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*Langonnais-Bazadais
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mot = La
La Bataille de Taller (980)
Qui se souvient encore de la Bataille qui eût lieu tout près de Taller dans les Landes, qui opposa Guillaume Sanche et à priori des Normands aux alentours de 980 ? Je dis à priori car à cette époque, il n'y avait plus d'incursions Normandes du fait que depuis plus d'un demi-siècle les Normands étaient Christianisés et intégrés parmi les Carolingiens et les Francs.
Certains historiens pencheraient donc pour des Sarrazins commandés par Amir Muhammad ibn Abi dit "Almanzor". Ils avaient passé les Pyrénées vers 980 et semèrent la terreur notamment chez les Basques. Ils auraient peut être poussé plus en profondeur leur incursion sur les landes de notre Gascogne.
Guillaume Sanche aidé de Gaston 1er de Béarn (dcd cette même année) arrêta ces envahisseurs sur la lande près de Taller (cf "Talleyras").
Ce récit raconté par le Cartulaire de Condom nous donne la description d'une bataille sanglante où les hommes moururent par milliers si bien qu'une centaine d'année plus tard on pouvait encore voir les ossements blanchis sur le sol.
Le seul témoignage de cette bataille qui perdura pendant des siècles, disparu aujourd'hui, est un hôpital nommé "Fosse-Guimbaud". C'est un hôpital avec chapelle qu'on dit construit par le frère du Duc Guillaume, Gombaud évêque de Dax en 977 en souvenir peut être de ce carnage et de cette victoire.
Les seuls qui connaissent encore cet endroit aujourd'hui, sont les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle car cet hôpital était pour eux sur leur chemin depuis Bordeaux un refuge avec des soins.
Malheureusement il faisait double emploi avec un autre hôpital à quelques kilomètres près de Lesperon.
Dans un ancien registre de Taller, en 1793 sur une délibération du conseil municipal, nous assistons au dernier acte de la disparition de l'hôpital, autorisant la récupération de ce qui restait de pierre par les habitants des alentours.
Il est très probable donc que de nombreuses maisons à Lesperon et ou de Taller ont été construites au début du 19ème siècle avec les pierres de Fosse-Guimbaud.
Aujourd'hui il est évident qu'il doit rester sur le sol des stigmates du bâti.
Sur une vue aérienne on pourrait repérer des traces qui pourraient avoir la forme d'une abside de chapelle ou autre… mais seules des recherches poussées sur le terrain donneraient des réponses.
De plus par la même occasion afin de valider le lieu exact de la bataille, si effectivement il y eut autant de morts, il est certain qu'il doit rester dans le sol des armes et des ossements.
Fosse Guimbaud se situait dans la commune de Taller, au nord du bourg au croisement de la route qui va sur Lesperon et le ruisseau Peyrot au quartier dit de Kiyo (Quio - Kio).
Sur la carte de cassini n° feuille 138 est figuré une chapelle ruinée sur ce chemin.
Maintenant vient la question, pourquoi n'est elle restée que dans les mémoires et non pas dans les écrits ? De toute évidence ne concernant pas les carolingiens de l'époque mais un suzerain Gascon, l'histoire n'en a pas retenu les faits.
Des recherches archéologiques et d'archives sérieuses pourraient elles seules réparer cette erreur de l'histoire.
Auteur : Tédéric D.
15/09/10
Afficher La Bataille de Taller (980) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Deux petites précisions :
tout d'abord l'hôpital prieuré le plus proche n'était pas vers Lesperon mais à Gourbera (hôpital prieuré de Pouymartet)quiaveccelui de Fosse Guimbaut a été rattaché à celui de Dax ce qui contribua à leur fin .
Ensuite, des fouilles ont été organisées de façon très officielle pour le milième anniversaire (en 1981 et 1982).
Je n'ai encore pu définir l'origine de la chapelle qui était séparée (par le ruisseau) de l'hôpital.
Les sources puisées de ci de là indiquent que Guillaume Sanz (Sanche) s'était battu contre les Normands dont le chef se nommait Arald et qui a été fait prisonnier puis tué parce qu'il portait une croix sous son armure ? La légende voudrait que le demi frère de Guillaume,Gombaud ait participé à la bataille et tué ainsi que Arald ? D'où l'origine de la chapelle ?
Y a t-il plus de précisions sur le registre de délibération du conseil municipal qui en 1793 autorisait à récupérer les pierres de l'hôpital démoli ?
Les pierres de la chapelle ont été cédées en 1837-38 au village de Castets contre redevances.
Quelle est l'origine du nom Mastric (ferme se trouvant sur la ligne de séparation des eaux à Taller ? (il y avait Grand Mastric et Petit Mastric à côté d'un ruisseau à présent tari et portant le même nom  ?
Merci pour votre article sur Taller et d'avance pour les réponses à mes questions.
Auteur : Pierre IMM
04/10/10
Je peux vous donner plus de précision sur le registre des délibérations en vous donnant le texte :
" Aujourd'hui 27 janvier 1793, se sont assemblés les membres du conseil municipal, sur la convocation qui a été faite par le citoyen maire de cette paroisse et sur la réquisition du procureur de la commune, à l'effet de procéder et déclarer ceux qui ont pris pierre à l'ancien monastère appelé de la fosse Guilbaud, situé dans la dite paroisse de Taller, savoir : premièrement, de la paroisse de Lesperon, Jean Lalanne, dit Charbonnier, et Jean Demarcq, dit Laborde ; secondement, de la paroisse de Taller, Jean Maisonnave, dit Yé, Jean Linmaret, dit Bouroq, et feu Castera et la veuve aussi. Voilà tous ceux qui en ont pris depuis la formation de la Constitution ; il y en a d'autres qui en ont pris auparavant de sorte qu'il n'y en a plus. Fait et délibéré dans notre paroisse de Taller, dans la maison commune, au lieu de nos séances, le même jour et an cy dessus. Ont signé : Barrère, secrétaire greffier, Lagoeyte, procureur, Ducasse, maire ".
A priori selon les dates et ce qui est écrit dans le texte, la chapelle a perduré quelques temps après la disparition de l'hôpital.
Auteur : Tédéric D.
12/10/10
Utilisation du Pic d'Ossau pour une manif "républicaine"
Au delà du message politique sur lequel je n'ai pas à m'exprimer ici (je n'ai rien contre les idéaux républicains de liberté et d'égalité), n'est-il pas tout de même dommage que le Pic emblématique du Béarn, son symbole le plus évident, ne devienne que le banal porte-parole de la République française ?
N'est-ce pas là un symptôme de la francisation ?

