VIELH
NAVÈTH
Tonneins / Tonens
Bordeaux / Bordèu
Pays de BuchLang-Baz*
*Langonnais-Bazadais
pour les intimes
mot : La
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MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams

mot = La
Maisons de Guíshen au parçan VIC DEBAT
Arancette, Au seic, Bellocq, Bidart, Borde Petitois, Castagnet, Charpenté, Coucut, Cricon, François, Goualar, Grand Pipot, Herpil, Houn, Hountagnères, Lacoste, Lamic, Larranduche, Laurens, Lenclos, Lou pt, Menaut, Mendiboure, Mouliang, Moulin, Moura, Petit Menaut, Quartier Barte deu Hour, Quartier darré Lacoste, Quartier Labivraque, Quartier Lacoude, Quartier Larribère deu Miey, Quartier Naury, Sallaberry, Sartou, Suhast.

Barrail, Bieilly, Castaigns, Chaparre, Destrac, Gauchet, Hour, Ihic, Lahargouete, Laheus, Lalane, Mamou, Masson, Mounicou, Pignoy, Pinaqui, Salenave, Yan dou Haou.

Augé, Balestegui, Bitou, Brana, Bureu, Chicourron, Chinau, Commes, Caumon, Cassous, Cassous de bas, Estienne, Hayet, Herminague, Hourat, Hournat, Itchouette, Jammot, Jolliberry, Labeyrie, Laborde, Lagroula, Larroque, Larrouquet, Mourraine, Miremont, Moulin, Moulié, Pagaulong, Port, Rongo, St-Martin, Touyet, Uhart, Viellenave.

Arancette : "lieu de prunelliers" (Arrantzeta) en basque
Au seic : "au sec" ?
Bellocq : "beau lieu" (Belloc)
Bidart : "entre les chemins" en basque (Bidarte)
Borde Petitois : "borde de Petitois" (Borda de Petitois)
Castagnet : "châtaigneraie" (Castanhet)
Chapranté : "chaprentier" (Sharpantèr)
François : transparent
Goualar : "gaillard" (Gualhard)
Grand Pipot : "Pipot Grand"
Herpil : forme altérée de "hamas de pierres" en basque (Harpil)
Houn : "fontaine" (Hont)
Hountagnères : nom formé de hont = fontaine (Hontanhèras)
Lacoste : "la côte" (Lacosta)
Lamic : "l'amis"
Larranduche : cacographie de LARRANDETXE = maison sur le larrain en basque ?
Laurens : "Laurent" (Laurenç)
Lenclos : "l'enclos"
Menaut : prénom d'orignie germanique
Mendiboure : "bout de mont" (Mendiburu)
Moulin : transparent
Moura : "lieu de mûres" (Morar)
Petit Menaut : "Menaut petit"
Quartier Barte deu Hour : "quartier Barte du Four" (Parçan Barta deu horn)
Quartier Lacoude : Parçan Lacoda
Quartier Larribère deu Miey : "quartier la plaine du milieu" (Parçan Larribèra deu miei)
Quartier Naury  : Parçan Navarin  ?
Sallaberry : "Salle neuve" en basque (Salaberri)
Sartou : "tailleur" (Sarto)
Suhast : "plantation d'arbres" en basque (Zuhazti).

Chaparre : aphérèse de Etxepare lui même issu d'un ancien Etxekapare = "maison principale" en basque
Ihic : à tout hasard, un composé basque ihi-aga réduit à Ihiga ensuite assourdi en Ihic  ?
Lalane : "la lande" (Lalana)
Masson : "petit mas" (Manson)
Mounicou : aphérèse d'un prénom comme Arramonicon  ?
Pinaqui : "pinède" en basque (Pinaki)
Salenave : "salle neuve" (Salanava), équivalent gascon de Sallaberry
Yan dou Haou : "Jean du Hau" (Jan deu Hau(r)).

