend si bien, parait-il (ce dont je doute moi aussi).

Un exemple éclairera le genre de dérive que je perçois là très bien.
Quand je vivais à Barcelone, le quotidien Avui, alors unique quotidien de langue catalane, publiait chaque samedi un supplément en gascon aranais (appelé "Aué", bien sûr et ce supplément accueillait chaque fois un petit billet signé David Grosclaude, connu peu de temps auparavant comme chanteur du groupe gascon béarnais "Los de Larvath".
Croyez moi si vous voulez mais ce supplément écrit par un gascon dans l'édition "gasconne" d'Avui était rédigé en languedocien, aussi appelé par certains "occitan central".
J'ai rapidement compris et ai cessé d'acheter le journal en question.
Voilà à quels choix mène l'hyperlocalisme, faute d'espace social suffisant laissé actuellement aux petits dialectes en fort décrochage social.

Je n'insisterai jamais assez sur la nécessité d'un grand dictionnaire français-gascon donnant de façon aussi extensive que possible tout le vocabulaire ancien et moderne en priorisant les formes les plus pan-gasconnes d'abord, suivies de variantes locales volontairement données comme telles et rangées de façon décroissante en fonction de la fréquence de leur usage ; ce serait là un premier pas et tant pis si un peu de pureté lexicale est sacrifiée au passage.
Au moins un ancien élève des calendretas pourra plus tard faire trente kilomètres et être encore compris sans avoir à recourir à l'"occitan central" .
Auteur : Gerard S-G.
29/04/11
Je crois que la seule raison derrière les différences d'appréciation - au delà du caractère optimiste ou pessimiste de tout un chacun, et il est évident que sentimentalement quelqu'un d'optimiste trouvera plus de séduction dans l'idéal occitan qui est un peu cucul sur les bords - c'est tout simplement, ou bien l'âge, ou bien l'éloignement.

L'âge, parce qu'il est naturel d'analyser le monde tel qu'on l'a eu connu : nous sommes face à une génération de quinquas ou sexagénaires, socialisés dans des années fastes du point de vue de l'engagement social, qui sont dans l'incapacité d'appréhender les changements des années 80 (auxquels ils ont souvent contribué).
Les jeunes occitanistes sont beaucoup plus fatalistes, ils ressentent avec aigreur l'abandon de la génération qui les précède : pas de transmission de la langue, compromissions politiques, ... Il faut les lire les jeunes occitanistes, dégueuler sur les "vieux croulants".
Seulement, ils ont l'Occitanie au corps, ils y croient vraiment à ce peuple occitan humilié des Alpes aux Pyrénées.
Moi je serais eux, je déprimerais quelque peu face au désintérêt total de la population.
Au moins avec le fait gascon, on peut toujours dire que l'on s'intéresse aux choses du passé, alors que l'Occitanie est fatalement une construction pour l'avenir.

Et puis l'éloignement : les occitanistes vivent dans la consanguinité de leurs salles de classe.
Ils sont le nez dans le guidon, s'auto-congratulent de leurs maigres réussites.
Toujours les mêmes têtes, les mêmes familles militantes, les mêmes lieux emblématiques.
Je me demande parfois si les occitanistes vont faire leurs courses, vont se promener au centre-ville, regardent les paysages, ...
C'est comme si la vie se résumait à l'apposition de panneau bilingues ou au nombre de classes bilingues ouvertes.
Vous savez à qui ils me font penser ? Aux syndicats d'enseignants. Ce sont les mêmes. Je le dis sans méchanceté aucune, c'est mon univers familial, mais voilà, il faut bien avouer que les enseignants sont parfois coupés des réalités, parce que dans l'idéal.
Il n'existe pas une caste sociale aussi peu au fait des mutations économiques et sociales que les enseignants. Le monde se fait sans eux : ils enseignent la manière dont il devrait être mais ne voient pas comment il est.
Foncièrement, le biais de l'occitanisme, c'est la sur-représentation des enseignants, là où le félibrige, certes plus réac, était constitué de commerçants, de professionnels libéraux, de petits notables, de paysans, ...
L'occitanisme paie gravement sa fonctionnarisation.
Auteur : Vincent.P
29/04/11
Adishatz
je voudrais répondre à Gérard S.G, c'est vrai que votre analyse me parait judicieuse contrairement à nos néos basques..
Je tiens à préciser qu'effectivement nous avons fait le choix de l'enseignement d'un gascon très local (aspois, plaine,...) dans les calandretas pour que les enfants communiquent et soient en contact avec des locuteurs naturels sur leur territoire et garder des spécificités linguistiques gasconnes locales.

