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*Langonnais-Bazadais
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MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams

mot = La
Belhade
bonjour
Que veut dire Belhade ?
merci si vous pouvez me répondre
Auteur : Patricia
23/10/10

Réponse de Gasconha.com :
Sauf erreur, Bénédicte Boyrie-Fénié y voit "vath lada" (vallée large).
Cette explication parait bonne surtout si elle s'appuye sur des attestations anciennes, ce qui fait normalement partie de la méthode de BBF.
Afficher Belhade en particulier, et peut-être donner votre avis...
La première attestation est Baslada en 1274, Baslade en 1514 puis dans le même texte Balade, Bahade/Balhade à partir du XVIIIème siècle.
Je veux bien y voir "vath lada" mais enfin, pas une seule attestation ancienne ne permet de le conclure avec assurance, et je n'ai pas connaissance que -th soit passé au son /s/ (qui conformément à la phonétique landaise tend en contact avec l à s'aspirer).

Jusqu'à preuve du contraire, c'est "Baslada" qu'il faut expliquer (dont Belhade - en fait Behlade - découle même si la prononciation aspirée s'est perdue telle que recueillie par BBF).
Aucune attestation ne permet de voir dans l'élément "bas" le gascon "vath".
A moins que s ne soit une graphie notant une réalisation disparue de -ll final, ce serait quand même inédit.
Maintenant, on a envie d'y voir "vath lada" : il faut donc creuser.
Auteur : Vincent.P
23/10/10
Notons au passage qu'une fois de plus on se retrouve face à l'incohérence de la restitution des toponymes occitans, à savoir que si l'on restaure un affreux "Brantòsme" pour Brantôme en Périgord (la graphie occitane impose aux parlers nord-occitans de restaurer les lettres implosives pourtant éliminées à date ancienne, cela fait sans doute trop français), il faut donc également restaurer dans ce cas - rare à l'écrit il faut le dire - le s aspiré et rendu maladroitement par la graphie moderne Belhade donc "Baslada".
Une adaptation plus mesurée impose cependant "Bahlada", et si on veut coller à la prononciation locale actuelle, ce sera "Belada".

Pour revenir à l'étymon, il faut quand même être très cavalier pour proposer "Vath Lada" quand pas une seule attestation sur un millénaire ne permet de le déduire.
C'est faire du Viollet-le-Duc en linguistique.
Il ne faut pas s'étonner après si la justice administrative n'est pas convaincue du bien-fondé de panneaux bilingues (cf la notion de "circonstances particulières" dans le jugement du TA de Montpellier).

NB : Dans le même genre, pour Beylongue, c'est très bien de vouloir y voir "vath longa" mais enfin, la première attestation est "Baielonke" au XIème siècle puis plus rien jusqu'au XVIIème siècle avec Baylonque.
On avance généralement que le Bellocq béarnais (bèth lòc) se prononce localement "Bayloc".
Fort bien, mais jusqu'au XVème siècle, c'est Begloc, ce qui empêche de faire la preuve qu'une telle prononciation de -th final en contact avec la latérale est ancienne.
Beylongue interprété comme "vath longa" c'est faire l'hypothèse qu'au XIème siècle, on prononce déjà ainsi.
C'est faire aussi l'hypothèse qu'un toponyme aussi transparent n'était pas compris des religieux versés en latin !
Je pense qu'Orpustan a raison de préférer y voir un reliquat du basque ancien baia=la rivière plus un déterminant roman. Surtout que Beylongue est dans une région où l'on trouve Arengosse, Ygos, Oney, Onesse, Laharie, Carsen, Garrosse, Escource, Lesgor, Tartas, ...
Auteur : Vincent.P
23/10/10
belhade=veillée
dictionnaire de Félix Arnaudin
Auteur : Garlu§e de le Lëyre
25/10/10
Belhade et Balahade
L'explication par "Vath lada" m'a toujours fait tiquer, quand même, parce que le passage à "Belhade" me parait difficile. Pourquoi l'apparition d'un "h" aspiré après le "l" ? Bon, l'attestation "Baslade" peut à la rigueur aller dans le sens de "Vath lada". Mais il faut considérer aussi un lòc "Balahade" à Romestaing près de Grignols, et je relève que "Belhade" a été nommée "Balahade" dans certains textes - voir "les Landes de Sabres, Pissos, Balahade, Sore, Balizac" dans [Histoire de la forêt landaise: du désert à l'âge d'or de Jacques Sargos->http://books.google.fr/books?id=_RTbAAAAMAAJ&q=balahade&dq=balahade&hl=fr&sa=X&ei=SJPiU5HgJemQ0AXKyYCADw&ved=0CD8Q6AEwBg]. Sur la carte de Cassini, je vois deux noms qui commencent par "Val" près de Balahade de Romestaing, mais je n'arrive pas à lire le reste.
Auteur : Tederic M.
07/08/14
Sus aquiths punts de toponimia, que sui tostèm...
Sus aquiths punts de toponimia, que sui tostèm estonat... N'i a pas jamé nada referéncia a le prononciacion locau...
Que carré saber com disen o com disèn los vielhs a Belhade... Anar horucar en tèxtes, òc-be, mes le hont que l'am unqüèra  ! E quauqu'un coneish ua gent de per'quí capvath ? Que cau saber com disen iths...
Auteur : Renaud
08/08/14
Renaud, ne sias pas negatiu !
{{Cadun qu'apòrta las soas lutz, segon los sons mejans. Lo but de Gasconha.com qu'ei de botar tot acò en comun.}}
Conéisher la prononciacion locau (anciana) de "Belhade" qu'ei important (mès n'ei pas totjorn aisit d'anar sus plaça e de trobar los vielhs qui saben), sàber qu'existeish un "Balahade" a Romestaing tanben, e sàber que "Belhade" estot notat "Balahade" en quauque texte tanben ! L'explicacion finau, si vien quauque jorn, que serà lo resultat de tot acò.
Auteur : Tederic M.
11/08/14
Prononciation locale
http://toponimiaoc.webs.com/40lanas.htm qui pareish bien documentat, escriu "Velada (prononciacion locala)"
Auteur : Tederic M.
14/08/14
D'acòrd entà "vath lada" !
J'ai cherché plus avant, et en particulier sur les patronymes apparentés à Belhade. - Le nom de famille Balhade se trouve dans les localités autour de Belhade. - Un [CATALOGUE DES CHEVALIERS de MALTE->http://archive.org/stream/cataloguedeschev00larouoft/cataloguedeschev00larouoft_djvu.txt] donne à la fois "Jean de Belhade, 1033" et "Jean de Balahade Thodias, 1033". Il ne peut s'agir que de la même personne, sous deux graphies différentes. - "Thodias" s'avère être "Taudia(r)s" (un nom bien gascon !), et les noms THODIAS DE BELHADE, BELHADE de THODIAS, de BELHADE-TAUDIAS etc. apparaissent sur les sites généalogiques, comme appartenant à des familles aristocratiques du Bordelais. - Belhade peut avoir été écrit Balhade ou Ballade : "la medissa dona na Joana Amaubin, per lodeit senhor [Andriu] de Balhada son marit" http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-34115&M=tdm "André de BELHADE s'est marié avec Jeanne Amaubin de MONTFERRAND" "Jeanne Amaubin, veuve d'Arnaud de Ballade, seigneur de Ballade (1374)" http://archives.cg33.fr/bibliotheque/docs/FRAD033_G_1IR_000294351.pdf - L'IGN donne trois lòcs "Ballade", tous en Gascogne : à Casteljaloux, à Labarrère (32) et à Oraas (64) ; ils font penser à des "Vath lada". - L'IGN donne aussi "Ballonque" à Campan, qui semble être "Vath lonca", auquel cas on peut établir un parallèle avec l'hypothèse "Ballade=Vath lada". - Je n'ai pas trouvé la forme "Baslade", mais on sait que le "th" de vath a pu être rendu en Bordelais et ailleurs par "ts" ("Castets"...) ; un "vath lada" aurait donc pu donner "Batslade" ; de là à "Baslade"... Tout ceci me réconcilie avec l'hypothèse "Vath lada", même s'il nous manque une preuve éclatante. Le "h" s'est comme déplacé dans les versions écrites ; c'est probablement la trace d'une prononciation de "vath" avec une mouillure, donc pas simplement "bat", qui était difficile à noter. {{J'ai donc mis "Vathlada" en version gasconne alibertine de la commune de Belhade}}, parce que cette graphie conserve l'étymologie probable, et "Belade" en version franco-phonétique, correspondant à la prononciation constatée chez les locuteurs locaux.
Auteur : Tederic M.
16/08/14
Le paraula deu locutor !
Entà un possible moviment gascon de vir, que vorrí le paraula d'arreferéncia qu'estossi le deu locutor. Ad ensús de l'especialiste... Lo ligam que bàlhatz que'ns dit "Vath Lada" mes qu'es B. Boyrie Fénié que les balha... Que ns'a tabé sortit "La Boèira", percè d'estar mè estacada a l'etimologia qu'au prononciar locau "Le Bohèira".
Entà escarnir un chic, que me'n trufi plan de saber com es portat en tau o tau document, çò que jo vui saber, qu'es com "Marcel Lagreoule" (per exemple !) e los sons amics disen.
Auteur : Renaud
21/08/14
E si la "paraula deu locutor" ei faussa ?
Los locutors qui pòdem consultar, a l'òra d'ara, que son de la darrèra generacion de locutors. Com "arreferéncia", que'm pareish un chic praube...
{{E podossem au mensh conéisher "la paraula deu locutor" dempui la creacion deu lòc... Qu'a podut cambiar...}}

