VIELH
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Bordeaux / Bordèu
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*Langonnais-Bazadais
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mot : La
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mot = La
Utilisation du Pic d'Ossau pour une manif "républicaine"
Au delà du message politique sur lequel je n'ai pas à m'exprimer ici (je n'ai rien contre les idéaux républicains de liberté et d'égalité), n'est-il pas tout de même dommage que le Pic emblématique du Béarn, son symbole le plus évident, ne devienne que le banal porte-parole de la République française ?
N'est-ce pas là un symptôme de la francisation ?

www.sudouest.fr/2010/09/10/ossau-le-parc-met-son-veto
Auteur : Vincent.P
11/09/10
Afficher Utilisation du Pic d'Ossau pour une manif "républicaine" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Que la Gascogne est belle...
photos.ankryan.net

Je vous recommande ce site magnifique réalisé par un amoureux du terroir. La traversée des Landes on s'y croirait et que l'on redécouvre aussi.
A noter les belles réalisations de certaines chambres d'hôtes.
La beauté des vues sur les Pyrénées coté espagnol et français.
De belles ballades en perspective pour ceux qui veulent y jeter un coup d'œil.
♪ ; "Que la Gascogne est belle" ♫ ; "comment peut-on imaginer…" ♪
Auteur : Tédéric D.
07/09/10
Afficher Que la Gascogne est belle... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Exemple d'IBGisme
Exemple d'IBGisme ou comment la négation du fait gascon aboutit à écrire n'importe quoi (il s'agit d'une note à un texte bigourdan extrait de la lettre de juillet 2010) :

www.languebearnaise.com/fileadmin/medias/Ouvrages/Lettre_IBG_23.pdf

"que s’arrestauo → ; Alors qu’en Béarn on dira que s’arrestabe, dans cette partie de la Bigorre, on dit que s’arrestauo en changeant le -b- en -u- prononcé [w]. Ce type de changement est systématique et vous le trouverez dans ce texte à plusieurs reprises.
Notez également que le –e final atone ( = c’est-à-dire non tonique ou faible), appelé communément –e béarnais, se change en –o atone en Bigorre et dans l’Armagnac (Gers)."

D'une part, il est malhonnête intellectuellement de parler de changement.
Le gascon de cette partie de la Bigorre, et avec lui l'immense majorité du domaine gascon, a conservé la prononciation originelle quand le [b] béarnais est un hispanisme probable, en tout cas un phénomène ultérieur, connu également en basque.

D'autre part, on frise l'incompétence sur cette histoire de -e béarnais.
Cette notation était certes celle d'un certain nombre de textes béarnais, mais également de tous les textes de l'ouest gascon de Bordeaux à Bayonne, ainsi que ponctuellement en Armagnac.
Quant à la prononciation, on peut douter des capacités linguistiques de l'auteur de la note car la prononciation -o pour la syllabe atone est ultra-majoritaire en Béarn, à l'exception de Pontacq (qui possède le -a lavedanais) et du pays d'Orthez, comme par hasard ancien pays dacquois, qui a en effet -e, qui est la prononciation normale au Nord d'une ligne Orthez-Tonneins, et annonce sans doute possible le gascon noir de la lande.
Auteur : Vincent.P
06/09/10
Afficher Exemple d'IBGisme en particulier, et peut-être donner votre avis...
Idiomatismes deu gascon
Un aperet aus nostes linguistes : un trabalh hort util que n'existish pas enquera, e'm sembla, que seré un recuelh de tots los idiomatismes deu gascon...
Au gascon que podem leger o a beths cops audir enter los neo-parlants, que li hèn hreita aqueths idiomatismes tan chucós de d'autes còps.
Auteur : gerard saint-gaudens
04/09/10
Afficher Idiomatismes deu gascon en particulier, et peut-être donner votre avis...
Anatz véder en lo diccionari deu praube Pierre Méaule, que'n troberatz bèths-uns.
Auteur : P.Lartigue
04/09/10
Marthan martiang martchand martchant
Petite question soumise à la sagacité des fins lettrés gascons qui nous instruisent ici un peu plus chaque jour :

A San Sefrian (Saint Symphorien 33) un lieu-dit a changé souvent d'orthographe.
Sur la route de Sore se trouve une métairie appelée communément Le Marthan (en phonétique locale : martiang) or les panneteaux administratifs du bord de la route ont d'abord écrit "lieu-dit le Martchand" avant de changer il y a deux-trois ans pour "le Martchant".