Augé : "Auger" (Augèr)
Balestegui : nom basque avec en second élément tegi, voir même egi avec 't' comme consonne de liaison
Brana : "lieu planté de brande" (Branar)
Bureu : forme altérée du basque 'Buru' = hauteur  ?
Commes : "combes" (Comas)
Cassous : "chênes" (Cassos)
Cassous de bas  : Cassos de Baish
Caumon : "mont chauve" (Caumont)
Estienne : forme dérivée d'Etienne
Hayet : "hêtraie" (Haget)
Herminague : "lieu de navets" (Arbinaga)
Hourat : "trou" (Horat)
Jammot : "petit Jacques"
Jolliberry : "nouvelle maison seigneuriale" (Jauregiberri)
Labeyrie : "la verrerie" (Laveiria)
Laborde : "la borde" (Laborda)
Larroque : "la roche" (Larroca)
Lourraine : originaire de la province de Lorraine
Miremont : "vue sur le mont" (Miramont)
Moulin : transparent
Moulié : "meunier" (Molièr)
port  : transparent
St-Martin : originaire d'une commune de ce nom (comme St-Martin de Seignanx...)
Touyet : "lieu de thuie" (Tojet)
Uhart : "entre les eaux" (Uharte)
Viellenave : originaire du village voisin de ce nom (Vièlanava).
Auteur : P. Dibon
27/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Adiu Peio !
E'nse poderàs diser ço qui vas har de tots aqueths locs sharnegos ?
[Tederic]
Afficher Maisons de Guíshen au parçan VIC DEBAT en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai pour l'instant juste l'intention de répertorier toutes ces maisons du canton de Bidàishen afin de ne pas oublier la richesse linguistique et architecturale du pays.

Cela, dans le but de publier quelques articles ou autres écrits locaux.

C'est évidemment grâce à Gasconha.com (et surtout Vincent P.) que je peux acomplir cette tâche.
Auteur : P. Dibon
28/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Hèra plan.
Il y a des maisons dont je ne me souviens pas avoir vu les noms, elles sont ultérieures ? Il faudra leur trouver une signification.

Merci sinon Peïo pour les remerciements mais je pense qu'il me faudra relire ce que j'ai pu écrire précédemment dans l'optique où tu entendrais publier certaines choses, histoire qu'il n'y ait pas de grosses fautes.
Auteur : Vincent.P
28/08/10
A Càmer, parçan Mech-Metge :
Arios, Bellocq, Berdoly, Bergay, Bichou, Broca, Dauné, Dinot, Etcheverry, Gascou, Guilard, Houït, Labadot, Labat, Martinhau, Navarroy, Petrissans, Poutou, Verges.
Capou, Grand maysou, Labourdasse, Lahutte, Trouilh.

Bellocq : "beau lieu" (Belloc)
Berdoly : prénom médiéval (Berdoli)
Broca : "taillis épineux" (Brocar)
Dauné : "dame" (Dauna avec mauvaise accentuation ?)
Dinot : aphérèse de Arnaudinot = petit Arnaudin
Etcheverry : "maison neuve" en basque (Etxeberri)
Gascou : "gascon" (Gascon)
Guilard : nom d'origine germanique ?
Labat : "la vallée" (Lavath)
Martinhau : "Martin le forgeron" (Martinhaur)
Petrissans : "Pierre-Sans"
Poutou : "bisou", ici un sobriquet (Poton)
Verges : "vergers" (Vergèrs)

Capou  : peut-être une aplologie de Cap-pont = bout de pont ?
Grand maysou  : "Grand-maison"
Labourdasse : "la borde de taille importante" (Labordàs) ?
Lahutte : "la hutte"  ?
Trouilh : "pressoir" (Trolh)
Auteur : P. Dibon
23/08/10
Afficher A Càmer, parçan Mech-Metge : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bonjour
Concernant les lieux dits "labourdasse" et "trouilh" j'ai peut-etre une autre explication :
labourdasse est une mauvaise ferme, car souvent en gascon la terminaison en asse est pejorative ; propriété mal tenue, batiments tres vetustes ou terres de mauvaises qualités ?
"trouilh" designe effectivement le pressoir, mais en bearnais aussi la truie ! Et souvent dans le language courant cela qualifie une femme qui tient mal sa maison : quine trouilhe aqueste emme !
C'etait peut etre le cas a l'epoque ou la maison a pris son nom ! A mediter
Auteur : Bouilhet
15/09/10
Sur le prénom Nicolau
Je trouve au début du dix-neuvième siècle à Montaut une maison Nicolau qui parfois au cours des générations prend le nom de Micolau, l'alternance M/N est donc me semble-t-il attestée du moins pour un lieu.
Quant à savoir pourquoi, je suis certaine que gasconha.com trouvera la savante explication.
Amitiés
Dominique [Prenom Nicolau->http://gasconha.com/spip.php?page=prenom&id_prenom=711]
Auteur : Dominique
23/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Merci pour votre confiance dans Gasconha.com, dont la science est le produit de celle des "gasconha-nautes", dont vous avez l'honneur de faire partie !
A propos de Nicolau/Micolau, il me semble que j'ai lu qu'une attraction par le prénom "Miquèu" avait pu se produire.
Les dérivés de "Miquèu" sont en "Miquel*".
[Tederic]
Afficher Sur le prénom Nicolau en particulier, et peut-être donner votre avis...
On trouve une chanson enfantine qui commence ainsi : "Que plau Micolau, las abelhas au casau..."
Auteur : Lo Pèir
22/08/10
Quels beaux mois de Juillet et Août sur gasconha.com !
J'y suis venue un peu par hasard cet hiver, dans une optique quelque peu nostalgique, mue par un deuil, qui m'a lancée dans une interrogation sur mes origines.