Par contre l'enseignement dispensé à ces gamins leur fait découvrir toutes les formes parlées sur le territoire géographique de langue d'oc.
Ils ont des échanges linguistiques et correspondent avec des enfants du Gers, de Montpellier, de Marseille, de Vath d'Aran, chacun dans leurs idiomes et se comprennent très bien contrairement à ce qui est avancé sur ce site.

Je vais prendre un exemple concret : depuis toute petite j'ai parlé à ma fille en gascon et plus particulièrement aspois avec l'article eth et era, elle a suivi ensuite un cursus scolaire à Lescar en calandreta où l'article de plaine est lo ou la, aucun souci.
Elle a finie sa scolarité au collège Calandreta de Gasconha à Pau, maintenant elle prépare un capes d'occitan.
Elle a été plusieurs faire des stages linguistiques en Vath d'Aran et en Catalogne, elle manie avec facilité tant l'aranais que le catalan mieux que son vieux père..
Le gascon appris à Calandreta, les diiférentes façons de parler sur le territoire de langue d'oc dispensé également à Calandreta l'aident aujourd'hui a communiquer partout.

C'est vrai que j'avais oublié de préciser qu'au dela de l'idiome local ces gamins apprennent aussi les différents parlés d'oc.
Atau pensi que ne poderam pas jamei aver eth medish punt de vista dan Vincent P e F Lartiga qu'eth deishi aqui eths mes perpaus, eths gascons sian occitanistas que continuram a trivalhar eths ta'era cultura noste au maugrat deus praubes gahus qui ne saben pas sonque arroganhar shens miar solucions.
Nosautes ne desham pas cader e si deman Helmutt Van Springel omi vau aprener eth gascon aquo sera plan.
Si cau aver un nom gascon ta aver eth dret d'apprener era lenga solida tot que s'acabera viste, mes sustot aquets perpaus qu'em bremban devis "nationalistes" mashants.
Jo ne soi pas ta l'adn gascon ta aver eth dret de parlar.
adishatz a tots
Auteur : inconnu
29/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, las vòstas darrèras frasas que son inacceptablas :
"Si cau aver un nom gascon ta aver eth dret d'apprener era lenga"...
On atz pescat aquò ? digun aci n'avot jamei l'idea absurda d'empachar los qui n'an pas un nom gascon (jo que'n soi !) d'apréner lo gascon. Au contrari...
N'ei pas ua question de dret, mès de probabilitat de tiéner "era lenga" d'era familha (Papè-Mamè...).
Qu'èi constatat dempuei anadas a que la motivacion majoritari (botem au mensh 80%) entà apréner lo gascon qu'ei d'aver ajòus qu'ac parlavan, o au mensh d'aver viscut en un endret on èra parlada la lenga.

Absurde e de maishante hé tanben : "Jo ne soi pas ta l'adn gascon ta aver eth dret de parlar."
Quin maishant deliri !
Que sajan ua analisi sociolinguistica seriosa, qui pren en compte l'importància de l'origina geografica deus poblants, e vos, sortíssetz l'acusacion de racisme e de "nationalisme mashant". Pr'amor de ne pas poder arrespóner seriosament ?

Òc au debat, non a ua guèrra on tots los trucs e serén permés !
[Tederic M.]
Bonjour,

Je lis avec attention cet échange. Je suis intervenu deux fois en basque sur ce site. Je dois avouer que c'était un petit piège et non pas, comme le suggère M. Arrosères, une manière de "frimer".
Je voulais voir quelle serait la réaction des occitanistes qui fréquentent gasconha.com.
Celle de M. Arrosères est conforme à ce que j'attendais de la part d'un occitaniste, le piège à fonctionné.
Cela l'ennuie et il me donne du néo-basque avec une espèce de condescendance à peine voilée.
Oui, je suis euskaldun berri et fier de l'être. Je suis très bien accueilli au Pays Basque et il n'y a bien que les occitanistes que cela fait suer.
J'ai expliqué ailleurs le pourquoi de la haine secrète des occitanistes envers les Basques.
Par contre, je ne comprends pas l'agacement de Gérard. Je vais faire un parallèle. Je suis certain que, quand nous écrivons ici en gascon, bon nombre de français monolingues doivent bouillir de rage.
Réagir comme ça devant un petit texte, pas très compliqué, en basque de néo locuteur, est surprenant de votre part, Gérard, vous réagissez comme notre français face à un texte gascon qu'il ne comprend pas.
Pour le reste, je suis à 100% d'accord avec ce que vous dites et avec ce que dit Vincent.

