VIELH
NAVÈTH
Tonneins / Tonens
Bordeaux / Bordèu
Pays de BuchLang-Baz*
*Langonnais-Bazadais
pour les intimes
(Aucun mot recherché)
Résultats par types de document :
1678 mots
211 prenoms
2046 noms
3583 lòcs
450 banèras
932 grans de sau =====>
714 ligams
Cercatz ! Cherchez !
Tapez un mot (ou un tròç de mot) :
Recherche par Google

dans Gasconha.com
dans Internet
Cherchez par aire géographique ou par thème dans les ligams :
aire géo :
Toutes !
Angoumois
Gascogne bordelaise
Gascogne médiane
Gascogne toulousaine
Lande-Adour-Chalosse
Landes-Adour-Chalosse
Pays Basque
Pyrénées
thème :
Tous !
Langue
Cuisine
Jòcs, hest@s, heir@s
Musique
Architecture
Histoire
Vasconie
Ecologie
País
Technique de bâtiment
Prospective
Pour recevoir les navèras (nouvelles) de Gasconha.com : courrier
Cliquez ici pour vous inscrire à G(V)asconha-doman
Cliquez sur le logo pour vous inscrire
à G(V)asconha-doman
(forum par e-mail sur la Gascogne d'hier à demain)
Écrivez-nous !
Code HTML pour les webmestres :
Lo blòg deu Joan
Au centre de la gascosfèra.
LEXILOGOS
LEXILOGOS
mots & merveilles des langues d'ici et d'ailleurs

MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams
"crounhic" et "légagnes"
Deux mots employés par mon père né il y a 100 ans à Arcachon où sa mère venue de Chalosse était bonne dans la ville d'hiver, me sont revenus : je me demande si ce sont des mots gascons : "crounhic" avec un n mouillé, désignant le croûton de pain, et "légagnes" les petites mucosités du coin de l'oeil que l'on doit débarbouiller avant d'aller à l'école.
Mais c'est peut-être une invention paternelle.
Cela m'importerait vraiment de le savoir.
Adishats a tots.
Auteur : Dominique
09/04/11

Réponse de Gasconha.com :
laganha et ses variantes de forme ou d'écriture est connu, et curieusement a retenu l'attention de pas mal de "gasconhautes", peut-être parce que le français n'a pas (apparemment) de mot équivalent.
Afficher "crounhic" et "légagnes" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Cronhic m'est inconnu, par contre "conhic" (pr :cougnic) est bien un croûton de pain en gascon landais en tout cas.
Leganha (pr :legagne) est en français une "chassie", mot guère connu ni employé (on connait mieux les yeux" chassieux").
Auteur : Gerard Sent Gaudens
09/04/11
Mon père né il y a 83 ans me confirme que « légagnes » sont bien des petites mucosités au coin de l'œil. Sûrement terme employé dans le nord de la Gascogne landes bordelaises :
« Qu’as la legagne au cunh de l’oelh » expression qu’on lui disait souvent tout petit m’a-t-il dit.
Auteur : Tédéric D
09/04/11
Je n'ai jamais parlé que de légagnes pour nommer ces mucosités de l'oeil, et je n'ai pas 100 ans. : )

J'ai longtemps pris le mot pour très correct en français, comme mouquire.
Auteur : Vincent.P
09/04/11
Je confirme :"legagne" et "mouquire" sont restés très vivants en français régional de Gascogne ; ils étaient courants dans le Bordeaux de mon enfance mais je suppose que ce n'est hélas plus le cas...
Il serait urgent de reconquérir la langue car le français régional se normalise de plus en plus. Il n'est plus une expression de notre identité à l'abri de la disparition puisque, par définition, il est exception à la "norme" véhiculée par les média de toute sorte (qui elle même bouge mais pas dans notre sens. )
Auteur : Gerard Sent Gaudens
10/04/11
Merci à vous de ces réponses, en y repensant , je crois aussi que c'était "conhic" et que c'est la contamination de croûton qui m'a fait mettre un "r".
Du coup j'ai une autre question qui me vient, mon Père appelait l'autorail pour aller à Saint Sever ou à Peyrehorade, je ne sais plus trop, la "Pauline" et non la "Micheline" comme on le disait ailleurs, y aurait-il quelque gasconaute qui aurait déjà entendu la même chose et qui saurait pourquoi ?
Bien à vous tous.
Auteur : Dominique
11/04/11
Adishatz Dominique,
pour répondre à ta dernière question : mon père qui aurait 102 ans cette année appelait aussi la micheline "pauline" ; en fait c'est le surnom donné aux anciens autorails du midi construits sous l'impulsion de Jean-Raoul Paul.
Auteur : J.P.Depeyris
11/04/11
je confirme, "cougnic", "lagagne"/"lagnagnous", "mouquire"/"mouquirous" sont très utilisés en Chalosse

désolé, j'écris en phonétique...
Auteur : Christophe L.
11/04/11
Mercés plan a tots  !
Nantie de vos réponses hier soir dimanche, j'ai été musarder sur le site au hasard, lisant anciens "ligams" , "grans de sau", et comme la remarque de Gerard Sent Gaudens sur la normalisation de la langue française me trottait dans la tête, j'ai été frappée de quelque chose :
c'est la qualité de la langue insufflée par le gascon et la culture gasconne que l'on trouve ici sur ce blog dans les billets des uns et des autres.
Moi qui n'ai jamais vécu au sud de la Loire sauf pendant les merveilleuses vacances, j'ai toujours remarqué la formidable force de la langue française parlée et écrite par les Gascons.
Que ce soient les gens de ma famille, tous ouvriers ou domestiques qui avaient au mieux leur certificat d'étude, que ce soient mes Professeurs d'Université gascons de Paris quand je préparais dans les années soixante l'agrégation, il y avait une "inscription" proprement spécifique des gens de chez nous dans le français.
J'ai retrouvé la même chose dans le livre en français de Bernard Manciet "le golfe de Gascogne", je dois dire que je ne connaissais pas l'auteur et que j'ai trouvé ce livre dans une librairie d'Orléans, et là choc ! une langue française, une culture investie et non envahie par le gascon, cette langue là, ce beau français au souffle gascon, est peut-être une piste pour notre identité.
Amitiés à tous et à chacun.
Auteur : Dominique
11/04/11
Je suis tenté d'avancer deux raisons à la qualité du français supposé parlé et écrit en Gascogne (mais je ne suis pas sûr que tout le monde soit d'accord, ni avec la constatation de Dominique ni avec les deux raisons que j'avance) :
- ceux qui ont acquis une langue plus tard que les autres la respectent mieux et en tous cas pendant davantage de générations;; je le vois bien dans des échanges demèls en français entre Français, Magrébins et Subsahariens dans mon univers professionnel : ceux dont le français est le meilleur sont sans conteste les Africains et nord-africains, la plupart des Français estropiant et anglicisant les formes et confondant les conjugaisons.
- en pays d'oc et en Gascogne en particulier, peut-être pour être restés plus longtemps proches de la ruralité, nous employons une langue et un vocabulaire plus imagé et enraciné dans le réel que les Franciliens de "vielle" souche dont la langue est devenue plus resserrée et plus abstraite (virtuelle bientôt).

Cela dit, j'aimerais que les Gascons, tout en continuant à pratiquer ce genre de français là, se réapproprient des traits culturels qui leur sont plus profondément personnels, telle la langue gasconne, et je rejoins là le fil parallèle issu de mon post sur le concert des Esclatats, Pagalhos et autres..
La langue gasconne que nous aimons, même tant soit peu normalisée (il le faut, faute de disparition ou de fusion dans un occitan artificiel) doit garder son côté "xucos" ou "shucos" si l'on préfère, et c'est bien un des problèmes de la réappropriation de la langue.
Auteur : Gerard Sent Gaudens
17/04/11
Lo francés regionau, barrejat de gascon, existis encara en per la region bordalesa. S'entend encara dider "Oh, la care qu'il tire", ou "Essuie-toi la mouquire". E aquò quitament de la par de junes, damorant en "citat".
Auteur : Dàvid
23/04/11
Voila qui me rassure(un peu) !
Auteur : Gerard S.G.
27/04/11
Il faut probablement ajouter l'effet que fait l'accent gascon en français (un exemple : Pierre Albaladéjo) : c'est snob.
D'ailleurs, les autres méridionaux perçoivent exactement ainsi l'accent gascon : un peu hautain et disons-le prétentieux.
Il est très clair que l'accent gascon se distingue très nettement de l'accent guyenno-limousin (qui sonne "faux" à mes oreilles : c'est clairement le "Sud" mais l'accent dans la phrase semble placé toujours bizarrement), de l'accent provençal évidemment, moins de l'accent toulousain, le vrai.
Auteur : Vincent.P
28/04/11
Es vrai aquò. Autescòps, l'accent bordalés daus Chartrons èra considerat coma elegant. Una punta d'accent gascon, ende saupicar la conversacion.
Auteur : Dàvid
30/04/11
David, que crèi que lo leugeir (o pas !) accent gascon hort aisit de reconeixer de la borgesia bordalesa d'autes cops (adara, malaia !) qu'era de las vielhas familhas catolicas de la Lana (tipe los de Mauriac) mès pas deus Chartrons si entenetz pr'aquo los negociants protestants d'origina britanica, nord -europea, barrejats de familhas de la vath de Garona ; l'accent d'aqueths era -qu'es enquera - un chic a part com lo tic de parlar de Beurdeu si m'escadi a imitar correctament dab un quaucomet d'accent anglès tabé ...
L'accent deus "petits" chartrons (comerçants e mestieraus deu quartier com los mos ajous deu costat mairau - que n'ei pas jamei entenduts a part la mia mair, plan segur ) que parlavan mès dab un accent gascon bordalès.
Auteur : gerard s-g.
01/05/11
Jean Lacouture (bordelais) dit qu'une des fonctions importantes de l'école des Jésuites où il a étudié était de débarrasser les élèves de leur accent (je ne sais plus comment il qualifie cet accent ; "du sud-ouest" probablement).
Auteur : Tederic M.
01/05/11
Parli d'un Bordèu d'i a bèra pausa, segur.
Estut estudiat per un gran lingüista de l'universitat de Bordèu, Paul Burguières (1919-2000), que'n analizet la fonetica, notadament.
N'èra plan l'accent daus "petits" Chartrons, que caracterizava petits artesans e botiquèirs.
E avè (a çò que pait) un caractèr gascon "elegant" marcat, que, pareish, la quite borgesia bordalesa d'origina estrangèira, dau monde dau negòci (Lawton, Azogui, Pereira...) aimava l'imitar (èra au cap dau sègle XIXau), que hasèva "chic". Es çò qu'entenduri, n'èi pas poscut verificar.
Auteur : Dàvid
11/05/11
être "lagagnous" : avoir des lagagnes dans les yeux.