Mais j'ai trouvé dans ces discussions qui s'instaurent entre Gasconautes une prise très directe avec le présent.

Cet été j'ai particulièrement été intéressée par la discussion sur "la parabole de l'enfant prodigue", les questions de la détermination entre le continuum d'une langue sur un territoire et les aspects discontinus qui la séparent d'une langue voisine, dans les façons de dire ou d'écrire.
La détermination finalement d'une identité par certains aspects linguistiques, mais aussi géographiques ou historiques qui ne se recoupent pas.
Toutes ces questions qui me semblent avoir été débattues par les interlocuteurs ont été pour moi des découvertes.
Merci de votre belle érudition, et de susciter la pensée.
Bien sûr je ne saurais m'insérer dans un tel débat mais c'est déjà bien d'avoir vu qu'il y avait matière à s'étonner !

Bravo aussi pour le fil sur les Landes !
Le mot qui m'est venu en lisant les contributions c'est qu'il ne faut pas parler de "traverser" les Landes fut-ce à vélo, il faut s'y "clumer" comme quand on joue à Cache-cache et qu'à travers ses doigts on regarde la lumière entre les pins, et que vous vient l'odeur des galipes et de la résine, et le goût de l'eau qu'il fallait boire au dessus du pot de résine quand j'avais la coqueluche !

Mais cette nostalgie ne doit pas faire oublier la rudesse de la vie de nos grands parents et s'ils ont quitté leur pays et ne nous ont pas transmis la langue c'était aussi que la vie y était dure.
Pour les hommes comme pour les femmes, que la vie des villages devait être à la fois pesante et monotone, faite de misère et de malveillance.
Bon courage pour la rentrée. Je pense qu'il y aura encore de superbes débats !
Adishatz
Auteur : Dominique
22/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Remerciements émus...
N'hésitez pas à participer à nos débats (ce que d'ailleurs vous faites ici, et c'est très bien !)
[Tederic]
Afficher Quels beaux mois de Juillet et Août sur gasconha.com ! en particulier, et peut-être donner votre avis...
Le Comminges et Bordeaux sur Wikipedia
fr.wikipedia.org/wiki/Comminges

Que raconte Wikipedia ? Le Haut-Comminges serait dit "Comminges gascon" et le "Bas-Comminges" serait le "Comminges languedocien" ?
D'où viennent de telles appellations ? Il n'y a pas un seul moment de l'Histoire où le Bas-Comminges aurait eu une destinée particulière qui justifierait une telle appellation.
Bien au contraire, si "Comminges gascon" a été employé, c'était pour désigner le Comminges qui fleurtait avec le Gers, autrement dit le Bas-Comminges !!

C'est n'importe quoi. Dans le même genre d'éradication culturelle, à l'article Bordeaux :

"La forme française de Bordeaux provient de l'ancien pluriel de Bordel
(langue d'oïl, petite cabane) qui donne au XVIIIe siècle Bourdeaux
puis Bordeaux."
Auteur : Vincent.P
21/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Comment ça se passe sur Wikipedia ? Le principe était qu'on pouvait corriger soi-même...
Afficher Le Comminges et Bordeaux sur Wikipedia en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans la pratique, c'est difficile.
Sur la Wikipedia francophone, une armée de modérateurs francocentrés s'est constituée qui veille à empêcher toute modification d'articles trop "localistes" et sécessionnistes.
L'article Bordeaux est par exemple une véritable guerre. Voilà le genre de réponses à ceux qui proposaient d'indiquer le caractère gascon de la ville :

"Rappellons qu'on n'est pas là pour faire la promotion du tribalisme de la mémoire pour reprendre le terme de Pascal Bruckner mais pour écrire une encyclopédie en langue francaise qui s'appuye sur des critères fiables et reconnus au moins par la communauté internationale. Mais du moment que ca reste sur les pages personelles..."