Maintenant, voici l'occitaniste M. Arrosères poussé dans ses retranchements et qui, faute d'arguments, traite ses adversaires de méchants nationalistes (mais un nationaliste occitan, lui, est gentil) nazis.
Ce n'est pas dit comme ça mais c'est exactement ce que ça signifie.
Ceci est méprisable, c'est l'argument ultime de ceux qui n'en ont pas.
Jusqu'ici, M. Arrosères, je vous aurais rencontré sans aucun problème.
Maintenant, il vaut mieux que nos chemins ne se croisent pas.
Vous êtes minable, comme la plupart des occitanistes par ailleurs.
Auteur : P.Lartigue
29/04/11
Oubli. Gérard, oui je suis anti occitaniste, contre un certain occitanisme en tout cas, celui qui se répand depuis quelques années et vous l'avez bien compris d'après ce que je peux lire dans votre précédent courriel.
Mais je ne pense pas que le constat de la réalité définisse mon anti occitanisme.
Dire que la langue est à l'agonie n'est pas de l'anti-occitanisme, c'est un constat que seuls les ravis de la crèche ne sont pas capables de faire.
Ce n'est pas de ma faute si ces ravis de la crèche sont pour la plupart occitanistes.
Auteur : P.Lartigue
29/04/11
Discours lénifiant ...
D'abord, il n'y a aucun intérêt à ce que des Gascons apprennent le limousin ou le provençal, c'est mal apprendre plusieurs langues à la fois (il vaudrait mieux se plonger dans chaque phrase de Camelat que de vaguement avoir tout survolé de la production d'oc, voire que d'être un spécialiste de l'oc médiéval) et en sus, c'est faire la confession qu'il n'y a pas intercompréhension des dialectes autrement que par le calque du français.
Du reste, il est normal qu'un enfant reprenne l'entreprise familiale, mais je ne miserais pas trop sur l'enseignement de l'occitan comme carrière d'avenir : pas de demande, pas d'offre. Le CAPES à Bordeaux est sérieusement menacé par exemple.

Pour ce qui est de la question des patronymes, je pars seulement du principe que pour une approximation du nombre de locuteurs, il est probable que Firmin Laborde, sis Chemin de La Crampe à Montagut-Castetnau parlera un meilleur gascon que Ludovic Moreau qui habite le centre-ville d'une agglo de plus de 100.000 habitants.
Cela vaut ce que cela vaut, on sait jamais, peut-être que les mânes de la ferme au dessus de laquelle a été construit l'immeuble où habite Ludovic inspirent ce dernier et qu'il se réveillera demain matin fin gasconophone.

Enfin, pour ce qui est de l'accusation de nationalisme, je ne sais trop quoi en faire, je ne me sens pas terriblement insulté, parce que je me sens tout à fait patriote et n'ai aucunement honte d'aimer profondément mon pays natal que je ne résume pas à sa langue vernaculaire.
Si les régionalistes occitans s'indignent comme des vierges effarouchées dès que l'on fait montre d'un peu trop de passion pour "lou pèÿs", il ne faut pas aller chercher plus loin les ressorts de leur inefficacité.
Auteur : Vincent.P
29/04/11
Voila malgré quelques "coups de gueule" un peu délicats, quelques bons éclaircissements :
- personne n'interdit à personne d'apprendre le gascon, même si l'apprenant n'a pas les "quatre cognoms" comme disent las Catalans, mais on peut bien reconnaitre que sans entrainement culturel fort voire majoritaire, c'est peu probable et l'assimilation continuera dans l'autre sens (langue puis accent puis... mémoire) ;
- sur le plan sociologique, les remarques de Vincent P sont dures (comme souvent !) mais j'y reconnais une vérité assez criante qui devrait simplement amener les occitanistes à prendre des distances face à de nombreux tics sociologiques que génère immanquablement un même milieu et à s'ouvrir davantage, fût-ce à ceux qui sont assez différents de leur monde habituel (M.Arroseras va sans doute me répondre qu'ils ne m'ont pas attendu, soit...)
- l'apprentissage de versions plus ou moins différentes d'une même langue, voire de langues proches les unes des autres, donne aux jeunes aprenants de l'agilité pour ensuite s'adapter à d'autres parlers.
Mais cela ne répond pas à la question de l'usage social "normal" (OK dans une situation de "voyage" mais quid lorsqu'il s'agit d'être en permanence, dans un même lieu ou plutôt dans la même situation sociale (au marché, dans une entreprise, etc...) on sera confronté en permanence à un grand nombre de variantes ?
Je crois que ce n'est guère vivable dans des communautés, surtout quand la vie sociale actuelle les oblige à une réelle fluidité, les gens arrivant, restant, partant à rythme assez rapide, ce que je déplore par ailleurs, mais la société actuelle est ainsi et ça menace de durer ?
Par ailleurs, et aussi comme conséquence de ce que je viens d'écrire, il faut bien une "koiné" commune ou à peu près telle.
Je crois que l'occitanisme actuel le sait bien et prévoit que si la langue d'oc retrouve un usage social normal donc assez généralisé, cette "koiné" commune sera immanquablement cet "occitan central" qui d'une part me parait être de l'ordre de l'invention avec tout ce que ça signifie et par ailleurs n'est pas du tout central pour des Gascons.

