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Architecture gasconne de Bazas à Mérignac
Trajet Bazas-Mérignac, en passant par Mazères, Langon, puis Martillac, Léognan, Gradignan et Pessac :
je suis très heureusement surpris de constater le nombre de maisons à l'architecture gasconne traditionnelle, fidèlement appliquée ou plus librement interprétée.

La maison au grand toit à double pente, avec son renfoncement au milieu et la poutre transversale, on la voit ancienne et immémoriale en Bazadais, puis plus récente au fur et à mesure qu'on s'approche de Bordeaux.

Parfois, ce sont des maisons de lotissement néo-gasconnes, plus fantaisistes, mais d'inspiration clairement locale.
Gradignan et Pessac resplendissent de cette architecture.
Je crois que je goûte encore plus quand les maisons sont récentes : cela prouve une volonté de reconstruire dans ce style, et une véritable identification de la région bordelaise à l'architecture gasconne.
Sur ce tronçon de route du Bazadais et du Bordelais, on sent une vraie cohérence non-seulement stylistique, mais culturelle, y compris dans les intentions.

Le style que Tederic avait appelé "chai" est aussi très présent, avec ses corbeaux de bois sculptés en volutes, souvent peints en rouge sombre, comme l'avant-toit.
Il y a aussi le néo-mauresque, ainsi que, vers Mérignac, le style arcachonnais traditionnel, avec ce quadriportique de très fines colonnettes métalliques, qui entoure la maison.
Auteur : Dàvid
15/08/10
Afficher Architecture gasconne de Bazas à Mérignac en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il me semble qu'il y a eu en Bordelais une vogue du pavillon néo-landais dans les années 80-90.
Certaines de ces maisons sont intéressantes, au moins par la volonté identitaire que tu remarques, David.
En fait, il y aurait souvent beaucoup à redire (mode de construction, fausse ossature bois, embans minuscules, orientation non réfléchie...
Je me rappelle que ces néo-landaises ont été critiquées, non pas pour ces bonnes raisons, mais pour une plus scabreuse : justement leur recherche d'identification à la maison rurale landaise, jugée déplacée...

Mais cette vague est passée, et le modèle pavillonnaire dominant n'est plus vascon (je préfère "vascon" à "gascon" parce que dans ce domaine, il n'y a pas lieu de se séparer du pays basque), mais composite, vaguement méditerranéen ou sudiste avec des influences américaines (colonnes néo-classiques...).
Je viens de tenter une recherche web, et j'en ai trouvé dans cette galerie de modèles de maisons une (dans les "Vestale") qui est d'inspiration vasconne, avec une touche sudiste américaine...
Auteur : Tederic M.
15/08/10
Tout cela est vrai mais il y a aussi danger.
En Bazadais, du fait de la perte de repères contemporaine, l'allusion à l'architecture vernaculaire, de mise jusqu'aux années 90, n'est plus une obligation.
De nombreux villages sont à présent massacrés pour les décennies à venir : Cudos, Pompéjac, Cabanac, ...
Je vais me répéter mais le coupable, c'est la loi française, idiote, qui oblige à lotir au centre-bourg, ce qui n'a aucun sens dans la lande.
Mais comme l'éparpillement n'est pas la solution non plus, il ne reste que la nécessité de concentrer la population dans les villes, via un renouveau de l'habitat vertical.
Bref, à Langon et à Bazas. Le sort financier des petites communes sera réglé via les intercommunalités.

En Bordelais, le style "maison bourgeoise de pierre" est considéré à tort ou à raison comme le style vernaculaire unique et seul légitime.
Comme il séduit le quidam (ambiance château de vin), il est très privilégié dans la banlieue bordelaise, notamment vers La Brède.
Il me semble que l'architecture vernaculaire des landes de Bordeaux est plus fine que la caricature qui en est faite.
Le bois est plus présent, les couleurs sont moins pétaradantes, plus subtiles, ...
Enfin, c'est mieux que rien, il suffit d'aller se promener à Toulouse pour constater les dégâts de la méridionalisation.

L'Entre-Deux-Mers me semble lui perdu à mesure que l'on approche de Bordeaux.