Pensi per exemple au vilatge mairau de [Réaup->http://www.gasconha.com/spip.php?loc6111] : los darrèrs locutors que disen "Rehaut"  ; e totun, "Arriaup" que'm pareisheré melhor, mei confòrme a l'étimologia supausada "arriu aub", mei gascon.
Me rapèri pas mei de çò que prepausa BBF... "Riaup", cresi (quan prepausa "Arriu aup" endeu "Réaut" deu "Canenx et Réaut...).
Auteur : Tederic M.
21/08/14
Los locutors en davant, e har viste
Qu'am ua gran difrença de punt de vista.
Entà jo, que cau har atau com es, e non pas com diuré estar. Se disen "Rehaut", Rehaut que cau díser e ensenhar. Que cau arrespectar le codrilha de le deformacion, le soa istòria. N'i a pas nada vertat, sonque los fèits !
Per har collectatge en Comenge, Bigòrra e Coseran, qu'èi sovent arremarcat les dadas toponimicas (noms gascons) deus vilatges qu'aví collectat qu'èran fauças suus documents "oficiaus".
Per exemple, entà "Valcabrère", costat de Sent Bertran de Comenge, le soa etimologia qu'es simpla, "la vallée des chèvres", le "vath crabèra". Totun, que's tròba los abitants de'queth parçan que disen "Vrath Cabèra" (Braccabèra). Qu'an hèit ua metatèsa. Lavetz, entà jo, fauç o pas, qu'es Vrath Cabèra e har viste...
Los locutors en davant, l'usatge en davant.
Auteur : Renaud
23/08/14
Quins locutors ?
Ende jo, n'es pas lo darrèr qui a parlat qui a rason  !-)
Auteur : Tederic M.
24/08/14
Ne cau pas créder un nòm de lòc, que's va desformar sus ua generacion !
Los darrèrs locutors, percè malurosament que son darrèrs locutors, n'an pas tirat los sons toponims de le biaça, atau com qui se'n fot ! Pariar "Rehaut", que's disè dijà atau 200 ans a !
Auteur : Renaud
24/08/14
Alteracion de la lenga peus darrèrs locutors
Au contrari, pensi que las darrèras generacions de locutors deu gascon qu'an participat shens ac vòler a ua degradacion màger de la lenga deus ajòus, prumèr entau vocabulari, mès tanben entaus noms de lòc, quan ne'n comprenguévan pas mei las fòrmas vielhas.
Qu'us cau desencusar : qu'èran acarats a ua pression {hortassa} deu francés, e si ne son pas passats eths medishs au francés, qu'ei sonque pr'amor n'ac mestrejavan pas : autanlèu que son vasuts bilingues, qu'an causit de parlar sonque francés aus hilhs. Exemple : dens [un diccionari recent, escrit per ua de la darrèra generacion de locutors en Marmandés, Denise Laffargue->http://tonens.canalblog.com/archives/2009/09/14/15073457.html], {{ fête = héste, mès dejà, fêter = féta !}} Aute exemple : dens l'Antologia de Labrit de Dardy, que's tròba enqüera "{{hlorit}}" ; au medish endret (a Rehaut/Arriaup per exemple), que'm sembla que la mia gran mair e disèva dejà "{{flor, florit}}" (totun ne'n soi pas segur, e n'u pòdi pas mei demandar ; que calerà que demandi a un aute vielh locutor...). Parièr ende "{{hrièsta}}" qui apareish enqüera dens la toponimia de Labrit*, dinc au dessùs de l'arribèra de Garona, quan pensi que los darrèrs locutors e disèvan dejà "{{frinèsta}}" o quaucomet atau. A verifiar tanben... Bon, que'n hornissi un aute : La mia mair que m'a transmés {{"ch'u vesin" (prononciar "chou bézïn")}} ende diser "ençò deu vesin" o "a casa deu vesin" ... N'ac a pas inventat, atau que parlavan los darrèrs locutors ! {{Jo n'èi pas jamei acceptat d'ac diser atau : qu'es trop francizat - emplec de "chez" !}} * La toponimia qu'es totun mei conservativa que lo parlar, pensi.
Auteur : Tederic M.
25/08/14
Qu'ac dishoren atau com l'avèn entinut.
Que m'aduvi dab vos entà çò deu vocabulari, segur. Mes entà le toponimia, qu'es difrèn segon jo. Qu'ac dishoren atau com l'avèn entinut.
Auteur : Renaud
25/08/14
Esloishada fonetica
Lo parlar deus darrèrs locutors qu'ei hèra embastardit deu punt de vista de la fonetica tanben : qu'ei important quan e'ns questionam sus ua r dobla, ua h bohada, ua n finau ...

Per exemple : Hostens.

Totun, las etimologias popularas e desformadas, que son meilèu deu sègle XIXau.
Auteur : Vincent P.
25/08/14
Tornem a "Vath Crabèra" !
le "vath crabèra". Totun, que’s tròba los abitants de’queth parçan que disen "Vrath Cabèra" {{ Jo pensi que caleré tornar a "Vath Crabèra".}} Los locutors qui demoran qu'ac comprengueran, ja que son acostumats au francés "Valcabrère".
Qu'ei tanben ua escadença de dialogar damb eths... Ne son pas pècs, totun ! En realitat, lo problema, damb eths, que serà d'abòrd la grafia. E ende tots, locutors vielhs o pas, "Vath Cabrèra" qu'ei mei pedagogic, mei clar qu'aqueth ""Vrath Cabèra".
{{I a dejà pro de confusion, ne'n cau pas hornir}}, en voler seguir aqueths vielhs locutors dens las loas errors...
Auteur : Tederic M.
25/08/14
La Gironde n'est pas gascone
bonjour a tous,
je lie partout Gascogne par la, drapeau par ici, c'est soulant a la fin, pour moi la Gironde n'est pas gascone, elle a ete car un iluberlu l'a decidé.
Bon, les landais, ce que je suis, doive avoir leur propre drapeau, ainsi que la gironde doit avoir le sien.
Moi je ne veux pas de ce drapeau a la dame, sauf si il s'agit bien du drapeau landais.
Auteur : bougeard
12/10/10

Réponse de Gasconha.com :
Adishatz !
Nous sommes en désaccord sur toute la ligne !
Gasconha.com, et non pas un "iluberlu", met en Gascogne tous les pays qui ont parlé gascon. C'est simple et net.
C'est le cas de la plus grande partie du département de la Gironde, et notamment Bordeaux.
Ce dernier est d'ailleurs aussi landais pour une part assez grande.
Le département des Landes n'a pas le monopole des Landes de Gascogne !
Afficher La Gironde n'est pas gascone en particulier, et peut-être donner votre avis...
Pour le territoire dit Gascogne (sous l'ancien régime) je ne sais pas, par contre tout à fait d'accord : en Gironde on parlait (et on parle encore !!!) gascon. Sauf en Vitrezais, Double, pays foyen, Petite Gavacherie
Auteur : Gaby
21/03/12
Blason d'Osseau
Adieu, je recherche une image pas trop mauvaise du blason d'Osseau.
Auteur : Danis
11/10/10
Afficher Blason d'Osseau en particulier, et peut-être donner votre avis...
C'est d'Ossau qu'il doit s'agir...

"Aussau" (prononcé "Awsaw") en gascon.
Auteur : Tederic M.
11/10/10
www.ossau-pyrenees.com--min_220_Blason_valle_dOssau_2.jpg

brocantejean-grange.wifeo.com--blason_ossau.gif
Auteur : Vincent.P
12/10/10
On trobar enregistraments deu parlar de las Lanas (ALG) ?
Adishatz,

que cerqui, a la seguida de la presentacion deu Felip Lartiga pendent la dimenjada gascona de Biscarossa, lo ligam sus internet entà ausir lo parlar (passat) en las lanas ; que seré l'"l'Atlas Linguistique et Ethnographique de la Gascogne dirigé par Jean Séguy" ?
mercés
Auteur : Laurenç G.
05/10/10

Réponse de Gasconha.com :
Sajatz aquo :
La parabole de l'enfant prodigue - ligam de Gasconha.com
Afficher On trobar enregistraments deu parlar de las Lanas (ALG) ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Danse identitaire gasconne ?
Y a-t-il une danse spécifiquement gasconne et toujours fréquemment pratiquée (pas comme danse folklorique) ?