Enfin, je répondrais à Felip que ce site s'appelant "Gasconha.com", je vois mal pourquoi un francophone pur devrait s'irriter d'y lire assez souvent des posts peu ou pas compréhensibles pour lui parce que rédigés en gascon ; si ce site était "euskal herria.com" je m'abstiendrais donc de tout agacement !
Mais sa provocation (que j'avais bien identifiée comme telle !) ne me parait pas bien grave non plus et nous pourrons avoir à l'avenir d'intéressants échanges en deux langues que nous ne comprendrons ni vous ni moi : ça va être rigolo, sinon passionnant !
Auteur : Gerard Sent Gaudens
30/04/11
Bonjour Gérard,

Dans la mesure où j'appartiens au groupuscule vasconniste, l'emploi de l'euskara ne me paraît pas si exotique que cela sur un site gascon.
Je considère effectivement que le basque est notre langue mère, à nous vasco-aquitains romanisés.

J'aimerais bien sûr que les gascons conscientisés aient quelques connaissances de basque, ou sachent au moins d'où nous venons.
Quand j'entends M. Arrosères dire qu'aller vers les Basques est aller se chercher une autre identité, les bras m'en tombent.
Est-il sérieux ou simplement mal informé au sujet de l'origine des Gascons.
Maintenant, je dois dire que cela me vexe beaucoup de m'entendre dire que je poste quelques malheureux courriels en basque pour frimer.
Pensez-vous réellement qu'on apprend une langue comme le basque juste pour frimer ?
Peut-être y a-t-il autre chose derrière cette volonté de posséder les deux idiomes majeurs de Vasconie, le basque et le gascon.
Si vous le voulez, nous pouvons échanger en gascon, c'est ma langue familiale.
Mais j'espère bien que M. Arrosères ne prendra pas ça pour de la frime.
Auteur : P.Lartigue
01/05/11
D'acordi, Felip : qu'es lo gascon qui ns uneix, vertat ? E qu'at mestrejatz mielher que jo !
Auteur : gerard s-g.
01/05/11
Adishatz
Bien qu'en désaccord complet avec P Lartiga je tiens a lui présenter mes excuses en effet j'ai mal lu son texte et mal interprété ses propos en effet il ne m'a pas traité de nazi je m'en excuse encore.
Par contre moi non plus je ne l'ai traité en ces termes, c'est lui qui interprète comme cela mes propos...
Jamais malgré mon désaccord avec ce monsieur je n'utiliserai de tel mots, les nazis étant la lie de l'humanité jamais je ne permettrai de qualifier une personne en ces termes.

Certes notre désaccord est profond, je ne me considère pas comme un gentil occitan, je ne suis qu'une personne passionée un peu trop peut être d'où mes propos excessifs et je fait mon mea culpa.

Par contre je ne supporte pas l'amalgame entre des gens de bonne volonté fussent-ils occitanistes et des personnes qui critiquent et qui dressent un constat aussi noir de notre culture.

Si je suis les écrits de Vincent et P lartiga notre langue étant dans un sale état il faut faire quoi, tout laisser tomber, abandonner, se tourner vers une autre langue le vascon ou euskara, hé bien non je vais avec mes amis continuer a me battre pour que ma culture continue a vivre.

Adishatz passatz totun un bon dia.
Auteur : Miqueu Arrosères
02/05/11

Réponse de Gasconha.com :
Mercés hèra Miquèu per aquestas excusas !
H. Lartiga que'n serà susprés, pr'amor que n'a pas podut léger los messatges on i avè aquera maishanta interpretacion sus "a qui s'adreçava l'acusacion de nazisme" : qu'us avèvi blocats en esperar ua rectificacion de la vòsta part.
La rectificacion qu'arriba, que'n soi solatjat e urós !
Que blòqui definitivament la publicacion deus tres grans de sau deu Miquèu, qui contienèvan "l'error d'interpretacion" e quauquas causòtas mei qui n'èran pas tròp gaujosas.
Que calerà, Miquèu, que siatz un drin mensh pagalhós, e que la passion ne'vs empache pas de léger tranquilament los messatges deus "adversaris" !-)

A tots :
Aqueth hiu de grans de sau que vad longàs. Si hornitz responsas, vau sajar d'ac copar en dus.