Bizarrement, on peut dire que le style arcachonais art-nouveau ne connait pas de revival dans les terres. Je ne vais pas m'en plaindre, je trouve ça laid.
Auteur : Vincent.P
15/08/10
Vincent, concernant ces maisons dites Bordelaises maisons bourgeoises en pierre, faut pas oublier que c'est un phénomène que l'on a connu au 19ème siècle lors du boisement des Landes où les grands propriétaires ont préféré se concentrer au bourg en abandonnant les airiaux avec leur vieilles maisons vasconnes pour une architecture plus "bourgeoise" à l'image de ce qui ce faisait à Bordeaux.
Du coup les bourgs sont devenus plus vastes et sont devenus des villages concentrés.
Aujourd'hui ce que je déplore, ce sont les nouveaux lotissements construits en périphérie des villages où là on peut trouver tout et n'importe quoi avec même des couleurs ocres.
Il n'existe plus de continuité dans l'harmonie architecturale mais on a des verrues en entrée ou sortie de village.
Phénomène que l'on rencontre beaucoup en grande région bordelaise vers le bassin et qui s'étend aussi petit à petit au cœur des Landes.
Heureusement on trouve des exceptions.
Le style d'Arcachonnais est propre à Arcachon et doit le rester, et je ne voudrais pas non plus le voir apparaitre dans les terres.
Auteur : Tédéric D.
16/08/10
Les fêtes de Bayonne ne se jugent pas en traversant Bayonne "lundi a l'aube".
Elles sont un phénomène énorme qu'il faudrait des tonnes de grans de sau pour décortiquer !
Je commence :
Ces fêtes attirent des jeunes de toute la France. Certains croient y trouver un esprit basque, ou au moins un esprit festayre du "Sud-Ouest"...
Au total, les touristes de tout poil sont tellement nombreux (et je ne les méprise pas, j'en ai fait partie) qu'ils dénaturent l'esprit d'origine de la fête, à supposer qu'il y en ait un.
Auteur : Tederic M.
15/08/10
Afficher Les fêtes de Bayonne ne se jugent pas en traversant Bayonne "lundi a l'aube". en particulier, et peut-être donner votre avis...
Les fêtes étaient le produit d'une sociabilité communautaire.
L'identité bayonnaise étant évanescente (c'était l'identité d'une ville cloitrée dans ses murailles), il ne faut plus chercher dans les fêtes de la ville l'expression irréductible d'une identité bien définie.
Il reste des mirages notamment dans les oripeaux (costume, espagnoleries, ...) ou le vocabulaire.
Il me semble qu'il ne faut pas cracher sur le phénomène "hestayre", il est assez inédit en France et le fait que les occitanistes entendent le colorer d'une couche occitane comme à Pau et timidement à Bayonne est la preuve qu'il s'agit là d'un phénomène social indépassable.

De toute façon, je ne crois pas que les fêtes de Pampelune soient plus sobres.
Auteur : Vincent.P
04/08/10
Comparaison fêtes de Dax et de Bayonne (2010)
Même si les deux fêtes semblent similaires à de nombreux égards, au delà de l'affluence qui est plus grande à Bayonne, moi qui ai passé quelques heures dans chacune des deux cette année, j'ai au moins remarqué une différence assez curieuse :
les bérets étaient quasiment absents de Bayonne (au profit de chapeaux fantaisie), alors qu'ils étaient nombreux à Dax sur la tête des hestaires, beaucoup de bérets rouges bien sûr, mais aussi des noirs, plus qu'avant, et malgré le code des couleurs qui préconise le rouge.

Il m'a aussi semblé que le climat était plus bon-enfant, plus communicatif, à Dax, mais là, on entre dans un domaine plus subjectif et moins quantifiable que le nombre et la couleur des bérets.
Auteur : Tederic M.
15/08/10
Il m'a semblé cette année voir une arrivée massive de toute la France.
Forcément celà aura une incidence pour la suite des fêtes.
On peut dire que les hestayres des débuts avaient l'esprit "village", c'est à dire bon enfant (avec ses limites, bien sûr), ruraux pour la plupart, il n'y a pas de grandes villes dans la région.
Les arrivants, sont plutôt citadins, qui spontanément ont d'autres pratiques (ou n'en ont pas du tout).
Les locaux ariveront-ils à "éduquer" les arrivants ?
A voir.
Auteur : Lo Pèir
16/08/10
l'avis de Platypus, touriste italien
Pour ceux qui lisent l'anglais, voici les commentaires d'un "collègue" italien du net qui s'est retrouvé aux fêtes de Bayonne : passez les élucubrations qui nous rassemblent sur l'anthropologie physique et lisez son avis de touriste sur les fêtes de Bayonne.

anthrofrance.blogspot.com

Florilège :

"I've just come back from a trip to Santiago de Compostella. On our way we stopped to Bayonne, and par hazard, without knowing, we got there in the middle of the local fète. We rapidly joined in and it was great fun and a night to remember."

"Nobody spoke Basque. Average age was early twenties. (later, on our way back we passed through Bilbao and San Sebastian and nobody spoke Basque over there either)"

"Everybody seemed proud of being Basque to me. When i bought for my self the scarfs and t-shirts i felt myself happy to belong to the lot and authorized to drink."

"As in Bayonne, a never saw such large masses unified in the name of patriotism..and all because of a few symbols : Colors, a simple uniform, a few slogans and the promise of unlimited drinking and anarchy for a three days.. "
Auteur : Vincent.P
16/08/10
Je pense que Platypus a bien vu le phénomène un peu tribal marqué par le code des couleurs rouge et blanc.
Par contre, il surestime grandement le caractère basque "abertzale" (patriotique) de ces fêtes : si des slogans nationalistes basques, et des ikurrinas, sont placés bien en évidence sur les lieux de la fêtes, les festayres, eux, dans leur écrasante majorité, ne sont pas basques, et encore moins nationalistes basques (bien au contraire...).
Tout juste sensibles à une certaine imagerie basque ; et encore, il me semble que cet aspect tend à disparaître.
Auteur : Tederic M.
22/08/10
Enregistrements d'enquêtes de l'ALG (Atlas lingüistique de Gascogne)
Ecoutez les enregistrements d'enquêtes de l'ALG en train de se faire : c'est fascinant !

corpusdelaparole.in2p3.fr--cnrs.fr:crdo-GSC_ST_SAUVY_GERS_SOUND

corpusdelaparole.in2p3.fr--cnrs.fr :crdo-GSC_BIRAN_GERS_SOUND

Il nous les faudrait tous  !
Auteur : Vincent.P
15/08/10
Afficher Enregistrements d'enquêtes de l'ALG (Atlas lingüistique de Gascogne) en particulier, et peut-être donner votre avis...
Addendum : écoutez l'enregistrement de l'enquête pour l'ALLOc pour la commune de Mauressac à la limite extrême de la Gascogne linguistique.
J'ai écouté le document en entier, c'est très amusant, la locutrice sort des versions gasconnes alternativement avec des versions languedociennes.
Elle dit "carrièra" mais le dérivé est "carreròt".
Elle dit "sorelhar".
Elle n'emploie pas d'article partitif "pòrti aiga clara".
Façon étonnante de dire "les ronces" : Ravier propose "romèga", elle répond "un romec" et passe au pluriel : "les arromèts" (!!), Ravier fait répéter, "les arromèts".
Ravier surenchérit : "et une seule ?". "Un arromèc".
En théorie, ce trait est censé avoir disparu depuis Boussens !
Est-ce significatif  ? Non, mais c'est la preuve de certains réflexes linguistiques.

NB : Notez que Bec avait trouvé que dans la commune de Mauressac ainsi qu'à Puydaniel, f devenait h et v intervocalique w.

corpusdelaparole.in2p3.fr--cnrs.fr :crdo-OC_F0003764_SOUND
Auteur : Vincent.P
15/08/10
Autre trait gascon : Ravier demande "descendre".
Notez qu'à Bethmale, le locuteur s'exécute tout de suite "dawa'la".
Dans la plaine, c'est laborieux. La locutrice dit : "descendre". Puis se reprend : "descénder", qui est la forme gasconne.
Auteur : Vincent.P
15/08/10
A Vincent et aux autres,

Vous remarquerez la grande probité intellectuelle des enquêteurs de l'époque.
A comparer avec les pitreries dogmatiques des sondeurs et autres enquêteurs occitanistes d'aujourd'hui.
Il faut éradiquer l'occitanisme en Gascogne.
Auteur : P.Lartigue
26/08/10
CAMPAGNE CONTRE LE GAVAGE DES OIES
www.sudouest.fr/2010/08/13/peta-reste-attachee-a-son-combat

Moi ce qui me désole dans tout ça, c'est que ces associations jouent le politiquement correct "l'image du canard que l'on gave alors qu'il a rien demandé".
Le problème est que l'on touche encore une fois à notre culture gastronomique.
Pourquoi cette jeune fille (sur l'article de SO) ne va-t-elle pas s'exhiber dans les pays de l'Est où le gavage se fait à plus grosse échelle industrielle et dans des conditions certainement plus critiquables que dans notre région ?
Le risque est qu'à force de taper sur notre gastronomie nous finirons par ne plus rien bouffer, que de la merde qui vient d'ailleurs.
Auteur : Tédéric D.
13/08/10
Afficher CAMPAGNE CONTRE LE GAVAGE DES OIES en particulier, et peut-être donner votre avis...
"Sarraguzan" dérivé de "zaraguzano" ?
Commune du Gers. Dérivé de zaraguzano (natif de Sarragosse ?) ?
Auteur : C.Bréant
12/08/10
Afficher "Sarraguzan" dérivé de "zaraguzano" ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Probablement pas.
Il doit s'agir d'une formation gasconne classique sur sèrra=colline (cf espagol sierra) du latin serra=scie + Guzan qui détermine quelque chose, soit le possesseur des lieux à une époque (comme Sarragachies : la colline de "Garcia"), soit plus probablement une ancienne paroisse qui devait être Guzan ou Aguzan dans les environs et qui est tirée d'un fundum romain en -anum (grand nombre de possibilité  : Acutius est pas mal).

La carte archéologique de la Gaule indique près de l'ancienne église Saint-Sernin détruite (cette dédicace à un saint local est souvent signe d'ancienneté) au lieu-dit Tuco la découverte d'un "beau sarcophage en marbre blanc" et des fragments de poteries. Occupation romaine ou médiévale donc.
Auteur : Vincent.P
12/08/10
Les "Landes du Lot-et-Garonne"...
Brr, cette dénomination fait froid dans le dos ! C'est aussi la seule sans grande tradition historique.

fr.wikipedia.org/wiki/Landes_du_Lot-et-Garonne

Dans le même genre : "Haute Lande girondine".
Auteur : Vincent.P
11/08/10
Afficher Les "Landes du Lot-et-Garonne"... en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il me semble que l'on pourrait dire "Landes d'Albret" par exemple.
Pour la "Haute Lande girondine", c'est plus compliqué, ce n'est qu'une portion de Bazadais.
En fait, il n'y a qu'un terme : c'est "Landes de Bordeaux", aujourd'hui réduites aux landes de la CUB ...
Auteur : Vincent.P
12/08/10
D'accord sur "Landes d'Albret" !
Il faut éviter le plus possible l'appellation lourde et peu légitime historiquement de "Landes du Lot-et-Garonne".
Celle-ci n'a de raison d'être utilisée que pour traiter de questions où la situation administrative d'appartenance au département du Lot-et-Garonne entre en ligne de compte.
"Albret" a l'ambigüité d'être maintenant annexé symboliquement par, justement, le département du Lot-et-Garonne, alors que l'Albret était bien plus vaste.
Mais jouons avec cette ambigüité, qui devrait permettre à l'appellation de "Landes d'Albret" de concurrencer en douceur mais efficacement l'appellation ""Landes du Lot-et-Garonne" !

Autre chose :
La Gascogne est mal représentée sur Wikipédia, où elle est concurrencée à la fois par la division administrative actuelle (régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, départements...) et par l'Occitanie, qui, elle, a son portail Wikipédia.
Avis aux gasconaires qui ont envie de faire évoluer Wikipédia sur ce point !
Auteur : Tederic M.
12/08/10
"Landes d'Albret", c'est rendre à César ce qui appartient à César.
Tout proche existait le fief et l'origine de la famille d'Albret (Labrit). C'est un choix qui me plait.
Pour "les hautes landes girondines" je proposerai Landes de Cernès.
Pour ce qui est de Wikipedia, la Gascogne pourrait avoir son portail…
Auteur : Tédéric D.
12/08/10
J'avais fait des propositions de modification dans le site Gascogne de Wikipedia.
Aucune réaction (jugées non conformes par le régulateur occitaniste ? je ne sais), jusqu'à je sois rayé de mon inscription.
Auteur : Lo Pèir
14/08/10
Nous avons parlé récemment de la route d'Allons à Lartigue (et plus loin vers Saint Michel de Castelnau et Goualade...).
Cette route avec ses maisons vasconnes "amijournades" (orientées par rapport au soleil de midi) est typiquement une route des Landes d'Albret, et partagée entre les départements du Lot-et-Garonne et de la Gironde.
Auteur : Tederic M.
15/08/10
La legende des coungatataous...
...peut-elle avoir un fondement historique ?
(Marensin, Born, Buch)
Auteur : inconnu
11/08/10
Afficher La legende des coungatataous... en particulier, et peut-être donner votre avis...
A Bidache, au quartier de la ville
 : Cheberse, Gastou, Guilou, Harpil, Janin, Lataillade, Loubros, Lanne, La machine, Mounou, Mouras, Artigot, Berlingat, Chichette, Couhe, Iratsette, Larre, Labadiotte, Lalanne, Maturin, Rey, Ragot, Trouilh, Verno.

Cheberse : "maison autre en basque (Etxebertze)
Gastou : "Gaston"
Harpil : "hamas de pierre" en basque
Janin : diminutif de Jean
Lataillade : "le bois taillé" (Latalhada)
Lanne : "lande" (Lana)
Mounou : "colline" en basque (Muno) ou aphérèse d'un prénom gascon
Mouras : "lieu de mûres" (Moràs)
Artigot : "petite friche"
Chichette : à comparer avec la maisonChichart de Bardos
Iratsette : "lieu de fougeraie" en basque (Iratzeta)
Larre : "lande" en basque
Labadiotte : "la petite abbaye", petite maison dépendant d'une abbaye (Labadiota)
Lalanne : "la lande" (Lalana)
Maturin : "Mathurin"
Rey : "roi" (Rei)
Ragot : "de petite taille et gros"
Trouilh : "pressoir" (Trolh)
Auteur : P. Dibon
10/08/10
Afficher A Bidache, au quartier de la ville en particulier, et peut-être donner votre avis...
Loubros : "la charrette (Lobros)
La machine : nom transparent
Monou : peut aussi être l'aphérèse du prénom Arramonon (Raymond)
Couhe : "coiffer" (Cohà)
Verno : probable forme dérivée de Vèrn (verne)
Auteur : P. Dibon
17/08/10
Peio & Maïté
J'ai entendu en Béarn régulièrement pour "Pierre" la forme hypocoristique "Peyo".
Ceux qui en usent la disent béarnaise, cela ne me semble pas possible.
Certes, sur "Pey" qui aurait perdu son r final dans les esprits, c'est possible mais je n'ai pas connaissance d'un tel suffixe -o en gascon.
Pelhic est une forme gasconne médiévale sur Peir également mais dans ce cas elle est correctement suffixée.

J'ai également remarqué la forte proportion de Maïté en Béarn (et probablement ailleurs, comme dans les Landes). Une tante est ainsi nommée Maïté dans ma famille alors que son véritable prénom est Marie-Thérèse. Là encore, influence basque moderne ?
Auteur : Vincent.P
10/08/10
Afficher Peio & Maïté en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ce sont deux bons exemples de "basqueries" qui symbolisent "l'esprit sud-ouest", qui englobe basques et gascons, mais toujours en donnant le dessus au basque.

Je l'ai déjà dit : dans l'emblématique Immortèla de Nadau, chanté par des chorales gasconnes/béarnaises, "Peio" tend à remplacer "Peiròt", je l'ai entendu de mes propres oreilles par des chanteurs d'une chorale béarnaise, et aussi dans des enregistrements sur deezer.com, sauf erreur.
Aller jusqu'à modifier les paroles d'une chanson en gascon pour y mettre du basque, c'est fort, et en plus ça n'a probablement pas été volontaire !
Il y a un passage facilité de "Peiròt" à "Peio" du fait que, en opposition frontale avec le génie gascon, le "t" final des diminutifs tend à ne plus être prononcé dans les noms propres d'origine gasconne.

Dans le complexe actuel, je subodore que "Peio" fait branché, et que "Peiròt" fait plouc, ce qui condamne ce dernier à mort.
Quand on recommencera à nommer des jeunes Pierre ""Peiròt" en prononçant le "t" final, on pourra dire que la Gascogne renait.
Il n'est pas sûr que ça arrive un jour, mais il faut se battre pour ça !

Quant à "Maïté", il y a bien sûr une confusion entre un diminutif de "Marie-Thérèse" (Marie-Thé) et le basque "maite, maitea" (aimé, chéri etc.).
Joli mélange, mais c'est, je pense, du français mis à la sauce basquaise par des gascons qui oublient le gascon.

Dans le village de ma mère, il y avait une ou des "Marichote". Je ne sais pas comment l'écrire. Ce devait être une version familière ou affectueuse de "Marie".
Je remarque que ce n'était pas "Maÿchote" !
Auteur : Tederic M.
10/08/10
Frontons et rugby
Un signe extérieur de gasconnité de la fac de Bordeaux, c'est cette vue que l'on a quand on l'aborde par son entrée principale, c'est-à-dire en venant de Gradignan, par l'IUT et les villages.
Que voit-on en premier ? Des frontons (deux) et des poteaux de rugby !
Voilà comment le campus bordelais s'annonce au voyageur ! L'étranger qui arrive là doit se dire qu'il est dans un pays de rugby, et de cette espèce de squash bizarre en plein air.
Aviez-vous remarqué la gasconnité de ce campus ?
Du reste, Tederic, il va tout-de-même bien falloir aborder cette question du lien entre rugby et gasconnité. Ne pas en parler, c'est un comble !
Je sais, le rugby est un jeu anglo-saxon, qui n'est pas intrinsèquement gascon et n'est qu'une pratique récente.
Je sais, il est joué partout dans le monde, et bénéficie d'une forte culture à Auckland, Pretoria, Cardiff ou Buenos-Aires.
Mais, pour avoir été joueur, spectateur et fils de joueur (et peut-être re-joueur bientôt, si le genou tient), que quand on est de Langon,Hagetmau, Salles, Roquefort, Coarraze-Nay, Captieux, St-Girons, La Teste, Pamiers, Boucau, Nogaro, St-André-de-Cubzac, Samatan, Marmande, Pouillon, Mougron, Condom, Lectoure, Ste-Foy-la-Grande, Oloron, Monein,Lit-et-Mixe, La Réole, Beaumont-de-Lomagne, Bazas, Parentis, Bagnères, Vic-Fezensac, Riscle, Sauvagnon, Bedous, Léognan, Castelnau-en-Madiranais ou même Blaye, aller au rugby, c'est être d'ici.
Aller au rugby, c'est être gascon, disons-le clairement.
Moi, autour de la main courante de Comberlin, je parlais plus la langue en une heure trente que dans tout un mois.
Avec le marché, c'est devenu un des derniers moyens d'être gascon en Gascogne.
Auteur : Dàvid
07/08/10
Afficher Frontons et rugby en particulier, et peut-être donner votre avis...
A propos du rugby à Blaye : j'ai confirmation par un ami gabay que le rugby à Blaye est le sport de prédilection.
Par contre, un peu plus au Nord, en Vitrezais, du côté de Saint-Ciers, c'est le foot qui est roi et on retrouve la vraie ferveur populaire de l'Ouest de la France autour du ballon rond.

Maintenant, je ne ferai pas dire autant au rugby qu'à la pelote.
Pour quelle raison ? Dans "Le bal des célibataires" (un "must-read"), Bourdieu analyse très finement la sociologie du rugby en Béarn.
Il apparait clairement que le rugby est le sport des gros bourgs ruraux pré-urbains.
Le monde paysan est originellement complètement réfractaire à ce sport somme toute violent et reste fidèle aux anciens jeux communautaires (quilles notamment).
Il faut aller lire Bourdieu dans le texte, l'analyse m'avait paru brillante.
Tout cela s'est assez estompé il faut bien dire mais du temps où mes grands-parents jouaient au rugby (années 30), il était assez clair qu'il s'agissait là d'un sport d'enseignants, d'artisans, ... bref de classes urbaines.

Pourquoi faire une différence avec la pelote ? C'est que la pelote transcendait bien plus les classes sociales. A ce titre, je n'ai jamais vraiment su si la pelote avait été importée depuis le Pays Basque.
Le fronton, les règles, très certainement. Bref les oripeaux.
Il serait bon de savoir si des jeux de balle sont attestés auparavant.
Je sais que dans les années 30, mon grand-père jouait à la pelote à Morlaàs contre le mur du presbytère, mais c'était déjà probablement l'onde de la bascomanie d'alors.
Auteur : Vincent.P
07/08/10
Pas "Mougron", bien sûr, mais "Mugron" !
Auteur : Dàvid
07/08/10
Mérignac : un trinquet à la salle Colombier, où évolue la section pelote du SAM.
Auteur : Dàvid
09/08/10
Dàvid peut être que tu trouveras ta réponse là :
la-pelote-basque.pagesperso-orange.fr
Auteur : Tédéric D.
09/08/10
Catalunya / Catalonha... vista de Gasconha
[Début d'un fil sur la Catalogne.
Ce gran de sau de Vincent.P fait suite au Nouveau fil sur les Landes.
Le sujet de la Catalogne a été amené par l'interdiction des corridas par le Parlement de la Generalitat.]

Ne pas généraliser évidemment !
Par "catalan", j'entends "comportement médian de la population catalane et réflexes politiques partagés par une majorité".
De la même manière que l'on peut dire que les Gascons sont assez apathiques.
Ou que les Français aiment se gargariser de mots. Un peu de sociologie de bas étage en gros. :)

Ouvrir un fil oui ! Car le traitement d'Aran par les Barcelonais n'est pas sans rappeler ce que les nationalistes catalans reprochent à Madrid !
Vidéo assez drôle avec une journaliste labellisée ERC qui nie aux Aranais le droit à s'autodéterminer.

Auteur : Vincent.P
05/08/10
Afficher Catalunya / Catalonha... vista de Gasconha en particulier, et peut-être donner votre avis...
Comme le catalan de Barcelone est assez difficile à comprendre pour nos oreilles (du moins, ça l'est pour moi), voici une version sous-titrée en espagnol pour ceux qui comprennent mieux cette langue (c'est mon cas)  :

Auteur : Vincent.P
05/08/10
Je n'ai rien a dire sur les Catalans, je ne les connais pas.
Ce que j'en sais m'a ete dit par des Andalous lorsque j'enseignai dans un IES de Huelva capital.
Pour les Andalous, les Catalans sont des gens assez antipathiques, arrogants, et qui se prennent pour des Allemands. Et assez racistes en plus.
Au sujet des Basques, ce sont des Martiens pour les Andalous. Ils ne les connaissent pas.

J'essaierai de savoir ce que pensent les Basques des Catalans et s'ils connaissent l'Occitanie. Pour la Gascogne, ils connaissent tres bien, mais pour eux la Gascogne c'est les Landes.
Auteur : P.Lartigue
05/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Encore une fois, gardons-nous des jugements simplistes et abusivement généralisateurs (les andalous ci, les Basques ça... les gascons sont fanfarons...) !
Grâce à vous, les débats de Gasconha.com ont atteint un bon niveau intellectuel, tenons-nous-y :!-)
Bien entendu, ce que je dis a a peu pres autant de valeur que les micro-trottoirs de Jean-Pierre Pernaut.
J'ai donc reparle des Catalans. Ils s'en foutent completement ici.
Quant a l'Occitanie... Barkatu ? Zer da hau ? Est la reponse univoque que j'ai eue.
Il est grand temps d'envoyer quelques missionnaires a la croix de Saint-Gilles par ici, ils changeront peut-etre de position.
Mais bon, ce n'est qu'un micro-micro-trottoir...
Auteur : P. Lartigue
09/08/10
"Una escòla bilingüa mai per Landas"
C'est ainsi (donc probablement dans une sorte de languedocien*) que l'hebdo occitan "La Setmana" annonce l'ouverture d'une classe bilingue à Saint Martin de Seignanx (Landes), donc quand même une école située en Gascogne...
Voir en ligne (mais le texte intégral de l'article n'est pas accessible).

Je préfère en général souligner le positif plutôt que le négatif.
Mès tròp qu'es tròp !

J'ai aussi entre les mains le n°774 (15-21 juillet 2010) de "La Setmana".
Comme d'hab, mon réflexe (mais d'où vient donc cette manie?) a été de chercher à quelle page on trouvait du gascon.
Il y a quelques années, on en trouvait vers la page 5 ou 6...
Eh bien, cette fois, j'ai trouvé un articlòt en gascon seulement en page 7, et deux autres en page 11.
J'ai bien dit des "articlòts" !
Au total, en étant généreux, ça fait une demi-page sur 12 du journal qui est en gascon.
0,5 / 12 = 4,16% me dit ma calculatrice.
Comptons 4 %. Et encore, rélégués vers la fin ! C'est donc ça la part du gascon dans l'hebdo de référence de l'occitanisme ?

Lavetz... quan e'ns disen que l'occitan es multidialectau, divèrs, e que cada dialecte a ua legitimitat egau entà representar l'occitan, a tau punt que lo gascon e's pòt aperar "occitan" shens precision...
jo disi que son sonque paraulas.
En realitat, end'eths, l'occitan de referéncia qu'es lo lengadocian.

S'ac digossen, au mensh... ! que seré mei clar.
Mès n'ac diran pas ! quauquas aolhas gasconas qui son enqüera dens lo tropèth qu'u poderén deishar !
Pr'amor que si l'occitan es identifiat au lengadocian, lo gascon ne pòt pas estar occitan.

*Mais un languedocien authentique dirait-il vraiment "per Landas" (sans article) pour dire "pour les Landes" ?
Auteur : Tederic M.
04/08/10
Afficher "Una escòla bilingüa mai per Landas" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être ne trouvent-ils pas tout simplement de gens capables d'écrire des articles en gascon.
Depuis quelques années, il semble bien que l'occitanisme s'évanouisse en Gascogne.
Il est certes devenu un acteur institutionnel à la région et dans les départements mais le nombre de désistements, notamment de personnes bien en vue, est tout de même assez révélateur.
Dans les publications de l'Ostau Biarnés ou de Per Noste, c'est désormais le terme d'"occitan" qu'il faut traquer car il se fait rare, au profit d'un étonnant retour en grâce de "gascon". Seulement, c'est un peu trop tard à mon avis ...

Il ne faut pas non plus mésestimer le fait que bien souvent, les occitanistes gascons sont prêts à faire le sacrifice du gascon au nom de l'occitan. On ne peut pas leur en vouloir, c'est cohérent.
Si l'occitan veut subsister et si l'on est persuadé que de toute manière, de Bayonne à Nice il est un même peuple, faire le choix d'un standard languedocien ne pose aucun problème et est même rationnel.
Les mièvreries sur l'occitan multiple et l'égale dignité des dialectes servent d'appât.
Je ferai remarquer qu'à la calandreta de Muret, pays de Comminges, on enseigne le languedocien. Et même pas le languedocien toulousain.

calandreta.muret.free.fr
Auteur : Vincent.P
04/08/10
N'y aurait il pas une volonté d'uniformisation de la part des occitanistes gascons languedociens etc... : tous la même langue ? comme ça été le cas par le français à une certaine époque ?
Auteur : Tédéric D.
04/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Mais si !
Donc si je saisi, depuis que l'état sous couvert d'une diversité culturelle a remis au gout du jour la défense des langues régionales et sachant que la langue d'oc est la langue la plus parlée en France,
que selon la délégation générale à la langue française et aux langues de France (www.culture.gouv.fr/culture/dglf), le gascon est une variété (ou dialecte) de l'occitan..
qu'étant donné que la France n'a pas ratifié la charte européenne des langues régionales et minoritaires où elle s'engageait notammentà :
"à faciliter et/ou à encourager l'usage de ces langues"
"à appliquer les accords bilatéraux et multilatéraux existants qui les lient aux États où la même langue est pratiquée de façon identique ou proche, ou à s'efforcer d'en conclure, si nécessaire, de façon à favoriser les contacts entre les locuteurs de la même langue dans les États concernés, dans les domaines de la culture, de l'enseignement, de l'information, de la formation professionnelle et de l'éducation permanente " dixit le texte
et que ses engagements du fait n'ont pas été respectés
qu'il existe une volonté des occitanistes d'uniformiser la langue pour devenir de fait la première langue régionale parlée en France (si j'ai bien compris)
Quelle est la marge de manœuvre qu'il reste à nous gascons pas aidés de l'état, bousculés par un occitanisme en mal de vivre pour qu'enfin il soit reconnu en tant que langue ?
Surtout que l'Unesco l'a même classé en danger de disparaitre parmi les 2500 langues dans le monde voir son Atlas : www.unesco.org
Auteur : Tédéric D.
04/08/10
Tederic, la marge de manœuvre pour que le gascon soit reconnu en tant que langue, n'est pas si étroite ; les jeux sont ouverts.
D'ailleurs, pour ma part, j'admets très bien que cette langue fasse partie de la famille occitane, et le qualificatif "occitan" ne me pose aucun problème pour définir l'appartenance au domaine d'oc.

Mais là où la marge de manœuvre est quasi-nulle, c'est pour que le gascon continue à être une langue vivante. Il semble même déraisonnable de miser là-dessus.
Il faut s'habituer à l'idée d'une Gascogne sans le gascon !
Après tout, nous y sommes déjà quasiment (on me dira que justement, ce n'est pas brillant...).

Pendant longtemps, j'ai cru que la Gascogne pouvait trouver sa voie dans une Occitanie à l'esprit fédéral, mais dès lors que les jacobins prennent le pouvoir dans l'occitanisme, ce n'est plus possible.

Pour revenir à l'hebdo occitan "La Setmana", j'aurais bien vu que sur 12 pages, ils aient une ou deux pages pan-occitanes, puis une ou deux pages par grande région : Gascogne, Guyenne, Limousin etc.
Et que la page d'info sur le Limousin soit en limousin, la page sur la Gascogne en gascon, etc.
Le choix éditorial a été autre, et cela dès le début : tout mixer (en respectant dans un premier temps la diversité des "dialectes") pour homogénéiser progressivement l'Occitanie. C'est un choix jacobin.
Auteur : Tederic M.
05/08/10
Je comprends mieux pourquoi tu crois plus en la géographie d'une Gascogne.
Mais néanmoins il n'existe pas que des gens ou politiques à l'esprit jacobin (que je ne supporte pas d'ailleurs) ; je donne l'exemple du journal du conseil régional d'Aquitaine :
En dernière page il y a une place pour les langues régionales : en Basque et en occitan.
La Gascogne représente près de 70% de la surface de la région d'Aquitaine pourquoi l'Occitan a sa place ?
Ne serait-il pas judicieux de proposer l'emploi du gascon pour d'éventuels articles ? (Sud Ouest le fait déjà en tout petit certes mais ils font l'effort.) qui écrit ces articles apparemment des assos ? N'y aurait il pas parmi nos érudits gascon de Gascohona.com ou des associations gasconne (de vraies) certains qui auraient envie d'écrire un article culturel sur le magazine ?
Je lance des idées, des propositions.
Je reste persuadé que pour combattre le jacobinisme, il faut grignoter petit à petit du terrain et non pas se heurter de front.
En tout cas merci Tédéric pour ces éclaircissements et je comprends mieux les envolées très violentes de nos amis sur les posts concernant le gascon face à cette volonté d'uniformatisation dans les pays d'Oc.
Auteur : Tédéric D.
05/08/10
Tederic, concernant le Conseil régional d'Aquitaine, les choses sont assez compliquées.
Je pense qu'il y a de la part de son président Alain Rousset une sensibilité aux particularismes régionaux, et qu'il n'est pas jacobin.
Sous sa présidence, le Conseil régional a montré une certaine bienveillance envers "le basque et l'occitan".
Il se trouve que le domaine d'oc n'est pas du tout homogène dans la Région Aquitaine (une juxtapostion de départements très hétérogènes) : il est certes majoritairement gascon, mais la Guyenne et le Périgord ont des parlers qui varient entre guyennais et limousin, qui sont souvent très éloignés du gascon.
Les officiels du CR ont été habitués à parler avec des occitanistes qui masquent le plus possible les différences internes au domaine occitan, et utilisent systématiquement l'étiquette "occitan" sans précision.
Evidemment, à chaque fois qu'il faut fournir un texte au CR, la question est de savoir "quel occitan ?" ?
Après avoir affirmé l'unité de l'occitan, il n'est pas possible de fournir trois textes différents  !
Dans les documents longs, la solution adoptée est parfois un cocktail étrange gascon-languedocien-limousin ;
dans les articles courts, c'est souvent, je crois, le gascon qui est choisi, parce que les occitanistes tiennent compte (au moins jusqu'à présent...) du poids démographique du gascon dans la Région.
Je suis toujours anxieux d'imaginer la réaction des "limousinophones" du Périgord quand on leur fournit sous l'étiquette "occitan" un texte en gascon !
Déjà que la graphie occitane normalisée est une barrière...