www.sudouest.fr/2010/09/10/ossau-le-parc-met-son-veto
Auteur : Vincent.P
11/09/10
Afficher Utilisation du Pic d'Ossau pour une manif "républicaine" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que la Gascogne est belle...
photos.ankryan.net

Je vous recommande ce site magnifique réalisé par un amoureux du terroir. La traversée des Landes on s'y croirait et que l'on redécouvre aussi.
A noter les belles réalisations de certaines chambres d'hôtes.
La beauté des vues sur les Pyrénées coté espagnol et français.
De belles ballades en perspective pour ceux qui veulent y jeter un coup d'œil.
♪ ; "Que la Gascogne est belle" ♫ ; "comment peut-on imaginer…" ♪
Auteur : Tédéric D.
07/09/10
Afficher Que la Gascogne est belle... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Exemple d'IBGisme
Exemple d'IBGisme ou comment la négation du fait gascon aboutit à écrire n'importe quoi (il s'agit d'une note à un texte bigourdan extrait de la lettre de juillet 2010) :

www.languebearnaise.com/fileadmin/medias/Ouvrages/Lettre_IBG_23.pdf

"que s’arrestauo → ; Alors qu’en Béarn on dira que s’arrestabe, dans cette partie de la Bigorre, on dit que s’arrestauo en changeant le -b- en -u- prononcé [w]. Ce type de changement est systématique et vous le trouverez dans ce texte à plusieurs reprises.
Notez également que le –e final atone ( = c’est-à-dire non tonique ou faible), appelé communément –e béarnais, se change en –o atone en Bigorre et dans l’Armagnac (Gers)."