Le cougnic est aussi le nom pour "cochon d'Inde".
Auteur : inconnu
19/05/11
Regret d'expatriée
Et moi aquitaine je suis née et nordiste je mourrai en exil...
Auteur : adelaida
02/04/11
Afficher Regret d'expatriée en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le titre dit "regret" ; êtes-vous vraiment décidée ou résignée à ne pas revenir au pays natal ?
C'est vrai qu'en être longtemps éloigné modifie la perception qu'on en a (et celle que les autres ont de vous) et on hésite voire on n'ose plus revenir, même quand on le pourrait encore...
Mais enfin, à moins qu'une émule gasconne de Ménie Grégoire puisse vous donner un conseil sur ce site, vous êtes la seule à pouvoir soupeser tout cela, je suppose.
Auteur : gerard sent-gaudens
07/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Le titre "Regret d'expatriée" a été donné par Gasconha.com.
Bordeluche en pays de Buch
Histoire en Buch

15 - Mame Boyosse fait la fête (Croquis du Bassin)



La tradition d'un langage populaire oublié.
Mâme Boyosse fait la fête.

Le 6 juillet 1991, la ville de La Teste fêtait, derrière une grosse machine à vapeur de 1950, les 150 ans de la ligne de chemin de fer qui la relie à Bordeaux. Deux Testerines historiques, Mmes Boyosse et Latestude, avaient alors commenté l'événément. Une manière de rendre hommage à ce traditionnel langage “bordeluche” qui a éparpillé de nombreux mots sur le Bassin.



“-Et adieu, Mâme Boyosse, vous êtes pas d’équerre ce matin. Je vous trouve la bajouale.

- Ma pauvre Mâme Latestude, c’est à cause du train à vapeur que je suis toute patraque  ! Toute la sainte journée que je suis restée sur le quai de la gare à bader et à tourner-virer que j’en ai la tête comme un cibot tellement y’avait du monde et qu’il faisait chaud. Et encore, je m’étais mis la benèze, mais ils nous ont tellement fait bomber pendant le défilé que j’en avais les agasses tout escapits dans les “souhiers”, à force d’arpaguer.

- Et, Mâme Boyosse, vous avez vu  ? Les conseillers avaient tâché moyen d'avoir de quoi pour que la fête ce soit pas de la gognote. Les sous, ça leur a pas fait d’oeil  !

- Et puis, dites, Mâme Latestude, quelle flopée de déguisés  ! Mais vous, vous êtes pas trouvé une jolie petite gueille  ?

- Taisez-vous  ! Que je m’étais fait une jolie robe avec des panetières toutes neuves attachées de pleins de ligasses pour faire mode, comme j’ai vu dans le Larousse. Et je l’avais bien lissée pour pas faire gitanouse.

- Et alors  ?

- Et alors, impossible de me la mettre.

- C’était à cause de vos poupasses  ?

- Dites, alors vous, Mâme Boyosse, vous qui avez ni poupe ni quiou, qu’on dirait un galipe, vous me chacaillez un peu. Par la porte de la souillarde, que je passais pas avec mes cerceaux  ! Voilà. Je restais coincée avec ma robe, comme dans une matole.

- Hé bé  ! Vous êtes pas junièque : il fallait sortir, vous d’abord et la robe après et vous l’enfiliez derrière le chai.

- Non, mais, vous me voyez en pichebiste dans ma cour des poules, avec plein de drolas mouquirous en train de m’espiller. Enfin, j’avais la rogne, mais je suis quand même pas restée à clumer à la maison. J’ai tout vu de près, même la machine qui vésounait de partout et qui crachait comme une vieille sipe.

- Dites donc, Mâme Latestude, elle était pas si vieille que ça la machine à vapeur, elle a même pas fait la dernière guerre.

- Mais, ma pauvre, elle sont quand même comme nous ces machines, toute de guingoy et si on les étrille trop, elles ont la gardale qui pète et de l’eau qui jasque partout. Tout ça pour vous dire, ma pauvre, que si j’ai eu la quinte, c’est surtout à cause du TGV.

- Et qu’est-ce qui vous a fait le TGV  ?

- He bé, vous l’avez pas vu . Il est passé talin-talan, comme un gros mourguin, sans un coup de biroulet.

- Ah ! Ca, Mâme Boyosse, c’est la faute à la “CNCF”  : avec leur tronche de gail, ils ont dit que c’était pas possible.

- Pas possible, ils font des trains qui roulent à tout bire coudig et ils peuvent même pas l’arrêter. Y sont pas près de me voir dedans  !

- Mais c’est pas ça. Imaginez un peu que les gonzes, dans le TGV qui s’arrête, ils croient que La Teste, c’est Arcachon. Ils descendent et on se les a là, à roumeger  !

- Et, raï, Mâme Latestude, on aurait fait comme autrefois, on se les serait pris sur le dos pour les porter à la plage. Ca aurait fait attraction  !

- Des nèfles, Mâme Boyosse, peut être que ça fait rigoler les gens, ça, mais moi je vous le dis  : elles étaient pas féignassouses nos mamés, mais il fallait qu’elle soient drôlement dans la dèche et malheureuse comme un bout de garluche sur un chemin, pour s’esquirchiner à trimbaler dans la hagne une palanquée de gros baigneurs bordelais  !”

Ce n'est pas en gascon, mais c'est quand même des expressions que les vrais gens du bassin emploient souvent.
Juste une remarque : que le mot RAÏ est employé à Toulouse mais pas au pays de buch.


Jean DUBROCA

"Croquis du Bassin"

Sur Radio Côte d'Argent – 90.4 MHz
Auteur : GINOU
30/03/11
Afficher Bordeluche en pays de Buch en particulier, et peut-être donner votre avis...
Langage fleuri, mais jamais vulgaire. Un bon moment de lecture !
Dans le même esprit, pour les medulliens, il y a "les humeurs de Duvallon" de Bernard Duporge (dans le SO du samedi).
Auteur : Stéphane Bouléris
30/03/11
raï ou ray, est employé dans les landes et en béarn.
Aco ray ou seulement ray : ce n'est pas grave.
Auteur : Didier Dufourcq
10/04/11
Représentations de guerriers "gascons" ?
Existe-t-il des représentations de guerriers "gascons" et non celtiques ? Et où peut-on les trouver ?
Merci.
Auteur : Labat
30/03/11
Afficher Représentations de guerriers "gascons" ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bonjour,

vous parlez sûrement des guerriers protohistoriques (les Aquitani) que l'on peut imaginer se battre contre Rome ?
Le programme lancé par le CG40, "Les landes ont une histoire", sera ponctué dans l'année de nombreuses expos dont au moins une d'entre elles présentera probablement de telles images. Le programme sortira officiellement courant avril.

www.cg40.fr--Musees
www.archeolandes.com/forum
Auteur : gaskonia.blogspot.com
30/03/11
Esclatats, Pagalhós, Shanteona, Ozarrak
J'ai assisté au concert deus Esclatats e deus Pagalhos le 20 mars à Ondres.
Quelques réflexions autour de ce que j'ai entendu :
Los Esclatats sont une chorale importante :j'ai compté 16 femmes et 9 hommes si je me souviens bien (un peu déséquilibrée, donc, comme beaucoup de chorales) ; ils font un très honnête travail tant en chanson traditionelle qu'en adaptation\traduction de chansons non gasconnes (le lion d'Henri Salvador par exemple) et cela, entièrement en gascon, fait à applaudir alors que d'autres, tels "lous Gauyous" de Peyrehorade, ont beaucoup orienté leur répertoire vers le français et l'"international" ces dernières décades).
Seuls bémols : une certaine lourdeur, presque inévitable de la part d'une chorale nombreuse et un réel besoin de recruter en dessous de 45 ans m'a-t-il semblé, avec peut-être un répertoire un peu rajeuni également.
Mais encore une fois du bon travail et du plaisir manifeste à chanter ensemble en gascon.