Je me faisais la remarque que les catalans ont la sardane, les auvergnats la bourrée, les basques ce qu'on appelle le fandango mais qui ne doit pas s'appeler comme cela, tous savent les danser et les dansent ; jeunes et vieux .
Je pense qu'une danse est un élément profond d'identité au moins autant qu'un hymne ou un drapeau, pensons à la sardane sous le franquisme, et au fest noz (?) breton.
Adishatz
Auteur : Dominique
01/10/10
Afficher Danse identitaire gasconne ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
De toute évidence, le vieux fonds gascon est constitué des chansons de 9 dansées.
Il existe ensuite des danses très particulières comme la danse du Baïar, retranchée en Barège, à Esquièze-Sère.
Auteur : Vincent.P
01/10/10
Excusez-moi mais je n'ai pas compris ce que veut dire, chansons de 9.
En fait, je posais cette question sur la danse car j'ai le souvenir dans la vallée d'Ossau en Août 1957 d'un retour de chasse à l'ours où les gens alors que l'ours gisait triomphalement, mort, sur le toit d'une traction, sont descendus sur la place et ont chanté et dansé spontanément une danse qui dans mon souvenir n'était en rien joyeuse mais mystérieuse et où chasseurs et habitants faisaient corps.
C'est pour moi un souvenir d'enfance (j'avais dix ans) très prégnant.
C'est pourquoi je me demandais si de telles danses existent encore et sont toujours pratiquées (dans d'autres occasions bien sûr que pour la mort de l'ours).
Amitiés
Auteur : Dominique
01/10/10
La question était de savoir s'il existait au fond une danse "nationale" gasconne.
La seule chose qui s'en rapproche sont ces danses autour des chansons de 9, il me semble qu'Arnaudin les a décrites, ainsi que Poueigh.
La lecture de l'ouvrage de ce dernier doit pouvoir aider (certaines pages ne sont pas visibles, l'ouvrage est encore trouvable facilement) :

books.google.fr

Pour le reste, oui, il existe des danses évenementielles et parfois propres à "parçan", mais on ne peut pas alors parler de danse gasconne, sauf à faire de tous les particularismes de telle ou telle vallée un fait gascon, auquel cas cela n'est pas respectueux des traditions parfois différentes d'autres endroits, même s'il faut bien dire que souvent, la montagne est un conservatoire de faits ethno-culturels autrefois répandus dans toute la Gascogne.
Auteur : Vincent.P
02/10/10
Je me demande si l'existence de "danses nationales" basque, catalane, bretonne... n'est pas un fait récent (vieux d'un siècle ou un siècle et demi, quand même...), et le fruit d'une politique consciente de récupération qui aurait assez bien marché pour qu'on l'oublie derrière des manifestations qui éclatent de spontanéité.
Comme le drapeau basque que les personnes non informées croient (j'imagine) remonter à la nuit des temps alors qu'il a été créé au 19e siècle par le nationaliste basque Sabino Arana.

Ainsi, la diversité des danses était-elle peut-être bien plus grande dans ces pays à forte identité, mais les mouvements patriotiques auraient unifié et simplifié.
C'est une hypothèse, et d'ailleurs je ne blâme pas cette entreprise de reconstruction si elle a eu lieu.
Votre question, Dominique, me confirmerait même que la Gascogne souffre de ne pas avoir connu un tel développement, noyée dans un essai de renaissance d'oc qui d'ailleurs n'a pas fonctionné à l'échelle (trop grande, sans doute) de tous les pays d'oc.
Auteur : Tederic M.
03/10/10
Je lis quand même sur Wikipédia que "En danse traditionnelle, le rondeau est une danse de Gascogne. Il existe plusieurs formes de rondeau selon la zone géographique".
Une danse nommée "rondeau" existe aussi, selon la même source, en Belgique.
Auteur : Tederic M.
03/10/10
"langue occitane", "culture gasconne"...
J'ai failli m'écrouler de rire, quand j'ai lu aujourd'hui, 27.09.2010, dans le journal "Sud-Ouest" que Mr Lavaud, intello Langonnais, était "un défenseur de la langue occitane".
A part la publication il y a quelques années d'un recueil de contes en "soi disant" Gascon, où il ne savait même pas qu'un coq se dit "lou béguey", personnellement je n'ai jamais vu ce monsieur aux avant postes de la défense de notre culture.

La culture Gasconne, cela se défend tout le temps, lors de randonnées pédestres avec l'étude des noms de lieux, avec la préservation de l'accent qui est la forme la plus présente de l'identité gasconne.
Auteur : Joël Baudet "Guide de pays"
27/09/10

Réponse de Gasconha.com :
L'article concerné est www.sudouest.fr--patrick-lavaud-un-langonnais-atypique.
Joël, j'ai retiré la dernière phrase de votre gran de sau. Veuillez m'en excuser.
Je n'ai pas votre adresse e-mail...
Amistats.
[Tederic]
Afficher "langue occitane", "culture gasconne"... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Je me demande souvent ce que la culture gasconne et le monde occitan en général ont à gagner à s'insérer dans la world-culture la plus boboïsante qui soit.
Peur de passer pour d'affreux localistes ? Manque de confiance en son propre génie artistique ? C'est le pendant "cultureux" des espagnoleries populaires des Landes ou de l'américanisme gersois (Jazz in Marciac, festival de musique country, ...).
A moins qu'il ne s'agisse de la sociologie de fond du mouvement occitaniste, une sorte de vague tiers-mondisme, la recherche effrénée de l'exotisme, les Occitans au même niveau qu'une tribu obscure de l'Himalaya, des défauts si parisiens au fond.
L'ouverture sur le monde est fantastique mais je ne sais pas si les gens qui souhaitent cultiver leurs racines gasconnes sont forcément des lecteurs de GEO ...
Auteur : Vincent.P
27/09/10
Je dirais que c'est la peur de passer pour des "imbéciles heureux d'être nés quelque part", suivant une expression que je trouve bête et méchante.
Et pendant qu'on se mêle à une world culture contestataire qui ne parle pas à ceux qui portent encore un héritage local, la population locale suit en masse la world culture conformiste, et va au nouveau MacDo de Podensac...
Auteur : Tederic M.
27/09/10
C'est parce que tu n'as pas goûté au McBéarn ! :)

www.ina.fr/video--les-recettes-mc-donald-s-bearn-version-43-secondes

NB : Depuis 2005, elle a changé cette route des Graves !
Je pourrai bientôt dire que j'ai connu une route de Bordeaux sans McDo entre Langon et Bordeaux (avant Podensac, La Brède, Rives d'Arcins et la barrière de Toulouse, le tout en 5 ans).
Au demeurant, je n'ai rien contre McDo mais on ne peut pas s'empêcher de constate l'adéquation entre l'extension de ces restaurants et la généralisation d'une culture urbaine de banlieue américaine.

www.sudouest.fr--le-systeme-mcdonald-s-en-gironde
Auteur : Vincent.P
27/09/10
Je ne reproche rien à MacDonald : ils n'obligent personne à aller chez eux.
Je regrette quand même que les élus locaux déroulent le tapis rouge devant eux, et favorisent ainsi un type de commerce par rapport à d'autres qui seraient de mon point de vue plus intéressants.
A Podensac, les élus locaux étaient nombreux à l'inauguration, d'après ce que j'ai lu dans "Sud-Ouest".

J'ai aussi, et c'est lié, de la rancoeur contre la municipalité de Podensac qui a délocalisé son centre ville commercial dans les vignes, donnant un exemple remarquable de gaspillage d'espace et de ressources.
Bien sûr, Podensac s'inscrit dans un contexte général de "tout automobile".
De là à encourager frénétiquement le couple étalement urbain/tout automobile !
Auteur : Tederic M.
28/09/10
A mon avis, c'est une des conséquences néfastes de la décentralisation, à savoir que le moindre maire de commune rurale se sent investi d'une mission de développement économique.
C'est bien s'il s'agit de maintenir l'activité sur un secteur (en l'espèce, éviter l'absorption de Podensac par Bordeaux) mais à la vérité, il ne s'agit généralement que d'un appel d'air : Podensac fait le lit d'une intégration aux réseaux économiques de Bordeaux.
Le cas de McDo est différent cependant dans la mesure où l'initiative est privée, mais les maires facilitent l'implantation.
Je compte assez sur la suppression de la taxe professionnelle pour revenir à des conceptions plus saines de l'intérêt public local.
Auteur : Vincent.P
29/09/10
Hop, autre exemple de boboïsme aggravé :

www.toulouseblog.fr--jean_paul_becvort_directeur_du_festival_occitania-il_ny_a_pas_de_notion_de_frontiere.html
Auteur : Vincent.P
01/10/10
Le discours de cet organisateur du festival "Occitania" est pour moi une langue de bois gentillette mais un peu creuse, adéquate pour se faire subventionner.

S'affirmer universel et anticommunautariste, c'est montrer patte blanche : non, nous ne sommes pas de ces autonomistes qui ont la folie de contester notre chère République "universelle" !

Or, comment pourrait-on faire vivre une langue sans qu'une communauté en fasse son outil de communication privilégié ?
La langue française serait morte s'il n'y avait pas une communauté francophone !

Toute langue, d'Occitanie, d'Amazonie, d'Afrique ou d'ailleurs, est égale en dignité, et illustre le génie humain, il est bon de le rappeler.
Mais gommer l'aspect communautaire, donc, pour la plupart des langues, l'enracinement dans un lieu et une population précise, c'est se contenter de jouer intellectuellement avec des objets "langue" planant dans le cosmos.
Cela ne répond à aucune quête ou nostalgie identitaire, ni ne construit une communauté (quelle horreur  !-)) qui pourrait renouer avec la pratique de ces langues.

Or, paradoxalement, notre cultureux d'Occitania évoque aussi la nécessité de sauver l'occitan comme les langues "historiques" du Cameroun.

Enfin, à propos du "Mercat Occitania", il affirme qu'"il faut une référence territoriale forte au final pour progresser dans le secteur économique". C'est pas du communautarisme, ça ?
Au nom de la circulation universelle, pourquoi ne pas étiqueter les produits du pays toulousain en swahili ou en nahuatl* ?

*nahuatl : une des langues autochtones du Mexique
Auteur : Tederic M.
03/10/10
Il faut évidemment faire allusion à la source de l'expression des "imbéciles heureux nés quelque part" :

www.youtube.com

NB : Remarquez le commentaire le mieux noté de la vidéo ...