Pour le Comminges, le mal est fait car la moitié du net est constitué d'articles copiés de la Wiki ...
Auteur : Vincent.P
22/08/10
Le Hique-t'y sau de Marilis Orionaa
Message pour nos débatteurs sur gasconha.com avec qui je prends un grand plaisir faut l'avouer à lire car c'est pour moi très riche en enseignement, néophyte, dont j'avoue le débat entre occitanistes et non occitanistes me largue un peu, j'y perds des fois un peu mon latin.
Je n'ai pas toujours le décodeur.
J'ai lu dernièrement le blog de Marilis Orionaa (dont je connaissais certains albums) et je suis tombé sur deux articles où elle frappe tout azimut !
J'aimerai que vous me disiez ce que vous en pensez.
Sur le premier article, elle critique la notoriété de Nadau, les occitanistes et les nationalistes qui en prennent pour leur grade :
hiquetysau.blogspot.com/2010/04/jesus-de-nadau-lolympia-le-groupe.html
et le second est une réponse suite à une attaque des occitanistes (flicaille qu'elle les appelle) après son premier article
hiquetysau.blogspot.com/2010/06/levangile-selon-sainte-renee.html
Elle soulève quand même pas mal de problèmes qui laissent apparaitre un profond malaise général. Il va bien falloir un jour crever l'abcès.
Auteur : Tédéric D.
18/08/10
Afficher Le Hique-t'y sau de Marilis Orionaa en particulier, et peut-être donner votre avis...
Qu'il y ait un malaise au sein de l'occitanisme, c'est le moins qu'on puisse dire.
Quant à crever l'abcès, comment, quand, et qui sera capable de trancher ce noeud gordien. Je pense que Marilis Orionaa est loin d'avoir tort de dénoncer les travers et les déficiences de l'occitanisme, d'autant plus qu'elle sait de quoi elle parle du fait qu'elle a baigné depuis son enfance dans ce milieu. Inutile de dire qu'elle n'est plus en odeur de sainteté dans le milieu occitaniste.
Mais après tout, il n'y a que la vérité qui vexe.
Auteur : D.Séré
09/02/13
Nom Durquet
Durquet / urki eta l'endroit ou il y a des bouleaux
eta est un locatif urki ou burki selon les dialectes veut dire bouleau, un des mots venus du wisigoth en basque
en allemand bouleau = birke
voir le village d'Urcuit
ma famille est issue d'une ferme durquet ou d'Urquet (sur les vielles cartes d'état major) près d'Ayherre, construction correpondant au dialecte du Labourd
en pays basque sud nom avec meme signification Urkiaga /Urquiaga (aga= locatif) selon orthographe française qu, ou basque unifie k, donc nom basque
on en trouve aussi en Argentine et Uruguay.
Auteur : Durquet
18/08/10
Afficher Nom Durquet en particulier, et peut-être donner votre avis...
Collectages réalisés par Bourciez pour le gascon de Bourg-sur-Gironde ?
Il parait que des collectages ont été réalisés par Bourciez pour le gascon de Bourg-sur-Gironde ?
Il paraît qu'il y a des sources relatives aux communes de St-Trojan et Comps.
Ce secteur a été oublié par l'ALG et aucun enregistrement le concernant n'est disponible sur le Corpus de la Parole.
Quelqu'un a-t-il des infos ?
Auteur : Dàvid
15/08/10
Afficher Collectages réalisés par Bourciez pour le gascon de Bourg-sur-Gironde ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
DAvid,

Allez consulter les microfilms ou bien le manuscrit original de l'enquête de 1894-1895. Toutes ces communes y sont.
Auteur : P.Lartigue
26/08/10
Architecture gasconne de Bazas à Mérignac
Trajet Bazas-Mérignac, en passant par Mazères, Langon, puis Martillac, Léognan, Gradignan et Pessac :
je suis très heureusement surpris de constater le nombre de maisons à l'architecture gasconne traditionnelle, fidèlement appliquée ou plus librement interprétée.

La maison au grand toit à double pente, avec son renfoncement au milieu et la poutre transversale, on la voit ancienne et immémoriale en Bazadais, puis plus récente au fur et à mesure qu'on s'approche de Bordeaux.