[Tederic M, webmèste]
Mercès d'acceptar eras meas excusas, per contra que i a totun un chépic, que serè importent de diser que P lartiga s'engana quan dit que Pagalhos qu'ei un "gallicisme", que n'i a pas traças en nath dictionari gascon d'aqueth mot pagalhe..
Pagina 718 o 729 brembi pas dera pagina, sus eth Palay que i a aqueth mot e era definicion, ta jo qu'ei de dau har de no pas disèr aquo.
Per un cop noste P lartiga que dit ua grana peguessa.
Eth tanben qu'ei anat era loenh de cap ta jo e eth miei temps occitanista totun...
jo qu'em soi desencusat, eth...
Auteur : miqueu arroseres
02/05/11
Adixatz monde,

Que compreni hòrt plan las pleitejadas síinn a bèths còps ahuecadas.
Totun, que cau tabé sajar de's guardar la lenga. Mes qu'es atau, çò de dit qu'es dit.
Qu'atz arrason Miquèu, no'ns poderam pas jamei aduar mes que sèi arreconéixer los dond tribàlhann dab arsec e los dond chaspílhann xentz d'estar quauqu'arré mei qui monde boharòcs.
Que soi assolidat de que tribàlhatz.
Ne m'adui pas dab l'estrategia occitanista mes qu'es lo tot.
Adara, missa dicta est.
Jo tabé qu'èi pro tribalhat entau gascon mes, tabé com ac dixoi enlòc mei, que voi utilisar las anadas de vita dond sòbrenn entà har causas dond m'interéssann.
L'occitan no m'interessa pas mei, desempuix 25 anns.
Qu'èi hèit çò qui podí entau gascon mes que dèixi tot aquò adara.

Alavetz, que contunhi la mia passejada en çò deux nòstes hrairs bascos, qu'es lo men camin e ne poix pas díser arré mei. Que m'agrada e qu'es lo tot.
No'm torni pas cap a l'euskara, que torni tot simplement a soa casi, la deus mens ajòus aquitans.
Un saunei ? Ua utopia ?
Bilhèu.
Seguitz la vòsta camiada occitana e jo que harèi lo men viatge vascon.
Auteur : P.Lartigue
02/05/11
Mossur de Lartiga, eth me viatge qu'ei tanben gascon, que soi biarnès, gascon, mes tanben occitan, qu'ei atau.
Dons a vos tanben qu'vs désiri un bon viatge sus aqueth auta camin.
Cadun qu'a eth dret de s'arretrovar cap a'ra sua causida, qu'arrespecti aço.
A beth leu e bon viatge sus un aute caminau.
Pagalhe qu'ei sus eth Palay..Désolat
Auteur : Miqueu Arroseres
03/05/11
Anèm Halip, quitament se passas au basco, ne deishís pas d'escríver en gascon, atau quen te vaga, qu'es tostemps un plaser de te lugir ! Chis Pè Néguer !
Auteur : Renaud
03/05/11
Adixatz brave monde,

Que sui tornat espiar lo de'quò de pagalha pramon que sui un chic capborrut e ponhastre.
Que dídenn los Landés que'n sonn, qu'es le tusca.
Qu'atz arrason Miquèu, pagalha qu'es a le paja 719 deu Palay, dab uva nòta qui carretz totun léger (edicion deu CNRS 1980).
Mès tornatz aubrir lo purmèr gran de sau d'aquera batsarra de les importentas tà l'avir de Gasconha, que veiratz no parlèvi pas briga de pagalha (subsantiu) mes de pagalhós (adjectiu e substantiu) qui, mau sínguinn hurgas de les hensas e seriosas, n'èi pas podut trobar enlòc en çò de Palay, ni mei tapauc en çò de Lespy, ni en çò de Per Noste, ni en çò de La Civada, ni en çò d'Arnaudin, ni en çò de Meaule, ni en çò de Moureau, ni en çò de Vigneau, ni en çò d'Alibert, ni en çò de Laux, ni en çò deu quiti grand Mistral.
Bilhèu pagalhós qu'existeix en quauque lòc mès qu'es, au grand sòlide, hòrt bienn estujat.
A bèths còps, que dic pegaus mès ne crei pas qui n'agi dit ua s'aqueth de'quò. N'es pas mei un gran de sau aquera desbatalhada dond s'esperlonga, que va vàder un tructat de lexicologia.