Qu'en est-il ?

Adishatz
Auteur : Cyril de Sagazan
31/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Dans sa très grande sagazité, Gasconha.com pense que les panneaux de bord de route donnent la solution : ce nom est la transcription du mot français "marchand" prononcé à la gasconne.
Le son "ch" venant du français a de fortes chances d'être prononcé en gascon comme un "t" mouillé (qui fait partie des sons originels du gascon).
La notation "th" a été proposée en graphie alibertine pour transcrire ce son, et il est intéressant de voir qu'elle a ici été utilisée, sans doute spontanément, par des locaux.
Afficher Marthan martiang martchand martchant en particulier, et peut-être donner votre avis...
Vous êtes trop fort ;-)

Mais qu'en est-il du changement de Martchand en Martchant... pour quelle raison le "d" final est-il devenu "t" surtout depuis si peu de temps ?
Auteur : C. de Sagazan
31/08/10
En finale, -d s'assourdit et se prononce -t, comme toutes les consonnes dentales. Arnaud en gascon se dit Arnaut.

Dans cette région des Landes girondines, l'ALG montre une grande diversité de la prononciation de -nt final.
Massivement, c'est /n/ donc en graphie "française" quelque chose comme "martyann" avec un n final dental.
Cependant, la prononciation avec t est présente mais minoritaire : "martyantt".
Enfin, plus rare, mais attestée par les graphies anciennes que vous proposez, il arrive que le groupe -nt soit interprété comme une vélaire (comme s'il était issu d'un n simple latin final) d'où : "martyang" avec un -ng final à l'anglaise ou à la "méridionale" (putaing cong).

A propos de l'interprétation du son "ch" français : le gascon dispose de ce son mais bizarrement il peut lui substituer quelque chose qui tend en effet vers le t mouillé (son archétypique du basque) voire le j. C'est assez difficile à noter.
Auteur : Vincent.P
31/08/10
Grand merci pour ces précisions très pointues.

Adishatz
Auteur : C. de Sagazan
01/09/10
Que le gascon ait prononcé "ty" le "ch" français (et j'ai le phénomène en gascon tonneinquais) suggère que le "ch" français ne correspondait pas au "sh" gascon.
Qu'était donc ce "sh" gascon ? Un "s" légèrement chuinté ? Les mots qui ont "sh" en gascon (ex : "shord" pour "sourd") n'ont-ils pas "s" en languedocien ?
Auteur : Tederic M.
02/09/10
"s" chuinté, "t" mouillé, et "ch" français.
Je continue ma recherche :
J'ai trouvé en toponymie, du côté du Gabardan et du Marsan, les locs "Bartuche" et "Lanuche". Ce dernier apparait comme "Lanusse" sur la carte de Cassini !
Il y a donc un "ch" qui décrit un son "s" très chuinté.
Ce qui est troublant, c'est que le "ch" français ait été assimilé, non pas à ce "s" chuinté, mais au "t" mouillé (marchand>marthan).
Le "ch" français était-il différent de ce que nous connaissons ?

Une étude poussée serait nécessaire, en s'appuyant sur les toponymes, et en ayant à l'esprit la diversité des évolutions à l'intérieur même de la Gascogne.
Une telle étude permettrait par exemple de répartir les noms de lieu commençant par "ch" entre des "s" et des "th".
Exemple, "Chounat" est-il "Sounat" ou "Thounat" ?
Auteur : Tederic M.
07/09/10
Merci,
C'est vraiment passionnant.
Amistats
Auteur : Cyril
14/09/10
Pour que les communes gasconnes adhérentes quittent cette association.
Cocumont, Cudos, Escanecrabe, Moncrabeau n'ont rien de tordant.
Quant à Minjocébos, c'est Saint-Lys, on comprend mal les critères qui justifient l'inclusion du village supposé de la Catinou (en fait, ce sont les occitanistes locaux qui sont derrière, ils doivent trouver cela très drôle).
Et rendons hommage aux deux Lanusse de Gascogne qui gardent un semblant de dignité.
Notez que Lanusse en Béarn est un patronyme commun, il n'a jamais prêté à sourire.