D'une part, il est malhonnête intellectuellement de parler de changement.
Le gascon de cette partie de la Bigorre, et avec lui l'immense majorité du domaine gascon, a conservé la prononciation originelle quand le [b] béarnais est un hispanisme probable, en tout cas un phénomène ultérieur, connu également en basque.

D'autre part, on frise l'incompétence sur cette histoire de -e béarnais.
Cette notation était certes celle d'un certain nombre de textes béarnais, mais également de tous les textes de l'ouest gascon de Bordeaux à Bayonne, ainsi que ponctuellement en Armagnac.
Quant à la prononciation, on peut douter des capacités linguistiques de l'auteur de la note car la prononciation -o pour la syllabe atone est ultra-majoritaire en Béarn, à l'exception de Pontacq (qui possède le -a lavedanais) et du pays d'Orthez, comme par hasard ancien pays dacquois, qui a en effet -e, qui est la prononciation normale au Nord d'une ligne Orthez-Tonneins, et annonce sans doute possible le gascon noir de la lande.
Auteur : Vincent.P
06/09/10
Afficher Exemple d'IBGisme en particulier, et peut-être donner votre avis...
Idiomatismes deu gascon
Un aperet aus nostes linguistes : un trabalh hort util que n'existish pas enquera, e'm sembla, que seré un recuelh de tots los idiomatismes deu gascon...
Au gascon que podem leger o a beths cops audir enter los neo-parlants, que li hèn hreita aqueths idiomatismes tan chucós de d'autes còps.
Auteur : gerard saint-gaudens
04/09/10
Afficher Idiomatismes deu gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Anatz véder en lo diccionari deu praube Pierre Méaule, que'n troberatz bèths-uns.
Auteur : P.Lartigue
04/09/10
Marthan martiang martchand martchant
Petite question soumise à la sagacité des fins lettrés gascons qui nous instruisent ici un peu plus chaque jour :

A San Sefrian (Saint Symphorien 33) un lieu-dit a changé souvent d'orthographe.
Sur la route de Sore se trouve une métairie appelée communément Le Marthan (en phonétique locale : martiang) or les panneteaux administratifs du bord de la route ont d'abord écrit "lieu-dit le Martchand" avant de changer il y a deux-trois ans pour "le Martchant".

Qu'en est-il ?

Adishatz
Auteur : Cyril de Sagazan
31/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Dans sa très grande sagazité, Gasconha.com pense que les panneaux de bord de route donnent la solution : ce nom est la transcription du mot français "marchand" prononcé à la gasconne.
Le son "ch" venant du français a de fortes chances d'être prononcé en gascon comme un "t" mouillé (qui fait partie des sons originels du gascon).
La notation "th" a été proposée en graphie alibertine pour transcrire ce son, et il est intéressant de voir qu'elle a ici été utilisée, sans doute spontanément, par des locaux.
Afficher Marthan martiang martchand martchant en particulier, et peut-être donner votre avis...
Vous êtes trop fort ;-)

Mais qu'en est-il du changement de Martchand en Martchant... pour quelle raison le "d" final est-il devenu "t" surtout depuis si peu de temps ?
Auteur : C. de Sagazan
31/08/10
En finale, -d s'assourdit et se prononce -t, comme toutes les consonnes dentales. Arnaud en gascon se dit Arnaut.

Dans cette région des Landes girondines, l'ALG montre une grande diversité de la prononciation de -nt final.
Massivement, c'est /n/ donc en graphie "française" quelque chose comme "martyann" avec un n final dental.
Cependant, la prononciation avec t est présente mais minoritaire : "martyantt".
Enfin, plus rare, mais attestée par les graphies anciennes que vous proposez, il arrive que le groupe -nt soit interprété comme une vélaire (comme s'il était issu d'un n simple latin final) d'où : "martyang" avec un -ng final à l'anglaise ou à la "méridionale" (putaing cong).

A propos de l'interprétation du son "ch" français : le gascon dispose de ce son mais bizarrement il peut lui substituer quelque chose qui tend en effet vers le t mouillé (son archétypique du basque) voire le j. C'est assez difficile à noter.
Auteur : Vincent.P
31/08/10
Grand merci pour ces précisions très pointues.