Los Pagalhós c'est autre chose : groupe plus connu, plus resserré (une dizaine d'hommes).
Un réel savoir-faire tant dans les effets scéniques que dans le chant avec une bonne maitrise des traditions polyphoniques masculines des piémonts pyrénéens.
Deux bémols à mes yeux là aussi : je crains que dans leur cas comme dans celui d'autres chorales gasconnes (et d'oc en général) le mélange comique et choral (ça me rappelle le "comico-taurin" de nos plages atlantiques l'été...) ne range notre langue du côté de la rigolade, de la galéjade, bref de la couillonade, comme on voudra.
Est-ce réellement fatal ? Et ceci n'explique-t-il pas qu'une fois le spectacle fini, dans la salle, je n'ai guère entendu parler gascon : on était revenu à la vie sérieuse en quelque sorte (alors que sur scène, los Pagalhos font un mélange astucieux et efficace des deux langues pour capter un large public).
Par ailleurs, leur chanson "Sobirana", agréable et qu'on aime reprendre avec eux me gêne un peu : la langue, "sobirana deus Aups a la mar grana" quand on connait la déréliction absolue, c'est un peu dérisoire et déni de réalité façon mistralo-occitaniste comme diraient certains ici...
Mais encore (second bémol) on note une tendance à l'instrumentalisation (inutile et qui brouille le message) par des opinions "franchimandes" où on reconnait le tropisme des occitanistes des années 70 et suivantes : concrètement, adaptation d'une chanson du limousin Chadeuil à la gloire de la communarde Louise Michel (qu'avait-elle à voir avec la culture gasconne ?), référence en forme de dédicace enflammée aux indignations de Stéphane Hessel pendant le concert qui venaient assez comme un "cheveu sur la soupe"...

Enfin j'aimerais partager deux découvertes de CD cette même fin de semaine :
un groupe d'hommes rassemblé sous le nom qui m'a semblé pseudo-basque (Halip Lartiga, SVP ?) de Shanteona (chanter ona ?),groupe apparemment tyrossais chantant en basque mais surtout en castillan et un peu en gascon :l'imortela e le pompier (mais qui a le mérite d'exister) "himne landeus".
A suivre, peut-être.
Enfin le très agréable groupe féminin basque (4 filles charmantes et qui chantent magnifiquement) : elles chantent aussi un peu en français et en castillan (qui sait, demain, engascon aussi ?) et s'appellent Izarrak (les étoiles ?)
Auteur : Gerard Sent Gaudens
29/03/11
Afficher Esclatats, Pagalhós, Shanteona, Ozarrak en particulier, et peut-être donner votre avis...
Disons que les adaptations d'un poète limousin obscur, le misérabilisme ouvrier façon Zola (qui a tellement ancré la réalité des pays d'oc ...) ou les grandes envolées lyriques sur la langue occitane des Alpes aux Pyrénées (romantisme mistralien), je vais être cruel (parce que j'aime ce qu'ils font) mais c'est surtout vieux jeu.
Il y a beaucoup plus de vitalité et d'actualité dans les chansons parfois un peu naïves mais plus terre à terre de certaines autres chorales béarnaises (par exemple Tederic m'a fait découvrir récemment "Los Esbarrits" de Cardesse, et bien au fond, on s'en passe avec bonheur des références empesées à la sociologie politique des années 70).
Auteur : Vincent.P
29/03/11
J'ai aussi du mal avec les paroles de cette "Sobirana" dont la mélodie m'enchante pourtant, et que je chante avec plaisir. A plusieurs voix, c'est merveilleux.
Les paroles : d'accord avec ce qu'en a dit Gerard.
J'en profite aussi pour évoquer un point qui me heurte souvent dans le gascon moderne des occitanistes : une tendance (la vois-je à tort ?) à remplacer (par exemple) "las soas cantas encantadas" par "sas cantas encantadas".
Je ressens ça comme une languedocianisation, mais je me trompe peut-être.
Auteur : Tederic M.
30/03/11
Je crains que la musique de "La Sobirana" n'ait été prise (car c'est dans les crédits du livret du CD, ce n'est pas un plagiat) sur celle du chant "Sarlat" du groupe Peiraguda.
Prendre une belle musique (qui n'appartient donc pas au patrimoine gascon) et y plaquer des paroles aussi nulles (paroles au demeurant du fait de mon prof-itinérant de béarnais, pardon occitan - mais il était quand même obligé de vendre ça sous le nom de béarnais, sinon les parents ne suivaient pas - au primaire), franchement, moi je n'apprécie pas trop, cela me gâche le plaisir !
Auteur : Vincent.P
31/03/11
Vous pouvez entendre l'originale "Sarlat" dans le lien suivant : les arrangements font qu'on a du mal à reconnaître qu'il s'agit de la même mélodie (peut-être qu'il faudrait un extrait plus long).
Je remarque en survolant la discographie de Peiraguda, que sur le second CD des Pagalhós, il ne s'agissait pas de la seule reprise ...

www.peiraguda.com
Auteur : Vincent.P
01/04/11
Bonjour,

SHANTEONA ? Ez dakit zer den...Peut-être un jeu de mot avec le verbe CHANTER et l'adjectif ON (bon).
Alors ils ont confondu ON/BON et ONGI/BIEN. Littéralement, ça voudrait dire CHANTER BON. Je ne comprends pas.
Auteur : P.Lartigue
01/04/11
Merci Halip, c'est bien ce que je pensais :du "pseudo basque" parce que, pour ce groupe largement gascon, ça fait plus chic et c'est plus vendeur.
Mais aussi il faut reconnaitre que si ce groupe chante surtout en castillan et en basque, c'est non seulement parce que le folklore hispano-basque tend à recouvrir le nôtre mais aussi parce que le répertoire gascon "nouveau" est presque inexistant....
Auteurs compositeurs, à vos marques...
Auteur : Gerard Sent Gaudens
10/04/11
Adishatz a tots e sustot a Tederic, Vincent P, Gérard Saint Gaudens.
En effet j'ai lu vos commentaires et critiques sur les Pagalhos dont je suis membre et chanteur depuis quelques années.
Je tenais à préciser et éclaircir certains points importants.
Cela fait 35 ans que le groupe existe et nous sommes toujours amateurs et toujours défenseurs invétérés de notre culture et notre langue, la langue d'oc, avec chez nous en Béarn la spécificité gasconne.
Je tiens à préciser qu'en ces temps troublés par certains individus qui mettent en avant un anti-occitanisme primaire et ridicule que les Pagalhos sont béarnais.
et occitans  !!!
Dans le groupe certains sont originaires de Barétous, d'Aspe, d'Ossau et de l'arribère
et le constat c'est qu'il n'y a pas qu'un seul et unique béarnais mais plusieurs façons de le parler.

Je comprends que les paroles de la chanson "la sobirana" dérange les anti oc...
en effet elle se veut un hommage à notre langue d'oc avec ses différences dilectales entre les alpes et la mar grana mais c'est la même langue.

D'autres parts pour répondre à Tédéric qui nous taxe de plagiats je l'invite à visiter notre site et lire le commentaire de Peiraguda sur "la sobirana", ce sont des amis de trente, eux et Joan Pau Verdier à qui nous avons emprunté l'esharpa de huec.
Sur notre CD nous expliquons la provenance des musiques et chansons.
Nous chantons Campésino, L'ESTACA, l'esharpa de huec et avons repris la musique de vila de Sarlat, avec la permission de leurs auteurs, nous les avons traduites en gascon.
LE sous entendu de plagiat de Tederic me dérange fortement ce n'est pas bien de raconter n'importe quoi sans savoir...

A l'attention de Vincent Saint Gaudens pourquoi vos critiques, et vous avez le droit d'en faire heureusement car nous ne sommes pas parfaits, vous ne nous les avez pas dites après le concert, vous savez la critique est constructive nous savons nous remmetre en question.
Par contre nous comparer à un spectacle de vachettes comico taurin, je trouve cela injuste et lamentable sans savoir ce que nous produisons ailleurs, en effet malgré nos faiblesses d'amateurs nous adaptons nos spectacles suivant l'évènement, nous pouvons chanter 2 h de traditionel comme faire 2 heures de création, pour Ondres nous avions choisi une mixité de trd, créations et sketches pour un après midi sympa.
pourquoi préférez nous casser sur ce site c'est petit et ce sans nous connaître.
D'autres parts après le spectacle nous avons discuté avec des personnes, j'ai moi même entamé une conversation en gascon on m'a répondu en français peut être étiez vous de ces gens ?
Vous inversez la situation facilement, aux Pagalhos nous sommes tous capables de parler en oc.
Certains enseignent cette langue et nous sommes tous des militants actifs qui avons tous trasmis la langue à nos enfants et ce n'est pas le cas de tous les gens qui certains sur ce site se bornent à incendier le travail fait depuis plus de trente ans par les associations occitanes ici et ailleurs.

La transmission de la langue, chants, danses, musique reste le moteur de la sauvegarde de notre culture.
Que tout le monde fasse pareil avant de nous donner des leçons.

Pour ce qui est de la langue employée dans les chansons dites de création comme "la sobirana", tous les termes et expressions sont du gascon avec certaines spécificités locales au Béarn, "sas cantas encantandas" est une forme aspoise, alors arrêtez de commenter en ramenant tout sur la guèguère occitano gasco...

Nous avons étés toujours à la disposition de tout le monde pour expliquer et ce avec plaisir.

Pour Vincent P si tu n'aimes pas nos chansons tu en as le droit et je t'encourage à écrire, composer, et à nous montrer le "chemin" mais sais tu ou tu vas.

Persiffler et critiquer pas de problèmes, mais il faut aussi savoir construire et proposer.
A bon entendeur salut !!!

adishatz e siatz tostemps de com cau.
Auteur : Arrosères
12/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Mossur Arrosères, qu'atz lejut drin tròp viste : digun n'a lançat ací d'acusacion de "plagiat".
Jo (Tederic) n'èi pas abordat la question ; ne pòdetz pas díser "LE sous entendu de plagiat de Tederic" !
E Vincent.P qu'a escrit exactament "Je crains que la musique de "La Sobirana" n'ait été prise (car c'est dans les crédits du livret du CD, ce n'est pas un plagiat) sur celle du chant "Sarlat" du groupe Peiraguda.".