www.commune-burlesque.com/les_adherents.php
Auteur : Vincent.P
28/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Gasconha.com soutient cette demande !
Sus aux rires gras fondés sur l'ignorance et la complaisance dans l'ignorance !
Afficher Pour que les communes gasconnes adhérentes quittent cette association. en particulier, et peut-être donner votre avis...
Sur Lanusse, le risque existe.
Voir Lanusse, nom d'un personnage de Tonneins.
Auteur : Tederic M.
28/08/10
Sur notre pauvre littoral colonisé par foule d'exogènes, il y longtemps que ça fait rire.
Exemples biscarrossais de bonne poilade franchouillarde :
Lanusse, Lassus, Condou, Ducom. Même les jeunes générations d'"autochtones" se bidonnent.
Auteur : P.Lartigue
29/08/10
Maisons de Guíshen au parçan VIC DEBAT
Arancette, Au seic, Bellocq, Bidart, Borde Petitois, Castagnet, Charpenté, Coucut, Cricon, François, Goualar, Grand Pipot, Herpil, Houn, Hountagnères, Lacoste, Lamic, Larranduche, Laurens, Lenclos, Lou pt, Menaut, Mendiboure, Mouliang, Moulin, Moura, Petit Menaut, Quartier Barte deu Hour, Quartier darré Lacoste, Quartier Labivraque, Quartier Lacoude, Quartier Larribère deu Miey, Quartier Naury, Sallaberry, Sartou, Suhast.

Barrail, Bieilly, Castaigns, Chaparre, Destrac, Gauchet, Hour, Ihic, Lahargouete, Laheus, Lalane, Mamou, Masson, Mounicou, Pignoy, Pinaqui, Salenave, Yan dou Haou.

Augé, Balestegui, Bitou, Brana, Bureu, Chicourron, Chinau, Commes, Caumon, Cassous, Cassous de bas, Estienne, Hayet, Herminague, Hourat, Hournat, Itchouette, Jammot, Jolliberry, Labeyrie, Laborde, Lagroula, Larroque, Larrouquet, Mourraine, Miremont, Moulin, Moulié, Pagaulong, Port, Rongo, St-Martin, Touyet, Uhart, Viellenave.

Arancette : "lieu de prunelliers" (Arrantzeta) en basque
Au seic : "au sec" ?
Bellocq : "beau lieu" (Belloc)
Bidart : "entre les chemins" en basque (Bidarte)
Borde Petitois : "borde de Petitois" (Borda de Petitois)
Castagnet : "châtaigneraie" (Castanhet)
Chapranté : "chaprentier" (Sharpantèr)
François : transparent
Goualar : "gaillard" (Gualhard)
Grand Pipot : "Pipot Grand"
Herpil : forme altérée de "hamas de pierres" en basque (Harpil)
Houn : "fontaine" (Hont)
Hountagnères : nom formé de hont = fontaine (Hontanhèras)
Lacoste : "la côte" (Lacosta)
Lamic : "l'amis"
Larranduche : cacographie de LARRANDETXE = maison sur le larrain en basque ?
Laurens : "Laurent" (Laurenç)
Lenclos : "l'enclos"
Menaut : prénom d'orignie germanique
Mendiboure : "bout de mont" (Mendiburu)
Moulin : transparent
Moura : "lieu de mûres" (Morar)
Petit Menaut : "Menaut petit"
Quartier Barte deu Hour : "quartier Barte du Four" (Parçan Barta deu horn)
Quartier Lacoude : Parçan Lacoda
Quartier Larribère deu Miey : "quartier la plaine du milieu" (Parçan Larribèra deu miei)
Quartier Naury  : Parçan Navarin  ?
Sallaberry : "Salle neuve" en basque (Salaberri)
Sartou : "tailleur" (Sarto)
Suhast : "plantation d'arbres" en basque (Zuhazti).