Adishatz
Auteur : C. de Sagazan
01/09/10
Que le gascon ait prononcé "ty" le "ch" français (et j'ai le phénomène en gascon tonneinquais) suggère que le "ch" français ne correspondait pas au "sh" gascon.
Qu'était donc ce "sh" gascon ? Un "s" légèrement chuinté ? Les mots qui ont "sh" en gascon (ex : "shord" pour "sourd") n'ont-ils pas "s" en languedocien ?
Auteur : Tederic M.
02/09/10
"s" chuinté, "t" mouillé, et "ch" français.
Je continue ma recherche :
J'ai trouvé en toponymie, du côté du Gabardan et du Marsan, les locs "Bartuche" et "Lanuche". Ce dernier apparait comme "Lanusse" sur la carte de Cassini !
Il y a donc un "ch" qui décrit un son "s" très chuinté.
Ce qui est troublant, c'est que le "ch" français ait été assimilé, non pas à ce "s" chuinté, mais au "t" mouillé (marchand>marthan).
Le "ch" français était-il différent de ce que nous connaissons ?

Une étude poussée serait nécessaire, en s'appuyant sur les toponymes, et en ayant à l'esprit la diversité des évolutions à l'intérieur même de la Gascogne.
Une telle étude permettrait par exemple de répartir les noms de lieu commençant par "ch" entre des "s" et des "th".
Exemple, "Chounat" est-il "Sounat" ou "Thounat" ?
Auteur : Tederic M.
07/09/10
Merci,
C'est vraiment passionnant.
Amistats
Auteur : Cyril
14/09/10
Pour que les communes gasconnes adhérentes quittent cette association.
Cocumont, Cudos, Escanecrabe, Moncrabeau n'ont rien de tordant.
Quant à Minjocébos, c'est Saint-Lys, on comprend mal les critères qui justifient l'inclusion du village supposé de la Catinou (en fait, ce sont les occitanistes locaux qui sont derrière, ils doivent trouver cela très drôle).
Et rendons hommage aux deux Lanusse de Gascogne qui gardent un semblant de dignité.
Notez que Lanusse en Béarn est un patronyme commun, il n'a jamais prêté à sourire.

www.commune-burlesque.com/les_adherents.php
Auteur : Vincent.P
28/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com soutient cette demande !
Sus aux rires gras fondés sur l'ignorance et la complaisance dans l'ignorance !
Afficher Pour que les communes gasconnes adhérentes quittent cette association. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Sur Lanusse, le risque existe.
Voir Lanusse, nom d'un personnage de Tonneins.
Auteur : Tederic M.
28/08/10
Sur notre pauvre littoral colonisé par foule d'exogènes, il y longtemps que ça fait rire.
Exemples biscarrossais de bonne poilade franchouillarde :
Lanusse, Lassus, Condou, Ducom. Même les jeunes générations d'"autochtones" se bidonnent.
Auteur : P.Lartigue
29/08/10
Maisons de Guíshen au parçan VIC DEBAT
Arancette, Au seic, Bellocq, Bidart, Borde Petitois, Castagnet, Charpenté, Coucut, Cricon, François, Goualar, Grand Pipot, Herpil, Houn, Hountagnères, Lacoste, Lamic, Larranduche, Laurens, Lenclos, Lou pt, Menaut, Mendiboure, Mouliang, Moulin, Moura, Petit Menaut, Quartier Barte deu Hour, Quartier darré Lacoste, Quartier Labivraque, Quartier Lacoude, Quartier Larribère deu Miey, Quartier Naury, Sallaberry, Sartou, Suhast.

Barrail, Bieilly, Castaigns, Chaparre, Destrac, Gauchet, Hour, Ihic, Lahargouete, Laheus, Lalane, Mamou, Masson, Mounicou, Pignoy, Pinaqui, Salenave, Yan dou Haou.