N'atz arretengut deus nostes comentaris que las criticas, e pas los punts positius, quan los tres comentators n'an presentats, tanben. Tornatz legir lo hiu deus grans de sau, e que'n torneram parlar !

Jo tanben qu'arregreti la "gueguerra" énter occitanistas e anti-occitanistas.
Gasconha.com que s'opausa a l'occitanisme sonque quan, eth, hè dòu a la Gasconha.
Aprèps, los grans de sau que pòrtan las ideas de cadun.
Amistosament totun.
[Tederic M., webmèste]
Plan mossur mès alavetz perqué escribe "je crains que la musique..." ço qu'ei aquera allsion n'enteni pas ....
Anem, de tota faiçon era PAGAILLA que va continuar a candar e a escribe navèras candas au maugrat deus chucos sang !!!
Amistats biarnesas e occitanistas.

Tot aquo ne m'empècha de pensar qu'eth voste siti qu'ei bon siti e aus magrats deus trebucs de tot escantil qu'amusha que noste cultura ei tostemps viva.
A cadun era sua faiçon d'hiquà'la en davant.
Bona serada e dia a beth leu.
Auteur : Arrosères Miqueu
12/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, mercés per aquèras paraulas apatzadas !
E longa vita aus Pagalhós !
Tè, qu'us hiqui en prumèra plaça deus ligams !
(Tederic M.]
Ce n'est qu'une affaire de goût, pas de chapelle idéologique (les meilleurs artistes gascons sont occitanistes).
Moi, je n'aime pas ce qui est "cuyous" : je suis absolument insensible aux grandes envolées lyriques et sensuelles qui chantent ... une langue.
J'aime encore moins les références empesées aux années 60, c'est has-been (et hop, on s'imagine anti-fraquiste en chantant L'Estaca, on se la joue tiers-mondiste guévariste avec Campesino, ...). C'est l'archéo-occitanisme.

Quant à "je crains que", ce n'est que l'expression de ma psychologie personnelle, à savoir que j'aime avant tout la création originale d'une part, et que d'autre part je pense qu'il existe des patrimoines culturels immatériels, et qu'à ce titre, il m'apparait qu'il n'est pas pertinent d'aller piocher dans l'univers musical limousin une musique pour un chant en gascon, parce que c'est incongru, qu'il n'y a pas de substrat culturel derrière ce choix.
Mais in fine, comme il s'agit d'une ode à l'Occitanie (la grande et abstraite, pas celle qui dans les faits se réduit à quelques salles de classe), ça peut aller je suppose.
En plus, je m'en veux d'écrire ça, parce que j'aime ce que vous faites.
Les reproches que je vous fais, disons, c'est un peu ceux que je fais de manière plus globale à une certaine génération qui reste enfermée dans un autisme un peu mièvre, complètement en dehors des réalités contemporaines. La génération de mes parents en fait.

NB : "sas cantas encantandas" n'est pas du tout une forme aspoise ...
C'est du Despourrins à la rigueur, à savoir l'intériorisation que la forme gasconne de l'article n'est pas correcte ou en tout cas littéraire. En Aspe, on dit "eras soas" je pense bien.
En plus c'est ridicule comme justification, la chanson n'est pas du tout en gascon aspois dans le reste des couplets !
Auteur : Vincent.P
12/04/11
Désolé d'avoir provoqué un incendie (on n'est pas en été pourtant et je ne fume pas !).
Enquera un cop, n'eran pas sonque "bémols" e lo grop que m'a agradat.
Si ei parlat de comico-taurin, qu'era tà expressar un chepic generau, pas cap limitat aus Pagalhos mès tocant a tots los grops gascons "e d'oc en generau".
Qu'i podem tots pensar shens donar l'impression d'acusar a Peir o a Pau en particulièr, non ?
E si ei dobtes sus las paraulas de la Sobirana qu'es benlèu pramor de la mitologia occitana au darrèr mès susquetot pramor que ditz lo contrari de la realitat :la lenga n'es pas cap "sobirana" a noste adara e mèi semblanta a ua claca-misera vestida de perracs.
Ta acabar, e'm sembla que cau tanben acceptar quauques criticas (las mias n'eran pas de las maishantas !) e pas sonque los bravos, tà mielher avançar !
Auteur : Gerard Sent Gaudens
12/04/11
Je me fous de ce qui se passe sur le terrain, je ne parle qu'en consommateur.
Quand j'achète mes fruits et légumes, je ne suis pas au fait de tous les mécanismes de la distribution, et je n'ai jamais entendu de la part des commerçants que si je n'étais pas content, je n'avais qu'à cultiver mon propre jardin.
Il faudra un jour cesser de mettre en avant un supposé engagement intense, qui à lui seul justifierait que l'on ne puisse émettre une critique (au demeurant, j'agis de mon côté, avec mes moyens, ceux de l'Internet).
Je ne juge pas de la qualité sur la seule sueur, surtout pas quand c'est celui qui transpire qui me fait remarquer combien il est dégoulinant. "Va prendre une douche" est ma seule réponse.

Pour le reste, réponse typique de l'archéo-occitanisme englué dans les années 70. Les petits paysans, le péril fasciste, les méchantes grandes surfaces qui veulent pas de nos disques, ...
Nous sommes en 2011, ce monde là n'existe plus, respectivement il n'y a plus de petits paysans depuis longtemps, il n'y a pas de péril fasciste en Europe, seulement une réponse maladroite à l'horreur mondialisée, et enfin, si les supermarchés ne veulent pas de vos disques, c'est que ça ne vend pas, contrairement aux Basques.
"Mais les Basques ont Euskadi eux  !" Réponse typique de l'occitaniste : qui c'est qui nous emmerde depuis 60 ans avec l'idéal mistralien des pays d'oc alors que nous n'avions qu'à nous aussi nous tourner vers les Basques et l'Espagne de manière plus générale ? C'est vous qui nous avez enfermé dans le folklorisme cathare à guitare.
Il est légitime que les générations qui suivent fassent le bilan de votre action, et tant pis une fois de plus si vous avez sué, le cagnard languedocien est redoutable en effet.
Auteur : Vincent.P
14/04/11
Pour Vincent : je ne sais ou tu habites, quel âge tu as, j'espère que tu n'es pas jeune car je te plaint, qu'est ce que tu peut déblatérer comme conneries.
J'aimerai savoir, puisque tu prends position de manière très radicale sur la langue d'oc, ce que tu propose et ce que tu fait concrètement pour la culture gasconne en général à part vociférer et casser tout le monde.
Tu es vraiment à plaindre.
Miqueu Arrosères
Auteur : Arroseres Miqueu
15/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Ah non Miquèu, adara ne va pas mei !
Arguments, òc, insultas non !
En sus il y a longtemps que l'on est plus dans le folklorisme cathare, je persiste et signe, faut que tu sortes un peu mon ami, l'air frais ça fait du bien tu sais !!!
Viens faire un peu la fête pour dépoussiérer les tarlacas qui embrument ton cerveau.
Au fait promène toi en Béarn tu verras que les petites exploitations agricoles existent toujours et particulièrement en montagne.
D'autres parts si la montée de l'extrêmisme de droite ne t'inquiètes pas reste maladroit...
Auteur : Arrosères Miqueu
15/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Pour les profanes, "tarlaca" doit vouloir dire "toile d'araignée". Prononcer donc entre "tarlaco" et "tarlaque", accent tonique sur "la".
Pas de quolibet, Miquèu !*
Pour la peine, Gasconha.com apporte son soutien à Vincent.P qui est un de ses plus éminents contributeurs.

*Un débat sur les exploitations agricoles de la montagne béarnaise, chiche !
La fête, je la fais et je fais beaucoup rire mes camarades venus de tout horizon en étant le seul à savoir articuler trois mots de patois.
C'est pas mal également de placer quelques mots en béarnais pour draguer une minette un peu sensible à ces thématiques (elles sont rares !).
Mais malheureusement, quand vient le moment d'entonner un de nos chants régionaux, je me retrouve seul à en connaître les paroles ... Dans vos concerts, ça entonne beaucoup en gascon ?

Les paysans, je les connais aussi. Personnellement, je ne vois plus en Béarn que de gros maïsiculteurs. Les Basques nous le reprochent assez.
Il y a bien quelques petits agriculteurs bios dont on peut acheter les produits au Foirail de Pau.
Mais ce sont souvent des gens "revenus" à la terre, et ils ne sont généralement pas porteurs de culture locale, à l'inverse ils seraient plutôt les vecteurs d'une mondialisation autre, à la mode écolo allemande.
On est loin des petits paysans que je voyais dans ma toute petite enfance, ils ont disparu il y a 10 ans, avec les bérets qu'ils portaient, et leur langue.
Aux Halles de Pau, la langue que l'on entend le plus, c'est le portugais.