Parfois, ce sont des maisons de lotissement néo-gasconnes, plus fantaisistes, mais d'inspiration clairement locale.
Gradignan et Pessac resplendissent de cette architecture.
Je crois que je goûte encore plus quand les maisons sont récentes : cela prouve une volonté de reconstruire dans ce style, et une véritable identification de la région bordelaise à l'architecture gasconne.
Sur ce tronçon de route du Bazadais et du Bordelais, on sent une vraie cohérence non-seulement stylistique, mais culturelle, y compris dans les intentions.

Le style que Tederic avait appelé "chai" est aussi très présent, avec ses corbeaux de bois sculptés en volutes, souvent peints en rouge sombre, comme l'avant-toit.
Il y a aussi le néo-mauresque, ainsi que, vers Mérignac, le style arcachonnais traditionnel, avec ce quadriportique de très fines colonnettes métalliques, qui entoure la maison.
Auteur : Dàvid
15/08/10
Afficher Architecture gasconne de Bazas à Mérignac en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il me semble qu'il y a eu en Bordelais une vogue du pavillon néo-landais dans les années 80-90.
Certaines de ces maisons sont intéressantes, au moins par la volonté identitaire que tu remarques, David.
En fait, il y aurait souvent beaucoup à redire (mode de construction, fausse ossature bois, embans minuscules, orientation non réfléchie...
Je me rappelle que ces néo-landaises ont été critiquées, non pas pour ces bonnes raisons, mais pour une plus scabreuse : justement leur recherche d'identification à la maison rurale landaise, jugée déplacée...

Mais cette vague est passée, et le modèle pavillonnaire dominant n'est plus vascon (je préfère "vascon" à "gascon" parce que dans ce domaine, il n'y a pas lieu de se séparer du pays basque), mais composite, vaguement méditerranéen ou sudiste avec des influences américaines (colonnes néo-classiques...).
Je viens de tenter une recherche web, et j'en ai trouvé dans cette galerie de modèles de maisons une (dans les "Vestale") qui est d'inspiration vasconne, avec une touche sudiste américaine...
Auteur : Tederic M.
15/08/10
Tout cela est vrai mais il y a aussi danger.
En Bazadais, du fait de la perte de repères contemporaine, l'allusion à l'architecture vernaculaire, de mise jusqu'aux années 90, n'est plus une obligation.
De nombreux villages sont à présent massacrés pour les décennies à venir : Cudos, Pompéjac, Cabanac, ...
Je vais me répéter mais le coupable, c'est la loi française, idiote, qui oblige à lotir au centre-bourg, ce qui n'a aucun sens dans la lande.
Mais comme l'éparpillement n'est pas la solution non plus, il ne reste que la nécessité de concentrer la population dans les villes, via un renouveau de l'habitat vertical.
Bref, à Langon et à Bazas. Le sort financier des petites communes sera réglé via les intercommunalités.

En Bordelais, le style "maison bourgeoise de pierre" est considéré à tort ou à raison comme le style vernaculaire unique et seul légitime.
Comme il séduit le quidam (ambiance château de vin), il est très privilégié dans la banlieue bordelaise, notamment vers La Brède.
Il me semble que l'architecture vernaculaire des landes de Bordeaux est plus fine que la caricature qui en est faite.
Le bois est plus présent, les couleurs sont moins pétaradantes, plus subtiles, ...
Enfin, c'est mieux que rien, il suffit d'aller se promener à Toulouse pour constater les dégâts de la méridionalisation.

L'Entre-Deux-Mers me semble lui perdu à mesure que l'on approche de Bordeaux.