Chaparre : aphérèse de Etxepare lui même issu d'un ancien Etxekapare = "maison principale" en basque
Ihic : à tout hasard, un composé basque ihi-aga réduit à Ihiga ensuite assourdi en Ihic  ?
Lalane : "la lande" (Lalana)
Masson : "petit mas" (Manson)
Mounicou : aphérèse d'un prénom comme Arramonicon  ?
Pinaqui : "pinède" en basque (Pinaki)
Salenave : "salle neuve" (Salanava), équivalent gascon de Sallaberry
Yan dou Haou : "Jean du Hau" (Jan deu Hau(r)).

Augé : "Auger" (Augèr)
Balestegui : nom basque avec en second élément tegi, voir même egi avec 't' comme consonne de liaison
Brana : "lieu planté de brande" (Branar)
Bureu : forme altérée du basque 'Buru' = hauteur  ?
Commes : "combes" (Comas)
Cassous : "chênes" (Cassos)
Cassous de bas  : Cassos de Baish
Caumon : "mont chauve" (Caumont)
Estienne : forme dérivée d'Etienne
Hayet : "hêtraie" (Haget)
Herminague : "lieu de navets" (Arbinaga)
Hourat : "trou" (Horat)
Jammot : "petit Jacques"
Jolliberry : "nouvelle maison seigneuriale" (Jauregiberri)
Labeyrie : "la verrerie" (Laveiria)
Laborde : "la borde" (Laborda)
Larroque : "la roche" (Larroca)
Lourraine : originaire de la province de Lorraine
Miremont : "vue sur le mont" (Miramont)
Moulin : transparent
Moulié : "meunier" (Molièr)
port  : transparent
St-Martin : originaire d'une commune de ce nom (comme St-Martin de Seignanx...)
Touyet : "lieu de thuie" (Tojet)
Uhart : "entre les eaux" (Uharte)
Viellenave : originaire du village voisin de ce nom (Vièlanava).
Auteur : P. Dibon
27/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Adiu Peio !
E'nse poderàs diser ço qui vas har de tots aqueths locs sharnegos ?
[Tederic]
Afficher Maisons de Guíshen au parçan VIC DEBAT en particulier, et peut-être donner votre avis...
J'ai pour l'instant juste l'intention de répertorier toutes ces maisons du canton de Bidàishen afin de ne pas oublier la richesse linguistique et architecturale du pays.

Cela, dans le but de publier quelques articles ou autres écrits locaux.

C'est évidemment grâce à Gasconha.com (et surtout Vincent P.) que je peux acomplir cette tâche.
Auteur : P. Dibon
28/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Hèra plan.
Il y a des maisons dont je ne me souviens pas avoir vu les noms, elles sont ultérieures ? Il faudra leur trouver une signification.

Merci sinon Peïo pour les remerciements mais je pense qu'il me faudra relire ce que j'ai pu écrire précédemment dans l'optique où tu entendrais publier certaines choses, histoire qu'il n'y ait pas de grosses fautes.
Auteur : Vincent.P
28/08/10
A Càmer, parçan Mech-Metge :
Arios, Bellocq, Berdoly, Bergay, Bichou, Broca, Dauné, Dinot, Etcheverry, Gascou, Guilard, Houït, Labadot, Labat, Martinhau, Navarroy, Petrissans, Poutou, Verges.
Capou, Grand maysou, Labourdasse, Lahutte, Trouilh.

Bellocq : "beau lieu" (Belloc)
Berdoly : prénom médiéval (Berdoli)
Broca : "taillis épineux" (Brocar)
Dauné : "dame" (Dauna avec mauvaise accentuation ?)
Dinot : aphérèse de Arnaudinot = petit Arnaudin
Etcheverry : "maison neuve" en basque (Etxeberri)
Gascou : "gascon" (Gascon)
Guilard : nom d'origine germanique ?
Labat : "la vallée" (Lavath)
Martinhau : "Martin le forgeron" (Martinhaur)
Petrissans : "Pierre-Sans"
Poutou : "bisou", ici un sobriquet (Poton)
Verges : "vergers" (Vergèrs)