Pour finir sur la montée de l'extrémisme de droite, cela ne me fait pas peur, d'abord parce que c'est un phénomène propre aux régions anciennement industrialisées (donc qui ne touche pas la politique locale gasconne, et je ne m'intéresse qu'à moitié au reste de la France), ensuite parce que quand ces gens votaient PCF, nous n'en avions pas peur outre mesure, et d'ailleurs ils vous plaisaient même assez.
Ils n'ont pas changé, c'est l'offre politique qui a changé (la fonction tribunitienne a été translatée).
Mais enfin, c'est de la politique française, je ne comprends pas l'obsession des mouvements régionaux pour l'actualité française.
C'est vraiment l'échec de la décentralisation qui n'est pas parvenue à créer le sentiment que c'est la politique locale qui prime (et pourtant dans les faits c'est vrai : un débat sur une ligne de trains ou sur un lac collinaire est autrement plus important que le baratin abstrait de la politique nationale).
Auteur : Vincent.P
15/04/11
Le Front National touche aussi la Gascogne, mais aussi dans la mesure où celle-ci se dégasconnise, donc bientôt partout  !
Canton de Tonneins où j'habite et qui est/était en Gascogne lingüistique : FN=presque 12,5% des inscrits aux dernières cantonales ; canton voisin de Marmande-Est (également gascon) : le FN a passé la barre des 12,5% des inscrits.
Je soupçonne que les vieux (qui votent beaucoup plus que les jeunes à ces élections) ont beaucoup voté FN. Donc, pas mal de vieux gascons autochtones...
Mais aussi des nouveaux venus.
En Gascogne bordelaise (Médoc, Libourne...), le FN a aussi fait de bons scores. Là, le vote rurbain a dû peser particulièrement.

Oui, Vincent, il faudrait créer une scène politique gasconne. Reconstruire la Gascogne, c'est ça aussi.
Pour ce qui est des transports : Rail Gascogne !
Auteur : Tederic M.
16/04/11
Ce Vincent P raconte vraiment n'importe quoi c'est pitoyable ma grand mère aspoise avec langue maternelle l'aspois, gascon de montagne a parlé avec Jan de Nadau après un concert ou je l'avais amenée il n'y a eu aucun soucis elle a 92 ans et je signale que Jan parle très bien le gascon d'ici, tu dis racontes n'importe quoi  !!!
Mais j'ai bien compris que l'idée même ou le mot occitan te donne des boutons.
Tu dois faire parti de cette mouvance récente et réactionnaire pseudo institut béarnais gascon.
PAS grave tes propos sont infondés, et tu es un menteur.
Auteur : Aroosères Miqueu
16/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Miquèu, modérez vos paroles !
Gasconha.com n'est pas habitué à de telles invectives, et vous pouvez voir que les rappels à l'ordre dans les grans de sau sont rares.
Dire "Ce Vincent P raconte vraiment n'importe quoi" est un manque de respect, et en plus c'est profondément faux.
Lisant Vincent.P depuis des années, je suis au contraire impressionné par l'acuité de ses observations, et heureux qu'il utilise largement les colonnes de Gasconha.com.
Mais vous y avez aussi votre place, parce qu'il faut une pluralité de points de vue, à condition de respecter vos interlocuteurs. [Tederic M., webmèste]
Je vois que vous connaissez mal ce qui se passe en Béarn, oui ici de plus en plus les jeunes se remettent à chanter, oui dans des soirées gasconne la langue est reparlée car des générations de gamins issus des calandretas et écoles bilingues et ce depuis trente cinq ans se réaproprient leur culture.
Vous dressez un tableau bien noir c\'est pourquoi je vous invite en Béarn pour passer une ou des soirées pour vous rendre compte de cela.
Et puis de grâce arrêtez cet antioccitanisme primaire ridicule.
Il y a en Béarn plus de 456 assos occitanes béarnaises qui oeuvrent pour le gascon.
D\\\'autres parts quand avec les Pagalhos nous allons chanter sur tout le territoire géographique occitan c\\\'est à dire là ou l\\\'on parle la langue d\\\'oc les gens comprennent notre gascon sans soucis malgré quelques différences de prononciation et quelques termes de vocabulaire c\\\'est la même langue.
Cet hiver nous avons chantés du côté de Nice ensuite nous avons discutés en oc aucun problèmes de compréhension, vous véhiculez des fausses idées ce n\\\'est pas bien.

D\\\'autres parts pour Vincent et Tédéris ce serait bien de s\\\'informer des artistes gascons ça manque pas et pour votre gouverne Nadau s\\\'exprime en occitan du Béarn en gascon d\\\'ici.
Je vous cite quelques groupes gascons rien qu\\\'ici en Béarn et la liste n\\\'est pas exhaustive :
Pagalhos, Nadau, Familha Artus, Hitilh, Orionaa, Seuvetons, Tisné, Ardalh, Los de brossez, Los de Laruns, Vath d\\\'Aspa, Verd e Blu, Menestrers gascons, Ad\\\'aron, Xarnèga, Collectif ca\\\'i, ....peut être que Vincent P va trouver encore à redire !!!
C\\\'est un éternel insatisfait..
Je réitère ma question laissée sans réponse : que fait il concrètement et que propose t\\\'il pour la trasmission et la sauvegarde de notre culture.
Je ne vois dans ces articles que de la haine et rien de constructif c\\\'est un peu facile
Au fait pour ma douche vu que je transpire beaucoup après avoir travaillé pour la culture occitane es tu prêt à venir me frotter le dos, mais je pense aussi que cela tu dois le faire très mal....
ADISHATZ
Auteur : arrosères miqueu
16/04/11

Réponse de Gasconha.com :
Excusez les barres obliques qui se placent depuis hier dans les textes des \"grans de sau\". Il doit y avoir un bug chez l\'hébergeur.
Juste pour répondre à Vincent P.
je suis aspois et l'ai appris a casa... si tu veux je te montrerai ou t'expliquerai quelques expréssions aspoises.
Sas cantas et même sas candas esr aspois. Si Pierre Salles a choisit cette formule c'est parce que au niveau pieds pour la la chanson eras soas cantas.. ça marchait pas.
Ecrit des chansons, fait des musiques après je te dirai si c'est bien !!:
ET puis mélanger une forme aspoise avec une de la plaine et alors  !!!
au contraire cela montre la diversité et la richesse de notre gascon !!
Bref je vais pas batailler trop si ce n'est pour te dire qu'il y as des chansons qui sont éternelles et je pense pas spécialement aux notres.
Mais oui je suis fier de chanter l'estaca sur l'empont quand je vois la montée du FN en France, de l'extrême droite en Europe, oui je suis fier de chanter cette chanson qui est un hymne à la démocratie.
Campesinos c'est pour tous les petits paysans les vrais qui gardent la terre et que l'on étrangle aujourd'hui et ici en particulier, oui je suis fier de chanter cette chanson.
Et si ça te va pas écrit au lieu d'arroganher tout le temps.
D'autres parts je te signale qu'il y a un paquet de groupes ici en Gasconha qui font de la musique vivante, je t'invite a aller sur le site du collectif CA'i, sur le site de l'Ostau, tu verras que ça produit.
AH bien sûr pas dans les bacs malheureusement, les circuits de distribution sont un peu fermés encore à la musique gasconne...
Les basques ont des circuits propres aidés et financés par l'Euskadi sud très puissante, je le sais nous avons travaillé avec eux.
adishatz j'espères qu'un jour on pourra discuter de vive voix dans un concert ou autre mais sort tu de ta tute je ne pense pas, tu n'as pas l'air au courant de ce qui ce passe sur le terrain.
Auteur : Arroseres
16/04/11
Je maintiens sur Nadau : il y a 10 ans je pense, il y avait eu beaucoup de ramdam autour de leur passage au Zénith.
J'avais forcé mes grands-parents à écouter la retransmission à la radio par ce qui était alors Radio Pau Béarn.
J'ai été déçu moi qui croyais ouvrir mes grands-parents sur un monde dans lequel leur langue serait dignement incarnée ...
Leur réponse ? "On ne comprend pas ce qu'il dit". "Ce n'est pas tout à fait le béarnais ça".
Ce peut être désespérant pour certains, pour d'autres la découverte que ces questions sociolinguistiques sont subtiles.
Au passage, j'ai pris un autre coup dans la gueule quand j'ai voulu leur faire entendre VAP sur France 3 Toulouse.

On a side note, a question de la langue gasconne des chansons de Nadau se pose : c'est un gascon light qui n'a rien de typiquement béarnais.

Quant au tableau noir que je dresse, c'est tout simplement celui qui est consécutif de mon expérience personnelle, en Béarn, le vrai, pas celui d'une enfance lointaine et révolue.
Je ne comprends pas le refus de voir que plus personne ne parle le béarnais en Béarn, et que c'est carrément la société béarnaise qui s'est effondrée.
Je mets ça sur le compte d'une volonté louable de retour à sa jeunesse.