"Moi je vis dans un petit village des Hautes Pyrénées et je ne vois que ça "des imbéciles heureux qui sont nés quelque part". Que de vérités. Ils n'ont jamais vu un noir ou un arabe de leur vie mais votent FN ou Libertas. A faire écouter et apprendre à l'école"
Auteur : Vincent.P
14/10/10
Autre exemple : une élue d'opposition à Toulouse moque une initiative de traduction en oc.
Que répond l'adjoint en charge de la langue et culture occitanes  ? "Nous estimons que toutes les langues du monde se valent.
L'Occitan, le Français, le Zoulou". Le reste est du même acabit.
NON ! A Mme Dounot-Sobraques, on répond tout simplement "c'est la langue du pays". Point.
Pas besoin de justifier quoi que ce soit, de s'enfermer dans une discussion sur ce qui est passéiste ou moderne.
Les occitanistes ne comprennent rien : ce sont des germanopratins parisiens qui défendent un patois.
Ils mènent dans le mur.

jacmetolosa.spaces.live.com/Blog
Auteur : Vincent.P
15/10/10
Maison nommée "May"
Quelqu'un pourrait-il me dire le sens du nom d'une maison de Labatut au XVIIIème siècle : "May" ou parfois écrit "Maÿ" ?
Merci.
Dominique
Auteur : Dominique
27/09/10

Réponse de Gasconha.com :
De quel Labatut s'agit-il ? Il y a plusieurs communes qui s'appellent ainsi.

Avec "May" et en Gascogne, l'IGN donne notamment ceci :
LA MAY [SAINT-ÉLIX - 32]
LE MAY [SEYSSES - 31]
LE MAY [BARRAN - 32]
Afficher Maison nommée "May" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il s'agit de Labatut dans les Landes, entre Habas au nord et Peyrehorade à l'Ouest, Saint Cricq du Gave au sud.
Merci
Auteur : Dominique
27/09/10
Du pays Basque à la pointe de Grave (Nouveau fil sur les Landes)
[Ce gran de sau suit le fil du ligam "Du pays Basque à la pointe de Grave"
[Tederic]]

Oui, merci. Voilà un beau prétexte qui nous a été donné de dire l'amour de notre terre.
Dommage, justement, qu'il nous faille un prétexte pour ça :/.
Celui qui, ayant beaucoup voyagé (comme ce monsieur, comme Manciet, comme je l'ai un tout petit peu fait aussi) et qui dit son amour charnel de sa terre,
Est-il forcément un lyrique illuminé ou un poujadiste à l'esprit étroit ?
Non ! Car nous avons tous laissé notre coeur, qui bat quelque part, dans un endroit, et pour les apatrides, dans une chanson, dans un livre, une image.
Plus rarement dans une personne (plus dangereux).
Moi, mon coeur repose sur du sable gris, des fougères rousses, au pied d'un grand pin, entre le fronton de pelote et la mer qui gronde.
Ce n'est pas du lyrisme : jamais je n'ai exprimé d'une façon aussi dépouillée ce que je ressens.
Auteur : Dàvid
24/09/10
Afficher Du pays Basque à la pointe de Grave (Nouveau fil sur les Landes) en particulier, et peut-être donner votre avis...
David, entre ne pas aimer et haïr il y a une grande différence.
Je respecte les gens qui n'aiment pas la corrida et il ne me viendrait pas à l'idée de les obliger à aller en voir ou à les insulter.
Je demande simplement le même respect en retour.
Il y a dans le fait de haïr, quelque chose de très agressif. Les gens qui haïssent ou méprisent les cultures des autres me font peur.
"le voyeurisme quasi-pathologique de la tauromachie", ce n'est pas parce que vous n'y êtes pas sensible (je ne parle même pas de compréhension) qu'il faut écrire de telles insultes.
Vous avez le même type de réaction que ces gens qui dénigrent les landes parce qu'ils n'y sont pas sensibles.

En ce qui concerne la francisation et l'occitanisation je ne suis pas sûr que des siècles de la première aient été plus néfastes pour le gascon qu'un demi siècle de la seconde.
Auteur : christophe
31/07/10

Réponse de Gasconha.com :
Cette réponse concerne la 1ère partie du fil "Du pays Basque à la pointe de Grave".
"Puis en remontant vers le sud-est, à une lieue plus haut, les bouquets de chênes du lointain Tauziet, vagues silhouettes grisâtres, si menues et isolées sur l'immense étendue déserte ; après quoi c'est l'énorme morceau de ciel absolument vide où se perd invisible le reculé Cornalis, la terre plane, sans fond, dont la vue positivement fait peur, où plus rien n'émerge sur le pourtour de la vastitude béante ; le "grand désert" comme nous l'appelions entre bergers et chasseurs, sans chemin ou peu s'en faut, car de chez nous on ne pousse guère avant dans cette direction où règne l'inconnu..."
A lire ou relire absolument, "Choses de l'ancienne Grande-Lande", d'Arnaudin, première et deuxième série.
J'ai le grand bonheur de posséder l'édition originale, imprimée par Paul Lambert à Labouheyre et éditée par Honoré Champion (Paris) et A. Mollat (Bordeaux) au début des années 1920.

"C'est, un beau matin, surgie comme par enchantement d'un ciel pur du moindre nuage, la chaîne pyrénéenne tout entière idéalement détaillée de Perpignan à Fontarrabie, (sans parler des vagues formes bleuâtres qui s'estompent à la suite, en fuite vers Bilbao ou plus loin par delà) : où il n'y avait rien la veille au soir sur le fond clair de l'horizon, subitement, dépaysant complètement le regard, en fine miniature s'est posée la montagne, avec le féérique resplendissement au beau soleil de ses neiges d'argent, avec toutes ses douces magnificences de lumière et de couleur singulièrement avivées et mises en saillie par l'immensité de l'aire rase ambiante, avec surtout l'extraordinaire et presque pesante sensation de proximité dont on est saisi physiquement, la première fois, à la vue de l'inattendu tableau :
on ne saurait sans l'avoir eu au devant de soi s'en faire la plus faible idée, et un étranger tombé sans avertissement en présence de cette lourde muraille d'un bleu sombre allongé à cette place habituellement nue jurerait qu'une demi-lieue à peine le sépare de sa base."

"C'était ensuite, plus au couchant encore, -rapprochée du front vert des pins de Betout et dressée sur la hauteur aride d'où s'apercevaient si curieusement au fin fond, vers le Born, les dune dénudées de la mer, - la borde de Jan-Haou..."
"A un millier de grands pas nord-est du Blasiot, se dressait encore à l'époque que j'ai dite une pauvre vieille croix en bois de chêne au pied de laquelle le curé de Morcenx venait une fois par an, le matin de la Saint-Roch, -l'époque variait selon les localités, -donner la bénédiction au bétail menu et gros du vaste quartier de Cornalis : un contretemps que j'ai beaucoup regretté m'a empêché au moment voulu de prendre une "image" de cette scène que faisait extraordinairement grande en sa primitive simplicité l'étendue plane et nue de ce lieu qui se déroulait vers Escource, Luë, Labouheyre, Commensacq et Tauziet de Sabres, vers le désert sans limites."

"Qui saura d'ailleurs ce que fut elle-même notre lande solitaire et nue des jours évanouis ... avant qu'elle devînt la proie pitoyable de l'esprit de lucre effréné, de l'industrialisme et de l'enrichissement à outrance, j'entends le vaniteux et et trop souvent niais "argent neuf", la caste repue et tonitruante des "profiteurs", pour lesquels tout ce qui était en elle inexprimable attrait et grandeur sans pareille dans le passé apparaît, parce qu'improductif, profondément puéril, partant nul et dédaignable."

Qui dit mieux ?
Auteur : P.Lartigue
01/08/10
Nous devrions très vite sortir de ce débat anti-pro corrida.
C'est un dialogue de sourds. Un peu comme le débat occitanistes-gasconnistes.
Comme David, je n'aime pas la corrida,
Mais pas pour les mêmes raisons. Les siennes sont sans doute plus politiques. Moi, je ne trouve pas que la mort est belle, je ne trouve pas que le spectacle de la mort est beau. La mort, c'est dégueulasse et la vieillesse c'est un naufrage.
Auteur : P.Lartigue
01/08/10
Là, Christophe, vous y allez un peu fort. je n'aime pas l'occitanisme mais il ne faut pas le charger de tous les maux.
Les Gascons en général et les Landais en particulier n'ont eu besoin de personne pour tourner le dos à leur langue et à leur culture.
Les occitanistes arrivent sur un champ de ruines, du velours pour eux.
Ils peuvent faire croire n'importe quoi au bon peuple ébahi.
Mais ce bon peuple, qu'a-t-il fait pour rester debout ?
Moi, j'ai cultivé mon identité, j'ai transmis la langue à ma fille sans sourciller. Si tout le monde en avait fait autant, les occitanistes seraient bien le cadet de nos soucis aujourd'hui.

Je crois tout de même que la transmission de la langue c'est le minimum syndical sans lequel, je l'ai déjà dit, on n'a qu'un droit inaliénable, celui de ne pas la ramener.
Auteur : P.Lartigue
01/08/10
Philippe, j'ai pour vous et votre travail beaucoup de respect.
La lecture il y a quelques années de votre ouvrage sur les racines de la langue gasconne fut pour moi très importante, et je lis souvent sur ce site vos avis avec beaucoup d'intérêt car vous savez vraiment de quoi vous parlez, et que vous avez su garder un esprit critique vis à vis des grands pontes qui n'utilisent pas toujours leur intelligence et leurs connaissances de façon très honnête.