Augé, Balestegui, Bitou, Brana, Bureu, Chicourron, Chinau, Commes, Caumon, Cassous, Cassous de bas, Estienne, Hayet, Herminague, Hourat, Hournat, Itchouette, Jammot, Jolliberry, Labeyrie, Laborde, Lagroula, Larroque, Larrouquet, Mourraine, Miremont, Moulin, Moulié, Pagaulong, Port, Rongo, St-Martin, Touyet, Uhart, Viellenave.

Arancette : "lieu de prunelliers" (Arrantzeta) en basque
Au seic : "au sec" ?
Bellocq : "beau lieu" (Belloc)
Bidart : "entre les chemins" en basque (Bidarte)
Borde Petitois : "borde de Petitois" (Borda de Petitois)
Castagnet : "châtaigneraie" (Castanhet)
Chapranté : "chaprentier" (Sharpantèr)
François : transparent
Goualar : "gaillard" (Gualhard)
Grand Pipot : "Pipot Grand"
Herpil : forme altérée de "hamas de pierres" en basque (Harpil)
Houn : "fontaine" (Hont)
Hountagnères : nom formé de hont = fontaine (Hontanhèras)
Lacoste : "la côte" (Lacosta)
Lamic : "l'amis"
Larranduche : cacographie de LARRANDETXE = maison sur le larrain en basque ?
Laurens : "Laurent" (Laurenç)
Lenclos : "l'enclos"
Menaut : prénom d'orignie germanique
Mendiboure : "bout de mont" (Mendiburu)
Moulin : transparent
Moura : "lieu de mûres" (Morar)
Petit Menaut : "Menaut petit"
Quartier Barte deu Hour : "quartier Barte du Four" (Parçan Barta deu horn)
Quartier Lacoude : Parçan Lacoda
Quartier Larribère deu Miey : "quartier la plaine du milieu" (Parçan Larribèra deu miei)
Quartier Naury  : Parçan Navarin  ?
Sallaberry : "Salle neuve" en basque (Salaberri)
Sartou : "tailleur" (Sarto)
Suhast : "plantation d'arbres" en basque (Zuhazti).

Chaparre : aphérèse de Etxepare lui même issu d'un ancien Etxekapare = "maison principale" en basque
Ihic : à tout hasard, un composé basque ihi-aga réduit à Ihiga ensuite assourdi en Ihic  ?
Lalane : "la lande" (Lalana)
Masson : "petit mas" (Manson)
Mounicou : aphérèse d'un prénom comme Arramonicon  ?
Pinaqui : "pinède" en basque (Pinaki)
Salenave : "salle neuve" (Salanava), équivalent gascon de Sallaberry
Yan dou Haou : "Jean du Hau" (Jan deu Hau(r)).

Augé : "Auger" (Augèr)
Balestegui : nom basque avec en second élément tegi, voir même egi avec 't' comme consonne de liaison
Brana : "lieu planté de brande" (Branar)
Bureu : forme altérée du basque 'Buru' = hauteur  ?
Commes : "combes" (Comas)
Cassous : "chênes" (Cassos)
Cassous de bas  : Cassos de Baish
Caumon : "mont chauve" (Caumont)
Estienne : forme dérivée d'Etienne
Hayet : "hêtraie" (Haget)
Herminague : "lieu de navets" (Arbinaga)
Hourat : "trou" (Horat)
Jammot : "petit Jacques"
Jolliberry : "nouvelle maison seigneuriale" (Jauregiberri)
Labeyrie : "la verrerie" (Laveiria)
Laborde : "la borde" (Laborda)
Larroque : "la roche" (Larroca)
Lourraine : originaire de la province de Lorraine
Miremont : "vue sur le mont" (Miramont)
Moulin : transparent
Moulié : "meunier" (Molièr)
port  : transparent
St-Martin : originaire d'une commune de ce nom (comme St-Martin de Seignanx...)
Touyet : "lieu de thuie" (Tojet)
Uhart : "entre les eaux" (Uharte)
Viellenave : originaire du village voisin de ce nom (Vièlanava).
Auteur : P. Dibon
27/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Adiu Peio !
E'nse poderàs diser ço qui vas har de tots aqueths locs sharnegos ?
[Tederic]
Afficher Maisons de Guíshen au parçan VIC DEBAT en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai pour l'instant juste l'intention de répertorier toutes ces maisons du canton de Bidàishen afin de ne pas oublier la richesse linguistique et architecturale du pays.