Je suis un éternel insatisfait, ça c'est vrai. D'ailleurs, au XIXème siècle, lorsqu'on s'amusait à faire de la psychologie des peuples, c'était le trait qui ressortait le plus chez les Gascons : fort pessimisme, fatalisme, cynisme, ...
Chez les Béarnais, cela se doublait de mesquinerie.
Je dois dire qu'on ne reconnait plus tout à fait les anciens Gascons dans ces Occitans de Gascogne d'aujourd'hui, éternels ravis de la crèche.
Auteur : Vincent.P
16/04/11
En aquera maishanta pelejada (en bèth franchiman), qu'arrejunhi l' Arrosères pr'amor jo tanben los comentaris de mossur P que'm son de mau suportar.
Que pensi sovent com tu, Vincent, mes hens la toa malícia que vas tròp lunh, e que t'ic guasta tot. Qu'es de dòu har. Per exemple, que'm semblas escríver hòrt un bon gascon mes malurosament, percé de las toas ideas (que lo gascon es acabat, etc...) ne te'n serveishes pas jamei. Cada òmi de bona volontat entà servir la lenga, que la diu har petar, quan que singui. Que pòdem criticar, solide, mes en hadens sonqu'aquò, que sògas la toa punhada entà sepelir la lenga ; e donc la cultura.
Los paisans a bonet que son rales, vertat, mens anar mei, lo monde e saben parlar gascon, vertat tanben, e lo quidam gascon que se'n trufa bèth deus nòstes ahars, enqüèra vertat.
La lenga que's a morir e, la nòsta cultura tanben, òc be de vrai, mes s'as de cap un vielh, blessat, au ras deu camin, çò que vas har ? Espia'u en tot díder "oh de tot biaish qu'ètz tròp vielh, e que'vs anavatz morir de tota mòda, alavetz ne serveish pas en arren que'vs ajudi...." ? E'm pensi pas.
Alavetz, perqué har atau ? Se parlas tant de la toa cultura qu'es pr'amor que l'aimas, lavetz perqué totjamei li escopir dessús ? Pr'amor en escopir sistematicament sus tot çò que's passa, qu'acabas de t'escopir dessús... Que cau deféner la nòste lenga (e donc cultura), quitament se n'i a pas mei que lo vesin a la saber parlar. Que'm sembla de qu'ès joen, jo tanben, alavetz, qu'as plan vist que joens a saber parlar gascon ne n'i a pas un hèish.
Jo tanben que sui lo solet deu mon gart d'amics a'n saber parlar. E ? Que seré pr'amor d'aquò que's caleré estancar ? Que coneishi un bèth pialòt de joens dab qui ne parli pas que gascon, e sonque percé de'quò que'm balha la hami de contunhar.
Pr'amor tots aquiths qu'an ua hida e un arsec deus valentàs e que haràn, a la soa mòda, avançar las causas.
E'm pensi donc que se criticas tant, qu'es pr'amor de las voler har avançar tanben, mes malurosament dab tons comentaris excessius, ne vam pas enlòc, quitament pas a l'endarrèr.
Alavetz, dèisha de costat la toa malícia, ne't coneishi pas, mes e'm pensi que guastas la toa energia... qui poderé estar hòrt utila.
Auteur : Castèths en l'aire
17/04/11
Amen.

NB : Nous avons eu ce débat de nombreuses fois, pour moi la Gascogne ne se résume pas à sa langue, je suis passé à autre chose à titre personnel, parce que je ne suis pas adepte des combats perdus d'avance (et certainement pas celui de sauver une langue parlée par trois grabataires et deux jeunes romantiques), et qu'il y a justement des combats autour du fait gascon qui peuvent encore être gagnés (aménagement du territoire, espace politique à créer, liens à renouer avec les Basques, architecture, ...).

Peut-être à terme, si on parvient à recréer un fait gascon, alors il y aura un mouvement de curiosité autour de l'ancienne langue, comme en Cornouaille anglaise. On pourra la recréer parce que nous aurons des grammaires, et je l'espère un standard hyper-gasconnant (celui de Philippe Lartigue ?).
Mais je pense cependant que les curieux se tourneront plutôt vers le basque ...
Auteur : Vincent.P
17/04/11
Mercès Castèth en l'aire, qu'avem era medisha vista.
Non tot n'ei pas acabat e pas mort, era proba dab tota aquera joenessa qui's torna a devisar e candar.
mercès deth to testimonhatge
A beth leu mic
Auteur : Arrosères Miqueu
17/04/11
On n'est pas une banda et notre groupe chante depuis 35 ans cette année.
Nous ne sommes en aucun cas des références mais la langue gasconne nous essayons de la porter haut avec nos petites compétences.
Nous sommes fiers je vous rassure d'être béarnais.
Auteur : Arrosères
22/04/11
Se'n passan totjamèi, causas, sus G.com, com ec vedi... Cadun es chancat, pitat, encarassonat : pas d'utilitat, malurosament, ad acestas pelèjas. Som de cap a las duas fàcia de Janus : mèsme element, mès l'un de quiu a l'aute.
Auteur : Dàvid
22/04/11
La version occitane du site web de la CTP (Communauté de Travail des Pyrénées) est évidemment...
... en languedocien, et en très mauvais languedocien.
www.ctp.org

Les Pyrénées dites occitanes, c'est quoi au fond ? 70% de Pyrénées hyper-gasconnantes ? Les Pyrénées languedociennes, c'est à peine la vallée de l'Ariège et les collines mollassonnes de l'Aude.
Mais il leur parait naturel que ce soit leur langue à eux (en fait même pas la leur, ce n'est pas vraiment du fuxéen) qui serve sur un site officiel.
Auteur : Vincent.P
28/03/11
Afficher La version occitane du site web de la CTP (Communauté de Travail des Pyrénées) est évidemment... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dure réalité des choses c'est bien la gangrène qui guette !
Auteur : Tédéric D.
28/03/11
Mais ce n'est même pas du languedocien ! C'est du français traduit mot pour mot.
Tant que ce genre de gnirgou reste dans le domaine privé, ce n'est pas grave, on n'est pas obligé de parler une bonne langue, on a le droit d'apprendre, de se tromper.
Mais là, c'est quand même jeté sur la place publique.
Pour moi, c'est ce que l'occitanisme fait de pire au niveau linguistique, du patois.
Auteur : P.Lartigue
28/03/11
La Gaskonia, realitat tanben politika ?
www.encyclopedie-gratuite.fr--resultats-cantonales-2011
Auteur : gaskonia.blogspot.com
28/03/11
Afficher La Gaskonia, realitat tanben politika ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
On peut plutôt parler d'un Sud-Ouest, terre de gauche, encore qu'il faille nuancer entre des bastions communistes en Périgord ou dans le Tarn, et le radicalisme feutré des Hautes-Pyrénées.
Quant aux Pyrénées-Atlantiques, il faut bien dire que c'est un accident de l'Histoire, parce qu'il est proprement stupéfiant : le Pays Basque français, à l'exception de la Soule, est une terre fondamentalement conservatrice, à l'opposé de la moyenne béarnaise (là, il y a des nuances : très fort conservatisme à la basque du côté de Navarrenx, Sauveterre, ... et bizarrement le Montanérès, certains villages du moins plus les enclaves, le progressisme tendance socialiste ailleurs, mais c'est assez récent et la conséquence unique de Lacq : même Pau est une ville de gauche aujourd'hui).

Donc je ne pense pas que la Gascogne se différencie aujourd'hui politiquement.
Peut-être que le socialisme ouvriériste y est moins fort (forts contrastes en ce sens entre le Couserans et Foix) mais c'est normal, ce n'est que la conséquence des implantations industrielles.
Par contre, pas de Gaskonia politique  : le Pays Basque reste un bastion conservateur.
Auteur : Vincent.P
28/03/11
Merci bien pour ces précisions.
Il faut bien sûr préciser qu'un département apparaît rose quand le PS représente la majorité des cantons.
Il en reste dans les Landes qui sont encore communistes (2 ou 3 je ne sais plus). C'est que ce mouvement, et/ou cette idéologie, a été très important dans l'histoire sociale landaise, notamment dans la révolte des métayers, que ce soit sous le nom SFIO ou pas.
Auteur : gaskonia.blogspot.com
30/03/11
Je ne suis pas étonné non plus des résultats. La Gascogne a toujours eu le cœur à gauche, même si quelques bastions sont à droite mais c'est une droite très modérée voire centriste et je n'ai pas de mémoire, d'exemple de droite dure comme on pourrait le constater dans d'autres régions.
Oui, les événements dans les Landes à l'époque avec les violentes grèves des résiniers ou la révolte des métayers ont sûrement été un facteur de bastion communiste pour le département.
Je pense avant tout que nous avons surtout en Gascogne un état d'esprit.
Auteur : Tédéric D.
31/03/11
Le Béarn a été très conservateur avant la découverte du bassin de Lacq qui a profondément "altéré" la sociologie politique de la contrée.
Traditionnellement en Béarn, les foyers progressistes étaient en Aspe (fort républicanisme) et en Vic-Bilh, largement ouvert sur la Gascogne centrale.
Il reste de forts bastions conservateurs dans la vallée du Gave d'Oloron et à l'autre extrémité en Montanérès (existence d'une paysannerie très à droite).
Il ne reste plus rien par contre de Pau ville bourgeoise. Le protestantisme orthézien a joué un rôle de vecteur du progressisme également.

Ailleurs, cela dépend. Les Landes furent un foyer conservateur également, très royaliste, avant que le pouvoir impérial puis républicain ne modifient là aussi profondément la sociologie de la lande.
Il semble que le Couserans se définisse également par opposition à Foix, par un plus grand conservatisme.
Maintenant, le constat reste le même : la Gascogne est plutôt une terre de gauche, mais comme l'ensemble du Sud-Ouest grosso-modo.
On peut peut-être faire l'hypothèse que ce progressisme gascon explique malheureusement et paradoxalement le mépris dans lequel la culture locale a été tenue.
Bien que de gauche moi-même, je ne peux que constater l'adéquation entre le maintien de la culture locale et le vote conservateur, atau qu'ei.
Auteur : Vincent.P
01/04/11
Premières impressions de l'A65
J'ai emprunté l'A65 entre Aire et Pau. Disons d'abord que c'est horriblement cher (près de 7 euros !). Ensuite, 3 choses m'ont interloqué :

- La première, c'est que la mairie de Pau a en effet obtenu que toutes les indications "Saragosse" soient masquées par de la grosse bande adhésive noire ! C'est ridicule. On sait qu'en agissant de la sorte, on entend masquer le fait qu'à terme, l'A65 se prolongera vers Oloron via le tunnel d'Arbus puis déboulera vers l'Espagne par la vallée d'Aspe. Mais que je sache, la mairie de Pau est favorable à la Pau-Oloron ! Et puis de toute façon, où est le mal à indiquer le kilométrage vers Saragosse ? Derrière les montagnes, il y a bien l'Aragon.