Dinc a 'nhaut'còp.
Auteur : H.Lartiga
03/05/11
Adiu Renaud,

Com va lo Mamisan ? Qu'espèri les toas passejadas capvath les Pirenèas que's despàssann bienn.
Sabes plan n'èi pas arresignat lo mon gascon aimat, que'n parli cada còp qui'u puix har e que contunhi de me l'alindar.
Vertat que tribalhi xentz bacsar dab lo basco, qu'es hòrt ua lenga interessenta mès qu'es dur, hilh de cloca !!
Lo gascon qu'es e que damorerà totjamèi le mia lenga de còr, le de soa casi, deu mon temps de mainatge, los vielhòts de nòste quand èrann vius e quand parlèvann.
Sabes, qu'escoti sovent los enregistraments qui coneixes, xentz de m'estadir jamèi.
Que m'agraderé poder devisar unqüèra dab aqueth monde.
Quand vivènn, ne'm dèvi pas briga compte de le valor de tot aquò.
Estossi adara, que'n chuquerí cada chòt.
Bonaürement, que'us èi coneixut e que'us èi podut audir. Qu'èi hòrt aprés dab iths.
Lo basco, que'n puix parlar dab monde plan vius e qu'es un plaser deus grands.
Auteur : H.Lartiga
05/05/11
Bonjour Gérard,

Je relis votre "gran de sau" du 29 avril. Vous y faites des remarques extrêmement justes et judicieuses. Des constatations de terrain radicalement opposées, certes, mais c'est tout de même moi qui dit la vérité, le gascon n'est plus la langue usuelle de la Gascogne et du Béarn. Point barre.
Vous regardez les occitanistes avec méfiance et vous avez raison. Vous citez le cas de M. Grosclaude qui, comme les autres "capulats" occitanistes, fait la promotion de l'occitan au niveau international.
De quel occitan ? Pas du gascon bien sûr, puisque ce n'est qu'un "dialecte". Du seul et vrai occitan digne d'être présenté au niveau international, l'occitan référentiel ou central (nous, Gascons, sommes à la périphérie, un peu comme la province pour Paris), c'est à dire le languedocien (cf. les ingérences catalanes après que les missionnaires occitanistes sont allés les évangéliser).
Par devant, en France, un discours sur le respect de la diversité dans l'unité, ou l'inverse et blablabli et blablabla, par derrière, en Espagne, la promotion du seul vrai et bel occitan.

Vous avez parfaitement compris la stratégie Gérard. Le gascon reste un patois avec enseignement des micros patois, l'occitan noble, celui de l'élite, celui qui sert de langue de communication au niveau international, c'est le languedocien.
Tout cela est écrit depuis les débuts de l'occitanisme mais les occitanistes gascons et béarnais refusent de le voir et de l'admettre.
Quelle en est la raison ? Cécité, lâcheté, complicité, malhonnêteté intellectuelle, bêtise ? Je ne sais pas, à vous de voir...
Auteur : P.Lartigue
08/05/11
APERET A TESTIMONI

Anem gojatas e gojats, que vau un chic prèmer la barra. N'es pas briga caritadós e que sèi lo bon Diu que me'n saberà mau quand m'apresenti davant Sent Pèir.
Qu'èri ger a Herri Urrats.
Bon, ne'm voi pas trufar deu monde, borrar per darrèr o tirar a boca tocanta, com vólhitz...
Totun, qu'èi vist monde a milas e milas, detzenats de milèrs tad ac díser tot.
D'Hegoalde, d'Iparralde, joenns e vielhs.
E mei, qu'èi podut parlar basco tota la jornada dab un hèix de monde de tota traca.
Ua question totun, au qui'm poderà assabentar, xentz de'vs comandar.
Ond es lo Herri Urrats occitan ?
Totun, Occitania, dab los sons trenta e un departaments, los sons millions de poplants e los sons centenats de milèrs de parlaires !!!
Pramor ací n'es pas sonque miei departament, que'vs ac brembi.
Qu'espèri ua arresponsa dab lo lòc e lo moment entà qui posqui anar-i.