Cela, dans le but de publier quelques articles ou autres écrits locaux.

C'est évidemment grâce à Gasconha.com (et surtout Vincent P.) que je peux acomplir cette tâche.
Auteur : P. Dibon
28/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Hèra plan.
Il y a des maisons dont je ne me souviens pas avoir vu les noms, elles sont ultérieures ? Il faudra leur trouver une signification.

Merci sinon Peïo pour les remerciements mais je pense qu'il me faudra relire ce que j'ai pu écrire précédemment dans l'optique où tu entendrais publier certaines choses, histoire qu'il n'y ait pas de grosses fautes.
Auteur : Vincent.P
28/08/10
A Càmer, parçan Mech-Metge :
Arios, Bellocq, Berdoly, Bergay, Bichou, Broca, Dauné, Dinot, Etcheverry, Gascou, Guilard, Houït, Labadot, Labat, Martinhau, Navarroy, Petrissans, Poutou, Verges.
Capou, Grand maysou, Labourdasse, Lahutte, Trouilh.

Bellocq : "beau lieu" (Belloc)
Berdoly : prénom médiéval (Berdoli)
Broca : "taillis épineux" (Brocar)
Dauné : "dame" (Dauna avec mauvaise accentuation ?)
Dinot : aphérèse de Arnaudinot = petit Arnaudin
Etcheverry : "maison neuve" en basque (Etxeberri)
Gascou : "gascon" (Gascon)
Guilard : nom d'origine germanique ?
Labat : "la vallée" (Lavath)
Martinhau : "Martin le forgeron" (Martinhaur)
Petrissans : "Pierre-Sans"
Poutou : "bisou", ici un sobriquet (Poton)
Verges : "vergers" (Vergèrs)

Capou  : peut-être une aplologie de Cap-pont = bout de pont ?
Grand maysou  : "Grand-maison"
Labourdasse : "la borde de taille importante" (Labordàs) ?
Lahutte : "la hutte"  ?
Trouilh : "pressoir" (Trolh)
Auteur : P. Dibon
23/08/10
Afficher A Càmer, parçan Mech-Metge : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bonjour
Concernant les lieux dits "labourdasse" et "trouilh" j'ai peut-etre une autre explication :
labourdasse est une mauvaise ferme, car souvent en gascon la terminaison en asse est pejorative ; propriété mal tenue, batiments tres vetustes ou terres de mauvaises qualités ?
"trouilh" designe effectivement le pressoir, mais en bearnais aussi la truie ! Et souvent dans le language courant cela qualifie une femme qui tient mal sa maison : quine trouilhe aqueste emme !
C'etait peut etre le cas a l'epoque ou la maison a pris son nom ! A mediter
Auteur : Bouilhet
15/09/10
Sur le prénom Nicolau
Je trouve au début du dix-neuvième siècle à Montaut une maison Nicolau qui parfois au cours des générations prend le nom de Micolau, l'alternance M/N est donc me semble-t-il attestée du moins pour un lieu.
Quant à savoir pourquoi, je suis certaine que gasconha.com trouvera la savante explication.
Amitiés
Dominique [Prenom Nicolau->http://gasconha.com/spip.php?page=prenom&id_prenom=711]
Auteur : Dominique
23/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Merci pour votre confiance dans Gasconha.com, dont la science est le produit de celle des "gasconha-nautes", dont vous avez l'honneur de faire partie !
A propos de Nicolau/Micolau, il me semble que j'ai lu qu'une attraction par le prénom "Miquèu" avait pu se produire.
Les dérivés de "Miquèu" sont en "Miquel*".
[Tederic]
Afficher Sur le prénom Nicolau en particulier, et peut-être donner votre avis...
On trouve une chanson enfantine qui commence ainsi : "Que plau Micolau, las abelhas au casau..."
Auteur : Lo Pèir
22/08/10
Quels beaux mois de Juillet et Août sur gasconha.com !
J'y suis venue un peu par hasard cet hiver, dans une optique quelque peu nostalgique, mue par un deuil, qui m'a lancée dans une interrogation sur mes origines.