J'ai moi aussi la volonté de rester debout, c'est même cela qui a fait que je n'ai pas laissé passer sans répondre la haine et les insultes de David.

Quand à "ce bon peuple qui n'a rien fait pour rester debout", je crois qu'avant de lui jeter la pierre, il faudrait peut-être essayer de savoir pourquoi il n'a pas su, pas pu, ou pourquoi il s'est fait "endormir".
Je regarde avec admiration la vitalité de la culture et de la langue de nos "cousins" Basques.
J'essaie de voir ce qu'il y a eu de différent dans la vie de leurs grands-parents et de leurs parents par rapport à celle des notres. Une des choses que je vois, c'est qu'ils ont malheureusement eu à souffrir de la dictature brutale de Franco qui les a poussé à se battre sans complexe.
Nos grands parents n'étaient pas plus couards, et en 39-45 il y a eu un grand nombre de résistants Landais.
Je me trompe peut-être, mais si nos grands-parents avaient eu à souffrir du même mal que les Basques, et qu'on avait attaqué le gascon de façon aussi brutale, je pense qu'il serait beaucoup plus vivant actuellement.
Je ne suis pas sûr que le contexte social de l'époque aurait permis à nos grands parents de se battre efficacement pour leur langue et pour leur culture, qui les aurait écouté ou même compris ?
Les journaux, la radio et surtout la télé ont un tel pouvoir de formatage, que si l'on n'est pas attaqué physiquement on rentre dans le moule docilement pour ne pas avoir l'air plus con que les modèles que l'on nous montre.
Sans parler de la langue, regardez la perte d'accent des gamins depuis quelques années.
Autre exemple actuel à mettre en parallèle avec ce qui c'est passé pour nos grands-parents : les employés du PNRLG parlent de la "Grand' Lèr" et de la "P'tit' Lèr " pour "petite et grande Leyre" et on vous regarde mal en vous prenant pour un andouille si vous les corrigez.
Quand au minimun syndical, je suis très loin d'avoir vos compétences, mais le peu que je possède (grâce à ma grand-mère et aux différents bouquins d'Arnaudin en graphie "neugue"), j'esaie le plus possible de le transmettre à mes neveux depuis qu'ils ont commencé à parler, et à mes jeunes élèves.
C'est pour cela que de temps en temps je me permet modestement de la ramener un peu...

Très respectueusement.
Auteur : Christophe
02/08/10
[Un point technique : pour répondre à ces grans de sau, il faut cliquer sur le "Votre avis  ?" du premier gran de sau. C'est une imperfection, j'en conviens, mais elle ne sera pas corrigée demain ni après-demain !-)]

Sinon, sur ce que dit Christophe :
Oui, la gasconitat est attaquée, sournoisement, dans ses derniers retranchements que sont l'accent et la prononciation locale des toponymes.
Je suis catastrophé par exemple par la prononciation des noms de gare dans les trains régionaux.
On n'a évidemment pas jugé nécessaire de se renseigner sur la prononciation régionale authentique...
Sur la ligne Bordeaux-Agen, la prononciation pré-enregistrée des annonces donne par exemple, pour Arbanats et Portets : "Arbana", "Portè" (la prononciation locale gasconne est encore "Arbanas", "Portès").
Sur la ligne des Landes, j'ai entendu pour Ychoux (là, c'était la prononciation "live" du contrôleur du train) "Ychou" ou "Ychouks", mais précisément pas la prononciation la plus authentique à ma connaissance : "Ychous".

Il y aurait des tonnes et des tonnes à dire là-dessus.
Il faut s'y pencher, et résister là où on peut encore sauver quelque chose.

Mais soyons lucides : des attitudes individuelles, même courageuses, seront impuissantes.
Seule une "action Gascogne" collective peut marcher !
Et il faudra des années pour renverser la vapeur.
Auteur : Tederic M.
02/08/10
Il nous est très difficile de ne pas éprouver de la rancoeur, de l'amertume pour le désastre que vit notre "gasconité" ; je n'en veux pas aux dernières générations de "parlaires" !
Ils ont été abandonnés par tous nos "décideurs" régionaux, tous ceux qui dans un peuple normal "enrichissent" "cultivent" la langue de leur peuple, prennent en charge l'économie, la culture, la langue, la politique, tous les intérêts du peuple en question.
Esprits étroits, jacobinisés à mort, ils ont été les tous premiers collabos, et particulièrement fiers de l'être sans jamais dire qu'ils servaient d'abord leurs propres intérêts.
C'est un peu fumeux, mais il faudrait un livre de colère, de rage quand on voit la même attitude de leurs successeurs, les politiciens d'aujourd'hui, qui eux SAVENT !!! alors que les anciens croyaient à la civilisation universelle de Paris.
Savez-vous ce qu'est le "parís" en Maransin ?
Auteur : Lo Pèir
02/08/10
Christophe,

Je ne parlais pas de vous pour ceux qui la ramenent. Je faisais reference a ceux qui n'ont jamais rien fait pour le gascon, ou si peu, et qui moquent ceux qui essaient, meme maladroitement.
Vous savez, il est des occitanistes de bonne foi, il est des gasconnistes que je n'ai pas envie de frequenter.
Pour les basques, j'y suis en plein dedans, 4 semaines d'immersion a Maizpide, je verifie mes acquis de 3 ans de travail acharne (c'est pourquoi il n'y a pas d'accents, clavier oblige).
C'est un autre monde ici.
Que s'est-il passe pour que nous soyons si mauvais, nous les gascons.
Et c'est vrai, l'occitanisme n'arrange rien.

Agur bero bat Lazkaotik
Auteur : P. Lartigue
02/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Agur Halip !
(je n'ai pas rajouté les accents, pour que ça reste brut de décoffrage, authentique, quoi...)
[Tederik webmahisturua]
Christophe, il n'y a pas d'insultes dans mon propos.
C'est ma manière d'exprimer mon désaccord. Il est regrettable que vous me ressortiez le persiflage de "celui qui sait" face à l'ignorant, hermétique à l'esthétique de sang et de courage, mais aussi à la mystique de la tauromachie.
C'est regrettable, dis-je, parce que là, je ressens vraiment une forme de dédain dans votre propos.
Il est en outre injustifié : je connais aussi bien que vous la symbolique de la tauromachie.
Il est navrant que les aficionados n'aient rien d'autre à jeter à la figure de leurs opposants (si éclairés soient-ils) qu'un blasé "Vous n'avez rien compris...".
Si le monopole de l'intelligence revenait au milieu tauromachique, j'en serais le premier surpris.
Et cet univers n'a pas non plus la propriété de la sensibilité à une esthétique, fût-elle mortifère.
Ce dédain, je l'ai bien connu : c'était mon père. Je vous ai dit que j'étais né dedans !
Et il est normal qu'on ne puisse argumenter, puisque nous entrons dans le domaine du rituel et d'une forme de mystique.
C'est parce que nous sommes dans le domaine du sacré, du religieux, que toute controverse est inutile, comme le souligne très justement Ph. Lartigue.
Je ne vous dirai qu'une chose : si vous voulez que je croie au combat tellurique premier, chassez des gradins ces légions de touristes avinés qui font le gros des arènes "chics" de Dax et de Bayonne, renvoyez le bon Soldevilla avec son pourpoint et ses bottes dans le tableau de Velazquez don il semble être sorti, faites-moi descendre de cheval ces picadors inutiles et sanguinolents, traitez le toro bravo comme un gentilhomme qu'il est, et alors nous en reparlerons...

Et pour l'esthétique, je ne vous parle pas des boléros brodés et des bas roses, que même Cocteau et Manciet ont exclus de leurs représentations de la chose...

Christophe, je suis véhément, certes, et pour toutes choses, mais je respecte toujours l'adversaire que je cartonne : vieille manie d'école de rugby.
Je hais la corrida en tant que fait. Ce n'est pas une haine ad hominem.

Philippe Lartigue a raison, et il se trompe de penser que mes raisons sont différentes des siennes : la mort, c'est moche. Le sang, la torture, surtout devant 15000 personnes, c'est laid.
Et on peut habiller un mort, le farder de la façon que l'on veut (lisez la dernière page de La vie devant soi, de Romain Gary), un mort reste un mort.
Auteur : Dàvid
02/08/10
David, si vous relisez mieux ma réponse précédente, vous verrez que je ne me suis jamais positionné comme "celui qui sait" face à l'ignorant.
Je ne jette rien à la figure de ceux qui n'aiment pas. J'ai des amis qui n'iront jamais voir de corrida et ça ne pose aucun problème, ni pour eux ni pour moi.
Je pense que le fait d'aimer ou de ne pas aimer n'a rien à voir avec la compréhension.
Je pense que c'est plutôt une question de sensibilités différentes.
Différentes mais aussi respectables les unes que les autres.
Je n'ai aucune envie de rentrer dans des polémiques stériles et inutiles (sachez juste que je n'aime ni le sang ni la torture ni la mort, que je ne suis pas un voyeur, et qu'il est très pénible de se voir attribuer des sentiments ou des qualificatifs qui sont à l'opposé de ce que l'on est réellement).
Je souhaiterai juste que l'on respecte les libertés et les cultures de chacun.
Auteur : christophe
03/08/10
Vous avez raison, et je vous remercie de cette mise au point. Acceptez mes excuses si je vous ai heurté. Mes termes ne vous visaient pas en tant que personne, je vous l'ai dit, et je vous demande de me croire.
Restons-en donc là sur ce sujet, et sans rancune, j'espère ?
Auteur : Dàvid
03/08/10
Ok, et merci à Tederic d'avoir toléré notre discution (hors sujet je dois bien le reconnaître) sur ce site dédié au gascon.
Auteur : christophe
03/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com n'est pas dédié au gascon (la langue), mais à la Gascogne.
La langue n'est qu'un élément parmi d'autres du particularisme gascon. Je vais vous surprendre, mais l'élément majeur, c'est pour moi la géographie !