- L'A65 est très grillagée, de telle sorte qu'on ne voit pas vraiment le paysage.

- Qui a eu l'idée d'appeler l'aire de repos de Thèze "Aire du Béarn Vert et Or" ? Plus cucul la praline la prochaine fois. On est en Vic-Bilh au fond, cela aurait été plus judicieux d'user de ce terme.
Auteur : Vincent.P
26/03/11
Afficher Premières impressions de l'A65 en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je n'avais pas vu que les autres aires avaient également leur petit nom :

www.a65-alienor.com

- Thèse emporte sans contrefait la palme du nom le plus ridicule : il est à la fois à rallonge et pédant, et en plus il loupe la seule chose qu'il faut faire, à savoir populariser le nom de "Thèze" !

- "Aire de l'Adour" à Aire. Mouais. Ils n'ont pas osé "Aire d'Aire".

- "Aire du Marsan" : chouette rappel de l'ancienne province gasconne, même si "Le Caloy" c'est encore plus gascon !

- "Aire de la Porte d'Armagnac" ... Bé non, Arue n'est certainement pas la porte de l'Armagnac ...

- "Aire du Coeur d'Aquitaine" : ouch ! Que c'est long, que c'est pompeux, que c'est administrativiste.
Quelle Aquitaine ? Captieux se sent-il le coeur d'un ensemble cohérent qui irait de Nontron à Pau ? Non, Captieux, c'est la lande, c'est l'entrée en Bazadais.

- "Aire de Bazas" : sobre, efficace, l'ancienne grande ville rappelle son existence, elle où plus personne ne passe.
Auteur : Vincent.P
27/03/11
J'espère Vincent que tu n'as pas manqué de signaler ces petites erreurs sur le site d'Aliénor A65 dans l'onglet "votre avis nous intéresse", juste histoire de leur montrer que le choix judicieux des noms a son importance et aussi prouver à "Yakafokon" que l'on peut être aussi réactif.
Auteur : Tédéric D.
28/03/11
En l'espèce, mes remarques auraient eu leur place dans un débat préliminaire. Après coup, ça ne sert plus à rien, et de toute façon, le "Béarn Vert et Or", ça doit bien faire plaisir à quelque collectivité territoriale qui imagine attirer les nouveaux venus avec de telles appellations (Thèze veut doubler de population).
On ne peut pas lutter contre le goût d'une époque.
Auteur : Vincent.P
28/03/11

Réponse de Gasconha.com :
Nous sommes aussi dans un combat du goût.
Yakafokon.com
Bonjour,

En tant que grand érudit qui aime bien employer des mots compliqués moi aussi, je venais vous faire part d'une proposition. Je proposerais de rebaptiser Gasconha.com par Yakafokon.com. Je pense que ce serait plus pertinent.
J'espère par là lancer un vaste débat où chacun pourra argumenter avec un joli vocabulaire technique et faire grandement progresser la situation. Le tout dans notre "beròja*" langue !
Salutations crypto-occtanistes,
* Mot identitaire obligatoire
Auteur : Castèths en l'aire
21/03/11
Afficher Yakafokon.com en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il est manifestement plus agréable de se projeter dans l'avenir en balançant sur la place publique virtuelle des idées, comme ça, sur la réforme des collectivités, sur l'aménagement du territoire, sur la politique linguistique, que de perdre son temps à assumer avec zèle un héritage déliquescent par fidélité à l'engagement de jeunesse de trois vieilles gloires locales.
Auteur : Vincent.P
22/03/11
Un Gascon a l'ONU
En dehors de toute considération politique, notons qu'un fait marquant s'est déroulé hier soir à l'ONU.
Un gascon entrera de nouveau dans l'histoire avec un discours emprunt d'humanisme, l'apanage depuis des siècles de la Gascogne terre d'accueil et de liberté qui a donné naissance à de nombreux "Grands Hommes " et humanistes.
Soyons fiers de cette qualité la.
Le discours à l'ONU : www.franceonu.org
Auteur : Tédéric D.
18/03/11
Afficher Un Gascon a l'ONU en particulier, et peut-être donner votre avis...
Merci Tédéric !
J'ai relayé cette déclaration d'Alain Juppé sur un forum de "Sud-Ouest", où beaucoup sont finalement pour la non-intervention :
www.sudouest.fr
L'humanisme et la Gascogne ne sont pas intrinsèquement liés... Mais si chacun de nous lie les deux choses, la Gascogne n'ira que mieux !
Auteur : Tederic M.
21/03/11
Il y a sans contrefait une tradition politique gasconne que l'on peut dire humaniste et qui s'ancre profondément dans une certaine modération des anciens Gascons, modération dont on peut constater les avatars modernes dans la sociologie politique du Sud-Ouest de la France. C'est une vraie nation de juristes, de propriétaires terriens, de malthusianistes, ...
On a trop souvent réduit le sens politique du Sud-Ouest au seul radicalisme-cassoulet qui est bien plus languedocien pour tout dire.
Auteur : Vincent.P
21/03/11
Qu'i autant de cons a nòste qu'alhors. Tant que n'ajam pas comprés aquò, que contunharam de desparéisher chic a chic...
Auteur : inconnu
21/03/11
Alain Juppé se revendique-t-il gascon ? Est-il vu comme gascon par les Français ? Je doute.
Auteur : P.Lartigue
28/03/11
Pour moi, Alain Juppé est imposteur Gascon, d'ailleurs il n'a aucun accent Gascon, alors comme Gascon et en plus Landais il repassera !!!!
Auteur : inconnu
29/03/11
Inconnu n'est pas très gascon non plus !
Auteur : desconeixut
29/03/11
Je me rappelle l'homme politique qui a "quand même" popularisé le mot "Adishatz".
Mais je crois qu'il disait que c'était du "patois landais".
Auteur : Tederic M.
29/03/11
Il me semble quand même qu'Alain Juppé, petit-fils de Béarnais, fils de Landaise, qui a ressuscité en effet "Adishatz" qui devait être jusque là pour les plus fins lettrés un drôle de borborygme rencontré dans les romans les plus landescots de Mauriac, peut être dit "Gascon", en tout cas son parcours d'enfant de Mont-de-Marsan qui devient maire de Bordeaux est typiquement "gascon" et à ce titre, les accusations de parachutage étaient assez calomnieuses (Chaban lui était un parachuté).
Auteur : Vincent.P
31/03/11
Juppé quelle imposture  !!!
Un repris de justice, exilé et réhabilité à des fins politiques par notre petit Napoléon...
C'est pathétique les commentaires sur cet homme tant les casseroles qu'il traine font du bruit...
Auteur : Miqueu Arrosères
12/04/11
Bel élan de citoyenneté (en 1965)
www.bassindarcachon.com
Bel élan de citoyenneté de la part de ces ostréiculteurs, leurs descendants auraient dû continuer le combat contre tous ces ports de plaisance qui ne servent que les intérêts des élus locaux en mal de pouvoirs et les bobos parisiens et bordeluches, on en voit aujourd'hui la destruction écologique.
Ils auraient dû aussi combattre cette urbanisation pour satisfaire les mêmes clients prêts à sortir leurs valises de billet pour acheter leur pré carré du bassin.
Pendant ce temps les autochtones ne peuvent plus se loger car la montée du prix de l'immobilier et les salaires de misère sont leur source d'angoisse.
Il arrive qu'un grand péril soit la source d'ardeurs nouvelles
Auteur : GINOU
12/03/11
Afficher Bel élan de citoyenneté (en 1965) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je trouve les images très belles dans leur flou, grâce sans doute aux limites techniques du filmage de l'époque.
Mais pourquoi les affubler maintenant d'une chanson en anglais, aussi jolie et sentimentale soit-elle ?
Ça aurait été approprié de diffuser une chanson en gascon maritime...
Auteur : Tederic M.
12/03/11
Merci Ginou. Je suis très ému de voir ces images. C'est mon peuple gascon, celui du Bassin, qui est aujourd'hui totalement submergé. La substitution de population est quasiment accomplie, nous avons perdu et j'en crève de rage.
Oui Ginou, vous avez raison sur toute la ligne.
Quant à la chanson, elle est en anglais mais elle est très belle.
Auteur : P.Lartigue
14/03/11
Un chant corse représente la France à l'Eurovision
Le 14 mai prochain, à Düsseldorf, lors de l'Eurovision de la chanson les couleurs de la France seront défendues par un chant Corse "Sognu" !!
Les langues régionales défendant les couleurs de la France. Les temps changeraient ils ?
A méditer
Pour l'écouter :
www.ladepeche.fr
Auteur : Tédéric D.
10/03/11
Afficher Un chant corse représente la France à l'Eurovision en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est une longue tradition : il y déjà eu des chants corses et des chants bretons si j'en crois ma lamentable culture télévisuelle.
C'est un fait qui illustre deux phénomènes, l'un de fond, l'autre conjoncturel :

- Il s'agit donc d'un énième avatar de chant en langue régionale que l'on envoie au casse-pipe dans une Europe aux réflexes anglo-saxons.