Bizarrement, on peut dire que le style arcachonais art-nouveau ne connait pas de revival dans les terres. Je ne vais pas m'en plaindre, je trouve ça laid.
Auteur : Vincent.P
15/08/10
Vincent, concernant ces maisons dites Bordelaises maisons bourgeoises en pierre, faut pas oublier que c'est un phénomène que l'on a connu au 19ème siècle lors du boisement des Landes où les grands propriétaires ont préféré se concentrer au bourg en abandonnant les airiaux avec leur vieilles maisons vasconnes pour une architecture plus "bourgeoise" à l'image de ce qui ce faisait à Bordeaux.
Du coup les bourgs sont devenus plus vastes et sont devenus des villages concentrés.
Aujourd'hui ce que je déplore, ce sont les nouveaux lotissements construits en périphérie des villages où là on peut trouver tout et n'importe quoi avec même des couleurs ocres.
Il n'existe plus de continuité dans l'harmonie architecturale mais on a des verrues en entrée ou sortie de village.
Phénomène que l'on rencontre beaucoup en grande région bordelaise vers le bassin et qui s'étend aussi petit à petit au cœur des Landes.
Heureusement on trouve des exceptions.
Le style d'Arcachonnais est propre à Arcachon et doit le rester, et je ne voudrais pas non plus le voir apparaitre dans les terres.
Auteur : Tédéric D.
16/08/10
Les fêtes de Bayonne ne se jugent pas en traversant Bayonne "lundi a l'aube".
Elles sont un phénomène énorme qu'il faudrait des tonnes de grans de sau pour décortiquer !
Je commence :
Ces fêtes attirent des jeunes de toute la France. Certains croient y trouver un esprit basque, ou au moins un esprit festayre du "Sud-Ouest"...
Au total, les touristes de tout poil sont tellement nombreux (et je ne les méprise pas, j'en ai fait partie) qu'ils dénaturent l'esprit d'origine de la fête, à supposer qu'il y en ait un.
Auteur : Tederic M.
15/08/10
Afficher Les fêtes de Bayonne ne se jugent pas en traversant Bayonne "lundi a l'aube". en particulier, et peut-être donner votre avis...
Les fêtes étaient le produit d'une sociabilité communautaire.
L'identité bayonnaise étant évanescente (c'était l'identité d'une ville cloitrée dans ses murailles), il ne faut plus chercher dans les fêtes de la ville l'expression irréductible d'une identité bien définie.
Il reste des mirages notamment dans les oripeaux (costume, espagnoleries, ...) ou le vocabulaire.
Il me semble qu'il ne faut pas cracher sur le phénomène "hestayre", il est assez inédit en France et le fait que les occitanistes entendent le colorer d'une couche occitane comme à Pau et timidement à Bayonne est la preuve qu'il s'agit là d'un phénomène social indépassable.

De toute façon, je ne crois pas que les fêtes de Pampelune soient plus sobres.
Auteur : Vincent.P
04/08/10
Comparaison fêtes de Dax et de Bayonne (2010)
Même si les deux fêtes semblent similaires à de nombreux égards, au delà de l'affluence qui est plus grande à Bayonne, moi qui ai passé quelques heures dans chacune des deux cette année, j'ai au moins remarqué une différence assez curieuse :
les bérets étaient quasiment absents de Bayonne (au profit de chapeaux fantaisie), alors qu'ils étaient nombreux à Dax sur la tête des hestaires, beaucoup de bérets rouges bien sûr, mais aussi des noirs, plus qu'avant, et malgré le code des couleurs qui préconise le rouge.

Il m'a aussi semblé que le climat était plus bon-enfant, plus communicatif, à Dax, mais là, on entre dans un domaine plus subjectif et moins quantifiable que le nombre et la couleur des bérets.
Auteur : Tederic M.
15/08/10
Il m'a semblé cette année voir une arrivée massive de toute la France.
Forcément celà aura une incidence pour la suite des fêtes.
On peut dire que les hestayres des débuts avaient l'esprit "village", c'est à dire bon enfant (avec ses limites, bien sûr), ruraux pour la plupart, il n'y a pas de grandes villes dans la région.
Les arrivants, sont plutôt citadins, qui spontanément ont d'autres pratiques (ou n'en ont pas du tout).
Les locaux ariveront-ils à "éduquer" les arrivants ?
A voir.
Auteur : Lo Pèir
16/08/10
l'avis de Platypus, touriste italien
Pour ceux qui lisent l'anglais, voici les commentaires d'un "collègue" italien du net qui s'est retrouvé aux fêtes de Bayonne : passez les élucubrations qui nous rassemblent sur l'anthropologie physique et lisez son avis de touriste sur les fêtes de Bayonne.

anthrofrance.blogspot.com

Florilège :

"I've just come back from a trip to Santiago de Compostella. On our way we stopped to Bayonne, and par hazard, without knowing, we got there in the middle of the local fète. We rapidly joined in and it was great fun and a night to remember."

"Nobody spoke Basque. Average age was early twenties. (later, on our way back we passed through Bilbao and San Sebastian and nobody spoke Basque over there either)"

"Everybody seemed proud of being Basque to me. When i bought for my self the scarfs and t-shirts i felt myself happy to belong to the lot and authorized to drink."