Les corridas peuvent être vues comme un élément culturel du particularisme.
Les courses landaises le sont davantage à mon avis, parce que moins espagnoles - mais les emprunts à l'Espagne (qui sont parfois des espagnolades un peu ridicules) sont aussi pour moi un essai (pathétique peut-être) d'affirmation gasconne contre l'uniformisation française.

Je n'ai pas, comme promoteur de la Gascogne, à prendre parti sur l'aspect moral de la corrida avec torture et mise à mort d'un animal, et une discussion là-dessus est, c'est vrai, plutôt hors sujet ici.
Mais la Gascogne pourrait profiter du débat sur les corridas pour promouvoir les courses landaises qui sont plus consensuelles, et par chance plus gasconnes !

[Tederic M.]
Jouer avec les taureaux et autres bovins est une tradition fortement ancrée en Gascogne (ainsi qu'en Provence).
Il s'avère qu'au XIXème siècle, cette pratique s'est ritualisée sous la forme de la corrida, via un canevas andalou qui a éclipsé les formes moins élaborées de "sacrifice" du taureau, notamment la corrida navarro-aragonaise, beaucoup moins mélodramatique, reposant plus sur le défi physique avec le taureau.

Je crois fortement les nationalistes catalans qui ont interdit la corrida en Catalogne très hypocrites, à la limite de la tartufferie.
D'une part, la corrida n'est pas la première activité qui au XIXème siècle s'est normalisée via un code de règles.
C'est toute l'histoire du sport. Viser les règles de la corrida sous prétexte qu'elles sont d'origine andalouse, c'est de la pure xénophobie et du nationalisme régional mal placé.

Dans le cas landais, la corrida est simplement l'adoption des règles communément admises à une certaine époque pour les jeux tauromachiques.
C'est au fond la rationalisation d'une pratique.
La course landaise a de même été codifiée. Critiquer les règles, on peut le faire, mais faire passer la tauromachie pour une importation barbare castillane, c'est malhonnête.
Je remarque une fois de plus que face aux Catalans obsédés par l'idée de passer pour des Européens modernes, les Basques font preuve de dignité en ne jouant jamais à ce jeu de différenciation puérile du reste de l'Espagne, puisqu'il s'agit d'un fond culturel commun.

D'autre part, je crois qu'on ne peut pas nier que toute une partie de la Gascogne qui a plu dans les années 30 a comporté une facette tauromachique sentimentale. Le néo-mauresque des arènes de Dax est le pendant d'Hossegor.

Pour ma part, j'aime beaucoup ce qu'il y a autour de la corrida (paso doble, architecture, ibérisme, ...), le spectacle en lui-même me glace.
Auteur : Vincent.P
04/08/10
Le combat rituel de l'homme contre la bête : taureau, ours ou loup, n'est pas propre à la Gascogne.
On a trace de combats entre hommes et taureaux à Paris et à Londres (interdit au XVIIe siècle).
Ce face à face, tout à la fois rite initiatique du passage à l'âge adulte, acte d'exorcisme de sa propre part bestiale, vieux reste païen issu peut-être issu des mithraea ou autres tauroboles antiques, à moins que ce ne soit un souvenir des hekatombaioi athéniennes, ou du mythe mynénien du Minotaure (fils d'une union contre-nature,donc appelant combat, entre Jupiter et Pasiphaë), est ancré dans de nombreuses civilisations.
Mais il s'agit d'un combat pur, et du reste autrement plus métaphorique que réel : le taureau est en moi, c'est en moi que je le tue.
La tauromachie hispanisante actuelle a-t-elle encore un rapport avec ça ?
J'ai entendu dire que les jeunes gentilshommes gascons des XVI, XVII et XVIIIe siècles devaient affronter un taurillon le jour de leur majorité, pour symboliser le passage à l'âge adulte.
Les combats taurins (ce ne sont pas des jeux, puisqu'on y meurt toujours) sont peut-être endémiques en Gascogne, mais pas exclusivement gascons.
Le militant anti-corrida que je suis approuve l'attitude des Catalans.
L'occitaniste qui le dédouble ne voit pas de tartufferie là-dedans, juste un acte symbolique et transgressif, ce pourquoi il m'intéresse.
Je ne relancerai pas la polémique.
Auteur : Dàvid
04/08/10
Naïf que je suis, j'ai trop souvent tendance à croire à la sincérité des gens que je ne connais pas...
Tant pis je vais donc répondre une autre fois au militant anti-corrida, quelqu'un qui a donc comme but l'interdiction et la disparition d'une culture qui n'est pas la sienne.
La personne qui est à l'origine du vote catalan est Leonardo Anselmi.
Ce monsieur n'est pas catalan et n'a rien à faire de l'identité catalane, c'est un activiste animaliste argentin qui est arrivé il y a peu en Catalogne.
S'il avait pu il aurait aussi voulu abolir les correbous (taureaux aux cornes enflammées que l'on lache dans les rues attachés avec une corde). S'il n'a pas inclu les correbous à son projet actuel, c'est qu'il sait que les catalans y sont attachés et que les nationalistes ne l'auraient pas suivi.
L'interdiction des corridas aurait alors échoué.
Les correbous ne m'intéressent pas et je n'ai aucune envie d'aller en voir.
Si j'étais méchant et que je pensais le peuple catalan responsable du vote liberticide de ses élus, je pourrais me réjouir en pensant que dans quelques années quand ils se feront interdire les correbous après d'autres opérations de lobbying, ils n'auront plus que leurs yeux pour pleurer et ce sera trop tard pour s'appercevoir qu'ils se sont bien fait manipuler.
Mais je sais bien que si cela devait leur arriver un jour, cela me peinerait.
Il est pour moi inconcevable de demander qu'on respecte ma culture dans ses différentes composantes si je souhaite la mort de celles qui ne me correspondent pas.

Il y a quelques années des catalans venaient en France voir ce que Franco leur interdisait.
Demain si l'abolition est confirmée (de nombreux recours ont été déposés) les aficionados catalans devront retrouver le chemin de la Catalogne Française.
Auteur : christophe
05/08/10
Certes ! Mais alors, je devrais avouer mon ignorance et laisser parler ceux qui savent, car je reconnais mal connaître la réalité catalane.
Christophe, les correbous - dont j'ai connaissance, ne vous inquiétez pas - j'y suis opposé également.
Le fait que ce soit catalan ou castillan n'est pas à l'origine de mon rejet, pas plus que pour la corrida.
Je rejette la corrida pour ce qu'elle est. Si elle était intrinsèquement gasconne, ce serait exactement pareil.
Je boycotte bien le foie gras, et c'est autrement plus méritant, croyez-moi, que de boycotter la corrida !
Après pour moi, la corrida est une mauvaise chose en soi, et aussi un élément de castillanisation d'un pays qui a perdu beaucoup de lui-même au cours des deux derniers siècles.
Mais l'argument ethnologique n'est pas du tout fondamental à mes yeux : je n'aime pas les bandas, mais elles ne me dérangent pas.
Vous ne pouvez pas dire que je ne suis pas sincère.
En outre, je ne partage pas votre point de vue sur les Catalans, le phénomène de rejet de la tauromachie espagnol m'étant arrivé aux oreilles, via des connaissances catalanes et espagnoles, depuis déjà pas mal d'années. J'ai même connu des Castillans qui s'en offusquèrent. C'était il y a presque vingt ans.
Mais sur ce sujet, je connais mal mon affaire, donc je ne dirai rien de plus.
Mais je suis sincère, Christophe, quoique ce mot "militant" semble posséder à vos yeux une très noire connotation.
Auteur : Dàvid
05/08/10
Je n'ai écrit nulle part que la tauromachie était propre à la Gascogne (ce serait idiot ! Qui n'a pas en tête les fresques crétoises ?), j'ai indiqué seulement que c'était une tradition fortement ancrée, documentée depuis au moins le XVème siècle ("encierro" de Saint-Sever), qui s'y est maintenue avec plus de vigueur qu'ailleurs, tout comme de nombreux autres archaïsmes européens (architecture, droit, ...).
Je ne porte aucun jugement sur la rationalisation des règles via le modèle andalou.