Hilh de puta, qu'entèni dejà los tònns, lo castig qu'arriba !! Occitanus Magnus que'm va dar l'arrevira-te-enlà qui m'ameriti.
Auteur : H.Lartiga
09/05/11
En relisant ce post, je vois que H.Lartiga me demandait (et se demandait) le 8/5 pourquoi les occitanistes gascons ne semblaient pas voir les conséquences pour le gascon (entre autres) de la stratégie occitaniste actuelle et n'en tiraient pas les conséquences.
Curieusement aucun d'entre eux n'a répondu.
En ce qui me concerne, je n'en sais positivement rien car je n'ai guère de contacts de ce côté là.

Toutefois quand je me rappelle les positions de ceux que je connus il y a longtemps, au temps où la langue se maintenait encore, surtout en Béarn - et la majorité d'entre eux tenait au Béarn d'une façon ou d'une autre), je peux dire qu'ils croyaient sincèrement au discours officiel (en gros, on change l'orthographe car c'est celle de la langue commune mais on ne change rien à votre façon de parler, et d'ailleurs on ne change RIEN : l'occitan "central" qui pointait son nez n'était pour eux qu'une référence linguistique commode, une sorte de preuve par neuf de l'unité d'une langue structurellement partagée entre plusieurs dialectes parfaitement distincts (cf les écrits de Pierre Bec, occitaniste gascon de cette sorte - et de bon calibre - ), quelque chose qui rappelerait les tenants de l'écu, monnaie commune face à ceux de l'euro, monnaie unique, si l'on veut !

A l'époque, jusque vers la fin des années 1980 peut-être, le rapport de forces était bien de leur côté :le gascon était encore pratiqué, sous des formes dialectales variées avec prépondérance des parlers du Béarn, le gascon écrit s'unifiait doucement au bénéfice d'une forme plus ou moins béarnisante et l'occitan central ne menaçait objectivement personne.

Maintenant que le flux de la pratique quotidienne s'est assez largement retiré, le danger d'une substitution (de langue de référence identitaire pas de langue usuelle, celle-ci restant le français sauf des cas isolés de maintenance ou de reviviviscence grâce à de louables acharnés comme H.Lartiga ou M.Arroseres) m'apparait plus réel : le rapport de force a changé.
Mais les occitanistes gascons restent fidèles à leurs honorables pères de la génération précédente et ne veulent pas tourner le dos à leurs enseignements, ce qui me parait à la fois moralement respectable quoiqu'erroné à mes yeux.
De plus, tourner le dos à cet enseignement constituerait un saut dans l'inconnu dont les conséquences seraient imprévisibles : voyez ce qui se passe quand on se met à retoucher l'orthographe et de loin en loin on en arrive à l'Enstitut de Biar e Gascougne par exemple....
Enfin n'oublions pas la légendaire mais réelle prudence des Béarnais qui savent généralement assez bien compter : si on de passe du parapluie occitaniste et de la reconnaissance officielle qui va avec, avec quoi tournera la machine ?
Je le dis sans esprit polémique car bien peu sans doute, malgré ce que l'on lit parfois ici, doivent y trouver un réel avantage personnel, mais enfin il faut bien faire marcher les calendretas gasconnes, les maisons d'édition, etc.... et se retrouver seuls dans l'aventure fait peut-être froid dans le dos à tort ou à raison (je n'ai jamais été amené à mettre mon nez dans ce genre de comptes et reste sans avis tranché là-dessus).

Bref cela nous amène à nous demander si une rupture de ponts serait psychologiquement et financièrement viable, voire même se convertirait en un électrochoc salutaire.
Seuls les occitanistes gascons me paraissent en mesure de répondre.
Mais y a-t-il une solution intermédiaire si l'occitanisme central ne revient pas en théorie et dans les faits à la position "confédérale" que j'évoquais plus haut ?
Cela n'aurait pourtant rien de bizarre car il ne me semble pas que les occitanistes gascons de l'époque des "fondamentaux occitanistes" aient été alors publiquement contredits officiellement ; appel aux mémoires pour vérifier si je me trompe.
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
21/05/11
J'adhère, Gérard, à ton analyse.
L'attitude "loyaliste" de la plupart des occitanistes gascons, alors que la direction occitaniste actuelle les trompe, à mon avis, me fait penser à l'attitude de beaucoup de communistes, loyaux envers et contre tout, à la direction de leur parti.
Nous sommes quelques uns à être capables d'un comportement plus audacieux, soit que nous sommes plus lucides, soit que nous sommes extérieurs au tissu relationnel occitaniste, soit que nous sommes plus sensibles à la différence gasconne, soit pour d'autres raisons encore.