"As in Bayonne, a never saw such large masses unified in the name of patriotism..and all because of a few symbols : Colors, a simple uniform, a few slogans and the promise of unlimited drinking and anarchy for a three days.. "
Auteur : Vincent.P
16/08/10
Je pense que Platypus a bien vu le phénomène un peu tribal marqué par le code des couleurs rouge et blanc.
Par contre, il surestime grandement le caractère basque "abertzale" (patriotique) de ces fêtes : si des slogans nationalistes basques, et des ikurrinas, sont placés bien en évidence sur les lieux de la fêtes, les festayres, eux, dans leur écrasante majorité, ne sont pas basques, et encore moins nationalistes basques (bien au contraire...).
Tout juste sensibles à une certaine imagerie basque ; et encore, il me semble que cet aspect tend à disparaître.
Auteur : Tederic M.
22/08/10
Enregistrements d'enquêtes de l'ALG (Atlas lingüistique de Gascogne)
Ecoutez les enregistrements d'enquêtes de l'ALG en train de se faire : c'est fascinant !

corpusdelaparole.in2p3.fr--cnrs.fr:crdo-GSC_ST_SAUVY_GERS_SOUND

corpusdelaparole.in2p3.fr--cnrs.fr :crdo-GSC_BIRAN_GERS_SOUND

Il nous les faudrait tous  !
Auteur : Vincent.P
15/08/10
Afficher Enregistrements d'enquêtes de l'ALG (Atlas lingüistique de Gascogne) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Addendum : écoutez l'enregistrement de l'enquête pour l'ALLOc pour la commune de Mauressac à la limite extrême de la Gascogne linguistique.
J'ai écouté le document en entier, c'est très amusant, la locutrice sort des versions gasconnes alternativement avec des versions languedociennes.
Elle dit "carrièra" mais le dérivé est "carreròt".
Elle dit "sorelhar".
Elle n'emploie pas d'article partitif "pòrti aiga clara".
Façon étonnante de dire "les ronces" : Ravier propose "romèga", elle répond "un romec" et passe au pluriel : "les arromèts" (!!), Ravier fait répéter, "les arromèts".
Ravier surenchérit : "et une seule ?". "Un arromèc".
En théorie, ce trait est censé avoir disparu depuis Boussens !
Est-ce significatif  ? Non, mais c'est la preuve de certains réflexes linguistiques.

NB : Notez que Bec avait trouvé que dans la commune de Mauressac ainsi qu'à Puydaniel, f devenait h et v intervocalique w.

corpusdelaparole.in2p3.fr--cnrs.fr :crdo-OC_F0003764_SOUND
Auteur : Vincent.P
15/08/10
Autre trait gascon : Ravier demande "descendre".
Notez qu'à Bethmale, le locuteur s'exécute tout de suite "dawa'la".
Dans la plaine, c'est laborieux. La locutrice dit : "descendre". Puis se reprend : "descénder", qui est la forme gasconne.
Auteur : Vincent.P
15/08/10
A Vincent et aux autres,

Vous remarquerez la grande probité intellectuelle des enquêteurs de l'époque.
A comparer avec les pitreries dogmatiques des sondeurs et autres enquêteurs occitanistes d'aujourd'hui.
Il faut éradiquer l'occitanisme en Gascogne.
Auteur : P.Lartigue
26/08/10
CAMPAGNE CONTRE LE GAVAGE DES OIES
www.sudouest.fr/2010/08/13/peta-reste-attachee-a-son-combat

Moi ce qui me désole dans tout ça, c'est que ces associations jouent le politiquement correct "l'image du canard que l'on gave alors qu'il a rien demandé".
Le problème est que l'on touche encore une fois à notre culture gastronomique.
Pourquoi cette jeune fille (sur l'article de SO) ne va-t-elle pas s'exhiber dans les pays de l'Est où le gavage se fait à plus grosse échelle industrielle et dans des conditions certainement plus critiquables que dans notre région ?
Le risque est qu'à force de taper sur notre gastronomie nous finirons par ne plus rien bouffer, que de la merde qui vient d'ailleurs.
Auteur : Tédéric D.
13/08/10
Afficher CAMPAGNE CONTRE LE GAVAGE DES OIES en particulier, et peut-être donner votre avis...

Proposez-nous un(e)
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