Capou  : peut-être une aplologie de Cap-pont = bout de pont ?
Grand maysou  : "Grand-maison"
Labourdasse : "la borde de taille importante" (Labordàs) ?
Lahutte : "la hutte"  ?
Trouilh : "pressoir" (Trolh)
Auteur : P. Dibon
23/08/10
Afficher A Càmer, parçan Mech-Metge : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Bonjour
Concernant les lieux dits "labourdasse" et "trouilh" j'ai peut-etre une autre explication :
labourdasse est une mauvaise ferme, car souvent en gascon la terminaison en asse est pejorative ; propriété mal tenue, batiments tres vetustes ou terres de mauvaises qualités ?
"trouilh" designe effectivement le pressoir, mais en bearnais aussi la truie ! Et souvent dans le language courant cela qualifie une femme qui tient mal sa maison : quine trouilhe aqueste emme !
C'etait peut etre le cas a l'epoque ou la maison a pris son nom ! A mediter
Auteur : Bouilhet
15/09/10
Sur le prénom Nicolau
Je trouve au début du dix-neuvième siècle à Montaut une maison Nicolau qui parfois au cours des générations prend le nom de Micolau, l'alternance M/N est donc me semble-t-il attestée du moins pour un lieu.
Quant à savoir pourquoi, je suis certaine que gasconha.com trouvera la savante explication.
Amitiés
Dominique [Prenom Nicolau->http://gasconha.com/spip.php?page=prenom&id_prenom=711]
Auteur : Dominique
23/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Merci pour votre confiance dans Gasconha.com, dont la science est le produit de celle des "gasconha-nautes", dont vous avez l'honneur de faire partie !
A propos de Nicolau/Micolau, il me semble que j'ai lu qu'une attraction par le prénom "Miquèu" avait pu se produire.
Les dérivés de "Miquèu" sont en "Miquel*".
[Tederic]
Afficher Sur le prénom Nicolau en particulier, et peut-être donner votre avis...
On trouve une chanson enfantine qui commence ainsi : "Que plau Micolau, las abelhas au casau..."
Auteur : Lo Pèir
22/08/10
Quels beaux mois de Juillet et Août sur gasconha.com !
J'y suis venue un peu par hasard cet hiver, dans une optique quelque peu nostalgique, mue par un deuil, qui m'a lancée dans une interrogation sur mes origines.

Mais j'ai trouvé dans ces discussions qui s'instaurent entre Gasconautes une prise très directe avec le présent.

Cet été j'ai particulièrement été intéressée par la discussion sur "la parabole de l'enfant prodigue", les questions de la détermination entre le continuum d'une langue sur un territoire et les aspects discontinus qui la séparent d'une langue voisine, dans les façons de dire ou d'écrire.
La détermination finalement d'une identité par certains aspects linguistiques, mais aussi géographiques ou historiques qui ne se recoupent pas.
Toutes ces questions qui me semblent avoir été débattues par les interlocuteurs ont été pour moi des découvertes.
Merci de votre belle érudition, et de susciter la pensée.
Bien sûr je ne saurais m'insérer dans un tel débat mais c'est déjà bien d'avoir vu qu'il y avait matière à s'étonner !

Bravo aussi pour le fil sur les Landes !
Le mot qui m'est venu en lisant les contributions c'est qu'il ne faut pas parler de "traverser" les Landes fut-ce à vélo, il faut s'y "clumer" comme quand on joue à Cache-cache et qu'à travers ses doigts on regarde la lumière entre les pins, et que vous vient l'odeur des galipes et de la résine, et le goût de l'eau qu'il fallait boire au dessus du pot de résine quand j'avais la coqueluche !