Je n'entrerai donc pas dans le débat sur la corrida qui ne m'intéresse pas (j'ai déjà assez de cas de conscience en achetant du jambon au supermarché), par contre la tartufferie bourgeoise des nationalistes catalans m'est insupportable.
La description du processus par Christophe est fidèle à la manière dont je crois que les choses se sont déroulées.
J'ajouterai que la manière qu'ont les Catalans à faire catalane la première personne étrangère venue qui dit trois mots de catalan et crie "Visca Catalunya" tout en rejetant les autres Espagnols dans le sordide de l'Inquisition est proprement ridicule.
Les Catalans ont un vrai problème psychologique à savoir qu'ils ne parviennent pas à s'assumer comme la nation ibérique qu'ils sont.
A écouter la prose nationaliste, on croirait que la Catalogne est un Lander allemand échoué chez des barbares de la meseta.
Quand en plus les mecs d'ERC s'appellent Garcia ou Rodriguez et que papi et mamie sont enterrés dans un village du côté de Séville, je rigole doucement.
Auteur : Vincent.P
05/08/10

Réponse de Gasconha.com :
"Les catalans"... Ne généralisons pas trop vite !
Il y a autant de diversité parmi eux que parmi nous !

Devons-nous ouvrir un fil de discussion sur la Catalogne, notre voisine, et même notre suzeraine pour le parçan gascon qu'est le Val d'Aran ?
Catalonha vista peus gascons... Pas trop hors sujet, je pense...
[Tederic]
Ne pas généraliser évidemment !
Par "catalan", j'entends "comportement médian de la population catalane et réflexes politiques partagés par une majorité".
[Lire la suite sur le nouveau fil "Catalunya / Catalonha... vista de Gasconha"]
Auteur : Vincent.P
05/08/10
David, Le mot "militant" n'a pas pour moi une mauvaise connotation au contraire.
Heureusement qu'il y a des gens qui continuent de militer et d'agir pour défendre les plus défavorisés ou pour défendre les droits des citoyens face au pouvoir de l'argent.
Le militantisme est une façon de lutter et tout dépend de la cause pour laquelle il est utilisé.
Militer pour interdire les éléments de la culture du voisin, contre les corridas, contre les courses landaises (là aussi ça existe), contre le foie gras, contre les tues de cochon, contre les musulmans qui sacrifient des moutons le jour de l'aïd, militer pour une société "bamby" de chez Wall Disney, militer pour le FN, tout cela m'inquiète et me glace.
Il y a quelques années j'aurais préféré ne pas répondre. Mais quand je vois ce qui est arrivé au gascon, ou quand je me rappelle qu'on a eu Le Pen au deuxième tour en 2002, je commence à croire qu'il vaut toujours mieux répondre systématiquement aux attaques que de les ignorer.
Pour terminer sur la corrida, j'espère que que vous êtes conscient que son interdiction que vous appelez de vos voeux entrainera la disparition des races de toros braves et des zones relativement protégées où ils sont élevés de manière extensive.
Les toros ne seront plus tués dans les arènes, mais ils ne naîtrons plus...
Si on regarde les choses de façon logique et rationnelle, vous militez donc pour l'extinction de ces races de bovins.
En allant les voir combattre et mourir, les aficionados leur permettent aussi de vivre pendant quatre ou cinq ans à l'état quasi sauvage... Ca peut paraître contradictoire, mais c'est comme ça.
Auteur : christophe
22/08/10

Réponse de Gasconha.com :
"Walt Disney", Christophe, "Wall Street" et "Walt Disney" !
Autant pour moi. Je reconnais que mes compétences en anglais sont plus que limitées.
Auteur : Christophe
22/08/10
L'argument du toro bravo qui ne naîtra plus est connu et rabâché.
Oui, bien entendu, je préfère 100 000 fois que ces taureaux ne naissent plus plutôt que d'être torturés et tués en public.
C'est tellement évident ! Entre naître, vivre tranquille quelques années pour mourir sous la torture, et ne pas naître, je choisis des deux mains la première solution !
Et puis je préfère la société Bamby à celle des viandards...
Je ne parle pas pour vous.
Auteur : Dàvid
24/08/10
Je viens de lire avec beaucoup d'intérêt les échanges très riches et profonds - comme parfois les blessures collectives ou privées auxquelles ils renvoient - de ce dernier mois : place du rugby et de sa culture dans ou hors de la culture gasconne, même interrogation quant à la "culture festayre" (vous avez remarqué : un des rares adjectifs gascons repris et non traduits par nos journalistes régionaux...), avec en particulier le rôle des bandas hispanisantes et enfin le sens des combats taurins : corridas "espagnoles" et courses landaises...
Je dois dire que je me sens beaucoup plus en phase sur ce dernier thème avec Vincent P et Christophe qu'avec David dont je respecte l'opposition de principe (il y a en effet la question fondamentale du respect de la vie en arrière-plan et le chrétien que je suis n'est pas entièrement à l'aise là-dessus...) mais je ne crois pas qu'une attitude militante (dont le but serait d'obtenir la suppression des corridas) soit pour autant légitime (le récent vote du Parlement catalan me paraissant, entre autres défauts, entâché d'une réelle intolérance...).
De plus, la question fondamentale est suffisamment grave, en effet, pour qu'on n'utilise pas de clichés faussement réducteurs : je n'ai pas vu, lors des deux corridas vues ce mois d'Août à Dax de "hordes avinées" dans les gradins, elles étaient plutôt en dehors des arènes, hélas et ceci nous ramène au débat sur le sens et l'évolution sociologique récente des férias dans nos pays...
Deux mots tout de même sur la question taurine : je crains que si, par malheur, les corridas étaient abolies en France, elles représenteraient la fin d'une des rares reconnaissances de facto de la culture d'oc (je risque le terme) par l'Etat français puisque celui-ci restreint légalement (loi Grammont, 1886 environ) la pratique tauromachique au sud des pays d'oc et l'interdit ailleurs, en gros) .
Par ailleurs je reconnais avec Tédéric que les courses landaises sont plus consensuelles, plus gasconnes aussi, bien qu'elles remontent à des pratiques communes antérieures à toute formalisation comme bien exprimé par Christophe ou Vincent P, je ne sais plus) mais je crains fort que, en cas d'interdiction de la corrida en France, toute une économie taurine s'écroulerait, biologiquement d'abord, comme dit par Christophe) mais aussi entrainerait sans doute la disparition du volant landais-gascon , incapable par lui même de se maintenir économiquement, aspect à creuser sans doute et pour lequel l'avis de professionnels de la course nous serait utile ...

Enfin,je souhaitais attirer l'attention des lecteurs de gasconha.com sur la remarquable revue " Terres taurines" (www.terrestaurines.com) éditée à Vieux-Boucau par un ancien torero français (le récent numéro spécial de mai 2010 sur les pratiques taurines au Pérou est un modèle de qualité d'écriture et d'intelligence, ne négligeant aucun aspect du thème étudié).
Si Terres taurines ne fait aucune référence à l'aspect culturel gascon et évoque rarement les courses landaises jusqu'à présent, me semble-t-il, il est en phase avec beaucoup de préoccupations implicites ou explicites que l'on peut noter dans les échanges de gasconha.com.
Peut-être mériterait-il un lien permanent avec ce site, si cela n'offusque pas trop nos amis anti-corridas...
Auteur : Gerard Saint-Gaudens
29/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Gerard, compte tenu de ce que tu dis ("Terres taurines ne fait aucune référence à l'aspect culturel gascon et évoque rarement les courses landaises jusqu'à présent") et de la brève visite que je viens de faire au site, je ne pense pas créer de ligam vers lui.
Je sens d'ailleurs qu'il n'a pas besoin de Gasconha.com.

Je veux sur Gasconha.com donner la priorité absolue aux courses landaises.
C'est logique qu'on pousse ici les sites qui affirment une gasconitat ; c'est aussi affaire de réciprocité : des sites "coursayres" ont déjà manifesté leur sympathie avec Gasconha.com ou la Gascogne, alors que jamais jusqu'à présent des sites taurins ne l'ont fait.
[Tederic]
Photovoltaïque
www.pays-landesdegascogne.org/S-informer/WEB-TV/Video-a-la-Une/Photovoltaique-Plein-cadre-avec-Serge-JOURDAN
ou directement :
www.dailymotion.com/video/xdggc2_photovoltaique-plein-cadre-avec-ser_tech


Quelle démagogie !! Je vous laisse apprécier l'interview.
Il le vend bien son truc  !! Le paysage est magnifique ! J'espère que toutes les communautés de communes des Landes suivront pour avoir des milliers d'hectares de champs photovoltaïques.
Auteur : Tédéric D.
24/09/10
Afficher Photovoltaïque en particulier, et peut-être donner votre avis...
Retour des brebis, garantes de la lanne (lande)
Cela fait 30 ans que j'espère voir revenir des brebis, garantes de la lanne et des écosystèmes (lagunes, marais), une pépinière à biodiversité.
J'espère voir arriver un proprietaire désireux de tenter l'aventure du paturage par les aulhas.
J'ai lancé un appel sans suite sur le journal SO, sans suite.
Je suis probablement un utopiste, mais je reste convaincu.

[Commentaire reçu sur la page consacrée à Arnaudin par Gasconha.com]
Auteur : Ibañez
24/09/10

Réponse de Gasconha.com :
Ce n'est pas une utopie, c'est de la prospective !
Afficher Retour des brebis, garantes de la lanne (lande) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Oui elles iront paître au milieu des champs photovoltaïques... voir le gran de sau sur Serge JOURDAN.
Auteur : Tédéric D.
24/09/10
Familha Artus
Adishatz monde !

Sonqu'ua petita pensada tà çò de la Familha Artus. Qu'aurí volut saber çò que pensatz de çò qui vau díser.