Ma proposition est de favoriser une mouvance gasconne autonome, qui ne tombe pas dans un anti-occitanisme primaire, de façon à accueillir les occitanistes gascons au fur et à mesure qu'ils se détacheront du dogme.

En même temps, la force d'un mouvement gascon autonome ne viendra pas de la conversion d'une partie des occitanistes gascons, mais de notre capacité à interpeler une part substantielle de la population du triangle gascon (qui souvent ne connait rien de l'occitanisme).
Auteur : Tederic M.
21/05/11
Chers Gérard et Tederic,

Voici, pour la première fois vraisemblablement, le débat posé avec une grande intelligence et/ou lucidité.
Comment sortir sans trop de dégâts de l'occitanisme en Gascogne ? Le problème est que nous ne sommes plus maîtres de notre destin et que cette question engage bien plus que la seule Gascogne.
L'occitanisme, depuis des années, s'est enferré dans le dogmatisme actuel, dont les germes existaient dès la naissance du mouvement.
Que la Gascogne et les Gascons quittent le navire et c'est tout l'édifice idéologique, patiemment bâti au cours des décennies, qui s'effondre entièrement.
Je pense que les occitanistes gascons, au delà de leur fidélité "à la communiste", l'ont parfaitement compris et ils ne franchiront jamais le pas.
L'occitanisme assure à peine la maigre gamelle des subventions, alors le saut dans cet inconnu dont parle Gérard est évidemment effrayant.
L'occitanisme porte en lui sa propre mort et entraîne avec lui la Gascogne, entre autres.
Je ne crois pas en un sursaut des occitanistes gascons et béarnais ; fidélité, intérêt, conviction idéologique, peur, cécité...
Toutes les options existent, avec des mix possibles entre elles.
Je ne crois pas en l'Occitanie et je ne crois plus en la Gascogne, le mal est trop profond pour qu'un réveil identitaire soit possible.
Les Gascons, en plus d'être quasi étrangers à leur identité, sont devenus minoritaires dans de vastes zones de leur territoire et en passe de le devenir sur l'ensemble dudit territoire.
Donc, pour répondre à Gérard, je ne m'acharne plus, puisqu'il est bien question d'une espèce d'acharnement thérapeutique.
La dernière remarque de Tederic est juste, il n'y a rien à attendre d'une éventuelle conversion des occitanistes gascons, elle ne se fera jamais, sauf peut-être pour les plus jeunes dont certains fréquentent Gasconha.com.
Malheureusement, je ne crois pas beaucoup en notre capacité à interpeller la population du triangle gascon.
Les Gascons et la Gascogne, outre la substitution de population en cours, sont trop profondément francisés à tous les points de vue.
Combien de Gascons, aujourd'hui, se sentent-ils plus gascons que français, voire uniquement gascons ? Je ne peux pas donner de réponses à cette question mais en ai une petite idée.
Auteur : P.Lartigue
26/05/11
Adixatz a tots,

vous me surprenez toujours avec vos constats caricaturaux.
Dans la montagne la llengue est encore vivante. Au marché de laruns j'entends et je parle gascon (et pourtant je viens de Bigorre).
Je ne suis allé qu'à un seul concert de Nadau (à Bagnères) et beaucoup de monde (plutôt agé bien sur) parlait gascon.
On ne vit pas dans les mêmes Pyrénées ou alors certains ne veulent pas voir la réalité.
Attention je suis très pessimiste sur l'avenir de notre langue, mais il faut arrêter de caricaturer pour à tout prix vouloir prouver que les affreux occitanistes ont perdu le combat.
Auteur : Ronan Lattuga
10/06/11
Adixatz Mossur Lattuga,

Qu'atz arreson, no vívem pas en lo medix monde e no védem pas la medixa realitat.
Mes s'ac dísetz, se pàrlann enqüèra gascon de tot bòrd en las Pirenèas, que'n soi hòrt content.
A nòste, Biscarròssa/Lanas de Gasconha, e qu'es bilhèu excepcionau, lo monde n'en pàrlann pas mei enlòc, o quasi.
Mes ne poix pas mudar entad anar víver a Laruntz/Larunç (?).
E totun, aquera isla gasconparlanta que m'agraderé hòrt.
Auteur : H.Lartiga
16/06/11
Bravo
Chers amis Gascons,

Je découvre votre site grâce à mon ami PJ Momas qui m'en a indiqué l'existence.
Bravo et bonne continuation à vous !

Marc Mosnier, illustrateur.

mosnier.blogspot.com
Auteur : Marc Mosnier
27/04/11
Afficher Bravo en particulier, et peut-être donner votre avis...

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