Mais j'ai trouvé dans ces discussions qui s'instaurent entre Gasconautes une prise très directe avec le présent.

Cet été j'ai particulièrement été intéressée par la discussion sur "la parabole de l'enfant prodigue", les questions de la détermination entre le continuum d'une langue sur un territoire et les aspects discontinus qui la séparent d'une langue voisine, dans les façons de dire ou d'écrire.
La détermination finalement d'une identité par certains aspects linguistiques, mais aussi géographiques ou historiques qui ne se recoupent pas.
Toutes ces questions qui me semblent avoir été débattues par les interlocuteurs ont été pour moi des découvertes.
Merci de votre belle érudition, et de susciter la pensée.
Bien sûr je ne saurais m'insérer dans un tel débat mais c'est déjà bien d'avoir vu qu'il y avait matière à s'étonner !

Bravo aussi pour le fil sur les Landes !
Le mot qui m'est venu en lisant les contributions c'est qu'il ne faut pas parler de "traverser" les Landes fut-ce à vélo, il faut s'y "clumer" comme quand on joue à Cache-cache et qu'à travers ses doigts on regarde la lumière entre les pins, et que vous vient l'odeur des galipes et de la résine, et le goût de l'eau qu'il fallait boire au dessus du pot de résine quand j'avais la coqueluche !

Mais cette nostalgie ne doit pas faire oublier la rudesse de la vie de nos grands parents et s'ils ont quitté leur pays et ne nous ont pas transmis la langue c'était aussi que la vie y était dure.
Pour les hommes comme pour les femmes, que la vie des villages devait être à la fois pesante et monotone, faite de misère et de malveillance.
Bon courage pour la rentrée. Je pense qu'il y aura encore de superbes débats !
Adishatz
Auteur : Dominique
22/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Remerciements émus...
N'hésitez pas à participer à nos débats (ce que d'ailleurs vous faites ici, et c'est très bien !)
[Tederic]
Afficher Quels beaux mois de Juillet et Août sur gasconha.com ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le Comminges et Bordeaux sur Wikipedia
fr.wikipedia.org/wiki/Comminges

Que raconte Wikipedia ? Le Haut-Comminges serait dit "Comminges gascon" et le "Bas-Comminges" serait le "Comminges languedocien" ?
D'où viennent de telles appellations ? Il n'y a pas un seul moment de l'Histoire où le Bas-Comminges aurait eu une destinée particulière qui justifierait une telle appellation.
Bien au contraire, si "Comminges gascon" a été employé, c'était pour désigner le Comminges qui fleurtait avec le Gers, autrement dit le Bas-Comminges !!

C'est n'importe quoi. Dans le même genre d'éradication culturelle, à l'article Bordeaux :

"La forme française de Bordeaux provient de l'ancien pluriel de Bordel
(langue d'oïl, petite cabane) qui donne au XVIIIe siècle Bourdeaux
puis Bordeaux."
Auteur : Vincent.P
21/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Comment ça se passe sur Wikipedia ? Le principe était qu'on pouvait corriger soi-même...
Afficher Le Comminges et Bordeaux sur Wikipedia en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans la pratique, c'est difficile.
Sur la Wikipedia francophone, une armée de modérateurs francocentrés s'est constituée qui veille à empêcher toute modification d'articles trop "localistes" et sécessionnistes.
L'article Bordeaux est par exemple une véritable guerre. Voilà le genre de réponses à ceux qui proposaient d'indiquer le caractère gascon de la ville :

"Rappellons qu'on n'est pas là pour faire la promotion du tribalisme de la mémoire pour reprendre le terme de Pascal Bruckner mais pour écrire une encyclopédie en langue francaise qui s'appuye sur des critères fiables et reconnus au moins par la communauté internationale. Mais du moment que ca reste sur les pages personelles..."

Pour le Comminges, le mal est fait car la moitié du net est constitué d'articles copiés de la Wiki ...
Auteur : Vincent.P
22/08/10

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