- France 3 sous sa nouvelle direction entend se recentrer sur les régions.
Les premiers résultats ne sont pas convaincants (cf Midi en France). C'est la télé à papa.
Auteur : Vincent.P
10/03/11
Peut-être du même ordre est le succès commercial totalement imprévu du CD de Nolwenn Leroy, la belle (ça peut aider ...) chanteuse bretonne qui reprend les succès de Tri Yann et Alan Stivel dans les années 1970.
Je hasarde l'hypothèse que s'entrouvrirait un nouveau moment dans la perception des identités régionales par l'opinion dominante - c'est à dire celle propagée par les grands media audiovisuels en France : après une époque où elles étaient bien vues (époque du "multiculturalisme optimiste" post-soixantehuitard) elles ont été ces dix (?) dernières années enfouies dans l'opprobe silencieuse dévolue aux "communautarismes" honnis par le républicanisme ombrageux en assimilation indue avec des phénoménes culturels entièremnt différents.
Le balancier étant allé réellement trop loin, au point de créer une chape de plomb un peu étouffante qui a suscité la parade - pas très efficace, j'en conviens - des milieux occitanistes présentant leur (notre ?) cause comme une défense de la biodiversité culturelle et de l'ouverture à l'universel.

Cette toute récente poussée printanière de reconnaissance timide de nos identités moribondes (ce qui, par la même, n'engage pas à grand chose...) est peut-être à suivre.
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
13/03/11
Mais le rayonnage régionaliste n'a jamais été aussi maigre en pays gascon.
Je m'intéresse à la production régionale musicale depuis plus de 10 ans (en tant que simple consommateur même si j'aime bien pousser la chansonnette avec des amis), la dégénérescence est une réalité, on ne trouve plus le CD de tel groupe local qui reprenait avec plaisir des chants du pays, Nadau reste ancré sur quelques standards mais ne sort plus grand chose, la plupart des chorales s'enferment dans un imaginaire français tandis que parallèlement les musiciens labellisés occitans se cloitrent dans des expériences musicales difficilement accessibles (et souvent nulles pour tout dire, c'est inversement proportionnel aux subventions ramassées, sans jouer au poujadiste de bas étage).

A l'inverse, le dynamisme musical basque est proprement stupéfiant, en Béarn il constitue les 3/4 des CDs que l'on peut trouver au rayon de musique régionale. Et c'est souvent d'excellente qualité, qu'ils soient espagnols (Oskorri, Lertxundi, ...) ou français (Berzaitz, ...).
Ce qui pourrait sauver de l'oubli le patrimoine musical gascon, ce serait que les Basques s'en emparent ...

Pour ce qui est du balancier décrit, je suis assez d'accord, sauf qu'il ne faut pas nier, je crois, que ce retour aux racines est aussi la conséquence d'un refus de la mondialisation.
A ce titre, je crois que c'est une erreur stratégique que de vanter notre culture régionale sous les seuls auspices du multiculturalisme quand l'appétence pour celle-ci relève justement du phénomène inverse, à savoir la volonté d'échapper au gloubi-boulga relativiste bien-pensant propagé depuis les années 80.
Bref, je pense que les acteurs régionaux gagneraient à être un peu plus mordants identitairement, parce qu'il y a un terreau, il faut arrêter la pudibonderie, il n'y a aucune honte à aimer son pays natal, parce que de toute façon, il faut bien occuper son existence.
Auteur : Vincent.P
13/03/11
Je vais être plus direct.
Il n'y a qu'à voir le succès comme le disait Gérard Saint-Gaudens de Nolwenn Leroy où les ventes explosent notamment chez les Bretons. Depuis longtemps ils ont su travailler leur identité !
Grands dieux il ne manque pourtant pas de groupes de rock, folk, pop, de blues ou de jazz en Gascogne, mais veulent ils réellement chanter du gascon !!!
Les musiques de chez nous ne sont bonnes dans l'imagerie populaire qu'à être chantées pour les fêtes et soirs de beuveries !
Pourtant je suis sur qu'avec de la bonne volonté on peut avoir un vivier artistique de qualité.
Mais une fois passé le cap de la création, il y aura le cap de la production musicale et là on se heurte à un autre problème, les labels indépendants face aux Majors.
Tout le monde ne s'appelle pas Nolwenn et trouvez-moi un artiste médiatisé originaire de Gascogne qui voudrait et pourrait chanter en gascon ?
Auteur : Tédéric D.
14/03/11
Nolween est d'une beauté renversante et en plus je pense qu'elle a oublié d'être idiote.
Si elle met sa beauté et son intelligence au service de la langue et de la culture bretonnes... Je la félicite de s'approprier ou de se réapproprier la langue.
Je ne peux pas juger de sa qualité de néo-locutrice mais je peux vous dire que, chez nous, les groupes qui s'essaient au gascon, surtout les ressucées des chants collectés par Arnaudin, ont une bien mauvaise connaissance du gascon, de sa prosodie, de ses intonations...
Mais on peut toujours s'améliorer, je suppose.
Auteur : P.Lartigue
14/03/11
Tout à fait d'accord avec Vincent P.et Felip Lartiga.
Je ne sais si c'est une question financière ou autre chose mais comme tout le monde je constate qu'à part Nadau on ne trouve guère de CD de chanteurs ou de groupes gascons en Gascogne.
J'ai écrit il n'y a pas longtemps à un mèl trouvé à partir du blog de Marilis Orionaa (qui aurait bien, n'est-ce pas Felip Lartiga, toutes les qualités pour être la Nolwenn Leroy gasconne !) pour demander pourquoi ses CD ne se trouvaient nulle part et comment les obtenir.
Eh bien, je n'ai pas eu de réponse (peut-être pour des raisons techniques de messagerie mais si c'est le cas c'est aussi l'indice d'un problème...).
Il est plus facile apparemment de se répandre en imprécations contre des groupes concurrents que d'imiter leur politique de distribution (mais je suis peut-être injuste si c'est une question de moyens :un sujet à éclairer au grand jour si l'on veut que ça change...)
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
15/03/11
Je vais être dur, excusez moi !
mais je sais que la plupart des gasconhautes qui s'expriment ici me comprendront...
Nous entrons dans une nouvelle ère : celle de la Gascogne sans sa langue propre.
Notre langue est maintenant le français.
De notre deuil doit naître autre chose.
Un astre de l'ère finissante, Nadau, réussit à avoir une audience relativement large, fondée sur un reste de familiarité avec la langue perdue.

Mais il ne faut déjà plus identifier des chanteurs gascons uniquement par le fait qu'ils chantent habituellement en gascon.
Nous devons jauger la création gasconne sur des critères nouveaux ; et ces critères, nous ne les avons pas encore.
La Gascogne est réduite à une potentialité géographique, sur laquelle renaitra peut-être une culture propre, qui inclura des pratiques de chant.
Il peut se développer quelque chose à partir des chorales et de ce qu'on appelle maintenant "cantères", c'est-à-dire des groupes qui chantent spontanément et pas sur un "empont".
Certains jeunes sont en demande.
Certes, nous buttons toujours sur l'étiquette "occitan" qui embrouille tout en incluant un territoire trop vaste et hétérogène.
Mais si on arrive à créer un climat gascon, la mayonnaise peut prendre.
Continuons de guetter ce qui se chante en Gascogne ! Et chantons nous-même (ce que je fais personnellement) !

Quant à Nolwenn qui chante en breton et a franchi apparemment les portes du "show-biz", c'est sans doute un exemple à étudier, mais ce qui est possible aujourd'hui en Bretagne ne l'est pas forcément en Gascogne.
Entre Bretagne et Gascogne, il y a un point commun : la situation de la langue propre me semble désespérée dans les deux cas (le mouvement breton pour la langue est plus dynamique, mais le point de non retour est aussi atteint là-bas, j'aimerais me tromper).
Mais il y a une différence : l'identité bretonne, existe largement, pas l'identité gasconne. C'est justement le problème qui nous rassemble ici !
Auteur : Tederic M.
15/03/11
Il faut aussi parler clairement et constater que la Bretagne dispose de solides réseaux médiatiques à Paris notamment via de grands entrepreneurs ou hommes de télé (allez, osons le mot : c'est un lobby) :
la Bretagne est un peu l'enfant chéri de la France, c'est un imaginaire sentimental très bien défini depuis le XIXème siècle, qui parle à tout le monde.
La situation sociolinguistique en Bretagne est au moins aussi désastreuse qu'en Gascogne, mais la Bretagne reste une marque, ainsi qu'une unité géographique évidente (il suffit d'y entrer depuis Avranches ou depuis les pays poitevins, la Bretagne est une évidence, même en pays gallo).
Les militants purs et durs ne peuvent que regretter la disparition de l'ancien monde plus authentiquement breton, mais au moins il leur reste la Bretagne, certes francophone, mais encore originale ...

Ce qui me chagrine, c'est que la Gascogne était un espace ethno-culturel au moins aussi remarquable que la Bretagne.
Et nous disposions tous comme les Bretons de liens à renouer avec des nations voisines (Aragon, Pays Basque, ...).
Nous avons complètement raté la phase historique de développement des identités régionales, pourtant c'était bien parti jusqu'à 1945.
On paie très fortement l'engagement des félibres dans le combat littéraire provençal qui s'est transformé dans l'après-guerre en occitanisme.
Je pense que la Paris d'il y a 100 ans n'en reviendrait pas de la disparition des Gascons de l'imaginaire national français.

Pour ce qui est du gascon, c'est une langue qui est de moins en moins chantée parce que de moins en moins connue, aussi bien par les chanteurs que par les spectateurs.
Reste que je ne vois pas non plus émerger une production gasconne en langue française : existe-t-il une vie culturelle en Gascogne ? Existe-t-il des artistes gascons ?
Auteur : Vincent.P
15/03/11
"L'identité bretonne, existe largement, pas l'identité gasconne. C'est justement le problème qui nous rassemble ici !"
Oui Tédéric surtout quand nos artistes sont mangés à la sauce de l'occitanisme :
nadau-chante-l_occitanie
Auteur : Tédéric D.
15/03/11

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :