VIELH
NAVÈTH
Tonneins / Tonens
Bordeaux / Bordèu
Pays de BuchLang-Baz*
*Langonnais-Bazadais
pour les intimes
(Aucun mot recherché)
Résultats par types de document :
1667 mots
211 prenoms
2041 noms
3555 lòcs
449 banèras
926 grans de sau =====>
752 ligams
Cercatz ! Cherchez !
Tapez un mot (ou un tròç de mot) :
Recherche par Google

dans Gasconha.com
dans Internet
Cherchez par aire géographique ou par thème dans les ligams :
aire géo :
Toutes !
Angoumois
Gascogne bordelaise
Gascogne médiane
Gascogne toulousaine
Lande-Adour-Chalosse
Landes-Adour-Chalosse
Pays Basque
Pyrénées
thème :
Tous !
Langue
Cuisine
Jòcs, hest@s, heir@s
Musique
Architecture
Histoire
Vasconie
Ecologie
País
Technique de bâtiment
Prospective
Pour recevoir les navèras (nouvelles) de Gasconha.com : courrier
Cliquez ici pour vous inscrire à G(V)asconha-doman
Cliquez sur le logo pour vous inscrire
à G(V)asconha-doman
(forum par e-mail sur la Gascogne d'hier à demain)
Écrivez-nous !
Code HTML pour les webmestres :
Lo blòg deu Joan
Au centre de la gascosfèra.
LEXILOGOS
LEXILOGOS
mots & merveilles des langues d'ici et d'ailleurs

MotsPrenomsNomsLòcsBanèrasLigams
A Bidache, au quartier de la ville
 : Cheberse, Gastou, Guilou, Harpil, Janin, Lataillade, Loubros, Lanne, La machine, Mounou, Mouras, Artigot, Berlingat, Chichette, Couhe, Iratsette, Larre, Labadiotte, Lalanne, Maturin, Rey, Ragot, Trouilh, Verno.

Cheberse : "maison autre en basque (Etxebertze)
Gastou : "Gaston"
Harpil : "hamas de pierre" en basque
Janin : diminutif de Jean
Lataillade : "le bois taillé" (Latalhada)
Lanne : "lande" (Lana)
Mounou : "colline" en basque (Muno) ou aphérèse d'un prénom gascon
Mouras : "lieu de mûres" (Moràs)
Artigot : "petite friche"
Chichette : à comparer avec la maisonChichart de Bardos
Iratsette : "lieu de fougeraie" en basque (Iratzeta)
Larre : "lande" en basque
Labadiotte : "la petite abbaye", petite maison dépendant d'une abbaye (Labadiota)
Lalanne : "la lande" (Lalana)
Maturin : "Mathurin"
Rey : "roi" (Rei)
Ragot : "de petite taille et gros"
Trouilh : "pressoir" (Trolh)
Auteur : P. Dibon
10/08/10
Afficher A Bidache, au quartier de la ville en particulier, et peut-être donner votre avis...
Loubros : "la charrette (Lobros)
La machine : nom transparent
Monou : peut aussi être l'aphérèse du prénom Arramonon (Raymond)
Couhe : "coiffer" (Cohà)
Verno : probable forme dérivée de Vèrn (verne)
Auteur : P. Dibon
17/08/10
Peio & Maïté
J'ai entendu en Béarn régulièrement pour "Pierre" la forme hypocoristique "Peyo".
Ceux qui en usent la disent béarnaise, cela ne me semble pas possible.
Certes, sur "Pey" qui aurait perdu son r final dans les esprits, c'est possible mais je n'ai pas connaissance d'un tel suffixe -o en gascon.
Pelhic est une forme gasconne médiévale sur Peir également mais dans ce cas elle est correctement suffixée.

J'ai également remarqué la forte proportion de Maïté en Béarn (et probablement ailleurs, comme dans les Landes). Une tante est ainsi nommée Maïté dans ma famille alors que son véritable prénom est Marie-Thérèse. Là encore, influence basque moderne ?
Auteur : Vincent.P
10/08/10
Afficher Peio & Maïté en particulier, et peut-être donner votre avis...
Ce sont deux bons exemples de "basqueries" qui symbolisent "l'esprit sud-ouest", qui englobe basques et gascons, mais toujours en donnant le dessus au basque.

Je l'ai déjà dit : dans l'emblématique Immortèla de Nadau, chanté par des chorales gasconnes/béarnaises, "Peio" tend à remplacer "Peiròt", je l'ai entendu de mes propres oreilles par des chanteurs d'une chorale béarnaise, et aussi dans des enregistrements sur deezer.com, sauf erreur.
Aller jusqu'à modifier les paroles d'une chanson en gascon pour y mettre du basque, c'est fort, et en plus ça n'a probablement pas été volontaire !
Il y a un passage facilité de "Peiròt" à "Peio" du fait que, en opposition frontale avec le génie gascon, le "t" final des diminutifs tend à ne plus être prononcé dans les noms propres d'origine gasconne.

Dans le complexe actuel, je subodore que "Peio" fait branché, et que "Peiròt" fait plouc, ce qui condamne ce dernier à mort.
Quand on recommencera à nommer des jeunes Pierre ""Peiròt" en prononçant le "t" final, on pourra dire que la Gascogne renait.
Il n'est pas sûr que ça arrive un jour, mais il faut se battre pour ça !

Quant à "Maïté", il y a bien sûr une confusion entre un diminutif de "Marie-Thérèse" (Marie-Thé) et le basque "maite, maitea" (aimé, chéri etc.).
Joli mélange, mais c'est, je pense, du français mis à la sauce basquaise par des gascons qui oublient le gascon.

Dans le village de ma mère, il y avait une ou des "Marichote". Je ne sais pas comment l'écrire. Ce devait être une version familière ou affectueuse de "Marie".
Je remarque que ce n'était pas "Maÿchote" !
Auteur : Tederic M.
10/08/10
Frontons et rugby
Un signe extérieur de gasconnité de la fac de Bordeaux, c'est cette vue que l'on a quand on l'aborde par son entrée principale, c'est-à-dire en venant de Gradignan, par l'IUT et les villages.
Que voit-on en premier ? Des frontons (deux) et des poteaux de rugby !
Voilà comment le campus bordelais s'annonce au voyageur ! L'étranger qui arrive là doit se dire qu'il est dans un pays de rugby, et de cette espèce de squash bizarre en plein air.
Aviez-vous remarqué la gasconnité de ce campus ?
Du reste, Tederic, il va tout-de-même bien falloir aborder cette question du lien entre rugby et gasconnité. Ne pas en parler, c'est un comble !
Je sais, le rugby est un jeu anglo-saxon, qui n'est pas intrinsèquement gascon et n'est qu'une pratique récente.
Je sais, il est joué partout dans le monde, et bénéficie d'une forte culture à Auckland, Pretoria, Cardiff ou Buenos-Aires.
Mais, pour avoir été joueur, spectateur et fils de joueur (et peut-être re-joueur bientôt, si le genou tient), que quand on est de Langon,Hagetmau, Salles, Roquefort, Coarraze-Nay, Captieux, St-Girons, La Teste, Pamiers, Boucau, Nogaro, St-André-de-Cubzac, Samatan, Marmande, Pouillon, Mougron, Condom, Lectoure, Ste-Foy-la-Grande, Oloron, Monein,Lit-et-Mixe, La Réole, Beaumont-de-Lomagne, Bazas, Parentis, Bagnères, Vic-Fezensac, Riscle, Sauvagnon, Bedous, Léognan, Castelnau-en-Madiranais ou même Blaye, aller au rugby, c'est être d'ici.
Aller au rugby, c'est être gascon, disons-le clairement.
Moi, autour de la main courante de Comberlin, je parlais plus la langue en une heure trente que dans tout un mois.
Avec le marché, c'est devenu un des derniers moyens d'être gascon en Gascogne.
Auteur : Dàvid
07/08/10
Afficher Frontons et rugby en particulier, et peut-être donner votre avis...
A propos du rugby à Blaye : j'ai confirmation par un ami gabay que le rugby à Blaye est le sport de prédilection.
Par contre, un peu plus au Nord, en Vitrezais, du côté de Saint-Ciers, c'est le foot qui est roi et on retrouve la vraie ferveur populaire de l'Ouest de la France autour du ballon rond.

Maintenant, je ne ferai pas dire autant au rugby qu'à la pelote.
Pour quelle raison ? Dans "Le bal des célibataires" (un "must-read"), Bourdieu analyse très finement la sociologie du rugby en Béarn.
Il apparait clairement que le rugby est le sport des gros bourgs ruraux pré-urbains.
Le monde paysan est originellement complètement réfractaire à ce sport somme toute violent et reste fidèle aux anciens jeux communautaires (quilles notamment).
Il faut aller lire Bourdieu dans le texte, l'analyse m'avait paru brillante.
Tout cela s'est assez estompé il faut bien dire mais du temps où mes grands-parents jouaient au rugby (années 30), il était assez clair qu'il s'agissait là d'un sport d'enseignants, d'artisans, ... bref de classes urbaines.

Pourquoi faire une différence avec la pelote ? C'est que la pelote transcendait bien plus les classes sociales. A ce titre, je n'ai jamais vraiment su si la pelote avait été importée depuis le Pays Basque.
Le fronton, les règles, très certainement. Bref les oripeaux.
Il serait bon de savoir si des jeux de balle sont attestés auparavant.
Je sais que dans les années 30, mon grand-père jouait à la pelote à Morlaàs contre le mur du presbytère, mais c'était déjà probablement l'onde de la bascomanie d'alors.
Auteur : Vincent.P
07/08/10
Pas "Mougron", bien sûr, mais "Mugron" !
Auteur : Dàvid
07/08/10
Mérignac : un trinquet à la salle Colombier, où évolue la section pelote du SAM.
Auteur : Dàvid
09/08/10
Dàvid peut être que tu trouveras ta réponse là :
la-pelote-basque.pagesperso-orange.fr
Auteur : Tédéric D.
09/08/10
Catalunya / Catalonha... vista de Gasconha
[Début d'un fil sur la Catalogne.
Ce gran de sau de Vincent.P fait suite au Nouveau fil sur les Landes.
Le sujet de la Catalogne a été amené par l'interdiction des corridas par le Parlement de la Generalitat.]

Ne pas généraliser évidemment !
Par "catalan", j'entends "comportement médian de la population catalane et réflexes politiques partagés par une majorité".
De la même manière que l'on peut dire que les Gascons sont assez apathiques.
Ou que les Français aiment se gargariser de mots. Un peu de sociologie de bas étage en gros. :)

Ouvrir un fil oui ! Car le traitement d'Aran par les Barcelonais n'est pas sans rappeler ce que les nationalistes catalans reprochent à Madrid !
Vidéo assez drôle avec une journaliste labellisée ERC qui nie aux Aranais le droit à s'autodéterminer.

Auteur : Vincent.P
05/08/10
Afficher Catalunya / Catalonha... vista de Gasconha en particulier, et peut-être donner votre avis...
Comme le catalan de Barcelone est assez difficile à comprendre pour nos oreilles (du moins, ça l'est pour moi), voici une version sous-titrée en espagnol pour ceux qui comprennent mieux cette langue (c'est mon cas)  :

Auteur : Vincent.P
05/08/10
Je n'ai rien a dire sur les Catalans, je ne les connais pas.
Ce que j'en sais m'a ete dit par des Andalous lorsque j'enseignai dans un IES de Huelva capital.
Pour les Andalous, les Catalans sont des gens assez antipathiques, arrogants, et qui se prennent pour des Allemands. Et assez racistes en plus.
Au sujet des Basques, ce sont des Martiens pour les Andalous. Ils ne les connaissent pas.

J'essaierai de savoir ce que pensent les Basques des Catalans et s'ils connaissent l'Occitanie. Pour la Gascogne, ils connaissent tres bien, mais pour eux la Gascogne c'est les Landes.
Auteur : P.Lartigue
05/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Encore une fois, gardons-nous des jugements simplistes et abusivement généralisateurs (les andalous ci, les Basques ça... les gascons sont fanfarons...) !
Grâce à vous, les débats de Gasconha.com ont atteint un bon niveau intellectuel, tenons-nous-y :!-)
Bien entendu, ce que je dis a a peu pres autant de valeur que les micro-trottoirs de Jean-Pierre Pernaut.
J'ai donc reparle des Catalans. Ils s'en foutent completement ici.
Quant a l'Occitanie... Barkatu ? Zer da hau ? Est la reponse univoque que j'ai eue.
Il est grand temps d'envoyer quelques missionnaires a la croix de Saint-Gilles par ici, ils changeront peut-etre de position.
Mais bon, ce n'est qu'un micro-micro-trottoir...
Auteur : P. Lartigue
09/08/10
"Una escòla bilingüa mai per Landas"
C'est ainsi (donc probablement dans une sorte de languedocien*) que l'hebdo occitan "La Setmana" annonce l'ouverture d'une classe bilingue à Saint Martin de Seignanx (Landes), donc quand même une école située en Gascogne...
Voir en ligne (mais le texte intégral de l'article n'est pas accessible).

Je préfère en général souligner le positif plutôt que le négatif.
Mès tròp qu'es tròp !

J'ai aussi entre les mains le n°774 (15-21 juillet 2010) de "La Setmana".
Comme d'hab, mon réflexe (mais d'où vient donc cette manie?) a été de chercher à quelle page on trouvait du gascon.
Il y a quelques années, on en trouvait vers la page 5 ou 6...
Eh bien, cette fois, j'ai trouvé un articlòt en gascon seulement en page 7, et deux autres en page 11.
J'ai bien dit des "articlòts" !
Au total, en étant généreux, ça fait une demi-page sur 12 du journal qui est en gascon.
0,5 / 12 = 4,16% me dit ma calculatrice.
Comptons 4 %. Et encore, rélégués vers la fin ! C'est donc ça la part du gascon dans l'hebdo de référence de l'occitanisme ?

Lavetz... quan e'ns disen que l'occitan es multidialectau, divèrs, e que cada dialecte a ua legitimitat egau entà representar l'occitan, a tau punt que lo gascon e's pòt aperar "occitan" shens precision...
jo disi que son sonque paraulas.
En realitat, end'eths, l'occitan de referéncia qu'es lo lengadocian.

S'ac digossen, au mensh... ! que seré mei clar.
Mès n'ac diran pas ! quauquas aolhas gasconas qui son enqüera dens lo tropèth qu'u poderén deishar !
Pr'amor que si l'occitan es identifiat au lengadocian, lo gascon ne pòt pas estar occitan.

*Mais un languedocien authentique dirait-il vraiment "per Landas" (sans article) pour dire "pour les Landes" ?
Auteur : Tederic M.
04/08/10
Afficher "Una escòla bilingüa mai per Landas" en particulier, et peut-être donner votre avis...
Peut-être ne trouvent-ils pas tout simplement de gens capables d'écrire des articles en gascon.
Depuis quelques années, il semble bien que l'occitanisme s'évanouisse en Gascogne.
Il est certes devenu un acteur institutionnel à la région et dans les départements mais le nombre de désistements, notamment de personnes bien en vue, est tout de même assez révélateur.
Dans les publications de l'Ostau Biarnés ou de Per Noste, c'est désormais le terme d'"occitan" qu'il faut traquer car il se fait rare, au profit d'un étonnant retour en grâce de "gascon". Seulement, c'est un peu trop tard à mon avis ...

Il ne faut pas non plus mésestimer le fait que bien souvent, les occitanistes gascons sont prêts à faire le sacrifice du gascon au nom de l'occitan. On ne peut pas leur en vouloir, c'est cohérent.
Si l'occitan veut subsister et si l'on est persuadé que de toute manière, de Bayonne à Nice il est un même peuple, faire le choix d'un standard languedocien ne pose aucun problème et est même rationnel.
Les mièvreries sur l'occitan multiple et l'égale dignité des dialectes servent d'appât.
Je ferai remarquer qu'à la calandreta de Muret, pays de Comminges, on enseigne le languedocien. Et même pas le languedocien toulousain.

calandreta.muret.free.fr
Auteur : Vincent.P
04/08/10
N'y aurait il pas une volonté d'uniformisation de la part des occitanistes gascons languedociens etc... : tous la même langue ? comme ça été le cas par le français à une certaine époque ?
Auteur : Tédéric D.
04/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Mais si !
Donc si je saisi, depuis que l'état sous couvert d'une diversité culturelle a remis au gout du jour la défense des langues régionales et sachant que la langue d'oc est la langue la plus parlée en France,
que selon la délégation générale à la langue française et aux langues de France (www.culture.gouv.fr/culture/dglf), le gascon est une variété (ou dialecte) de l'occitan..
qu'étant donné que la France n'a pas ratifié la charte européenne des langues régionales et minoritaires où elle s'engageait notammentà :
"à faciliter et/ou à encourager l'usage de ces langues"
"à appliquer les accords bilatéraux et multilatéraux existants qui les lient aux États où la même langue est pratiquée de façon identique ou proche, ou à s'efforcer d'en conclure, si nécessaire, de façon à favoriser les contacts entre les locuteurs de la même langue dans les États concernés, dans les domaines de la culture, de l'enseignement, de l'information, de la formation professionnelle et de l'éducation permanente " dixit le texte
et que ses engagements du fait n'ont pas été respectés
qu'il existe une volonté des occitanistes d'uniformiser la langue pour devenir de fait la première langue régionale parlée en France (si j'ai bien compris)
Quelle est la marge de manœuvre qu'il reste à nous gascons pas aidés de l'état, bousculés par un occitanisme en mal de vivre pour qu'enfin il soit reconnu en tant que langue ?
Surtout que l'Unesco l'a même classé en danger de disparaitre parmi les 2500 langues dans le monde voir son Atlas : www.unesco.org
Auteur : Tédéric D.
04/08/10
Tederic, la marge de manœuvre pour que le gascon soit reconnu en tant que langue, n'est pas si étroite ; les jeux sont ouverts.
D'ailleurs, pour ma part, j'admets très bien que cette langue fasse partie de la famille occitane, et le qualificatif "occitan" ne me pose aucun problème pour définir l'appartenance au domaine d'oc.

Mais là où la marge de manœuvre est quasi-nulle, c'est pour que le gascon continue à être une langue vivante. Il semble même déraisonnable de miser là-dessus.
Il faut s'habituer à l'idée d'une Gascogne sans le gascon !
Après tout, nous y sommes déjà quasiment (on me dira que justement, ce n'est pas brillant...).

Pendant longtemps, j'ai cru que la Gascogne pouvait trouver sa voie dans une Occitanie à l'esprit fédéral, mais dès lors que les jacobins prennent le pouvoir dans l'occitanisme, ce n'est plus possible.

Pour revenir à l'hebdo occitan "La Setmana", j'aurais bien vu que sur 12 pages, ils aient une ou deux pages pan-occitanes, puis une ou deux pages par grande région : Gascogne, Guyenne, Limousin etc.
Et que la page d'info sur le Limousin soit en limousin, la page sur la Gascogne en gascon, etc.
Le choix éditorial a été autre, et cela dès le début : tout mixer (en respectant dans un premier temps la diversité des "dialectes") pour homogénéiser progressivement l'Occitanie. C'est un choix jacobin.
Auteur : Tederic M.
05/08/10
Je comprends mieux pourquoi tu crois plus en la géographie d'une Gascogne.
Mais néanmoins il n'existe pas que des gens ou politiques à l'esprit jacobin (que je ne supporte pas d'ailleurs) ; je donne l'exemple du journal du conseil régional d'Aquitaine :
En dernière page il y a une place pour les langues régionales : en Basque et en occitan.
La Gascogne représente près de 70% de la surface de la région d'Aquitaine pourquoi l'Occitan a sa place ?
Ne serait-il pas judicieux de proposer l'emploi du gascon pour d'éventuels articles ? (Sud Ouest le fait déjà en tout petit certes mais ils font l'effort.) qui écrit ces articles apparemment des assos ? N'y aurait il pas parmi nos érudits gascon de Gascohona.com ou des associations gasconne (de vraies) certains qui auraient envie d'écrire un article culturel sur le magazine ?
Je lance des idées, des propositions.
Je reste persuadé que pour combattre le jacobinisme, il faut grignoter petit à petit du terrain et non pas se heurter de front.
En tout cas merci Tédéric pour ces éclaircissements et je comprends mieux les envolées très violentes de nos amis sur les posts concernant le gascon face à cette volonté d'uniformatisation dans les pays d'Oc.
Auteur : Tédéric D.
05/08/10
Tederic, concernant le Conseil régional d'Aquitaine, les choses sont assez compliquées.
Je pense qu'il y a de la part de son président Alain Rousset une sensibilité aux particularismes régionaux, et qu'il n'est pas jacobin.
Sous sa présidence, le Conseil régional a montré une certaine bienveillance envers "le basque et l'occitan".
Il se trouve que le domaine d'oc n'est pas du tout homogène dans la Région Aquitaine (une juxtapostion de départements très hétérogènes) : il est certes majoritairement gascon, mais la Guyenne et le Périgord ont des parlers qui varient entre guyennais et limousin, qui sont souvent très éloignés du gascon.
Les officiels du CR ont été habitués à parler avec des occitanistes qui masquent le plus possible les différences internes au domaine occitan, et utilisent systématiquement l'étiquette "occitan" sans précision.
Evidemment, à chaque fois qu'il faut fournir un texte au CR, la question est de savoir "quel occitan ?" ?
Après avoir affirmé l'unité de l'occitan, il n'est pas possible de fournir trois textes différents  !
Dans les documents longs, la solution adoptée est parfois un cocktail étrange gascon-languedocien-limousin ;
dans les articles courts, c'est souvent, je crois, le gascon qui est choisi, parce que les occitanistes tiennent compte (au moins jusqu'à présent...) du poids démographique du gascon dans la Région.
Je suis toujours anxieux d'imaginer la réaction des "limousinophones" du Périgord quand on leur fournit sous l'étiquette "occitan" un texte en gascon !
Déjà que la graphie occitane normalisée est une barrière...

Bref, demander que le CR passe du gascon, ce serait taper à côté de la plaque : il en passe, mais sous l'étiquette "occitan".
Il serait même juste qu'il fasse passer plus de limousin ou de guyennais !
Auteur : Tederic M.
05/08/10
Ligam
Adixats a touts,
ana-p béde aqueste ligam.
A û moumentot que çi parle de l'abiéne dous dialectes ouccitâs.
fr.truveo.com/video-detail/partit-occitan-debat-david-grosclaude/1404644507
Auteur : didier D
08/08/10
Qu'ac ei escotat/vist. David Grosclaude donne sa feuille de route à l'occitanisme pour les années à venir.

Je rappelle qu'il est à la tête de l'IEO et exprime donc le point de vue du courant dominant de l'occitanisme.
Il a été aussi pendant longtemps le "cap-redactor" de "la Setmana", dont j'ai critiqué ici la ligne éditoriale.

Grosclaude fait miroiter pour dans quelques années une remontée du nombre de locuteurs de "l'occitan", après la saignée régulière qu'on observe depuis longtemps et qui va encore se poursuivre quelques années, reconnait-il.

Comment pourrait se produire ce rétablissement ?
Je comprends qu'il mise sur un sursaut des autorités européenes, françaises, régionales, au nom de la biodiversité des langues.
Il insiste sur les plus de 10 millions de locuteurs potentiels de l'occitan (parce qu'habitant l'Occitanie), et en fait la première langue minorisée d'Europe, et donc un cas remarquable susceptible d'interpeller les autorités...
On comprend ici que détacher le gascon de l'occitan ne peut que le gêner : ça ferait baisser le compte de quelques millions !

Je remarque qu'il n'y a pas d'autocritique sur les dernières décennies, où l'occitanisme n'a pas réussi du tout à faire émerger de nouvelles générations de locuteurs (il n'y a en fait eu aucune relève générationnelle, ce qui signe la mort des langues ou dialectes d'oc).
Je ne vois pas comment l'occitanisme réussirait demain, privé du vivier des locuteurs naturels ou semi-naturels, actifs ou passifs, ce qu'il n'a pas su faire hier quand il y avait encore ce vivier.
Il est vrai que ce vivier, le mouvement occitaniste n'a pas su le mobiliser. Cela explique peut-être qu'il en fasse peu de cas.
On ne fait pas revivre une langue comme on relance la culture d'une espèce botanique ancienne dont on a gardé des graines !
Pour qu'une langue vive, il faut qu'il y ait une population qui en fasse son outil de communication privilégié.
L'Occitanie est désormais massivement francophone.
Seul un sentiment nationaliste puissant (mais alors d'une puissance inouïe !) dans la population concernée pourrait lui donner la force de re-changer de langue, au terme d'un combat titanesque.
Or, Grosclaude ne mise pas, apparemment, sur un réveil identitaire, et donc encore moins nationaliste.
Seulement sur l'idée de la biodiversité lingüistique...

Pour ce qui est du gascon, c'est cohérent avec l'évolution de "la Setmana" : pour obtenir l'appui des autorités, il faut leur présenter un "occitan" un/unique/unifié.
Exit donc le gascon, et tous les parlers périphériques au domaine d'oc comme le limousin : une des aspérités évoquées par Grosclaude sur la route du grand renouveau doit être leur sacrifice.
La biodiversité lingüistique, argument massue (croit-il) pour obtenir un "plan Marshall" pour l'occitan, devient gênante à l'intérieur du domaine occitan...

Ma conclusion : entre le projet de réveil identitaire gascon, porté entre autres par Gasconha.com, et le projet occitan de biodiversité hors sol, dessiné ici par Grosclaude, il y a incompatibilité !
Auteur : Tederic M.
09/08/10
Je crois l'attitude de la Setmana purement économique. Uniquement écrit en gascon à l'origine, il s'est avéré que les lecteurs languedociens étaient plus nombreux !
Aussi Grosclaude a choisi les languedociens parce que plus viables économiquement.
J'aimerais bien savoir combien de gascons lisent encore la Setmana.
Auteur : Lo Pèir
09/08/10
Quand les occitanistes gascons quelque peu honnêtes vont-ils se réveiller et en finir avec l'occitanisme ?
Il paraît que Gilbert Narioo en revient. Il y a des années qu'il en revient, mais on ne l'entend pas beaucoup dénoncer publiquement ce mouvement nocif.
J'ai de grands amis occitanistes qui, pour des raisons que j'ignore, ne se permettent jamais d'émettre la moindre critique à l'égard de l'occitanisme.
Je ne comprends vraiment pas cette attitude, ça me dépasse.
Ceci dit, quand on voit l'excommunication de Per Noste, on se demande si tous ces gens n'ont pas un peu peur des leaders occitanistes, qui tiennent les rênes et captent tout l'argent public.
Peut-être que, surtout s'ils sont élus, ils ont une grande capacité de nuisance et que cela fait peur à ceux qui auraient pourtant envie de critiquer.
C'est terrible. Est-ce de la paranoïa ?
Auteur : P.Lartigue
26/08/10
Lourde la commingeoise et Lourdes la bigourdane
Lourde la commingeoise doit-elle changer de nom pour que les touristes usant du GPS ne la confondent pas avec Lourdes la bigourdane ?

www.lepost.fr

www.guardian.co.uk
Auteur : Vincent.P
04/08/10
Afficher Lourde la commingeoise et Lourdes la bigourdane en particulier, et peut-être donner votre avis...
lexique gascon-français selon les parlers de la Grande-Lande
Tederic, j'ai appris que le remarquable lexique gascon-français selon les parlers de la Grande-Lande était disponible en ligne ? Gratuitement ? C'est vrai ? C'est un ouvrage fondateur, sais-tu où je peux le trouver éventuellement ?
Auteur : Dàvid
03/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Il y a sur Gasconha.com le LEXIC FRANCÉS-GASCON D'ESCOURCE ET DE LA GRANDE LANDE Lexique/petit dictionnaire landais. D'APRÈS LO DICCIONARI GASCON-FRANCÉS DE Pierre MÉAULE (1894-1992). (format Word).
C'est Halip Lartiga qui a fait cette version français-gascon et a proposé à Gasconha.com de la mettre en accès libre.
Afficher lexique gascon-français selon les parlers de la Grande-Lande en particulier, et peut-être donner votre avis...
Dàvid, celui de l'Abbé Foix ?
www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100165530
Auteur : Tédéric D.
03/08/10
Compliments et demande de bibliographie
Bonjour à tous,
Lecteur régulier de ce site, des grains de sel et de leurs discussions passionnées et passionnantes, je voudrais vous remercier pour le bonheur que vous m'apportez à vous lire !
Chalossais d'origine, et maintenant habitant Toulouse, je me sens de plus en plus gascon depuis que j'y habite (jusqu'à avoir maintenant drapeau, tee-shirt et autocollants).... mais malheureusement je ne parle pas gascon, je le comprends très peu, même si on utilise beaucoup de mots ou d'expressions dans nos discussions "chez nous".
Vos discussions sont passionnantes donc, souvent très érudites, et j'avoue, à ma grande honte, que j'ai du mal à suivre souvent, vous faites références à des auteurs, ouvrages, études qui me sont complètement étrangères !!!
Puis-je vous suggérer une rubrique Bibliographie, pour indiquer aux "ignares" comme moi les bases historiques, linguistiques, culturelles etc... qu'on devrait tous avoir ????
merci
Auteur : Christophe L.
02/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Merci Christophe pour tes compliments.
Peut-être peut-on demander à chaque gasconha-naute qui passe ici de nommer, s'il le peut, un livre qui lui parait important pour fonder la Gascogne ?
Afficher Compliments et demande de bibliographie en particulier, et peut-être donner votre avis...
Il manque certainement un livre qui reprendrait tout ce que nous savons, tout ce qui a été oublié et tout ce qui a été découvert autour de la Gascogne.
Un livre qui coordonnerait des réflexions historiques, géographiques, ethnologiques, linguistiques, ...

Je pense qu'un livre qui s'approche de cette définition, parce qu'écrit à une époque où un linguiste maîtrisait largement tous les domaines du savoir, est "Études sur les idiomes pyrénéens de la région française" par Achille Luchaire, publié en 1879.
A compléter probablement avec l'ouvrage de Rohlfs "Le Gascon".
Ces ouvrages peuvent se trouver dans les librairies régionalistes ou sur les sites de vente en ligne.

L'ouvrage de Luchaire est à la lisière entre l'Histoire et la linguistique.
Après une étude qui fait encore référence au basque (notamment sur la relation entre aquitain et basque), Luchaire traite des idiomes gascons dans une optique historique, à savoir le long cheminement vers la mise en conformité sur le languedocien voisin.
C'est l'histoire d'une langue très distincte au XIème siècle qui au XIXème siècle reste formidablement originale mais en de moindres proportions.

L'ouvrage de Rohlfs possède une vraie qualité linguistique (à mon avis, tant que les données de l'ALG n'auront pas été épluchées plus en profondeur, Rohlfs reste la référence) mais aussi ethnologique, notamment en ce qui concerne les réflexions sur la toponymie ou le vocabulaire pré-roman.

Pour le reste, ainsi que mentionné plus haut, il manque un ouvrage qui ferait l'articulation avec le droit pyrénéen, l'histoire des familles régnantes gasconnes, les types anthropologiques, l'architecture vasconne, le monde agro-pastoral, ...
Auteur : Vincent.P
04/08/10
Fêtes de Bayonne : où est passé le Gascon ?
Dommage ! :
Sur la page d'accueil des fêtes de Bayonne, un petit badge qualifié d'indispensable, présenté en quatre langues : Français, Espagnol, Basque et Anglais ... où est passé le Gascon ? Superflu ou indésirable ?

Amitiés
Auteur : Dominique
02/08/10
Afficher Fêtes de Bayonne : où est passé le Gascon ? en particulier, et peut-être donner votre avis...
Hélas, considéré comme "superflu" en l'absence d'une demande sociale exprimée !
Remarquez, Bayonne fait mieux que des villes plus gasconnes comme Mont de Marsan, Dax, Eauze, etc. : il y a du gascon sur l'affiche officielle ("les hèstes de Bayoune").
Auteur : Tederic M.
02/08/10
Bayonne est une des villes qui fait le plus pour la visibilité du gascon tout au long de l'année, via des panneaux trilingues notamment, ou d'autres manifestations comme le Carnaval.
lesfillesenespadrilles.typepad.fr

C'est évidemment la conséquence de l'émulation basque. C'est aussi en partie le produit du militantisme local gascon mais je pense surtout d'un certain mal-être bayonnais.
Je veux dire par là que l'identité basque est un succès.
Mais qu'on le veuille ou non, à Bayonne, il y a un malaise, on sent bien que ça ne colle pas tout à fait.
Ne serait-ce que par l'ambiance qui émane de la ville.
Il faut bien dire les choses, on ne se sent pas tout à fait au Pays Basque. Ce paysage fluvial, cette ville au fond si française (c'est généralement le ressenti des Basques d'Espagne : ils adorent Bayonne pour son côté "français"), ça ne fait pas basque.
Quand on connait un peu le Sud-Ouest de la France, on sait qu'il faut aller chercher Bayonne du côté de Dax, Peyrehorade, Saubusse, ...
Auteur : Vincent.P
07/08/10
Oui, c'est ce que j'ai ressenti à Bayonne : un air de Dax, mais dans un site plus impressionnant (Adour plus large, confluent avec la Nive, montagnes à l'horizon, centre ville plus développé).

Mais il nous serait difficile d'avoir un ressenti basque dans une ville de la taille de Bayonne, parce que nous avons du pays basque des images rurales.
Auteur : Tederic M.
08/08/10
Mais le fait basque n'est-il pas rural ?
Il est quand même remarquable que toutes les grandes villes basques soient à la lisière (Bayonne indubitablement gasconne, Bilbao à la frontière linguistique avec les Encartaciones, Saint-Sébastien fondée par des Gascons, Vitoria ville "castillanisée", ...).
Et que dire des gros villages comme Mauléon, Garris, Saint-Jean-Pied-de-Port, ... ? Toujours une influence "romane".

Si, il est une ville "basque" en France, c'est Saint-Jean-de-Luz.
Auteur : Vincent.P
09/08/10
D’autres chafres glanés au fil de la littérature populaire, qui fleurent bon la Gasconha :
Lilòs dau Moret ; Jantilòt de la Brossa ; Laguina ; Caga-Sau ; Biquèta de l’Ardit ; Testut de Carassa ; Grigolha de Manòt ; Ventrut de la Molèira ; Cadèt de Bòrdapalha ; Celestin de Mataron ; Matiu de Bernadet ; Jacotin lo Devinaire ; Nicolas Heitilhèir ; Arnautilha ; Crepin Còsta-de-Boc ; Antòni lo Dansanèir ; Jan Trabut ; Piarrilha lo Bossut ; Pèir Lagraula ; Pèir Cròc ; Janon Pedrichèta ; Peironòt ; Baradissa ; Pica-Sòca, Janticòt a Tira-Vèsta, Jan de la Gaunèira…
Auteur : Dàvid
29/07/10
Afficher D’autres chafres glanés au fil de la littérature populaire, qui fleurent bon la Gasconha : en particulier, et peut-être donner votre avis...
Monès et Sagazan
Sagazan je suis... mais qui (ou que) suis-je ?
Un professeur de Français au collège m'avait signifié l'étymologie "marécage".
Cela ne me gène pas d'avoir les deux pieds dedans mais est-ce plausible ?
Mon patronyme complet (bretonisé à la fin du XVIII en "Le Moniès de Sagazan") serait issu du mariage de deux familles du canton de Rieumes (de) Mones et (de) Sagazan.
Les archives nous manquent. Mais là n'est pas la question... quelle serait l'étymologie de ces deux patronymes qui forment aujourd'hui le mien ?
Auteur : Le Moniès de Sagazan
23/07/10
Afficher Monès et Sagazan en particulier, et peut-être donner votre avis...
Sagazan est un patronyme gascon fréquent en Comminges ("haut-garonnais" comme "gersois" ie Savès) ainsi qu'à Tardets en Soule (Pays Basque).
Pour le dernier cas, il doit s'agir d'une migration, ou ancienne du temps de la bastide romanisante de "Villeneuve de Tardets", ou bien plus récemment.

Deux lieux-dits "En Sagazan" à Plagnole (31) et Durban (32).
Difficile de savoir avec la particule honorifique "en" de savoir s'il s'agit d'un patronyme pur devenu toponyme ou d'un toponyme qui était aussi le patronyme des habitants du lieu.
C'est assez obscur : disons, est-ce qu'il s'agit d'un lieu-dit Sagazan ou de la maison des Sagazan ? De toute façon, ce n'est intéressant que pour savoir la souche.

Pour Sagazan, aucune racine gasconne ne convient véritablement. Il s'agit probablement d'un toponyme latin en -anum indiquant un fundum. Sagatius est un patronyme latin attesté aussi bien en Italie qu'en Gaule (même famille que "sagace" ?).
Sagazan est donc fundum sagatianum, autrement dit, la demeure de Sagatius.
Il s'agit d'une formation classique dans cette région gasconne en contact avec Auch et Toulouse, fortement romanisée : Samatan, Noilhan, Sabaillan, Frontignan, ... Avec l'équivalent -ac : Bragayrac, Lautignac, ...

La Carte archéologique de la Gaule n'indique pas de découvertes archéologiques aux lieux-dits "En Segazan", mais cela ne signifie rien de définitif, étant donné comme je l'ai indiqué qu'il peut s'agir de transferts patronymiques, et que de toute façon, il faut bien du hasard pour qu'il reste quelque chose d'établissements souvent précaires et agricoles.

Monès est également un patronyme gascon du Comminges qui indique tout simplement l'origine : le village de Monès entre Lombez et Rieumes.
Je n'en connais pas l'étymologie, il faut des formes anciennes, ce peut être un nombre incalculable de choses.
Auteur : Vincent.P
25/07/10
Cher Monsieur, grand merci pour ces lumières très intéressantes.

Pour Monès, je connais effectivement le site éponyme. Un Salomon de Monès était connu comme seigneur de Plagnole, site où se trouve en effet "En Sagazan".

Encore merci par avance à tous ceux qui pourront m'aider à creuser la question.

Adishatz.
Auteur : C. de Sagazan
26/07/10
Cher Monsieur, voici les différentes formes anciennes de "Moniès" trouvées dans la documentation des archives de Toulouse : Mounès, Mouniès, Monès, Monniès.

Cela en fait beaucoupnon  ?
Si cela peut aider à trouver une racine étymologique, ce serait merveille.

Adishatz
Auteur : C. de Sagazan
20/08/10
Les formes toulousaines anciennes "Moniès" indiquent sans nul doute que le suffixe est tiré du latin -arium, qui donne -ier en français, -iè en languedocien et -è en gascon.
L'alternance des suffixes fait la preuve de l'hésitation entre la forme gasconne locale Mo(u)nès (qui s'écrira Monèrs en graphie classique) et la forme languedocienne de l'administration toulousaine Mo(u)niès (qui s'écrira Monièrs).
Comme dans presque tous les cas, in fine, c'est la forme locale gasconne qui s'est imposée dans l'usage administratif français.
Labastide-Paumès non loin confirme l'usage de ce suffixe (Paumès est Paumèrs, probablement une variante de pomèrs=pommiers).

Il reste à identifier la base.
Il ne peut pas s'agir de mont. Si "mont" se prononce bien "moun", les dérivés conservent toujours le t.
On aurait Montès.
Il ne peut s'agir d'une base quelconque *mond. En effet, si la simplification du groupe nd en n est typiquement gasconne, elle n'est pas languedocienne.
Les textes toulousains indiqueraient Mondiès.

On pourrait penser à monièr qui signifie "meunier" en languedocien, "monèr" en serait alors la forme gasconne. Mais une telle forme n'existe pas, c'est toujours molièr en gascon (du latin molinarium).
De plus, une forme plurielle n'aurait aucun sens.
On voit bien que l'on ne sait comment interpréter cette base *mon, d'autant plus que l'on a éliminé les dérivés de *mond : on envisagerait avec bonheur une aphérèse d'anciens prénoms comme Ramon(d) ou Miramonde, suffixés afin d'indiquer une quelconque propriété. A tout hasard, il y aurait bien l'ancien nom gascon Muno qui correspondrait mais c'est peu probable.

Tout cela pose de toute façon une autre question qui n'est pas résolue : le suffixe -arium a-t-il servi à former des noms de domaines sur des bases patronymiques ?
Bref, Corbère signifie-t-il "propriété de Corb" ou "endroit où il y a des corbeaux" ?
Boisgontier s'opposait fermement à l'idée de bases patronymiques.
Dans les environs, il faut dire que Paumès comme Sabonnères (sur la forme féminine -aria) semblent confirmer Boisgontier. Je vais chercher un peu plus.
Auteur : Vincent.P
20/08/10
Cher Monsieur,

Pour abonder dans la véracité et la sagacité de votre étude sur l'origine étymologique de "Sagazan" et En Sagazan, je viens de découvrir ceci :
Centre national de la recherche scientifique (France) - 1974 - Extraits
Plagnole. — En 1972 et 1973, un groupe de jeunes gens de Rieumes animé par M. Alain Costes a identifié, sur le territoire de la commune, trois emplacements d' habitats gallo-romains.
Auteur : Cyril de Sagazan
26/08/10

Réponse de Gasconha.com :
Il faut en effet de la sagazité pour analyser Sagazan ! Ah ah ah...
Gasconha.com qu'aima d'arríder un shinhau...
Je n'en attends pas moins de Gasconha.com...
Amistats

Et puis cela change un peu des guerres de chapelles plus ou moins occitanisantes, gasconisantes.
Parfois à la lecture de certains articles on pourrait se croire à la chair de tribunaux inquisitoires pro ou contre réformistes... ceci n'a conduit qu'à des guerres stériles affaiblissant la Gascogne toute entière au lieu d'en faire une grande nation unie dans ses diversités.
Signé, un "néo-gascon" fortement bretonisé qui repart à la conquête de ses racines gasconnes perdues depuis 3 siècles.
Parfois certains échanges font plus fuir qu'aspirer à apprendre davantage... Mais rassurez-vous, ma curiosité et ma motivation resterons plus fortes.
Auteur : Cyril de Sagazan
27/08/10
Le "TZ" medoquin
[gran de sau sur la page La langue du Médoc]

Et oui, maintenant que je le lis, je me souviens que mon père mettait de "TZ" dans son gascon que je ne retrouvais pas dans ce lui de ma femme. C'est donc typiquement médoquin.
Auteur : lo gran stef
22/07/10
Afficher Le "TZ" medoquin en particulier, et peut-être donner votre avis...
En fait, c'est typiquement limousin.
Ce pourrait être un phénomène spontané évidemment qui aurait eu lieu autour de la Pointe du Verdon, mais dans la mesure où cette dernière a été l'objet d'intenses migrations gavaches (essentiellement saintongeaises), il serait intéressant de savoir si celles-ci ont pu jouer un rôle dans ce phonétisme, sachant que les Poitevins-Saintongeais partagent de nombreux traits phonétiques avec les parlers limousins du Limousin et du Périgord (même si en l'espèce, je n'en sais rien sur ce cas précis).
Auteur : Vincent.P
22/07/10

Proposez-nous un(e)
grain de sel !
Commentaire :

Votre adresse e-mail (ne sera pas publiée) :

Votre nom :