Mais cette nostalgie ne doit pas faire oublier la rudesse de la vie de nos grands parents et s'ils ont quitté leur pays et ne nous ont pas transmis la langue c'était aussi que la vie y était dure.
Pour les hommes comme pour les femmes, que la vie des villages devait être à la fois pesante et monotone, faite de misère et de malveillance.
Bon courage pour la rentrée. Je pense qu'il y aura encore de superbes débats !
Adishatz
Auteur : Dominique
22/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Remerciements émus...
N'hésitez pas à participer à nos débats (ce que d'ailleurs vous faites ici, et c'est très bien !)
[Tederic]
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Le Comminges et Bordeaux sur Wikipedia
fr.wikipedia.org/wiki/Comminges

Que raconte Wikipedia ? Le Haut-Comminges serait dit "Comminges gascon" et le "Bas-Comminges" serait le "Comminges languedocien" ?
D'où viennent de telles appellations ? Il n'y a pas un seul moment de l'Histoire où le Bas-Comminges aurait eu une destinée particulière qui justifierait une telle appellation.
Bien au contraire, si "Comminges gascon" a été employé, c'était pour désigner le Comminges qui fleurtait avec le Gers, autrement dit le Bas-Comminges !!

C'est n'importe quoi. Dans le même genre d'éradication culturelle, à l'article Bordeaux :

"La forme française de Bordeaux provient de l'ancien pluriel de Bordel
(langue d'oïl, petite cabane) qui donne au XVIIIe siècle Bourdeaux
puis Bordeaux."
Auteur : Vincent.P
21/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Comment ça se passe sur Wikipedia ? Le principe était qu'on pouvait corriger soi-même...
Afficher Le Comminges et Bordeaux sur Wikipedia en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dans la pratique, c'est difficile.
Sur la Wikipedia francophone, une armée de modérateurs francocentrés s'est constituée qui veille à empêcher toute modification d'articles trop "localistes" et sécessionnistes.
L'article Bordeaux est par exemple une véritable guerre. Voilà le genre de réponses à ceux qui proposaient d'indiquer le caractère gascon de la ville :

"Rappellons qu'on n'est pas là pour faire la promotion du tribalisme de la mémoire pour reprendre le terme de Pascal Bruckner mais pour écrire une encyclopédie en langue francaise qui s'appuye sur des critères fiables et reconnus au moins par la communauté internationale. Mais du moment que ca reste sur les pages personelles..."

Pour le Comminges, le mal est fait car la moitié du net est constitué d'articles copiés de la Wiki ...
Auteur : Vincent.P
22/08/10
Le Hique-t'y sau de Marilis Orionaa
Message pour nos débatteurs sur gasconha.com avec qui je prends un grand plaisir faut l'avouer à lire car c'est pour moi très riche en enseignement, néophyte, dont j'avoue le débat entre occitanistes et non occitanistes me largue un peu, j'y perds des fois un peu mon latin.
Je n'ai pas toujours le décodeur.
J'ai lu dernièrement le blog de Marilis Orionaa (dont je connaissais certains albums) et je suis tombé sur deux articles où elle frappe tout azimut !
J'aimerai que vous me disiez ce que vous en pensez.
Sur le premier article, elle critique la notoriété de Nadau, les occitanistes et les nationalistes qui en prennent pour leur grade :
hiquetysau.blogspot.com/2010/04/jesus-de-nadau-lolympia-le-groupe.html
et le second est une réponse suite à une attaque des occitanistes (flicaille qu'elle les appelle) après son premier article
hiquetysau.blogspot.com/2010/06/levangile-selon-sainte-renee.html
Elle soulève quand même pas mal de problèmes qui laissent apparaitre un profond malaise général. Il va bien falloir un jour crever l'abcès.
Auteur : Tédéric D.
18/08/10
Afficher Le Hique-t'y sau de Marilis Orionaa en particulier, et peut-être donner votre avis...
Qu'il y ait un malaise au sein de l'occitanisme, c'est le moins qu'on puisse dire.
Quant à crever l'abcès, comment, quand, et qui sera capable de trancher ce noeud gordien. Je pense que Marilis Orionaa est loin d'avoir tort de dénoncer les travers et les déficiences de l'occitanisme, d'autant plus qu'elle sait de quoi elle parle du fait qu'elle a baigné depuis son enfance dans ce milieu. Inutile de dire qu'elle n'est plus en odeur de sainteté dans le milieu occitaniste.
Mais après tout, il n'y a que la vérité qui vexe.
Auteur : D.Séré
09/02/13

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