Que's vòlen radicaus e enradigats. Mes, ne hèn pas sonque "reprises" de cançons tradicionaus (putzadas com cau en l'Arnaudin) de las paraulas mei pègas (pègas o simplòtas) las uas que las autas.
E tot aquò dab ua atmosfèra pesuda e escuranhosa.
"A la bòrda qu'i a nau pans, tant deus negues com deus blancs".
E'm pensi qu'es un bon, o maishant, testimòni de la mau-escaduda de la nòsta lenga.
Los qu'us escotan, e qui ne coneishen pas lo gascon, que's deben díser, de segur, las paraulas que son negas e depressivas. S'ac sabèn !
Maginatz donc vos un grop d'electro dark rock hardcore franchimand tornar préner "la souris verte", "savez vous planter des choux" e "en passant par la Lorraine", e'n har un album ! Lo monde se'n arriderén, non ?
Auteur : Renaud
20/09/10
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Entad estar mei precís e mei comprenedeir, que vòlen amuishar ua identitat dita viva, mes que cantan e donc qu'interpretan mots en decalatge totau dab la musica, puisqu'aqueths mots e son gessits de cançons tradicionaus leugèras o trufandècas.
E aquò qu'amuisha, segon jo, lo fèit que la lenga es vuitada de son sens originau, que ne representa pas mei arren, sonqu'ua postura identitària.
Que parlan de sortir un boc deu milhàs quan a'us entèner e pareisheré que ploran la soa hemna defuntada !
Auteur : Re-Renaud
21/09/10
Adiu Renaud  !
I a longtemps que n'èi pas escotat a Familha Artus.
Qu'aimavi la loa creativitat musicau, e, segur, que canten en gascon.
Lo decalatge que constatas, ne seré pas leugerament ironic ? paraulas arcaicas, damb ua musica moderna..., que hè partida deu lor jòc, pensi.
Qu'ei lo contrari de Nadau : paraulas deu present, musica pau creativa (au men avis...).
Que cau de tot ! Quant au decalatge musica trista / paraulas gaujosas o shens tristèr, ne sei pas, n'ac èi pas constatat.
Auteur : Tederic M.
21/09/10
Adiu Renaud,

Que m'aduvi dab tu.
Lo nòste praube Félix qu'es ua bona hont, tota plenhada de lobidòres.
Bilhèu, un de'quiths jorns, que's poderenn har huelhas de vèrn...
Auteur : P.Lartigue
21/09/10
De tots biais, a daun la Gasconha d'una estetica "auta" que Fascagat o la bandà Los Borrachos.
Lavetz, ne pòdi que balhar pèd aus que hèsen chicòi mudar lo paisatge.
E egau, aimi plan son estetica. Coma Tederic, pensi qu'i a un "descalatge chic anglò-saxon qu'es volut.
Auteur : Dàvid
24/10/10
Ah mes, que'us aimi plan totun e urosament que hèn çò que hèn entà'ns har un chic de lutz, de lutz modèrna.
Mes bon, que'm pausi quauques questions sus l'imatge gascona que vòlen amuishar !
Auteur : Renaud
25/10/10
De vrai que n'es pas forçadament defenit.
Mes tòrni sus çò dont dishuri lo darnèir còp : dau moment que hèsen bohar un alen d'aire frèsc sus un repertòri croishit e richichoit en corcochon sus un folclorisme que vad òrre a fòrça d'èster caricaturau e sustot consanguin, pensi qu'es jà un programa interessant.
Après, los gost e las colors...
Auteur : Dàvid
02/11/10
La Bataille de Taller (980)
Qui se souvient encore de la Bataille qui eût lieu tout près de Taller dans les Landes, qui opposa Guillaume Sanche et à priori des Normands aux alentours de 980 ? Je dis à priori car à cette époque, il n'y avait plus d'incursions Normandes du fait que depuis plus d'un demi-siècle les Normands étaient Christianisés et intégrés parmi les Carolingiens et les Francs.
Certains historiens pencheraient donc pour des Sarrazins commandés par Amir Muhammad ibn Abi dit "Almanzor". Ils avaient passé les Pyrénées vers 980 et semèrent la terreur notamment chez les Basques. Ils auraient peut être poussé plus en profondeur leur incursion sur les landes de notre Gascogne.
Guillaume Sanche aidé de Gaston 1er de Béarn (dcd cette même année) arrêta ces envahisseurs sur la lande près de Taller (cf "Talleyras").
Ce récit raconté par le Cartulaire de Condom nous donne la description d'une bataille sanglante où les hommes moururent par milliers si bien qu'une centaine d'année plus tard on pouvait encore voir les ossements blanchis sur le sol.
Le seul témoignage de cette bataille qui perdura pendant des siècles, disparu aujourd'hui, est un hôpital nommé "Fosse-Guimbaud". C'est un hôpital avec chapelle qu'on dit construit par le frère du Duc Guillaume, Gombaud évêque de Dax en 977 en souvenir peut être de ce carnage et de cette victoire.
Les seuls qui connaissent encore cet endroit aujourd'hui, sont les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle car cet hôpital était pour eux sur leur chemin depuis Bordeaux un refuge avec des soins.
Malheureusement il faisait double emploi avec un autre hôpital à quelques kilomètres près de Lesperon.
Dans un ancien registre de Taller, en 1793 sur une délibération du conseil municipal, nous assistons au dernier acte de la disparition de l'hôpital, autorisant la récupération de ce qui restait de pierre par les habitants des alentours.
Il est très probable donc que de nombreuses maisons à Lesperon et ou de Taller ont été construites au début du 19ème siècle avec les pierres de Fosse-Guimbaud.
Aujourd'hui il est évident qu'il doit rester sur le sol des stigmates du bâti.
Sur une vue aérienne on pourrait repérer des traces qui pourraient avoir la forme d'une abside de chapelle ou autre… mais seules des recherches poussées sur le terrain donneraient des réponses.
De plus par la même occasion afin de valider le lieu exact de la bataille, si effectivement il y eut autant de morts, il est certain qu'il doit rester dans le sol des armes et des ossements.
Fosse Guimbaud se situait dans la commune de Taller, au nord du bourg au croisement de la route qui va sur Lesperon et le ruisseau Peyrot au quartier dit de Kiyo (Quio - Kio).
Sur la carte de cassini n° feuille 138 est figuré une chapelle ruinée sur ce chemin.
Maintenant vient la question, pourquoi n'est elle restée que dans les mémoires et non pas dans les écrits ? De toute évidence ne concernant pas les carolingiens de l'époque mais un suzerain Gascon, l'histoire n'en a pas retenu les faits.
Des recherches archéologiques et d'archives sérieuses pourraient elles seules réparer cette erreur de l'histoire.
Auteur : Tédéric D.
15/09/10
Afficher La Bataille de Taller (980) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Deux petites précisions :
tout d'abord l'hôpital prieuré le plus proche n'était pas vers Lesperon mais à Gourbera (hôpital prieuré de Pouymartet)quiaveccelui de Fosse Guimbaut a été rattaché à celui de Dax ce qui contribua à leur fin .
Ensuite, des fouilles ont été organisées de façon très officielle pour le milième anniversaire (en 1981 et 1982).
Je n'ai encore pu définir l'origine de la chapelle qui était séparée (par le ruisseau) de l'hôpital.
Les sources puisées de ci de là indiquent que Guillaume Sanz (Sanche) s'était battu contre les Normands dont le chef se nommait Arald et qui a été fait prisonnier puis tué parce qu'il portait une croix sous son armure ? La légende voudrait que le demi frère de Guillaume,Gombaud ait participé à la bataille et tué ainsi que Arald ? D'où l'origine de la chapelle ?
Y a t-il plus de précisions sur le registre de délibération du conseil municipal qui en 1793 autorisait à récupérer les pierres de l'hôpital démoli ?
Les pierres de la chapelle ont été cédées en 1837-38 au village de Castets contre redevances.
Quelle est l'origine du nom Mastric (ferme se trouvant sur la ligne de séparation des eaux à Taller ? (il y avait Grand Mastric et Petit Mastric à côté d'un ruisseau à présent tari et portant le même nom  ?
Merci pour votre article sur Taller et d'avance pour les réponses à mes questions.
Auteur : Pierre IMM
04/10/10
Je peux vous donner plus de précision sur le registre des délibérations en vous donnant le texte :
" Aujourd'hui 27 janvier 1793, se sont assemblés les membres du conseil municipal, sur la convocation qui a été faite par le citoyen maire de cette paroisse et sur la réquisition du procureur de la commune, à l'effet de procéder et déclarer ceux qui ont pris pierre à l'ancien monastère appelé de la fosse Guilbaud, situé dans la dite paroisse de Taller, savoir : premièrement, de la paroisse de Lesperon, Jean Lalanne, dit Charbonnier, et Jean Demarcq, dit Laborde ; secondement, de la paroisse de Taller, Jean Maisonnave, dit Yé, Jean Linmaret, dit Bouroq, et feu Castera et la veuve aussi. Voilà tous ceux qui en ont pris depuis la formation de la Constitution ; il y en a d'autres qui en ont pris auparavant de sorte qu'il n'y en a plus. Fait et délibéré dans notre paroisse de Taller, dans la maison commune, au lieu de nos séances, le même jour et an cy dessus. Ont signé : Barrère, secrétaire greffier, Lagoeyte, procureur, Ducasse, maire ".
A priori selon les dates et ce qui est écrit dans le texte, la chapelle a perduré quelques temps après la disparition de l'hôpital.
Auteur : Tédéric D.
12/10/10

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