Bref, demander que le CR passe du gascon, ce serait taper à côté de la plaque : il en passe, mais sous l'étiquette "occitan".
Il serait même juste qu'il fasse passer plus de limousin ou de guyennais !
Auteur : Tederic M.
05/08/10
Ligam
Adixats a touts,
ana-p béde aqueste ligam.
A û moumentot que çi parle de l'abiéne dous dialectes ouccitâs.
fr.truveo.com/video-detail/partit-occitan-debat-david-grosclaude/1404644507
Auteur : didier D
08/08/10
Qu'ac ei escotat/vist. David Grosclaude donne sa feuille de route à l'occitanisme pour les années à venir.

Je rappelle qu'il est à la tête de l'IEO et exprime donc le point de vue du courant dominant de l'occitanisme.
Il a été aussi pendant longtemps le "cap-redactor" de "la Setmana", dont j'ai critiqué ici la ligne éditoriale.

Grosclaude fait miroiter pour dans quelques années une remontée du nombre de locuteurs de "l'occitan", après la saignée régulière qu'on observe depuis longtemps et qui va encore se poursuivre quelques années, reconnait-il.

Comment pourrait se produire ce rétablissement ?
Je comprends qu'il mise sur un sursaut des autorités européenes, françaises, régionales, au nom de la biodiversité des langues.
Il insiste sur les plus de 10 millions de locuteurs potentiels de l'occitan (parce qu'habitant l'Occitanie), et en fait la première langue minorisée d'Europe, et donc un cas remarquable susceptible d'interpeller les autorités...
On comprend ici que détacher le gascon de l'occitan ne peut que le gêner : ça ferait baisser le compte de quelques millions !

Je remarque qu'il n'y a pas d'autocritique sur les dernières décennies, où l'occitanisme n'a pas réussi du tout à faire émerger de nouvelles générations de locuteurs (il n'y a en fait eu aucune relève générationnelle, ce qui signe la mort des langues ou dialectes d'oc).
Je ne vois pas comment l'occitanisme réussirait demain, privé du vivier des locuteurs naturels ou semi-naturels, actifs ou passifs, ce qu'il n'a pas su faire hier quand il y avait encore ce vivier.
Il est vrai que ce vivier, le mouvement occitaniste n'a pas su le mobiliser. Cela explique peut-être qu'il en fasse peu de cas.
On ne fait pas revivre une langue comme on relance la culture d'une espèce botanique ancienne dont on a gardé des graines !
Pour qu'une langue vive, il faut qu'il y ait une population qui en fasse son outil de communication privilégié.
L'Occitanie est désormais massivement francophone.
Seul un sentiment nationaliste puissant (mais alors d'une puissance inouïe !) dans la population concernée pourrait lui donner la force de re-changer de langue, au terme d'un combat titanesque.
Or, Grosclaude ne mise pas, apparemment, sur un réveil identitaire, et donc encore moins nationaliste.
Seulement sur l'idée de la biodiversité lingüistique...

Pour ce qui est du gascon, c'est cohérent avec l'évolution de "la Setmana" : pour obtenir l'appui des autorités, il faut leur présenter un "occitan" un/unique/unifié.
Exit donc le gascon, et tous les parlers périphériques au domaine d'oc comme le limousin : une des aspérités évoquées par Grosclaude sur la route du grand renouveau doit être leur sacrifice.
La biodiversité lingüistique, argument massue (croit-il) pour obtenir un "plan Marshall" pour l'occitan, devient gênante à l'intérieur du domaine occitan...

Ma conclusion : entre le projet de réveil identitaire gascon, porté entre autres par Gasconha.com, et le projet occitan de biodiversité hors sol, dessiné ici par Grosclaude, il y a incompatibilité !
Auteur : Tederic M.
09/08/10
Je crois l'attitude de la Setmana purement économique. Uniquement écrit en gascon à l'origine, il s'est avéré que les lecteurs languedociens étaient plus nombreux !
Aussi Grosclaude a choisi les languedociens parce que plus viables économiquement.
J'aimerais bien savoir combien de gascons lisent encore la Setmana.
Auteur : Lo Pèir
09/08/10
Quand les occitanistes gascons quelque peu honnêtes vont-ils se réveiller et en finir avec l'occitanisme ?
Il paraît que Gilbert Narioo en revient. Il y a des années qu'il en revient, mais on ne l'entend pas beaucoup dénoncer publiquement ce mouvement nocif.
J'ai de grands amis occitanistes qui, pour des raisons que j'ignore, ne se permettent jamais d'émettre la moindre critique à l'égard de l'occitanisme.
Je ne comprends vraiment pas cette attitude, ça me dépasse.
Ceci dit, quand on voit l'excommunication de Per Noste, on se demande si tous ces gens n'ont pas un peu peur des leaders occitanistes, qui tiennent les rênes et captent tout l'argent public.
Peut-être que, surtout s'ils sont élus, ils ont une grande capacité de nuisance et que cela fait peur à ceux qui auraient pourtant envie de critiquer.
C'est terrible. Est-ce de la paranoïa ?
Auteur : P.Lartigue
26/08/10

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